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France et politique française - Page 4505

  • L’amiral quitte le bord

    Fils du journaliste Jean-Louis Guillaud, créateur de la troisième chaîne de l’ORTF et ancien PDG de TF1 et de l’AFP, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées depuis 2009, n’a pas été pour autant le super-communiquant dont on aurait pu rêver. Alors qu’il doit céder son poste le 15 février prochain à son adjoint, le major général Pierre de Villiers, il s’est tout de même un peu « lâché » devant les journalistes de défense, lundi dernier, tout en se défendant de se livrer à un quelconque « testament », et en convenant qu’il n’aura fait que « passer ». Verbatim.
    Cocorico — « Nous devons être immensément fiers de nos armées. Elles sont absolument au sommet, quels que soient les critères retenus. Elles sont dignes de la cote d’amour qu’elles ont dans les sondages ».
    Réactivité — « Nos armées ont prouvé qu’elles peuvent réagir à toutes les sollicitations, avec un préavis très court. Cela impressionne tous nos interlocuteurs à l’Union européenne, à l’OTAN… ».
    Républicain — « Avec un budget tout juste insuffisant, des matériels vieillissants, etc., le moral des troupes est fragile. Mais comme celui des Français en général. C’est le contraire qui serait inquiétant ! ».
    Modeste — « Les réformes, je les ai continuées, pas initiées – y compris la création des bases de défense ».
    Droite, gauche — « La continuité de notre politique de défense est un grand motif d’optimisme. A droite, on disait : les armées sont le fer de lance de notre diplomatie. A gauche, on entend : une armée forte permet une diplomatie forte ».
    Optimiste — « Nous avons, vous avez des soldats, une jeunesse magnifiques : quand on voit ce qu’ils ont réalisé dans des opérations difficiles (RCA, Sud-Liban) ou dures militairement (Afghanistan, Mali)... ».
    Pacification en RCA — « Il y a quinze jours, il y avait quinze quartiers peu sûrs à Bangui ; aujourd’hui, moins de six ».
    Sens des réalités — « La RCA, c’est la France plus la Belgique, mais 4,7 millions d’habitants seulement, dont un quart dans la capitale. L’essentiel, ce sont les axes vers les pays voisins, et quelques régions actives de l’Ouest et du Sud. On peut les sécuriser avec les 6 000 soldats africains présents (à terme, 8 000), les 1 600 Français, quelques centaines d’Européens bientôt, et les restes de la police et de l’armée centrafricaines. Mais il faudra que l’ONU refasse partir le peu d’administration et d’Etat qui subsiste ».
    Soldats ou gendarmes, en RCA ? — « Quand on arrive à ce niveau de violence, face à des RPG [lance-roquettes], des mitrailleuses de 14,5, etc. il n’est pas sûr que la panoplie du gendarme mobile ou du CRS tienne le coup : les moyens militaires s’imposent ».
    Modularité — L’amiral reconnaît que cette réforme-là porte un peu sa marque : « On a dépassé l’interarmes, l’inter-armée ; désormais, en intervention, on compose des modules de troupes et de matériels en fonction des situations, et on les fait évoluer à mesure des objectifs et des moyens. C’est de l’opération “à la carte” ».
    Boutons — « Cette organisation modulaire, jusqu’aux niveaux élémentaires (adjudant-chef) ne se décrète pas. C’est une ouverture, un savoir-faire, une capacité. Et elle est fragile : un réflexe de “guerre des boutons” est toujours possible » [1].
    Centriste — « Peut-on tout dire ? On ne peut mentir aux députés ou aux sénateurs. Mais la difficulté est celle de tout patron : si on fait pleurer, ca ne remonte pas le moral des troupes. La question est : comment le dire, et faire passer le message sans impair, sans déraper ».
    Balancé — « Une partie des matériels sont vieillissants : les VAB (véhicules de l’avant blindés) usés, les Mirage 2000 pas éternels, les bateaux qu’on maintient “parce qu’on sait faire”… Mais il y a aussi du bon : les VBCI (véhicules blindés de combat d’infanterie), les NH90, Caracal et Tigre (hélicoptères), les Rafale, les frégates, les nouveaux satellites… ».
    Résolu — « Pour les équipements de défense, ne pas devenir “échantillonnaire”, car ça coûte cher… ne pas acheter tout sur étagère, car — à partir d’un certain seuil -– on devient dépendant ».
    Le porte-avions — « Kennedy demandait, tous les matins : « Où sont mes porte-avions ? » [2] Ici, à la question, on doit répondre : “Le PA est à quai” » [3].
    Discret — « Nous sommes en relation constante, pour les opérations contre Al-Qaida au Sahel, avec Africom (le commandement américain pour l’Afrique), le Socom (commandement des opérations spéciales), l’Eucom (commandement européen), le Centcom (commandement pour le Golfe arabo-persique). Mais je ne vous dirai pas si on coopère sur le terrain — question de sécurité des opérations ».
    Nuancé — A un journaliste (américain) qui lui demande pourquoi l’on n’a toujours pas éradiqué le djihadisme du Sahel, l’amiral répond : « Le Mali est grand comme une fois et demie la France. Nous n’avons jamais voulu éradiquer (c’est-à-dire couper les racines), car c’est une réalité endémique : on ne va pas passer au lance-flammes une région qui est une zone de trafics depuis trois mille ans, et où des couples mixtes se sont constitués avec des femmes touareg. On voulait casser, ramener le niveau de terrorisme à un stade où les forces locales ou régionales pourraient le traiter, et empêcher les djihadistes de reprendre une portion de territoire pour en faire un sanctuaire, comme cela avait été le cas dans l’Adrar des Ifoghas. D’où l’idée d’une régionalisation du combat : on ira où ils sont » [4].
    Inquiet — « La Libye, sans Etat, reste un “trou noir”. Nous ne voudrions pas que ce ”trou noir” devienne un nouveau centre de gravité, de régénération en équipement et armes : un jour, il faudra bien se poser la question à l’échelle internationale ».
    Préoccupé — « 40 % du commerce mondial transite par le détroit de Malacca, à l’est de l’océan Indien, et par la mer de Chine que la diplomatie de Pékin cherche à “territorialiser”. Un contournement par le Sud (Australie) changerait la donne économique… ».
    Enlisée ? — « Avec notre “friend enemy” britannique, la relation est aussi complexe et compliquée qu’eux avec nous. Pour certains là-bas, la tendance actuelle serait plutôt “Back to US” ! Mais nous continuons à travailler ensemble dans la recherche et développement, la certification de l’“expeditionnary force”, les drones. La période électorale sera peu propice. Mais en 2016, ça redémarrera… ».
    Réformé — Allusion au projet du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian de « restaurer dans son ministère la primauté du politique », ramenant certaines prérogatives du CEMA [5] (comme les ressources humaines) sous la tutelle des contrôleurs généraux (civils) : « Dans les opérations, le lien d’origine, direct, entre le président-chef des armées et le chef d’état-major est préservé. Je n’ai pas le sentiment d’avoir les ailes rognées ».
    Le major général Pierre de Villiers, qui remplacera l’amiral Guillaud dans deux semaines, est le frère du député européen Philippe de Villiers (droite souverainiste). Depuis quatre ans, il était numéro deux dans la hiérarchie militaire : il a suivi de près les diverses opérations extérieures (Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye, Mali, RCA), ainsi que la préparation du Livre blanc 2013 et de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019.
    Il a la réputation d’être un « consensuel ».

