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France et politique française - Page 4717

  • CMRDS 2013 : le reportage

    En doublant le nombre de campeurs de son UDT, qui a réuni 150 participants , l’Action française n’a fait, du 25 au 31 août au Château d’Ailly près de Roanne, que recueillir les fruits légitimes d’une année militante très riche ...

    ... — merci Taubira ! —, tout en amplifiant par un saut quantitatif plus qu’appréciable la dynamique observée depuis trois ans et que la vingtaine d’adhésions enregistrées parmi les nouveaux campeurs sur six jours seulement — les filles un moment surpassant les garçons — n’a fait que vérifier.

    Première chose : la montée du drapeau devant lequel, chaque matin, aura lieu le rassemblement, à 8h10, et sera chantée La Royale.

    Le château d’Ailly Quelques tentes... ...et une bonne ambiance permanente.

    C’est que l’Action française, conformément à sa tradition, sait allier l’action et la raison : délaissant un activisme et un intellectualisme également stériles, préférant mettre l’intelligence au service du bien commun, elle a toujours refusé la démagogie, faisant confiance aux compétences diverses de ses militants, mais exigeant toujours d’eux le maximum. Le stand des livres, dans la salle de conférence

    C’est pourquoi elle sait marier — un mariage, celui-là, qui n’est pas contre-nature — l’enseignement d’une doctrine forte et toujours réactualisée à la préparation physique aux luttes à venir, l’un ne pouvant aller sans l’autre. D’où un programme de travail — oui de travail, mais toujours dans la bonne humeur — sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, le matin, une double série de conférences : une première, axée sur les fondamentaux de la doctrine, sans cesser d’être en lien avec les révolutions nihilistes en cours, la seconde développant le thème retenu pour l’UDT 2013 : « Reprendre le pouvoir ». Un auditoire attentif

    C’est ainsi que, le lundi matin, après un questionnaire de niveau et une première revue de presse — créée par Maurras pour l’AF quotidienne avant la première guerre mondiale —, l’africaniste Bernard Lugan a ouvert la première série de conférences par la géopolitique — une autre tradition de l’AF —, en l’occurrence celle des Printemps arabes. Bernard Lugan évoquant les printemps arabes

    Le lendemain, François Marcilhac, directeur éditorial de L’AF 2000, traita à fond la question du mythe révolutionnaire de l’égalité, au nom duquel l’actuel gouvernement prétend imposer une « réforme » totalitaire de civilisation. Le mercredi, ce fut au tour de Stéphane Blanchonnet d’évoquer différentes figures de la légitimité — notamment Jeanne d’Arc et Antigone —, s’appuyant sur des textes fondamentaux de Maurras dont l’actualité est saisissante. N’oublions pas que pour Maurras, c’est Créon l’anarchiste car sa démesure dissout l’Etat quand Antigone, qui respecte les lois non écrites, est la « petite légitimiste ». Une légitimité avec laquelle Hollande a rompu... Le jeudi, le jeune philosophe Paul C. a abordé la question de la rupture anthropologique, démarche nihiliste qu’il n’a pas hésité à faire remonter à la révolution française et qui aujourd’hui atteint son paroxysme avec le mariage homo, la théorie du gender, la PMA et la GPA, sans oublier la réduction des embryons humains au statut de matériau pour la recherche scientifique ou, bientôt, la légalisation de l’euthanasie... Vendredi, enfin, Léo G. et Pierre B., jeunes intellectuels d’Égalité & Réconciliation Rhône-Alpes venus au camp animés par une saine curiosité politique, abordèrent la question des racines catholiques du courant social d’Action française, ainsi que l’histoire du Cercle Proudhon. Léo G. et Pierre B.

    La seconde série de conférences tourna plus spécifiquement autour du thème du camp, Reprendre le Pouvoir : Philippe Mesnard, rédacteur de l’ancienne revue Les Epées, évoqua, après une année de contestation qui se cherche un second souffle, l’Extension du domaine de la lutte,... Philippe Mesnard

    ... tandis que Sylvain Roussillon, un des responsables historiques de la Génération Maurras des années 90 fit l’histoire des tentatives insurrectionnelles notamment royalistes afin d’en tirer des enseignements. Sylvain Roussillon

    Le sociologue Michel Michel évoqua les conditions du coup d’Etat,... L’auditoire durant la conférence de Michel Michel

    ... avant que, clôturant la semaine, François Marcilhac ne reprenne la parole pour mettre en valeur la confluence des deux séries de conférence, en traitant de l’ouvrage majeur de Pierre Boutang Reprendre le pouvoir : reprendre concrètement un pouvoir confisqué par l’oligarchie ploutocratique suppose en effet préalablement de reprendre la question même du pouvoir en montrant à nos concitoyens combien la démocratie est une imposture car elle est le règne du mensonge.

    François Marcilhac commentant Reprendre le Pouvoir

    OUI, IL FAUT DÉLÉGITIMER LA RÉPUBLIQUE AUX YEUX DE NOS CONCITOYENS, en leur faisant perdre ce réflexe, acquis à l’école et entretenu par les media, de la considérer comme synonyme du bien commun et de la liberté, alors qu’elle n’est dans les faits que la dictature des ploutocrates et le règne de l’étranger. La république ne va-t-elle pas jusqu’à nous rendre étrangers à nous-mêmes via notamment une immigration galopante ou des lois sociétales qui sapent les fondements de notre civilisation gréco-latine et chrétienne en sapant l’identité du peuple, de la société, jusqu’à celle des personnes (théorie du gender) ?

    Faire perdre toute légitimité à la république, c’est engager cette contre-révolution des esprits et des cœurs comme étape préalable à la contre-révolution politique. Créer un état d’esprit royaliste, comme disait Maurras...

    Car il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Les ateliers politiques de l’après-midi sur les fondamentaux de la doctrine maurrassienne (politique naturelle, égalité et progrès, démocratie et libéralisme, nationalisme, politique et morale, royalisme, les institutions et la décentralisation) précédaient des ateliers pratiques (tracter, afficher, animer une section, faire face à la répression, communiquer, animer les réseaux sociaux, etc.) plus concrets, avant que la pratique sportive (mens sana in corpore sano) ne termine, ou presque, une journée de formation bien remplie, car chaque groupe devait préparer à tour de rôle une revue de la presse sur les événements politiques de la journée et la lecture qu’en faisaient les media. L’échauffement Une partie de balle au pied Initiation à la boxe anglaise La revue de la presse concilie information, analyse critique et prise de parole.

    Notons aussi la venue de deux invités de marque, le vendredi, pour clore la trop courte semaine du CMRDS au château d’Ailly. Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation, prononça une allocution sur le thème « La Révolte des nations », suivie d’un débat approfondi : où comment la nation demeure le seul rempart contre la dictature de l’oligarchie mondiale. Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l’AF, annonçant l’intervention d’Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation

    Quant à Maître Pichon, fondateur du Collectif des Avocats Contre la Répression Policière (CARP) , il évoqua la répression d’un gouvernement qui, ne se contentant plus d’être illégitime, flirte avec l’illégalité dans les méthodes employées pour réprimer un mouvement national historique de refus d’un totalitarisme d’un nouveau ...genre. Et dire que certains benêts de droite regardent encore Manuel Gas avec les yeux de Chimène ! Maître Pichon s’opposa également avec virulence à la guerre américaine dans laquelle Hollande veut nous embarquer... avant de joindre sa voix aux chants d’AF qui ponctuent les repas et lancent la veillée. Un indispensable outil de travail...

    Le dernier soir, Antoine Desonay, secrétaire général des étudiants, dresse le bilan du camp... ...et suscite l’enthousiasme général.

    Non contents de participer activement à la semaine de formation la plus exigeante du paysage politique étudiant, nos militants ont terminé samedi 31 en encadrant la manifestation du Printemps des Libertés (voir la vidéo ici) au cours de laquelle Olivier Perceval, Secrétaire Général, a pris la parole au nom de l’Action française.

    Olivier Perceval s’exprimant au Printemps des libertés

    Si le déroulement du camp préfigure celui de l’année militante, alors celle-ci fera date. La qualité des interventions et des participants nous permet d’afficher un optimisme et une confiance dont nous aurons besoin tout au long de l’année : « Au nom des résultats acquis, en vue des résultats possibles, l’Action française demande à tous les royalistes, anciens ou nouveaux, un concours ardent, dévoué, incessant. » (Charles Maurras, Si le coup de force est possible)

    ET POUR QUE VIVE LA FRANCE, VIVE LE ROI !

    L’ÉQUIPE DU CMRDS

    Merci à FiX pour le reportage photos.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?CMRDS-2013-le-reportage

  • La stratégie du chaos

    De Jean-Yves Le Gallou :

    "Chaos en Afghanistan, chaos en Palestine, chaos en Égypte, chaos au Liban, chaos en Irak, chaos en Syrie. Ce n’est évidemment ni le fruit du hasard, ni de quelconques maladresses mais d’une volonté machiavélique : « Diviser pour régner. » C’est une catastrophe humanitaire avec des centaines de milliers de morts et des millions de personnes déplacées. C’est aussi une catastrophe politique.

    La politique traditionnelle de la France, monarchique comme républicaine, aux échelles du Levant était la protection des minorités chrétiennes. Nous nous acharnons à détruire les régimes qui les protégeaient en Irak, en Syrie, en attendant les répercussions au Liban.

    Nous avons le plus grand mal à contenir l’immigration et le flux de réfugiés à nos frontières et nous conduisons des politiques qui multiplient leur nombre en provoquant le déplacement des populations.

    Nous avions des intérêts pétroliers et économiques en Iran (qui était le premier acheteur de voitures Peugeot), nous les avons sacrifiés car, dans la guerre ethnico-religieuse entre les chiites et les sunnites, nous avons choisi, sans raison valable, les sunnites. Et la guerre contre la Syrie apparaît de plus en plus comme un simple préalable à une agression contre l’Iran. Dans la logique de Kerry et Netanyahou, la Syrie n’est qu’un simple domino à faire tomber avant de s’attaquer au gros morceau perse.

    Nous nous alignons ainsi sur la position d’Israël mais aussi de l’Arabie saoudite et du Qatar, ces monarchies obscurantistes qui financent avec l’argent du pétrole des mosquées et des prédicateurs fondamentalistes en France.

    Nous prétendons combattre le terrorisme islamiste mais nous soutenons les Frères musulmans et armons des séides d’Al-Qaïda. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'entretien que François Hollande aurait voulu censurer.

