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France et politique française - Page 4197

  • La convention qui lie le ministère de l’Intérieur à la LICRA…

    Le mardi 29 juillet 2014, Alain Jakubowicz, président de la LICRA, a été reçu par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur (PS) afin de renouveler la convention liant la Licra au Ministère de l’Intérieur. Une convention entre le ministère de l’Intérieur et la Licra ? De quoi s’agit-il ?

    Le 1er décembre 2010, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur (UMP) et Alain Jakubowicz, président de la Licra, signaient une convention aux fins que ministère de l’Intérieur et Licra « conjuguent leurs efforts dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

    Réunion et signature d'une convention avec la LICRA.

    Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, avait parfaitement décrypté les conséquences de cette convention dans un communiqué toujours d’actualité.

    (…) En vertu de cet accord, chaque commissariat de police, chaque gendarmerie recevra pour diffusion la documentation de la LICRA. Une formation à l’antiracisme est prévue dans les écoles de police et de gendarmerie. Une coopération avec la LICRA est prévue en matière de « veille sur internet » pour prévenir les « dérives » sur la Toile complétée par des « échanges de statistiques ».

    Voilà que le ministère de l’Intérieur devient ainsi formellement non seulement le financier de la Licra au travers des subventions versées à cette association, mais au surplus, son informateur.

    En outre, cette démarche ne manque pas de soulever un certain nombre de questions, notamment de nature juridique. Est-il légal que le gouvernement passe une convention avec une association de la loi de 1901 en l’associant étroitement aux prérogatives de la puissance publique en matière de répression des dérives alléguées du racisme ? (…) Est-il légal que policiers et gendarmes, dont ce ne sont pas les fonctions reconnues par l’Etat, se fassent les agents involontaires de la publicité de la LICRA

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  • La ville de Nancy ne sait pas comment dépenser son argent

    La ville de Nancy va prochainement s’équiper d’une maison LGBT. André Rossinot, ancien maire (UDI) de Nancy a initié le projet.

    Addendum 

    Pourtant la ville de Nancy avait une dette de 109 millions au 31 décembre 2013, et la communauté urbaine du grand Nancy de 667 millions, soit une dette supérieure à 3 500 € par habitant...ce qui doit placer Nancy dans le peloton des villes les plus endettées.

    Michel Janva

  • La ville de Nancy ne sait pas comment dépenser son argent

    La ville de Nancy va prochainement s’équiper d’une maison LGBT. André Rossinot, ancien maire (UDI) de Nancy a initié le projet.

    Addendum 

    Pourtant la ville de Nancy avait une dette de 109 millions au 31 décembre 2013, et la communauté urbaine du grand Nancy de 667 millions, soit une dette supérieure à 3 500 € par habitant...ce qui doit placer Nancy dans le peloton des villes les plus endettées.

    Michel Janva

  • [Entretien] Tugdual Derville (Alliance Vita) à L’Action Française : "Le grand réveil des consciences qui a embrasé la France en 2013, spécialement les jeunes, me fait penser à la sortie d’Egypte."

    L’association Alliance VITA s’est fait connaitre par ses scénographies spectaculaires alertant contre la loi Taubira, l’euthanasie etc. Elle est réputée pour son ton paisible et son expertise qui en font un acteur-clé sur les sujets liés à la vie. Avec Comme maître-mot : « solidaires des plus fragiles », Alliance VITA anime des services d’aide destinées aux personnes confrontées aux épreuves de la vie à ses débuts (SOS bébé) et à sa fin (SOS fin de vie).

    Nous avons interrogé Tugdual Derville, son délégué général, également co-initiateur du Courant pour une écologie humaine.  

    L’AF 2891 : Quel regard portez-vous sur l’affaire Vincent Lambert ? Sur la décision du Conseil d’Etat et celle de la Cour européenne des droits de l’homme ?  