    Philippe Leymarie

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAEEVuFFuuzHxvgXK.shtml

    [1] Allusion aux concurrences inter-armées, voire — au sein de l’armée de terre — entre les diverses armes (infanterie de marine, cavalerie, légion étrangère, etc.).
    [2] A cette époque, il y en avait 15. Aujourd’hui, l’US Navy doit se limiter à 10 groupes aéronavals.
    [3] A quai, ou en entretien, voire en révision de fond — c’est-à-dire indisponible parfois durant plusieurs mois. Et non remplaçable, puisque le projet d’un second porte-avions n’a pas vu le jour. Edouard Guillaud avait commandé le PA Charles de Gaulle lors de sa chaotique mise en service.
    [4] Allusion au redéploiement progressif des moyens français dans le Sahel, avec baisse des effectifs, mais maintien d’une base au Mali (à Gao) ; développement des moyens d’observation et renseignement, à partir du Niger (drones, avions de patrouille) ; mobilité des unités commandos, à partir de leur base-arrière au Burkina-Faso ; moyens aériens à partir du Tchad ; en s’appuyant notamment, côté effectifs, sur les bases d’Abidjan et de Libreville.
    [5] CEMA : Chef d’état-major des armées.
    Source: Le Monde Diplomatique: http://blog.mondediplo.net/2014-01-30-L-amiral-quitte-le-bord

  • Quenelle de Dieudonné : le retour ! La voici à la CGT…

     

    quenelle-CGT-MPI 

    La quenelle n’a pas encore fini d’occuper les conversations politiques. Circule en ce moment une photo prise à Roissy de syndicalistes d’Air France en position quenelle, ce geste antisystème popularisé par l’humoriste Dieudonné. On reconnaît trois responsables du syndicat CGT d’Air France (David Ricatte, son porte-parole, Pascal Belrose, l’un des secrétaires de section et Laurent Dahyot, membre de la commission exécutive du syndicat) entourés de plusieurs affiliés cégétistes de la compagnie aérienne.

