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France et politique française - Page 4233

  • Aurélie Filippetti : "On a tous un petit peu d'Algérie en nous"

    Le ministre de l'Inculture explique pourquoi elle regardera le match qui opposera l'Algérie à l'Allemagne ce soir :
    "On a tous un petit peu d'Algérie en nous (...) On a fêté le centenaire d'Albert Camus, qui était un immense écrivain français, né en Algérie, qui avait une passion pour l'Algérie, et pour le football. (...) On est tous un peu concernés, évidemment, et on vibre tous un peu, quand on a un match d'un pays qui est aussi fortement lié à l'histoire de notre pays."
    Sans doute le ministre voulait-il dire :
    "On aura tous un petit peu d'Algérie chez nous ce soir. (...) On a fêté le centenaire d'Albert Camus, qui était un grand écrivain français, né dans le département algérien, qui avait une passion pour l'Algérie française, et pour le football et qui va se retourner dans sa tombe. (...) On est tous un peu concernés, évidemment, et on s'inquiète tous un peu des émeutes qui suivront un match d'un pays qui crache sans cesse sur l'histoire de notre pays."

  • Désintégration morale, désintégration sociale

    Panem et circenses,  du pain et des jeux. Desjeux il y en a toujours, du pain de moins en moins. Alors que les médias ont reçu des consignes et/ou s’autocensurent afin  de ne pas donner d’écho aux nouveaux débordements antifrançais de supporters algériens  qui se sont déroulés hier soir après le  match opposant la Mannschaft à l’équipe des Fennecs, la victoire des bleus sur le Nigéria  quelques heures auparavant n’occulte pas complètement notre situation économique dramatique. Le Figaro aujourd’hui, comme le JT de TF1 hier soir, ont rappelé malgré l’euphorie footballistique le bilan de dix années de cogestion UMPS du pays. La dette de la France atteint désormais 30 000€ par Français, elle a  ainsi doublé depuis 2004  pour atteindre 1 985,9 milliards d’euros, soit 93,6 % du PIB !  Entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014,  celle-ci  a augmenté de 45,5 milliards d’euros. Dégringolade qui suit en parallèle une décadence intellectuelle et  morale. La semaine dernière, pour acclimater dans les esprits l’élimination des  citoyens à charge (?),   Bernard Kouchner l’ancien ministre de la Santé du gouvernement Jospin, préconisait sur France Inter,  interrogé par Patrick Cohen,  d’arrêter d’utiliser le mot euthanasie, trop anxiogène :  « D’abord, il y a le mot nazi dedans, ce qui n’est pas très gentil » (sic)  a expliqué  M.  Kouchner. « Et puis on a tout de suite l’impression qu’il y a une agression, qu’on va forcer les gens »… Ben voyons.

     Cette duplicité est elle aussi de mise avec l’annonce par le  ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon la fin de l’expérimentation des ABCD de l’égalité  ? Un  délire idéologique s’inscrivant dans la théorie du genre, dénoncé avec force par Bruno Gollnisch, qui fut lancé  en début d’année dans 600 classes, de la maternelle au CM2. Cet ABCD  serait donc remisé aux oubliettes…mais  remplacé par  une « mallette pédagogique ». Celle-ci sera  mise à disposition des enseignants en septembre,   inscrite dans le projet éducatif des établissements et traitera de l’égalité   fille-garçon… thème qui  est déjà enseigné depuis longtemps…

     M. Hamon et Najat Vallaud-Belkacem  ont  certes claironné  un plan d’action ambitieux « sans équivalent »  en remplacement de cette expérimentation foireuse. Mais le lobby LGBT,  la  gauche  dans son ensemble, des syndicats  (UNSA, FCPE, SNE…) ont dénoncé une reculade devant l’extrême droite et la réaction ; d’ores et déjà,  les interventions de militants homosexuels et transsexuels prévues pour la rentrée dans les écoles ont en effet  été  annulées…

     Si cette reculade se vérifie dans les faits, et il convient de rester vigilant,  Bruno Gollnisch se félicite de  cette victoire, qui est celle de  la mobilisation  des familles. Cette opposition au laisser faire  laisser  passer, à l’idéologie libérale-libertaire qui imprègne les partis du Système de gauche comme de droite, est symptomatique du besoin croissant de nos compatriotes de   repères, d’une armature, d’une  réaffirmation de nos valeurs civilisationnelles.  Une saine réaction, vitale dans  une Europe bruxelloise qui se désagrège, au moment même ou  les apôtres planétariens somment les Européens, les Français, d’éradiquer toutes les frontières (culturelles, physiques, anthropologiques…) pour bâtir  l’homme nouveau,  une société   transgenre .

