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France et politique française - Page 4519

  • Les Français ont le moral dans les chaussettes. Sans blague ?

    Ce qui semble le plus étonnant est que 13 % des personnes interrogées accordent au gouvernement encore quelque crédit...

    La formule de Ségolène Royal en 2007 « Désir d’avenir » est définitivement enterrée par plus de 70 % de nos compatriotes car on assiste à une « chute record du moral des Français », au plus bas depuis 20 ans : « Un recul de 14 points de la proportion d’optimistes depuis la dernière étude, réalisée en août 2013, et de 19 points en un an : 49 % des personnes interrogées disaient aborder l’avenir avec confiance en janvier 2013 », selon un sondage commandé à l’IFOP par Dimanche Ouest France.

    Retraités (à 76 %), ouvriers (à 70 %) et habitants des communes rurales (à 72 %) sont les plus démoralisés ; les chiffres sont encore plus importants chez les sympathisants du centre et de droite : 83 % à l’UDI, 82 % à l’UMP et 77 % au Front national… ce qui semble assez logique : s’ils n’étaient pas si inquiets d’un quinquennat prévu pour durer 3 ans encore, ils seraient aujourd’hui sympathisants d’une gauche où le désespoir est forcément moindre. « Toutes catégories confondues, seuls les proches du Parti socialiste affichent majoritairement de l’optimisme (54 %). Le recul de la confiance reste par ailleurs plus mesuré en agglomération parisienne (42 % d’optimistes) et chez les sympathisants EELV (41 %). » (latribune.fr, toujours d’après le même sondage.)

    Ce qui semble le plus étonnant, toutefois, n’est pas que la confiance dans le gouvernement se situe à un très faible niveau, mais que 13 % des personnes interrogées lui accordent encore quelque crédit pour ce qui concerne l’augmentation du pouvoir d’achat et 20 % dans la lutte contre le chômage… Ou alors, bien sûr, le sondage de l’IFOP a été effectué auprès d’un « panel représentatif » comprenant de nombreux élus socialistes et écologistes, leurs familles et leurs obligés… et aussi quelques internés psychiatriques, ce qui expliquerait tout : on ne voit pas qui d’autre envisagerait une augmentation prochaine de son pouvoir d’achat et ne pas craindre le chômage… avant trois longues années, en tout cas.

    Tout de même, François Lenglet, chef du service France de la rédaction de France 2 semble envisager, lui, une possible reprise économique en France grâce aux contrats aidés et à la reprise américaine, favorisant un euro plus compétitif pour les exportations.…

    Pour ceux qui resteraient toutefois dubitatifs, le journaliste apporte un autre élément : « Plus léger, il va vous faire sourire, mais autant les années en “3” sont généralement mauvaises – 2013 n’a pas dérogé à la règle –, autant en “4”, en principe, ce sont des années de redémarrage de l’économie mondiale : c’était vrai en 1984, en 1994, en 2004… Il faut espérer que 2014 prolonge la série… »

    Qu’un économiste fasse appel à la numérologie, tout de même, n’est guère fait pour rassurer…

    Et, dans ce cas, pourquoi François Hollande ne nommerait-il pas un Premier ministre vraiment compétent, hein ? Par exemple, le marabout Mamadou, célèbre voyant-médium « puissant, efficace, discret, honnête » et spécialiste du retour immédiat, rapide et définitif de la croissance, de l’extinction du chômage, des maladies politiquement transmissibles (exorcise les quenelles…), qui redresse les entreprises en faillite et fait remonter dans les sondages.
    Au moins, à la place de l’actuel prof d’allemand incompétent, on rigolerait… et rien n’est meilleur pour le moral !

    Philippe Randa

  • Et une, et deux, et trois manifs !

     Lu sur Nouvelles de France :

    "Trois manifs d’affilée, 3 sujets, 3 styles, 3 organisations.

    L’État tue nos enfants dans le sein de nos femmes : le 19 janvier 2014 à Paris, la première, la plus essentielle, c’est la Marche pour la Vie.

