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France et politique française - Page 4199

  • Famille : le gouvernement lorgne du côté des allocations

    L’Etat cherche de l’argent. Toujours plus d’argent pour combler l’abysse sans fond de la dette française. Et pour le prochain coup de rabot, il semblerait que le gouvernement ait bien envie de se pencher sur la branche famille de la Sécurité sociale. Cette partie qui accorde des primes lorsque survient la naissance d’enfants et qui permet également aux mères de prendre un congé parental lorsqu’elles le souhaitent. Entre autre. Apparemment tout cela  coûte trop cher puisque des économies sont envisagées dans ce secteur.Objectif : 800 millions d’économie. Ce qui n’est pas une plume…

    Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales, a beau dire que rien n’est encore acté, les familles ont de quoi s’inquiéter. En effet, l’une des principales solutions envisagée pour réduire les dépenses serait la réduction de la prime de naissance ou encore la diminution de la durée du congé parental. Alors qu’il est, jusqu’à aujourd’hui, possible de prendre un congé maternité de trois ans à partir du deuxième enfant, celui-ci se retrouverait réduit à un an maximum. C’est en tout cas ce que révélait le journal Les Echos, le 8 septembre dernier. En prenant de telles mesures, l’Etat espère faire une économie allant de 300 à 400 millions d’euros. Il voudrait obliger les femmes à travailler et les empêcher de s’occuper de leurs enfants qu’il ne s’y prendrait pas autrement !

    De telles mesures contribueraient encore davantage à étouffer les familles déjà lourdement sollicitées par l’Etat. Il est à craindre également, que la natalité française n’en souffre. Et par ce biais tout notre pays, car quand la base souffre, on ne peut s’étonner que le reste de la société s’en ressente.

    Roxane Dulac

    http://medias-presse.info/famille-le-gouvernement-lorgne-du-cote-des-allocations/15032

  • Faits & Documents n°381 du 1er au 15 septembre 2014 – Portrait : François Rebsamen

     Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 septembre 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de François Rebsamen, apparatchik socialiste et ministre du Travail, “de l’Emploi et du Dialogue social”.

    Faits & Documents n°381 du 1er au 15 septembre 2014 - Portrait : François Rebsamen

    Faits & Documents n°381 du 1er au 15 septembre 2014 – Portrait : François Rebsamen

     

    Depuis toujours, le duc de Bourgogne, considéré comme le « bras armé de François Hollande », rêvait de la place Beauvau mais Manuel Valls a retoqué ce protégé du président de la République, préférant conserver de fait le ministère de l’Intérieur en y parachutant le bien pâle Bernard Cazeneuve. Le haut représentant des loges (il est un pilier du Grand Orient de France) a dû se contenter d’un beau portefeuille quand même, celui de ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et figurait en huitième place des ministres par rang protocolaire.

     

    François Rebsamen est un fonctionnaire territorial et apparatchik socialiste né le 25 juin 1951 à Dijon (Côte-d’Or). Libération (15 mai 2003) indique que son père était « alsacien » et « fonctionnaire protestant » et sa mère, une « catholique de Perpignan ». Le Huffington Post (2 avril 2014) le décrit comme issu d’une « famille “prolo” du côté du père, un ouvrier alsacien devenu directeur commercial d’une société dijonnaise, et “bourgeoise” du côté de la mère, femme d’origine catalane dont le père chirurgien devint notable de Dijon […] Pendant la Seconde guerre, le père passe de Mulhouse à Bâle et devient Suisse pour échapper au sort des “malgré nous”, Alsaciens incorporés de force dans la Wehrmacht, avant de s’installer à Dijon. François Rebsamen a hérité du passeport suisse (de son père). » À noter que ce type de naturalisation rapide en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale devait être très rare.

     

     

     

    François Rebsamen a toujours été d’une extrême discrétion sur ses origines familiales, puisqu’il ne fait pas figurer au Who’s Who les noms et prénoms de sa mère ou de son père, ce qui a alimenté les hypothèses les plus extravagantes, souvent reprises par les médias. Notant qu’« on n’en saura guère plus : l’homme protège jalousement sa vie privée »Le Point (8 septembre 2011) indique quand même : « François Rebsamen a eu un grand-père qui l’a précédé à la mairie de Dijon. Le professeur Agron, le père de sa mère, radical-socialiste, a en effet siégé comme conseiller municipal pendant le Front populaire, seule époque avant 2001 où la ville fut dirigée par la gauche. » Aujourd’hui Wikipedia indique, sans mise au point de l’intéressé, que « François Rebsamen est le fils d’Eric Gottfried Rebsamen, né à Stuttgart le 9 janvier 1917 et décédé à Dijon le 19 février 1974 (NDA : fils lui-même d’Ernst Rebsamen, cuisinier suisse au restaurant Lugano de Mulhouse), directeur commercial, qui s’installe à Dijon où il épouse la fille du professeur Edouard Agron ».

