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France et politique française - Page 4379

  • "Non omnis moriar..." : Jean-François Mattéi vient de nous quitter...

     

    "Eadem velle, eadem nolle, ea est vera amicitia" : entre Jean-François Mattéi et nous, c’était bien sûr l’amitié d’esprit qui régnait. Mais pas seulement, et beaucoup plus : pour certains, l’amitié personnelle remontait même aux premières années, à l’époque de l’enfance et de la jeunese dans cette ville d’Oran, dans cette Algérie où il était né...

     

    En ce moment pénible, on ne peut, simplement, que lui dire "A Dieu" et, aussi "Merci". Oui, "Merci" car, s’il fut un ami fidèle, qui jamais ne déçut ni ne fit défaut, il fut aussi un Maître, et il nous enseigna...

    Avec ses leçons, c’est l’image de son sourire franc et chaleureux que nous voulons garder au moment où, nous associant à la douleur des siens, nous présentons à son épouse Anne, à ses trois enfants et à ses petits-enfants, nos condoléances les plus sincères.

    "Le meilleur d’entre nous subsiste, lorsque le matériel disparaît tout entier" (Charles Maurras).

    La Faute à Rousseau

    Il avait participé à plusieurs réunions d’Action française ainsi qu’au colloque Maurras, 60 ans après. Nous nous rappelons tous de son allocutation lors de notre Carrefour Royal du 18 janvier dernier.

    L’ACTION FRANÇAISE PRÉSENTE À SES PROCHES SES PLUS SINCÈRES CONDOLÉANCES

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Non-omnis-moriar-Jean-Francois

  • La Manif Pour Tous félicite tous les signataires de sa charte (ré)élus dès le 1er tour !

    Communiqué de LMPT :

    "Comme Philippe Brillault et Franck Meyer, porte-parole nationaux du mouvement, de nombreux signataires de la charte de La Manif Pour Tous pour les municipales 2014 ont été élus, ou réélus, dès le premier tour.

    C’est notamment le cas des quatre maires d’arrondissements de Paris élus dès le 1er tour : Claude Goasguen, Brigitte Kuster, Jean-Pierre Lecoq et Jean-François Legaret. Ils avaient tous signé la charte de La Manif Pour Tous. De nombreux parlementaires sont également concernés, notamment Etienne Blanc, Philippe Cochet, Charles de Courson, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Christophe Fromantin, Philippe Gosselin, Céleste Lett, Philippe Marini, Hervé Mariton, Olivier Marleix, Jacques Bompard, Christian Cambon, Patrick Balkany, Jean-Pierre Door, Joël Billard, François de Mazières, Jacques Kossowski, Alain Moyne-Bressand, Yannick Moreau, Jacques Myard, Laurent Wauquiez, Eric Woerth, Hugues Portelli… A leurs côtés, de nombreux nouveaux-venus en politique, jeunes pour la plupart, signataires aussi de la charte, siègeront dans ces conseils municipaux. Cette nouvelle génération de conseillers municipaux, issue de la mobilisation contre la loi Taubira et ses conséquences, renouvelle l'engagement politique.

    « La Manif Pour Tous le souligne régulièrement : les Français plébiscitent largement la famille, socle fondamental de la société, source de toutes ses richesses humaines et économiques et lieu irremplaçable d’éducation, de dignité et de solidarité. En toute logique, ce 1er tour des municipales atteste que les citoyens Français savent reconnaître ceux qui défendent la famille et assument leurs convictions » analyse Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. 

    La Manif Pour Tous suivra attentivement le 2e tour des municipales. Elle appelle les Français à voter pour les candidats qui ont signé la charte de La Manif Pour Tous en faveur de la famille, exprimant ainsi leur refus d'une société fondée sur l'individualisme. C’est ainsi que se lèvera une nouvelle génération d’élus, hommes et femmes de convictions, à la recherche du bien commun."

    Michel Janva

  • Que perdrait la France à rompre ses relations économiques avec la Russie ?

