Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4195

  • Urba : la « pompe à fric » du Parti socialiste

    Juin 1971, congrès d’Epinay. Sitôt désigné Premier secrétaire du nouveau PS, François Mitterrand songe à l’étape suivante, l’élection présidentielle de 1974. Et pour cela, il lui faut un solide trésor de guerre. Sur ses instructions, Pierre Mauroy et Guy Marty mettent en place, dès 1973, un bureau d’études, nommé Urba. Si on ne présente plus le premier, qui dirige alors la Fédération socialiste du Nord, il faut dire deux mots du second : membre du Grand Orient (GODF), ancien conseiller ministériel de l’ancien président du Conseil de la IVème République Paul Ramadier, Marty s’est recasé au Conseil économique et social. Entregent garanti. Urba vend une « assistance commerciale » aux entreprises soucieuses d’obtenir des marchés auprès des collectivités locales, essentiellement les municipalités. Le bureau d’étude encaisse entre 1% et 2% du montant des contrats, puis répartit l’argent collecté selon une règle bien établie : 40% pour ses frais de fonctionnement, 30% pour la fédération locale du PS, 30% pour sa direction nationale. 

         Racket ou véritable prestation commerciale ? Pour les entreprises, Urba est le ticket d’entrée des mairies socialistes, un passage presque obligé. Ensuite, tout dépend de la « brutalité » de ses collecteurs locaux éparpillés sur le territoire, résume un élu. Par ce système bien huilé, la direction du PS pense éviter les dérives, comme l’enrichissement personnel d’élus indélicats. Mais la commission prélevée par Urba est répercutée par les entreprises sur leur prix de vente. En bout de chaîne, c’est le contribuable local qui paie. Le PS bénéficie indirectement de cet argent public. En jargon pénal, cela s’appelle un « recel d’abus de biens sociaux ». 

         La vague rose aux municipales de 1977 donne des ailes à Urba et ses satellites (Urba-Conseil, Urba-Technic, Urba-Graco...). Le PS vient d’en confier les rênes à Gérard Monate. Ancien engagé dans les Forces françaises libres (FFL), ancien gardien de la paix, Monate a été le légendaire fondateur de la Fédération autonome des syndicats de police (FASP), qui fut longtemps le premier syndicat policier marqué à gauche. A sa retraite, ce membre du GODF se met à la disposition du PS, qui lui confie Urba. Hommes de confiance et fidèle serviteur, il tient scrupuleusement les cordons de la bourse. Après un aller-retour au cabinet de Gaston Defferre au ministère de l’Intérieur, Gérard Monate devient P-DG d’Urba en 1983. 

         Des courants minoritaires du PS, exclus de cette « centralisation », s’en remettent à une structure parallèle, la Sages (Société auxiliaire générale d’études et de services), fondée par Michel Reyt. Ancien steward à Air France, ancien vendeur de voitures, lui aussi membre du GODF, cet étonnant personnage exerce le même métier que Monate à la tête de la Sages, mais avec une clé de répartition différente des fonds collectés : un tiers pour lui-même, deux tiers pour les élus locaux, rien pour Solferino. De plus, Michel Reyt ne s’interdit pas d’intervenir parfois dans des mairies de droite. Le système ronronne pendant une quinzaine d’années, au vu, au su et à la satisfaction de tous. Sur la seule période 1987-1989, marquée par la réélection de François Mitterrand, Urba finance le PS à hauteur de 107 millions de francs sans que personne ne s’en offusque. Plus pour longtemps. 

         Un grand déballage tient souvent à peu de chose. A Marseille, le décès de Gaston Defferre, le 7 mai 1986, a ouvert les hostilités entre héritiers à la mairie : Michel Pezet, leader des socialistes locaux, et Robert Vigouroux, soutenue par Edmonde Charles-Roux, veuve de Gaston. Antoine Gaudino, inspecteur de police à Marseille, enquête sur une petite affaire de fausses factures. En février 1989, il convainc un entrepreneur local de dénoncer le « racket » des politiques. Pour aller plus loin, il lui faut le soutien de ses chefs. Il l’aura : « Dès que nous avons eu Pezet dans nos filets, notre hiérarchie, et donc Pierre Joxe, à l’époque ministre de l’Intérieur, nous a encouragés et soutenus alors que la justice essayait de freiner. » Gaudino a le feu vert pour perquisitionner, le 19 avril 1989, le bureau régional d’Urba à Marseille. La pêche est miraculeuse : les enquêteurs tombent sur des carnets où Joseph Delcroix, directeur administratif du bureau d’études, notait scrupuleusement toutes les entrées et sorties d’argent. Un coup de chance : Delcroix, à quelques semaines de la retraite, venait de transférer de Paris ses archives. Les « cahiers Delcroix » sont une véritable bombe. Ils contiennent notamment cette mention : « 4 juillet 1987, les premières prévisions de la campagne présidentielle se situent à 100 000 francs. 25 000 000 francs seront pris en charge par le GIE [Urba-Graco]. » 

         La justice fait ce qu’elle considère être son travail : elle verrouille. Pendant dix mois, le parquet de Marseille conserve les carnets sous le coude, dans les attentes des instructions du garde des Sceaux. Antoine Gaudino, finalement lâché par sa hiérarchie, est révoqué en mars 1991, après avoir raconté dans un livre son Enquête impossible. Il faudra la plainte d’un élu écologiste marseillais, après avoir obtenu du tribunal administratif le droit de se substituer à la mairie de Marseille défaillante, pour remette la justice sur les rails. 

         Pendant ce temps, dans la Sarthe, le juge Thierry Jean-Pierre enquête sur un banal accident de travail sur un chantier de la communauté urbaine du Mans. Un coup de fil anonyme lui suggère d’entendre un médecin du travail, Pierre Coicadan, qui se trouve être également premier secrétaire de la Fédération PS de la Sarthe... Le juge Jean-Pierre peut remonter la piste, jusqu’à perquisitionner, le 7 avril 1991, au siège national d’Urba. Le jour même, le tribunal de grande instance du Mans prend la curieuse initiative de le dessaisir de l’enquête. Le juge Jean-Pierre en est réduit à s’enfermer dans les locaux parisiens d’Urba, le temps de mettre la main sur la documentation utile à l’enquête. Son dessaisissement ne lui sera notifié qu’à la sortie, sur le trottoir. La justice française n’est pas sortie grandie de cet épisode rocambolesque. 

         La mécanique Urba s’est trouvée fort bien décortiquée par les enquêteurs, mais pas forcément bien jugée au fil de différentes procédures. Le dossier a en effet été saucissonné en une dizaine d’affaires locales. Dans deux d’entre elles, celles initiées par l’inspecteur Gaudino et le juge Jean-Pierre, les responsabilités à Henri Emmanuelli, trésorier du PS entre 1988 et 1992 – son prédécesseur à ce poste exposé, André Laignel, a, lui, bénéficié de la loi d’amnistie. Lors des deux procès tenus en 1995, Henri Emmanuelli affirme que les versements d’Urba relevaient simplement du « sponsoring » ou du « mécénat » politique. Bien sûr, « comme tous les responsables du PS », il « connaissait son existence, son activité nullement occulte ni clandestine, et son utilité ». Mais jamais, à l’en croire, il ne se serait mêlé de près ou de loin à la petite cuisine d’Urba. Henri Emmanuelli se pose en bouc émissaire de la contestation judiciaire d’un « mode de financement parmi les plus adéquats, notamment pour éviter d’autres circuits beaucoup plus aventureux ». 

         Condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, Henri Emmanuelli fait appel. La cour lui inflige deux années d’inéligibilité en plus, le 16 décembre 1997. Le Premier ministre Lionel Jospin lui témoigne sa solidarité en proclamant une « responsabilité collective visant l’ensemble du PS ». Les deux moines-soldats, Gérard Monate et Michel Reyt, entament pour leur part un pénible tour de France des tribunaux et cumulent les condamnations sans jamais vraiment se défausser sur le PS. Reyt est ruiné : le fisc lui inflige un redressement fiscal sur les sommes versées par la Sages aux élus. Il dénonce un acharnement sur sa personne – on ne peut lui donner complètement tort. 

    Renaud Lecadre, Histoire secrète de la 5ème République

    http://www.oragesdacier.info/2014/08/urba-la-pompe-fric-du-parti-socialiste.html

  • Métier: Assisté!

    Les peu nombreuses mairies FN/RBM font beaucoup parler d’elles vu qu’elles sont les seules à annoncer des mesures qui divergent un tant soit peu de tout ce que nous sommes habitués à entendre. Récemment, c’est Joris Hébrard, maire du Pontet, qui a déclaré vouloir supprimer la gratuité totale de la cantine scolaire pour les familles « aux revenus les plus modestes » afin de «responsabiliser les parents d'élèves et leur montrer que tout n'est pas gratuit». Horreur ! Robert Ménard, à Béziers, ne veut plus quant à lui, que les élèves dont les deux parents sont au chômage puissent être accueillis avant le début des cours. C’en est trop !

    Levée de boucliers ! C’est horrible ! Stigmatisant ! Scandaleux ! On ose s’attaquer aux « pauvres » du pays ! Certes… mais de quels pauvres parle-t-on ? De ceux qui triment pour un smic ? De ceux qui sont au chômage et qui peinent à retrouver un emploi décent ? Evidemment non, nous parlons ici ceux qui ont été créés par le système ! En majorité, il s’agit de gens qui accèdent à des tonnes d’aides diverses et variées car simplement ils ne travaillent pas. Et qui considèrent la plupart du temps que tout leur est dû et que tout doit être gratuit. Eux n’ont aucune contrepartie à donner, ils veulent, ils exigent, on doit les servir, c’est normal : on les a habitués comme ça depuis bien longtemps. Alors que beaucoup d’entre eux vivent finalement mieux que des familles modestes où les deux parents bossent et ont largement moins d’aides, on arrive encore à les plaindre. Car oui, la France est devenu un pays d’assistés revendicatifs. 

    Cela a été encouragé par un Etat incapable qui n’a ni su ni voulu protéger l’emploi en France pour des raisons qui résident tant dans la forme (son incompétence, sa nullité) que dans le fond (soumission aux dogmes capitalisto-mondialistes). Résultat : des millions de chômeurs et d’oisifs qui ne peuvent compter que sur l’Etat pour subsister ! Comme sous l’empire romain où l’on tenait une bonne partie de la plèbe par du pain et des jeux ! Même chose aujourd’hui : l’Etat, complètement dépassé par ce qu’il a créé, est obligé de tout faire pour ses propres rejetons, ingrats et capricieux  avec ça ! Et comment ? En fournissant lui aussi du pain et des jeux !

    Au lieu de se révolter pour travailler et recouvrer un certain honneur et une certaine dignité (si tant est que ces mots veuillent encore dire quelque chose dans leur esprit…) chaque nouvelle fournée de chômeurs se voit mettre systématiquement des bâtons dans les roues quant à sa recherche d’emploi. Finalement, ceux-ci seront consolés par le miroitement des aides à outrance qui les feront entrer dans la spirale de l’assistanat facile et les rendront encore plus dépendants de l’Etat… Mission accomplie ! L’Etat corrompu que l’on connaît possède une « clientèle » immense qui lui doit désormais tout et ne voudra jamais, sauf cas exceptionnels, le voir tomber… vu qu’il les nourrit, les entretient… et leur lave le cerveau ! Chômage signifie temps libre. Et comment occupe-t-on le temps libre aujourd’hui ? Par la télévision, le shopping (des merdes produites par des esclaves chinois qui sont vendues à des chômeurs français), l’abrutissement constant et massif de la part des médias et des loisirs phares de notre époque. Tout cela est destiné à promouvoir chez ces individus toutes les tares en vogue dans notre belle société libérale (multiculturalisme, pornographie, tolérance maladive, hédonisme incapacitant…)… C’est l’apologie du QI bas, la Ribéry attitude, l’involution totale et assumée !

    L’assistanat, soit vivre « aux crochets de l’Etat », est devenu un mode de vie, away of life, qui, en ces temps de nihilisme et de renversement des valeurs, n’est plus honteux mais même revendiqué haut et fort par de plus en plus de personnes (et pas seulement chez les immigrés, loin de là)… Qui pensent niquer le système alors qu’elles n’en sont qu’un des rouages! Les cassos le revendiquent avec fierté, les « chances pour la France » également ! Quelle allégresse de pouvoir compter sur l’Etat pour pouvoir consommer tranquille chez Lidl et Apple ! Et être oisifs à n’en plus finir ! Ne considérant que leur intérêt immédiat (vivre sans travailler) et se moquant de ceux qui, pauvres fous, continuent à trimer pour un SMIC qui ne leur ouvre aucun droit aux chères aides ni aucune perspective de construction d’avenir (devenir propriétaire de son logement, se racheter une voiture correcte…). Pour notre part, le travail n’est certainement pas une valeur absolue mais nous trouverions logique que celui qui travaille mène une vie plus digne et plus gratifiante que celui qui ne fait rien…

    Nous en avions déjà parlé ici. Il est évident que les salaires de misère accordés par le capital à la majorité des travailleurs aujourd’hui sont quasiment équivalents aux aides accordées par l’Etat et ce pour un temps de travail nul. Et encore ! Sachant qu’un individu percevant le RSA bénéficie d’aides en chaînes car il ouvre des droits à l’APL, puis à la CMU qui débouche directement à une réduction des factures EDF et GDF, sans compter les aides aux vacances, au transport, à la rentrée scolaire, la prime de Noël et une fois par an, le secours exceptionnel renouvelable, les crédits à 0%, les tickets repas et on en passe ! En bref, les allocations perçues sont de l’argent de poche qui permet de consommer largement plus qu’un travailleur. Voyez le nombre de ces familles qui roulent en 7 places flambant neuf, qui vivent dans des logements sociaux spécialement réservés pour eux (bien meilleurs parfois que ceux que peuvent se payer des salariés modestes), qui changent d’Iphone tous les 6 mois et qui passent leur temps (et Dieu sait qu’ils en ont) à claquer leur argent dans les futilités merdiques que le système propose pour la distraction... Et tout cela, sans travailler ! D’autant que lorsque l’on parle d’assistanat, il s’applique à tout. Le référent qui fait tout, qui remplit tous les papiers, tire les ficelles insoupçonnées des aides, qui se fait le « tuteur » au nom de l’Etat bienfaiteur de familles entières qui sont loin d’être véritablement aidées puisqu’elles sont annihilées intellectuellement. Mais contentes avec ça ! Le sentiment de honte ou de gêne, on connaît pas, c’est tellement simple de glisser vers le bas aujourd’hui…

    Quand a-t-on vu une société qui place les fainéants au dessus des gens qui triment durement ? Non contents d’être considérés comme des esclaves par les gros profiteurs que sont les capitalistes, les honnêtes travailleurs sont également discrédités et dépréciés par des millions de petits profiteurs !