     Ancien communiste, ancien braqueur, le docteur en philosophie et homme de gauche  Bernard Stiegler  a bien analysé  les évolutions mortifères de notre société ultra-libérale.  Dans un entretien accordé à Rue 89 et publié  le 28 juin,  et au-delà de ses fatwas anti-FN, fatigantes, mécaniques,  peu originales et surtout mensongères, il rejoint l’opposition nationale lorsqu’il remarque  que nous sommes entrés depuis trente ans dans un projet global  « (fondé) sur l’idée qu’il valait mieux liquider l’Etat et financiariser le capitalisme en laissant la production se développer hors de l’Occident – et cela a été le début du chômage de masse ».

     « Cette liquidation a créé une insolvabilité de masse dissimulée par les systèmes de subprimes et de  credit default swap,  très profitables aux spéculateurs mais ruineux pour l’économie, un hyperconsumérisme extrêmement toxique sur le plan environnemental, une grande misère symbolique sur le plan mental, et une précarisation généralisée provoquant un sentiment d’insécurité bien réelle et une désintégration sociale ».

     Or, qu’il le veuille ou non,  le FN apparaît de manière croissante comme un  antidote à  cette désintégration, à ce  déclin  qui est aussi une perte de vitalité spirituelle comme réponse au matérialisme desséchant véhiculé par la mondialisation  ultra-libérale.  

     Cela,  un nombre croissant de  catholiques pratiquants l’a bien compris.  Selon La Croix qui consacrait un article à ce sujet le 29 juin,  « l’incompatibilité entre l’Évangile et l’idéologie du FN, explicitement énoncée par une grande partie de l’épiscopat français dans les années 1980  – et récusée avec force à l’époque par les argumentaires frontistes  fournis par Bernard Antony rappelle La Croix -  paraît désormais lointaine. Oubliés, également, les discussions de la fin des années 1990 sur la possibilité d’excommunier Jean-Marie Le Pen et les refus, de la part de certains évêques, de baptiser des militants frontistes ». Désormais,  « lors des élections européennes du 25 mai, les sondages ont montré que 20 % des catholiques pratiquants votaient pour le Front National ».

     Oui, l’homme ne se nourrit pas uniquement de pain  et de jeux, et le projet politique porté par le FN  est aussi une volonté  de réenracinement, à l’antithèse  de la transformation  des individus  en  simple homo consumerus, interchangeable,  en simple tube digestif conditionné par les stimuli du Marché.

    http://gollnisch.com/2014/07/01/desintegration-morale-desintegration-sociale/

  • Quand Alain Finkielkraut rejoint Marcel Déat

    C’est la faute à Alain Finkielkraut ! Comme il a habitué ses auditeurs et ses lecteurs au meilleur, ils y ont pris goût et sont devenus exigeants. Le revers de la médaille ? C’est qu’ils ne laissent rien passer.

    C’est pourquoi nous avons été stupéfiés de l’entendre, lors de son émission Répliques de ce samedi 29 juin sur France Culture,... 

    ... consacrée au colonel de La Rocque, déclarer, à quelques minutes de la fin, qu’en 1940 "la mystique de la défaite a discrédité l’Action française" (à 46’25").

    C’est exactement, sur le fond, l’accusation lancée par le néo-socaliste collaborationniste Marcel Déat, dans son journal L’Œuvre, à la suite d’un article de Maurras paru dans Le Petit Marseillais du 9 février 1941, L’Action Française étant interdite en zone occupée. Déat accusait dans L’Œuvre Maurras de s’être réjoui de la défaite en parlant de "divine surprise", alors même que cette expression concernait uniquement le recours au vainqueur de Verdun, dont il espérait le relèvement du pays.

    Comment accuser un homme qui toute sa vie lutta pour le réarmement moral et matériel du pays d’être un "mystique de la défaite" ? Comment accuser une école de pensée qui donna à la France ses premiers résistants de pratiquer la "mystique de la défaite" ? Quant à ceux qui restèrent fidèles aux consignes de Maurras durant la guerre, comment les accuser de l’avoir fait par quelque "mysticisme de la défaite" alors qu’ils n’avaient cessé, comme militants d’AF, de lutter contre l’impréparation du pays ou même participaient à des mouvements de renseignements au profit des alliés ? "Mystiques de la défaite", les étudiants de l’Action française qui firent partie des organisateurs de la manifestation du 11 novembre 1940 et y participèrent en grand nombre ? Notre ami André Pertuzio, un des organisateurs, vient chaque 11 novembre aux côtés de l’Action française leur rendre hommage : "mystique de la défaite" ?