    L’État est incapable d’équilibrer son budget, étouffe nos emplois, nos entreprises et confisque nos richesses : le 26 janvier 2014 à Paris, la seconde, la plus jeune, la plus turbulente, la plus incertaine, c’est le Jour de Colère.

    L’État dénature notre seul espoir d’avenir : nos familles. La troisième, le 2 février 2014 à Paris, Madrid, et ailleurs en Europe, celle qui a rassemblé les Français, réveillé les consciences politiques, mobilisé les réseaux, la Manif pour Tous, celle de la famille.

    Chacun est libre de cocher l’une, l’autre ou les trois cases. L’État, nous le changerons, par la force de nos convictions, de nos consciences, de notre juste colère. « Que l’on prenne garde à la colère des légions » disait Marcus Flavinius, Centurion à la 2e Cohorte de la Légion Augusta à son cousin de Rome.

    [...] Nous avons l’occasion historique, inespérée, de commencer l’année le mieux possible. Puisqu’on vous dit qu’on ne va rien lâcher, on va même y aller crescendo et le dire de plus en plus fort, et de plus en plus nombreux, 3 dimanches de suite, dès le deuxième week-end, sans attendre. [...]"

    Michel Janvahttp://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La diffamation rituelle en pratique

    La diffamation rituelle en pratique. Comment, dans les sociétés démocratiques, on contrôle les valeurs, les opinions et les croyances (par Laird Wilcox)
    Nous proposons ci-dessous un texte (Laird Wilcox, « La diffamation rituelle en pratique. Comment, dans les sociétés démocratiques, on contrôle les valeurs, les opinions et les croyances », 1990, Laird Wilcox Editorial Research Service, Tabou, volume 8, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2005 ; correction par Jeune Nation, 2014) écrit en 1990 par un professeur américain, Laird Wilcox, détaillant les méthodes mises en œuvre en démocratie pour détruire les opposants politiques par la diffamation. Un texte d’actualité d’autant que dans d’autres travaux, Laird Wilcox désigne clairement le lobby juif et ses avatars comme les principaux utilisateurs de ces méthodes.
    Il existe plusieurs versions de ce texte, comme la version plus courte disponible en anglais sur le site de Laird Wilcox (la version anglaise du texte traduit ci-dessous se trouve sur cette page de discussion de groupe). Professeur à l’université du Kansas, Laird Wilcox est un spécialiste des mouvements politiques minoritaires et marginaux.
    La diffamation, c’est la destruction, ou la tentative de destruction, de la réputation, du prestige, de la notoriété ou du statut social d’une personne ou d’un groupe de personnes par un discours ou un argumentaire écrit biaisé ou malveillant. Pour les besoins de cette étude, nous nous consacrerons à la diffamation en tant que moyen de représailles exercé contre une victime en raison de ses attitudes, de ses opinions ou de ses croyances, réelles ou imaginaires, dans le dessein d’étouffer celles-ci, de neutraliser l’influence de leur au­teur et/ou d’en faire un exemple pour décourager d’autres manifestations d’indépendance, d’« indifférence à autrui » et d’irrespect pour les tabous. Ce qui la distingue, par es­sence et par son ampleur, de la critique ou du désaccord ordinaire, c’est qu’elle est agressive, orchestrée et habi­lement menée, souvent par une organisation ou par le représentant d’un groupe d’intérêts particuliers. Mais elle présente en outre plusieurs traits caractéristiques.
    Cette diffamation est « rituelle », non pas au sens où elle se référerait à une doctrine religieuse, une mystique ou un texte sacré particulier, mais parce qu’elle suit un scénario prévisible, stéréotypé, qui comporte un certain nombre de règles, comme dans un rituel.
    La diffamation rituelle obéit aux règles suivantes :
    1. La victime d’une diffamation rituelle doit avoir d’une manière ou d’une autre transgressé un tabou particulier, généralement en exprimant une attitude, une opinion ou une croyance défendue ou en s’y identifiant. Il n’est pas nécessaire que la victime ait « fait » quoi que ce soit ou entrepris une action concrète, il suffit qu’elle ait recouru à une forme ou une autre de communication ou d’expres­sion.
