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France et politique française - Page 4131

  • Crise au PS : le FN va-t-il remplacer la gauche ?

    Alors que la crise d'identité du Parti Socialiste se poursuit, le FN est en embuscade. Christophe Bouillaud décrypte la stratégie de «gauchisation» de Marine le Pen.

    Dans son interview à l'Obs, le Premier ministre a semblé entériner la mort du PS en se refusant notamment à employer le mot «socialiste». Qui profite de cette nouvelle crise au PS? Plus encore que la droite traditionnelle, le Front National est-il le grand vainqueur ?

    Christophe BOUILLAUD: La droite comme le Front National vont en profiter. L'UMP apparaît du coup plus unie, face à un PS divisé et à une UDI qui élit actuellement son président. Le FN, quant à lui, voit cette crise comme la preuve de la validité de leur thèse sur l'UMPS. Manuel Valls, qui veut ôter à la gauche son label socialiste, se déclare progressiste et propose une grande fédération qui mordrait sur le centre, semble confirmer la vision du FN. De plus, les politiques économique et sociale de l'UMP et du PS, sous la direction du Premier ministre, présentent de nombreuses similitudes, et proposent une orientation résolument libérale. L'extrême-droite ne peut que profiter de ces ressemblances. 

    Marine le Pen a beaucoup «gauchisé» le discours économique du FN. La situation actuelle vient-elle valider sa stratégie ?

    Elle le pense. Il y a longtemps, le programme du FN proposait une politique néolibérale très marquée par l'exemple de Reagan aux Etats-Unis ou de Thatcher en Angleterre. Ces dernières années, toutefois, le discours du FN se centre plutôt sur la protection des Français contre l'Europe, la crise, et contre la mère de tous les maux: l'immigration.

    Toutefois, on ne peut pas encore parler d'un programme économique et social gauchisé, ne serait-ce que parce que la protection sociale est fondamentalement liée à la longue histoire de la gauche démocratique. Le FN aura du mal à récupérer ce thème à son avantage, malgré ses tentatives: dans toute l'Europe, les partis d'extrême-droite empruntent cette ligne, et cherchent à récupérer le thème d'une protection sociale pour leurs ressortissants. Ainsi, pour eux, refuser l'immigration est d'emblée une forme de protection sociale, dans la mesure où cela empêchera des étrangers de s'introduire sur le marché du travail, et conservera les emplois disponibles pour les nationaux. On parle alors de welfare chauvinism, autrement dit d'une protection sociale réservée aux citoyens du pays en question.

    Le Front National peut-il prendre la place qu'occupait autrefois le Parti Communiste, voire même le Parti Socialiste des années 1970-1980 ?

    On peut distinguer deux niveaux d'analyse. A l'échelle nationale, le FN essaie d'ores et déjà de reprendre les thèmes de gauche à son avantage, comme on l'a vu dans le cas de la protection sociale. A l'échelle locale, toutefois, les choses se compliquent.

    Avant tout, l'enracinement local du FN, même après ses victoires aux dernières élections municipales, est infiniment plus faible que celui du PC après sa création, dans les années 1920, ou du PS refondé dans les années 1970. Le FN n'est en réalité pas porté par un groupe social en ascension ; autrement dit, il s'adresse aux «perdants de la mondialisation» et le revendique. Ce faisant, il se coupe des classes sociales supérieures, et ce choix explique qu'il n'arrive à conquérir que des villes où la situation économique et sociale est déjà mauvaise, comme Béziers, par exemple. Le FN n'arrive donc à s'installer que dans des endroits plongés dans le marasme socio-économique, dont la situation sera très difficile à améliorer, et n'est pas porté par une dynamique positive.