    DAMAS, Syrie- Hier, 2 Sept. 2013, le président syrien Bachar al-Assad a accordé une interview au journal français Le Figaro, au cours de laquelle il a affirmé que la stabilité dans la région dépend de la situation en Syrie.
    - LE FIGARO : LES AMERICAINS ET LES FRANÇAIS VOUS ONT ACCUSE D’AVOIR DECLENCHE UNE ATTAQUE A L’ARME CHIMIQUE LE 21 AOUT DANS LA REGION DE GHOUTA CE QUI A FAIT DES CENTAINES DE MORTS. POUVEZ-VOUS NOUS FOURNIR UNE PREUVE QUE VOTRE ARMEE N’A PAS COMMIS CETTE ATTAQUE.
    Bachar al-Assad : premièrement, quiconque accuse doit donner la preuve. Nous les avons défiés d’avancer une seule preuve ; ils en ont été incapables. Nous les avons défiés de donner une seule preuve à leurs peuples. Puisque les politiques extérieures se décident au nom des peuples et de leurs intérêts. Mais, ils n’ont pas pu le faire.
    Deuxièmement, parlons de la logique de cette accusation, si elle est raisonnable ou pas. A présent, je vous pose la question suivante : nous combattons depuis deux ans, et je peux dire que notre situation sur le terrain est aujourd’hui bien meilleure qu’elle ne l’était l’année dernière par exemple. Comment une armée, dans n’importe quel Etat, peut-elle utiliser des armes de destruction massives, au moment même où elle réalise un progrès moyennant des armes conventionnelles ? Soyons très précis : Je ne dis nullement que l’armée syrienne possède ou non de telles armes. C’est une question qu’on ne discute pas. Mais supposons que cette armée souhaite utiliser des armes de destruction massive, si elle en possède; est-il possible qu’elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même ?!! Où en est la logique ?
    En plus, est-il possible d’utiliser des armes de destruction massive dans la banlieue de la capitale sans tuer des dizaines de milliers de personnes, car ces matières se transportent par le vent ?

    - DES ELEMENTS DE L’ARMEE SYRIENNE ONT-ILS ETE ATTEINTS PAR DE TELLES ARMES ?
    Bachar al-Assad : Oui dans la région d’al Baharieh dans la banlieue de Damas. Le comité d’enquête a rencontré les soldats hospitalisés.

    - CERTAINS DISENT QUE L’ARMEE A SANS DOUTE REALISE CERTAINS PROGRES. MAIS VOUS VOULIEZ AUSSI, EN FIN DE COMPTE, EN FINIR DEFINITIVEMENT AVEC CETTE OPPOSITION, QUI PROGRESSE DANS D’AUTRES ENDROITS.
    Bachar al-Assad : Encore une fois, les zones dont on parle sont des zones peuplées. Y utiliser des armes de destruction massive signifie des dizaines de milliers de morts. Toutes les accusations se fondent sur les allégations des terroristes et sur des images vidéo arbitraires diffusées sur internet.
    - LES AMERICAINS DISENT AVOIR CAPTE UN ENTRETIEN TELEPHONIQUE ENTRE UN DE VOS RESPONSABLES ET UN ELEMENT DE L’ARMEE, LUI DONNANT L’ORDRE D’UTILISER CES ARMES…
    Bachar al-Assad : si les américains, les français ou les britanniques disposaient d’une seule preuve, ils l’auraient annoncée dès le premier jour. Nous ne discutons pas des rumeurs, ni des allégations. Nous ne discutons que les faits. Si ce qu’ils disent est vrai, qu’ils en donnent la preuve.
    - SERAIT-IL POSSIBLE QUE CERTAINS RESPONSABLES, OU CERTAINS ELEMENTS DE L’ARMEE SYRIENNE, AIENT PRIS CETTE DECISION SANS VOTRE AVAL.
    Bachar al-Assad : Encore une fois… j’affirme que nous n’avons jamais dit posséder de telles armes. Votre question insinue des choses que je n’ai pas dites, et que nous n’avons ni confirmées ni niées en tant qu’Etat… mais normalement, dans les pays qui possèdent une telle arme, la décision est centrale.
    De toute manière, vous évoquez une question que nous ne discutons avec personne en tant qu’Etat, car c’est une question purement militaire.
    - MAIS JIHAD MAKDISSI L’A BIEN DIT ?
    Bachar al-Assad : Non… à l’époque, Jihad a dit : « si nous possédons une telle arme, nous ne l’utiliserons pas ». Le faite de la posséder ou non est une affaire purement syrienne et ne concerne que nous.
    - LE PRESIDENT OBAMA A REPORTE LES FRAPPES MILITAIRES SUR VOTRE PAYS. COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS CETTE DECISION ?
    Bachar al-Assad : Certains estiment que le président Obama a fait preuve de faiblesse en temporisant l’agression, ou en la reportant pour quelques jours ou quelques semaines… Certains ont vu en lui le chef fort d’une grande puissance, parce ce qu’il a menacé de déclencher la guerre contre la Syrie. Quant à nous, nous estimons que l’homme fort est celui qui empêche la guerre, et non celui qui l’enflamme…
    L’homme puissant est celui qui reconnait ses erreurs. Si Obama était fort, il aurait dit publiquement : « Nous ne disposons pas de preuves sur l’usage de l’arme chimique par l’Etat syrien ». Il aurait dit publiquement: « La seule voie est celle des enquêtes onusiennes. Par conséquent, revenons tous au conseil de sécurité ». Mais à mon avis, il était faible parce qu’il a subi les pressions intérieures et a menacé de déclencher la guerre. C’est notre opinion. Je vous ai dit que par la force des choses le fort est celui qui empêche la guerre et non celui qui la déclenche et l’attise.

    - QUE DIRIEZ-VOUS AUX MEMBRES DU CONGRES AMERICAIN QUI DOIVENT VOTER POUR OU CONTRE CETTE FRAPPE ?
    Bachar al-Assad : Quiconque souhaite prendre cette décision doit, avant de voter, se poser la question évidente suivante : les guerres qu’ont-elles apportées aux Etats-Unis ou même à l’Europe ? Le monde qu’a-t-il gagné de la guerre contre la Libye ? Qu’a-t-il gagné du support apporté au terrorisme en Libye ? Qu’a-t-il gagné de la guerre en Irak et ailleurs ? Que gagnera-t-il du renforcement du terrorisme en Syrie ?
    La tache de tout membre du congrès consiste à servir l’intérêt de son pays. Avant de voter, il doit agir en fonction de l’intérêt de son pays… Quel serait l’intérêt des États-Unis dans la croissance de la perturbation et de l’extrémisme au Moyen Orient ? Quel serait leur intérêt à poursuivre ce que Georges Bush avait commencé, à savoir répandre les guerres dans le monde…
    S’ils raisonnent logiquement et en fonction de l’intérêt de leur propre pays, ils ne verront aucun intérêt dans de telles guerres. Mais vous savez que, dans beaucoup de cas, leurs positions politiques n’émanent pas toujours du bon sens.

    - COMMENT ENTENDEZ-VOUS RIPOSTER A CETTE ATTAQUE, AU CAS OU ELLE AURA LIEU ?
    Bachar al-Assad : Aujourd’hui, vous parlez d’un tonneau de poudre qui est le Moyen Orient.
    Le feu s’approche énormément de ce tonneau. Il ne s’agit pas seulement de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe…
    Celui qui élabore aujourd’hui le plan de la guerre peut vous répondre en ce qui concerne le premier pas seulement, c’est-à-dire sur ce qu’il va faire lui-même. Mais après… Personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle lorsque le baril de poudre explosera… Personne ne dispose d’une réponse sur ce qui se passera en fin de compte. Ce qui est certain c’est qu’il y aura partout le chao, la guerre, l’extrémisme et ses répercussions.

    - LE DANGER D’UNE GUERRE REGIONALE SE POSE T-IL ?

    Bachar al-Assad : Bien sûr. Ce risque vient même au premier plan. La question ne relève pas seulement de la Syrie, mais de toute une région intégrée, étroitement liée sur le plan social, politique et militaire. Il est dons normal que les défis soient régionaux et non seulement syriens.
    - PAR EXEMPLE, ISRAËL SERAIT-IL UN DE VOS OBJECTIFS ?
    Bachar al-Assad : Vous ne vous attendez quand même pas que je révèle quelle sera notre riposte ?!! Il n’est pas logique d’annoncer notre plan, mais comme je viens de le dire, puisque les acteurs sont nombreux, parler d’un seul acteur minimise l’importance de ce qui se produira.
    - QUE DIRIEZ-VOUS A LA JORDANIE OU DES HOMMES ARMES SE SONT ENTRAINES. AU CAS OU LES EXTREMISTES REALISENT UNE AVANCEE, QUEL SERA, A VOTRE AVIS, LE DANGER QUI MENACE LA JORDANIE ?
    Bachar al-Assad : Notre politique consiste à ne pas exporter nos problèmes aux pays voisins. Nous traitions donc avec des milliers de terroristes déjà venus de la Jordanie, et nous les frappions à l’intérieur même de la Syrie … La Jordanie, par ailleurs, a déjà annoncé qu’elle ne servira de base à aucune opération militaire contre la Syrie.
    Mais si nous ne parvenons pas à frapper le terrorisme en Syrie, il passera tout naturellement dans d’autres pays. L’extrémisme et le chao se répandront davantage.

    - VOUS METTEZ DONC EN GARDE LA JORDANIE ET LA TURQUIE ?

    Bachar al-Assad : Nous l’avons dit à plusieurs reprises, et nous leur avons envoyé des messages directs et indirects. Je pense que la Jordanie en est consciente, malgré les pressions qui s’y exercent pour qu’elle devienne un lieu de passage pour le terrorisme. Quant à Erdogan, je ne pense pas du tout qu’il est conscient de ce qu’il fait…
    L’important aujourd’hui pour la Syrie est de frapper le terrorisme sur son territoire.

    - QUELLE SERA LA REACTION DE VOS ALLIES… HEZBOLLAH ET L’IRAN, AU CAS OU UNE ATTAQUE EST PERPETREE CONTRE LA SYRIE ? COMPTEZ-VOUS LE CAS ECHEANT SUR LEUR SOUTIEN ?

    Bachar al-Assad : Je ne veux pas parler à leur place. Cependant, leurs déclarations étaient claires. Puisque nous avons dit que la question était régionale, personne ne saurait dissocier les intérêts de la Syrie de ceux de l’Iran ; ni les intérêts de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah de ceux d’autres pays qui nous soutiennent.
    Aujourd’hui la stabilité de la région dépend de la situation en Syrie. La Russie en est consciente, aussi ne défend-elle pas le président ni l’Etat syrien mais bien la stabilité dans la région… car cela aura aussi des effets sur la Russie. Voir les choses sou l’angle d’une coalition entre la Syrie et l’Iran serait superficiel et limité.La question en est beaucoup plus grande.

    - LES RUSSES VOUS ONT-ILS RASSURE QU’ILS MAINTIENNENT DES CONTACTS AVEC LES AMERICAINS POUR ATTENUER LA FRAPPE ?

