BOISSETTES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) - La Cour administrative d’appel de Paris a récemment enjoint à la commune de Boissettes, près de Melun, de faire taire ses cloches. Les requérants avaient acheté en 2004 une maison en face de l’église (ci-dessus) de ce paisible village de 400 âmes et n’ont après coup pas supporté son carillon. La commune eut beau présenter une pétition signée par la moitié du village, ainsi que le témoignage du vieil instituteur indiquant que les cloches marquaient les heures déjà avant la Seconde Guerre mondiale, rien n’y fit. Les juges considérèrent que le maire n’avait pu justifier d’un usage local antérieur à… 1905 !
France et politique française - Page 4514
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Les traditions chrétiennes de la France toujours plus contestées
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Vendredi 10 janvier, conférence de Pierre-Louis Mériguet : “L’engagement par l’enracinement”

PARIS (NOVOpress) - Vendredi 10 janvier, Dextra recevra Pierre-Louis Mériguet, responsable de Vox Populi, qui parlera de L’engagement par l’enracinement. Rendez-vous à partir de 19h30 au bar El Siete, 283 rue Saint-Jacques, Paris (5ème). RER : Port-Royal.
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SOUS LE SIGNE DE LA BANALITÉ, OU QUAND « CAUSEUR » CAUSE À TORT ET À TRAVERS....
C’est donc Marc Cohen qui s’y est collé ! Dame Lévy, dans son ego transcendantal, n’a pas condescendu à répondre elle-même. Elle aurait pu effectuer un simple démenti, puisque le malentendu n’avait rien d’outrageant. Elle aurait même pu se contenter d’évoquer un malentendu puisque malentendu il y a eu.
Non, il lui a fallu un billet officiel et se voulant humoristique du rédacteur en chef de Causeur, adressé aux Inrocks, qui avaient eu le malheur de relayer la rumeur infamante. Malheureusement, comme il n’est pas très finaud, le rédac’ chef en a profité pour répandre sur les royalistes les vannes les plus éculées, que même un pigiste de TF1 n’ose plus faire, ce qui donne un billet un peu lourdeau et surtout ringard, car tout est ringard, chez notre homo festivus, ex-pilier du Groupe d’Intervention Culturelle Jalons, ex-rédacteur en chef de L’Idiot International, jusqu’à cette « surboum » que l’AF organiserait le 18 janvier prochain, " terme vieilli " (dixit Le Robert) qui sent son pré-ado des années 1970, voire 1960...
Car, sous prétexte de faire la leçon aux Inrocks, tout y est.. sauf le fond : allusion à la « peste brune », à une « collusion nauséabonde », aux « Bourbons hors d’âge », Dame Lévy « enrôlé[e] dans les galères de Sa Majesté », « la camelote du Roy » — « Roy » avec un y, bien sûr, Marc Cohen prenant sa propre ringardise pour l’actualité du royalisme français. Quelle finesse ! Au fond, le naturel revient au galop, car ce que traduit cette prose désespérante, c’est ce ringard mépris républicain de la France millénaire dont on pensait Causeur indemne, qu’on croyait réservé à ces autres ringards que sont Jean-Luc Mélenchon ou Manuel Valls, pour lesquels c’est la gauche qui a inventé la nation ou ce sont les événements du 10 août 1792 qui ont porté la France sur les fonts baptismaux. D’ailleurs, de la part du rédacteur en chef d’un magazine qui a l’honneur de compter parmi ses collaborateurs un nombre certain de royalistes assumés et ...passés à un moment ou à une autre par l’école d’Action française, c’est décidément peu finaud...
Un peu plus, Cohen accusait les Inrocks de complicité active avec l’Action française dans la divulgation de cette rumeur : Dame Lévy participant à une journée de réflexion sur la nation et l’Europe organisée par l’AF. Malheureusement, Marc Cohen ne dit pas le profit qu’aurait retiré l’AF à lancer ce bobard ni les Inrocks à le relayer : pensait-elle que l’intéressée ne démentirait pas ? Ou Marc Cohen feint-il de penser que l’AF voyait en Dame Lévy son invitée la plus prestigieuse dont le seul nom lui ferait refuser du monde ? Qu’il y ait eu malentendu sur la participation de la dame, c’est certain. Que Son Ego transcendantal délègue Marc Cohen pour accuser l’AF d’un bobard gratuit afin de nier jusqu’à la possibilité de tout contact, c’est pitoyable.