     La photo date du 8 novembre 2013 et a été prise au cours d’un conflit social dans la filiale locale de Swissport Cargo.

    http://medias-presse.info/quenelle-de-dieudonne-le-retour-la-voici-a-la-cgt/5869

  • Acharnement policier contre Béatrice Bourges

    PARIS (Bulletin de réinformation) - Hier vers 12h30, la police a bouclé les abords du palais Bourbon afin de procéder à l’arrestation de Béatrice Bourges qui poursuit depuis cinq jours une héroïque grève de la faim, jusqu’à la destitution du président Hollande par le biais de l’article 68 de la Constitution. Les proches de la présidente du Printemps français ont dû l’emmener d’urgence chez le médecin afin qu’elle échappe à cette arrestation.

    Le député Jacques Bompard a immédiatement interpellé le ministre de l’Intérieur, l’enjoignant « à faire cesser ces déploiement intempestifs et grotesques de forces de l’ordre autour du Palais Bourbon, alors qu’elles seraient bien plus utiles dans certaines banlieues où règnent l’insécurité, le crime organisé et la violence ».

    http://fr.novopress.info/

  • De la police au pré-carré africain, l’incontournable maçonnerie

    Les francs-maçons restent très influents dans la police. Quelque trente-cinq frères ont été ministres de l’Intérieur depuis la Révolution française de Lucien Bonaparte (1799-1800) à Pierre Joxe (1984-1986 et 1988-1991) en passant par Léon Gambetta (1870). On estimait en 2006 que 20% environ des commissaires étaient maçons, par tradition républicaine, mais aussi par nécessité de carrière. Un ancien Grand Maître du GODF, Fred Zeller, a raconté sa surprise : « J’ai un jour présidé la fraternelle des policiers maçons et j’ai ainsi appris, par les interventions des uns et des autres, que tous les services officiels étaient systématiquement noyautés. » C’était dans les années 1970, mais trente ans plus tard, tout ministre de l’Intérieur doit en tenir compte : en 2006, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, et son directeur de cabinet, Claude Guéant, étaient membres du GODF. Parmi ses conseillers, il avait également pris soin de recruter l’ancien responsable de la fraternelle de la Place Beauvau, membre de la GLNF. Pour tenir la police, on a toujours besoin de maçons autour de soi... 

         Autres ministères dont le titulaire est la plupart du temps un frère : la Coopération et les DOM-TOM. Historiquement, la maçonnerie a toujours été très implantée dans les colonies ou ex-colonies, notamment africaines. Le nom d’origine de la GLNF, fondée en 1913, est un programme à lui tout seul : « Grande Loge indépendante et régulière pour la France et les colonies ». Au sein de l’ancien Empire français, les loges ont longtemps servi à mettre de l’huile dans les rouages et un peu d’ordre dans l’imbroglio ethnique, à faire émerger « des élites nouvelles » au service de la métropole. Des maçons furent ainsi les premiers artisans d’une « indépendance » très contrôlée, tissant des liens avec les nouveaux régimes. Quelques décennies plus tard, si le cordon ombilical a été officiellement coupé avec la France coloniale, le cordon maçonnique demeure plus solide que jamais. Idriss Déby au Tchad, Blaise Campaoré au Burkina Faso, Omar Bongo au Gabon, Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, Paul Biya au Cameroun, Hassan II au Maroc... Tous ont été initiés à la GLNF, l’obédience la plus attachée aux potentats africains. En 1999, six mois après son coup d’Etat en Côte-Ivoire, le général Robert Gueï se voyait remettre son tablier... 