    Jeudi 20 mars, Vladimir Poutine a ratifié le traité de rattachement de la Crimée, région ukrainienne à majorité russophone.
    L’annexion en cours de la Crimée expose la Russie à des sanctions diplomatiques économiques de la part de la communauté internationale. Dans ce cas, quelles seraient les conséquences pour la France ? Revue des secteurs concernés.
    Pour l’instant, les sanctions sont légères. Coupable aux yeux de la communauté internationale d’annexer autoritairement la Crimée, violant ainsi l’intégrité territoriale de l’Ukraine, la Russie a été condamnée à des sanctions légères, notamment de la part de l’Union européenne : une trentaine de responsables russes et ukrainiens sont désormais personæ non gratæ au sein de l’Union, leurs visas étant interdits. Leurs avoirs financiers sont gelés. Prévu en juin, le sommet Union européenne-Russie est annulé. « L’Union européenne doit préparer des sanctions économiques contre la Russie en cas d’escalade supplémentaire », a déclaré jeudi François Hollande à Bruxelles lors d’un point presse au sommet des dirigeants européens après la ratification par Vladimir Poutine du traité de rattachement de la Crimée à la Russie.
    Si escalade il y a - pour l’instant, Moscou a promis de ne pas envahir l’est de l’Ukraine… -, d’autres sanctions plus lourdes sont-elles envisageables ? La France pourrait-elle rompre temporairement ou définitivement les ponts économiques avec la Russie ?
    La France peut-elle se passer du gaz russe ?
    Si cette solution était retenue, la France n’en retirerait qu’un petit bénéfice comptable, via un léger rééquilibrage de sa balance commerciale. Selon les services des Douanes, la France a accusé avec la Russie un déficit commercial de 2,8 milliards d’euros en 2013, à comparer à un déficit total de 61 milliards d’euros.
    Ce déficit bilatéral trouve son origine dans le faible montant des exportations tricolores vers la Russie, qui s’est élevé à 7,6 milliards l’année dernière - soit 1,8% des exportations totales estimées à 427 milliards d’euros -, essentiellement composées d’Airbus, de préparations pharmaceutiques, de parfums et d’automobiles. Des exportations qui pourraient être stimulées par la vente prévue de deux bâtiments de projection et de commandement Mistral, à moins que celle-ci ne soit annulée.
    Il s’explique également par les importations massives d’hydrocarbures et de leurs produits dérivés qui représentaient l’année dernières 80% des exportations russes vers la France.
    «Toutefois, bien que le montant de nos importations d’hydrocarbures et de gaz en provenance de Russie soit élevé, la France n’est pas vraiment dépendante de ce pays dans le domaine énergétique, ce qui n’est pas tout à fait le cas de nos amis allemands. Nous avons su diversifier nos approvisionnements » explique à La Tribune Nicole Bricq,  ministre du Commerce extérieur, rappelant toutefois que l’éventualité d’une rupture des relations économiques avec la Russie est pour l’instant inenvisageable.
    Un approvisionnement diversifié
    « La part russe dans les importations françaises totales de pétrole et produits pétroliers s’est élevée à 14,06% en 2013. Cette part était de 26,81% pour l’Allemagne. La part des importations françaises de gaz qui provenait de Russie était de 13,55% en 2011. Elle grimpait à 30,22% pour l’Allemagne » détaille Eric Dor, le directeur des Etudes Economiques de l’IESEG School of Management et de l’Université catholique de Lille, citant les statistiques d’Eurostat, l’Office européen des statistiques.
    Pour le pétrole, les principales sources d’approvisionnement de la France sont, outre la Russie, la Norvège, l’Arabie Saoudite et le Kazakhstan. Ses importations de gaz proviennent également de Russie mais aussi de Norvège, des Pays-Bas, d’Algérie et d’Egypte.
    Des conséquences micro-dramatiques très importantes
    Mais la question de l’approvisionnement énergétique n’est pas la plus importante. Au niveau micro-économique, les conséquences d’une telle décision seraient très probablement plus néfastes pour la France que pour la Russie. Actuellement, 400 filiales d’entreprises françaises sont implantées en Russie, notamment dans le secteur automobile (Renault, PSA, Michelin…), la distribution (Auchan, Carrefour…), le BTP (Bouygues, Vinci …) l’agro-alimentaire (Lactalis, Danone, Pernod-Ricard…), l’électronique (Alcatel-Lucent…), les services (Accor, Amadeus, Club Med…) pour les plus renommées d’entre elles.
    Les Russes investissent peu en France
    Au total, le stock d’investissements directs de la France en Russie s’élève à 8,7 milliards d’euros : un montant à comparer aux estimations des experts du Cercle Kondratieff, de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et de l’INALCO  qui s’élevait à 1,1 milliard d’euros en mai 2013 contre 310 millions en 2011 et 150 millions en 2010. En 2012, la présence russe en France représentait quelque 35 entreprises avec environ 5.000 salariés.
    Les banques françaises sont très exposées
    Le secteur bancaire serait également touché, les banques françaises étant les plus exposées en Russie. « Les créances des banques françaises sur des débiteurs russes s’élèvent à 36,505 milliards d’euros, dont 3,92 milliards d’euros sur des banques russes. Par comparaison, l’exposition des banques allemandes à la Russie s’élève à 17,011 milliards d’euros », observe Eric Dor. Cette exposition est toutefois sans commune mesure avec celles des banques françaises en Italie par exemple. Selon le Trésor, le système bancaire français est le premier créancier de la Péninsule, avec une exposition totale de 351 milliards d’euros en septembre 2013.
     Fabien Piliu, 21/03/2014
    Source : La Tribune
    http://www.polemia.com/que-perdrait-la-france-a-rompre-ses-relations-economiques-avec-la-russie/