     

    Un flou artistique sur ses origines familiales, que François Rebsamen entretient, sa version personnelle de ces données étant systématiquement relayée par les journalistes. À l’origine, semble-t-il, c’est Rivarol (31 mai 2002) qui devait lever un étrange lièvre. Dans un article intitulé D’un Rebsamen l’autre (qui ne fut jamais poursuivi par la famille Rebsamen), on apprenait qu’un certain « Erich Rebsamen » fut « très connu à Dijon » durant l’Occupation allemande. Il s’agissait d’un Allemand, né à Stuttgart en 1917, mais naturalisé Suisse, qui était arrivé en novembre 1939 à Dijon pour y occuper le poste de mécanicien puis de (…)

     

    Lire la suite : abonnez-vous à Faits & Documents, Lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier – Abonnements France métropolitaine : 78 euros / an. Abonnements étranger et outre mer : 93 euros / an. En savoir plus : www.faitsetdocuments.com

     

    http://fr.novopress.info/174578/faits-documents-n381-du-1er-au-15-septembre-2014-portrait-francois-rebsamen/#more-174578

     

  • Théorie du complot : en fait, Marine Le Pen n’existe pas

    Dans les « grands » médias, l’offensive contre la réalité passe en mode agressif. Les différents sondages donnant le Front national largement en tête du premier tour de la présidentielle ont provoqué une réaction d’autodéfense spectaculaire de ce qu’on peut appeler le « système ».

    Ce dimanche, après le discours de la présidente du Front à Fréjus, le politologue Thomas Guénolé, a ainsi pu déclarer sur BFM TV : « Il faut le dire [sourire entendu], le Front national est un parti qui ne progresse pas. » Les journalistes présents sur le plateau ne purent réprimer un air gêné devant l’affirmation stupéfiante de « l’expert ». D’autant que, dans les minutes qui suivirent, Guénolé réalisa la performance de pronostiquer une victoire écrasante du FN lors des prochaines régionales… Un peu comme si le loustic nous parlait de réchauffement climatique emmitouflé dans une combinaison polaire.

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  • Leur « république exemplaire » et nous

    Petits arrangements entre amis. Jérôme Lavrilleux, une figure centrale du scandale Bygmalion, avait menacé de tout déballer s’il était exclu de l’UMP. Une exclusion qui  n’est « curieusement  » plus à l’ordre du jour, elle était pourtant annoncée a rappelé Florian Philippot sur BFM TV ce matin…Les Français ne comprennent pas non plus que Thomas Thévenoud, le donneur de leçons-redresseur de torts qui « oublie » de déclarer ses impôts pendant trois ans, ne remette pas en jeu, par simple décence, honnêteté, respect des électeurs qui l’ont élu, son mandat. Le PS a finalement opté pour une pitoyable manœuvre. M. Thévenoud reste député mais ne siégera pas au sein du groupe PS dont il est exclu, à l’instar de la désormais « célèbre » Sylvie Andrieux… Ce qui permet au PS, à un député prés, de rester majoritaire à l’Assemblée à quelques jours d’un vote de confiance qui s’annonce compliqué. Voilà la conception de la « République exemplaire » défendue par François Hollande et son parti…

    Dans ce climat délétère, Manuel Valls tente de rallier une gauche qui se rebiffe à son panache euromondialiste en faisant du chantage: soutenez notre politique anti-sociale ou le pire est à craindre . Nous l’évoquions précédemment sur ce blogue, le Premier ministre a agité samedi la probabilité d’une victoire de Marine en cas de  mise en minorité du gouvernement, suivie d’une dissolution de l’Assemblée. C’est lors d’un meeting commun àBologne (italie) à la Fête de l’Unita , le symbole est parlant, en compagnie du  chef du gouvernement italien,  l’eurolibéral de gauche Matteo Renzi, que M. Valls a prononcé cet avertissement solennel.