    Cette « générosité » maladive et compulsive de l’Etat providence amène depuis longtemps en France une immigration massive et avide venant simplement « prendre le pognon ». Normal après tout, le système le leur offre sur un plateau ! Car on a besoin soi-disant de davantage d’immigrés chez nous… pour l’économie, les retraites et tout ça… C’est bien mal barré vu que 95% d’entre eux vivent aux crochets de l’Etat et que ceux qui les font venir le savent très bien… Mais attention ! Les immigrés ne sont pas les seuls à se servir ! Une multitude de Français « de souche » font de même et leur nombre est croissant, exponentiel, infini ! La démographie des assistés explose suite à une reproduction intensive (pour les allocs et/ou par culture) et le pire dans tout ça, c’est que les générations se succèdent très rapidement, sans transmission de valeurs saines. Tout ce qui compte, c’est procréer quitte à ce qu’on leur retire les gosses, pas grave, les allocs tombent toujours… et le nombre des futurs assistés ne fait que croître… Le futur de la France: immigrés et assistés!

    konk.jpg

    Dans l’idéal, le fait d’aider une personne dans le besoin, financièrement parlant, est tout à fait louable mais devrait rester un acte limité dans le temps jusqu’à ce que celle-ci puisse sortir de ses moments difficiles ou ait, au moins, l’intention de le faire ! Aider ad vitam eternam des gens qui ne veulent rien faire est stupide et montre bien qu’aujourd’hui, la société où nous vivons est mortifère.

    On entend déjà les hurlements de prétendus socialistes défendant corps et âme l’assistanat proposé par un système que souvent, ils prétendent dénoncer et combattre. Non, le socialisme ne signifie pas entretenir des cohortes de personnes ne voulant rien faire et vivre dans l’oisiveté. Quelle vision de la société ! Car le problème est là : la volonté. Et elle sépare deux types d’individus : ceux qui veulent réellement s’en sortir et souffrent du chômage, de la précarité et de la pauvreté et ceux qui se complaisent à ne rien faire, à attendre les aides de l’Etat et, le plus souvent, à railler ceux qui travaillent. Cette seconde catégorie pompe un fric et une attention maximums de la part des pouvoirs publics alors que la première comprend une bonne partie des « oubliés » de notre époque… dont l’Etat n’a rien à foutre vu qu’il a tout fait pour que l’on en arrive là, soumis au mondialisme destructeur et désireux de tout sauf du bien-être commun. Le peuple n’est plus considéré que comme un amas d’esclaves potentiels du capital, de consommateurs débiles ou comme une clientèle politique visant à assurer la perpétuation du Système.

    Pour nous, le socialisme, c’est la mise en place de la justice sociale pour les nôtres, pas la subvention à vie de tous les fainéants !

    Rüdiger et Ann / C.N.C.

  • Immigration : l'inquiétant rapport de la PAF

    D'après le Figaro, un rapport de la PAF (Police aux frontières) résume une réunion de crise qui s'est tenue le 9 juillet à la Préfecture des Alpes maritimes, suite à un afflux inégalé de populations clandestines, majoritairement érythréennes. La pression de l'immigration clandestine devient intenable à la frontière entre la France et l'Italie. Cette réunion de crise rassemblait une trentaine d'agents de haut rang, dont des chefs de service de Menton, Nice, Marseille, Toulon, Avignon, et jusqu'aux Alpes-de-Haute-Provence. Des responsables locaux de la gendarmerie, des douanes et de la SNCF étaient également conviés.

    " Leur constat se veut clinique. Tout part d'un «état statistique des migrants par voie maritime en Italie»: «Entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, 61.591 migrants irréguliers ont débarqué en Italie, ils n'étaient que 7913 pour la même période en 2013, et seulement 4301 pour les six premiers mois de l'année 2012. Les Érythréens représentent 31 % de ces migrants (18.282). Les Syriens arrivent en seconde position, avec 10.371 (17 %).»

    La suite? «Ce sont les répercussions en France, et nous les vivons maintenant», explique un agent de la Police aux frontière de la zone sud. Le rapport du 9 juillet indique ainsi que «les migrants en provenance de la Corne de l'Afrique et du Soudan sont au nombre de 5757 au 30 juin 2014. Il s'agit principalement d'Érythréens (ou de personnes se déclarant érythréens), pour 5235 (d'entre eux), soit 91 % des personnes interpellées»."[...]

    [...] "  Du jamais-vu depuis les vagues du printemps arabe de 2010.Il y a bien une explosion de passages d'illégaux en France. Selon un agent en poste dans la région niçoise, «les clandestins arrivent principalement par TGV, avec des billets en règle, par dizaines désormais dans certaines rames de train». Cette source confie que «pour le seul site de la gare de Menton, 3462 interpellations» ont été effectuées par la PAF «depuis le début de l'année». «Les forces de l'ordre constatent depuis plusieurs jours la présence plus marquée de femmes et enfants érythréens», ajoute un officier de police de cette direction spécialisée. Et les forces de l'ordre ne voient pas tout… 

    Beaucoup de migrants tenteraient de rejoindre l'Allemagne. Mais pas seulement. C'est, en tout cas, en France que l'essentiel des interpellés est relâché dans la nature. Car le document issu de la réunion de crise à la préfecture des Alpes-Maritimes révèlel'incroyable dénuement de l'administration face à ce phénomène d'ampleur inédite. Certes, les brigades mobiles de la PAF ont pu arrêter 26 passeurs localement, dont deux dans les Bouches-du-Rhône. Mais du point de vue des mesures administratives et judiciaires, les moyens d'action demeurent limités. [...]

    [...] «Au final, ceux qui restent s'ajoutent à ceux qui souvent reviennent», résume un fonctionnaire de la PAF. Car les procédures Schengen sont à ce point complexes que l'Italie et la France semblent en partie désarmées. 

    [...] «L'absence de document d'identité ou d'éléments objectifs justifiant la provenance d'Italie rendent la sollicitation auprès de ce pays d'une réadmission effective impossible. Dans le cas d'espèce, une obligation à quitter le territoire est notifiée à l'étranger.» Autrement dit, comme expliqué plus haut, une invitation à partir dont la suite dépend du bon vouloir du clandestin…

    Comme un certain nombre d'illégaux réclament, par ailleurs, le statut de réfugié. Et «une demande d'asile est alors instruite» avec logement «en centre d'accueil pour demandeur d'asile (Cada).» Dans ce contexte, on s'interroge sur les gains espérés de la future réforme Cazeneuve, censée «sauver» la procédure de l'asile en France, notoirement sur le point d'imploser.

    Ce n'est pas tout. La loi socialiste de 2012, qui interdit notamment de poursuivre ceux qui aident les clandestins de façon ponctuelle, achève de ruiner l'efficacité policière. [...]

    En bref, l'invasion s'accélère pendant que les Français sont en vacances, et le gouvernement ne peut faire face, s'étant lié volontairement les mains grâce à Schengen. Si les Français comptaient sur les Italiens pour s'occuper des immigrants et les empêcher d'entrer en France, ils en seront pour leurs frais, car les Italiens, dans la même situation que nous, sont trop contents de nous refiler le bébé. Il va bien falloir un jour que l'on remette des portes à la maison France ...