         Le premier et le plus ancien de ces frères-présidents est Omar Bongo, inamovible président-dictateur de la République gabonaise depuis...1967. La GNLF ne s’est pas contentée de l’initier dans les années 1980, elle l’a aidé à monter sa propre obédience, la Grande Loge du Gabon, afin de rester maître chez lui. Plus tard, au Congo, Sassou Nguesso créera également sa propre Grande Loge de Brazzaville, dont il sera immédiatement désigné Grand Maître. Les dictateurs n’envisagent pour eux-mêmes qu’un seul grade maçonnique : le plus élevé. A chaque cérémonie d’intronisation, la GLNF dépêche ses plus hauts spécialistes de l’Afrique et du bâtiment : des dirigeants du groupe Bouygues, d’anciens policiers ou militaires reconvertis dans les affaires
          Les dessous pétroliers n’arrangent guère le tableau. Pour séduire le Gabon et le Congo, riches en or noir, le groupe Elf, fondé par le frère Pierre Guillaumat, leur a longtemps dépêché d’éminents maçons : l’inamovible André Tarallo et l’inénarrable Alfred Sirven. Tous deux ont finalement été condamnés à l’issue du procès fleuve visant le réseau qu’ils avaient monté pour décrocher des contrats pétroliers en Afrique, en Amérique latine et en Europe de l’Est. 
         Rien de tel que la franc-maçonnerie – du moins sous cette forme dévoyée – pour synthétiser diplomatie, barbouzerie et business, toujours imbriqués en matière de relations franco-africaines. Elle permet aussi, dans les Etats presque sans droit, sans frontières respectées ni institutions légitimes, d’apporter un semblant de cohérence aux hiérarchies parallèles. Elle n’empêche pas les guerres civiles, loin de là. En 1998, au Congo-Brazzaville, un terrible bain de sang a opposé les milices de Pascal Lissouba, affilié au GODF, et de Denis Sassou Nguesso, affilié à la GNLF. Cobras contre Ninjas, GODG contre GNLF, terrible résumé. « Alors que les cadavres emplissaient les rues, tout le monde se réunissait au Gabon voisin comme si de rien n’était », témoigne un maçon horrifié. Depuis Paris, des frères de bonne volonté tentent de mettre un terme aux massacres. En vain. Ils avaient connu davantage de réussite en 1989, lorsque le gouvernement de Michel Rocard avait missionné des francs-maçons, le préfet Christian Blanc et l’ancien Grand Maître du GODF Roger Leray, accompagnés pour faire bonne mesure par un prêtre et un pasteur, afin de réconcilier indépendantistes kanak et irrédentistes caldoches. Mais c’était un territoire français d’Outre-Mer, pas l’Afrique. 
         En France, nombre de francs-maçons s’indignent de cet honneur fait à des potentats africains, le comble étant atteint lors du 90e anniversaire de la GLNF, en 2003 à Nice, lorsque les frères Bongo et Sassou furent invités en grande pompe. Sous la Ve République, on a les présidents maçons que l’on peut... Deux ans plus tard, le centenaire de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, sûrement la plus maçonnique des lois jamais adoptées (1905) par le Parlement français, sera célébré dans la discrétion...

    Renaud Lecadre, Histoire secrète de la 5ème République

    http://www.oragesdacier.info/2014/01/de-la-police-au-pre-carre-africain.html

  • Jour de Colère appelle à manifester dimanche

    JDC à été un énorme succès grâce à vous tous. les organisateurs ont besoin de vous pour assumer les charges qui ont permis cette manifestation historique.

    Chèques à adresser à l'ordre de CFM-JDC, 3 rue de l'arrivée 75015 Paris.

    La direction de JDC vous donne RDV dimanche à Paris et à Lyon, avec LMPT, et très bientôt pour de nouvelles actions, car le combat continue tant que ce gouvernement d'idéologues incompétents et nocifs est en place. ONLRJ

    Michel Janva

  • La région Pays de la Loire verse 467 000€ pour les idéologues du gender

    Communiqué de Sandra Bureau, conseillère régionale MPF du Pays de la Loire :

    S"Lors de la session consacrée au budget de la Région, alors que de nombreux parents s’inquiètent de l’enseignement de la théorie du genre à l’école, Sandra Bureau est intervenue sur les choix politiques de la Région et notamment son soutien financier conséquent (467 000€ !) à une équipe de chercheurs sur le thème du genre. Elle estime que cette théorie déconstruit les modèles familiaux, brouille les repères éducatifs et déstabilise notamment les plus jeunes. Elle regrette que défendre ce modèle familial en France, basé sur l’altérité sexuelle, devient suspect, pour certains intolérable, voire extrémiste, comme l’a souligné le président Jacques Auxiette de façon choquante et irrespectueuse. Elle sait désormais ce que c’est que d’être dans une minorité persécutée. Si avoir un point de vue, des convictions et des valeurs, c’est de l’extrémisme, alors tout le monde est extrémiste en France."

