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France et politique française - Page 4514

  • Valls n'est-il pas dans la tourmente ?

    Manuel Gaz ou Manu Militari,masque-t-il certains scandales ? Il n’y a pas que l’avocat de la LDH qui a un petit cochon bien gras en Suisse. N’est-ce pas Manu ? On en parle de plus en plus de ton compte dans les couloirs d’une grande banque, et des sommes en provenance d’un pays du moyen orient auquel tu sent si attaché, (voire même ligoté) “quand même”. Il est inutile d’avoir soustrait certain nom de la liste HSBC.

    Petit à petit les noms apparaissent au grand jour !
    Il doit se passer quelques choses de très grave en France pour que les médias passent autant de temps à couvrir les déboires sentimentaux et les parties de jambes en l’air du président de la République. L’actualité inciterait même à transformer le mot de « République » en un calembour douteux, tant les promotions canapé de telle journaliste ou actrice, exaspèrent au plus haut point les Français. Il en va ainsi en Hollandie. Promesses et fantasmes se confondent sans apporter de solutions aux Français sur leur emploi, leur logement, leur santé, leur sécurité, leurs retraites et l’avenir de leurs enfants. Manuel Valls, le sémillant Ministre de l’intérieur, fortement soupçonné d’être à l’origine des fuites ayant permis de révéler ce pot aux roses sans épines, espère bien engranger les bénéfices politiques et se verrait bien Président à la place de M. Bricolage. Le jeu doit bien en valoir la chandelle pour le ministre « le-plus-populaire » du gouvernement. Hélas, l’affaire Dieudonné vient de le faire fortement chuter dans les sondages et les résultats sur l’état de la sécurité dans le pays se sont, quant à eux, révélés catastrophiques.
    A ce niveau d’incompétence, on pourrait même oser parler d’insécurité aux vues des crimes et des délits en tout genre qui se sont multipliés, et tout particulièrement dans les campagnes. Comme nous l’annoncions, il y a de cela plusieurs mois avec des maires qui proposent à leur population de s’armer pour se défendre. Les forces de l’ordre sont dépassées par de véritables réseaux organisés qui mettent en coupe réglée le pays et le pillent allègrement. Ce qu’un Ministre refuse de reconnaitre, ce sont des gendarmes et des procureurs qui ont le courage de le déclarer. Notamment celui de Colmar pour qui l’explosion des cambriolages et les trafics d’êtres humains, sont directement liés à l’immigration clandestine ; elle-même génératrice de travail dissimulé qui met à mal le système social français, déjà fragilisé par un chômage de masse. De simples constats de bon sens que chaque Français est en mesure d’observer, mais que le gouvernement, et la classe politique dans sa majorité, refusent de voir, par principe. Le Ministre du désordre intérieur a, au contraire, fait procéder, au nom de la générosité républicaine, à une augmentation des naturalisations et à une baisse des expulsions, malgré l’afflux de migrants clandestins.
    Manuel Valls a beau multiplier les déclarations volontaristes et autoritaires, il crée le vide autour de lui et perd le peu de crédit qu’il détenait. Si les langues se délient enfin, parmi les forces de l’ordre et les représentants de la Justice, c’est que la situation n’est, selon eux, plus tenable. Les moyens se réduisent comme peau de chagrin, tandis que l’insécurité explose et que les prisons débordent. Pourtant soumis à un certain devoir de réserve, il suffit de se promener sur certains blogs pour mesurer l’étendu du désastre et surtout de leur exaspération. Les mouvements de contestation qui se multiplient sont malheureusement proportionnels au nombre de suicides, toujours commis à titre personnel selon une hiérarchie aussi déconnectée de sa base, que le Responsable de la Place Bauveau. Juges, policiers et gendarmes souhaiteraient que le Ministre fasse preuve, à leur attention, d’autant de volonté et de célérité, que lorsqu’il fut question de la répression des opposants au mariage entre personnes du même sexe, de la condamnation des spectacles de Dieudonné ou de la criminalisation délirante d’un geste irrespectueux.
    Mais Manuel Gaz, ou Manu Militari, comme le nomment aujourd’hui ses opposants, révélant au passage son autoritarisme et son utilisation abusive du droit comme de la force, contre ses adversaires, n’aurait-il pas besoin lui aussi de détourner l’attention du public ? Ces mesures aussi soudaines que jugées inutiles ne servent-elle pas à masquer certains scandales ? L’actuel ministre de l’intérieur aurait par exemple attribué, en avril 2011, un marché public de l’agglomération d’Évry à une urbaniste qui n’est autre que… son ex-compagne. Cette dernière avait en effet créé quelques mois plus tôt seulement, une société unipersonnelle en associant l’architecte Roland Castro. Un candidat non retenu malgré sa proposition moins élevée s’étonne de certaines modalités de l’appel d’offres et de faits troublants.
    Ce dossier n’est qu’une des nombreuses affaires qui entourent l’ancien Maire d’Evry mais aussi l’actuel ministre. Comment expliquer les raisons obscures qui ont empêché l’arrestation d’un franco-israélien, responsable d’une vaste escroquerie à la taxe carbone, qui a fait perdre à l’Etat français entre 1,5 et 1,8 milliards d’euros, et ce malgré les quatre mandats d’arrêts délivrés par des juges français et son interpellation sous une fausse identité à l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle ? En Russie, des ministres sont démissionnés et des oligarques emprisonnés pour moins que cela. Alors force est de constater que la Justice pour Manuel Valls, c’est comme les auberges espagnoles, on y trouve que ce que l’on y apporte. Et il y en a encore qui s’étonne qu’en Hollandie, on dresse le lit de la Révolte. 