    Marie Bethanie

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/08/immigration-linqui%C3%A9tant-rapport-de-la-paf.html

  • L'Action française et l'histoire (1900-1940)

    Le colloque sur L’Action française, culture, société, politique du Centre d’histoire de Sciences Po, premier d’une série de trois consacrés à l’AF, a donné naissance à un ouvrage universitaire titré de la même façon, ouvrage auquel il nous semble important de consacrer une série d’articles pour faire le point des connaissances sur notre propre histoire politique et en tirer des enseignements eux aussi éminemment politiques. Après l’article sur Les ligues nationalistes et l’Action française, voici celui sur L’AF et l’Histoire (de 1900 à 1940), au travers du regard porté sur deux communications rapportées dans l’ouvrage.

    L’Action française a toujours accordé une grande place à l’histoire, qui venait étayer son argumentation à l’égard des nationalistes en leur montrant que ses leçon ne pouvaient que les amener à conclure à la monarchie. C’est ce que montrent Christian Amalvi et Philippe Boutry.

    Ils rappellent quelques noms souvent ignorés des monarchistes eux-mêmes et qui, pourtant, ont participé parfois à l’élaboration, plus souvent à l’actualisation et à la diffusion de "l’histoire capétienne" véhiculée par l’Action française : Jacques Bainville et Pierre Gaxotte, mais aussi Frantz Funck-Brentano, Marie de Roux, Louis Dimier, Auguste Longnon et son fils Jean, et, plus proches de nous dans le temps, Philippe Ariès ou Raoul Girardet (encore de ce monde, d’ailleurs). Les deux communications, se chevauchent et se complètent fort utilement.

    Le passé en vue de l'avenir

    Amalvi comme Boutry ajoutent à la liste des "non-historiens" qui, par leur recours et leur lecture politique du passé, ont, à leur manière, forgé une vision d’AF de l’histoire : des idéologues, comme Maurras ; des journalistes, le plus souvent polémistes, comme Léon Daudet et Georges Bernanos. M. Amalvi souligne que « le passé affleure constamment dans l’oeuvre de Maurras, non comme récit chronologique, mais comme preuve concrète pour appuyer une démonstration théorique et abstraite d’une rigueur implacable », ce que confirme M. Boutry : « Maurras lui-même, en dépit de ses immenses lectures, n’est nullement un historien ; ni son argumentaire ni sa polémique n’ont, en toute rigueur, besoin du document ou de l’archive pour exister ; sa "synthèse subjective" et son "empirisme organisateur" ne sont pas fondamentalement d’ordre historique, mais doctrinal. »

    Sans doute Maurras signifie-t-il ainsi que, pour lui, l’histoire est le moyen de connaître ce qui "a marché" et, au contraire, ce qui est néfaste pour la France : il en a une lecture non pas purement historienne, mais, au contraire, éminemment politique. Jamais Maurras, d’ailleurs, ne s’est voulu historien et il écrit en politique par le biais de l’empirisme organisateur (« la mise à profit des bonheurs du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à sa patrie », suivant sa conception) ; il intègre l’histoire à sa démonstration, au risque parfois de déconcerter les historiens eux-mêmes.

    "École capétienne"

    Il y avait des historiens royalistes et même une "histoire royaliste", avant l’AF et Maurras. Mais l’AF en fait un usage qui prend le contre-pied de l’histoire universitaire républicaine, et l’on peut dater la formation d’une véritable "école capétienne" sur le plan historique à la fondation de l’AF. Au delà de Jacques Bainville, Boutry signale que « la plupart de ceux qu’on rattache, de près ou de loin, à l’influence et aux doctrines de l’Action française sont bien davantage des "compagnons de route", des sympathisants ponctuels, plus ou moins nettement affirmés (car une appartenance déclarée au mouvement maurrassien ruinerait à coup sur, dans la France radicale, une carrière universitaire), des archivistes, des érudits, des historiens conservateurs plus ou moins hostiles à la république laïque et démocratique, des journalistes et des essayistes qui trouvent dans l’Action française, son journal et ses revues, des convergences intellectuelles et politiques, des affinités de réactions et de sentiments, une "communauté émotionnelle" et une chambre d’échos [...]. Une "nébuleuse", plutôt qu’un parti, à dire le vrai, mais capable de se constituer et de structurer en "école". » Cela aboutit à une « véritable hégémonie culturelle » dans les années trente, « construite en quelque trois décennies sur le paysage historiographique français par les hommes de l’Action française [...] parallèlement à l’Université et en partie contre elle ». L’Histoire de France de Jacques Bainville destinée au grand public (rééditée dernièrement dans une collection de poche et vantée, l’été dernier, sur... France-Info !), connaît un immense succès grâce à son refus du langage universitaire trop abscons.

    Donner du sens à l'histoire

    Cet ouvrage permet de mieux comprendre, selon M. Amalvi, la conception bainvillienne de l’histoire. « Dans sa préface, il développe les trois principes de base qui éclairent sa conception du passé : c’est d’abord une histoire psychologique traditionnelle dans laquelle la compréhension des individualités qui font l’histoire est capitale » ; Bainville privilégie les "grands hommes" et, éventuellement, les "minorités énergiques". C’est d’ailleurs une conception qu’il a en commun avec la IIIe République qui met en valeur les grandes figures comme le prouvent à l’envi les manuels scolaires de l’époque (mais ce ne sont pas toujours les mêmes, bien évidemment, ni les mêmes jugements en particulier pour les périodes "controversées" de l’histoire de France...), soucieux de donner des "héros nationaux" à une France en cours de nationalisation et de républicanisation (cf le cas emblématique de Jeanne d’Arc).

    « C’est ensuite une histoire politique classique, qui privilégie l’étude des institutions, ignorant superbement la vie économique et religieuse du pays » : sans doute est-ce là encore un effet du "Politique d’abord", que Bainville a reconnu avant même de le connaître chez Maurras...

    Cela veut-il dire, comme semble l’indiquer M. Amalvi, que Bainville (qui n’est pas, et comme Maurras ne l’est pas non plus, "toute" l’AF) méconnaît cette vie économique et religieuse ? En fait, c’est oublier que les auteurs de l’AF ont, d’une certaine manière, une lecture "utilitaire" de l’histoire, en particulier ceux qui ne sont pas des professionnels de l’histoire, et qu’elle leur fournit des éléments pour étayer leur propre raisonnement politique, raisonnement fondé principalement sur la comparaison des régimes politiques qui se sont succédé en France. En écrivant Nos raisons contre la République, pour la Monarchie (ou plutôt en regroupant des textes épars pour faire ce volume), Maurras n’a pas pour objectif de "servir l’histoire" mais d’en tirer des leçons ou, plutôt, de "donner du sens à l’histoire" dans une optique politique et monarchique. La question principale de l’AF, comme de tout mouvement politique, n’est pas, en soi, de faire de l’histoire, mais de faire l’histoire. L’histoire n’est qu’un moyen de la politique, surtout pour l’AF et les monarchistes qui doivent désarmer les préjugés à l’encontre d’une monarchie qui semble aller à contre-courant du "sens de l’histoire" vanté par les démocrates et, plus encore, par les universitaires marxistes comme Matthiez ou Soboul…

    Histoire analogique

    Dernier trait signalé par M. Amalvi : « C’est une histoire analogique, qui considère que les hommes d’autrefois ressemblaient à ceux d’aujourd’hui et que leurs actions avaient des motifs pareils aux nôtres. » En somme, c’est l’idée que, fondamentalement, les hommes ne changent pas : ce qui ne signifie pas que les sociétés, elles, n’évoluent pas, que les besoins et les désirs ne soient pas différents ou que les mentalités ne penchent pas plus d’un côté que de l’autre, entre individualisme et traditionalisme, selon les époques...