Oui, nous avons bien invité Elisabeth Lévy, oui nous avons été fondés à penser qu’elle avait accepté cette invitation, oui, il y a bien eu malentendu. D’où notre annonce, relayée par les Inrocks, d’où notre rectification dès que nous avons su que la dame ne viendrait pas. Mais pourquoi accuser les Inrocks d’avoir failli à leur mission d’information ? Au fond, cette annonce faisait honneur à l’intéressée, elle qui cherche à passer pour une femme libre : n’était-ce pas la meilleure preuve de son refus de toute tyrannie de la bien-pensance, n’était-ce pas pour elle l’occasion, indépendamment de toute « collusion nauséabonde », de faire un vrai pied-de-nez aux tenants de l’Empire du Bien ? Les Inrocks, comme nous, croyaient à la vérité du personnage Elisabeth Lévy. Doit-on les en accuser ? Devons-nous nous en repentir ?
Car notre erreur, au fond, comme la leur, a peut-être été de croire qu’Elisabeth Lévy existait. Ou plutôt que ses incessantes citations de Philippe Muray avaient fini par la faire exister, que l’auteur des Maîtres Censeurs qui, en leur temps, avaient réjoui toutes les intelligences libres, ne pratiquerait pas l’autocensure, que ses insolences médiatiques étaient tout sauf ...médiatiques, mais l’expression d’un caractère trempé et indépendant. Et c’est à ce titre que nous l’avions invitée. C’est à ce titre que nous avons cru, benoîtement, qu’elle avait accepté, et que nous avons annoncé, à tort mais en toute bonne foi, sa venue, au milieu des autres invités.
Philippe Muray, Monsieur Cohen, car c’est à lui qu’il faut revenir, n’avait pas pour notre tradition politique le mépris des nigauds. En septembre 2005, sans penser déroger à son honneur ni à une réputation médiatique dont il se foutait, lui, il nous avait fait l’amitié d’accorder un entretien aux Epées, une revue clairement royaliste et maurrassienne, qui portait fièrement en écharpe cette sentence de Pierre Boutang : « Le droit du prince naît du besoin du peuple ». L’entretien portait sur Festivus Festivus, publié en collaboration avec une certaine ...Elisabeth Lévy. ll nous y confiait des propos dont votre billet fait ressortir toute l’actualité : « La société n’est plus agitée que par ce mouvement ininterrompu de responsabilité-irresponsabilité qui lui donne une apparence de vie. Elle en tire des séries d’émotions primaires qui sont comme des électrochocs dans lesquels chacun croit assouvir des illusions d’autonomie et d’individualité ».
Marc Cohen, je vous rassure, le site de l’AF, pour sa part, a bien rétabli « la banale réalité ». Car, pour le coup, l’expression est exacte : oui, nous avons rétabli « la banale réalité », la vôtre et celle d’Elisabeth Lévy.
François Marcilhac, directeur éditorial de L’AF 2000
PS : Cela dit, que ce léger ...malentendu ne nous interdise pas de dire tout le bien que nous pensons du dossier de Causeur de janvier 2014 : « L’Europe, c’est fini, et si on essayait la France ? », en vente ici.
http://www.actionfrancaise.net/craf/?SOUS-LE-SIGNE-DE-LA-BANALITE-OU
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La laïcité n’est pas une idée républicaine mais une invention chrétienne
De Jean-François Chemain dans La Nef :
"La tradition romaine est celle d’une religion civique, au service des intérêts de la Cité. Parce que le christianisme fut la première religion à refuser d’être instrumentalisée par le politique, et de le sacraliser, lui, et lui seul, fut persécuté. Quand l’Empire romain devint chrétien, à partir de la conversion de Constantin, au IVe siècle, le christianisme se mua en religion impériale, seule autorisée à partir de 392. L’empereur se mêle des affaires de la religion chrétienne, n’hésitant pas, par exemple, à intervenir dans les conciles. [...]