    http://francelibre.tumblr.com/

  • FN : la politique de « respectabilité » a ses limites

    Et si Marine Le Pen, en cherchant à se rapprocher des Français, n’allait en fait que les croiser, en sens inverse ?

    C’est un sondage IFOP pour le Journal Du Dimanche qui l’annonce : aux élections européennes, le FN arriverait en tête avec 23 %, devant l’UMP à 21 % et le PS à 18 %. Un résultat en léger recul par rapport au mois d’octobre (24 %), mais un score potentiel sans précédent pour le FN, qui n’avait fait que 6,3 % aux dernières européennes et qui n’est jusqu’ici jamais arrivé en tête d’une élection nationale. Un score comme un coup de tonnerre dans le landernau politique, expliquant sans doute les escapades de Valls, au fait de toutes ces choses bien avant tout le monde, dans les villes susceptibles de « basculer ». Faute de circonscrire l’incendie pour les européennes, tentons au moins de sortir la grande échelle pour les municipales.

    Un score qui serait tout à la fois le fruit d’un climat porteur – immigration, insécurité, mondialisme, mainmise de l’Europe, collusion des élites, défiance envers les médias, jamais les thèmes portés par le Front national n’ont trouvé autant d’écho dans l’actualité – et du travail de dédiabolisation entrepris depuis l’accession de Marine Le Pen à la tête du parti.

    Tous les voyants seraient donc au vert pour le FN ? Pas si simple. Des signaux d’alerte clignotent ici et là pour un parti sur une ligne de crête.

    lire la suite

  • Jour de colère. Les marrons chauffent

    Le jour de colère a bien eu lieu. Ils étaient 17 000 manifestants selon la police, 120 000 selon les organisateurs. L’absence de consigne spécifique d’encadrement a permis à chacun de se présenter sans fard, sans faux semblants.

    Les opposants, du moins les plus enragés d’entre eux, sont apparus tels qu’ils sont, et on a vu défiler côte à côte des associations de contribuables, des délégations professionnelles, des opposants au mariage homosexuel, des groupes d’action catholique, des royalistes, des nationalistes, des identitaires, des partisans de Dieudonné, et une foule immense d’individus isolés, agglomérés, pour la circonstance, à un groupe.

    L’avantage des grandes foules est que la plus petite association a l’impression d’y jouer un rôle majeur dans le déroulement de l’histoire et, quoiqu’elle ne représente pas même cent personnes, elle se sent pousser des ailes. En somme, tout devient possible.

