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France et politique française - Page 4523

  • Ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire

    Editorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

    E"Ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire, même trente ans après. Pour la première fois en Europe, la loi espagnole s’apprête ainsi à restreindre l’accès à l’avortement. Preuve que le sens du mot « progrès » peut être inversé…  Car l’avenir n’est pas écrit. Il n’y a pas de fatalité pour que, en France, soient votées en 2014 d’autres lois qui transforment la civilisation, parce qu’elles boule­versent la vie et la mort.

    Il ne s’agit pas pour autant de retourner à un âge d’or. Nous ne sommes pas les gardiens d’une société idéalisée, nous voulons construire celle de demain, et sur du roc. Mais pour susciter la confiance dans une société qui en manque tant, il faut nous appuyer sur ce qui demeure, sur ce qui a résisté à l’usure du temps, en définitive, sur ce qui est éternel.

    L’Église croit au progrès pour les sociétés humaines, elle y a même contribué plus que quiconque depuis deux mille ans. Mais il faut rompre avec la croyance révolutionnaire et magique en un progrès linéaire, ce qui reviendrait à « demander au temps de tenir les promesses de l’éternel » (Gustave Thibon). Après la Première Guerre mondiale, dont nous célébrerons le centenaire cette année, Paul Valéry avait eu ce mot révélateur : « nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles  ». C’est toujours vrai. Ce dont il s’agit, c’est désormais de nous élever contre la régression qui menace, comme l’affirmait récemment un philosophe tirant les leçons du vaste mouvement social et familial né il y a un an.

    Tout cela ne dépend pas du hasard, mais de chacun de nous. Et également d’avoir la sagesse d’accepter que le redressement de notre pays demandera du temps, de la patience. Comme l’ont montré les moines, qui ont façonné nos paysages et notre civilisation à travers les siècles, même les plus troublés, au prix d’efforts répétés. Et toujours en donnant la première place à la recherche de Dieu.

    Si le temps est bien « un messager de Dieu » , comme le soulignait saint Pierre Favre, fraîchement canonisé par le pape, cela suppose de nous arracher à nos désirs d’efficacité immédiate et de connexion permanente, pour nous attacher à des joies plus profondes et durables : la véritable culture, qui se traduit par la lente élévation de l’âme, de l’esprit et du cœur. En 2013, la France a montré qu’elle possédait un terreau fertile : sa jeunesse. Il reste à cultiver ce germe de renaissance. Aujourd’hui, ce sont les âmes qui sont en friche, comme autrefois les terres.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Hollande ou la musique sans les instruments

     

    140102Pourquoi éprouvons-nous le sentiment que notre nullissime président s'illusionne sur les moyens dont il dispose en Afrique ? Pourquoi pressentons-nous quelque catastrophe à venir dans ses contacts mirifiques dans la péninsule arabique ? Faut-il incriminer le pessimisme de nos natures ? Faudra-t-il bientôt nous jeter en prison pour islamophobie ?

    Nous ne devons pas perdre de vue en effet que toute l'esbroufe, qu'il agite à l'extérieur, reste essentiellement destinée à camoufler ses échecs intérieurs. Mais, puisqu'à son petit niveau le p. de la r. se trouve engagé dans un processus de chef de guerre et de grand diplomate, ne résistons pas à la tentation de lui administrer quelques leçons d'histoire à l'usage de son petit ersatz d'impérialisme.

    On devrait donc se souvenir d'abord que le triomphalisme ne suffit jamais à établir sa durabilité. Au contraire : à propos des colonies, le pouvoir républicain n'a jamais autant parlé d'Empire, en France, qu'en 1938.

    Les lecteurs de Thucydide ne peuvent oublier non plus que le plus fameux discours de Périclès sur la gloire d'Athènes se situe à la fin de la première année de sa funeste guerre contre Sparte, qui allait provoquer la chute de son hégémonie sur les cités grecques.