    2. Dans une diffamation rituelle, le système d’attaque consiste à noircir la victime sans jamais opposer aux atti­tudes, aux opinions ou aux croyances particulières ex­primées ou sous-jacentes autre chose que des déné­gations superficielles. Il s’agit avant tout de détruire une réputation.
    3. Une règle importante de la diffamation rituelle interdit d’engager un débat hon­nête sur la véracité ou le bon sens de l’opinion exprimée ; on se contente de jeter l’anathème. Débattre, c’est per­mettre à la question d’être examinée et discutée sur le fond, ce que le diffamateur rituel veut éviter à tout prix. Le principal objectif de la diffamation rituelle, c’est la censure ou la répression.
    4. La victime est très souvent une personne en vue ou qui dispose au moins d’une petite renommée. Cela peut être un enseignant, un écrivain, un homme d’affaires, un fonc­tionnaire de base ou simplement un citoyen qui a son franc-parler. Plus la victime est connue, plus elle est vul­nérable à la diffamation rituelle.
    5. D’autres personnes sont généralement invitées à parti­ciper à la diffamation, souvent d’ailleurs avec succès. Dans le cas d’un fonctionnaire, ses collègues sont encou­ragés à le dénoncer ; dans le cas d’un étudiant, d’autres étudiants se verront assigner cette tâche, et ainsi de suite.
    6. Pour qu’une diffamation rituelle soit efficace, la victime doit être déshumanisée au point d’être identifiée à l’attitude, l’opinion ou la croyance incriminée, elle-même présentée sous un jour extrême et trompeur. Une victime dénoncée comme « élément subversif » sera ainsi iden­tifiée aux pires images de la subversion comme l’espion­nage ou la trahison. Une victime dite « perverse » sera identifiée aux pires images de la perversion, y compris les sévices sur enfants. Une victime dite « raciste » ou « anti­sémite » sera identifiée aux pires images du racisme ou de l’antisémitisme, telles que lynchages ou chambres à gaz, et ainsi de suite.
    7. Pour réussir, une diffamation rituelle doit également s’accompagner de pressions et d’humiliations pour la vic­time et pour tout son entourage, y compris sa famille et ses amis qui parfois commencent à l’éviter. Si la victime a des enfants scolarisés, la publicité faite à la diffamation les expose aux railleries et aux moqueries. Si elle exerce un travail rémunéré, elle risque d’être mise à la porte. Si elle appartient à des clubs ou à des associations, le cas échéant on incitera les autres membres à l’en exclure.
    8. Toute personne qui prend la défense d’une victime risque d’être confondue avec elle et diffamée de la même manière. Quand bien même sa réputation serait sans tâche, son jugement et son engagement en faveur de la victime peuvent poser problème. La victime d’une diffa­mation rituelle se retrouve souvent seule et abandonnée.
    9. Toutes les explications que la victime pourrait fournir, y compris celle de s’être fait mal comprendre, sont jugées nulles et non avenues. Si elle invoque la vérité comme moyen de défense, on y verra un refus de repentance, ce qui ne fera qu’aggraver les choses. La diffamation rituelle n’implique pas nécessairement une attitude erronée ou incorrecte de la victime, mais seulement un « manque de sensibilité » responsable de son inobservance de certains tabous de la société.
    10. Beaucoup de victimes succombent rapidement et passent par une période de « confession », d’excuses et d’actes de contrition. Elles dénoncent même parfois leurs amis qui partagent les valeurs, opinions et croyances défendues, quand elles ne prétendent pas avoir été « trompées », à l’instar de bon nombre d’éléments dits « subversifs » pendant l’ère McCarthy. Si les accusations mettent en cause leur « moralité », il arrive qu’elles invo­quent à leur décharge le stress ou la maladie mentale.