    Mais peut-on durablement faire du combat contre François Hollande un objectif politique rassembleur ? Que reproche-t-on à François Hollande ? D’avoir augmenté les impôts jusqu’aux limites du supportable, d’avoir permis le mariage et l’adoption par des personnes homosexuelles, d’avoir détricoté un peu plus la famille, promu les études de genre à l’école et affaibli les armées ?

    Fort bien. Dans ce cas souvenons-nous que Nicolas Sarkozy promettait l’union civile des personnes homosexuelles dans ses programmes de 2007 et 2012. N’oublions pas que Xavier Darcos, ministre de Nicolas Sarkozy, a introduit les études de genre dans les programmes de sciences naturelles. Rappelons-nous que ce même Président de la République a supprimé 56 000 postes dans les armées à l’issue du livre blanc de 2008, amoindri la présence française en Afrique pour la renforcer au Proche-Orient auprès des Américains, a très largement contribué à augmenter les impôts sans réduire drastiquement la dépense publique. N’oublions pas qu’il était favorable également à un statut légal du beau-parent et à une simplification du divorce en faisant passer les couples devant le greffe pour régler l’affaire en deux temps trois mouvements. [...]

    Gabriel Privat - La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jour-de-colere-Les-marrons

  • 7 cars de CRS pour Béatrice Bourges [Addendum : Béatrice Bourges expulsée]

    Toujours au Mur de la Paix, Béatrice Bourges a reçu la visite... de 7 fourgonnettes de police. Il y en a qui n'ont que cela à faire.

    BElle répond au Figaro :

    Une grève de la faim pour demander la destitution du président de la République, n'est-ce pas un peu excessif?

    Je pense que la France le vaut bien. Moi je me bats vraiment pour mon pays, car je pense qu'on est en train de tuer l'âme de nos enfants. Cela fait un an que l'on proteste et qu'on ne nous écoute pas. Que puis-je faire de plus que donner ma personne ? Ce sera dur mais cela prouvera qui je suis et qui sont les gens qui m'entourent.

    Je m'appuie sur quelque chose d'ultra non-violent et d'ultra-légitime. Deux mois et demi avant les élections, j'aimerais savoir si les députés, comme certains le disent souvent, souhaitent vraiment le départ de François Hollande. Je leur offre sur un plateau d'argent la possibilité de montrer leur loyauté: l'article 68 de la Constitution autorise les élus des deux assemblés à engager une procédure de destitution du président de la République pour «manquement grave» à l'exercice de ses fonctions. Si je n'avais pas fait ce geste, les députés n'auraient rien tenté. Là une vie non-violente est en jeu. [...]

    Avec mon jeûne, je voudrais prouver que la colère, ce n'est pas la violence. On nous a traités d'extrémistes, on a trouvé que j'étais radicale. Aujourd'hui je pars avec mes armes à moi, des armes spirituelles. Le jeûne spirituel, c'est une arme extrêmement puissante."

    0Le mur de la paix surveillé toute la nuit pour empêcher de planter la tente :

    1

    2suite sur le SalonBeige

  • Arrestations en fin de manifestation et garde à vue : témoignage d'un journaliste

    De Politique Magazine :

    "Paris, 26 janvier : 250 personnes en garde à vue. Comment la police en est-elle venue à opérer des arrestations massives après une manifestation autorisée ? Enquête d'un journaliste qui a eu le tort d'oublier sa carte de presse...

    « C'est une rafle ». L'officier de police qui marche dans le couloir du commissariat ne mâche pas ses mots. Il fait écho à plusieurs agents croisés avant lui, qui ne trouvaient d'autres termes pour désigner l'arrestation massive survenue hier, dans le 7ème arrondissement de Paris. Dimanche soir, près de deux-cents cinquante personnes ont été interpellées, fouillées puis placées en garde à vue pour une nuit ou plus, suite à la manifestation organisée par le collectif "Jour de colère". Pour combien de condamnations ? On ne le sait encore.