    La situation du FN est en cela très différente de celles du PS ou du PC dans leurs belles années: les deux parvenaient à conquérir des villes dynamiques par leur industrie ou leurs services et à s'inscrire ainsi dans des dynamiques sociales et économiques locales qui les dépassaient. L'extrême-droite n'a quant à elle pas un discours accrocheur. Sa vision défensive, décliniste, manque d'idéal à atteindre et d'exemple à suivre. Elle n'a aucun modèle à montrer dans le monde d'aujourd'hui pour prouver la justesse de ses idées ; le PC, quant à lui, pouvait se référer à l'URSS, et le PS au modèle socio-démocrate suédois. Ce manque de rêve, d'entrain, explique notamment pourquoi Marine le Pen, qui caracole pourtant en tête dans les sondages, reste une personnalité peu aimée des Français. Elle reste sur l'idée de l'échec de la France, d'une longue descente aux enfers de notre pays, au contraire du Parti Socialiste, dont le slogan des années 1970 était «Changer la vie» !

    Plus largement, sommes-nous en train d'assister à une recomposition du paysage politique ? Le clivage droite-gauche laisse-t-il la place à un clivage libéraux, favorables à l'ouverture des frontières, contre étatistes protectionnistes ?

    Il est vrai que le rapprochement entre les politiques économiques et sociales de la gauche et de la droite est de plus en plus nettement perçu par nos concitoyens. Un sondage récent, ainsi, révélait qu'une majorité de Français considérait que la politique menée par le Président n'était pas de gauche. Le clivage a donc perdu en force.

    Toutefois, si les électeurs le sentent, les responsables politiques, eux, et derrière eux, les militants de chaque camp, ne l'acceptent pas, et se considèrent encore comme très différents. De plus, le mode de scrutin instauré par lors du passage à la Vème République en 1958 rend très difficile toute recomposition du paysage politique, de sorte que je ne pense pas qu'une transformation soit possible si le scrutin n'est pas modifié auparavant. Mais je ne vois pas pourquoi l'UMP et le PS s'accorderaient sur un tel changement de mode de scrutin, qui risquerait de les priver de leur rente de position.

    Les deux grands blocs, dirigé par l'UMP d'un côté, par le PS de l'autre, vont donc à mon sens persister. Valls n'arrivera probablement pas à appliquer son rêve d'un grand rassemblement entre le centre et la gauche. L'opposition droite/gauche reste structurelle: les Français ont beau critiquer les responsables politiques et clamer haut et fort qu'ils n'ont plus confiance en eux, au moment du vote, une très grande majorité d'entre eux continuera de soutenir les partis dits de gouvernement ou préfèreront s'abstenir, par habitude, par tradition ou par peur de l'inconnu. L'électorat, en France, est visqueux: il se déplace très lentement, au contraire de l'Europe de l'est, où les habitudes de vote changent très vite et radicalement.

    Wladimir Garcin

    Notes :  

    Christophe Bouillaud est professeur agrégé de science politique à l'Institut d'Études politiques de Grenoble depuis 1999, agrégé de sciences sociales (1988), ancien élève de l'Ecole normale supérieure.

    Source : Le Figaro

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EuEuFEFVAElpDSqhQZ.shtml

  • Valls, cet homme de droite contrarié

    Comme beaucoup au Parti socialiste, il ne croit pas aux vieilles lunes de gauche et cherche à plaire à plus puissant que lui.   

    Le clivage gauche-droite en économie tend à s’estomper et pousse les électeurs incrédules à explorer d’autres pistes. Manuel Valls n’aide pas à clarifier les choses. Le Premier ministre « de gauche » a décidément du mal à se déclarer « socialiste ». Pour éviter ce désagrément, rebaptiser le PS et sortir du « passéisme » est la solution miracle. Magie des mots et horreur des actes quand ce même Premier ministre sert la soupe au MEDEF et propose d’en finir avec le CDI.

    Valls est un homme de droite contrarié. Comme beaucoup au Parti socialiste, il ne croit pas aux vieilles lunes de gauche et cherche à plaire à plus puissant que lui. Renier l’idéal socialiste et enterrer son nom, et par là même son histoire, sans fleurs ni couronnes, ne lui fait pas peur. S’en prendre au marché du travail et le ratiboiser sauce MEDEF n’est pas un problème non plus. La standing ovation reçue en août dernier à l’université d’été du MEDEF a-t-elle été si extatique pour que le Premier ministre fasse tout pour plaire au patronat ?