  • [Nantes] Cercle d’études du 29 mars : L’Empirisme organisateur

    Le prochain cercle d’étude de l’AFE de Nantes et de l’URBVM aura lieu le samedi 29 mars et aura comme thème : L’Empirisme organisateur.

     

    Pour tout renseignement : urbvm@hotmail.fr

    nantes.etudiants@actionfrancaise.net

  • Les Français ont fait le choix de la jacquerie électorale

    Communiqué du député-maire d'Orange Jacques Bompard :

    "Jacques Bompard se félicite des excellents résultants de la droite française lors de ce premier tour des élections municipales. Accablés d’impôts, exaspérés par une immigration destructrice et humiliés par un président indigne, les Français ont fait le choix de la jacquerie électorale.

    Les sondages, pourtant, les poussaient au panurgisme en diffusant des informations biaisées sur les intentions de vote comme nous avons pu le voir à Hénin-Beaumont, à Béziers ou encore à Marseille.

    Il est temps désormais de réaliser l’union des droites contre la politique inique et anti-française de la gauche unitaire. Ceux qui l’accompliront se hisseront au niveau de cet instant marquant de notre histoire électorale quand les autres garderont des réflexes étriquées conduisant à la défaite et au désamour pour une caste politique éloignée des préoccupations concrètes des Français.

    J’en appelle à l’union des droites pour le triomphe du bon sens contre la gabegie et le désordre. Je suis reconnaissant aux Orangeois d’avoir massivement validé cette politique dès le premier tour. Le bon sens peut l’emporter contre les excès du pire président de la cinquième république : aux candidats de faire leur choix !"

    Michel Janva

  • Le PS paie cher sa dénaturation du mariage

    En avril 2013, le démographe Hervé le Bras avait démontré, chiffres à l'appui, que le PS avait fait une erreur électorale énorme avec le "mariage pour tous", notamment en donnant l'exemple de l'Ouest de la France.

    Cette analyse s'est avérée rigoureusement exacte lors du 1er tour des municipales.

    De ce point de vue, le cas de l'ouest du pays, acquis depuis longtemps à la gauche, est emblématique : à Brest, Nantes, Poitiers ou Rennes, villes dont le basculement à gauche, aux municipales de 1977, avait annoncé la victoire de celle-ci à la présidentielle et aux législatives de 1981, les socialistes sont en recul. Autre symbole : à Quimper, le maire sortant, Bernard Poignant, vieil ami de François Hollande et conseiller à l’Élysée, est sur la défensive face à la droite, qui le devance au premier tour.