    11. La diffamation rituelle est d’autant plus acharnée qu’elle n’est pas inspirée seulement par la vengeance, quoique ce facteur soit important: elle doit aussi avoir un caractère d’exemplarité pour que d’autres mesurent la férocité des attaques auxquelles ils s’exposent s’ils ont le malheur de s’écarter du droit chemin. La diffamation ri­tuelle est un important moyen de contrôle social.
    12. Un des aspects intéressants de la diffamation rituelle, c’est son universalité. Elle n’est pas spécifique à une va­leur, une opinion ou une croyance spécifique, ni à un groupe ou une sous-culture particulière. Elle peut être uti­lisée par, pour et contre n’importe quelle minorité poli­tique, ethnique ou religieuse.
    13. La diffamation rituelle prend souvent des formes pa­radoxales comme dans le cas des organisations censées lutter contre la diffamation qu’on a parfois vu inscrire le mot « anti-diffamation » dans leur intitulé1. Psychologique­ment, on est là en présence d’un mécanisme de projec­tion par lequel l’organisation tente de camoufler ses ten­dances naturelles en créant un mythe officiel, une sorte de fiction consensuelle masquant ses véritables activités pourtant transparentes à la simple lecture de leurs publi­cations.
    14. La force de la diffamation rituelle réside toute entière dans sa capacité d’intimidation qui rappelle certains as­pects des vieilles croyances superstitieuses dans les « malédictions » et les « sortilèges ». Elle joue aussi sur la crainte subconsciente qu’ont la plupart des gens d’être rejetés par leur « tribu » et coupés des systèmes d’en­traide sociaux et psychologiques. Seule une personne vraiment courageuse et indépendante pourra soutenir toute la virulence de la diffamation rituelle et sortira même parfois relativement indemne d’une telle expérience.
    15. La diffamation rituelle pêche par sa tendance à l’exagération et une malveillance relativement transparente. Elle échoue parfois en raison d’un plan mal adapté et d’une incapacité à évaluer correctement la vulnérabilité de la victime. Souvent les diffamateurs rituels dévelop­pent eux-mêmes des mécanismes de projection com­plexes accompagnés d’un délire de persécution. Bien que leur manœuvre puisse paraître offensive, elle est par na­ture une réaction de défense. Comme l’écrit Eric Hoffer2 : « Vous pouvez identifier la principale crainte de votre ennemi en observant les moyens qu’il utilise pour vous effrayer » (The True Believer, 1951).
    16. Paradoxalement, une diffamation rituelle imprègne souvent ses victimes des valeurs, des opinions et des croyances mêmes qu’elle condamne, comme une pro­phétie qui assurerait son propre accomplissement. Elle favorise la paranoïa et la haine, et c’est généralement aussi un facteur de division et d’aliénation. Rien de tel pour durcir des positions et polariser une situation. Une personne accusée de défendre une croyance particulière peut être conduite à l’adopter. En politique, par exemple, la diffamation rituelle excelle à produire des rebelles et des dissidents. Les dictatures et les régimes totalitaires ont recouru à ses différentes variantes tout au long de l’histoire. Dans les sociétés démocratiques, elle est deve­nue l’outil de prédilection de certains groupes de pression acharnés à diffamer et neutraliser leurs détracteurs et leurs adversaires.
    Image
    1 [NDJN] Allusion transparente à l’Anti-Defamation League (ADL), l’une des plus puissantes organisations juives du monde, basée aux Etats-Unis et chargée de traquer tout ceux qui refusent les lois imposées par Israël.
    2 [NDJN] Eric Hoffer (1902-1983) était un sociologue et philosophe américain dont le livre The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements (Le vrai croyant. Réflexions sur la nature des mouvements de masse) est un classique de la psycho-sociologie. Le livre, où sont étudiés les grands mouvements de masse, politiques, religieux, etc., n’a jamais été traduit en français.