Au IVe siècle, l’Empire est devenu chrétien, mais sa partie occidentale n’a pas tardé à s’effondrer. C’est alors que l’Église a pu conquérir une relative liberté et s’affirmer comme autorité spirituelle, mais aussi politique, puisqu’elle s’est trouvée, à partir de 752, à la tête d’un État. Commence une longue période où les héritiers de l’Empire romain, les Byzantins, les Carolingiens, le Saint Empire, ont tenté de la remettre sous leur tutelle. Elle a résisté, ce qui a conduit au Schisme d’Orient, l’empereur byzantin n’admettant pas que « son » Église obéisse à l’évêque de Rome. En Occident, la querelle a porté plusieurs noms : « querelle des Investitures » à la charnière des XIe et XIIe siècles, « lutte du Sacerdoce et de l’Empire » à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe... Les empereurs prétendaient nommer les papes et les évêques. Après la mort de l’empereur Frédéric II, en 1250, l’Empire était très affaibli, mais l’Église a alors vu naître d’autres concurrents : les États nationaux, dont les souverains, à leur tour, rêvent de contrôler « leur » religion. Cela a conduit à des schismes, comme en Angleterre, ou dans les pays protestants, où les considérations politiques n’ont jamais été étrangères à la rupture. En France, avec le gallicanisme, on n’en est pas arrivé là, mais au prix de l’octroi au roi de prérogatives religieuses, comme de nommer les évêques.
La Révolution française a été marquée par un interventionnisme forcené de l’État dans les affaires de l’Église : confiscation de ses biens, interdiction des vœux monastiques, obligation pour le clergé de prêter serment à sa Constitution civile, puis fonctionnarisation du clergé, avec le Concordat de 1801, dans un climat de vexation et de contrainte contre ceux qui refusaient une telle ingérence. Pendant un siècle, en France, l’Église a vécu dans une soumission à l’État du fait de la rémunération du clergé – contrepartie de la renonciation à ses biens confisqués : un prêtre dont les propos déplaisaient au préfet était privé de son traitement, et les écrits du pape ne pouvaient être publiés en France qu’après validation par le Conseil d’État ! Pourtant, dès 1880, la IIIe République commence une guerre sans merci contre l’Église, dans le but avoué de l’éradiquer comme incompatible avec la démocratie. C’est ainsi que le vote de la loi de 1901 sur la liberté d’association a conduit à l’expulsion des congrégations, seules exclues de ce droit. La loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, qui suspend la rémunération du clergé et nationalise les biens qui appartenaient encore à l’Église, n’était qu’une étape... Seule l’Union sacrée, au cours de la Première Guerre mondiale, a pu mettre fin à cet acharnement, et l’on a pu vivre un XXe siècle apaisé, même si les vieux démons anti-chrétiens ressortent régulièrement, notamment à gauche. [...]
La conception religieuse des Lumières oscille entre l’athéisme au nom de la « raison », et un déisme niant toute révélation, avec un dieu théorique et lointain, « Être Suprême », « Grand Architecte », le tout dans un contexte où l’État, seule autorité rationnelle, serait un rempart contre le fanatisme des religions « positives ». On a là en germe tous les errements, depuis la Révolution française jusqu’à M. Peillon. L’État devrait non seulement contrôler la religion, mais même la produire, si ce n’est être objet de religion. C’est l’essence du totalitarisme.
Combattre ou nier le christianisme, c’est affaiblir la laïcité, écrivez-vous ; pourriez-vous nous expliquer cela ?
La laïcité est une exigence de l’Église, qui refuse de n’être qu’un instrument des États. Ils ne le lui pardonnent pas. On a glissé de la distinction entre les deux ordres, coopération féconde, à leur séparation, dans un contexte d’anticatholicisme d’État. Mais puisque l’Église est la racine de la laïcité, lutter contre elle revient à tuer l’arbre qui, bientôt, ne donnera plus de fruits. [...]"
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26 janvier : jour de colère à l'Opéra
Chaque mouvement est appelé à venir manifester le même jour à la même heure, avec un point d’arrivée commun : Opéra. Le point de départ dépend de chaque mouvement.
Un point officiel de départ a été déposé à 14h à Bastille.
Un site de covoiturage a été lancé.
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La lutte contre l’antisémitisme va-t-elle trop loin ?