    Dans le même registre, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a abondé dans le même sens que l’UMP, nous allons le voir, en affirmant qu’une victoire du FN  entraînerait « le chaos en France« . « C’est un régime qui n’est pas national-socialiste tel qu’il existait dans les années 30, mais c’est un régime d’apartheid », a-t-il assuré lundi sur LCI et Radio ClassiqueLes ténors socialistes se rendent-ils comptent du décalage qui ne cesse de se creuser entre eux et les Français, du fait de leur politique, de leurs magouilles, de leurs discours délirants déconnectées du réel, de leurs mauvais tour de passe-passe? Ce n’est même pas sûr.

    A « droite » , le spectacle est tout aussi pitoyable. Candidat à la primaire de l’UMP pour la candidature à la présidentielle, Alain Juppé entonne le même mantra. Il a estimé de samedi àla Baule que son parti devait « attaquer beaucoup plus fermement » les idées « pernicieuses » du FN ». «  Moi je ne veux pas d’une France barricadée, fermée à l’étranger comme on la propose » (sic) a affirmé l’ex calamiteux Premier ministre de Chirac et ministre des Affaires étrangères de Sarkozy. Le député Bernard Debré a lui aussi appelé à lutter contre l’oppostion nationale et patriotique: « Je suis sur la ligne Juppé ». Le secrétaire général de l’UMP et ex très mauvais ministre de l’Education Luc Chatel a tenu à réaffirmer pareillement que son parti de droite euromondialiste « est le seul rempart possible face au FN ».

    L’ancien ministre UMP Éric Woerth, lui aussi un temps rattrapé par « les affaires »,  a estimé de son côté que le Front National « est un problème pour la France », comprendre en faitun problème  pour la Caste qui la dirige si mal.

    Même son de cloche, mais est-ce vraiment étonnant, d’un « proche » de Nicolas Sarkozy, son conseiller Franck Louvrier. Dans un entretien publié samedi dans Presse Océan il explique que l’ex chef de l’Etat dans le collimateur de la justice dans de nombreux dossiers, était « de (son) point de vue le seul à pouvoir rassembler le pays face à la montée des extrêmes (…). Le premier ennemi de Marine le Pen, c’est Nicolas Sarkozy, car s’il est candidat, elle risque de ne pas passer ».

    Lundi matin, le président du MoDem,  François Bayrou,  interrogé par France Info, n’a pas brillé par son originalité. Lui qui doit son élection à la mairie de Pau au soutien de l’UMP a déclaré que le FN est un « poison » dont les idées sur l’Europe et l’euro précipiteraient la France « dans l’abîme« . Quelle audace…

    Bis repetita placent, une « bonne » synthèse » de cette longue éructation contre le FN, sans jamais que la parole soit donnée à la défense, a été faite de nouveau par Bernard-Henry Lévy, invité de l’émission de Laurent Ruquier, diffusé samedi soir sur France 2 -Bruno Gollnisch s’en est indigné sur tweeter . Le philosophe pipo(le) a cependant noté avec justesse, au milieu de son flot d’invectives et de poncifs, que le vote FN est  un vote effectué en « conscience ». Un vote d’adhésion.

    « Je crois qu’il y a un moment a-t-il déclaré, où il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Il faut arrêter de faire comme si c’était des enfants qui avaient été endormis par des marchands de sable maléfique (…). Il y a aujourd’hui 25 % de gens qui votent en connaissance de cause pour un parti politique qui, à tous égards, n’est pas tout à fait dans l’ordre et le cercle démocratique. » Pas tout à fait surtout dans l’idée que s’en font BHL et ses amis, ce qui est bien sûr très différent!

    Et Bernard-Henry Lévy de se désoler encore de l’efficacité dialectique des militants frontistes, qui sont des gens « extrêmement précis, compétents, obsédés par les statistiques, drogués aux chiffres, drogués aux chaînes d’information ». Non pas tant « drogués » d’infos  qu’attachés au réel et à la manifestation de la vérité précise Bruno Gollnisch.

    Aujourd’hui , sur slate.frEric Dupin a lui tenté d’expliquer les raisons de la montée en puissance du FN:  » La double thématique anti-libérale du parti mariniste (hostile au libéralisme économique autant qu’au libéralisme culturel) entre en résonance avec l’état l’esprit d’une large partie de la population, simultanément frappée par la crise économique et déboussolée par les mutations du monde ». Une population française « déboussolée »? Surtout décidée à conserver-recouvrer tout simplement son identité, sa souveraineté, ses valeurs, sa prospérité, qui sont  confisquées, attaquées, bafouées par la caste euromondialiste.

