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France et politique française - Page 4721

  • Derrière l'excision : Le procès de l'immigration (arc 1999)

    Le mardi 2 février 1999 s'est ouvert devant la cour d'assises de Paris le procès d'Hawa Créou, une "forgeronne" malienne, accusée d'avoir pratiqué quarante-huit excisions sur des petites filles âgées de un mois à dix ans. Figurent à ses côtés 27 parents (dont seulement trois hommes) des enfants excisées. Pour la première fois, c'est rune des victimes, Mariatou Koita, qui est à l'origine du procès.
    Hawa Gréou, dite « Marna Gréou » a 52 ans. Elle est installée en France depuis 1979 - depuis vingt ans, donc - pourtant elle s'adresse à la cour dans son dialecte soninké. Comme elle, la trentaine de parents qui comparaissent pour avoir fait appel à ses services d'exciseuse ont recours à un interprète. Pour l'occasion, les femmes ont revêtu leurs pagnes colorés, marque d'appartenance à la communauté malienne, sénégalaise ou mauritanienne. Toutes, en réalité, comprennent fort bien le Français et sont parfaitement capables de se faire comprendre dans notre langue, notamment lorsqu'il s'agit d'aller demander l'aide des services sociaux, mais pas question de le montrer au tribunal. Sans doute sur le conseil de leurs avocats.« En fait, dit l'un des membres de la CAMS (Commission pour l'abolition des mutilations sexuelles), elles sont très rusées, elles ne prennent dans notre culture que ce qui les intéresse et savent très bien tirer parti du système. Elles font des ménages, elles ont toutes la télé, etc, mais elles continuent de vivre exactement sur le modèle africain. Il y a toujours la première, la deuxième, la troisième épouse, voire davantage. Elles continuent ainsi, lorsque le mari décède, à devenir la énième épouse de son frère ou de son cousin, mais elles savent très bien utiliser notre législation sociale. Si elles sont l'épouse coutumière, elles sont au regard de notre loi (qui réfute officiellement la polygamie mais en réalité la finance) des mères célibataires et perçoivent toutes les aides en tant que telles ». Contrairement à ce qu'elles prétendent devant le tribunal, Marna Gréou en tête, toutes ces femmes savent également fort bien que l'excision est interdite en France. Néanmoins, elles continuent de la faire pratiquer, mais « en prenant des précautions » : on fait cela pendant l'été, quand les voisins français sont en vacances, histoire qu'ils n'entendent pas les cris de la petite fille qu'on mutile sur un coin de table. De même, on pratique ici l'excision sur des bébés alors que la coutume locale veut qu'elle soit faite entre 6 et 15 ans, parfois même juste avant le mariage. D'où, disent les médecins, l'ignorance de nombre de jeunes Africaines nées en France sur leur état. Elles n'en prennent parfois conscience que lors d'un premier rapport sexuel, lorsque, comme le rapporte un médecin, « leur copain leur dit "Va chez le médecin, tu n'es pas normale ! " ».
    Le refus d'Intégration
    Bien au-delà de la condamnation d'une pratique jugée barbare, ce qui ressort de tout cela, c'est, bien plus que l'échec d'une politique, le refus évident de ces populations à s'intégrer dans notre société. Refus encouragé par les discours lénifiants sur le multiculturalisme. Car l'idéal poursuivi par toutes nos grandes consciences, militants aussi bien de la régularisation systématique des clandestins que de la tolérance du voile à l'école - cela au nom du respect des minorités - c'est l'avènement de la "société Benetton". Une société bigarrée, faux Eden de peaux métissées et de boubous chamarrés, où toutes les pratiques sont tolérables et finalement encouragées au nom des bienfaits du pluri-ethnisme et du multiculturalisme. Cette philosophie a pourtant, depuis belle lurette, atteint les limites de son absurdité : tout est là, sous nos yeux, qui montre quotidiennement qu'encourager les particularismes ethniques ne conduit qu'à l'anarchie.
    L'anarchie, justement, a déjà, en maints endroits, supplanté l'état de droit: ce sont les guerres tribales qui mettent le feu chaque jour à nos banlieues, c'est l'excision toujours pratiquée dans les squatts et les HLM, la discrimination imposée par le voile à l'école, le coût social de la polygamie ou encore le poids sur la Sécurité Sociale d'une prise en charge médicalisée des rituels coutumiers. Sur le même principe, pourquoi alors ne pas tolérer demain, sur le territoire français, que les intégristes musulmans lapident les femmes adultères, tranchent les membres des voleurs à la tire ou répudient leur épouse sans autre forme de procès ?
    La conclusion que tirent les associations parties-civiles dans le procès de l'excision, c'est que « seule fonctionne la peur du gendarme ». Le seul point qui compte, disent-elles, c'est « le positionnement par rapport à la loi ». Durant les longues heures d'audition des mères africaines et de leur exciseuse, « pas un seul mot n'a été prononcé sur la douleur ou la perte de sexualité », tout est sur le registre « on ne savait pas ». C'est faux, bien sûr, puisque non seulement Mama Gréou avait déjà été condamnée en 1994 à un an de prison avec sursis. D'autre part, soulignent les militants des associations qui travaillent en PMI (Protection maternelle et infantile) et sont au contact quotidien des populations immigrées, l'information sur le sujet est intensive depuis vingt ans.
    La conclusion est donc évidente : il faut, sur ce sujet comme sur celui de la délinquance, faire appliquer la loi. Toute la loi et rien que la loi.
    La peine encourue ici - par les parents et l' exciseuse -, au titre de l'article 312 de la loi du 2 février 1981, est de quinze années de réclusion criminelle.
    Marie-Claire ROY National Hebdo du 11 au 17 février 1999

