Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4383

  • Madame Valls et les vingt-deux euros introuvables…

    Branle-bas de combat dans la rue du XIe arrondissement de Paris où réside Manuel Valls. La madame du monsieur de l’Intérieur doit recevoir la visite d’une amie, son véhicule ne doit en aucun cas être verbalisé. Consigne est donnée aux forces de l’ordre de ne pas commettre l’irréparable. Carrosserie intouchable, voiture sacrée, on se recueille devant le monument… Vade retro, contravention !

    Le jour dit, une pervenche par l’odeur alléchée d’une Toyota stationnée sur un « bateau » de la rue en question s’en fut promptement glisser un P.-V. sous l’essuie-glace de l’impertinente. Et youp la boum tralalère…

    Valls

    Enfer et damnation, horreur, malheur, mais qu’avez-vous fait, malheureuse ? Le gardien de la paix chargé de l’immunité arrive trop tard et ne peut que constater l’ampleur de la catastrophe. Le papier imprimé est là. En bas, à gauche du pare-brise. Accablant. Agité par une légère brise de printemps comme pour narguer le fonctionnaire qui a manqué à tous ses devoirs.

    Alors que la madame du monsieur de la place Beauvau sort de chez elle, le gardien fort penaud s’en vient lui conter son impardonnable bévue. « Et ben, j’suis arrivé trop tard, là, dis donc… Pourtant j’ai couru, mais cette saleté de pervenche etc. » Furax, l’épouse outragée appelle immédiatement le bureau de son mari. Ça ne peut plus durer. Une Toyota qui n’avait fait de mal à personne, humiliée en pleine rue… Une amie contrainte de réunir 22 € dans les trois jours… Où trouver l’argent ? Que faire ? Mendier ? Jouer du violon dans la rue pour réunir quelques pièces ? Attaquer un fourgon blindé ? Ah non… On a une réputation à tenir… Quand même !

    Comprenant la situation tragique dans laquelle sa conjointe est plongée, Manuel Valls bondit sur son siège. Outrage à amie de femme de ministre, blasphème de Toyota, haine anti-japonaise, ça ne se passera pas comme ça.

    " Vous avez aimé Manuel Valls censeur de comique, vous l’adorerez en marchand de tapis, effaceur de P.-V. à deux balles, petit épicier de la contravention… "

    Deux heures plus tard, un commandant du groupe de sécurité du ministre de l’Intérieur appelle l’abominable gardien pour l’informer « qu’il s’occupait de faire le nécessaire ». Évaporation de P.-V., dilution du carnet à souches dans un bain d’acide sulfurique, le David Copperfield de la contredanse est aux manettes… La violoniste épouse peut reprendre le cours de ses activités, son amie n’aura pas à débourser les 22 € fatals dont elle a tant besoin pour boucler ses fins de mois. Tout est bien qui finit bien.

    Outre le passe-droit immoral, cette douce historiette vient mettre à jour un niveau de pingrerie au-delà du réel. Grappillage pitoyable… Prêt à remuer ciel et terre pour une amende justifiée de 22 €… Vous avez aimé Manuel Valls censeur de comique, vous l’adorerez en marchand de tapis, effaceur de P.-V. à deux balles, petit épicier de la contravention…

    Morale de cette fable en forme de question : mais que peut-il bien se passer lorsque les sommes en jeu se comptent en milliers d’euros ?

    Jany Leroy dans Boulevard Voltaire

    http://www.altermedia.info/france-belgique/corruption-2/madame-valls-les-vingt-euros-introuvables_102981.html#more-102981

  • Municipales : Ayrault rend un fier service au Front national

    Premier ministre de l’Etat-PS toujours au plus bas dans les sondages, Jean-Marc Ayrault a encore raté sa cible, allant sans doute même jusqu’à se tromper de combat, en déclarant impérieusement qu’il « ne veut aucun maire » élu avec l’étiquette du Front national…

    Ici, il a commis une triple erreur : d’abord, en confondant la démocratie et une sorte de paternalisme idéologique d’Etat où on peut ostraciser ceux qui déplaisent aux maîtres du moment. Ensuite, en se permettant de frapper d’une sorte d’interdit un parti politique qui a légalement droit de cité, quel que soit le jugement qu’on peut porter sur lui et sur son évolution actuelle, et donc en prétendant se placer au-dessus des lois, et en jugeant à la place des électeurs d’une façon bien peu démocratique. Et enfin, en oubliant qu’aux élections municipales, la plupart des Français souhaitent, ou souhaiteraient autant que possible, choisir des hommes et des femmes pour leurs qualités personnelles, et non pour les étiquettes délavées des partis politiques dévalués.