    Ne diabolisons inutilement ici ni le mot, ni le concept d'empire : la chose revient régulièrement, sous des formes ou sous des masques différents, au gré des aléas historiques.

    J'avoue même ici mon admiration, peut-être même une inguérissable nostalgie, pour le plus durable de tous : l'empire romain d'Orient. Il avait été frappé à mort par la trahison de la IVe croisade en 1204, après 900 ans de rayonnement. Paradoxalement ce furent les pillages opérés lors de cette opération honteuse qui répandirent sa semence civilisatrice dans toute l'Europe. Mais son agonie ne se termina que deux siècles et demi plus tard, en 1453. Le dernier empereur mourut ainsi, héroïquement, presque seul, défendant ses remparts les armes à la main, abandonné d'une insouciante chrétienté. Trois siècles plus tard cet empire que nous appelons byzantin sera calomnié, par les légendes de ce que nous appelons les "Lumières". (1)⇓

    À côté de ce drame, ceux que nous avons vécus, celui de l'ancien empire français, créé par la Troisième république, et liquidé par la Cinquième, même s'ils ont laissé dans les cœurs et dans les vies d'une partie de nos générations des traces inaltérables, peuvent donc paraître plus passagers au regard de la Grande Histoire.

    Contentons-nous de suggérer, aux princes qui nous gouvernent aujourd'hui, un regard sur le seul "impérialisme" qui semble les préoccuper. Ils en gardent la rancœur depuis l'époque de leurs jeunesses où ils flirtaient avec le gauchisme et/ou avec le stalinisme : ils haïssent par conséquent l'influence des États-Unis.

    L’essor de celle-ci n'est devenu perceptible en Europe qu'au gré de ses interventions sollicitées dans les deux guerres civiles européennes. Pour nous, cela débute par notre faute d'Européens, par cette tragédie de 1914, dont nous nous apprêtons à commémorer le centenaire.

    Mais, avant de devenir visible sur le Vieux Continent, la puissance nord-américaine avait commencé à se développer dans le Nouveau Monde. Jusqu'au début du XIXe siècle, la force et la richesse semblaient plutôt le partage de l'Amérique espagnole : et il faut attendre 1848 pour que le Texas, le Nouveau-Mexique et la Californie changent de souveraineté.

    Un siècle après le traité de Guadalupe, était signé à Rio-Janeiro le 2 septembre 1947 un Traité interaméricain d'assistance réciproque. Quelques rares pays ont fait défection Cuba, certes, et plus récemment la Bolivie, le Nicaragua, l’Équateur et du Venezuela. Globalement, plus de 60 ans plus tard, le système perdure.

    Au départ, l'idée faisait bondir les staliniens. En France, un article signé Pierre Courtade allait immédiatement la stigmatiser : "Truman à Rio, écrira-t-il dès le lendemain dans l'organe central du parti communiste français, définit la "doctrine" de l'impérialisme américain. (2)⇓

    L'article entier mériterait d'être cité. Il ironise sur Kennan définissant celui-ci comme "l'inventeur d'un système pour venir à bout du "communisme", qu'il a exposé dans une revue américaine au mois de juillet dernier et qui peut être considéré comme la doctrine officielle du Département d'État en ce qui concerne le plan Truman."

    Cette doctrine et ce plan se sont révélés victorieux au terme de la guerre froide, gagnée par l'occident sous Reagan.

    Comment son prédécesseur s'exprimait alors ? La mémoire n'a en général enregistré que le discours initial prononcé à Waco en mars 1947.

    Mais celui qu'il tint dans la métropole brésilienne en septembre précisait mieux encore ce qu'on appela sa "doctrine":

    "Nous sommes décidés à rester forts, déclarait-il. Notre puissance militaire sera maintenue pour témoigner du sérieux avec lequel nous envisageons nos obligations. (...) Le vieux monde est épuisé, sa civilisation en péril. Nous ne pouvons pas compter sur ceux qui sont plus faibles que nous pour bâtir une paix qui nous profite. Il leur faut l'appui des forts."