    Et l’électorat qui votait jusqu’alors encore à gauche en prend de plus en plus conscience et vient renforcer l’hemorragie qui frappe les partis du Systéme. Sur son blogue, Nicolas Bourgoin le soulignait ces derniers jours: « Croissance nulle, augmentation quasi-continue du chômage (le nombre d’inscrits à pole emploi a dépassé la barre de 5 millions) ainsi que des impôts directs et indirects pour les ménages à laquelle s’ajoute une stagnation des salaires composent un cocktail explosif. Conséquence attendue : les déficits dérapent et ça ne devrait pas s’arranger dans les prochains mois car l’Allemagne, attachée à un euro fort, reste sourde aux demandes de François Hollande pour une politique de relance économique. Englué dans les contraintes de l’Europe communautaire, le gouvernement n’a d’autre choix que de taper toujours plus sur les salariés et de pressurer les classes moyennes… faisant ainsi diminuer la demande solvable et reculer toute perspective de reprise économique (…) ».

    « Pacte de responsabilité d’une main, ABCD de l’égalité de l’autre… les élites du PS ont compris que le marché n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a face à lui non des collectifs mais des individus atomisés et déstructurés, sans racines ni identité sexuée et totalement désaffiliés… » Des Français l’ont compris se félicite Bruno Gollnisch, de gauche, de droite, d’ailleurs… plus nombreux qu’hier mais bien moins que demain.

    http://gollnisch.com/2014/09/09/republique-exemplaire/

  • L’hérédité et la civilisation

    Des trois races de nos rois, celle qui fit la France fut celle qui évolua dans les meilleures conditions d’hérédité monarchique

    C’est l’hérédité collective d’une aristocratie recueillant la succession du Sénat de Rome qui donna la durée et la force à l’Empire romain. Des trois races de nos rois, celle qui fit la France fut précisément celle qui évolua dans les meilleures conditions d’hérédité monarchique, lesquelles ont permis la régulière transmission, la continuité rigoureuse de leurs desseins. La valeur de tout effort personnel est dominée par l’immense principe historique en vertu duquel les vivants sont « de plus en plus, et nécessairement, gouvernés par les morts », et chaque vivant par ses morts particuliers. Cette nécessité bienfaisante est la source de la civilisation. Mais il y a longtemps que la démocratie s’est insurgée contre cette condition d’un ordre civilisé ; elle a choisi la barbarie, elle veut se recommencer tout entière à chaque individu qui vient au monde, sauvage et nu. C’est à l’humanité des cavernes que la démocratie veut nous ramener.

    Charles Maurras, Sans la muraille des cyprès J. Gibert, 1941

    Le Sénat romain n’était pas élu, ses membres étaient, en quelque sorte, cooptés parmi les magistrats issus des grandes familles aristocratiques, et du sang neuf, les "hommes nouveaux", s’y introduisait au compte-gouttes. Un ambassadeur reçu par le Sénat dit qu’il avait cru être introduit devant une assemblée de rois ! L’Empire romain semble, à première vue, ne pas avoir connu l’hérédité. En réalité, il l’a connue de manière cachée : la plupart des empereurs n’ont pu avoir de successeurs directs parce qu’ils n’eurent pas de fils ou que ces derniers moururent en bas âge ; mais une étude généalogique prouve que, dans l’ensemble, l’Empire fut transmis par les femmes. Si les féministes apprenaient cela, le latin reviendrait à la mode !

    Carolingiens, Mérovingiens, Capétiens, des trois races de nos rois la dernière connut une hérédité heureuse qui fit la France. Après cette constatation, Maurras cite Auguste Comte qui n’a cessé de répéter : « Les morts gouvernent les vivants. » Culte des ancêtres, coutumes des ancêtres, mos majorum, tous les peuples civilisés, et même la plupart des autres, ont vécu sur ces principes, et plus l’aventure humaine avance, plus, "nécessairement" l’expérience du passé a enrichi la civilisation.