    Jean-Marc Ayrault aurait pu se souvenir que les élections municipales sont souvent devenues le dernier refuge d’un vote à échelle humaine, où la politique politicienne du régime des partis autrefois rejeté en 1958 peut – et doit - être remplacée par la politique autrement plus digne et plus noble de la démocratie locale. [...]

    Denis Lensel - La suite sur France Catholique

  • Dictature Socialiste – La tribune de Nicolas Sarkozy dans le Figaro n’en finit pas de faire parler.

    dictatureLa tribune de l’ancien président de la République publiée dans le Figaro vendredi 21 mars,  n’en finit pas de faire couler de l’encre. Dans cette épître qu’il a voulu adresser aux français au sujet des fuites sur les écoutes dont il est secrètement l’objet depuis huit mois, l’ancien chef de l’Etat a voulu attirer l’attention de ses compatriotes sur les mensonges effrontés et les comportements douteux des membres de l’actuel gouvernement dans de cette affaire d’Etat.

    Comme il le dit lui-même dans sa tribune intitulée « Ce que je veux dire aux français », Nicolas Sarkozy ne cherche visiblement pas à s’apitoyer sur son sort et sur la véritable persécution judiciaire dont il est l’objet. Au contraire, il cherche manifestement à provoquer une prise de conscience et un sursaut national chez les citoyens de bon sens en prenant l’exemple de sa propre situation pour illustrer la dérive totalitaire du gouvernement socialiste.

    Précisant dès le début de son intervention écrite qu’il est bien conscient des soucis quotidiens de ses concitoyens, le président Sarkozy insiste sur le fait que s’il a décidé de s’exprimer c’est qu’il jugeait de son devoir de rompre son silence devant la gravité de la situation où d’après lui: « certains principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent«   .

    Il continue ensuite en s’interrogeant sur : « la proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée ? La présomption d’innocence désacralisée ? La calomnie érigée en méthode de gouvernement ? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées ? »