En poursuivant inlassablement la moindre parole, le moindre geste, la LICRA ne peut que susciter un violent sentiment de rejet.
S’appuyant sur une demi-douzaine de photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, la LICRA vient d’annoncer qu’elle allait porter plainte pour des « quenelles » réalisées devant la synagogue de Bordeaux.
Laissons un moment de côté le débat sur le fondement juridique de cette démarche et posons la question de son but. Cette démarche est-elle de nature à faire reculer l’antisémitisme ou au contraire risque-t-elle de provoquer en retour davantage d’antisémitisme encore ? Cette question est cruciale, car si la réponse est la seconde proposition, alors la démarche de la LICRA — et peut-être même sa raison d’être — est illégitime.
Revenons à la notion même d’antisémitisme, dont la définition – vous allez le voir – est loin de faire consensus.
Calquée sur celle du racisme, une première définition de l’antisémitisme est une hostilité aux juifs du seul fait qu’ils sont juifs. Cette définition a l’avantage de légitimer erga omnes la lutte contre l’antisémitisme au seul motif que nul ne peut être tenu pour responsable de ses origines.
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Les vœux suicidaires du camarade Mélenchon
Commençons par une évidence hexagonale de base. La première moitié de l’année qui vient sera polarisée, dans notre pays, par les échéances électorales. Celles-ci comporteront deux phases d’affrontement, elles occasionneront en tout trois rendez-vous ce printemps. Le dimanche 22 mars verra la premier tour des municipales, le 29 mars le second tour, et enfin le 25 mai, les élections au parlement de l’Union européenne, une sinécure rentable que connaissent bien les plus frénétiques, – parfois les plus talentueux parmi les agitateurs de l’euroscepticisme. L’ancien ministre socialiste (1)⇓ Jean-Luc Mélenchon siège dans cette assemblée, il en sait les avantages matériels.
Soulignons que durant toute sa carrière d’ancien sénateur de l’Essonne et d’actuel eurodéputé ce personnage, que pourtant l’engagement politique n’a pas appauvri, n’a guère triomphé que dans le cadre du scrutin de liste. Sa plus récente tentative de circonscription, dans le Pas-de-Calais, s’est soldée par un échec cuisant.
Cet homme si près du peuple a cependant cru comprendre que beaucoup de Français, y compris parmi les électeurs de gauche, ou plus encore parmi ceux qui, en 2012, ont voté Hollande au second tour, ce n’est pas la même chose éprouvent une cruelle déception.
Il resterait encore, si l’on doit en croire les sondages d’opinion, 20 à 22 % de gens qui approuvent la politique du gouvernement. On peut juger ce chiffre surprenant. En fait, il s’explique fort bien si l’on tient compte de la masse des fonctionnaires, des retraités, des administrateurs de mutuelles et des subventionnés divers. Tous peuvent ressentir plus ou moins de déception sans doute, eu égard aux promesses non tenues. Mais tous continuent de percevoir leurs émoluments et pensions. Si l’on y ajoute le public branché, ciblé par Terra Nova, et par tout le prêt-à-penser de la gauche caviar, on avoisine les 30 ou 35 % de la population. Cette fraction du pays peut encore voter à 60 ou 70 % pour les socialistes alliés aux écolos et aux radicaux de gauche. Le compte arithmétique s’y retrouve donc.
À défaut de connaître vraiment la sociologie de la France réelle, le camarade Mélenchon dispose en pratique d’une autre boussole. Il peut lire le site de L’Humanité tous les matins et tenir compte de cet observatoire qui, tout en passant par le filtre des bureaucrates du vieux parti, reflète en partie ce que les délégués cégétistes perçoivent du sentiment de leurs mandants.