    Bachar al-Assad : Je ne pense pas qu’on fasse confiance aux américains. Aucun Etat au monde ne peut garantir à quiconque que les américains engageront ou non une action contre tel ou tel pays. Aussi nous ne cherchons pas de telles rassurances…Les américains disent une chose le matin, et le contredisent complètement le soir … Tant que les Etats-Unis ne suivent pas et n’écoutent pas les Nations Unies, nous ne devons pas être rassurés.
    - COMMENT PEUT-ON ARRETER LA GUERRE ET LA CRISE QUI DURE DEPUIS DEUX ANS ET DEMI EN SYRIE ? VOUS AVEZ PROPOSE UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE, LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A PROPOSE GENEVE2… COMMENT PEUT-ON ARRETER LE BAIN DE SANG ?
    Bachar al-Assad : Lorsque la crise est à ces débuts et que vous parlez de solution, c’est totalement différent que lorsque vous parlez de solution à l’heure actuelle… J’ai dit dès le début que la solution devait avoir lieu par le dialogue… Le dialogue entraine des solutions et engendre des idées qui s’appliqueront à travers des mesures politiques.
    Aujourd’hui la situation est différente. Nous combattons des terroristes. 80 – 90 % de ceux que nous combattons appartiennent à al Qaeda. Ceux là ne s’intéressent pas à la réforme, ni à la politique, ni aux lois. Ceux là, le seul moyen de leur faire face est de les liquider. C’est alors que nous pourrions parler de mesures politiques. Pour répondre donc à votre question, la solution aujourd’hui consiste à arrêter de faire venir les terroristes en Syrie, de leur fournir des armes, et de leur apporter un soutien financier et autre…..

    - QUI LEUR APPORTE CE SOUTIEN ?
    Bachar al-Assad : L’Arabie Saoudite en premier lieu, la Turquie, la Jordanie (à travers l’infiltration des personnes armées), la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis.
    - AVEZ-VOUS DES PREUVES QUE LA FRANCE A LIVRE DES ARMES AUX TERRORISTES ?

    Bachar al-Assad : Les positions politiques de la France, sa provocation qui met en exécution les politiques d’autres pays comme le Qatar et autres, en est la preuve pour nous.
    - ETES-VOUS PRET, M. LE PRESIDENT, A INVITER LES RESPONSABLES DE L’OPPOSITION A VENIR EN SYRIE, A SE REUNIR AVEC EUX, A LEUR PRESENTER DES GARANTIES SECURITAIRES, ET A LEUR DIRE ASSEYONS- NOUS ENSEMBLE POUR TROUVER UNE SOLUTION ?

    Bachar al-Assad : En janvier dernier, nous avons lancé une initiative qui comprenait tout ce que vous venez de dire, et même plus. Cependant, l’opposition dont vous parlez a été fabriquée à l’étranger. Elle est made in France, Qatar… mais certainement pas made in Syria. Elle suit donc forcement les ordres de ceux qui l’ont fabriquée. Il n’était pas permis aux membres de cette opposition de répondre favorablement à cet appel, ni donc aux solutions politiques. Par ailleurs, ils ne disposent d’aucune base populaire. Malgré tout, nous les avons invités mais ils n’ont pas répondu à cette invitation.
    - MAIS CERTAINS N’ONT PAS REPONDU PARCE QU’ILS CRAIGNAIENT POUR LEURS VIES. ILS CRAIGNENT QU’ILS NE SOIENT EMPRISONNES COMME CE FUT LE CAS AVEC ABDELAZIZ AL KHAYER. POUVEZ-VOUS LEUR DONNER DES GARANTIES ?
    Bachar al-Assad : Nous leur avons donné ses garanties, et moi-même j’ai évoqué ces points politiques y compris des garanties sécuritaires à toute personne qui vient en Syrie pour le dialogue. Mais ils ne sont pas venus, ou on ne leur a pas permis de venir. Dire qu’ils craignent être tués ou arrêtés, nous n’avons ni tué ni arrêté personne de l’opposition. Ils se trouvent en Syrie, les amis et les collègues d Abdelaziz Al Khayer … Vous pouvez les rencontrer ici même, en Syrie. Pourquoi agresser ou arrêter quelqu’un et laisser les autres ?! Où en est la logique ? Cela est insensé.
    - COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LA POSITION DE LA FRANCE AUJOURD’HUI A VOTRE EGARD ? VOUS ETES VENU PLUSIEURS FOIS EN FRANCE …
    Bachar al-Assad : Ce n’était pas une relation d’amitié… C’était une tentative de la part de la France de changer l’orientation de la politique syrienne, et ce à la demande des Etats-Unis. C’était une chose tout à fait claire pour nous. Même le virement positif vis à vis de la Syrie en 2008, s’est fait sous l’influence du Qatar… pour être clair, la politique de la France vis-à-vis de la Syrie dépendait totalement du Qatar et des Etats-Unis.
    - LES PARLEMENTAIRES FRANÇAIS SE REUNIRONT MERCREDI. AUJOURD’HUI, IL Y A UN GRAND DEBAT EN FRANCE. CERTAINS PENSENT QUE HOLLANDE EST ALLE TROP LOIN DANS CETTE AFFAIRE. QUEL DISCOURS ADRESSEZ-VOUS AUJOURD’HUI AUX PARLEMENTAIRES FRANÇAIS AVANT QU’ILS SE REUNISSENT ET VOTENT ?
    Bachar al-Assad : Il y a quelques jours, le Ministre français des affaires étrangères aurait déclaré : la participation de la France attend le congrès américain. Il n’a pas dit qu’il attendait la décision du parlement français. Je vous demande donc de qui dépend le Gouvernement français dans ses prises de décisions, du parlement français ou du congrès ?!!
    Depuis 2003, suite à l’invasion de l’Irak, la France a décidé de renoncer à son indépendance et est devenue la subalterne de la politique américaine. C’était vrai pour Chirac après la guerre, mais aussi pour Sarkozy, et aujourd’hui pour Hollande.
    La question est de savoir si la réunion du parlement français signifiera que les français retrouveront l’indépendance de la décision de la France. Nous souhaitons que la réponse soit positive. Je dirais à ce moment-là aux parlementaires français : que chacun décide en fonction de l’intérêt de la France. Les représentants du peuple français soutiendront-ils l’extrémisme et le terrorisme ? Se mettront-ils du côté de ceux qui ont perpétré les attaques du 11 septembre à New York, ou l’attentat du métro en Espagne ? Les députés du peuple français se mettront-ils du côté de ceux qui ont tué les innocents en France ??? Comment pourront-ils s’opposer à des gens comme Mohammad Marah en France, et les soutenir en Syrie !!! Comment la France peut-elle combattre le terrorisme au Mali et le renforcer en Syrie ? La France deviendra-t-elle un exemple de la politique des deux poids deux mesures promues par les Etats-Unis ? !!
    Comment les parlementaires français pourront-ils convaincre leurs concitoyens que la France est un état laïc, et en même temps appuyer ailleurs l’extrémisme et le confessionnalisme ; un Etat qui appelle à la démocratie mais dont l’allier principal c’est des Etats qui appartiennent au moyen âge comme l’Arabie Saoudite. Je dis aux parlementaires français : revenez aux principes de la révolution française dont le monde entier s’en est orgueilli : liberté, égalité, fraternité.

    - SI LA FRANCE INTERVIENT MILITAIREMENT, LES INTERETS NATIONAUX DE LA FRANCE SERONT-ILS AFFECTES EN SYRIE OU DANS LA REGION ?
    Bachar al-Assad : Cela dépend des répercussions de la guerre. Mais la France perdra certainement ses intérêts. Il y a une sorte de mépris vis-à-vis la politique de la France, cela est devenu clair et se reflète directement sur les intérêts. Il aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France. Surtout que des pays importants dans la région commencent à s’orienter vers l’Est, et non plus vers l’Europe comme auparavant. Les alternatives sont disponibles, ainsi que le respect mutuel entre nous et ces pays.
    - DONC VOUS APPELEZ A LA RAISON ET A LA SAGESSE.

    Bachar al-Assad : A la raison et à la morale.
    - ENTENDEZ-VOUS PRESENTER VOTRE CANDIDATURE L’ANNEE PROCHAINE AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES.
    Bachar al-Assad : Ca dépend, à ce moment là de la volonté du peuple syrien. Si je sens que le peuple le souhaite, je n’hésiterai pas à le faire, bien au contraire. A présent, nous n’avons pas de statistiques à ce sujet, mais nous avons des indices. L’indice principal c’est que lorsque vous combattez des terroristes qui viennent de plus de 80 pays et qui sont appuyés par l’Occident et par certains Etats Arabes, et que le peuple ne veut pas de vous, vous ne pouvez pas continuer. Puisque la Syrie a résisté pendant 2 ans et demi, c’est là un indice important quant à l’existence d’un soutien populaire.
    - DANS CETTE CRISE, M. LE PRESIDENT, JUSQU’OU VOUS ETES PRET A COMBATTRE ?

    Bachar al-Assad : Ce n’est pas nous qui a choisi de combattre. Nous avons deux choix : nous battre et défendre notre pays contre le terrorisme, ou capituler. L’histoire de notre région ne nous indique pas que nous ayons capitulé auparavant. Cette région a toujours vécu des guerres. Elle n’a jamais capitulé, et ne capitulera jamais.

    - DONC VOUS ALLEZ VOUS BATTRE JUSQU’A SACRIFIER VOTRE VIE POUR LA SYRIE ?

    Bachar al-Assad : Lorsqu’il s’agit d’une question patriotique tout le monde se bat, et tout le monde se sacrifie pour sa patrie…. Aucune différence entre président et citoyen… ce n’est pas une affaire personnelle. En quoi c’est utile si vous vous restez en vie alors que votre patrie est mourante ?