    Lire la suite

  • Le fichier Edvige point par point

    Il répond au doux nom d'Edvige et sème la terreur auprès des syndicats et associations de tous bords, dénonçant ses dérives liberticides. Ce fichier de traitement automatisé de données à caractère personnel signifie textuellement "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale". Créé par un décret du 1er juillet 2008, il est destiné à remplacer l'ancien fichier des RG et dépend désormais de la Sous-Direction de l'information générale (SDIG), rattachée à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP).
    Le syndicat de la magistrature ainsi que 12 associations et organisations syndicales ont, le 29 août, déposé un recours devant le Conseil d'État en vue de sa suppression. "Nous sommes sereins, estime Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, Edvige est en conformité totale avec les observations et remarques du Conseil d'État." Pourquoi Edvige inquiète ? Décryptage.
    À quoi sert Edvige ?
    À "informer le gouvernement et les représentants de l'État dans les départements et collectivités", et à ce titre, Edvige "centralise des informations renvoyant à des dossiers papier archivés au niveau départemental", dit la version officielle. Il diffère de l'ancien fichier des RG sur deux points : la prise en compte des mineurs dès l'âge de 13 ans et l'extension des données dites "sensibles" à la santé et à la sexualité. "Est-il légitime de voir recenser à son insu des éléments très intimes de sa vie privée sans justifier d'une raison policière ou judiciaire ?", doute Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature, qui n'hésite pas à parler d'"intimidation". "C'est un fichier de plus qui regroupe sous la bannière du renseignement des données à finalités distinctes - l'atteinte à l'ordre public et le fichier des RG - dénonce Jean-Louis Borie, vice-président du Syndicat des avocats de France. Cette façon de contourner l'interconnexion des fichiers est contraire à la jurisprudence européenne."
    Qui sont les personnes visées ?
    Le fichier centralise les informations relatives aux personnes publiques "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique, ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Cela concerne donc toutes les personnes ayant sollicité un mandat sans être élues... "Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ?", questionnait il y a quelques jours le ministre de la Défense Hervé Morin. Autre catégorie de personnes visées par Edvige, "les individus, groupes, organisations et personnes morales susceptibles de porter atteinte à l'ordre public en raison de leur activité individuelle ou collective". Le texte est radicalement différent de sa version précédente qui visait les "personnes susceptibles, par leur action violente, de porter atteinte la sûreté de l'État (décret de 1991)". Il évoque désormais la notion élastique de "trouble à l'ordre public" éventuel. Le risque d'être épinglé pour une infraction imaginaire n'est pas mince. D'autant que sont désormais concernés les mineurs à partir de 13 ans, et ceci, contre l'avis de la Cnil qui avait préconisé un âge minimum de 16 ans. Motifs officiels ? C'est l'âge de la responsabilité pénale et auquel la délinquance juvénile explose. Sur les douze derniers mois, 46 % des vols avec violence et 25 % des viols ont été commis par des mineurs. "Le fichier des empreintes génétiques (FNAEG) comprend déjà les mineurs mis en cause dans une procédure judiciaire, rappelle Hélène Franco. Et puis, il suffit de faire des graffitis sur les murs d'un lycée pour être susceptible de porter atteinte à l'ordre public. Voilà une bien triste façon d'accueillir les jeunes dans la vie civile." Donc, si un jeune fiché pour ce genre d'incident postule plus tard à un poste de vigile dans une société de surveillance, il a de fortes chances d'être recalé. Le décret précise, en effet, que le fichier permettra aux services de police de réaliser des enquêtes administratives sur les candidats à certains emplois afin de s'assurer de la "compatibilité" de leur "comportement" avec les fonctions envisagées.
    Quelles sont les informations collectées ?
    Outre les éléments d'identification de l'intéressé (état civil, adresse, photos...), les informations fiscales, patrimoniales et ses "déplacements", le fichier enregistre "les signes physiques particuliers", le "comportement" et l'identité de ceux qui "entretiennent des relations directes et non fortuites" avec l'intéressé. Avis, donc, aux amis des fichés, ils ont de fortes chances d'être fichés ! Des données plus intimes sont également collectées, notamment les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, l'appartenance syndicale ou encore les données relatives à la santé ou à la vie sexuelle. La santé et la sexualité, deux grandes nouveautés du décret qui se conforme à une directive européenne de 2004, font pâlir d'inquiétude les défenseurs de libertés individuelles.
    Dans quels cas le fichier enregistrera-t-il les tendances sexuelles ou l'état de santé des personnes ?
    "Un militant d'une association servant une cause médicale, ayant participé à une intrusion violente dans un ministère ou une préfecture, sera intégré au fichier avec la finalité, médicale, de sa cause", précise le ministère. L'enregistrement de monsieur X en tant que président d'une association de lutte contre l'homophobie établira un lien avec l'orientation sexuelle supposée de monsieur X." En revanche, "aucune mention sur la santé ou la sexualité de Monsieur Y, président de la chambre des métiers de son département, ne pourra être collectée, faute de lien entre la personne et son activité", nuance Gérard Gachet. C'est par ailleurs à titre "exceptionnel" que ces données pourront être collectées et à la condition que les informations soient liées à la vie publique ou à l'activité militante de la personne concernée. La Cnil a d'ores et déjà indiqué qu'elle utiliserait son pouvoir de contrôle pour s'assurer du caractère "exceptionnel" de l'enregistrement des données dans le fichier. Enfin, aucun listing ne sera établi à partir des données recueillies, ce qui veut dire qu'Edvige ne permettra aucun "fichage" d'homosexuels, de séropositifs ou de malades du sida.
    Qui peut consulter le fichier ?
    Des personnes triées sur le volet : fonctionnaires chargés du renseignement, policiers et gendarmes spécialement habilités et individuellement désignés par leur hiérarchie. "Nous assurons une traçabilité complète de la consultation", affirme Gachet. Ce que la Cnil, là aussi, demande à voir.
    positifs ou de malades du sida.
    Combien de temps les données seront-elles conservées ?
    Tout dépend du but de la collecte. Si elle est réalisée à des fins d'enquête administrative, les données sont conservées 5 ans à partir de leur enregistrement ou de la cessation des fonctions pour lesquelles l'enquête a été menée. "On sait quand ça commence, on ne sait jamais quand ça finit !", s'exclame Me Borie, faisant référence aux procédures de gestion des fichiers. Les autres données sont, elles, conservées tant qu'elles sont nécessaires, ce qui ouvre la porte à tous les abus. "Le poids Edvige pèsera sur l'avenir des jeunes se présentant à un concours administratif", déplore Hélène Franco. L'illégalité d'Edvige, qui nie le droit à l'oubli, notamment pour les mineurs, fait partie des éléments présentés au Conseil d'État. À cet égard, la Cnil regrette l'absence de procédure formalisée de mise à jour et d'apurement des fichiers. Elle prend acte de l'obligation annuelle du directeur général de la police nationale de rendre compte à la Cnil de ses activités de vérification, de mise à jour et d'effacement des informations enregistrées dans Edvige.
    Les citoyens ont-ils un droit d'accès à Edvige ?
    Le fichier autorise un droit d'accès particulièrement restreint ("lorsque le traitement intéresse la sûreté de l'État, la défense ou la sécurité publique") et admet un droit d'opposition dans de très rares cas. Ces points sont également soumis à l'examen du Conseil d'État.
    Quelle sera la suite ?
    Le Conseil d'État, saisi de plusieurs recours dénonçant l'absence de protection des individus contre les risques de fichage arbitraire ad vitam æternam, devrait rendre ses avis avant la fin de l'année.
    Source : Le Point : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-09-08/le-fichier-edvige-point-par-point/1597/0/272328
    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EFAVVkkEAFbYLmhxpw.shtml