De la sorte, le "guide génial" du front de gauche n’a pas manqué de découvrir que le parti communiste, sans lequel son impact personnel se réduirait à très peu de chose, a profité des vœux pour la nouvelle année pour ironiser la politique du gouvernement. Thème du message : "on aurait aimé avoir un gouvernement de gauche..." Certains observateurs ont pu ainsi penser que "le PCF nargue le gouvernement dans sa vidéo pour les vœux de 2014." (2)⇓
Pour rester dans son rôle de Monsieur Plus, et avec beaucoup de lourdeur, le camarade Jean-Luc Mélenchon s’est cru autorisé à outrepasser la ligne du parti. Et, dans ses vœux, il souhaite au PS une "raclée électorale":
"Puisque c'est la saison des vœux, écrit-il (3)⇓ sur son blog, voici le plus important des miens : je souhaite au Parti socialiste et à ses listes aux municipales, comme aux européennes la raclée électorale la plus terrible ! Il s'agit non seulement d'affirmer notre rôle d'alternative, mais aussi de provoquer dans ses rangs le choc nécessaire pour que la meilleure part de lui-même se libère de sa soumission actuelle."
Les génies stratégiques se reconnaissent mieux encore dans l’exercice de la défensive et du repli que dans l’offensive victorieuse. Ce qui demeure, aujourd’hui encore hélas, de l’entreprise léniniste (4)⇓ nous en administre la preuve.
On nous objectera sans doute que parler de "génie" à propos de gens comme Pierre Laurent pourrait sembler forcer le compliment. Ce qui en tient lieu ne relève pas, en effet, du quotient intellectuel personnel. Il se révélerait peut-être plus élevé d’ailleurs, qu’on ne l’imagine dans les salles de rédaction. Sa force tient à un atout collectif qu’ignorent trop nos politologues et commentateurs agréés : l’expérience militante.
On nous accordera, en revanche, que la "bêtise au front de taureau" caractérise souvent les coups de boutoirs de Mélenchon.
Qu’a donc compris le PCF, qui parvient encore malgré tous les handicaps dont il semble accablé ?
Qu’ont donc compris les fils de bureaucrates staliniens re-parfumés à l’eau de toilette de la démocratie souriante, malgré leur médiocrité ?
Et que n’a pas compris Méluche, malgré son talent ?
La réponse s’appelle : scrutin uninominal à deux tours. Cette espèce d’omelette de la Mère Poulard alimenta pendant pratiquement toute la Troisième république l’assiette au beurre des radicaux-socialistes.
La recette tient en une formule : "au premier tour on choisit, au second tour on élimine." La gauche a toujours su l’utiliser et les vieux professionnels du PC mieux que quiconque. Le brillant amateur Mélenchon semble la méconnaître. Si son vœu de défaite cuisante se réalisait, il entraînerait dans la chute des socialistes une perte de substance dramatique pour ses camarades et protecteurs communistes. Ceux-ci se trouveront presque partout alliés du PS sachant que des listes séparées leur interdiraient l'accès au second tour et à obtenir des élus. Nous ne nous en plaindrions point.
Hélas, on peut gager qu’à gauche ce pari de la politique du pire sera laissé une fois de plus aux apprentis sorciers de la fausse droite. Citons l'exemple éclatant de NKM à Paris qui, plutôt que d’appliquer la règle du jeu, plutôt que d’étayer son hypothétique victoire sur une alliance honnête et loyale de second tour, s’est employée et s’emploie encore à étouffer ses alliés.
Les sages en concluront une fois encore, sans doute, que Jupiter s’acharne à rendre fous ceux qu’il veut perdre.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
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L'intox de Manuel Valls sur l'arrêt Benjamin de 1933
Décryptée par Yves Daoudal :
"La circulaire Valls fait mention de « l’arrêt de principe du Conseil d’Etat Benjamin du 19 mai 1933 ». Cet arrêt est mentionné de façon à faire croire que c’est lui qui a réglé la question et qui permet d’interdire les spectacles de Dieudonné. OR C’EST TOUT LE CONTRAIRE. En 1933, le maire de Nevers avait interdit une conférence de René Benjamin sous pression des syndicats d’instituteurs qui reprochaient à l’écrivain de les ridiculiser à chacune de ses interventions. Le 19 mai 1933, le Conseil d’Etat annula la décision du maire de Nevers "au motif que les risques de troubles à l’ordre public allégués par le maire pour interdire cette réunion n’étaient pas tels qu’ils aient pu justifier légalement l’interdiction de cette réunion, alors que la liberté de réunion est garantie par les lois du 30 juin 1881 et du 28 mars 1907".