    - EST-CE QUE VOUS ASSUMEZ, M. LE PRESIDENT ; TOUTES LES ERREURS COMMISES ET TOUT CE QU’A FAIT VOTRE ARMEE ET LES FORCES DE SECURITE ? PENSEZ-VOUS QU’IL Y A EU DES ERREURS COMMISES ?
    Bachar al-Assad : Tout être humain risque de se tromper. Si vous ne vous trompez pas c’est que soit vous n’êtes pas humain, soit vous ne travaillez pas. Moi, je suis humain et je travaille… Mais lorsque vous voulez évaluez une erreur quelconque, vous devez prendre du recul. L’évaluation doit se faire après et non pendant la production de l’événement. Il faut bien attendre les conséquences de l’action. A présent, nous sommes au cœur de la bataille. Lorsqu’elle prendra fin, nous seront en mesure d’évaluer les résultats et nous dirons qu’on avait raison ici, ou qu’on s’est trompé là.
    - ETES-VOUS SUR QUE VOUS ALLEZ GAGNER LA BATAILLE ?
    Bachar al-Assad : L’histoire de notre région nous dit que lorsque les peuples se défendent, ils vaincront. Cette guerre n’est pas celle du président, ni celle de l’Etat. C’est la guerre de toute la patrie, et nous remporterons la victoire.
    - MALGRE TOUT, VOTRE ARMEE A PERDU CERTAINES REGIONS AU NORD, A L’EST, AU SUD… PENSEZ-VOUS QUE VOUS ALLEZ RECUPERER CES ZONES MILITAIRES ?
    Bachar al-Assad. : Notre problème n’est pas d’avoir la terre sous notre contrôle ou sous celui des groupes armés. Il n’y a pas un endroit où l’armée a voulu entrer sans pouvoir y pénétrer. Le vrai problème réside dans la poursuite du pompage des terroristes à travers les frontières. Il réside aussi dans le changement que les terroristes ont pu introduire sur le plan social dans les zones où ils ont pénétré.
    - VOTRE ANCIEN AMI MORATINOS M’A DIT IL Y A QUELQUES JOURS : QU’EST CE QUI SE PASSE DANS LA TETE DE BACHAR EL-ASSAD ? COMMENT PEUT-IL COMMETTRE DE TELS ACTES DE VIOLENCE DANS SON PROPRE PAYS ?

    Bachar al-Assad : Il faut plutôt se poser la question de savoir comment la France a permis de tuer des terroristes qui ont terrorisé les citoyens français chez eux ? Comment a-t-on fait face au désordre au Royaume Uni l’année dernière ? Pourquoi l’armée américaine est-elle descendue à Los Angeles dans les années 90 ? Pourquoi est-il permis aux autres pays de lutter contre le terrorisme, alors que cela n’est permis en Syrie ? Pourquoi n’est-il pas permis que Mohamad Marah se trouve en France pour tuer, alors qu’il est permis aux terroristes de se trouver en Syrie pour tuer ?
    - DEPUIS LE DEBUT DE LA CRISE, QUELS CHANGEMENTS Y-A-T-IL EU SUR VOTRE QUOTIDIEN EN TANT QUE DIRIGEANT DE L’ETAT ? APRES 2 ANS ET DEMI DE LA CRISE, CERTAINS DISENT QUE BACHAR EL-ASSAD DIRIGE SEUL LE PAYS.
    Bachar al-Assad : C’est bien ce que je vous ai répondu tout à l’heure. Si l’Occident était contre moi, mon peuple aussi, et que j’étais seul, comment pourrai-je alors être en mesure de diriger le pays ? C’est illogique. Je continue grâce à l’appui du peuple et à la puissance de l’Etat. Malheureusement, lorsqu’on nous regarde de l’occident, on ne voit pas les choses d’une manière réaliste.
    - PLUSIEURS JOURNALISTES FRANÇAIS SONT RETENUS EN SYRIE. AVEZ-VOUS DE LEURS NOUVELLES ? EST-CE LE POUVOIR QUI LES DETIENT ?
    Bachar al-Assad : Détenus chez nous ?
    - Ils ont été pris en otages au Nord.
    Bachar al-Assad : S’ils sont des otages chez les terroristes, c’est aux terroristes qu’il faut demander de leurs nouvelles. Si par contre l’Etat arrête quiconque pour être entré dans le pays de manière irrégulière, il sera traduit en justice. Il ne sera pas gardé en prison. Il sera jugé selon les lois syriennes, et tout le monde le saura.
    - SOUHAITEZ-VOUS ELABORER UNE COLLABORATION SECURITAIRE AVEC LA FRANCE, CE QUI SE PRODUISAIT D’AILLEURS DANS LE PASSE.
    Bachar al-Assad : Toute sorte de coopération, qu’elle soit sécuritaire, militaire ou même économique a besoin d’un accord politique. Nous ne pouvons pas avoir une collaboration sécuritaire avec n’importe quel Etat quand les intérêts politiques sont en contradiction.

    - LORSQUE VOTRE PERE EST DECEDE ET QUE VOUS ETES ALLE EN FRANCE, LE PRESIDENT CHIRAC VOUS A REÇU… VOTRE IMAGE A COMPLETEMENT CHANGE…

    Bachar al-Assad : La question est de savoir plutôt si la réalité de la personne a changée. L’image est modifiée par les médias à leur manière. Ma réalité n’a pas changé. Je suis quelqu’un qui appartient au peuple syrien. Je défends ses intérêts. Je suis indépendant, non soumis aux pressions extérieures. Je coopère avec les autres de manière à sauvegarder les intérêts de mon pays.
    Ils ont mal compris ces choses là. Ils ont pensé qu’un jeune président c’est quelqu’un à qui on peut dicter ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit pas faire. Ils ont pensé que si j’avais fait mes études en Occident, ça veut dire que j’ai perdu ma culture authentique… C’est une manière naïve et superficielle de voir les choses. Je n’ai pas changé. Mais dès le début ils m’ont vu autrement. Ils doivent accepter l’image du syrien attaché à l’indépendance de son pays.

    - LA FRANCE EST-ELLE DEVENUE UN PAYS ENNEMI DE LA SYRIE ?

    Bachar al-Assad : Quiconque contribue au renforcement financier et militaire des terroristes est l’ennemi du peuple syrien. Quiconque contribue à tuer un soldat arabe syrien est l’ennemi de la Syrie. Quiconque œuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi.
    Je ne parle pas du peuple, car je vois que le gouvernement français va à l’encontre de l’intérêt e de la volonté de son peuple. Il faut faire la distinction entre peuple ennemi et Etat ennemi. Le peuple français n’est pas un ennemi, mais la politique de son Etat est hostile au peuple syrien.

    - DONC L’ETAT FRANÇAIS EST-IL AUJOURD’HUI UN ENNEMI DE LA SYRIE ?
    Bachar al-Assad : Dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l’Etat français changera de politique.

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFZlVAuZpkjcmuQLAw.shtml

  • Faillite: Pourquoi la France est la prochaine sur la liste…

    Excellent article qui résume la situation financière française actuelle. N’oubliez pas que la hausse des taux français entraînera de facto comme en Grèce, une hausse massive des impôts et des coupes budgétaires massives, le tout pour la fin d’année ou début 2014.

    Article original: businessinsider.com

    3Le côté émotionnel du moi a tendance à imaginer la France, comme la princesse dans les contes de fées ou de la Madone dans les fresques, comme dédiés à un destin exalté et exceptionnel. Instinctivement, j’ai l’impression que la Providence l’a créée, soit pour des succès complets ou pour des malheurs exemplaires. Notre pays, car il est entouré par les autres tels qu’ils sont, doit viser haut et se tenir droit, sous peine de danger mortel. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur3.

    - Charles de Gaulle, à partir de ses mémoires

    Récemment il y a eu une vague d’accidents de train horribles dans les nouvelles. Presque inévitablement, nous découvrons qu’il y avait une erreur humaine en cause. Il y a près de quatre ans, j’ai commencé à écrire sur l’accident de train économique qui était venu en Europe et plus particulièrement en Grèce. Il était clair à partir des chiffres que la Grèce aurait à faire un défaut, et je pensais à l’époque que le Portugal ne serait pas trop loin derrière. L’Espagne et l’Italie avaient besoin clairement une restructuration massive. Pour une partie du problème, j’ai souligné le déséquilibre significatif entre les exportations et les importations dans tous les pays ci-dessus.

    Dans la zone euro, il n’existait aucun mécanisme par lequel les taux de change pourraient être utilisés pour équilibrer les différences de coût du travail entre les pays de la périphérie et ceux de la partie nord. Et puis il y a la France. J’ai écrit dans cet espace depuis un certain temps que la France a le potentiel pour devenir la prochaine Grèce. J’ai passé beaucoup de temps à revoir la situation européenne, et je suis plus que jamais convaincu que la France est sur le point de devenir le plus important accident de train économique en Europe dans les prochaines années.

    Nous avons changé d’orientation au début de l’année au Japon en raison de la vraie crise qu’il se prépare. Au cours des prochains mois, je vais commencer à me recentrer sur l’Europe sur les trains qui menacent de sortir de leurs rails. Et fidèle à son habitude, cette épave sera entièrement due à une erreur humaine, couplée avec une grosse cuillère de l’orgueil.

      Cette semaine, nous allons jeter un bref regard sur les problèmes de développement en Europe et ensuite faire une série de plongées en profondeur entre maintenant et le début de l’hiver. La crise européenne à venir ne sera pas affichée la semaine prochaine, mais va commencer à jouer dans une salle de cinéma près de chez vous l’année prochaine. La lettre d’aujourd’hui se terminera par une petite spéculation sur la façon dont le conflit se développe entre la France et l’Allemagne et avec le reste de ses voisins.

    France: Sur le fil de la Périphérie

    Je pense que je dois d’abord reconnaître que le marché n’est manifestement pas d’accord avec moi. Le marché des OAT françaises (Obligations Assimilables du Trésor), de leurs obligations à long terme, ne voit pas de risque. Le tableau suivant est une comparaison des taux d’intérêt pour la plupart des pays développés, que je reproduis pour ceux qui sont intéressés par les détails comparatifs. Notez que les taux français sont inférieurs à ceux des États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Maintenant, je comprends que les taux d’intérêt sont fonction de la politique monétaire, les anticipations d’inflation, et la demande de monnaie, qui sont tous liés à la croissance économique, mais encore ….

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    Les voisins de la France, l’Italie et l’Espagne, ont des taux qui sont environ le double de la France. Mais, comme nous allons le voir, les économies sous-jacentes ne sont pas tellement différentes pour les trois pays, et vous pouvez faire une bonne affaire si la trajectoire de la France est la pire.

    «Non: France n’est pas en faillite» – Vraiment?Nous allons commencer par un exemple remarquable de deux orgueils et ignorance économique publiée plus tôt cette année dans  Le Monde.  Sous le titre  « Non: France n’est pas en faillite  » par Bruno Moschetto, professeur d’économie à l’Université de Paris I et HEC,  qui a fait le cas suivant. Apparemment, il a écrit cela avec un visage impassible. Si vous n’êtes pas seuls, s’il vous plaît essayez de ne pas rire à haute voix et embêter les gens autour de vous.Non, la France n’est pas en faillite …. L’affirmation est fausse économiquement et financièrement. La France n’est pas et ne sera pas en faillite, car il serait alors en état d’insolvabilité. Un Etat ne peut pas être en faillite, dans sa propre monnaie, à des étrangers et résidents, puisque celui-ci serait invité à rembourser sa dette par une augmentation immédiate de la fiscalité. En résumé, l’État est à ses citoyens, et les citoyens sont les garants d’obligations de l’Etat. En dernière analyse, «L’Etat, c’est nous. » Pour être dans un état de cessation de paiement, un état devrait être endetté dans une monnaie étrangère, incapable de faire face aux engagements en devises dans cette monnaie….