  • La France, championne du monde des donneuses de leçons

    Peut-être qu’après tout Fabius, Ayrault et Hollande croient encore qu’il leur suffit de faire cocorico pour que le soleil se lève.
    Mon passeport arrivant bientôt à expiration je suis allé sur le site de mon consulat pour m’enquérir des démarches à suivre, lorsque je suis tombé sur ça : « La France a fait de l’abolition universelle de la peine de mort une des priorités de sa politique étrangère en matière de droits de l’Homme. » La suite, poncifs niaiseries et autres billevesées, je vous en fais grâce.
    Plus intéressant, cet encart renvoyait au site du quai d’Orsay sur lequel je trouvai un autre lien du même tonneau : « La France, candidate au Conseil des droits de l’Homme pour le mandat 2014-2016 » Suivait une profession de foi qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Extraits : « Les droits de l’Homme font partie des valeurs fondatrices de la République française. Leur respect est au cœur de l’exercice de la démocratie en France et de notre engagement au sein de l’Union européenne. »
    Lire la suite

  • L’Internationale matérialiste et la Civilisation du troupeau.

    Christiane Taubira ne nous a peut-être pas tout dit sur sa « nouvelle civilisation »!
    « Il n’y a que les sots et les huîtres qui adhèrent ». Cette réflexion du philosophe Alain m’a longtemps tenu à l’écart des partis politiques jusqu’à ce que, excédé par la mauvaise foi de bon nombre de médias à l’encontre de Nicolas Sarkozy, je finisse, en 2011 en signe de protestation, par prendre une carte à l’UMP. Je n’approuvais pas tous les aspects de la politique de Nicolas Sarkozy mais je lui reconnaissais au moins le fait de « tremper sa chemise » dans l’exercice de ses fonctions ; ce que beaucoup de ses prédécesseurs n’avaient pas fait. J’ai ainsi participé à de nombreuses réunions pour discuter de la politique et de l’avenir de mon pays avec des gens parfois fort sympathiques.
    L’Internationale matérialiste
    Mais l’apparition du Mariage pour tous et de l’enseignement de la Théorie du genre dans les écoles m’a confirmé la vision du monde politique que j’ai exprimée pour la première fois en 1991 à l’occasion des accords de Maastricht. J’avais écrit à leur sujet un pamphlet où je stigmatisais la société qu’ils allaient induire en la qualifiant d’ « Internationale matérialiste ». En effet elle était en tout point politiquement comparable à l’Internationale socialiste qui venait de s’écrouler par l’avènement du très libéral Gorbatchev et la disparition du Mur de Berlin. Les caractéristiques communes à ces deux « Internationales » étaient selon moi : Pas de frontières – Des républiques sans pouvoir – Une monnaie unique – La peur – L’interdiction de croyance ou d’avoir des idées – Des hommes rabaissés au rang d’animaux – Des chars dans les rues – Un pouvoir et les richesses concentrés sur un petit groupe.
    Sans reprendre tous ces points, il y en a deux aujourd’hui qui fonctionnent à plein régime. Le premier « Des hommes rabaissés au rang d’animaux » était illustré dans mon pamphlet de 1991 par ces propos : « On peut lire dans l’Aide-mémoire Larousse, du Cours élémentaire à  l’entrée en 6e : « Qu’est-ce qu’un être humain? L’être humain est un animal comme un autre. Il naît, vit, se reproduit et meurt. Le mâle est le père, la femel1e est la mère. Les petits s’appellent les enfants. (…) Qu’est-ce qui distingue l’être humain des autres animaux ? L’être humain sait inventer, fabriquer des outils nouveaux et il utilise des machines ». Voilà ce qui est aujourd’hui enseigné à nos enfants. Cette définition scandaleusement incomplète a bel et bien vidé les êtres humains de leurs dimensions spirituelles, religieuses, artistiques et philosophiques. Dans l’Europe très matérialiste de Maastricht, il ne nous restera que notre dimension de travailleur et de consommateur qui est enseignée à nos enfants. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les mœurs se dégradent si vite dans une société dans laquelle on donne aux jeunes une vision aussi réductrice et matérialiste de l’être humain. »
    Trente-trois ans plus tard, on peut mesurer à quel point ces idées dégradantes ont progressé dans la société. Le Mariage pour tous et la Théorie du genre ne sont en effet que la continuité de la dégradation de la dignité humaine déjà en place dans les manuels scolaires de 1991.
    Aussi je me suis adressé au candidat de l’UMP pour qu’il prenne une position claire et sans équivoque sur ces sujets en lui faisant part de mon profond désaccord d’entendre les instances de l’UMP annoncer la suppression de son programme du projet d’Hervé Mariton de revenir sur la loi Taubira. Je lui ai donc fait part que mon adhésion à l’UMP était suspensive du maintien de la suppression de la loi Taubira. En effet, elle n’est pas une simple loi. Comme Christiane Taubira l’a dit elle-même, c’est un changement de civilisation. C’est tout à fait exact ! Mais elle n’a pas indiqué la nature de cette civilisation. Cette civilisation, à mon sens, est la « Civilisation du troupeau ».
    La Civilisation du troupeau