  • Nous nous préparons à lancer de nouvelles manifestations (3)

    Voici la troisième et dernière partie de notre entretien avec Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous (retrouvez le début ici et la deuxième partie ici) :

    LMPT a fait naître une génération nouvelle qui ne lâchera rien. Vous êtes moralement responsable de ne pas les laisser tomber. Comment concrètement pensez-vous continuer à canaliser et garder mobilisés ces foules qui souhaitent agir ?

    J’assume avec joie l’obligation morale que vous évoquez ! Tout d’abord, nous continuons sans cesse à communiquer. La liberté de conscience des maires, le projet de loi famille du gouvernement, la manipulation du CCNE, la pression en faveur de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires, les projets de l’Europe sur le Gender et sur la GPA, la déconstruction par étapes successives de la politique familiale, par exemple, sont des informations qui doivent être connues de tous. C’est la première action, à poursuivre sans relâche, pour que le public reste mobilisé et que les Français soient même encore plus nombreux à nous rejoindre quand nous lancerons à nouveau des manifestations.

    Nous avons aussi organisé une première Université d’été les 14 et 15 septembre dernier. Les jeunes comme les plus âgés sont en effet très demandeurs de formations sur les questions de fond comme sur les manières d’intervenir dans la vie de la Cité. Nous devons en effet agir sur un double tempo : celui de l’urgence actuelle, et celui de l’avenir, qu’il faut préparer !

    4Quant aux actions de mobilisation, elles sont de plusieurs ordres : un « plan Vigi-gender » est en cours de déploiement. Nous avons appelé les parents d’élèves à s’organiser en comités de parents partout en France pour veiller en particulier à ce que l'identité sexuelle homme/femme ne soit pas remise en cause auprès de leurs enfants et pour éviter que les orientations sexuelles, c’est-à-dire concrètement les pratiques sexuelles, ne soient évoquées dans le cadre de l'école, soit à un âge bien trop précoce. En invitant les parents à être vigilants et à intervenir si nécessaire, nous les appelons, au fond, à exprimer et à exercer leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Sachant qu’il faut bien-sûr agir le plus possible en concertation avec les enseignants.