    En fin de compte nos dirigeants ont tous les moyens financiers et politiques, à travers la perception des impôts, à faire face à nos échéances en euros. Et d’ailleurs, nos prêteurs renouvellent régulièrement leur confiance, et les taux n’ont jamais été aussi bas.Quatre choses sautent à l’esprit quand je lis cela. Tout d’abord, le professeur, en disant un pays n’est pas en faillite, car il serait alors insolvable est un peu comme dire à votre fille de ne peut pas être enceinte, car sinon elle va avoir un bébé. Dire que quelque chose est impensable ne signifie pas qu’il ne peut pas arriver.Deuxièmement, contrairement à votre compréhension apparente et la compréhension de vos partenaires de la zone euro, en particulier l’Allemagne, la France ne dispose pas de sa propre monnaie. Les Grecs, les Portugais, les Italiens et espagnols ont tous découvert qu’ils ne peuvent pas imprimer leur propre monnaie, peu importe combien ils aimeraient pouvoir. Vous êtes tous liés dans une expérience économique erronée appelé l’euro. Vous mourrez avec. Pour toutes fins utiles, vous êtes en effet redevable dans une monnaie étrangère. Sur votre chemin actuel, vous aurez bientôt vous rendre en Allemagne et dans le reste de l’Europe pour demander une dispense spéciale parce que vous êtes en France.

    Si cette évolution n’était pas si tragique potentiellement, avec des conséquences économiques terribles pour le monde entier, il serait un théâtre surtout amusant.Troisièmement, je trouve l’utilisation du terme  invité  dans l’expression «invité à rembourser sa dette par une augmentation immédiate de la fiscalité » être tout à fait une merveilleuse expression française. Votre taux d’imposition sont déjà parmi les plus élevés en Europe. À un taux d’imposition supérieur à 75%, vos entrepreneurs et hommes d’affaires quittent le pays en masse. Cette icône de l’éveil économique, la star du tennis Serena Williams, a récemment commenté dans  Rolling Stone  magazine «75% ne semble pas légal. » Gérard Depardieu et bien d’autres pas aussi célèbre sont d’accord et ont déjà quitté le pays. Vous allez recueillir moins, pas plus, les impôts des riches avec votre augmentation remarquable irréfléchie du taux d’imposition supérieure. Il suffit de regarder à travers le canal de l’Angleterre pour constater la fuites des capitaux.Quatrièmement, enfin, vous avez clairement pas fait vos devoirs sur les crises économiques. Le fait que les taux d’intérêt soient bas et que vos prêts se reconduisent  régulièrement signifie simplement que vous n’avez pas encore rejoint votre propre  Big Bang! .

    Chaque pays qui tombe dans une crise est en mesure d’obtenir du financement à des taux bas à droite jusqu’au moment où il ne peut pas. Il s’agit de la confiance des investisseurs, et j’avoue volontiers que maintenant vous l’avez. Mais à travers ses politiques que le gouvernement actuel fait tout ce qu’il peut pour détruire la confiance du marché obligataire aussi rapidement que possible. Et la France est particulièrement dépendant de sources non-françaises pour le financement de sa dette.Examinons quelques faits, le professeur Moschetto:1. Votre pays est en récession et a été pendant près de deux ans. Même le gouvernement commence à reconnaître que la croissance est et sera plate. Standard & Poor pense que votre taux de croissance peut être aussi bas que -1,5%. Jean-Michel Six de Standard & Poors a récemment fait remarquer, «Le déficit du compte courant croît mois après mois, et cela signifie qu’il dépend de plus en plus sur le reste du monde pour financer sa croissance.

    Selon moi, la France a obtenu seulement une année de sursis. « Une des façons de faire face à une crise de la dette est de faire croître votre moyen de s’en sortir. Vous ne faites pas ça. Le nombre de nouvelles installations industrielles créées par des étrangers a baissé de 25% l’an dernier, et la création d’emplois a chuté de 53%. Ernst & Young a déclaré le langage du corps anti-marché de la France était devenue presque « répulsif » à des investisseurs extérieurs, et une série de conflits de travail amères n’a pas aidé (source:  The Telegraph).

    La production industrielle française est toujours en baisse, et à la fois votre fabrication et de service PMI sont parmi les pires en Europe, bien pire encore que celles de l’Italie et de l’Espagne, qui sont tous deux clairement en déroute financière.Le graphique ci-dessous PMI est de Mars, mais Août était encore en territoire négatif (graphique gracieuseté de Josh Ayers de Paradarch Advisors).2. Votre croissance de la dette est insoutenable. La France connaît actuellement les plus bas taux d’emprunt effectifs qu’elle a eu pendant 30 ans, permettant d’assurer la totalité des augmentations de la dette. Les paiements d’intérêts et les intérêts exprimés en pourcentage du PIB sont au plus bas de tous les temps.Voici une analyse sommaire d’à peu près la meilleure équipe de recherche autour, à Bridgewater:La France aborde le point dans sa phase d’expansion de la dette dans lequel les coûts de service de la dette va augmenter plus vite que les revenus provoquant un squeeze. Les graphiques ci-dessous transmettre cet aperçu. Ils montrent les dettes de la France en hausse par rapport aux revenus tandis que les taux d’intérêt ont chuté de sorte que les frais de service de la dette ont diminué relativement malgré les dettes supérieures.

    Lorsque les frais de service de la dette tombent par rapport au revenu, qui laisse plus d’argent pour des dépenses, stimulant l’économie. Tant le taux sans risque et les spreads de crédit ont baissé à peu près aussi loin que possibles. En conséquence, le redressement net des paiements de service de la dette qui est venu de la baisse des taux d’intérêt sera supprimé. Si les taux augmentent, en particulier si les deux des taux sans risque et le crédit se propagent, le projet de service de la dette devra augmenter avec plus d’intérêt.Cela signifie que soit (a) les frais de service de la dette va augmenter en proportion du revenu, en serrant ainsi la consommation et en réduisant la croissance économique (b) il y aura une accélération de l’endettement pour payer à la fois les exigences accrues en matière de service de la dette et l’augmentation de la croissance de la consommation (ce qui est un signe certain d’une bulle insoutenable) ou (c) les revenus provenant d’autres sources doivent augmenter. Comme la croissance des revenus est fonction de la croissance de la productivité et de la compétitivité sur les marchés mondiaux, et la France ne fait pas beaucoup pour améliorer la productivité et la compétitivité, nous n’attendons pas de revenus au profit des variations de ceux-ci.

    Cela signifie que la croissance de service de la dette et la dette va accélérer jusqu’à ce que la bulle de la dette explose ou que la croissance de la dette augmente et la croissance économique ralentit. Puisque la croissance douloureuse lente n’est pas une option, il est plus probable que la croissance de service de la dette et la dette va accélérer jusqu’à la bulle éclate. Cela aura des conséquences importantes pour l’ensemble de la zone euro.La France se rapproche de la fin de sa capacité à jouer avec sa dette. Bien que la France a proposé une grande partie de sa dette à des comptes hors bilan pour ses programmes sociaux, la dette totale se développe tellement que les agences de notation devront commencer à prendre préavis.3. Le niveau de la dette française est à des sommets d’après-guerre et commence à se rapprocher de celle des pays périphériques. Notez dans le tableau ci-dessous à partir de Bridgewater qu’en Allemagne la dette non financière totale a diminué ces dernières années, la dette de l’Europe périphérique dans l’agrégat a augmenté à peu près stablement, mais la dette de la France augmente de façon spectaculaire. A ce rythme, la France fait face à l’accumulation de nouvelles dettes, il ne sera pas long avant que votre situation financière soit assez similaire à celle de vos voisins périphériques.

    Votre déficit budgétaire cette année est susceptible d’être bien plus que 4%, bien au-dessus du niveau spécifié dans vos engagements envers la zone euro. Le chien de garde du budget de la France, la Cour des Comptes, appelle à des coupes budgétaires beaucoup plus profondes que M. Hollande propose. Les syndicats et les employés du gouvernement, ainsi que beaucoup de parti de M. Hollande, sont en rébellion de communication. La France a besoin profondément de réformes du travail pour se rendre plus compétitif, mais il n’y a tout simplement pas de volonté politique ou la capacité de le faire.Votre budget sociale (dépenses sociales) est actuellement de 35% de votre PIB total. De mon ami Josh Ayers, curieusement appelé  Sex Drugs et la dette,  vient l’analyse suivante:Créé en 1945, ce système de protection sociale est entièrement capitalisé. Le schéma (leur mot, pas la mienne) a pris des proportions grotesques. Comme le montre le graphique 5, les dépenses de protection sociale française dépassent maintenant le reste du monde par une marge considérable.Mauldin Quelle est ce passif éventuel? Eh bien, les gouvernements sont un peu drôle au sujet de la transparence. Alors qu’ils convoitent les détails sombres de l’ensemble de votre histoire proctologique, ils n’aiment pas divulguer leurs propres obligations sociales en matière d’information, en particulier-capitalisation, bilan et hors bilan.

    En 2009, la BCE a commandé un rapport à partir du Centre de recherche pour les contrats générationnels qui ont cherché à quantifier la valeur actuelle des pensions du gouvernement et des régimes de sécurité sociale pour chaque membre UE. Alors que leurs données se termine à 2006, le rapport estime que la France a eu le plus grand passif total non capitalisé par rapport au PIB, à 362,2%, soit EUR 6,5 milliards de dollars.Comme les échecs des régimes de retraite américains l’ont prouvé, la solidarité est juste un autre mot pour système pyramidal. Le schéma reste solvant tant que les contribuables sont plus nombreux que les bénéficiaires. Mais tout va jackfu [note de John: C'est un terme d'économie technique] lorsque le pourcentage des contribuables commence à se contracter.En France, les pourcentages des deux payeurs et les bénéficiaires évoluent désormais dans le mauvais sens. Bien que le pourcentage des bénéficiaires intensifs aux cheveux blancs de la population totale a été en augmentation constante au cours des 25 dernières années, le pourcentage des contribuables a commencé à décliner. Est-il surprenant alors que les deux explosions majeures du déficit budgétaire français aient coïncidé avec le déclin à la fois de l’année-vieux démographique 30-49 au milieu des années 1990, puis plus tard avec le pourcentage d’accélération des 60 ans démographiquement dès la fin des années 2000?5. La France est dans une impasse économique profonde, et ce n’est pas la substance à partir de laquelle les récupérations importantes sont apportées.