    « De cet axiome de base découlent plusieurs conséquences de grande portée. Bainville considère en premier lieu que c’est le présent qui donne la clé du passé. » Du coup, Bainville, mais aussi Gaxotte et d’autres historiens dans la mouvance de l’AF, cherchent dans le passé des éléments du présent, des ressemblances qui permettraient d’apporter en politique des réponses à une situation donnée : conception cyclique d’une histoire, "éternel recommencement".

    "La vraie tradition est critique"

    En fait, il semble que la formule la plus appropriée pour comprendre la conception "AF" de l’histoire serait celle de Maurras : « Toute vraie tradition est critique », ce qui n’empêche ni la mise en perspective ni la mise en valeur des grands axes (principes ?) de l’histoire des hommes et des sociétés constituées, ni, bien sûr, la violente critique de la Révolution française. Il est certain que, par contre, une partie des lecteurs de Maurras, en particulier ceux qui privilégiaient l’ordre sans le définir autrement que par la peur du désordre, ne cherchaient dans l’histoire qu’un refuge face à l’adversité du moment, voire une nostalgie sans chercher à "penser la monarchie" autrement que dans ce passé "idéalisé" d’un "avant la Révolution" forcément meilleur…

    Un autre élément évoqué est "l’appropriation" de l’oeuvre d’historiens, proches ou non, antérieurs ou contemporains de l’AF, comme Augustin Cochin (de tradition monarchiste et rédacteur occasionnel de la revue bimensuelle d’avant-guerre L’Action Française) et Fustel de Coulanges, républicain mais ayant défendu une conception "française" de l’histoire et de la nation après la défaite de 1870. Agaçante pour les républicains ou les universitaires, elle est en définitive l’occasion pour l’AF de démontrer son "ouverture" et de récupérer des arguments qu’elle met en ordre de bataille contre le "système" politique de la République.

    Un repli sur l'histoire ?

    Dernier élément évoqué de façon fort intéressante par M. Amalvi : l’existence, non d’une seule "école capétienne", mais de deux, l’une proprement politique (Maurras, Bainville, Marie de Roux, etc.) tandis que l’autre est spécifiquement (et parfois professionnellement) historienne (Pierre Gaxotte, Frantz Funck-Brentano, etc.), dont, précise l’auteur, « la lecture présente encore aujourd’hui le plus vif intérêt », ce qui est un bel hommage de l’université contemporaine à des historiens qui, longtemps, s’en sont retrouvés en marge...

    C’est parfois en se séparant, ou en s’éloignant, du cercle purement maurrassien, d’après M. Amalvi, que Philippe Ariès ou Raoul Girardet ont pu renouveler leur approche de l’histoire, en privilégiant « l’autonomie de la société par rapport à l’État, et l’imaginaire politique ». Mais Ariès n’a jamais abandonné l’idée d’une politique monarchique à la tête de l’État, comme tend à le prouver sa participation à Aspects de la France puis à La Nation Française de Pierre Boutang, ce qui montre que "combat politique" et "réflexion historique" ne sont plus, dans l’esprit des royalistes de "l’ère post-maurrassienne", forcément mêlés.

    Est-ce ici la remise en cause de l’empirisme organisateur, ou du "Politique d’abord" ? N’est-ce pas plutôt une séparation ou, plus sûrement encore, une autonomisation des domaines sociétal et social de la "décision politique" ? Cela n’annonce-t-il pas aussi un repli sur l’histoire qu’il s’agit de comprendre et d’écrire désormais, à défaut de la faire politiquement ? (Une certaine "démobilisation politique" était déjà intervenue chez beaucoup de monarchistes au profit de l’action religieuse, au moment de la mort du comte de Chambord puis du Ralliement.) Autant de questions qu’il reste encore à étudier... mais pas seulement par les historiens...

    JEAN-PHILIPPE CHAUVIN L’Action Française 2000 du 1 er août au 3 sptembre 2008

    * L’Action française - Culture, Société, politique. Éd. du Septentrion, Paris, 2008, 24 euros.

    * Pour consulter une version plus développée de cet article, visitez le blog http://jpchauvin.typepad.fr/

  • Najat Belkacem et le triple mensonge de l’IVG

    Le Conseil constitutionnel a validé la suppression de la notion de « situation de détresse » pour avoir recours à l’avortement. Le Nouvel Observateur a demandé la réaction de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de la femme. Naturellement, elle s’en félicite, et en profite pour réitérer le triple mensonge, la triple imposture du droit à l’avortement, dans une seule phrase :

    « Je considère moi que pouvoir disposer librement de son corps est non seulement un droit mais est même le préalable à l’autonomie et à la liberté véritable des femmes. Ce texte permet de véritablement consacrer le droit à l’IVG. »

    IVG

    Non, Madame Belkacem. Comme on le sait encore dans votre (autre) pays, avec l’avortement la femme ne dispose pas de son corps mais du corps et de la vie d’un autre, d’un tout petit être humain sans défense.

    Non, Madame Belkacem. Ce n’est pas une liberté véritable que de pouvoir légalement tuer un enfant, son propre enfant.

    Non, Madame Belkacem. On n’a pas le droit d’utiliser le mot « consacrer » quand il s’agit d’un meurtre, et rien ne peut consacrer un droit qui n’existe que dans une législation illicite, car on n’a jamais le droit de tuer des innocents, et de camoufler le meurtre sous le sigle mensonger IVG. Comme s’il s’agissait de seulement interrompre un processus que l’on pourrait reprendre…

    Tout à l’heure dans mon épicerie préférée j’entendais deux jeunes femmes qui se disaient l’une à l’autre qu’elles ne voulaient pas d’enfants. L’une parlait d’une de ses amies qui avait eu un enfant « par accident », et qui était tombée enceinte une nouvelle fois « par accident ». Eh bien « celui-là aussi elle l’a gardé ». Elle a gardé quoi ? sinon son enfant, et non pas uneexcroissance de son corps.

    Mais ce qui m’a choqué était l’insouciance du propos. Cette amie pouvait garder ou ne pas garder son enfant. L’une ou l’autre possibilité était envisagée avec le même sourire. Elle pouvait le garder ou le jeter. C’est moralement équivalent.

    Et l’on parle encore de civilisation…

    Yves Daoudal

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/najat-belkacem-et-le-triple-mensonge-de-livg_113452.html#more-113452

  • Conflit israélo-palestinien : « divergences » au FN ?

    « Pour la première fois en 18 siècles, il n’y a plus de chrétiens dans la ville irakienne de Mossoul». Bruno Gollnisch a toujours apporté son soutien aux manifestations, rassemblements, initiatives diverses visant à interpeller nos compatriotes et le gouvernement sur le sort terrible qui frappe les Chrétiens d’Orient, et notamment ceux d’Irak depuis l’élimination du régime de Saddam Hussein. Ils sont aujourd’hui  chassés, persécutés, exécutés comme leurs frères de Syrie, par les milices djihadistes qui menacent désormais le Liban…La pétition soutenue parAleteia à l’intention de l’Onu et de la Ligue Arabe, pour leur demander d’intervenir au plus vite afin de mettre fin aux exactions commises par l’Etat Islamique (EI) et à l’éradication systématique des Chrétiens d’Irak, a déjà recueilli plus de 120000 signatures.