    Dans un troupeau, la notion de famille n’est pas franchement claire. Les filiations entre les éléments du troupeau sont cependant très bien connues chez les ovins, les bovins ou les porcins, mais dans le troupeau humain elle devient de moins en moins claire pour pouvoir répondre au premier objectif d’un troupeau : faire du profit ! La loi Taubira renforce superbement l’assimilation de l’être humain à un simple élément d’un troupeau. Troupeau encore plus dégradé que celui des bovins qui ont, eux, la chance d’avoir un géniteur et une génitrice parfaitement connus. Cette loi est donc dans le plus pur esprit (en ont-ils un ?) des membres de L’Internationale matérialiste. Ils ne peuvent en effet que se frotter les mains pour ce type de société troupeau humaine dans laquelle la PMA et la GPA trouveront leur place de générateurs de profits colossaux comme c’est déjà le cas aux USA.
    Cette réduction de l’Homme à un simple instrument de profit est à l’opposé de la première Déclaration universelle des droits de l’homme: « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
    Il n’y a malheureusement guère de dignité, de raison ou encore de fraternité à encourager la relation homosexuelle. Sans parler des problèmes de santé qui y sont liés, il a été établi à maintes reprises qu’elle était particulièrement courte car beaucoup plus conflictuelle et génératrice de drames que la relation conjugale entre homme et femme. Le récent film mettant en scène la relation amoureuse, conflictuelle, échangiste et saupoudrée de cocaïne entre Pierre Bergé et Yves Saint-Laurent est un très bon documentaire sur les drames liés à la relation homosexuelle. Cette dernière est protégée et encouragée par l’Internationale matérialiste pour une raison simple : elle est source d’importants profits car réalisés sur cette partie du troupeau humain qui a des revenus généralement plus élevés du fait de l’absence de dépenses liées à l’éducation d’enfants.
    Je ne peux donc pas soutenir un représentant politique qui n’aurait pas conscience de cette dégradation programmée des êtres humains par la suppression progressive et insidieuse de toute forme d’expression de sa dignité naturelle. C’est elle qui, en effet, fait de lui une créature différente d’un simple animal. Pour moi, jamais cette dimension particulière de l’Homme ne devra être sacrifiée sur l’autel du profit.
    L’Homme est une créature aimante
    Pour cela il est nécessaire de réfuter, de la façon la plus ferme possible, les points de vue qui ne font pas la différence entre la dignité d’un homme qui loue ses bras pour s’émanciper par son travail et l’utérus d’une femme qui serait loué pour générer du profit. En effet l’Homme est une créature plus aimante que marchande. L’utérus d’une femme est fait pour recevoir une semence qui lui a été donnée avec amour. C’est en cela qu’elle reste une femme et non pas une simple femelle d’un troupeau au service de l’enrichissement d’intérêts privés.
    Mon candidat n’a pas compris mon message car il n’a pas pris de position personnelle ferme par rapport à son engagement de marier ou non des homosexuels. Ce qui ne m’a guère surpris car j’ai appris, entre temps, qu’il avait participé en 2012̀ à la réunion du Club de Bilderberg. Ce club de dimension européenne et son homologue américain, la Trilatérale, sont pour moi les antichambres de l’Internationale matérialiste. Le premier a comme membre permanent la reine Béatrix de Hollande. C’est sous son règne que ce pays fut le premier à adopter le mariage homosexuel puis la libéralisation du cannabis : deux grands fondamentaux de la destruction de la dignité humaine au profit d’intérêts matériels. Le club de Bilderberg et la Trilatérale ont en commun leur président fondateur respectif qui n’est autre que David Rockefeller.
    Dans mon pamphlet de 1993 j’avais déjà mentionné ce grand patron de L’Internationale matérialiste à la rubrique « Des richesses et le pouvoir concentré sur un petit groupe »; j’avais écrit ceci : « Dans un article de L’Evénement du jeudi du 19/12/91, on pouvait lire ceci “Il existe en France 50 groupes de taille mondiale et ce sont eux qui ont le pouvoir”. Propos recueillis auprès de Jean Loyrette, patron de l’un des plus importants cabinets d’avocats en France (350 employés, 7 implantations à l’étranger) ». [...] Après la guerre au Koweit et dans un article de Paris Match du 15/08/91 consacré à la nouvelle suprématie mondiale des USA, on pouvait lire : « Cette situation paradoxale peut pousser le parti démocrate à briser ce cercle infernal et à sélectionner enfin un candidat qui ait l’image de crédibilité et de sécurité nécessaire à un président des Etats-Unis. On murmure des noms aussi surprenants que celui du sénateur de Virginie occidentale G. Rockefeller ». L’auteur de cet article, qui ne cite en fait que le nom de Rockefeller, n’est autre que Valéry Giscard d’Estaing…» Lui aussi a fréquemment participé aux réunions informelles de ces clubs de l’Internationale matérialiste et, en 2004, il fut le principal artisan de la rédaction de la Constitution européenne à laquelle les Français ont dit non en 2005.
    Maastricht et Lisbonne.