    Tugdual Derville : Avant d’être une affaire, c’est le drame d’une famille autour d’un de ses membres. Depuis son accident, Vincent Lambert oscille entre un état pauci-relationnel (avec une communication très limitée) et neurovégétatif (sans communication). C’est terrible à appréhender dans la durée pour ses proches. Nous les savons divisés. Je crains que la responsabilité n’en incombe à la proposition médicale de cesser de le nourrir. Ne prétendons pas trancher le différend familial, mais regardons en face la situation de cet homme : il n’est pas en fin de vie ; il respire seul. Son état est comparable à quelque 1700 autres personnes qui vivent en France. Nous comprenons donc la stupéfaction de ses parents qui ont découvert, un jour de 2013, qu’on avait arrêté de l’alimenter et de l’hydrater, avec l’intention de provoquer sa mort. Ils demandent aujourd’hui que nutrition et hydratation lui soient garanties, et qu’il soit enfin pris en charge dans un service adapté à son état, au lieu d’être privé de kinésithérapie, de sorties etc. C’est cette requête qu’examinera la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

    Qu’il y ait une impatience à ce qu’une personne cesse de vivre fait partie de notre ambivalence naturelle dans les grandes épreuves. Mais que la société renonce à prendre soin, et décide de provoquer la mort, c’est franchir une ligne jaune, avec des conséquences incalculables. Le Conseil d’Etat a estimé que la poursuite de l’alimentation était de l’acharnement thérapeutique. Nous partageons plutôt l’avis du professeur Xavier Ducrocq, neurologue, et de bien d’autres, qui trouvent que cet avis est abusif et très dangereux, et pas seulement pour Vincent Lambert. Personne ne le « force à vivre » : il vit. C’est parfois tentant de considérer que la vie d’autrui n’a plus de sens, d’autant que nous vivons dans un monde dur pour les faibles. Je m’associe à l’alerte des associations de traumatisés crâniens : avec cette logique, les personnes très dépendantes se sentent abandonnées…

      Que pensez-vous de l’acquittement du Dr Bonnemaison puis de l’appel du Parquet ? Cet appel qui vous a soulagé, n’est-il pas étonnant, compte tenu de la volonté du gouvernement d’en arriver à terme à une légalisation de l’euthanasie ?

    L’acquittement du Dr Bonnemaison par un jury d’assises nous a inquiétés, et l’appel rassurés. Un chapitre de mon livre La Bataille de l’euthanasie (Salvator) est consacré à un procès comparable : en 2008 une mère, Lydie Debaine, qui avait mis fin aux jours de sa fille handicapée dans un accès d’épuisement, a été acquittée par un jury d’Assises sous les applaudissements. Mais des voix se sont élevées : être handicapé allait-il signifier qu’on pouvait être tué impunément ? La question se pose aujourd’hui pour les personnes âgées qui arrivent aux urgences… L’émotion compassionnelle entretenue autour de la personnalité fragile du Dr Bonnemaison fait oublier le statut des victimes. Le tout, dans un contexte où l’on veut protéger un confrère, l’enfant du pays… Nous espérons qu’en un lieu plus paisible, un second procès faisant moins de place aux militants de l’euthanasie saura trouver la juste peine. En seconde instance, Lydie Debaine avait été condamnée à de la prison avec sursis…

    Quant au gouvernement, il est hésitant. D’abord il veut éviter un nouveau mouvement social. Il l’a avoué. Et François Hollande n’a jamais prononcé le mot euthanasie. Ensuite, le pouvoir sait que l’injection létale dénaturerait notre système de santé par la rupture de la confiance soignants-soignés. L’euthanasie « de facilité » s’est répandue en Belgique où l’éligibilité à l’euthanasie légale ne cesse de s’élargir tandis que l’euthanasie clandestine explose, par désinhibition. On entrouvre la porte et on finit par considérer l’euthanasie comme « l’ultime soin palliatif », au détriment des traitements contre la douleur. Nous craignons, à court terme, une dérive insidieuse, avec deux risques. Le premier, c’est le « suicide assisté » : on mettrait des produits létaux à disposition de certains patients.