    11 novembre 1940 - 11 novembre 2013 : "mystique de la défaite" ?11 novembre 2013 : Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française, écoutant le témoignage d’André Pertuzio, organisateur de la manif’ du 11 novembre 1940 : "mystique de la défaite" ?

    Contentons-nous de renvoyer à un récent article paru sur Boulevard Voltaire : même si l’auteur ne le dit pas, tous les noms cités sont ceux de résistants formés à l’école d’Action française. Renvoyons aussi à l’ouvrage, récemment rééditer, de Roger Joseph,Les Faux Maurras.

    Non Monsieur Finkielkraut, l’Action française ne fut jamais une école du défaitisme, jamais ne partagea aucune "mystique de la défaite", pour reprendre des propos... qui ne sont tout simplement pas dignes de vous.

    François Marcilhac, directeur éditorial de L’Action Française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Quand-Alain-Finkielkraut-rejoint

     
  • Catholiques et électeurs FN : la compatibilité entre l'Evangile et le vote FN

    Extraits d'une enquête de La Croix :

    "Maud, 31 ans, a longtemps hésité avant de voter pour le Front national. Pendant des années, la jeune femme, qui travaille dans le milieu de la communication en Haute-Savoie, se sentait proche de l’UMP, et particulièrement de Nicolas Sarkozy. « Mais peu à peu, j’ai été dégoûtée par toutes les affaires financières, ainsi que par l’attitude de l’ancien président lorsqu’il a fait adopter le traité de Lisbonne, alors que la majorité des Français avait exprimé son opposition quelques années avant », explique-t-elle.

    Elle en vient à glisser un bulletin du parti de Marine Le Pen lors des élections européennes de mai, après s’être fermement engagée lors des manifestations contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe.« C’est la seule qui a été claire sur ces sujets-là. Sur l’avortement, c’est la moins pire »,dit-elle, en mentionnant également les questions économiques, sur lesquelles la présidente du FN lui paraît compétente. [...]Catholique engagée dans sa paroisse, elle ne voit « aucune contradiction » entre les thèses défendues par le Front national et celles héritées de l’Évangile. L’accueil de l’étranger ?« Je serais la première à m’engager pour aider des étrangers en difficulté, en France. Mais politiquement, vouloir accueillir toute la misère du monde est une utopie. »

    Le 25 mai, Maud a accordé ses suffrages, comme un quart des votants et un catholique pratiquant sur cinq, aux candidats du Front national aux élections européennes.[...]

    L’incompatibilité entre l’Évangile et l’idéologie du FN, explicitement énoncée par une grande partie de l’épiscopat français dans les années 1980, paraît désormais lointaine.[...] Ces débats sur les contradictions entre Front national et Évangile, Christophe, 34 ans, originaire du sud de la France, les a évacués à 18 ans. Les documents internes du parti, rédigés à l’époque sous la houlette de Bernard Antony, l’un des cadres du Front, le convainquent même du contraire.« Il s’agissait des réponses du FN à l’incompatibilité entre l’Évangile et les thèses du Front. J’accordais vraiment du crédit à cette hypothèse, mais cela a levé toutes mes objections. » [...]

    De six ans sa cadette, Anne, 28 ans, exprime également un plus grand attachement aux « idées » qu’aux partis qui les soutiennent. « La lutte contre la pauvreté est pour moi une question moins importante que la famille, mais je rejoins pourtant la gauche sur ce point », détaille-t-elle. Elle mentionne notamment « le rétablissement des aides aux familles » ou « la réintroduction d’une discussion dans le processus qui mène à l’IVG » promise par le Front national.

    Professeur de physique dans un lycée parisien, où elle participe activement à la catéchèse, elle articule « complètement » sa foi et son vote, et réfute tout repli sur soi mais parle de « retour aux fondamentaux ». « Il faut trouver un juste équilibre entre accueil des autres et repli sur soi. » Elle se souvient de débats très vifs avec des amis croyants ne comprenant pas son vote. « Ce n’est pas parce que l’on parle de charité qu’il faut réduire les cathos à des Bisounours, résume-t-elle. Nous devons être stables avant de commencer à vouloir aider les autres. Or pour le moment, nous ne le sommes pas. » [...]"