    Dimanche, 17 h 30, à l'arrivée de la manifestation.

    Les organisateurs n'ont pas fini de crier leurs revendications au micro que, au loin, des dizaines de cars de CRS sont prêts à intervenir. Toutes les issues menant à la place Vauban, où se trouvent l'estrade et la sono, sont bouclées. Pour y parvenir, on est obligé de palabrer devant un barrage de CRS. Sur scène, les intervenants égrènent leurs reproches et demandent la démission du gouvernement. Béatrice Bourges, du "Printemps français", annonce un « jeûne ». Une partie de la foule présente - quelques dizaines de milliers de personnes - commence à se disperser. La journée explosive qu'attendaient certains observateurs n'a pas eu lieu.

    Très vite, quelques pétards éclatent. Un fumigène est allumé. Une trentaine d'ultras tentent d'enflammer la soirée [des témoignages faisant état d'agents provocateurs déguisés commencent à circuler sur le net - NDLR]. Mais la pluie tombe, il n'y a plus grande affluence et l'ambiance est à la discussion. Jets de gros pétards et (sans doute) de quelques bouteilles constitueront l'essentiel des échauffourées, qui dureront une grosse demi-heure. Les agitateurs, peu nombreux, sont concentrés sur un seul barrage de police. Quelques barrières mobiles sont déplacées. A cinquante mètres de là, un vendeur ambulant de sandwiches continue de faire tourner ses saucisses. Des sorties violentes d'agents en civil ramènent définitivement le calme.

    L'étau impressionnant de CRS se referme sur ceux qui n'ont pu ou n'ont pas osé sortir de la place. « Pu..., c'est quoi ce guet-apens ?! », s'exclame un manifestant quand il découvre qu'il est encerclé. La soirée ne fait que commencer..." (suite).

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les nationalistes dans la rue pour le Jour de colère

    caryatides-yvan-benedettiPlusieurs dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel du Jour de colère hier à Paris ; la participation a été au-delà de toutes les espérances. La préfecture de police, particulièrement anti-nationale, a reconnu la présence de 17 000 personnes, pour un chiffre réel bien supérieur. Les organisateurs ont évoqué 120 000 manifestants.
    Malgré ce grand succès – d’autant plus remarquable que certains cars en province ont été annulés et que la météo était exécrable – la manifestation a fait l’objet d’une censure quasi-absolue de la part des médiats télévisées pourtant présents sur place. Certains n’ont pas évoqué la manifestation, mais ont insisté sur les affrontements avec les policiers le soir.

    Catholiques, défenseurs de la famille, petits patrons, défenseurs de l’équitation, bonnets rouges, avaient répondu à l’appel ainsi que la plupart des groupements nationalistes et identitaires. Civitas était largement représenté ainsi que l’Œuvre française derrière Yvan Benedetti et la banderole des Caryatides, comme le Parti de la France, le Renouveau français, la Dissidence, les Hommens, le Printemps français, etc.
    Si certains participants se réclamant de l’humoriste africain Dieudonné ont finalement rejoint la manifestation, en fin de cortège, à l’inverse, les groupes proches du judaïsme politique tels que Résistance républicaine, le Bloc “identitaire” ou le Front national ont boudé et parfois dénoncé l’événement.

    Les nationalistes et les identitaires – les vrais – ont défilé dans une excellente ambiance. Les chants succédaient aux slogans traditionnels « Bleu Blanc Rouge, la France aux Français », « Dissolution, pas question ! », « Qui vive ? France ! ».

    Les organisateurs ont refusé la venue d’Yvan Benedetti à la tribune pour une prise de parole.

    Dès la fin officielle de la manifestation, les policiers ont adopté un comportement agressif à l’égard des manifestants, bloquant des rues, et usant très rapidement de la force. La dispersion de la manifestation était annoncée à 18 h 08 ; à 18 h 11 les premières grenades lacrymogènes tombaient parmi la foule.