    En 1991 c’était un socialiste notoire, Jacques Delors, qui était aux écritures pour rédiger les Accords de Maastricht, accords dictés par La Table Ronde des industriels européens dont les membres sont des habitués du club de Bilderberg et de la Trilatérale et autres clubs comme celui des Young Leaders de la French American Foundation qui compte parmi ses membre un certain François Hollande. Comme les autres membres de ce « club », sous influence américaine, il en a bien sûr suivi les directives en approuvant le Traité de Lisbonne proposé par Nicolas Sarkozy en 2008 pour maintenir les accords de Maastricht en bafouant ainsi le vote de 2005 des Français.
    Dans mon pamphlet en 1991, j’avais également écrit ceci : « D’un point de vue économique, les années de gaullisme étaient appelées “les années glorieuses“. Comment s’appelleront les années de VGE. et de F. Mitterrand ? Ils nous avaient “généreusement” promis de partager les richesses et ce que nous partageons de plus en plus, en fait, c’est la pauvreté. » Cette vision est aujourd’hui totalement confirmée par les Espagnols qui vont chercher du travail au Maroc ou en  Allemagne, tout comme c’est le cas pour les Grecs qui s’exilent, contraints et forcés, vers un pays qui ne ressemble en rien au leur, pays qui est loin d’être un Eldorado social puisqu’on y discute encore âprement l’établissement d’un salaire minimum. Les grands gagnants de tout cela ? L’Internationale matérialiste. Les grands perdants ? Les peuples européens.
    Et, si nous n’y prenons pas garde, l’Homme sera perdant une fois de plus avec la normalisation de la GPA et de la PMA. Elles constituent le premier banc d’essai d’un sujet dont la presse économique parle de plus en plus : l’harmonisation des normes du marché européen et américain. Déjà aux USA, la PMA et la GPA génèrent des milliards de dollars. Mais ce n’est pas suffisant, il faut que l’Europe s’y mette ! Cette normalisation des normes économiques à un niveau international est, bien sûr, voulue par l’Internationale matérialiste pour qui la seule valeur respectable est la taille du marché.
    On retrouve donc le même piège que pour Maastricht : au nom d’une belle idée, la tolérance, on veut nous imposer la normalisation d’un Business international qui constituera tout simplement le deuxième étage de la fusée lancée en 1991 avec les Accords de Maastricht. Cette fusée n’a qu’un objectif : faire de cette planète un immense marché tenu par des psychopathes archimilliardaires. Pour eux l’Homme n’est rien d’autre qu’un élément du troupeau de producteurs-consommateurs qui leur permet d’entasser des richesses toujours de plus en plus grosses. Elles n’ont qu’un objectif : racheter ou faire disparaître leurs concurrents. Mais ce jeu est profondément idiot car c’est un vecteur de pénurie pour les populations et, à terme, pour les membres de l’Internationale matérialiste eux-même. C’est un jeu de mort car basé sur « la disparition de l’autre » comme je l’ai expliqué dans mon article Pénurie et Abondance paru dans Le Nouvel Economiste du 23 août 2013. Ce qui est en jeu, c’est tout simplement notre économie tout entière et donc notre civilisation.
    Les artisans de tout cela s’appellent donc Mitterrand, VGE, Delors, Sarkozy, Hollande, Bergé, Taubira, etc. Il est donc de plus en plus clair pour moi que les hommes politiques qui ne vivent que des revenus liés à leurs mandats politiques – de droite ou de gauche – ne peuvent pas faire autrement que d’être au service de cette Internationale matérialiste puisqu’elle noyaute toutes les institutions politiques par le lobbying et ces « Clubs » prétendument informels où pourtant se décide le sort du monde en bafouant les principes les plus essentiels de la démocratie. Le fait n’est pas nouveau ! Déjà au XVIIIe siècle Jean-Jacques Rousseau écrivait « Le riche porte la loi dans sa bourse ». Au XXe siècle David Rockefeller ne s’en cache même plus puisque, interviewé́ par Newsweek international, il déclare en 1999 que « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». C’est clair !
    En conclusion
    C’est pourquoi je démissionne de l’UMP dont je vois de moins en moins en quoi ce parti se distingue des autres partis et dont je vois, de plus en plus, ce qu’il a en commun avec les autres partis auxquels il prétend s’opposer : leur dépendance à l’Internationale matérialiste qui a bien mis en faillite les gouvernements et donc les politiciens professionnels pour mieux les contrôler.
    Est-ce pour autant qu’il faille se désintéresser de la politique ? Non. La meilleure façon de lutter contre la Civilisation du troupeau voulue par l’Internationale matérialiste est de faire confiance à l’occasion de ces municipales à des hommes et des femmes financièrement indépendants et qui ont de véritables projets économiques, familiaux, culturels et environnementaux pour les villes dont ils veulent assurer une gestion saine et non électoraliste. Plus ce type d’hommes et de femmes politiques issus de la société civile assumeront des fonctions à tous les niveaux de la société, plus nous aurons une chance que notre société n’aille pas s’écraser sur le mur très solide du matérialisme internationalisé.
     Eric du Petit Thouars, 14 /03 /2014
    Voir aussi du même auteur : Pénurie et Abondance, 27/08/2013
    Les intertitres sont de la rédaction
    http://www.polemia.com/linternationale-materialiste-et-la-civilisation-du-troupeau/