    Michel Janva

  • Catholiques et électeurs FN : la compatibilité entre l'Evangile et le vote FN

    Extraits d'une enquête de La Croix :

    "Maud, 31 ans, a longtemps hésité avant de voter pour le Front national. Pendant des années, la jeune femme, qui travaille dans le milieu de la communication en Haute-Savoie, se sentait proche de l’UMP, et particulièrement de Nicolas Sarkozy. « Mais peu à peu, j’ai été dégoûtée par toutes les affaires financières, ainsi que par l’attitude de l’ancien président lorsqu’il a fait adopter le traité de Lisbonne, alors que la majorité des Français avait exprimé son opposition quelques années avant », explique-t-elle.

    Elle en vient à glisser un bulletin du parti de Marine Le Pen lors des élections européennes de mai, après s’être fermement engagée lors des manifestations contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe.« C’est la seule qui a été claire sur ces sujets-là. Sur l’avortement, c’est la moins pire »,dit-elle, en mentionnant également les questions économiques, sur lesquelles la présidente du FN lui paraît compétente. [...]Catholique engagée dans sa paroisse, elle ne voit « aucune contradiction » entre les thèses défendues par le Front national et celles héritées de l’Évangile. L’accueil de l’étranger ?« Je serais la première à m’engager pour aider des étrangers en difficulté, en France. Mais politiquement, vouloir accueillir toute la misère du monde est une utopie. »

    Le 25 mai, Maud a accordé ses suffrages, comme un quart des votants et un catholique pratiquant sur cinq, aux candidats du Front national aux élections européennes.[...]

    L’incompatibilité entre l’Évangile et l’idéologie du FN, explicitement énoncée par une grande partie de l’épiscopat français dans les années 1980, paraît désormais lointaine.[...] Ces débats sur les contradictions entre Front national et Évangile, Christophe, 34 ans, originaire du sud de la France, les a évacués à 18 ans. Les documents internes du parti, rédigés à l’époque sous la houlette de Bernard Antony, l’un des cadres du Front, le convainquent même du contraire.« Il s’agissait des réponses du FN à l’incompatibilité entre l’Évangile et les thèses du Front. J’accordais vraiment du crédit à cette hypothèse, mais cela a levé toutes mes objections. » [...]

    De six ans sa cadette, Anne, 28 ans, exprime également un plus grand attachement aux « idées » qu’aux partis qui les soutiennent. « La lutte contre la pauvreté est pour moi une question moins importante que la famille, mais je rejoins pourtant la gauche sur ce point », détaille-t-elle. Elle mentionne notamment « le rétablissement des aides aux familles » ou « la réintroduction d’une discussion dans le processus qui mène à l’IVG » promise par le Front national.

    Professeur de physique dans un lycée parisien, où elle participe activement à la catéchèse, elle articule « complètement » sa foi et son vote, et réfute tout repli sur soi mais parle de « retour aux fondamentaux ». « Il faut trouver un juste équilibre entre accueil des autres et repli sur soi. » Elle se souvient de débats très vifs avec des amis croyants ne comprenant pas son vote. « Ce n’est pas parce que l’on parle de charité qu’il faut réduire les cathos à des Bisounours, résume-t-elle. Nous devons être stables avant de commencer à vouloir aider les autres. Or pour le moment, nous ne le sommes pas. » [...]"

    Michel Janva

  • Comparution immédiate pour les Bonnets Rouges interpellés samedi

    La garde-à-vue des six Bonnets Rouges, interpellés samedi après avoir manifesté devant le domicile de Jean-Marc Ayrault, a été prolongée de 24h dimanche soir. Le procureur a demandé à ce qu’ils soient jugés aujourd’hui en comparution immédiate pour dégradations d’un bien privé. Ils avaient jeté de la farine et des oeufs sur le portail du domicile. Parmi eux, trois militants devront répondre également de violences sur les policiers.Le sixième bonnet rouge interpellé, âgé de 21 ans, sera jugé plus tard, pour port d’arme. Il était en possession d’un couteau au moment du contrôle d’identité.

    L’État sait être sévère quand il le veut… Combien de comparutions immédiates après les débordements de jeudi dernier ? Aucun chiffre n’a été fourni et nous laisse à penser qu’il n’y en a pas eu. Pourtant, on parle de voitures brûlées et non d’œufs et de farine !