    La confiance des consommateurs dans votre pays, était au plus bas depuis 40 ans en Juin. Une étude récente de la Fondation Pew a déclaré que le soutien français pour le projet européen est en panne de 60% à 40% au cours de l’année écoulée. Seulement 22% pensent maintenant que l’intégration économique de l’UE est positive.Le taux de chômage français est à un sommet en 15 ans de 11,2% et a augmenté pendant 26 mois consécutifs. Le chômage des jeunes français se situe à 25,7%. Le FMI a récemment publié un rapport qui suggère que les réformes économiques proposées par M. Hollande ne vont pas assez profondes et ne seront pas de nature à réduire le chômage par rapport aux niveaux à deux chiffres d’ici la fin de la décennie.La France a connu une érosion chronique de la compétitivité de la main-d’œuvre contre l’Allemagne en vertu de l’union monétaire en raison des accords salariaux plus élevés. De  53 % à  35 % en France et en Allemagne depuis 1999. Les coûts salariaux horaires français sont maintenant 5 % supérieurs à 36,40 €, alors même que la productivité allemande, c’est mieux. Le FMI a déclaré que la France a commencé à perdre du terrain face à l’Italie et à l’Espagne qui se serrent la ceinture ou réduisent les salaires. Le souci principal est « une perte constante de parts de marché, à la fois globalement et par rapport à ses voisins.»  (The Telegraph)6.

    Les avoirs étrangers de la dette française sont de 50% supérieurs à ceux de l’Italie et quatre fois plus élevés que ceux de l’Espagne. Alors que les investisseurs se sont inquiétés de la dette espagnole et italienne, ils tournaient en 1 milliards de dollars de la dette du gouvernement français sur l’hypothèse que la dette française était plus sûr. Le simple fait est que la France ne peut pas imprimer sa propre monnaie, il dépend donc de la bonté des étrangers. Bridgewater estime que si la France était jugée uniquement sur ses fondamentaux, sa propagation à l’Allemagne devrait être d’environ 3,5% plutôt que de 50 points de base en vigueur. Si ce genre de différentiel ont été réalisés par le marché, la France n’aurait pas d’espoir, sous le régime actuel, de faire passer son déficit sous les 3%, et encore moins au-dessous de la croissance du PIB nominal, qui est le nombre plus important.7. Comme les pays périphériques de la zone euro, la France a commencé à subir un important déficit commercial. Sans entrer dans le calcul, en termes très généraux, vous ne pouvez pas réduire votre dette et un déficit commercial en même temps. Cela a été l’un des principaux problèmes de la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie. Restructuration et déficit commercial sont douloureux en ce qu’il nécessite un ajustement à la baisse de la monnaie ou une réduction des coûts de main-d’œuvre (ou une augmentation de la productivité du travail).

    Lorsque les dévaluations ne sont pas possibles, l’ajustement est généralement porté sur les épaules des travailleurs sous la forme de réductions de salaires et licenciements. Cela signifie bien sûr, une baisse des recettes fiscales et des déficits plus importants, venant à un moment où ils sont les plus difficiles à gérer. La France doit simplement devenir plus compétitive. Les nouvelles entreprises ne sont pas créés, et les entreprises existantes partent. Certes, Bruxelles n’a pas aidé, avec l’imposition d’une flopée de nouveaux mandats qui augmentent les coûts par rapport au reste du monde. Google « crise de poulet français» et «manifestations d’œufs françaises » pour voir pourquoi les exportations sont en baisse. Les exportations de volailles françaises ont chuté de 1,2 milliard € à moins de 200 M € sur 10 ans.8. Les dépenses du gouvernement français est déjà à 56% du PIB, et la dette au PIB est supérieur à 90%. À quel moment le marché va commencer à s’inquiéter d’un piège de la dette? Combien pouvez-vous payer d’impôt? Et vous voulez vraiment augmenter les impôts dans une période de faible croissance? Vous ne pouvez pas imprimer de l’argent sans l’accord de l’Allemagne et le reste de l’Union européenne. La réduction des dépenses de 4 à 5% au cours des prochaines années entraînera une récession beaucoup plus grave que ce que vous avez connu. (Il suffit de demander à la Grèce ou de l’Espagne.)Quand je regarde vos options en France, Professeur, je ne vois que de mauvais choix. Peut-être que vous pouvez parler à l’Allemagne pour signer un chèque pour couvrir vos déficits, mais pour ma part, je ne serais retenir mon souffle.

    Demandez à Chypre comment cela s’est passé. La seule façon pour obtenir le reste de l’Europe à signer des chèques est l’accord pour renoncer à votre souveraineté budgétaire.Compte tenu de l’état d’esprit de l’opinion publique française telle qu’elle est exprimée dans les sondages, quelle est la probabilité que la France acceptera de telles conditions? Mais alors, si vous ne voulez pas faire face à l’austérité forcée, quel choix avez-vous? Les créanciers étrangers ne vont pas continuer à accorder des prêts à la France tout simplement parce que c’est la France.Je dis tout cela avec un coeur lourd, parce que j’aime vraiment la France. J’aime la campagne française, l’histoire, l’art et de Paris. Mes nombreuses expériences en France ont toujours été agréables et ont créé de nombreux souvenirs agréables. Mais la réalité est ce qu’elle est. Vous avez rencontré des dettes, et maintenant le paiement est dû.

    Alors, quel est le catalyseur d’une crise française?

    Alors, pourquoi la France bénéficie-telle d’aussi faibles taux d’intérêt? La réponse simpliste est que le marché ne voit tout simplement pas le risque. Mais là encore, il n’a pas vu le risque en Grèce ou en Italie ou en Espagne avant leurs crises. Je pense que le catalyseur pourrait venir au cours de la dernière partie de l’année ou au cours du premier semestre de 2014. Il y a deux événements qui pourraient servir. Tout d’abord, quelque chose doit être fait très bientôt sur le Portugal. Les Portugais vont avoir besoin d’une autre injection de capitaux. Leur économie est à l’envers; leur dette par rapport au PIB continue de croître plus vite que les revenus, et en réalité ils ont besoin de faire défaut sur une partie de leur dette. Le Portugal va étouffer lentement dans les paiements d’intérêts massifs requis pour le service de sa dette.

    Le problème est que toute décote sur la dette mettrait les banques portugaises (qui sont les plus gros détenteur de la dette portugaise) dans l’insolvabilité. Le seul garant de banques portugaises dans la structure actuelle est le gouvernement portugais, ce qui signifie que, pour prendre annuler une partie de la dette qu’elle doit déjà aux créanciers, le gouvernement devra emprunter plus d’argent pour donner aux banques. Ils vont faire deux pas en arrière pour chaque pas en avant.

    Après Chypre, il est maintenant évident que l’UE et la BCE sont parfaitement disposés à voir de grands déposants et des créanciers obligataires subordonnés de banques assumer les pertes  plutôt que d’assumer une responsabilité mutuelle. Si les mêmes principes sont appliqués aux banques portugaises que celles  appliquées à ceux de Chypre, cela ferait une mauvaise situation financière du Portugal encore plus désespérée. Et pourtant, si la BCE renfloue les banques portugaises sous une fiction juridique, Chypre aurait une réelle justification pour d’éventuelles poursuites. Il n’y a tout simplement pas de bonnes solutions pour le Portugal sans que quelqu’un encourir beaucoup de douleur. Mais une crise bancaire portugais signifierait une ruée sur les banques italiennes et espagnoles. C’est vraiment aussi simple que cela.

    Tout le monde a dit, et le marché croit de toute évidence, que la Grèce était « one-off » et qu’aucun autre pays aurait besoin pour prendre une annulation de dette. Si le Portugal est le cas, alors le facteur de contagion que l’Europe s’inquiète de la Grèce va vraiment entrer en jeu. Si l’Allemagne et les autres pays du noyau dur permettent au Portugal à défaut d’une certaine manière, que feront-ils pour l’Italie et l’Espagne? Que va faire la France? Est-il soutenir davantage l’austérité pour le Portugal, ou sera le français qui va plaider pour le soutien des contribuables européens au Portugal (laissant ainsi entendre que la France devrait être en mesure d’accéder au même financement à un certain moment dans l’avenir)?

    Le Portugal a lui-même plongé dans ce qui peut seulement être appelé austérité sévère et souffre économiquement pour elle. Combien peut-on demandé aux Portugais de supporter? La réponse pourrait être, beaucoup plus, à moins que l’Allemagne et d’autres veulent signer un assez gros chèque. Italie, l’Espagne et la France seront à l’affût.

    Si les investisseurs privés dans des banques portugaises sont obligés de prendre des pertes, les déposants des banques italiennes et espagnoles deviendront nerveux. Toute personne faisant attention aux fondamentaux français va commencer à remettre en question le régime actuel des taux bas.

    Et puis il y a les tests européens de résistance des banques qui sont prévues pour le début de 2014. Celles-ci ont été reportées afin que la BCE puisse faire sa propre analyse, mais le temps pour eux se rapproche rapidement. Les régulateurs veulent avoir une méthodologie uniforme sur toute la zone euro pour le calcul des créances douteuses, ce qui permettra aux banques d’utiliser des «pratiques locales» pour masquer les mauvaises créances. En outre, il n’est pas encore clair comment les nouveaux tests de résistance des banques vont traiter la dette souveraine. Jusqu’à présent, la dette souveraine en Europe a été considéré comme sans risque, et les banques ont levier jusqu’à autant que 40 à 1 sur la dette souveraine. Les banques portugaises, par exemple, n’ont pas à réserver contre l’achat de la dette portugaise, pas plus que les banques italiennes ou espagnoles quand ils achètent la dette de leur propre pays. Toute modeste restructuration de la dette nationale entraînera des faillites bancaires massives, et pas seulement dans les pays périphériques, mais dans toute l’Europe.

    Il est question de commencer à exiger des réserves contre la dette souveraine, mais cela signifierait que les banques devront lever des capitaux importants dans le but d’apporter leurs ratios exigés Tier 1 en conformité. Bonne chance pour lever des dizaines de milliards d’euros qui seraient nécessaires dans l’environnement actuel du marché.

    Les tests de résistance des banques qui ont été administrés il y a quelques années étaient une blague, et tout le monde le sait. C’était tout un clin d’oeil. Afin de soutenir une quelconque crédibilité, la prochaine série de stress tests devra être beaucoup plus grave. Comment le nouveau régime réglementaire de la BCE traite-t-il la dette souveraine?. Ce sera dans une large mesure dire au monde comment ils sont sérieux au sujet des tests de stress. Après la Grèce, et après avoir examiné les problèmes actuels du Portugal et de l’Espagne (et en particulier les banques espagnoles), qui peut dire sans sourciller qu’il n’y a absolument aucun risque sur la dette souveraine? Mais s’il y a un risque, il doit y avoir des réserves en contrepartie?