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  • Le chômage a repris son ascension en septembre

    Après l’accalmie d’août, le nombre de demandeurs d’emploi a recommencé à progresser en septembre, selon les statistiques publiées ce vendredi par le ministère du travail et Pôle emploi. Il a augmenté de 19.200. La France comptait à la fin du mois dernier 3.554.000 chômeurs de catégorie A.

    «  Quand on a une croissance aussi faible, pas seulement en France mais en Europe, il ne faut pas s’attendre à de bonnes nouvelles  » en matière de chômage , avait prévenu jeudi le Premier ministre, Manuel Valls. Effectivement. Selon les statistiques publiées ce vendredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois a augmenté en septembre de 19.200 (+0,6 %). Cela fait plus qu’annuler la première baisse depuis 10 mois enregistrée en août (-11.100). Un nouveau record a été franchi avec 3.432.500 chômeurs de catégorie A en France métropolitaine et 3.554.000 avec les DOM. Si l’on intègre également les personnes ayant en partie travaillé dans le mois (catégories B et C) qui, elle, n’avait pas baissé en août, la hausse a été encore plus forte, avec 50.200 chômeurs de plus, portant leur total à 5.128.200 en métropole et 5.431.500 sur la France entière.

    Le ministre du Travail François Rebsamen a pour sa part reconnu "un échec" sur le front du chômage. "Soyons honnêtes : nous sommes en échec", a-t-il déclaré dans un entretien publié vendredi par LeParisien.fr.

    Toutes les classes d’âge ont été touchées le mois dernier, mais les seniors ont été les plus touchés, avec une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus de catégorie A de 1 % sur un mois et de 11,1 % sur un an. Le seuil symbolique des 800.000 a été franchi. La hausse a été plus limitée pour les 25-49 ans et pour les jeunes, à respectivement +0,5 % et +0,4 %. La balance reste cependant favorable pour les moins de 25 ans, seule catégorie pour laquelle, le chômage a baissé sur un an (-1,2 %).

    La suite sur Les Echos.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-chomage-a-repris-son-ascension

  • Hollande sommé par Bruxelles de préciser un budget contesté par sa majorité

    Sommé par Bruxelles de donner des précisions sur son budget 2015, François Hollande a sèchement répondu vendredi à Bruxelles que la France avait « fait ce qu’elle avait à faire », en prévoyant 21 milliards d’euros d’économie contestées au sein de sa majorité

    M. Hollande a confirmé vendredi que la France avait bien reçu une lettre de la Commission lui demandant des précisions sur son projet de budget actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. Celui-ci prévoit un déficit à 4,3% du PIB en 2015, alors que Paris s’était engagé à le ramener sous la barre des 3%.

    Minimisant dans un premier temps ce courrier « banal », M. Hollande a ensuite espéré ne pas recevoir de nouvelle lettre, soulignant que la France avait « fait ce qu’elle avait à faire ». « On peut voir comment on peut mieux mobiliser certaines ressources, mieux calculer certaines dépenses, mais il n’y aura pas de modifications » sur les dépenses, a assuré M. Hollande, rappelant que la France entendait respecter ses « engagements européens mais avec le maximum de flexibilité ».

    Dans cette missive publiée par le site d’information Mediapart, le commissaire européen aux Affaires économiques, Jyrki Katainen, demande au ministre des Finances, Michel Sapin, « les raisons qui ont conduit la France à dévier » de ses objectifs budgétaires.

    Commentaire de M. Sapin : « Rien de neuf » dans cette lettre, « qui ne présente absolument aucun intérêt pour personne ».

    Le président Hollande a quant à lui réaffirmé sa priorité : renouer avec la croissance en Europe. « Rien ne nous fera dévier de cet objectif. Cela vaut pour l’interprétation de notre propre budget, qui respectera les règles avec un maximum de flexibilité, mais aussi pour l’objectif de croissance ».