    Add: le procès a été renvoyé au 4 août, sans contrôle judiciaire.

    http://medias-presse.info/comparution-immediate-pour-les-bonnets-rouges-interpelles-samedi/12127

  • Le Tribunal Administratif annule le rejet de la pétition par le CESE

    Victoire de la LMPT :

    "Le Tribunal Administratif de Paris vient de déclarer recevable la pétition citoyenne sur le projet de loi Taubira déposée le 15 février 2013. Cependant, alors qu’il annule donc le délibéré du CESE sur ce sujet, le Tribunal n’a étonnamment pas retenu la demande d’enjoindre le CESE d’émettre un avis, ce qui était pourtant la conséquence logique de sa décision. Cela reste néanmoins une grande victoire pour les 700 000 signataires de la pétition citoyenne, dont l’affront est en partie réparé : ils voulaient faire respecter la filiation père/mère/enfant, mais le pouvoir a triché. Ils auront au moins fait reculer ceux qui ne respectent pas la démocratie."

    Michel Janva

  • Symptomatique

    Le journal télévisé de TF1 ce soir a consacré les 4/5 au football, à la préparation des Champs-Elysées par les CRS en vue des scènes de liesse de la soirée et la satisfaction de François Hollande suite à la victoire de la France contre le Nigéria.

    Puis sans transition : la dette a doublé en 10 ans elle est actuellement de 30 000€ par Français. La dette a augmenté de 45,5 milliards d'euros entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, pour atteindre 1 985,9 milliards d'euros. Elle représente désormais 93,6 % du PIB.

    Copies d'écran :

    Copie_d'écran_20h00_TF1Mais bon, la France est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du Monde...

    Michel Janva

  • L’Etat brade les forêts françaises aux multinationales

    Les services de l’Etat, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine. 

    Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz. 

    Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières. 

    Et l’intérêt général, comme celui de la forêt française, où est-il dans tout cela ? 

    Après avoir déjà détruit une grosse part des landes du FRAU, milieu écologiquement fragile et riche en diversité biologique, et s’en être pris aux restes d’un patrimoine historique médiéval très prisé localement, IMERYS s’apprête maintenant à faire disparaitre le patrimoine biologique et scientifique inestimable que représentent ces vergers à graines forestiers. 

    Il aura en effet fallu plus de quarante ans aux chercheurs de l’INRA et de l’IRSTEA, en collaboration avec l’ONF et d’autres partenaires de la forêt française, pour les créer. Ce fut de plus un investissement majeur de plusieurs dizaines de millions d’euros consenti durant toutes ces années aux frais du contribuable. 

    Ces vergers à graines forestiers, à quoi servent-ils ? 

    Ils produisent les semences forestières améliorées indispensables à la réalisation de reboisements de qualité. Ils ont déjà fourni près de dix tonnes de graines permettant l’établissement de plus de 150.000 hectares de plantations forestières. 

    Ils permettent la conservation de génotypes forestiers remarquables, aujourd’hui disparus en forêt naturelle, à partir desquels des forêts détruites ou dégradées peuvent être reconstituées. 

    Ils servent de support à une activité de recherche et de développement dans le secteur forestier, dans le cadre d’une fructueuse coopération européenne. 

    C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine. Nous, citoyens, avons le devoir de résister individuellement et collectivement à cet abandon du patrimoine national au profit d’une multinationale qui n’a d’autre ambition que le profit. 

    Signons massivement cette pétition pour montrer notre indignation citoyenne et résister à ce honteux projet de destruction. La décision politique qui suivra devra tenir compte de notre avis.

    Source http://www.reporterre.net/spip.php?article5996

    http://www.oragesdacier.info/2014/06/letat-brade-les-forets-francaises-aux.html

  • L'UMP joue sa survie

    L'endettement de l'UMP serait proche de 80 millions d'euros. Cette dette est atteinte pour l'essentiel en raison des factures indues, assumées, payées par l'UMP, qui ont servi à financer la campagne présidentielle. Ce lundi 30 juin marque la date limite de dépôt à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) des comptes de l'exercice 2013. La validation de ces comptes conditionne l'ouverture des droits à un financement public, qui s'élève à 23 M€ pour l'UMP, et donc la survie du parti. Si les comptes étaient rejetés, plus rien ne s'opposerait à l'éclatement du parti.

    Par ailleurs, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, et l'avocat général à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, ont été placés en garde vue lundi mati. Les enquêteurs cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a cherché, avec l'appui de son avocat, à obtenir des informations auprès du haut magistrat sur une affaire le concernant. Un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust, a lui aussi été placé en garde à vue. Les policiers s'interrogent également sur la régularité des contrats conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy.

    Michel Janva