    Michel Janva

  • « Enquête sur la droite en France Flavien Bertran de Balanda : Se préoccuper du seul intérêt national hors de toute vision partisane »

    Ecrivain, essayiste, journaliste, enseignant-chercheur (Centre de Recherches sur l'Histoire du XIXe siècle, Universités Paris l/Paris IV-Sorbonne), Flavien-Alexandre Bertran de Balanda de Falguière est spécialiste des idées contre-révolutionnaires, et en particulier de Louis de Bonald, à qui il a consacré plusieurs ouvrages et travaux (1).
    Monde et Vie : Les notions politiques de gauche et de droite vous paraissent-elles encore avoir un sens aujourd'hui, ou sont-elles dépassées ? Se différencient-elles ?
    Flavien Bertran de Balanda : Nous connaissons tous l'origine révolutionnaire de ces termes, liés à la géographie des députés de la Constituante. Ils ont donc été forgés dans un contexte précis, rapidement bouleversé, mais auquel ils ont survécu. Par ailleurs, on peut considérer qu'ils ne sont opérants que dans le cadre d'un régime parlementaire, où le principe de bipolarité est inévitable. Du reste, gauche et droite gardent s longtemps une définition assez simpliste, l'une est l'héritière de 89, l'autre demeure synonyme de monarchisme. C'est à la fin du XIXe siècle, avec la consolidation de la IIIe République qui suit l'épisode équivoque de l'« ordre moral » (Broglie, Mac-Mahon), que se crée une droite sinon franchement républicaine, du moins non monarchiste, avec l'échec du comte de Cham-bord et surtout l'apparition du nationalisme et des premières ligues.
    Rappelons que la jeune Action Française n'était pas le moins du monde royaliste. Quant au bonapartisme, qui n'était depuis 1815 qu'une fidélité à l'Empereur mais ne se définit comme idéologie que sous le Second Empire, je ne le considère pas, contrairement à René Rémond, comme une « troisième droite » : son aspect autocratique est largement contrebalancé par ses composantes sociales et méritocratiques. La Libération, enfin, a contraint la droite à se redéfinir face au passé vichyssois, séparant d'un fossé infranchissable droite démocrate et droite dite « extrême », laquelle s'est à son tour recomposée avec la guerre d'Algérie en opposition au gaullisme.
    Depuis la fin du règne mitterrandien, est apparu cependant dans l'opinion un scepticisme croissant quant à la pertinence du clivage binaire, lié à une méfiance envers un personnel politique de plus en plus perçu comme une caste d'énarques corrompus et complices, dont les divergences de façade masqueraient des intérêts et des réseaux de manipulation communs, image en permanence entretenue par une extrême gauche et une extrême droite minoritaires se présentant comme les seules véritables forces d'opposition au système. La solidarité électorale improvisée en 2002 suite aux résultats du premier tour a en quelque sorte confirmé cette idée.
    Cependant, on peut se demander si la présidence de François Hollande n'a pas ravivé cette dichotomie un temps estompée en soulevant des problèmes de société qui devaient inévitablement susciter des prises de positions radicales en fonction de visions du monde opposées. Le débat sur le mariage homosexuel, qui s'élargit aujourd'hui à la question du genre, semble avoir opéré un clivage entre deux France. Mais, de façon inédite, ce dernier est né spontanément de l'opinion, et non de directives politiciennes.
    Vous avez consacré plusieurs ouvrages à Louis de Bonald, qui fut sous la Restauration le principal théoricien du parti ultra et représentait le courant légitimiste que René Rémond, dans sa typologie d'ailleurs sommaire, classait parmi les trois grandes familles des droites, avec l'orléanisme et le bonapartisme. Que reste-t-il aujourd'hui du légitimisme ? Si affaibli soit-il, a-t-il laissé un héritage et des héritiers ?
    Définir le légitimisme implique un choix intellectuel. Au sens strict, la fidélité à la branche aînée des Bourbons demeure une position politique très marginale et souvent dépourvue d'engagement militant, d'autant qu'un nombre croissant de légitimistes s'interrogent quant à la motivation de leur prétendant à prendre le trône. Dans un sens plus large inspiré de René Rémond, même si de nombreux historiens considèrent sa tripartition comme obsolète, il s'agirait davantage d'une posture intellectuelle héritée en effet de l’ultracisme né sous l'éphémère Chambre Introuvable. En ce cas, ce serait moins la droite nationale « officielle », ainsi que l'affirme Rémond, qui en serait l'héritière, qu'une nébuleuse plus vaste dont les mouvements ouvertement traditionalistes et contre-révolutionnaires ne sont qu'une composante.
    Enfin, rappelons qu'historiquement le légitimisme au sens strict n'est pas intrinsèquement hé à la droite, contrairement à l'orléanisme, plus monolithique dans son conservatisme bourgeois ; par réaction contre les valeurs de la Monarchie de Juillet, les légitimistes d'alors ont pu avoir des préoccupations sociales marquées et des prises de position inattendues, en faveur par exemple du suffrage universel. Ce courant prendrait alors une nouvelle définition, celle du refus de l'ordre bourgeois au nom du primat de l'éthique, qui pourrait prendre un sens neuf dans un contexte de mondialisation et de consumérisme triomphant.
    Ce courant légitimiste peut-il apporter sa pierre aujourd'hui à la reconstruction politique des droites, si tant est qu'elle soit possible et souhaitable ?
    L'idée légitimiste part en effet d'une vision fédératrice du monarque, mais qui précisément, au nom d'une cohésion nationale retrouvée et du refus des querelles politiciennes, transcenderait et finalement abolirait les catégories de droite et de gauche. Le succès des conceptions dites de droite ne peut à mon sens se faire que si cette dernière opère un vaste travail de redéfinition identitaire, en cessant de se construire en réaction par rapport à la gauche (j'emploie le terme réaction à dessein, au sens propre comme au sens figuré) pour se préoccuper du seul intérêt national hors de toute vision partisane.
    Par quoi remplacer la droite ?
    Il faudrait d'abord savoir si la droite accepterait d'être remplacée, voire tout simplement de se remettre en question !
    Propos recueillis par Eric Letty monde&vie du 18 mars 2014
    1. Bonald, la Réaction en action, éditions Prolégomènes, 2009, 304 p. Réédition Champ d'Azur, 2010.
    2. Louis de Bonald publiciste ultra, éditions Champ d'Azur, 2010,310 p.
    3. L’Histoire par la Littérature, éditions Champ d'Azur, 2010,112 p.