    http://jeune-nation.com/2014/01/la-diff ... rd-wilcox/

  • Idéologie : Vallaud-Belkacem veut imposer la mixité... pas dans les couples mais dans les métiers

    Et si tout simplement, ces fichus ministres laissaient un minimum de liberté aux gens ? Et s'ils se cultivaient un mimimum sur les différences hommes-femmes ?

    ""Les professionnels de l'informatique, du transport, du bâtiment, des métiers de bouche paient aujourd'hui le prix de métiers trop masculins quand ceux des services aux personnes âgées, du soin, de la propreté ou de la coiffure ont tant de difficultés à attirer des hommes", poursuit-elle. "Briser le cercle qui assigne une profession à un sexe plutôt qu'un autre" est un facteur de croissance, selon Mme Vallaud-Belkacem".

    Parce que réclamer même par une idéologie, un égalitarisme totalitaire, c'est déjà reconnaître ce qui est nié : des différences entre les sexes. Alors, C'est quoi, la prochaine vague de l'idéologie : des épreuves uniques aux JO et autres compétitions sportives ? Des équipes de rugby féminines contre des équipes masculines? Ou la création d'équipes mixtes ?

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/id%C3%A9ologie-vallaud-belkacem-veut-imposer-la-mixit%C3%A9-pas-dans-les-couples-mais-dans-les-m%C3%A9tiers.html

  • Vers le nationalisme

    « Certaines personnes se croient d’autant mieux cultivées qu’elles ont étouffé la voix du sang et l’instinct du terroir. Elles prétendent se régler sur des lois qu’elles ont choisies délibérément et qui, fussent-elles très logiques, risquent de contrarier nos énergies profondes. Quant à nous, pour nous sauver d’une stérile anarchie, nous voulons nous relier à notre terre et à nos morts…Voilà déjà qui nous rabat l’orgueil individuel. Le “Moi” s’anéantit sous nos regards d’une manière plus terrifiante encore si nous distinguons notre automatisme. Quelque chose d’éternel gît en nous dont nous n’avons que l’usufruit, mais cette jouissance même est réglée par les morts. Tous les maîtres qui nous ont précédés et que j’ai tant aimés, et non seulement les Hugo, les Michelet, mais ceux qui font transition, les Taine et les Renan, croyaient à une raison indépendante existant en chacun de nous et qui nous permet d’approcher de la vérité. L’individu, son intelligence, sa faculté de saisir les lois de l’univers ! Il faut en rabattre. Nous ne sommes pas les maîtres des pensées qui naissent en nous… Il n’y a pas d’idées personnelles ; les idées, même les plus rares, les jugements, même les plus abstraits, les sophismes de la métaphysique la plus infatuée, sont des façons de sentir générales et apparaissent nécessairement chez tous les êtres de même organisme assiégés par les mêmes images. Notre raison, cette reine enchaînée, nous oblige à placer nos pas sur les pas de nos prédécesseurs.
    Dans cet excès d’humiliation, une magnifique douleur nous apaise, nous persuade d’accepter nos esclavages : c’est, si l’on veut bien comprendre – et non pas seulement dire du bout des lèvres, mais se représenter d’une manière sensible – que nous sommes le prolongement et la continuité de nos pères et mères. »
    Maurice Barrès
    Le deux novembre en Lorraine in Amori et dolori sacrum. Juven, Paris, 1903.
    Sous le titre collectif de Culte du Moi, Maurice Barrès avait publié la trilogie qui comprend Sous l’oeil des Barbares (1888), Un Homme libre (1889) et Le Jardin de Bérénice (1891). Face au déterminisme matérialiste, face au naturalisme scientiste, Barrès cherchait à assurer l’épanouissement de son âme. Mais déjà, dans Le Jardin de Bérénice, il recherchait, au-delà de l’exaltation solitaire, des intercesseurs. La voix de la terre natale va l’arracher à l’individualisme romantique.
    On peut s’arracher à l’erreur
    Antérieur au livre qui l’a recueilli, Le deux novembre en Lorraine forme le point d’orgue d’Amori et dolori sacrum (1903). Le livre trouve son équilibre dans cette description de la Lorraine qui atteint un haut sommet du lyrisme en prose. Barrès dépasse son individualisme né du romantisme pour retrouver les plus vieilles traditions.
    La réaction de Barrès nous réconforte : quel que soit le dévoiement de la pensée qu’ils aient pu subir et connaître à cause du milieu où ils ont été élevés et instruits, des esprits droits et vigoureux peuvent toujours réagir. Barrès a mené une réaction légitime contre un fatalisme naturaliste étouffant, et son effusion individualiste s’est transformée en un effort de discipline, de réorganisation mentale dès que la patrie fut retrouvée à travers l’approfondissement du Moi. L’examen de conscience se termina par une conversion au nationalisme. Barrès découvrit la vérité de l’être, qui est complexe, qui implique une solidarité entre les générations, une histoire, l’Histoire.
    Aux sources du nationalisme
    La doctrine nationaliste telle que la définira Charles Maurras se trouve en germe dans cette page. D’abord teintée de romantisme chez Barrès, la notion de “culte des morts” rejoindra le positivisme. Auguste Comte n’affirme-t-il pas : « les morts gouvernent les vivants » ? Robinson dans son île héritier de toute une civilisation, le célèbre petit poussin de La Politique naturelle (Mes Idées politiques), combien de comparaisons, combien d’images chères à Maurras nous viennent à l’esprit à la lecture de cette méditation de Barrès ! Scènes et doctrines du nationalisme confirmeront définitivement en 1902 l’évolution intellectuelle d’un homme qui s’est engagé depuis de longues années dans les luttes nationales.
    « Si l’impressionnisme, le naturalisme et toutes les autres formes d’un romantisme dégénéré ont été vaincus devant l’intelligence française entre 1885 et 1895, c’est à Barrès, à Barrès seul, qu’est dû le principal honneur du triomphe… » (Maurras, Gazette de France, 9 avril 1905) Maurras a reconnu sa dette, il est toujours resté intimement lié à Barrès, même si ce dernier n’a pas été capable de pousser son amour de l’héritage national jusqu’au nationalisme intégral qui est la monarchie. Les précurseurs ne vont pas toujours au bout du chemin.
    Gérard Baudin L’Action Française 2000 du 21 juin au 4 juillet 2007

  • Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

    PARIS (NOVOpress) - À la base, l’idée semblait bonne : le dossier médical personnel (DMP) était destiné à répertorier sur support informatique les antécédents d’un patient, ses allergies, ses résultats d’examens et toute information susceptible de faciliter sa prise en charge par un praticien ou un établissement hospitalier. Sécurisé et confidentiel, ce document ne pouvait être consulté qu’avec l’accord du patient.

    Mais, comme souvent quand de grosses sommes d’argent public sont en jeu, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu… Initié par Philippe Douste-Blasy en 2004, le projet est resté en jachère jusqu’à ce que Roselyne Bachelot (qui allait démontrer un an plus tard son art du gaspillage en dilapidant un milliard d’euros pour la grippe H1N1), le ressorte des tiroirs en 2008.

    Une agence fut alors créée spécialement pour la gestion du DMP, l’Asip (Agence des Systèmes d’Information Partagés de santé), avec l’objectif d’enregistrer cinq millions de dossiers médicaux d’ici à fin 2013. Mais le dispositif s’avère complexe, laborieux ; les médecins perdent du temps. Quant aux patients, ils rechignent à rendre accessible leur parcours de soins sur Internet et à risquer de voir les données piratées. Résultat des courses, seuls 418011 DMP ont vu le jour (dont environ la moitié sont vides et ne servent donc à rien), pour un système qui a coûté la modique somme de 500 millions d’euros, engloutis on ne sait trop où ni comment, et financés en majeure partie par l’assurance maladie dans le but initial de réaliser des économies…

    Dès 2012, la Cour des comptes s’inquiétait de « l’absence de suivi financier précis et l’impossibilité de consolider le montant des fonds public considérables » empêchant de chiffrer avec exactitude le coût réel du projet, qu’elle estimait au moins à 210 millions d’euros, voire bien davantage.