  • Référence à la Stasi : Sarkozy a tapé là où ça faisait mal

    Lu dans Présent :

     

    "Qu’aurait été la tribune libre de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro s’il n’avait fait une fine allusion à la Stasi, cette police politique de sinistre mémoire qui avait pignon sur terreur dans l’ancienne République démocratique allemande ?

    En France, l’habitude n’est guère de stigmatiser un régime communiste, plutôt de rappeler éternellement les crimes du régime national-socialiste, figure de bouc émissaire obligé de toute référence historique criminelle.

    En faisant explicitement – et uniquement – référence aux pratiques totalitaires de cette « autre » Allemagne que celle du IIIe Reich, l’ancien président a tapé là où ça pouvait faire le plus mal aux habituels donneurs de leçons d’une gauche moralisatrice, héritière d’une Union des socialistes, des radicaux et des communistes qui porta François Mitterrand à l’Elysée… et reste toujours d’actualité, au gré des échéances électorales.

    Les oripeaux de la Gestapo faisant sans doute de moins en moins recette, ceux de la Stasi vont-ils empoisonner durablement le débat politique désormais ? Vu la réaction de la gauche, elle a compris le danger. Trop tard ?"

    Michel Janva

  • Ecoutes visant Nicolas Sarkozy : un journaliste du “Monde” menacé de mort

    21/03/2014 – PARIS (NOVOpress) -  Quelle que soit la majorité au pouvoir, il ne fait pas bon révéler des scandales d’Etat. Le journaliste d’investigation du Monde, Gérard Davet, l’apprend aujourd’hui à ses dépends. En effet, lui qui, avec son confrère Fabrice Lhomme, a révélé l’affaire des écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy, est depuis lors l’objet de menaces particulièrement violentes allant jusqu’aux menaces de mort. Le journaliste a d’ailleurs annoncé qu’il avait porté plainte.