Voici les considérants essentiels de l'arrêt Benjamin:
Considérant que s’il incombe au maire, en vertu de l’article 97 de la loi du 5 avril 1884, de prendre les mesures qu’exige le maintien de l’ordre, il doit concilier l’exercice de ses pouvoirs avec le respect de la liberté de réunion garantie par les lois des 30 juin 1881 et 28 mars 1907.
Considérant que, pour interdire les conférences du Sieur Benjamin, (...) le maire s’est fondé sur ce que la venue du Sieur Benjamin à Nevers était de nature à troubler l’ordre public.
Considérant qu’il résulte de l’instruction, que l’éventualité de troubles, alléguée par le maire de Nevers, ne présentait pas un degré de gravité tel qu’il n’ait pu, sans interdire la conférence, maintenir l’ordre en édictant les mesures de police qu’il lui appartenait de prendre ; que dès lors, (...) les requérants sont fondés à soutenir que les arrêtés attaqués sont entachés d’excès de pouvoir ; (…). [Annulation des arrêtés.]
Il est donc bien clair, d'après cet arrêt, qu'un maire n'a pas à interdire le spectacle de Dieudonné, mais qu'il est de son devoir de maintenir l’ordre en édictant les éventuelles mesures de police qu’il lui appartient de prendre pour contenir les trois excités qui viendraient perturber l'ordre public à l'appel du ministre et de quelques lobbies."
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VALLS, MINISTRE CHRISTIANOPHOBE : SOUTENONS L'AGRIF !
ACTION PÉNALE CONTRE LE MINISTRE DES CULTES POUR PROVOCATION À LA DISCRIMINATION ENVERS LES CHRÉTIENS.
Dans sa directive de ce 6 janvier 2014 adressée aux préfets à propos de Monsieur Dieudonné, Monsieur Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des cultes, [...]
...donne pour instruction de « susciter, proposer ou valoriser des initiatives de sensibilisation et de pédagogie préventives contre les comportements racistes, antisémites, antimusulmans ou intolérants ».
On est proprement stupéfait de constater qu’est exclue explicitement de cette directive la prévention du racisme et des actes anti-chrétiens.
Cette discrimination est aussi significative qu’intolérable en une période où les attaques contre les chrétiens ne cessent de se multiplier, et notamment à Paris où deux profanations abominables ont été récemment perpétrées dans l’église Sainte-Odile et l’église de la Madeleine. Mais manifestement Monsieur Manuel Valls n’a cure de ce que font les Femen ou le dévastateur de Sainte-Odile. Il se rend donc lui-même coupable d’une odieuse discrimination envers les chrétiens et enjoint ses préfets de discriminer de même.Pour lui, à l’évidence, les chrétiens et leurs lieux de culte ne doivent manifestement pas être protégés à l’instar des autres communautés.
L’ AGRIF entend saisir la Cour de Justice de la République et a confié cette procédure à son avocat maître Jérôme Triomphe du barreau de Paris.
http://www.actionfrancaise.net/craf/?VALLS-MINISTRE-CHRISTIANOPHOBE
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Tocsin pour nos cloches de France
Il a bon dos, le malheureux dormeur du dimanche matin à qui la justice donne raison aujourd’hui.
Pour faire un village (« faire village », diraient les ineptes adeptes de la novlangue), il ne suffit pas d’aligner des pavillons bien proprets, de planter un rond-point européen à chaque entrée et d’installer en plein milieu une agence bancaire pour ménages surendettés. Pour faire un village, il faut aussi beaucoup de temps, des histoires de familles, de clochers. Un village, c’est construit sur des fondations datant souvent du Moyen Âge, parfois de l’Antiquité. Pour faire un village, il faut surtout une âme.
Et cette âme en France, elle a un son, une voix presque, celle des cloches de nos églises. Elles ont leurs ennemis, aujourd’hui. Passons sur les quelques citadins exilés en cambrousse, lève-tard qui ne supportent pas d’être dérangés pendant leur câlin dominical. La campagne est, pour eux, ce qu’elle était pour la malheureuse Marie-Antoinette dans son hameau : un charmant décor où l’on ne doit pas marcher sur une bouse de vache. La bêtise pouvant franchir les portes du prétoire, ils gagnent parfois au tribunal. On l’a vu récemment.
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