    La police a procédé dès le début d’après-midi à des arrestations, qui se sont multipliés le soir. Au total au moins 250 personnes ont été interpellées, alors même qu’aucune dégradation n’avait été commise ; les mêmes policiers, sur les ordres de la préfecture de police et de Manuel Valls, avaient laissé Paris livrée aux casseurs afro-maghrébins en juin dernier, ne faisant que quelques rares interpellations, alors que les étrangers se livraient à de véritables émeutes et pillages.

    Plusieurs sources indiquent que des violences policières se sont produites contre des manifestants pacifiques. Selon les autorités, quelques policiers auraient été blessés.

    Les journalistes du système ont été copieusement hués. La présence de plusieurs groupes tels que la LDJ et des racailles antifascistes ont été signalés, mais ils n’ont pu se livrer à leurs habituelles lâches agressions. Les prostituées des FEMEN ont été rapidement interpellées par la police alors qu’elles s’approchaient du défilé.

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    http://jeune-nation.com/2014/01/les-nationalistes-dans-la-rue-pour-le-jour-de-colere/

  • La démocratie d'apparence :

    Introduction :

    La démocratie est devenue la grande affaire de l’homme occidental. Jadis l’homme se souciait du bien et du mal, de la divinité, de l’éternité de l’âme, du bien commun, de la justice, du progrès, etc... Aujourd’hui il se soucie essentiellement de la « démocratie ».

    Dans la presse, dans les médias audiovisuels, à l’université, dans les partis politiques, dans les sphères du pouvoir, dans les clubs mondains, tout un chacun se gargarise de ce mot qui a évidemment perdu en signification ce qu’il a gagné en extension. Désormais la référence à la démocratie est quasi incantatoire ; il n’est pas rare de trouver le mot répété jusqu’à quinze fois dans un article politique ou juridique, comme au XVIIe siècle le mot « chrétien » dans la littérature officielle. S’agit-il d’un phénomène de mode ? A ce stade il vaudrait mieux parler d’un phénomène à caractère religieux car on dépasse très largement en temps et en ampleur le simple phénomène de la mode. Or ce phénomène de société ne manquera pas de surprendre tout esprit critique épris à la fois de lucidité et de modération pour qui la démocratie n’est guère qu’un mode de gouvernement parmi d’autres. Mode de gouvernement qui a comme les autres ses avantages et ses inconvénients, mais dont on ne saurait attendre qu’il apporte à lui seul la solution aux maux de l’humanité. Car on peut être certain que le simple jeu des mécanismes démocratiques comme le suffrage universel ne permettra pas de résoudre les défis du XXIe siècle s’il n’est pas associé à d’autres mécanismes qui feront appel à l’intelligence, à la créativité, au courage et à la qualité des individus, donc à des valeurs qui découlent plutôt d’une vision aristocratique de la société et de l’homme, aristocratique au sens philosophique du terme évidemment...

    La démocratie est donc omniprésente et même hypertrophiée dans notre vision du monde occidentale et moderne ; mais paradoxalement ce concept qui a pris une importance faramineuse, moderne rival de Dieu, est étrangement flou et fuyant et en fin de compte personne ne sait trop bien en quoi réside cette fameuse « démocratie » !

    Essayons donc d’y voir plus clair. Laissons là l’imagerie d’Epinal sortie du discours révolutionnaire, à l’usage des enfants des écoles, des étudiants laborieux et des foules crédules, pour tenter de pénétrer la réalité des choses.