    Mais Rousseau vint. Alors que toutes les sociétés, des primitives aux plus élaborées, avaient postulé que la civilisation était un capital transmis et augmenté, le citoyen de Genève piétina la plus belle réalisation du génie humain, la France d’Ancien Régime, et les privilégiés s’enthousiasmèrent pour ce faune, comme les bourgeois d’aujourd’hui, gavés et repus, accompagnent leur digestion d’un militantisme en faveur de la faim dans le monde. Rousseau chantait déjà la chanson impie : « Du passé faisons table rase. »

    La démocratie a choisi la barbarie. Rousseau ne disait-il pas dans son Discours sur l’inégalité que l’homme qui médite est un animal dépravé ? Oui, la démocratie est une barbarie : le citoyen électeur ne cesse de dire, ouvertement ou in petto « Moi, je pense que... », sans expérience ni compétence. Dès la prime jeunesse, le malheureux enfant de démocrate, futur électeur et futur fossoyeur de la civilisation, apprend à l’école rousseauiste à étaler, à exhiber, son petit moi barbare et inorganique : son barbouillage de gouache ou d’aquarelle passera pour une oeuvre digne de Michel-Ange, et les premiers mots qu’il jettera sur un papier relégueront Homère au musée des vieilleries. Ne connaissons-nous pas, quand nous visitons certains musées subventionnés, « l’humanité des cavernes » ?

    Né de parents inconnus et mort célibataire, l’homme dénoncé par Renan restait encore un malheureux instruit. L’école moderne a fait de son successeur un sauvage. Saluons une fois de plus la qualité d’analyse d’un Maurras. Il est tellement intelligent, son esprit de déduction est tellement puissant qu’il nous semble un prophète. Rangés derrière son autorité, formons-nous à sa méthode.

    Gérard Baudin L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 6 au 19 novembre 2008

  • Le PS en déliquescence

    Lu ici :

    "Deux ans après la prise du pouvoir, le PS vacille sur deux de ses piliers. Le réseau d'élus locaux, qui fut la première force du parti pendant des années, est durablement menacé par la défaite aux municipales et celle, prévisible, aux régionales de 2015. La capacité de mobilisation militante, deuxième atout du PS, est aussi remise en cause."

    Michel Janva

  • Libre Journal des débats du 2 septembre 2014 : “Quelles solutions à la crise syrienne ? ; Peut-on encore être maurrassien au XXIème siècle ?”

    Benjamin Blanchard, assisté de Charles de Meyer, recevait Florent de Gigord, blogueur, Fabrice Balanche, maître de conférences à l'université de Lyon II, Samuel Laurent, consultant international, spécialiste du monde arabe, Roueida Koury, présidente de Chrétiens pour la paix en Syrie, Léopold Gauthier, chroniqueur, François Huguenin, essayiste, historien, Axel Tisserand, président du Cercle de Flore et François Bel-Ker, secrétaire général d'Action française. Thèmes : “Quelles solutions à la crise syrienne ? ; Peut-on encore être maurrassien au XXIème siècle ?”.

    Première partie

     

     

    Seconde partie

     

     

  • Justice de la République : deux poids, deux mesures

    1] foncer sur un policier en scooter sans casque, sans plaque d’immatriculation et en possession d’une dizaine de grammes de cannabis

    Le jeune homme de 20 ans qui a blessé un policier jeudi à Schiltigheim en le percutant avec son scooter (DNA de samedi) a été condamné cet après-midi en comparution immédiate à un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve(SME). Source : DNA

    Le parquet avec requis que 5 mois de sursis avec de la mise à l’épreuve !!!

     

    2] Des graffitis sur une mosquée

    Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné, mardi 2 septembre, deux individus de 25 et 40 ans à 18 mois de prison avec sursis pour avoir dessiné des croix gammées sur les murs d’une mosquée, à Lesparre-Médoc, en Gironde. Les auteurs des méfaits ont aussi été condamnés à rembourser les préjudices matériel et moral causés, et seront soumis à deux ans de mise à l’épreuve. Source : Saphirnews

    Le parquet réclamait 6 mois de prison ferme !!!

    http://www.contre-info.com/

  • LMPT : 2 rapporteurs du Conseil de l’Europe enquêtent sur la répression policière

    Jeudi 11 septembre, deux députés rapporteurs nommés par le Conseil de l’Europe se rendront à Paris pour enquêter sur la répression des grandes manifestations contre la loi Taubira. L’ECLJ publie un rapport sur les violations des droits constatées. Grégor Puppinck écrit dans Valeurs actuelles :

    "Des responsables de la Préfecture de Police de Paris, le Procureur de la République de Paris, des membres des forces de l’ordre, des victimes d’arrestations arbitraires et de violences et leurs avocats seront, entre autres, entenduspar les deux rapporteurs nommés par la« Commission de suivi » (ou de monitoring) dans le cadre de la procédure initiée par le projet de résolution « Graves revers dans le domaine des droits de l'homme et de l'Etat de droit en France » (Doc. 13255) du 26 juin 2013. La liste précise des personnes convoquées est confidentielle.