    Mais attention ! Faire entorse à la politique de prévention du suicide fragiliserait toute personne traversant une crise suicidaire. Peut-on désigner des catégories de gens dont la vie ne vaudrait plus la peine d’être vécue ? Ce serait les pousser vers la sortie. Le second risque vient des dérives de la sédation. Ce type d’anesthésie destiné à soulager le patient ne doit pas devenir euthanasique. Nous demandons à Jean Leonetti de ne plus parler de « sédation terminale », mais de sédation « en phase terminale ». Il faut rappeler les deux critères qui définissent l’euthanasie : l’intention (tuer) et le résultat (la mort), quel que soit le moyen utilisé. Alliance VITA sera vigilante pour qu’on ne vienne pas légitimer des formes d’euthanasie en occultant ce mot, comme Bernard Kouchner l’a lui-même proposé.  

    Vous êtes au cœur de la lutte pour la défense de la vie : le veto de la Commission européenne à l’initiative citoyenne "Un de nous" visant à demander l’arrêt du financement public européen de la recherche sur l’embryon rappelle énormément le refus du Conseil Economique, Social et Environnemental de valider la pétition, pourtant présentée dans les règles, visant à demander au CESE de se saisir du projet de loi sur le mariage pour tous... Ne se trouve-t-on pas confronté, aux plans national et européen, à une volonté délibérée d’écarter les citoyens des débats sur les questions sociétales ? 

    Je crois que la prétendue démocratie participative a montré son visage : c’est un leurre. Devant le succès, en France et en Europe, des pétitions lancées par notre famille de pensée, les technocrates ont pratiquement dit qu’il leur appartenait de trier entre les demandes légitimes et les illégitimes. Cet accès de toute-puissance a le mérite de la clarté. Pour ma part, je pense que les superstructures étatiques sont le reflet de la culture dominante. Et c’est sur cette dernière que nous pouvons agir, autour de nous, dans le cœur de nos activités, pour que l’Homme soit protégé. C’est cela, faire de la politique, au sens noble. Et c’est ce que propose le Courant pour une écologie humaine. A nous de construire une culture de l’altruisme propre à enrayer la spirale libérale-libertaire qui blesse l’humanité.  

    L’avortement, thérapeutique ou non, semble malheureusement être entré dans les mœurs ; quant à l’euthanasie, les sondages semblent conforter les "pro-mort"... D’un autre côté, la mobilisation contre le mariage pour tous a été impressionnante, notamment du côté de la jeunesse : quelles raisons avons-nous d’espérer ? 

    Chacun peut puiser dans le sanctuaire inviolable de sa conscience la paix du cœur, capable d’entretenir la flamme de son espérance, au-delà de toute apparence. Pour moi, chaque rencontre me permet de vérifier l’extraordinaire soif de bon, de vrai et de beau qu’il y a dans toute personne. Inutile de maudire l’obscurité : il faut s’engager et témoigner. Regardons la façon dont telle ou telle minorité a été capable de faire basculer l’histoire ! Il n’y a pas de fatalité. Le grand réveil des consciences qui a embrasé la France en 2013, spécialement les jeunes, me fait penser à la sortie d’Egypte. Il reste une longue marche à accomplir, avec tant de péripéties. Bref, beaucoup de travail. Mais quelle extraordinaire perspective que la plénitude de vie promise !

    Propos recueillis par François Marcilhac - L’AF 2891  

  • La peine capitale : un non-sens dans un monde sécularisé

    Gérard Guyon, professeur émérite de l'Université de Bordeaux (droit, sciences politiques), historien des institutions et des idées politiques, ayant travailléprincipalement sur le rôle du christianisme dans les fondations de l'Europe, a publié un ouvrage politiquement très incorrect dont l'intitulé donne le ton :Plaidoyer pour une peine capitale. Le crime d'homicide est inscrit dans le coeur des hommes avant d'être le produit de la société, et la peine capitale a pour but de mettre en évidence le caractère exceptionnel du droit de punir. Elle révèle, en outre, la plénitude sacrée du pouvoir des juges et leur écrasante responsabilité dans la protection de la vie. Un discours inaudible aujourd'hui. Extrait :