    Il faut tout d’abord réfléchir à cette constatation que le publiciste italien Mosca avait fait dès la fin du XIXeme siècle : dans les systèmes démocratiques disait-il, les minorités organisées l’emportent nécessairement sur la majorité désorganisée. L’auteur y décrit comment de tout temps les oligarchies se sont partagé le pouvoir, quelque soit le régime politique et répond par avance à une objection : « …Si l’on comprend sans difficulté qu’un homme seul ne saurait commander une masse s’il n’est en elle une minorité qui le soutienne, il est assez difficile d’admettre comme un fait constant et naturel que les minorités commandent aux majorités plutôt que celles-ci à celles-là. Or, c’est là un de ces points, comme il en est tant dans toutes les autres sciences, où l’apparence première des choses est contraire à leur réalité. Dans les faits, il est fatal qu’une minorité organisée, qui obéit à un élan unique, l’emporte sur une majorité désorganisée. La force de la minorité, quelle qu’elle soit, est irrésistible face à tout individu de la majorité, qui se trouve seul face à la totalité de la minorité organisée ; et dans le même temps, on peut dire que celle-ci est organisée précisément parce qu’elle est une minorité. » Ce constat lucide permet de comprendre un certain nombre d’aspects paradoxaux des régimes démocratiques ; il explique sans doute le déphasage chronique qui existe dans ces régimes entre la dogmatique officielle et la réalité du pouvoir. L’analyse de Mosca est de nature à répondre à beaucoup de nos interrogations sur le fonctionnement de ce qu’il est convenu d’appeler « les Grandes Démocraties »…

    La démocratie serait donc une fiction, elle-même au service d’oligarchies organisées ; elle serait même, plus subtilement encore, un système d’occultation du pouvoir. Au fond, la question ne serait donc pas tellement de choisir entre un régime démocratique et un régime aristocratique, mais entre un régime où l’élite se dissimule derrière le masque de la majorité et de la volonté commune (la démocratie) et un régime où l’élite opère au grand jour (la monarchie et les Etats aristocratiques)…

    Cette réflexion amène alors à deux autres questions embarrassantes qui pourraient donner lieu à une réflexion à la fois sociologique et philosophique :
    1) pourquoi certaines élites éprouvent-t-elles le besoin de se dissimuler ?
    2) quelles sont celles dont l’autorité est légitime pour commander aux hommes ?

    Mais ces questions nous emmèneraient trop loin et pour l’heure nous nous contenterons de procéder à une sorte de radiographie du système démocratique puisque son apparence ne correspond pas nécessairement à son contenu. On peut alors poser trois questions embarrassantes mais pourtant tout à fait actuelles, à savoir :

    - « Sommes nous en démocratie ?»(I),
    - « A quoi sert la démocratie ? » (II)
    - « A quelles conditions peut-elle fonctionner ? » (III).

    A suivre...

    Olivier Tournafond

    http://www.actionroyaliste.com/articles/republique-et-democratie/1309-la-democratie-dapparence-

  • La police barbouze a cherché l'incident

    Un témoin raconte la scène hier soir vers 18h :

     

    "Quittant difficilement la manif par l'avenue de Villars, à hauteur du 12, au travers d'un barrage filtrant de CRS et gendarmes, j'ai vu et entendu un commandant arriver vers ce barrage et dire à ses hommes :"allez maintenant on y va !". Incroyable, car a ce moment, les intervenants étaient toujours en train de témoigner au micro et la foule les écoutait calmement.

    Mais au même moment j'ai vu un groupe d'hommes en noir sans signes distinctifs, passer "amicalement"ce barrage policier, arriver au contact de la foule et se retourner pour attaquer fictivement les CRS..."

     

    Si Valls condamne les violences, il peut s'en prendre à sa propre police. A moins que ce soit lui-même qui ait donné ces instruction.

     

    Un autre lecteur me signale que ces provocations étaient bien programmées :

     

    "En effet, au début de la manif, place de la Bastille, il y a eu plusieurs fouilles de personnes qui arrivaient sur place, par des CRS. Sur quels critères pourquoi ceux-ci et non pas ceux-là, je ne sais pas. Comme je demandais au CRS, pourquoi ces fouilles, il m'a été répondu que cette manifestation était "très hétéroclite... et qu'il me conseillait de quitter rapidement la manif, une fois que celle-ci serait terminée. Je n'ai pas compris tout de suite ce que cela voulait dire mais, rétrospectivement, il m'apparait que les CRS savaient, à 14h30, qu'il se passerait quelque chose, à la fin de manif. Pourquoi m'avoir prévenu ? C'est une autre question."

    Michel Janva