    5Nous lançons aussi, mi-octobre à Bordeaux, un Grenelle LMPT de la Famille. L’objectif est de conduire une consultation nationale pour parvenir, en janvier, à la rédaction d’une proposition de loi famille alternative à celle que le gouvernement prépare. Tous nos sympathisants vont être appelés à contribuer, soit en participant aux sessions de débats qui se tiendront partout en France, soit par internet. Les sujets, passionnants, nous concernent tous : le couple, l’enfant et la filiation, l’éducation, la solidarité intergénérationnelle, les conditions de vie (emploi, logement, santé), etc.

    D’autre part, si l’on peut penser que le futur projet de loi famille du gouvernement ne comprendra pas d’emblée la libéralisation de la PMA, nous sommes pour ainsi dire certains que des parlementaires chercheront à faire voter un amendement en ce sens. Nous nous préparons donc d’ores et déjà à lancer, au bon moment, de nouvelles manifestations…

    Les autres actions se poursuivent bien-sûr : accueils de ministres ou du Président en déplacement, journées du sweat LMPT (nous annoncerons une date dans les heures qui viennent), actions politiques et judiciaires déjà évoquées : elles sont très importantes aussi… pour donner le maximum de coups de butoir aux idéologues qui abusent actuellement du pouvoir ! Le rappel à l’ordre de la France par le Conseil de l’Europe ou encore la saisine du Défenseur des droits, par exemple, sont des actions très utiles à notre combat.

    Bref, La Manif Pour Tous ne lâche rien et continue de dire à M. Hollande : « François, ta loi, on n’en veut toujours pas ! »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les différents mouvements de défense de la famille sont complémentaires (2)

    Voici la deuxième partie de notre entretien avec Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous (retrouvez le début ici) :

    Certaines figures du mouvement d'opposition à la loi Taubira ont pris des chemins différents dans la poursuite de l'action pour la défense du mariage. Les condamnez-vous ?

    0Certainement pas ! Ce qui compte, c’est la convergence ! Autrement dit, les différents mouvements sont complémentaires les uns des autres. Ils ont chacun leurs spécificités, leur champ d'action, leurs réseaux et, bien entendu, leur rôle à jouer dans la défense du droit de l’enfant et de la famille. Nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre ! Toutes les forces vives sont donc nécessaires dans ce combat. Et chaque mouvement a sa stratégie et son positionnement. Cette diversité est très positive car elle permet de répondre aux attentes et aux sensibilités diverses, donc de mobiliser largement sur le but commun. Ce qui signifie aussi qu’il faut accepter les différences !...

    Quoiqu’il arrive, ce que nous devons tous avoir à l’esprit, c’est la nécessité d’agir avec discernement, c’est-à-dire envisager systématiquement les conséquences possibles de nos actions, pour être sûr de faire avancer la cause qui nous mobilise. Je pense aussi que nous devons être cohérents : puisque nous défendons le bien commun, il nous faut nous-mêmes le respecter. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé l’année dernière : l’opposition à la loi Taubira n’a jamais conduit à blesser quiconque ni à casser quoi que ce soit (de notre côté bien-sûr, cela n’a pas été le cas des forces de l’ordre…)

    LMPT est pour le retrait non rétroactif de la loi Taubira. Est-ce bien correct ? Si oui quel est votre plan pour y arriver ?