    Il existe donc une très grande différence entre Truman et Hollande. Elle peut se résumer et se mesurer notamment à la comparaison des budgets militaires respectifs. Jusqu'à Obama les dirigeants américains ont toujours su maintenir le leur, contre vents et marées. Depuis 1962, tous les dirigeants de la Cinquième république, au contraire, ont constamment, d'année en année, fait baisser leur effort de défense.

    Ceci nous amène donc, pour parler plus crûment encore, à citer Bismarck : "la diplomatie sans les armes, c'est la musique sans les instruments."

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/hollande-ou-la-musique-sans-les-instruments.html

    Apostilles

    1) aux absurdités voltairiennes et aux complilations antichrétiennes de Gibbon, on doit évidemment préférer la réhabilitation de "l'Empire byzantin" par Charles Diehl.
    2) cf L'Humanité du 3 septembre 1947.
  • Méridien Zéro #170: "Récap actu 2013"

    Ce vendredi, les membres de l'équipe des panoramas actu pas en ruve l'actualité de 2013.

    Au programme : La manif pour tous, François Hollande, la Libye, l'ANI, la Grèce, Goldman-Sachs ...

    A la barre : Lt Sturm

    A la technique : Lord Orlan

    2013, manif pour tous, fn, syrie, égypte, grèce

    DIFFUSION DE L’ÉMISSION LE VENDREDI 3 JANVIER

  • L'antiracisme, avatar de la Révolution

    « Le communisme du XXIe siècle », c’est ainsi que le philosophe Alain Finkielkraut a qualifié l’antiracisme.
    Dans un vigoureux pamphlet, Renaud Camus explore cette définition dans toutes les directions. Il trouve entre les deux idéologies bien des parentés dans la pratique du terrorisme intellectuel. Comme il était interdit, sous peine de passer pour “fasciste”, de dénoncer et de combattre le communisme, au temps où sa Mecque se trouvait à Moscou, autant combattre l’antiracisme vous expose-t-il à être dénoncé comme raciste, ce qui clôt toute discussion. Mais Renaud Camus montre que l’on peut parfaitement condamner le racisme tout en rejetant un antiracisme qui prétend régir le monde de la pensée. Est raciste aujourd’hui, explique l’auteur « tout ce dont l’antiracisme décide que ce l’est, à commencer bien sûr par tout ce qui se permet de contester son pouvoir ».
    Négation de la civilisation
    L’antiracisme en vient à nier toute différence, toute supériorité. « Ce sont des pans entiers de la connaissance, de la culture, du savoir accumulé de l’espèce, qui sont ainsi récusés, mis à bas, enterrés ». On en vient à la négation de la civilisation. C’est le « réensauvagement de l’espèce ». Le sauvage est d’abord considéré comme l’égal, puis comme supérieur au civilisé.
    Comment en est-on venu là ? L’auteur répond : « L’organisation de l’ignorance, l’enseignement de l’oubli, l’ensauvagement scolaire, l’imbécillisation cathodique étaient absolument indispensables, une condition préalable sine qua non à l’instauration de la société antiraciste telle que nous la voyons prospérer sous nos yeux. »
    Renaud Camus note néanmoins une différence notable avec le communisme du XXe siècle : « ... le communisme, même dans les pays où il s’est exercé le plus longuement, n’a coïncidé, bien loin de là, ni avec un effondrement du système éducatif, ni avec une répudiation de l’héritage culturel ». L’antiracisme est un reniement de soi de la part des sociétés occidentales.
    Face aux grandes invasions
    L’auteur fait une juste analyse d’un phénomène mental qui ronge nos sociétés. On y ajoutera deux remarques. D’abord nombre d’individus du tiers-monde, loin de vouloir la disparition de nos sociétés et de leur civilisation, cherchent à s’y intégrer, à faire leur notre patrimoine culturel, nos habitudes sociales, nos connaissances techniques. Cela ne garantit pas la survie de notre civilisation. De la même façon les peuples “barbares” implantés sur les frontières de l’empire romain au Ve siècle et cherchant à imiter les usages de Rome n’ont réussi qu’à les singer, et l’empire s’est effondré... Lorsque l’ordre politique a disparu, la civilisation s’est effondrée. Son souvenir s’est alors réfugié dans les monastères grâce à qui, par la suite, on a redécouvert les hautes leçons de l’Antiquité grecque et romaine. Au départ, il y a eu le renoncement des populations gallo-romaines, hispano-romaines, etc. à leurs propres valeurs, elles ont cessé de croire en elles-mêmes.
    Aujourd’hui, nous souffrons d’un manque de fierté de notre civilisation chrétienne et française. N’ayons pas peur d’affirmer sa supériorité par rapport à d’autres - ce qui ne signifie pas mépriser les autres. Là où l’antiracisme nous pousse à la capitulation, affirmons notre volonté de défendre notre histoire, notre patrimoine, nos valeurs et même de les communiquer à ceux qui viennent d’autres continents pour s’installer chez nous. Toute attitude pessimiste et défaitiste doit être rejetée. L’islamisation de nos sociétés n’est pas fatale, quoi qu’en pense Renaud Camus.
    Notre seconde remarque sera de souligner que l’antiracisme n’a pas surgi par hasard dans notre Occident fatigué. Il est le produit des idées de la Révolution française. Au nom de l’égalité érigée en dogme, on en est venu à nier toute supériorité, toute hiérarchie, tout héritage du passé - l’héritage engendre des discriminations. La loi du Nombre écrase les élites, pousse en avant les médiocres, sinon les pires. Elle fait prévaloir les populations prolifiques du tiers-monde sur notre Occident jouisseur et démissionnaire.
    La Révolution peut changer de visage suivant les époques. Il faut en déceler les manifestations à travers les formes que les circonstances peuvent lui donner.
    Pierre Pujo L’Action Française 2000 du 17 mai au 6 juin 2007
    * Renaud Camus : Le communisme du XXIe siècle. Éd. Xénia, 104 pages, 11 euros.