    La France ne peut être la France sans grandeur

    Ces deux événements avec le Portugal et les stress test des banques européennes porteront l’attention des marchés retour sur les fondements de la dette européenne et l’euro. Il est fort possible que le déficit budgétaire français sera de plus de 5% en 2014. Dans un discours prononcé la semaine dernière, François Hollande a parlé de la façon dont la France aura le plein emploi, une troisième révolution industrielle, et le logement abordable d’ici 10 ans. La justice sociale sera atteint, et le changement climatique sera abordé. Il y avait beaucoup de belles paroles sur la façon merveilleuse dont l’avenir sera, mais pas beaucoup de détails sur la façon d’y arriver.

    À un certain moment, le marché ne pourra plus se contenter de belles paroles: il va exiger une action. Cette action va être difficile à produire, compte tenu de la politique intérieure de la France. Les décisions de la France fait, avec ceux de l’Allemagne, va déterminer l’avenir de l’expérience de l’euro. Et la situation n’est pas aussi simple que de demander si la France va obtenir ses finances en ordre ou si l’Allemagne va signer un chèque.

    Offrez-moi un instant et je vous offre un scénario très spéculative, mais intéressant. Les exportateurs allemands aimeraient voir un euro plus faible, mais l’Allemagne ne veut pas permettre à la Banque centrale européenne d’imprimer de l’argent. Cependant, les dirigeants allemands vont reconnaître qu’à un moment donné, si la zone euro doit maintenir une union monétaire, il doit également avoir une union fiscale. Un éclatement de la zone euro serait désastreuse cher pour tout le monde mais surtout pour l’Allemagne. Il y aura un effet  » live or die » par toutes les parties à maintenir l’euro. Si l’Allemagne et les autres membres financièrement sains de l’Union européenne peuvent persuader les pays périphériques d’adopter des règles qui exigent rigueur budgétaire en échange d’une mutualisation de la dette, alors que ce serait permettre à la BCE de monétiser les déficits dans l’intérim, et donc potentiellement affaiblir l’euro .

    Ce scénario nécessiterait l’accord des membres de la zone euro à renoncer à une grande partie de leur autonomie fiscale à Bruxelles. Cela va devenir la question centrale en ce qui concerne l’existence de l’euro d’ici quelques années. Dans une drôle de façon, la zone euro va entrer dans sa propre guerre des monnaies interne que les pays périphériques continuent d’avoir des problèmes d’endettement.

    La situation sera exacerbée par la crise budgétaire qui fera bientôt engloutir France. Il viendra précisément au moment où l’Allemagne devra permettre à la BCE pour accueillir le marché obligataire français, comme il l’a fait pour l’Italie et l’Espagne, et la France sera à son tour invité à entrer dans une période d’austérité, à la fois comme Italie et l’Espagne ont fait (très douloureusement).C’est à ce moment que la survie ultime de l’euro sera décidée.

    Bien que je ne pense pas que l’euro va survivre, je dois admettre que je ne suis pas très convaincu. L’euro n’a jamais été une monnaie véritablement économique; elle a été créée comme une déclaration politique, et est une monnaie politique. Le problème de l’Europe est que l’union monétaire nécessite finalement une union fiscale. Tout comme les différents états des Etats-Unis doivent équilibrer leurs budgets, c’est ce qui pourrait être exigé des pays qui font partie d’une union budgétaire européenne. Étant donné que la plupart de l’Europe a des problèmes du droit de dépenses tout aussi graves (ou pire!) Que ceux des États-Unis, il n’y aura pas une union budgétaire européenne sans beaucoup de controverse politique.

    L’Allemagne est-elle prête à payer la note pour le reste de l’Europe, compte tenu de la contrainte budgétaire sérieuse qui va s’imposer sur son propre budget? La France va être prêt à abandonner le contrôle de son processus budgétaire à Bruxelles? Telles sont les questions sur lesquelles reposent euro.

    Charles de Gaulle a déclaré que «la France ne peut être la France sans la grandeur. » Le chemin courant est que la France va emprunter  non la grandeur renouvelée, mais plutôt l’insolvabilité et la tourmente. La France est destinée à être groupé avec ses cousines périphériques méditerranéennes, ou pour être considéré comme faisant partie du solide noyau de l’Atlantique Nord? Le monde est bien mieux lotis avec une grande France, mais la France ne peut atteindre la grandeur que par ses propres actions.

    Article original: businessinsider.com
    Traduction Maître Confucius
  • Manif du 14 septembre : le soutien de Philippe Randa

    « L’actuel Ministre de l’Intérieur multiplie les déclarations tonitruantes dans le seul but de capter des électeurs abusés par son apparence de fermeté, alors que son bilan aussi nul que son illustre prédécesseur à la tête des Forces de l’Ordre, est accablant pour la liberté d’expression et l’ensemble des libertés publiques.
    Alors que l’ancien Ministre de l’Intérieur Sarkozy s’était contenté de matraquer financièrement les « automobilistes-vaches à lait », l’actuel locataire de la place Beauvau dissout des mouvements politiques pour amuser la galerie médiatique et plus grave, embastille des « opposants politiques-boucs émissaires »…
    La manifestation organisée le samedi 14 septembre prochain à Paris est avant tout un acte de résistance à cette démocratie totalitaire qui étouffe dramatiquement la liberté d’expression autant que politique dans notre pays.
    Je ne peux que soutenir sans réserve cette salutaire initiative pour la défense des libertés publiques et assure ses organisateurs de toute ma sympathie ».
    Philippe Randa,
    écrivain et éditeur

  • Gironde : Les surprenants mécènes du Parti communiste

    BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – A l’instar de tous les mouvements politiques, le Parti communiste possède un bulletin de liaison qui informe les adhérents des actualités du parti.

    Peu connu du grand public, et possédant un tirage confidentiel, « Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest », publie un numéro spécial à l’occasion de la fête de l’humanité.

    La lecture de ce journal dirigé par Frédéric Mellier réserve une surprise de taille. La publicité est y omniprésente. Mais pas celle de sociétés appartenant à des sympathisants communistes, souhaitant se faire connaître et apporter leur obole, mais celle d’institutions ou de sociétés telle que Régaz-Bordeaux (qui assure la gestion du réseau de distribution de gaz et dont un certain nombre de collectivités territoriales sont actionnaires) ! [En Une, l'une des 2 pleines pages de publicité de Régaz-Bordeaux ]

     

    Les villes de Bordeaux, Pessac, Ambarès, Lormont, Bassens et Floirac, la région Aquitaine, l’entreprise Régaz-Bordeaux, le château Haut-Marbuzet (également partenaire de la Licra), la CUB, Suez Environnement… sont fiers de s’afficher dans le journal local d’un parti qui a soutenu des régimes sanguinaires dans le monde entier.

    Contacté par Infos-Bordeaux, Eric Destarac, directeur de la communication de Régaz-Bordeaux, semble très gêné par les demandes d’explications, et apporte des réponses confuses. « Cet état de fait est historique et pratiqué depuis de nombreuses années, mais je comprends que cela puisse surprendre ».

    Quand on lui demande si Régaz-Bordeaux est prêt à acheter des encarts publicitaires dans l’hebdomadaire local de l’UMP et du Front national, celui répond tout d’abord par la négative, puis rajoute « C’est une très bonne question, mais il faudrait demander à nos dirigeants ». On imagine déjà la réponse !

    http://fr.novopress.info/141249/gironde-les-surprenants-mecenes-du-parti-communiste/#more-141249

  • Dictature fiscale

    Face à la pression fiscale, l'Action française 2000 revient sur l'imposition :

    "Faut-il rappeler que, pendant longtemps, en monarchie, les impôts n'étaient levés que pour financer une guerre ou une rançon ? L'histoire de l'imposition sous la monarchie n'est pas limpide, mais elle montre aussi l'efficacité des contre-pouvoirs qui en limitèrent bien souvent la systématisation. La Révolution établit quant à elle une fiscalité bourgeoise (exclusivement fondée sur le patrimoine, et non sur le revenu ou les échanges commerciaux) qui ne sera corrigée, beaucoup plus tard, qu'avec Proudhon. Aux nombreux privilèges (lois privées) et exonérations, la Révolution substitua l'universalité, la permanence et l'obligation : « nul citoyen n'est dispensé de l'honorable obligation de contribuer aux charges publiques » (1793). Ce principe n'a pas évolué (ou peu), ce qui n'est pas le cas de l'article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. » Mme Touraine l'a donc fait pour nous... ou du moins pour la commission de Bruxelles, même si cette dernière ne joue, sur ce point précis, qu'un rôle de contrôleur budgétaire que nos gouvernements successifs n'ont pas été en mesure de tenir. Ceux-ci ont, en effet, une responsabilité historique concernant l'accroissement de la dette publique, qui n'a pas empêché la désindustrialisation et la perte de compétitivité économique, alors que le déficit public ne devrait être envisagé que lorsque les ressources à court terme de l'État ne permettent pas de financer les investissements nécessaires à la prospérité future du pays. Depuis trop longtemps, le déficit sert à financer le déséquilibre budgétaire engendré par les dépenses inconsidérées de l'État en matière sociale, européenne ou tout simplement de fonctionnement. D'où la croissance continue des impôts et taxes qu'il faut corréler à l'incapacité de l'État à se réformer en profondeur.

    Ce que nous nommons ici dictature fiscale n'est donc pas tant le poids disproportionné que prend l'impôt pour les contribuables, c'est avant tout le fait que la fiscalité soit devenue le levier incontournable et souvent unique de toute décision politique. En l'absence de souveraineté monétaire, le budget de l'État n'est structuré qu'autour des contraintes du système : maintien des "acquis" et des carottes électorales, remboursement de la dette publique et respect des critères de convergence européens, le tout couronné par l'impossibilité structurelle d'une action à long terme. Ce déficit de souveraineté est bien une des causes de la dictature fiscale, qui consiste à placer des récipients sous les fuites d'eau en se refusant à réparer le toit. Et lorsqu'il s'écroulera, ce sera, après avoir accablé le peuple pendant des années, pour laisser la place nette aux entités supranationales et au marché."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • [Éditorial de L'AF 2869] NON À LA GUERRE !

    « La guerre ! La guerre ! C’est une grande et terrible chose que la guerre. Il faut la soutenir quand elle est imposée. Il est des cas où il faut l’imposer, soit ! [...] Si le territoire français est menacé, si notre frontière est envahie, tous les efforts et les plus puissants sont commandés contre l’envahisseur.

    Mais de là à vouloir la guerre, à l’entreprendre, non, il y a un grand pas : la guerre d’idée, la guerre de principe, la guerre de magnificence, non ». Ainsi s’exprimait Maurras le 16 juin 1939 en une de L’Action Française.