    Depuis un an, la Commission dispose d’un droit de regard sur les projets de budgets nationaux et peut, le cas échéant, demander à un Etat de revoir sa copie, ce qui ne s’est encore jamais produit.[....

    La suite sur 20minutes.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Hollande-somme-par-Bruxelles-de

  • 7e Journée de réinformation de Polémia (4/4) – TV Libertés couvre l’événement

    Reportage par TV Libertés.

    ♦ La 7e édition de la Journée de réinformation sur « la Bataille culturelle » s’est tenue samedi 18 octobre au Salon Dosne-Thiers, devant une salle comble, démontrant que cette manifestation suscite un intérêt croissant auprès d’un public attentif et sensibilisé aux thématiques développées par la fondation Polémia depuis plusieurs années.


    Nos amis de TV Libertés étaient avec nous et ont enregistré l’ensemble des interventions dont ils ont tiré les meilleures séquences pour en monter une vidéo de près d’un quart d’heure. Ce reportage, Le Grand Angle, a été diffusé au cours du JT du lundi 20 octobre.

    On retrouve, dans l’ordre :

    – Jean-Yves Le Gallou qui a ouvert les travaux ;
    – Michel Geoffroy qui a développé un exposé savant sur « Crise culturelle et crise identitaire » pour conclure par un constat incontestable : « Notre culture n’est pas en crise mais en décadence » ;
    – Gabriel Robin, essayiste, qui s’est livré à un rappel des traditions avec son « Retour des traditions vivantes »,
    – deux tables rondes, la première consacrée à « L’art caché », la seconde exposant les « Initiatives culturelles de la génération 2013 ».

    Enfin, en conclusion, Jean-Yves Le Gallou, sur un ton optimiste, a rappelé l’objectif de la Journée de la réinformation : « Mettre des idées sur le devant de la scène, puis les laisser infuser et susciter des débats ».

    La vidéo de TV Libertés : http://www.youtube.com/watch?v=gspK-EDSHg8

    Polémia

    http://www.polemia.com/7e-journee-de-reinformation-de-polemia-44-tv-libertes-couvre-levenement/

  • 7e Journée de réinformation de Polémia (3/4) – Notre culture n’est pas en crise mais en décadence

     Le sujet de cette communication est difficile car les relations entre identité et culture ont été obscurcies par l’idéologie dominante.

    En effet, depuis l’avènement de l’esprit des Lumières et de la gauche intellectuelle, la culture est systématiquement opposée à la nature. Quand on dit que « tout est culture » on veut dire en réalité que tout est construit (et donc que tout peut être déconstruit et reconstruit arbitrairement).

    Cette opposition, on le sait aujourd’hui avec le développement de la biologie, de la génétique et de l’éthologie, est tout à fait arbitraire, car de nombreux comportements considérés hier comme uniquement « culturels » ont une racine innée – génétique.

    L’idéologie dominante reste aussi attachée à la vision fantaisiste de l’homme qu’avaient les Encyclopédistes du XVIIIe siècle, c’est-à-dire celle des « robinsonnades » : celle d’un homme qui préexisterait à la société, vision qui est au cœur de la théorie du contrat social et de l’idéologie des droits de l’homme (puisque cette idéologie prétend que l’homme serait naturellement doté de droits politiques). On sait pourtant aujourd’hui que cette conception de l’homme ne correspond à aucune réalité. L’homme n’existe pas en dehors d’une société et d’une culture particulières, donc de la compagnie de ses semblables. Ce n’est pas l’homme qui choisit sa culture, mais c’est la culture qui préexiste à lui (ex. : l’homme hérite de sa langue maternelle et des codes que comporte sa culture, comme il hérite des paysages et des créations artistiques qui l’ont précédé, tout au long de son éducation).

    Ces deux erreurs – qui sont en réalité des tabous idéologiques – nous ont empêchés de comprendre, notamment en France, les relations entre nature et culture, entre identité et culture, entre ethnie et culture.