  • Les Sentinelles de Rambouillet appellent à manifester le 26 janvier

    Les sentinelles de Rambouillet participeront au Jour de Colère le 26 janvier et le font savoir :

     

     

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    Michel Janva

  • Manuel Valls est-il ministre de France ou d’Israël ?

    L’incroyable démesure opposée par Manuel Valls à l’humoriste Dieudonné et sa fameuse quenelle mérite attention. Comment et pourquoi un ministre de l’Intérieur a-t-il transformé un geste potache antisystème en un débat politique national ?

    Manuel Valls a affirmé étudier toutes les possibilités d’interdire les spectacles organisés par Dieudonné. Parce qu’ils choquent une partie de la communauté juive ? En gardien du temple républicain, Manuel Valls devrait être un farouche défenseur de l’égalité. Pourtant, il faut bien constater que Manuel Valls n’envisage pas de répondre avec la même vigueur en interdisant les spectacles ou expositions qui pourraient choquer les chrétiens, sans quoi son ami Jean-Michel Ribes aurait quelque souci à se faire. Valls n’envisage pas non plus d’interdire Charlie Hebdo dont le contenu dépasse régulièrement toutes les limites de l’acceptable en terme d’humour et de caricature.

    Bien sûr, il serait parfaitement cohérent qu’un ministre assume un traitement distinct, mais dans ce cas les préférences d’un ministre français devraient reposer sur une préférence nationale et, pourrait-on ajouter, catholique, compte-tenu que les racines de la France sont catholiques de par le baptême de Clovis.

    Mais l’observation de l’attitude de Manuel Valls, loin de ces deux hypothèses, pose une question : est-il ministre de France ou d’Israël ?

    Cette question n’est pas une provocation. L’addition de faits et de déclarations légitiment notre interrogation. Osons rappeler des éléments précis.