    Mais voilà, la France vue par le prisme déformant de l’idéologie républicaine est le « Christ des nations »... Et il lui faut bien, à intervalles réguliers, le rappeler au monde. Hollande veut sa guerre. Non pas celle, conduite au Mali, légitime et efficace, mais qui à ses yeux a le défaut rédhibitoire d’être uniquement justifiée par notre alliance avec ce pays et l’intérêt national — la lutte contre le terrorisme islamiste dans notre arrière-cour africaine. Non, c’est une guerre ouverte pour le Bien qu’il lui faut mener, cette guerre à laquelle Chirac, qui avait pourtant honteusement cautionné, avec son premier ministre socialiste Jospin, l’agression contre la Yougoslavie, avait refusé de participer en Irak. S’était-il rendu compte de l’impasse dans lequel l’Axe du Bien avait déjà mené l’Europe dans les Balkans ?

    Hollande, imitant Sarkozy qui avait à l’époque exprimé son regret que la France n’ait pas participé à la busherie irakienne, Hollande n’a pas ces préventions. Premier « young leader » — en français dans le texte ! — de la French American Foundation — groupe de pression américain chargé de promouvoir les intérêts des Etats-Unis dans le monde — à être devenu président de la République, il est fidèle, lui qui a les yeux tournés vers la IVe république, à cette tradition atlantiste dont les socialistes ne se sont jamais départis — rappelons le vieux Blum du discours de Stresa de 1948, vantant l’interdépendance entre l’Europe et les Etats-Unis, ou la politique de son disciple Guy Mollet.

    Aussi, Hollande a-t-il décidé de « punir » Bachar el Assad, et cela avec un zèle d’autant plus étonnant qu’il se retrouve bien seul aux côtés d’Obama, depuis que le parlement britannique a refusé de cautionner l’agression droitdel’hommiste contre la Syrie. Aspire-t-il à succéder à Tony Blair dans le rôle de Premier caniche des Américains ? Personne ne croit évidemment une minute au prétexte des armes chimiques. Non que nous prenions Bachar el-Assad pour un agneau : mais la synthèse que Jean-Marc Ayrault a mise en ligne le 2 septembre, au moment où ils recevaient les représentants du pays légal, tendant à prouver, sur fond de documents déclassifiés, l’implication du régime syrien dans l’utilisation d’armes chimiques dans la banlieue de Damas, est d’une pauvreté aussi affligeante, qu’était affligeant le tube de farine brandi par Colin Powell en février 2003 devant les Nations Unies. « La vérité, écrit Aymeric Chauprade, est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. » C’est pourquoi la « rébellion islamiste internationale [....] n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre. [1] » C’est raté pour le Royaume-Uni, cela ne l’est pas, malheureusement, pour la France. Et Chauprade d’ajouter : « Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale. »

    Si, à l’Action française, comme disait Henri Vaugeois, « nous ne sommes pas des gens moraux  », pas plus en politique extérieure qu’en politique intérieure, c’est avant tout parce que nous refusons de participer à cette crapulerie bien démocratique qui consiste à instrumentaliser la morale et à diaboliser l’adversaire — ou prétendu tel — pour mieux dissimuler les enjeux souvent sordides des conflits menés au nom des droits de l’homme. Est-ce encore à Paris que se décide la politique française ? N’est-ce pas plutôt à Washington, ou mieux, à Doha ? Alors que nos soldats meurent au Mali dans la lutte contre le terrorisme islamiste, financé par le Qatar, c’est ce même Qatar, très intéressé par la France depuis le précédent mandat, qui nous intime l’ordre de participer aux côtés des Etats-Unis, qui ont fait le choix de l’islamisme depuis plus de vingt ans, à cette guerre de déstabilisation régionale, qui, à la fois, nuira à nos intérêts traditionnels aux Proche et Moyen Orient et nous éloignera de la Russie. Sans compter les risques de déflagration mondiale, une déflagration qui permettrait à l’oligarchie, sûre d’elle-même et dominatrice, d’en finir avec les derniers obstacles à sa toute-puissance ?

    Aussi ne nous arrêterons-nous pas au fait que la gauche française, conformément à sa tradition, nous implique dans des alliances ou dans des guerres tout en nous privant des moyens de les assumer en baissant les crédits militaires — ce fut déjà le cas en 1914 et en 1939. C’est le principe même de cette guerre qu’il convient de dénoncer, et peu importe qu’elle soit décidée par Hollande avec ou sans l’aval du Parlement. Car ce dernier — le régime le veut — se déciderait de toute façon en fonction non pas de l’intérêt national mais du seul rapport de forces politicien. Aussi est-ce la république qu’il faut viser, un régime par nature belliciste, comme il l’a prouvé dès son origine, en 1792, et tout au long de sa trop longue histoire. Non que nous soyons pacifistes. Mais nous sommes en droit de nous étrangler lorsque nous lisons sous la plume de Dominique Jamet, d’ordinaire mieux inspiré : « Nous ne sommes plus au temps des rois quand, pour un oui pour un non, sur un coup de colère ou sur un coup de dés, le premier despote venu, assoiffé de conquêtes et rêvant de grandeur, lançait ses armées sur le pays voisin. [2] » Résumer ainsi 1000 ans de projet capétien est pitoyable ! On ne dira jamais suffisamment le mal qu’a fait l’endoctrinement républicain à la conscience historique des Français. Au contraire, comme le rappelle Maurras : « Nos rois n’aimaient pas la guerre, mais ils savaient la préparer, la conduire, la terminer, l’utiliser  [3] » et le bilan politique et humain même de ceux qui l’ont trop aimée n’a rien à voir avec celui de la république, en deux siècles. Les rois, avares du sang français, n’engageaient la guerre qu’au vu de la seule défense du pré carré — il a pu leur arriver de se tromper mais tel était l’objectif — quand la République est d’autant plus généreuse du sang de nos compatriotes qu’elle n’a pas le souci d’assurer la pérennité d’un héritage dont elle a dès l’origine fragilisé idéologiquement la notion.

    Cautionnée ou non par le pays légal, voire par l’ONU, qui suspend sa décision aux conclusions de ses experts, cette guerre est illégitime pour la simple et unique raison qu’elle est contraire à l’intérêt national et à la paix internationale. Avec le pape François, militons au contraire pour « des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation » [4].

    Non à la guerre contre la Syrie !

    François Marcilhac - L’AF 2869

    1- « Contre la culture du mensonge, la culture de la France », le 24 août 2013 - http://blog.realpolitik.tv/2013/08/...

    2 - Sur Boulevard Voltaire, le 1er septembre : http://www.bvoltaire.fr/dominiqueja...

    3 - Tombeaux, p. 345.

    4 - Homélie du 1er septembre.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2869-NON-A-LA

  • Manifestation pour dire NON à la guerre en Syrie - Strasbourg -14/09/13

    manif syrie.jpg

  • IMMIGRATION = ISLAMISATION, par Pieter KERSTENS

    Les récentes déclarations du Pape François à Lampedusa ne sont pas faites pour nous rassurer. Depuis quelques années le Proche Orient et le Maghreb sont le théâtre de troubles sanglants et l’engagement des pays occidentaux aux côtés des islamistes n’ont pas arrangé les choses.
    Que ce soit en Égypte, en Tunisie, en Lybie et en Syrie, le chaos et la misère ont remplacé des régimes autoritaires certes, mais qui avaient leur place à l’ONU, étaient reconnus par la communauté internationale et garantissaient la paix civile chez eux.
    Pourquoi Saddam Hussein a-t-il été pendu suite à une parodie de procès ?
    Pourquoi Ben Ali et Hosni Moubarak ont-ils été destitué ?
    Pourquoi Mouammar Kadhafi a-t-il été assassiné ? Pourquoi Bachar Al Assad doit-il disparaître ?... Et on peut aussi se poser des questions quant à l’avenir du Maroc, de l’Algérie ou du Liban.
    En se mêlant de ce qui ne les regarde pas, les pays de l’OTAN ont ouvert la boîte de Pandore. Pire, Obama, Cameron et Sarkozy ont tracé un boulevard aux bouchers sunnites et aux janissaires wahhabites, recrutés, entrainés, armés et payés par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Émirats, les USA, la Grande Bretagne et la France pour instaurer la « démocratie » par le fer et par le feu.
    Ceux qui prétendent être aux avant-postes de la lutte contre l’islamisation en apportant leur soutien à Israël se trompent lourdement et aggravent encore leur aveuglement en applaudissant à la mort de Kadhafi ou aux défaites de l’armée syrienne de Bachar Al Assad : ce n’est pas en allant à Yad Vashem que l’on va résoudre les émeutes à Trappes, à Birmingham, à Oslo, à Berlin, à Bruxelles ou à Athènes.
    Parce que l’islam (la soumission à Dieu) impose le Coran et c’est la loi coranique (charia) qui fixe les 5 devoirs fondamentaux à chaque musulman : la chahada, le salat, le ramadan, le hadj et la zakat.  La charia n’est pas dissociable du Coran, c’est un ensemble.  Voilà pourquoi l’Islam est incompatible avec la démocratie et que cette évidence est niée par les tarés qui nous gouvernent.
    Les guerres civiles (et religieuses) qui vont se propager le long du bassin méditerranéen pourraient déclencher un raz-de-marée de millions d’immigrés vers l’Europe, car la génération arabe d’Internet et de Twitter, cette frange nourrit au Mac Do et biberonnant au Coca, habillée façon Benetton et chaussée Nike, ne supportera pas les contraintes imposées par les ulémas et les mollahs.
    Que nos dirigeants prennent garde !  Partout en Europe existent des quartiers noyautés par des mouvements sectaires qui veulent nous imposer leurs us et coutumes (nourriture halal, ramadan, tchador, babouches, niqabs, burqas etc., etc.) ; quartiers sensibles prompts à s’enflammer pour une cause qui n’est pas la nôtre, pour une religion moyenâgeuse, pour une civilisation ennemie de nos peuples. Chez nous, les risques de guérillas urbaines existent et il est urgent de faire taire les gourous de l’immigration à outrance, sous prétextes de souffrance humaine ou de réfugiés politiques…
    Dans l’état de délabrement de notre économie et de nos finances, « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde » depuis longtemps.
    En effet, les médias nous parlent de nos dettes publiques monstrueuses qui handicaperont nos enfants et nos petits enfants bien au-delà de 2063. Il est donc impératif de contrôler l’usage de chaque euro issu de nos impôts et des multiples taxes, et se pencher sur des dépenses magnanimes, des annulations de dettes, des dons vers des destinations lointaines ou encore pour des étrangers qui viennent se faire soigner dans nos hôpitaux sans débourser un euro !
    Et ne parlons pas du scandale de l’hébergement en hôtel des hors-la-loi qui arrivent chez nous tous les jours, sans prévenir ni réserver… !
    http://www.francepresseinfos.com/2013/09/immigration-islamisation-par-pieter.html#more