    D’autant qu’en français le mot culture s’emploie dans un sens restrictif et renvoie à ce que l’on nomme les humanités, les arts et les lettres, alors que les ethnologues comme les organisations internationales ont une acception beaucoup plus englobante du mot : pour eux, tout ce qui est humain est culture, ce qui renvoie aussi à l’ambiguïté précédente. Ainsi l’UNESCO définit la culture comme « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances » ([1]).

    Pour clarifier les concepts dans la suite de ce propos on rappellera que :

    – la culture est la nature de l’homme (elle est le processus par lequel les potentialités humaines s’incarnent, car l’homme n’est pas spécialisé dans ses instincts, à la différence de l’animal). Oswald Spengler, dans son étude célèbre sur Le Déclin de l’Occident (Gallimard 1967, tome 1, p. 166), écrit ainsi que « La nature est à chaque fois une fonction de la culture ». La culture humaine se caractérise donc par sa variabilité et sa diversité, à l’image de l’homme lui-même (et c’est bien cette diversité qui nous intéresse quand nous jouons les touristes !) ; …

    Michel Geoffroy, 18/10/2014

    Pour lire l’ensemble de la communication en Pdf, cliquer ICI

    Note : [1] Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles. Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet au 6 août 1982.

    http://www.polemia.com/7e-journee-de-reinformation-de-polemia-33-notre-culture-nest-pas-en-crise-mais-en-decadence/

  • Il est interdit de critiquer l'éducation nationale

    Vendredi, un enseignant d'histoire-géographie, spécialiste du numérique, chef de projets numériques chez Canopé (le réseau de création et d'accompagnement pédagogique du ministère, ex-CNDP), Ghislain Dominé, a dû fermer son blog et supprimer son dernier billet.

    Il s'agissait d'une critique de la stratégie numérique de l'Education nationale.

    Michel Janva

  • NI DROITE ... NI GAUCHE ? Pour ou contre le libéralisme

    Que les clivages droite / gauche aient eu historiquement un sens est indéniable. Mais il y a bien longtemps qu'ils ont perdu leur signification originelle. Aujourd'hui, il faut bien le reconnaître qu'est ce qui différencie la droite de la gauche, toutes deux s'étant ralliées au libéralisme et défendant alternativement les mêmes politiques et ce, depuis au moins 1983.

     

    En réalité, la distinction est (était) pour le moins schématique si on considère qu'il y a (ce qui n'est pas nouveau) des droites et des gauches. On le voit bien, du reste, sur la question européenne où le clivage traverse la droite et la gauche en leur sein. Pour notre part, et tout en partageant depuis longtemps l'idée développée par José Ortega Y Gasset selon laquelle être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale. (La révolte des masses), nous pouvons nous sentir et de droite et de gauche selon les domaines.

    Nous ne partageons pas l'idée selon laquelle il y aurait la vraie gauche et la fausse gauche. Cela a été dit aussi de la droite, celle-ci étant accusée par certains de faire une politique de gauche. Ces notions trop galvaudées sont trompeuses et doivent être abandonnées. On ne manquera pas de nous objecter que le "Ni droite ni gauche" a un air de déjà vu et que cela rappellerait des thèmes en vogue dans les années 30. C'est évidemment très réducteur et occulte un peu facilement la diversité des courants représentés par ce qu'on appelé les non conformistes des années 30. On peut voir du fascisme partout à l'instar de Zeev Sternhell (Ni droite ni gauche L'idéologie fasciste en France) mais ce n'est pas très sérieux. Si être anti Système c'est être fasciste alors notre pays est majoritairement fasciste !! Le fascisme c'est FINI. Il est mort en 1945 et qu'on le laisse en paix. La réalité, c'est tout simplement que le peuple dans son infinie diversité ne se reconnaît plus dans ses élites et aspire (confusément sans doute) à un sursaut de salut public.

     

    La ligne de fracture doit être : Pour ou contre le libéralisme 

    Les élites (ou pseudo-élites), les intellectuels (ou prétendus tels), les média, les leaders d'opinion se sont tous ralliés au libéralisme, celui-ci pouvant recouvrer diverses appellations : gauche moderne, social-démocratie, centre, droite réformiste, ultralibéralisme, néolibéralisme (lequel n'est ni plus ni moins qu'un archéo libéralisme). Depuis plus de 30 ans, après plusieurs alternances, nous avons toujours plus de chômage, de désindustrialisation, de délocalisations, de privatisations.