  • Municipales : victoire sans appel des droites

    Sans hésitation, le grand gagnant des ces élections municipales est le “parti des abstentionnistes” qui arrive en tête. Près de 40 % des 44 millions d’électeurs ont boudé les isoloirs dimanche. Un taux de participation le plus faible jamais enregistré depuis 40 ans. Sinon, ce qu’il faut avant tout retenir de ce premier tour, c’est une victoire de la droite, une forte poussée du FN et une gauche en net recul.

    La France connaît-elle une vague bleu marine ?

    Sans conteste, le Front national a réussi son pari. La majorité de la presse parle d’un succès historique. Marine Le Pen se réjouit « de la fin de la bipolarisation électorale et d’une très forte poussée électorale du FN ». Steeve Briois a été élu dès le premier tour à la municipalité d’Hénin‑Beaumont. Dans plusieurs villes moyennes, un candidat FN sera présent au second tour. Florian Philippot, vice-président du FN, arrive en tête à Forbach. Robert Ménard crée la surprise à Béziers. Louis Aliot, vice-président du FN, se distingue à Perpignan, ainsi que David Rachline à Fréjus ou Philippe Lottiaux à Avignon. A Marseille, Stéphane Ravier devance le candidat du parti socialiste Patrick Mennuci. A noter également la très nette victoire de Jacques Bompard, président de la Ligue du Sud, à Orange, ou encore celle de Nicolas Dupont-Aignan, à Yerres, élu avec plus de 75 % des voix.