    La Commission de suivi de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe est chargée de veiller au respect par les Etats de leurs obligations et engagements contractés au seindu Conseil de l’Europe, en particulier dans le domaine des droits de l’homme et de la démocratie.

    Durant ces auditions qui se tiendront à huis-clos à Paris, les deux députés rapporteurs, Valeriu Ghiletchi (Moldave, PPE) et Stefan Schennach (Autrichien, socialiste), chercheront en particulier àévaluer l’ampleur et à identifier les causes de l’usage abusif de la force, des gaz lacrymogène, des arrestations et gardes à vue arbitraires lors des manifestations non violentescontre le « mariage pour tous ». Rappelons que plus de 1000 manifestants ont été alors arrêtés, placés en garde à vue et fichés en quelques semaines.

    Déjà, le 27 juin 2013, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait adoptéune Résolutiondénonçant l’usage abusif de la force par les autorités françaises contre ces manifestants. L’Assemblée européenne invitait notamment à«  mener des enquêtes diligentes concernant le recours excessif ou disproportionné à la force par des membres des forces de l’ordre, et en sanctionner les responsables ».La veille, l’ECLJ avait présenté au Conseil de l’Europe un rapport réunissant de nombreuxTémoignages des victimes des répressions policières, en présence de représentants des manifestants.

    L’ECLJ a coordonné la rédaction et remis à la Commissionun nouveau rapportdéveloppant point par point les violations des droits constatées durant ces manifestations.Ce rapport a été rédigé par des avocats dont certains seront auditionnés. La finalité de ce rapport n’est pas seulement d’exposer publiquement les atteintes et violences commises contre des manifestants, mais aussi que la Commission se saisisse des défauts structurels du droit français qui ont permis au gouvernement de réprimer les manifestants dans un but politique. Ces défauts structurels, la Commission de suivi peut les condamner et demander au Gouvernement de les corriger.

    Parmi ces défauts structurels,le rapport pointe notamment des défauts dans les procédures de contrôle et de vérification d’identité, de garde à vue, dans le fichage systématique et dans l’absence d’indépendance du parquet.Plusieurs de ces défauts structurels ont déjà été identifiés et condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme. Pour l’ECLJ, la Commission devrait utiliser cette procédure de suivi pour obtenir du Gouvernement français qu’il corrige sa législation et améliore ainsi le respect des droits et libertés. [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/lmpt-2-rapporteurs-du-conseil-de-leurope-enqu%C3%AAtent-sur-la-r%C3%A9pression-polici%C3%A8re.html

  • Marine présidente… [Présent 8183]

    Marine présidente ! Ce n’est plus seulement le souhait de ses électeurs mais une possibilité envisagée par un sondage IFOP paru dans Le Figaro de samedi et qui tétanise les partis de l’UPMS et les éditocrates de l’establishment (1). Pour la première fois, un sondage place Marine Le Pen en tête du second tour. Une confrontation avec François Hollande donnerait 43 % pour la présidente du Front national, 38 % seulement pour l’actuel chef de l’Etat.

    Marine présidente… [Présent 8183]Et une Marine Le Pen qui, au premier tour « et quel que soit son adversaire », arrive largement en tête. Recueillant 32 % des intentions de vote, elle devance François Fillon de quinze points et Alain Juppé de six : 32 % – 17 % dans le premier cas de figure, 30 % – 24 % dans le second. Le score se resserre un peu avec Nicolas Sarkozy : 28 % – 25 %. Marine Le Pen se présente désormais en recours, au cas où le président de la République se résoudrait à dissoudre l’Assemblée, comme la présidente du Front national le demande. « Pour l’UMP et le PS, le temps de la facilité est terminé. Maintenant, il va falloir combattre idée contre idée, projet contre projet. » Sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’islamisation de certains quartiers, sur l’UE et l’euro, sur la préférence nationale… Des terrains où le Front national dispose d’un avantage certain sur ses adversaires. De Rome, où il festoyait dimanche avec la gauche italienne, Manuel Valls lance un cri d’alerte à la gauche : « L’extrême droite est aux portes du pouvoir. » Et l’UMPS au bord du gouffre ? Au nom du danger FN, le Premier ministre exhorte les élus de gauche à l’unité. Les « frondeurs » crient au « chantage ».