     Jacques Bordes le notait sur son blogue, la lettre Nûn (ﻥ) de l’alphabet arabe tracé sur les maisons chrétiennes par les miliciens de l’EI « est désormais le signe de reconnaissance et de solidarité de tous les chrétiens d’Orient et ceux qui les soutiennent. N pour Nazaréen, en référence à Jésus de Nazareth ».

     Comment en est-on arrivé là en Irak ? A cette question M. Bordes répond qu’ «il a été décidé au(x) plus haut(s) sommet(s) des États Occidentaux de ne pas bouger le petit doigt (…). Première raison à cela, la thalassocratie étasunienne, dans sa tension dialectique avec la puissance régionale montante qu’est l’Iran (avec laquelle il faudra bien qu’elle arrive à un partage des rôles) n’a pas directement intérêt à lui servir la part d’Irak qui relèvera d’un probable arc (ou croissant) chi’ite sur un plateau. Et pour l’aider à tempérer ces ardeurs iraniennes (les combattants de l’EI ) «dans le rôle de caillou dans le soulier persan,en valent bien un autre. À l’évidence, dans ce kriegspiel la peau de nos Chrétiens d’Orient compte pour des prunes… ».

     Enfin, outre le soutien financier du Qatar, d’émirs du Golfe, «une bonne partie du nerf de la guerre (des djihadistes), leur vient de l’argent des rançons payées par les lâches démocraties que nous sommes. En tête desquelles la République française ». Comme avant lui les calamiteux boutefeux Sarkozy, Juppé, BHL, François Hollande « était prêt à se jeter au col du seul État résolument laïc du Levant, la Syrie que, certes, notre pays (force de l’habitude, sans doute) a toujours poignardé dans le dos ».

     Nous le savons au moins depuis le Vietnam, on peut gagner une guerre sur le terrain mais la perdre sur le front médiatique. A cette aune les images des victimes civiles (dites « collatérales »en langage militaro-technocratique), dont de nombreux enfants, des attaques israéliennes sur Gaza, sont désastreuses. Par delà la réalité ou non des accusations de l’utilisation de civils comme bouclier humain, elles compliquent la tâche des diplomates et du gouvernement de l’Etat hébreu chargés de « vendre » et de justifier l’opération de Tsahal « bordure protectrice » en cours contre le Hamas.

     Si Benyamin Netanyahu s’est dit déterminé « à finir le travail », le Huffington Post Maghreb, publiait le 3 août un article qui soulignait que «malgré quelques remous dans la relation israélo-américaine, les Etats-Unis contrent toute initiative anti-israélienne aux Nations unies». Pour autant, «la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) lancée en 2005 par 171 ONG palestiniennes », popularisée principalement en France par l’extrême gauche et  visant à sanctionner Israël,  prend de l’ampleur.

     « Les appels au boycott (…) gagnent en popularité au point d’inquiéter sérieusement en Israël, mais ils sont loin de faire l’unanimité. En France, François Hollande, encore loin d’être président, cosignait avec Manuel Valls, Bernard-Henri Levy, plusieurs intellectuels et une vingtaine d’autres personnalités dans Le Monde en 2010, une tribune intitulée: Le boycott d’Israël est une arme indigne».Plus mesuré, «le président de l’Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas rejette le boycott généralisé d’Israël mais soutient celui des colonies israéliennes».

     Quelques articles paru dans les médias ont voulu noter un embarras des dirigeants du FN au sujet du conflit israélo-palestinien. Le Scan Politique du Figaro, le 29 juillet,  indiquait que si «le FN a pris des positions tranchées sur la Syrie, la Libye et l’Ukraine, (il) communique moins activement sur les évolutions récentes du conflit israélo-palestinien » notamment en raison de « divergences internes sur la question ».

     Divergences le mot est fort et n’est pas le plus adéquat.  Il est surtout plus prosaïquement question ici dans ce domaine particulier de sensibilités, qui existent plus largement  dans toutes les formations politiques et qui sont souvent structurées en « courants »,  et d’approches différentes du problème. Sachant que la position de fond du FN est invariable et partagée par tous ses dirigeants : le droit pour les Palestiniens comme pour les Israéliens de vivre en paix dans deux Etats viables, aux frontières sûres et reconnues. 

     « Au Scan du Figaro, Bruno Gollnisch a expliqué quen dehors de discussions informelles, l’exécutif (du FN) n’a pas pris de position officielle sur le conflit israélo-palestinien». Il a dénoncé les violences commises lors des manifestations pro-palestiniennes, « mais prône le droit de manifester et trouve normal que les arabophones s’identifient aux Palestiniens».

     Au nombre des divergences, il est cité le fait que Louis Aliot ait critiqué par exemple sur Sud Radio (la semaine dernière) le fait que «la France a plus de facilités à intervenir en Libye que de s’occuper de la guerre Israélo-palestinienne». Ou encore qu’il préconise «que la communauté internationale fasse pression pour obtenir une paix durable et le respect du droit». Alors que ce son côté  Bruno Gollnisch récuse tout interventionnisme: «Nous ne nous croyons pas tenus de prendre parti, c’est contraire à l’intérêt de la France. Aujourd’hui, c’est la mode, il faut toujours prendre parti sur tout».

     Sur le site de Marianne aujourd’hui, Romain Massa signe un article («Proche-Orient, lapatate chaude du Front National») qui voit dans le«silence inattendu » du FN (tout de même bien relatif !), «presque suspect » (sic),  la marque d’un tiraillement entre « pro » et «anti  sionistes»«Le Front est pris entre deux feux: celui de son histoire, marquée par une forte défiance envers Israël et symbolisée par Jean-Marie Le Pen ou encore Bruno Gollnisch et l’autre plus récente, pas encore totalement affirmée ni assumée, pro-israélienne,incarnée par Louis Aliot».

     A l’appui de cette « explication » qui ne s’embarrasse ni de finesse ni de subtilité, il est précisé que Marine Le Pen le 31 juillet, dans un entretien donné sur RMC, «a renvoyé Israël et le Hamas dos à dos » tout en refusant de condamner la LDJ, et en affirmant aussi quelques semaines plus tôt que  « le Front National est le meilleur bouclier contre le fondamentalisme islamiste pour les Juifs de France ». Dans le même temps, écrit M. Massa, «Louis Aliot affiche et assume son positionnement pro-israël», «s’y est d’ailleurs rendu et ne manque pas d’évoquer  ses origines juives pour dédouaner le FN d’un quelconque soupçon d’antisémitisme».

     Mais l’influence d’Alain Soral est il encore expliqué, de «la frange de l’extrême droite nationale-révolutionnaire, historiquement pro-palestinienne et très pourvoyeuse en militants» équilibrerait les deux plateaux de la balance. « Car oui, les musulmans sont aussi susceptibles de voter pour Marine Le Pen. La stratégie a été vendue à la direction du FN par Alain  Soral (…)   pour l’élection de 2007 », même si « la stratégie ne s’est pas révélée convaincante sur le plan électoral».

     Autre élément  à prendre en compte pour ce journaliste, qui acterait ainsi une marginalisation du courant antisioniste, «Marine Le Pen pourrait avoir la tentation de prendre le pas de sescollègues européens d’extrême droite. Les plus influents d’entre eux, défendent une ligne clairement sioniste».