    Qu’en est-il des ténors de l’UMP ?

    Jean‑François Copé à Meaux et Alain Juppé à Bordeaux ont été reconduits dans leurs fonctions dès le premier tour avec plus de 60 % des voix. Christian Jacob, porte-parole du groupe UMP à l’Assemblée nationale a été élu avec plus de 70 % des voix dans sa ville de Provins. Xavier Bertrand quant a lui a été réélu à Saint-Quentin, Hervé Mariton à Crest et Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay.

    Et la gauche dans tout cela ?

    Michel Sapin, ministre du Travail, se détache du lot en se faisant élire dès le premier tour à Argenton-sur-Creuse. Mais la sanction est sans appel pour le gouvernement. Martine Aubry arrive en tête à Lille avec 34 % des voix mais n’échappe pas au ballotage. Gérard Collomb, quant à lui, devra affronter un deuxième tour à Lyon dimanche prochain. Cependant, la gauche refuse de voir dans ce constat un vote sanction. Martine Aubry rejette la faute sur l’UMP en affirmant que ce recul est imputable à « la droite qui a banalisé les thèmes du FN ».

    Sait-on qui sera maire de Paris ?

    Il est encore trop tôt pour le dire. Anne Hidalgo, qui avait été donnée gagnante dans les sondages avec 37 % des voix arrive en seconde position avec 34,4 % des voix, derrière Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais cette dernière risque de ne pas bénéficier d’un réservoir de voix suffisant si elle ne fait pas alliance avec toutes les droites.

    http://fr.novopress.info/160515/municipales-victoire-appel-droites/#more-160515

  • Les menaces du PS

    Le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, s'est fait menaçant :

    "Nous appelons à ce qu'il n'y ait aucun maire Front national demain, de maire supplémentaire, parce que ce sera des larmes pour les habitants de ces communes, parce que l'expérience l'a déjà prouvé".

    L'expérience a prouvé en effet que les socialistes se muent en parti totalitaire et utilisent les structures étatiques (communauté de communes, cantons, conseils général et régional...) pour mettre des batons dans les roues des municipalités qui ne leur plaisent pas.

    Le ministre de la Culture Aurélie Filippetti a lancé lundi un "appel à la vigilance contre la censure" dans les bibliothèques des villes où le Front national l'emporterait.

    "Du point de vue de la culture, c'est extrêmement inquiétant car nous avons pu voir dans un passé récent, dans les villes gérées par le FN, des atteintes à la liberté vis-à-vis des institutions culturelles, dont les bibliothèques".

    Sic. Comme nous l'avons montré récemment à propos des ouvrages de propagande en faveur de l'idéologie du genre, l'intelligentsia de gauche utilise les bibliothèques municipales pour diffuser son idéologie et pervertir les intelligences. Allez chercher les ouvrages d'Eric Zemmour et ceux de Caroline Fourest dans vos bibliothèques, et vous découvrirez qui fait régner la censure.

    Le parti extrémiste n'est pas celui qui est désigné ainsi.

    Michel Janva

  • La gauche morale part en campagne contre le FN

    PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
    Jeunes socialistes d’un côté, militants de milieux associatifs de l’autre, les voilà partant en croisade aujourd’hui, affublés de tracts, pour sauver la France. Après les manifestations de samedi à Paris contre le racisme et le fascisme pour lutter contre le FN et « la droitisation des esprits », c’est au tour de la province d’être l’objet de la rééducation par la Gauche.

    Leur destination ? Le Sud-Est, Béziers, Fréjus, Saint-Gilles, Brignoles, et le Nord-Pas-de-Calais, pour s’occuper de la vingtaine de villes susceptibles d’être dirigées par le FN. Il faut « rediaboliser le Front national ».

    Eh oui, certains irréductibles Gaulois s’entêtent encore à ne pas jouer le jeu de la démocratie, ou ne pas s’apercevoir que voter FN, c’est mal. Mais ne nous y trompons pas, ces jeunes hussards partent en campagne par, disent-ils, « solidarité ».

    http://fr.novopress.info/