     

    Ce sondage, peut-être historique par la tendance qu’il indique (mais qui ne fait, somme toute, que confirmer les élections de mars et mai 2014 en les amplifiant) bouscule bien des certitudes et plonge les dirigeants de l’UMPS dans un grand désarroi, que reflète bien l’affolement de Manuel Valls. Il achève de démoraliser une gauche déjà dans le trente-sixième dessous et va accroître un peu plus les tensions au sein de l’UMP. En effet, si Sarkozy fait mieux que ses concurrents pour décrocher la seconde place derrière Marine Le Pen lors du premier tour, en revanche, au second, il fait moins bien que Juppé. L’UMP, en plein dilemme, a donc un candidat pour le premier tour, et un autre pour le second. Avec Fillon dans les choux, mais qui s’accroche…

    D’un choc l’autre

    Vendredi un sondage, réalisé avant la parution du livre de Valérie Trierweiler, chiffrait l’impopularité record de François Hollande à 13 % de satisfaits. Dimanche, un autre sondage paru dans le JDD indiquait que 85 % des électeurs français ne souhaitaient pas voir l’actuel président se représenter en 2017. Les sondages, pour Hollande, se suivent et se ressemblent : tous semblables à des faire-part de décès…

    Après le choc de compétitivité (raté), le choc Trierweiler (réussi pour cette dernière), le choc, donc, des sondages. On comprend que François Hollande, en train de boire la tasse dans la vague bleu Marine, soit choqué. C’est bien l’impression que ce président désormais en loques donnait vendredi après-midi au sommet de l’OTAN. Même Le Monde, quotidien pro-Hollande, parle d’une « légitimité personnelle en lambeau » et d’une « légitimité politique en ruine ». Son illégitimité devient donc de plus en plus apparente ? « Le président normal qui entendait établir une frontière étanche entre vie publique et vie privée pour mieux rétablir la dignité de sa fonction, se trouve – par sa faute – plongé dans des feuilletons indécents. »

    Parmi tous les chocs que François Hollande encaisse actuellement, il faut sans doute y ajouter celui de son orgueilleuse et arrogante anaphore qui lui revient en pleine figure avec une violence inouïe, tant la réalité de son quinquennat est contraire à ses rodomontades de campagne.

    Une descente aux enfers dans laquelle le président déguenillé entraîne aussi son Premier ministre : la cote de popularité de celui-ci s’amenuise également à vitesse accélérée. Pour Manuel, c’est la valse à l’envers… Hollande croyait, en le nommant à Matignon, pouvoir vampiriser un peu de sa popularité. C’est le contraire qui se produit.

    Alors, la dissolution ? Marine Le Pen, lors de son discours de clôture de l’Université du Front national de la jeunesse qui se tenait ce week-end à Fréjus, l’a jugé « inévitable ». Elle n’est d’ailleurs plus la seule à le penser et à le dire. Y compris d’ailleurs un certain François Hollande lui-même, puisqu’en 2006 il écrivait : « Je ne crois plus à la possibilité de venir au pouvoir sur un programme pour cinq ans dont il n’y aurait rien à changer au cours de la mandature. Je pense qu’il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. » Nous y sommes !

    Mais, se démentant une fois de plus lui-même, François Hollande, bien qu’au fond du gouffre, affirmait vendredi en direct du sommet de l’OTAN, la mine décomposée : « J’ai été élu pour cinq ans par le peuple français, je suis à mi-mandat, il n’y a pas de sondage, aussi difficile soit-il (…), qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République. J’agis et j’agirai jusqu’au bout. » Jusqu’au bout de l’échec et du rejet qu’il inspire désormais aux Français ? Dimanche, Marine Le Pen a dénoncé un quinquennat « crépusculaire ». Que l’heure du redressement national vienne vite chasser ce crépuscule bruineux avant qu’il ne se fasse plus sombre…

    Jean Cochet

    (1) Cet anglicisme désigne, rappelons-le, « un groupe puissant de gens installés qui défendent leurs privilèges et leurs positions sociales ». Et Dieu sait si nos dirigeants sont bien installés, et depuis longtemps, dans leurs prébendes…

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