    Michel Janva

  • Unis, nous pourrions encore tout empêcher, prendre le pouvoir…

    Entretien avec Renaud Camus

    Vous avez participé à la manifestation organisée par Jour de colère dimanche dernier : quel bilan en tirez-vous ?

    Un bilan mitigé, mais moins catastrophique, après tout, que je ne l’ai craint un moment. Vers une heure et demie, dimanche, deux heures moins le quart, deux heures, et même abstraction faite du temps de cochon, j’étais persuadé que nous courions au désastre : il y avait relativement peu de monde sur la place de la Bastille, les différents groupes avaient du mal à s’agencer, l’organisation semblait laisser nettement à désirer, on voyait errer et beugler des hordes assez patibulaires.

    Finalement nous avons été assez nombreux. Les uns disent cent vingt mille, les autres trente mille. Du côté de Montparnasse, le cortège était impressionnant. Il paraît qu’il y a eu des cris « Juif, ce pays n’est pas à toi ». Je n’ai aucune raison d’en douter mais j’ai passé quatre heures à cette manifestation, moi, sans les entendre. Il faut qu’ils aient été tout de même bien marginaux. Mais le pouvoir remplaciste ne manque pas de les monter en épingle pour compromettre les adversaires du Grand Remplacement, alors que ces cris et le genre de comportement qu’ils impliquent sont en grande partie le fait de remplaçants et de leurs amis pro-palestiniens. Le répugnant travestissement dieudonniste du Chant des partisans, en revanche, mes amis et moi l’avons bel et bien entendu. Quand nous avons été confrontés à lui de trop près, nous nous sommes retirés.

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  • De quoi Bedos est-il le nom ?