     « Le FPO autrichien explique-t-il, les Démocrates suédois » (formation qui a  annoncé, contrairement aux autres partis cités ici, son  refus de faire un groupe au parlement européenavec le FN, NDLR) « ou encore la très sulfureuse Ligue du Nord italienne prennent fait et cause pour Israël, s’érigeant en défenseurs de la communauté juive contre l’islamisme. Sans oublier l’illustre Geert Wilders, leader du Vlaams Belang » (c’est faux, M. Wilders, Néerlandais, est président du PVV, le Vlaams Belang est un parti belge flamand présidé parGerolf Annemans, NDLR), « ultra sioniste, ami de l’ancien vice-Premier ministre d’Israël,Avigor Lieberman, adepte de la solution de  la bombe atomique sur Gaza. Tous ces partis qui font la cour à Israël ont un point commun : la virulence de leur propos sur l’Islam. Le Hollandais n’a pas manqué de comparer le Coran à Mein Kampf (… )». «Ces positions fermement pro-Israël induisent de fait la rupture totale avec l’électorat musulman ». 

     Pour autant, alors que la France compte les communautés arabo-musulmane et juive les plus importante d’Europe, il s’agirait pour le FN de « rassurer et séduire la communauté juive sans s’aliéner ni froisser la communauté musulmane » (« 2 millions de musulmans ont été appelés aux urnes en 2012 »): « la position est périlleuse et d’autant plus difficile à tenir quand les tensions sont vives là bas ».

     Nous le constatons, à l’appui de sa thèse, cet article de Marianne (comme d’autres du même métal) mélange avec approximation beaucoup de choses . «Le FN est pro-Français, occupons-nous des problèmes des Français d’abord» indiquait Louis Aliot sur Sud Radio.

     Une vérité comprise par tous les patriotes français, de toutes origines, qui a échappé pour le coup à l’académicien Alain Finkielkraut qui, réactivant  le slogan soixante-huitard de Daniel Cohn-Bendit  («nous sommes tous des juifs allemands »), déclarait  maladroitement il ya quelques mois que « face à la haine, nous sommes tous des sionistes !».

     Le FN lui, ne peut être par essence ni «sioniste» ou «anti sioniste», mais se veut en effet pro-Français tout simplement! Au sens ou les nationaux  ont  compris que si les Etats ont des intérêts permanents, des empathies particulières, civilisationnelles notamment,  comme avec nos frères Chrétiens d’Orient, ils ont aussi des amitiés transitoires et ne peuvent être éternellement liés 

     Nous le notions déjà en septembre 2011 sur ce blog, la grille de lecture du conflit israélo-palestinien par l’opposition nationale est beaucoup plus simple que les explications fournies par  les articles précités.

     Elle consiste à adopter le point de vue le plus conforme à la défense de nos intérêts nationaux qui doivent être la seule boussole d’un pays se voulant indépendant et non soumis aux intérêts géopolitiques de Washington, souvent liés à ceux de Tel-Aviv (et inversement) ; lesquels  ne sont pas toujours, très loin s’en faut, ceux des Français et des Européens.

     Certes, le plus dur pour un homme ou une femme, a fortiori pour un chef d’Etat,  n’est pas toujours de faire son devoir mais de le connaître. C’est pourquoi diriger un pays nécessite des qualités de clairvoyance, de courage et d’âme exceptionnelles qui font aussi actuellement défaut à la France sur la scène internationale.   

    http://gollnisch.com/2014/08/05/conflit-israelo-palestinien-divergences-au-fn/

  • Le communautarisme en maillot de bain

    Le personnel de deux des trois piscines de Châlons-en-Champagne menace de faire valoir son droit de retrait, tant les tensions sont fortes avec la communauté musulmane : insultes, menaces, chantage, requêtes communautaristes (port du voile, de la djellaba)... depuis quelques années, on ne peut pas dire que tout baigne. Après l'agression d'un agent de sécurité la semaine dernière (qui risque de perdre l'usage de son oeil), voici la goutte d'eau qui a fait déborder le bassin :

    "« un homme, qui s’est annoncé comme le représentant des jeunes qui posent problème » selon la direction de Régis-Fermier, a demandé s’il était possible de réaliser quelques entorses au règlement. En clair, qu’on laisse les jeunes qui le demandent entrer en short. « Selon lui, les tensions pourraient disparaître s’il y avait un assouplissement des règles pour certains mais égalementsi l’un des agents de sécurité pouvait être remplacé par un représentant de la communauté maghrébine choisi par eux-mêmes », s’étonne la responsable de Régis-Fermier."

    Louise Tudy

  • Une Irakienne réfugiée : "Au pèlerinage de Chartres, je me suis enfin sentie intégrée !"

    Famille chrétienne a recueilli le témoignage de trois jeunes Irakiens réfugiés en France depuis l'attentat contre la cathédrale de Bagdad en 2010. Ils racontent l'accueil glacial qu'ils ont reçu en France :

    "Ce fut, d’abord, le choc de découvrir une France qui n’est pas celle où ils avaient cru se réfugier. Non pas une société chrétienne, mais multiculturelle et athée. « J’avais imaginé la France et quand je suis arrivé à Paris, j’ai trouvé tout autre chose… »,témoigne Benoît.

    Ce choc, dont ils parlent volontiers, cache une autre amertume : celle de ne pas se sentir accueillis par les Français, particulièrement les chrétiens. Sur place, ils ont trouvé le traitement de l’administration française « froid et compliqué ». Aucune structure performante n’était présente pour les aider à s’insérer. Rita se souvient : « On a trouvé de l’aide auprès des Arabes, qui croyaient que nous étions musulmans. Mais quand ils apprenaient que nous étions chrétiens, ils partaient »."

    Et où se sont-ils enfin sentis accueillis ?

    "Ceux qui les reçoivent souvent et avec joie font partie de la frange la plus traditionnelle, comme la paroisse Saint-Eugène, le centre Saint-Paul ou encore la communauté Saint-Martin. « Au pèlerinage de Chartres, je me suis dit : enfin, je suis en France. Je me suis sentie intégrée ! On est mieux accueillis chez les traditionnalistes qu’ailleurs », confirme Rita. « Je ne sais pas pourquoi, mais on a senti quelque chose de différent. »"

    Louise Tudy

  • Rendre la France encore plus attractive pour les immigrés, voilà le projet de loi gouvernemental

    Le Conseil des ministres a profité de la période estivale pour faire avancer deux projets de loi, l’un sur l’immigration, l’autre sur l’asile, vus d’un prisme « éminemment de gauche » selon les mots du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

    Présenté le 23 juillet en Conseil des ministres, le projet de loi sur l’immigration a notamment pour but de « renforcer l’attractivité de la France« . Au vu de la quantité impressionnante de personnes venues de tous les continents qui cherchent chaque année à s’établir en France, il ne fait pourtant aucun doute que celle-ci exerce déjà un extraordinaire pouvoir d’attractivité…

    Parmi les mesures envisagées, il y a la création d’un « passeport talents« , destiné par exemple aux « artistes ». Pourtant, on ne compte plus les affaires de filières à l’immigration clandestine reposant sur des faux contrats d’artiste (musiciens, danseuses, etc).

    D’autre part, le projet de loi  propose de « nouveaux outils en matière de lutte contre l’immigration irrégulière« . Dont une mesure phare d’une naïveté déconcertante : l’assignation à résidence qui doit devenir « la mesure de droit commun en matière de privation de liberté des étrangers« . On imagine déjà la franche rigolade des immigrés clandestins à qui on va « ordonner » de ne pas sortir de leur logement.