    Cet épisode survient dans un contexte particulièrement tendu et malsain, où, à l’approche des échéances électorales, les révélations se multiplient concernant la droite comme la gauche et où les journalistes sont régulièrement accusés de « rouler » pour les uns ou pour les autres.

    «Les gens qui donnent des infos aux journalistes ont toujours des comptes à régler. Mais pour nous, cela n’a aucune espèce d’importance, l’important est si l’info est bonne où mauvaise, nous n’enquêtons pas à charge » a pour sa part tenu à préciser le journaliste.

    http://fr.novopress.info/page/2/

  • Ceux qui aimeraient faire de l’arabe une langue locale… par Fabrice Robert

    Tribune de Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, parue sur Boulevard Voltaire le 20 mars 2014 - Ce ne sont pas les populations d’origine immigrée qui doivent s’adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s’orientaliser…

    Dans le village provençal de Valbonne, les parents d’élèves de l’école élémentaire Sartoux viennent de recevoir une proposition assez particulière. Leurs enfants pourraient – s’ils le souhaitent – suivre des cours d’arabe gratuits ! Dans une circulaire diffusée par la direction générale de l’enseignement scolaire, on apprend que l’enseignement de l’arabe dans les écoles françaises fait partie d’un programme national du ministère de l’Éducation nationale.

    Les volontaires peuvent alors suivre des cours dispensés par des enseignants algériens, tunisiens ou marocains. Aucune information sur le contenu de ces cours, si ce n’est qu’ils sont proposés gratuitement alors que c’est loin d’être le cas quand il s’agit d’enseigner les langues traditionnelles de nos régions à nos enfants. Des langues parlées par nos ancêtres – comme l’occitan, le breton ou le provençal – seraient-elle donc moins importantes que l’arabe aujourd’hui en France ?

    Au fond, tout ceci n’est pas étonnant lorsqu’on sait que Vincent Peillon a annoncé, en février dernier, des moyens supplémentaires pour le développement de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, « pour répondre aux attentes de la jeunesse de l’autre côté de la Méditerranée ». Si l’on assiste déjà, depuis quelques années, à l’explosion du marché de la danse orientale, Vincent Peillon nous propose donc aujourd’hui de développer des sections spécifiques dites « langues et cultures méditerranéennes » et « orientales » dans les collèges et les lycées français. C’est là toute l’absurdité du discours républicain sur l’intégration qui, finalement, aboutit à une désintégration de l’identité française. Ce ne sont pas les populations d’origine immigrée qui doivent s’adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s’orientaliser.

    Certains ne perdent pas de temps et ont fait le choix de distribuer des tracts en arabe dans le cadre des élections municipales. C’est le cas, notamment, d’une liste de « gauche rassemblée et citoyenne » à Pierre-Bénite. Pour Daniel Deleaz, l’adjoint au maire de cette commune de la banlieue lyonnaise, le choix est clairement assumé : « Si la République a fait le choix du français comme langue nationale, elle a aussi pour objectif de traiter à égalité tous les citoyens. La traduction de textes en langues étrangères est donc le moyen de lever la barrière des langues, de contribuer à l’égalité des citoyens, d’aider au rassemblement de tous. »

    Précisant qu’il s’agit d’un tract bilingue, l’élu parle – en toute simplicité – d’une « pratique très courante dans certaines de nos régions, comme l’Alsace par exemple, où le français est très souvent traduit en langue locale ». Daniel Deleaz met donc sur le même plan un tract bilingue français-alsacien et un tract bilingue français-arabe. Et semble, par là même, admettre l’idée que l’arabe serait devenu la langue locale de Pierre-Bénite…

    Fabrice Robert
    twitter.com/_fabricerobert

    http://fr.novopress.info/160153/ceux-aimeraient-faire-larabe-langue-locale-fabrice-robert/#more-160153

  • Vincent Peillon a été accueilli à Toulon

    L’arrivée du ministre de l’Education nationale, candidat aux élections européennes dans le Sud-Est, a été perturbée par un groupe d’opposants à la loi Taubira, qui l’ont accueilli sous les sifflets, en scandant « Peillon, démission ! ». A l’abri dans le local de campagne, les militants socialistes ont dû jouer des coudes pour entendre l’allocution de Vincent Peillon.


    Visite express de Vincent Peillon à Toulon pour... par Var-matin

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html