    C"[C]ela signifie-t-il que la peine capitale serait dépourvue de sens hors de tout univers religieux ? La réponse ne peut qu'être positive. On le constate, la désacralisation de la mort est presque achevée. Ses conséquences sont observables dans la disparition de la peine capitale. La justice a perdu depuis déjà longtemps ses symboles religieux. Ses nouveaux bâtiments le montrent d'un seul coup d'oeil. Et une distorsion qui n'est pas simplement d'ordre technique est de plus en plus visible entre ce qui reste de majesté dans l'apparat des juges et leur appareillage juridique ; dans l'atmosphère qui règne dans les tribunaux, l'attitude des justiciables, le mensonge permanent, le parjure, l'impossible réception, au mieux la difficulté ou même le refus d'acquiescer aux verdicts ; dans la recherche de voies d'appel et de recours sans fin qui signent, mieux que tout le reste, l'incapacité de juger et d'imposer une peine. Le sacerdoce ne préside plus les audiences tout comme il tend à déserter le choeur des autels. Dans l'un comme dans l'autre, le sacrifice n'est plus de mise. On l'a volontairement fait disparaître. Comment pourrait-on continuer à croire que les fautes des hommes puissent être encore punies par des peines, alors qu'il n'y a plus de coupable ni de victime, plus de sacrifice et plus de sacrificateur ? Donc plus de peine, plus de mort. Plus de prix de la vie."

    Michel Janva

  • Le gouvernement lance la mobilisation pour tuer

    Le nombre de chômeurs explose, la dette du pays augmente, la criminalité n'a jamais été aussi importante... mais la seule préoccupation de ce gouvernement est l'avorter.

    L’accès à l’avortement se complique pendant l’été avec la fermeture de nombreuses structures pour les congés, au point que le gouvernement a lancé vendredi un appel à la «mobilisation». En cet anniversaire du début de la Grande guerre, cet instinct morbide est stupéfiant. Marisol Touraine a rappelé aux Agences régionales de santé (ARS) sa «détermination à ce qu’une permanence soit assurée dans chaque territoire» pour la pratique des avortements pendant l’été. Elle entend ainsi

    «lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l’égalité d’accès des femmes à ce droit fondamental».

    Planquez les femmes enceintes dans des tranchées, bientôt ils viendront les éventrer à la baïonnette.

    Michel Janva

  • Najat Belkacem et le triple mensonge de l’IVG

    Le Conseil constitutionnel a validé la suppression de la notion de « situation de détresse » pour avoir recours à l'avortement. Le Nouvel Observateur a demandé laréaction de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de la femme. Naturellement, elle s’en félicite, et en profite pour réitérer le triple mensonge, la triple imposture du droit à l’avortement, dans une seule phrase :

    « Je considère moi que pouvoir disposer librement de son corps est non seulement un droit mais est même le préalable à l'autonomie et à la liberté véritable des femmes. Ce texte permet de véritablement consacrer le droit à l'IVG. »

    Non, Madame Belkacem. Comme on le sait encore dans votre (autre) pays, avec l’avortement la femme ne dispose pas de son corps mais du corps et de la vie d’un autre, d’un tout petit être humain sans défense.

    Non, Madame Belkacem. Ce n’est pas une liberté véritable que de pouvoir légalement tuer un enfant, son propre enfant.

    Non, Madame Belkacem. On n’a pas le droit d’utiliser le mot « consacrer » quand il s’agit d’un meurtre, et rien ne peut consacrer un droit qui n’existe que dans une législation illicite, car on n’a jamais le droit de tuer des innocents, et de camoufler le meurtre sous le sigle mensonger IVG. Comme s’il s’agissait de seulement interrompre un processus que l’on pourrait reprendre...

    Tout à l’heure dans mon épicerie préférée j’entendais deux jeunes femmes qui se disaient l’une à l’autre qu’elles ne voulaient pas d’enfants. L’une parlait d’une de ses amies qui avait eu un enfant « par accident », et qui était tombée enceinte une nouvelle fois « par accident ». Eh bien « celui-là aussi elle l’a gardé ». Elle a gardé quoi ? sinon son enfant, et non pas une excroissance de son corps.

    Mais ce qui m’a choqué était l’insouciance du propos. Cette amie pouvait garder ou ne pas garder son enfant. L’une ou l’autre possibilité était envisagée avec le même sourire. Elle pouvait le garder ou le jeter. C’est moralement équivalent.