    Tribune et portraits par Didier Beauregard
    « Tel père, tel fils », une belle devise pour  Guy et Nicolas Bedos. Leur programme commun pour avoir leur place au banquet du PAF, c’est simple  comme bonjour : se mettre servilement du côté du plus fort, taper sur le plus fragile tout en clamant que l’on est du côté du faible et de l’opprimé.
    Ça a  marché pour le père, ça marche aussi pour le fils.
    Flash-back sur un parcours exemplaire
    Souvenez-vous de Guy le Vieux. Les années 1960/70 : un comique ordinaire, un pied encore dans le comique troupier, un pied dans la satire. Mr Guy ne fait pas dans la dentelle et joue avec application sur les grosses ficelles et les clichés de l’époque : l’homo efféminé,  le pied-noir lourdingue, l’arabe exotique, la Marie-Chantal, le dragueur de bas étage, le macho primaire… Du bon, du gros, du lourd, du vu et du revu… pas de quoi affoler les bourgeois et jouer les rebelles. On était loin de la fine lame Desproges ou de la pétulance corrosive d’un Thierry Le Luron.
    Puis vint la tornade Coluche du milieu des seventies… Le trait acéré qui bouscule les vieux clichés rabâchés, la satire sociale à l’acide, la gouaille popu – au premier, deuxième ou troisième degré – érigée en art subversif. Bref, le talent qui fait mouche et qui fait mal.
    Qui s’intéresse encore vraiment à Guy Bedos à la fin des années 1970 ?
    Coup de bol pour lui ! La gauche gagne les élections en 1981, et voilà le père Guy, rappelant qu’il a toujours été dans le camp des « progressistes », qui se retrouve parmi les favoris de la Mitterrandie, avec un statut de pilier du PAF désormais, comme Roger Hanin, dit le Beauf, promu vedette du petit écran.
    C’est la belle époque (pour lui) des grandes messes antiracistes sur fonds  publics, des galas remplis de militants (tarifs très intéressants pour le Comité d’entreprise), des passages promotionnels à « 7/7 », une table très réputée, où, pendant des années, il aura son rond de serviette avec Harlem Désir, l’abbé Pierre et Bernard Tapie pour venir cracher sur Le Pen et les petits Français « moisis » qui n’aiment pas les étrangers. C’est facile, ça prend pas de risque et ça rapporte gros. Cela vous permet de vous pavaner tranquille dans la haute société médiatique, de vous assurer une retraite confortable pour vos vieux jours.
    On peut même servir à tout âge : on a ressorti sur les antennes Papi Bedos pour accompagner la grande offensive d’hiver du PS contre l’hydre raciste et le retour de la « Bête immonde ». La lutte à mort contre le racisme, il connaît, c’est  même la grande affaire de sa vie ; mieux encore : c’est une affaire de famille, comme traiter les femmes de « pute » ou de « salope ».
    À papa l’opération Taubira, à fiston la chasse au Dieudo
    Et voilà Nicolas le petit qui se roule dans sa propre fange, qui éructe, bave et vomit sur sa proie, obscène, scato, mégalo, il se répand sur l’écran, ivre de lui-même, fou de contentement tant il est persuadé d’être drôle et de faire œuvre de salut public à la fois.
    Plus il se soumet au Système dominant, plus, brandissant sa merguez dérisoire et sordide, comme Lancelot sa lance, il piétine son adversaire à terre, tant il sait que ce dernier, seul face à l’appareil de répression de l’État mobilisé contre lui, ne pourra lui rendre les coups.
    Quoi que l’on pense des provocations de Dieudonné, chacun comprend bien que les deux hommes ne combattent pas à armes égales. La bête est blessée, il est juste là pour l’achever et la dépecer sans risque. Dans sa fureur purificatrice, le roquet le plus féroce du PAF depuis l’éloignement de Stéphane Guillon, encouragé par le ricanement aigrelet de Ruquier-le-faux-cul, ne réalise pas bien qu’il joue à front renversé, qu’il sort malgré lui des chemins bien balisés de la bienpensance médiatique sans risque. Il caricature, tel un franchouillard de bas étage qui voterait Front Nat (quelle horreur !), le jeune de banlieue comme un wesh wesh débile, ignare et violent. Le racisme des beaux quartiers à fleur de peau, le mépris de la différence qui nous enrichit, le dédain de la violence des « stigmatisés » qui nous interpelle… tout ça dégage des relents « nauséabonds » qui rappellent les « heures les plus sombres de notre histoire ».
    Attention à ne pas perturber l’entendement d’un Bedos Senior que l’on peut imaginer à moitié assoupi devant son écran en train d’essayer de comprendre où va son digne héritier.
    De son temps c’était simple, l’abruti c’était le Blanc (surtout populaire) et le sympa tous les autres. Et voilà que le fiston dézingue un Noir et stigmatise un Beur. Dans quel monde vit-on ? Et pourquoi pas, tant qu’on y est, la mère Fourest qui glisse une quenelle à BHL ?
    Décidément, tout fout le camp !
    L’affaire Dieudonné décidément les rend fous, ils en perdent les repères qui assurent leur tranquillité prospère depuis des décennies. Hélas oui, les jeunes des « quartiers populaires » ont l’épiderme sensible et la réaction peu encline aux nuances.
    Voilà donc Nicolas le Preux pris dans la tourmente d’un tsunami de réactions haineuses qui menacent de lui faire la peau, lui casser la gueule ou pire encore. Pas facile, de nos jours, d’être le bouffon de la cour ! Du temps de papa, les beaufs dociles de la France d’en bas baissaient la tête et poussaient même souvent la complaisance jusqu’à rigoler des crachats qu’ils recevaient. Paraîtrait même que les petits Blancs commenceraient à montrer les dents. Décidément, tout fout le camp !
    Voilà donc Nicolas le Piteux, déstabilisé, piégé dans une guerre de tranchées alors qu’il pensait aller à la chasse aux perdreaux entre gens de bonne compagnie. Il pleurniche qu’on l’a mal compris, qu’y a pas moins raciste que lui  et qu’il adore les « djeunes ». Il en appelle même au code d’honneur et réclame un duel au soleil avec son adversaire pour montrer à tous l’évidente supériorité de sa dialectique.
    On connaît la musique : « Retenez-moi ou je fais un malheur ! ».  Une prise de risque absolument nulle – il peut aussi bien lancer un défi au poing à Mike Tyson – il n’y a aucune chance que les deux adversaires croisent le fer.
    Trop tard, donc, le masque du mépris, de la haine et du racisme est plaqué sur le visage lisse du bobo de bonne lignée, le « fils à son papa » risque de regretter son exubérance exterminatrice. Le retour de boomerang de sa merguez vengeresse destinée au fondement de Dieudonné, ce n’est pas forcément dans la figure qu’il le prendra.
    Didier Beauregard, 24/01/2014
    http://www.polemia.com/de-quoi-bedos-est-il-le-nom/

  • manif pour tous, le travail de la police en civil Invalides les incidents programmés