    Le 1er novembre 2010, Manuel Valls cosigne une tribune intitulée « Le boycott d’Israël est une arme indigne » publiée par le journal Le Monde.

    Le 17 juin 2011, dans un centre communautaire juif de Strasbourg, Manuel Valls déclare : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ! Quand même ! ».

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  • Alerte à la dictature !

    L'Etat contrôlait déjà les médias traditionnels, il commence à contrôler discrètement les médias internet, ce sont les signes critiques d'une dictature. 

    Si l'on prend l'exemple de l'affaire Dieudonné. Nous n'apprécions pas tous son humour, certains considèrent qu'il va trop loin, alors pourquoi ne peut il pas y avoir un débat public à son sujet ? Au moins dans les réseaux sociaux.
    Les principaux médias internet publient régulièrement de nombreux articles très nettement orientés contre Dieudonné. Mais depuis quelques jours on peut remarquer que tous les commentaires sont eux aussi clairement orientés contre lui. On ne trouve plus aucun commentaire en sa faveur, comment croire que tous ses partisans se taisent ? La censure est passée par là. Les seuls commentaires qui ne sont pas censurés sont faibles et n'ont aucune valeur.
    Qu'est ce que cela signifie ?
    L'Etat tente de diaboliser l'humoriste, par l'intermédiaire des médias qu'il contrôle. L'Etat organisera ensuite des troubles publics à la fin des spectacles pour avoir une raison valable d'interdire ses représentations.
    Suivront ensuite des condamnations pécuniaires très élevées, assorties de l'interdiction légale de demander de l'aide par Internet pour payer.
    Dieudonné sera ruiné et les médias auront l'interdiction de parler de lui. Il ne sera pas mis en prison, pour éviter tout mouvement massif de contestation, il lui sera interdit de s'exprimer sur Internet.
    Et voila, le tour est joué.
    Dieudonné disparaîtra de la scène publique et les médias distrairont la population avec d'autres thèmes : burqa dans les écoles, coupe du monde de foot, puis le grand duel qui s'annonce entre Sarkosy et Hollande.
    L'Etat a clairement l'intention de tout contrôler, étouffer tous les mouvements d'oppositions par des moyens discrets mais efficaces. Même s'il y a un réel mouvement de contestation catalysé par Dieudonné et non pas créé par lui, empêcher d'en débattre va faire resurgir cette contestation autrement et de façon beaucoup plus violente.
    Mais ça n'ira pas très loin. Les meneurs seront eux aussi mis hors d'état de nuire, les médias ne relaient et ne relayeront pas ce qu'il se passe réellement.
    Cela continuera ainsi pendant longtemps.
    Mais nous n'irons pas vers une dictature… puisque nous y sommes déjà depuis toujours ! Rien ne changera. Les seuls changements se font sur la forme, mais dans le fond, c'est toujours la même chose.
    C'est à chacun de nous d'arriver à se débrouiller, se passer l'information pour ne pas se faire avoir par les rouages tous puissants du système.
    Merci à des médias encore libres comme AgoraVox de nous laisser nous exprimer, pour encore combien de temps ?
    source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Entretien avec Magnus Martel La grande misère de l’armée française…

    Pourquoi si peu de militaires osent-ils dénoncer la situation actuelle de l’armée ? À cause de leur devoir de réserve ?

     

    Cela reste un mystère. Y compris pour votre serviteur. Pourtant, je peux vous assurer que chaque jour que Dieu fait, ça râle dans les popotes. Le problème essentiel tient au fait que si les militaires sont courageux physiquement, ils ont oublié qu’ils exerçaient un sacerdoce au service d’une terre et d’un peuple et non d’un gouvernement. Cela étant, ce devoir de réserve est plus que jamais imposé par des politiciens qui redoutent les forces armées et l’on constate tristement que la parole est beaucoup moins libre aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 1930. La « grande muette » conserve plus que jamais son appellation.