    Cette gabegie n’est pas sans rappeler la création en 1996 du carnet de santé obligatoire, petit livret bien connu pour sa parfaite inutilité, envoyé à 45 millions de Français qui l’avaient aussitôt relégué aux oubliettes. Soit 247 millions de francs (38 millions d’euros), dépensés pour rien. Un véritable scandale dénoncé à l’époque par un fin connaisseur, le député Jérôme Cahuzac.

    Pour stopper l’hémorragie pécuniaire du DMP, l’actuelle ministre de la Santé, Marisol Touraine, envisagerait de lancer un… « DMP deuxième génération » moins onéreux et plus efficace. En attendant, le contrat avec la société Santeos, chargée de l’hébergement informatique des dossiers, a dû être reconduit pour un an, moyennant la bagatelle de sept millions d’euros.

    http://fr.novopress.info/151313/dossier-medical-personnel-500-millions-deuros-jetes-les-fenetres/#more-151313

  • Au point de vue militaire, la France n’a plus les moyens de sa politique.

    Ainsi se conclut cet article de présentation du livre du général Fleury sur l'opération française au Mali : 

    "L’intervention de notre armée en Centrafrique, au Mali, en Libye montre l’extrême fragilité de nos forces aériennes. Le dernier vote du budget, en cette période de crise économique, justifie les cris d’alarme lancés par quiconque s’intéresse aux problèmes de la défense nationale.

    Par tradition, l’armée justifie toujours sa réputation d’être « la grande muette ». Il appartient aux officiers supérieurs ayant accédé à la retraite de faire connaître leur sentiment. Ils s’expriment toujours avec modération et font preuve, en la matière, d’une remarquable discrétion. Tel est, en particulier, le cas de Jean Fleury, auteur de « La France en guerre au Mali ». L’auteur fut général de l’armée de l’air. Il a été le conseiller de François Mitterrand à l’Élysée, et chef d’état-major de l’armée de l’air pendant la première guerre du Golfe (...)

    Toutefois, les actions menées au Mali contre AQMI ont montré que la maîtrise des drones est plus virtuelle que réelle. Fait plus grave : la France n’a pas assez d’avions ravitailleurs en vol comme les C-135. Elle est, de ce fait, contrainte de demander aide et assistance à ses alliés, dont certains se montrent souvent fort réticents.

    Le budget de la Défense ne cesse de baisser de façon constante depuis 20 ans. Cette réduction drastique a conduit à de véritables impasses. En ce domaine, on déshabille Jean pour vêtir Paul. Le maintien de la force nucléaire justifie bien des sacrifices et impose des choix douloureux.

    Forcée de maintenir des opérations au Mali, impliquée en Centrafrique dans ce qui ressemble fort à une guerre de religion, confrontée à une crise économique sans précédent, l’armée française, en dépit de la valeur de ses soldats prêts à tous les sacrifices, risque rapidement d’être exsangue". 

    Et si François Hollande a pu dire à propos de cette opération, "Etre lucide n’a jamais empêché d’être fier", cet auteur semble penser l'inverse : "Etre fier n'a jamais empêché d'être lucide".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’Action française sur Radio Courtoisie

    Jeudi 2 janvier, le libre journal de Catherine Rouvier, présenté par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, était notamment consacré à : L’Action française en 2014, avec François Bel Ker, secrétaire général adjoint de l’Action française, Elie Hatem, avocat, Arnaud Paris, responsable de la communication et Philppe Mesnard, journaliste.

  • Qui gouverne la France ?

    Devinez, ...

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    Paula Corbulon