    Et l’on parle encore de civilisation…

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2014/08/01/najat-belkacem-et-le-triple-mensonge-de-l-ivg-5421283.html

  • La Ligue de Défense Juive bientôt dissoute par le ministère de l’Intérieur ?

    Le ministère de l’Intérieur étudie la possibilité de dissoudre la Ligue de défense juive (LDJ), milice communautaire, a annoncé Libération qui cite « une source policière haut placée » et révèle que « la DLPAJ (Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur) travaille à temps plein pour étudier la possibilité d’une interdiction de la LDJ« .

    « Nous procédons à l’analyse juridique la plus fine possible dans le respect du droit« , a-t-il été confirmé à l’AFP. La dissolution pourrait être prononcée malgré que la LDJ n’est pas une association légalement constituée, mais un groupement de fait.

    Même le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait jugé cette organisation « dans l’excès« , « dans des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés« .

    La LDJ s’inspire de la Jewish Defense League, qualifiée de « groupe terroriste » par le FBI en 2001 et arbore l’emblème (un poing brandi dans une étoile de David noire sur fond jaune) d’un parti nationaliste religieux interdit en Israël, le Kach. Certains de ses membres, comme ceux du Betar, autre milice communaitaire présente en France, sont formés au krav maga, un sport de combat d’origine israélienne.

    http://medias-presse.info/la-ligue-de-defense-juive-bientot-dissoute-par-le-ministere-de-linterieur/13715

  • Les idéologues du gender n'assument pas leur radicalisme

    Mathieu Bock-Côté est sociologue, chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu'à la radio de Radio-Canada. Dans une tribune publiée sur Figarovox, il dénonce le gender. Extrait :

    "Un autre combat se profile devant les tribunaux: celui visant à démonter l'obligation légale d'assigner aux enfants un sexe à leur enfant à la naissance. Elle est accusée de «transphobie». C'est aussi dans cet esprit, d'ailleurs, qu'on célèbre les innovations faisant la promotion d'une éducation non-genrée. L'école est évidemment un terrain de bataille, et cela depuis quelques années déjà. On se souviendra ainsi de ce manuel scolaire qui en 2009, offrait aux enfants du primaire trois manière de définir leur identité sexuelle: je suis 1) un garçon 2) une fille 3) je ne sais pas encore. Comment ne pas y voir une forme d'endoctrinement qui pousse, au nom de réalités marginales, à la déconstruction des repères humains les plus fondamentaux?

    Étrangement, les partisans de la théorie du genre n'assument jamais leur radicalisme et vont jusqu'à contester son existence. Ils présentent chacune de ces propositions comme autant d'ajustements inévitables et nécessaires du droit, de l'administration et de la pédagogie à une société plurielle entendant lutter contre toutes les discriminations. Il n'est pas interdit d'y voir une terrible hypocrisie. Chose certaine, on touche ici la question anthropologique. Quoi qu'en pensent les adeptes d'une réduction matérialiste de la vie politique, cette dernière ne saurait se réduire aux seuls enjeux économique. On s'imagine mal les hommes de bon sens consentir à la dissolution de la question anthropologique dans l'individualisme extrême camouflées dans la rhétorique des droits."

    Michel Janva

  • Le CSA, l’éradication des trisomiques et l’intérêt général

    Jean-Marie Le Méné réagit au communiqué du CSA :

    "Le CSA ne dit pas n’importe quoi, hélas on en vient presque à le regretter.

    Dans l’affaire qui l’a conduit à semoncer des chaines de TV pour avoir diffusé un spot de sensibilisation à la trisomie 21, le CSA considère qu’il s’agit d’un message qui n’est ni consensuel ni d’intérêt général. Le malheur, c’est que le CSA a en partie raison !Il a raison dans la mesure où l'élimination de masse des enfants trisomiques, fruit du dépistage programmé, budgété, systématisé et remboursé par la sécurité sociale, c’est cela qui est aujourd’hui présenté comme relevant de l’intérêt général. La trisomie, c’est l’histoire d’une maladie qui n’a jamais été mortelle mais que la technique et le marché ont rendu mortelle. Prodige de la modernité. Dès lors, un message de sensibilisation à la vie heureuse d’une personne atteinte de trisomie n’est effectivement pas consensuel.