    Quant au projet de loi sur l’asile, on notera que le gouvernement veut répartir les demandeurs d’asile sur tout le territoire. Voilà qui fera plaisir aux communes quelque peu préservées.

    Pierre Henry, le directeur général de l’association France terre d’asile, a de quoi se réjouir, lui pour qui « tout ce qui organise l’immigration légale et ouvre des portes (…) est le bienvenu« .

    http://medias-presse.info/rendre-la-france-encore-plus-attractive-pour-les-immigres-voila-le-projet-de-loi-gouvernemental/13839

  • Bloc-notes de L’AF 2891 : La leçon de Bouvines

    HOLLANDE A PERDU LES FRANÇAIS

    Ce 14 juillet au matin, c’est un silence de mort, entrecoupé de quelques sifflets et huées appelant à sa démission, qui l’ont accueilli, lorsqu’il est apparu, debout dans sa voiture, sur les Champs-Elysées.

    Des sifflets qui ne faisaient que rendre encore plus impressionnant ce silence glacial : pas un applaudissement. Seul résonnaient sur le pavé les sabots des chevaux des gardes républicains. L’homme était immobile, raide, le regard vide. Infiniment seul, en dépit du chef d’état major des armées, présent à ses côtés. Il ne se fait plus aucune illusion, et cela se voit.

    Oui, il a perdu les Français. Enfermé dans un déni permanent de réalité, comme cette annonce d’une reprise fragile, ce même 14 juillet, qu’il est le seul à entrevoir, il cristallise, à juste titre, d’ailleurs, puisque nul ne l’a contraint à exercer ses fonctions, plus encore qu’un mécontentement, une déception généralisée devant ce qu’il incarne : un Etat qui a renoncé.

    DES ÉLITES QUI TRAHISSENT

    Faire des sacrifices, les Français y seraient prêts, quoi qu’en disent les oligarques et leurs porte-parole, profiteurs du régime mais donneurs permanents de leçons, devant le prétendu refus de nos compatriotes de voir remis en cause leurs « acquis ». La France serait « irréformable » ! De là viendraient tous nos maux ! Encore faut-il savoir pour quoi, voire pour qui, accepter des sacrifices. Quand les élites passent leur temps à dénigrer la nation, à désintégrer la société, à diffamer son histoire ou à saper les fondements de sa cohésion, quand elles promettent, le plus rapidement possible, un traité transatlantique qui soumettra les Français aux intérêts américains et à la loi d’airain d’un marché dominé par le dollar, comment croire à leur souci du bien public, comment supporter qu’elles demandent à ceux-là même qui auront le plus à souffrir des conséquences de leurs reniements, de faire les sacrifices nécessaires ?

    LE TROU NOIR DE LA LAÏCITÉ

    Comment croire aussi nos hommes politiques lorsque, droite et gauche confondues, ils appellent à l’interdiction de manifestations sous prétexte de refuser l’importation sur notre sol de conflits étrangers, quand on sait qu’ils ont méthodiquement organisé, depuis plus de quatre décennies, via une immigration galopante, la communautarisation de notre pays, l’effacement de sa culture, le rejet de sa civilisation ? Il faut « faire France », disent les uns, dans le reniement de la langue et de l’histoire nationales, après que les autres ont plaidé que la France « dont nous défendons les couleurs [...] c’est une France à laquelle chaque nouvel arrivant, chaque nouveau Français apporte son histoire, les richesses de son origine, sa contribution » — nous ne rappellerons jamais suffisamment ces mots de l’imposteur Sarkozy.

    Comme le rappelait Marie-Madeleine Martin, dans son admirable et plus que jamais indispensable Histoire de l’unité française, si nos rois « acceptaient d’assimiler le plus promptement possible aux régnicoles [ie : les natifs], les nouveaux venus qui montraient leur accord avec nos coutumes et nos lois, et leur désir de s’intégrer dans la famille française, encore fallait-il le secours du temps, la preuve d’une longue fidélité ou l’éclat de quelque service extraordinaire pour justifier cette adoption. Le père de famille ne perdait jamais de vue l’intérêt premier de ses proches, s’il restait capable de se reconnaître comme membre du genre humain »... Mais à quelles coutumes ou à quelles lois peuvent s’assimiler de nouveaux venus, voire des immigrés de deuxième ou troisième génération à qui on n’a toujours pas appris ce qu’était être Français, lorsque ces coutumes ou ces lois se résument à une laïcité pensée comme la négation même de la France ancestrale, véritable trou noir où s’est désintégré le corps spirituel de notre pays, au profit d’une abstraction aussi indigeste que nihiliste ? Plus simplement, quelle signification peut avoir une nationalité qui est bradée ? Et fait l’objet de soldes permanents ?

    LA LEÇON DE BOUVINES

    La France est à la croisée des chemins. Entre des partis politiques qui étalent sans fard leur putride décomposition, des élites dont les Français n’attendent plus rien, un Etat qui a renoncé publiquement à assumer le bien public, une Europe qui exprime avec cynisme son asservissement, il est vrai originel, à l’empire américain, et un monde qui devient d’autant plus dangereux, que la France n’y fait plus entendre une voix différente, d’équilibre des puissances, mais a rejoint le camp atlantiste, il ne peut être question de nous masquer les raisons de nous inquiéter. Il y a cent ans, l’impérialisme allemand déclarait la guerre la plus dévastatrice de l’histoire européenne, sans que la république française ait su préparer un conflit, pourtant prévisible. Aujourd’hui, l’impérialisme américain souhaite enfermer les Européens dans une logique de blocs où, nous Français, avons tout à perdre car cette logique est la négation même de notre politique millénaire de refus de se soumettre à la loi des empires.

    Au contraire, s’appuyant sur un peuple qui manifestait pour la première fois de manière aussi flagrante son unité, Philippe-Auguste remportait le 27 juillet 1214 la bataille de Bouvines, « [s’occupant] d’en finir avec les alliés que Jean sans Terre avait trouvés en Flandre lorsque l’empereur Othon s’avisa que la France grandissait beaucoup. Une coalition des rancunes et des avidités se forma : le Plantagenêt, l’empereur allemand, les féodaux jaloux de la puissance capétienne, c’était un terrible danger national. Si nous pouvions reconstituer la pensée des Français en l’an 1214, nous trouverions sans doute un état d’esprit assez pareil à celui de nos guerres de libération. L’invasion produisait déjà l’effet électrique qu’on a vu par les volontaires de 1792 et par la mobilisation de 1914. » (Jacques Bainville, Histoire de France)

    En 2014, la situation est plus critique que jamais. Nous n’avons plus de roi, mais une république redevenue acéphale ; les vassaux des impériaux et des féodaux ont soumis l’Etat ; quant aux Français, s’il est criminel de croire qu’ils ont perdu les qualités de leurs ancêtres, la république leur a fait perdre leur unité. Plus que jamais, il est de notre devoir de concourir à l’armement moral de nos concitoyens en ces temps incertains pour le pays. Et de préparer le retour du roi. Car nous avons besoin d’un nouveau Philippe Auguste pour soumettre les ennemis de la France, tant de l’intérieur que de l’extérieur, avant qu’un nouveau saint Louis, petit-fils du précédent, ne redonne à notre pays le vrai visage de son universalité.

    François Marcilhac - L’AF 2891

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Bloc-notes-de-L-AF-2891-La-lecon