    Les système communiste et fasciste ont échoué piteusement et ont disparu. A part quelques nostalgiques, qui songerait à les voir réapparaître ? Un seul système subsiste, Le LIBÉRALISME. Bien qu'ayant échoué partout, il est toujours là. Le personnel politique qui s'en réclame est totalement discrédité en raison de sa médiocrité (incapacité à imaginer autre chose que le Système qui le fait vivre, incapacité à régler les problèmes du moment), sa dépendance à l'égard des lobbies, des organismes internationaux voire des Etats étrangers et l'affairisme voire la corruption qui entoure le personnel politique et ses affidés. Cela n'empêche pas ces "gouvernants", loin s'en faut, de donner des leçons de morale au monde entier.

    Malgré (ou sans doute en raison de) la diversité de nos origines, nous n'avons RIEN à voir avec ce Système et tout ce qu'il représente. Système mortifère s'il en est, détruisant tout là où il passe, à commencer par des vies humaines.

    Aussi, faut-il ROMPRE avec le Système en place et créer les conditions d'une vraie ALTERNATIVE. Est il besoin de préciser que ledit Système n'a plus aucune légitimité. Largement minoritaire (cf. les résultats électoraux aux dernières élections européennes), il ne représente plus le peuple. Ce système à bout de souffle est arrivé au plus haut point de sa vulnérabilité.

    Ce Système a un guide : ce sont les Etats-Unis qui au nom de la démocratie, de la Liberté, des Droits de l'homme prétendent régenter le monde et donner des leçons de morale. Mais cette morale a un visage : ce sont des centaines de milliers de morts partout où les avions US viennent apporter la "liberté" (Yougoslavie- Afghanistan-Libye-Irak pour n'en citer que quelques uns. Ce visage de la première "démocratie" ce sont aussi quelques chiffres :

    - 48 % des Américains sont considérés comme ayant de "faibles revenus" ou vivant dans la pauvreté,

    - Selon Paul Osterman , environ 20 % des adultes travaillent pour une rémunération du seuil de pauvreté,

    - En 1980, moins de 30 % des emplois aux USA étaient à bas salaires. Aujourd'hui, plus de 40 % des emplois sont à bas salaires,

    etc ... etc ...

    La vérité c'est que les USA sont d'abord et surtout la première puissance militaire du globe. Il est bien clair par conséquent que la ligne de clivage exposée ci-dessus en recoupe inévitablement une autre, à savoir les partisans de l'INDÉPENDANCE de l'Europe contre les partisans de l'inféodation à l'Empire.

    Yannick Sauveur  responsable du blog Le blanc et le Noir

    source metamag

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuEukVkyykuWkqbyHl.shtml

  • Sarkozy ne sait pas où il habite

    Selon Zemmour :

    "Il ne sait pas où il habite, Sarkozy. Soit il vient au centre, à la place de Juppé mais les gens préfèreront l’original à la copie, c’est-à-dire le vrai fils de Chirac au fils rebelle, soit il revient, c’est ce qu’il a fait à Nice cette semaine, sur un discours un peu dur sur l’immigration et, dans ce cas-là, il rappelle aux électeurs de gauche qu’il n’est pas centro-compatible mais est-ce qu’il va récupérer les électeurs populaires de Marine Le Pen ? Moi, je pense que c’est fini. Je pense qu’il ne les récupérera pas. Je pense que les gens ont compris que ce qu’il a raté entre 2007 et 2012 jusqu’à l’entre-deux tours de 2012 où il n’a pas osé annoncer un référendum sur l’immigration, pour ne pas faire de la peine à Nicolas Domenach… Il ne retrouvera jamais les suffrages populaires qui ne lui font plus confiance donc il est en apesanteur, c’est ça le problème !"

    Michel Janva