    Au cas où nous n’aurions pas bien compris, le CSA précise qu’il s’agit de « ne pas troubler la conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, ont fait des choix de vie personnelle différents ».Confusion d’anthologie oublieuse des leçons du passé, où la conscience morale ne s’en réfère qu’à la loi. Euphémisme d’anthologie où le « choix de vie personnelle » consiste à supprimer un enfant et conduit collectivement à l’éradication des personnes trisomiques.

    Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Mais c’est plus grave. Il se tait devant l’eugénisme. Il refuse de poser une limite à cette folie inédite dans l’histoire qu’est l’extermination quasi complète – par compassion fallacieuse - d’une population stigmatisée par son génome. Non seulement les trisomiques n’ont plus le droit de vivre, mais on n’a même plus le droit d’en parler. A l’euthanasie fœtale, s’ajoute désormais une restriction de la liberté d’expression. Le chiffre d’affaire de l’exploitation des tests de dépistage de la trisomie 21, dont les laboratoires américains nous inondent, par pure philanthropie, s’élève à 10 milliards $ dans le monde. La France enregistre, avec 96 % de trisomiques avortés, le taux le plus élevé. Cette politique mortifère lui coûte la bagatelle de 250 millions € chaque année avant de lui coûter encore davantage quand l’assurance maladie achètera sous peu les nouveaux tests de dépistage non invasifs. Mais silence ! Le jour n’est pas loin où il faudra une imprimatur avant de tourner des images qui évoquent le bonheur de vivre des personnes handicapées dans des familles qui les aiment.

    Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Il ment. Il tient pour acquis que cette traque des enfants trisomiques avant leur naissance est partagée par tous. Que l’on peut hypocritement afficher une solidarité nationale avec les personnes handicapées et tout mettre en œuvre pour qu’elles ne naissent pas. Il feint d’ignorer que de plus en plus de femmes en ont assez de cette focalisation compulsive sur leur grossesse, de ce harcèlement, de ces pressions, de cette offre de dépistage qui, pour créer la demande, déshumanise l’enfant qu’elles portent et les somme de poser un choix inhumain : supprimer cet enfant ou encourir le reproche de l’avoir gardé. Il fait comme si les familles n’étaient pas capables d’aimer leurs enfants différents. Il traite celles qui ont donné la vie ou adopté un enfant handicapé comme si elles n’existaient pas, ne comptaient pour rien et n’avaient pas reçu un coup de poing dans le ventre avec cette mise au ban de la société.Il faut quand même savoir que les fameuses plaintes brandies par le CSA pour fonder son avis se comptent sur les doigts d’une seule main … La honte ! Deux ou trois plaintes valent donc une vidéo qui a été vue plus de 5,5 millions de fois avec une émotion incroyable, qui a été primée à Cannes, diffusée à l’ONU, soutenue et encouragée par des responsables politiques… à l’étranger ?

    Je pose solennellement la question : qui, aujourd’hui, envoie un message positif, d’accueil, de bienvenue, aux enfants trisomiques ? Qui en est capable, qui en a l’envie, qui en a le courage ? Qui fait quelque chose pour leur rendre justice, pour mettre la recherche et la médecine de leur côté, pour qu’ils retrouvent un jour les pleines capacités cognitives dont ils sont privés à cause de leur chromosome en plus ? Qui reçoit ces patients et les familles en consultation, les écoute et leur délivre autre chose qu’une prophétie de malheur ? Oui, nous sommes fiers la Fondation Jérôme Lejeune, le Collectif des Amis d’Eléonore et CoorDown et d’autres associations européennes, d’avoir obtenu - et avec quel succès - qu'une fois, une fois seulement, et publiquement, soit évoqué le bonheur auquel ont droit les personnes trisomiques et de leurs familles. Le clergé du CSA peut nous mettre à l’index, tout ce qu’il pourra nous retirer n’éteindra jamais la mèche d’espoir désormais allumée et qui parcourt le monde."

    Michel Janva