     

    Les opérations extérieures auxquelles notre armée participe ne prouvent-elles pas qu’elle est encore opérationnelle ?

    Opérationnelle pour quoi ? Par rapport à quoi ? Cela dépend avant tout de la nature de l’adversaire. À quelle armée digne de ce nom l’armée française a-t-elle été confrontée depuis la chute de l’URSS ? Quant à l’engagement en Afghanistan, l’opération est loin de constituer un succès. Lors de l’embuscade de la vallée d’Uzbin à l’été 2008, c’était la première fois depuis très longtemps que notre armée perdait autant de soldats en si peu de temps ! Alors, bien sûr, il arrive que notre armée, à force de système D, de volonté et de ténacité fasse de véritables miracles. Comme au cours de l’opération Serval au Mali. Mais sérieusement, quel ennemi avions-nous face à nous ?

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  • Libres d'aimer, mais pas trop

    Une chronique de Philippe de Lachapelle, directeur de l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) :

     

    « Libres d’aimer ». C’est le titre d’un reportage sur un établissement belge pour adultes handicapés mentaux. Cet établissement serait un modèle dans la façon d’accompagner la vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales. Chacun doit pouvoir vivre selon ses désirs et ses sentiments, dans « une ouverture d’esprit que nous devons tous avoir » explique un éducateur. 

    On découvre au fil de l’article la façon dont on y accompagne les relations amoureuses des résidents : « On leur propose de prendre d’abord un repas ensemble, d’essayer de partager une nuit pendant le week-end. Ils pourront ensuite profiter des vacances pour dormir dans une chambre à deux… A nous de les aider ensuite à faire exister leur couple ». Il faut aussi, nous dit l’article, anticiper et gérer les ruptures : « Il est arrivé qu’on aide à écrire une lettre de rupture » explique un éducateur, en précisant toutefois qu’il n’est pas facile de gérer la souffrance de celui qui est délaissé.

    Vigilance sur le libre consentement, prévention de la violence, tout est prévu et semble se dérouler de la meilleure des façons, même si l’on ressent un malaise. L’établissement a été jusqu’à mettre en place une cérémonie des « accordailles ». Ce terme, pas bien joli, reconnaissons-le, consiste en un échange d’alliances au cours d’une célébration présidée par le directeur lui-même. Une façon de contractualiser sans passer par le mariage qui ferait diminuer les allocations ! On garde quand même la tête sur les épaules !

     « C’est un lieu très respectueux de la vie affective des personnes accueillies » précise une responsable. On aimerait la croire, mais le doute se renforce lorsque le directeur indique que les enfants ne sont pas prévus dans les accordailles.  D’ailleurs le contrat d’accueil stipule que les résidents doivent utiliser obligatoirement une contraception. « Nous n’avons pas les moyens d’accueillir des familles – se justifie-t-il – en outre, je sais trop combien d’enfants de parents handicapés mentaux doivent ensuite être placés »

    Alors « libres d’aimer » ? Oui, mais pas trop quand même ! Aimez-vous, mais ne nous embarrassez pas avec les fruits de votre amour. On ne saura pas les garder, vos enfants, ils devront être placés, eux aussi! Et on comprend soudain le malaise ressenti : cette violence dans ce contrôle invasif de l’intimité qui prévoit tout, dès le premier accueil -contraception obligatoire-, jusque dans la fausse douceur d’un accompagnement qui s’immisce partout."

    Louise Tudy   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • [Grenoble] Lundi 6 janvier 1914 : Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Marion Sigaut

    Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Marion Sigaut

    Historienne iconoclaste spécialiste du 18ème siècle, elle insiste sur le rôle des Lumières aux quelles elle reproche leur anti-humanisme. Son approche est nouvelle, rompant avec la simple critique anti-progressiste du siècle qui prétend avoir mis fin à « l’obscurantisme ».

    sur "L’opposition parlementaire janséniste à la royauté"