    1Oui bien-sûr, La Manif Pour Tous ne lâche rien, jamais, jamais, jamais ! Elle a pour objectif l’abrogation de la loi Taubira (sans rétroactivité car cela serait un obstacle majeur) même si nous savons bien que cela ne se fera pas cette année. Aujourd’hui, nous sommes dans  l’urgence pour éviter les conséquences de cette loi, la libéralisation de la PMA et la GPA, mais nos actions visent toutes, aussi, à parvenir à l’abrogation de la loi. Cela implique de trouver les moyens d’inciter les élus et candidats aux prochaines échéances à s’engager véritablement là-dessus. Il est indispensable, aussi, de maintenir le public quotidiennement informé pour qu’il soit prêt à se mobiliser aux moments opportuns, que ce soit par les bulletins de vote, dans la rue, ou autrement. Nous travaillons aussi avec des juristes comme nous soutenons les recours qui ont été déposés au Conseil d'Etat, ceux-ci visant pour le moment à remettre en cause les modalités d’application de cette loi et ce qui va avec. L'un de ces recours a mis à mal la circulaire de Mme Taubira sur la reconnaissance des enfants nés à l'étranger par GPA, et un autre va être examiné le 8 octobre prochain par le Conseil constitutionnel : il concerne la circulaire Valls qui menacent de sanctions très lourdes les maires qui refuseraient, en conscience, de célébrer des « mariages » de personnes de même sexe. C’est un déni gravissime de la liberté de conscience, celle-ci n’ayant pas à être réservée à certaines professions (médecins, journalistes, juristes…), d’autres se la voyant refusée !

    LMPT semble être très soucieuse de son image médiatique. LMPT n'a-t-elle pas moyen de susciter de nouvelles figures médiatiques, notamment parmi les nombreux jeunes qui se mobilisent, et qui auraient l'avantage de casser les codes du politiquement correct ?

    Ce qui motive La Manif Pour Tous, c’est la réussite du combat qu’elle mène et rien d’autre ! Il s’agit de tout faire pour parvenir à l’abrogation de la loi Taubira, à l’arrêt des projets de libéralisation de la PMA et de gestation pour autrui. Plus largement, il s’agit de promouvoir et de consolider la famille dans un contexte où tout est fait pour lui rendre la vie impossible et la désagréger. On va en ce moment tout droit vers une société composée d’individualités sans racines et sans liens, dont les cerveaux seront « disponibles » aux appels consuméristes du secteur marchand comme le reconnaissait le patron d’une chaîne de télévision.

    3Quant à l’image de LMPT, ce n’est évidemment pas une fin en soi. Simplement, il faut bien comprendre que nous ne pouvons nous permettre d’être naïfs : il s’agit aussi bien d’une bataille politique (au sens grec du terme) que d’une bataille de communication. Ainsi, nos choix dans ce domaine ne visent pas notre plaisir ou notre confort, mais le but final !

    En ce qui concerne le porte-parolat de LMPT, nous avons proposé au début de l’été à l’un de nos jeunes de devenir porte-parole. Il a conscience du fait que c’est un rôle difficile, qui demande un travail de fond permanent, et qui expose beaucoup aussi. Il prend le temps de la réflexion et c’est un signe de maturité de sa part. En outre, il cherche actuellement un travail. Mais je suis sereine, sa réponse arrivera quand il faudra...

    Cependant, il y a déjà Albéric Dumont, qui prend régulièrement la parole dans les médias, et avec talent. Il le paye d’ailleurs très cher : de fausses rumeurs courent sans cesse sur lui. Notamment, il aurait prétendument fait un stage à la Préfecture de police de Paris cet été ! Ce propos, totalement faux (il révisait ses examens de droit en Bretagne !), montre à quel point le porte-parolat suppose l’acceptation d’un risque. A la suite de cette rumeur, Albéric a reçu beaucoup de menaces. Leurs auteurs n’ont manifestement pas cherché à vérifier cette information !

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  • Le Manifeste des Sentinelles de l’agora pour la sauvegarde des armées

    Alors que le Gouvernement annonce aujourd’hui même de premières suppressions de régiment, il est nécessaire de lire le message ci-dessous, qui dénonce la politique délibérée de destruction de notre puissance militaire... une politique continue depuis plusieurs décennies mais aggravée par Sarkozy et accélérée par Hollande.

    Le général de corps d’armée (2S) Jean-Claude Thomann, fait circuler un petit texte depuis quelques jours.

    Il écrit :

    "Je vous adresse en pièce jointe le manifeste pour la sauvegarde des armées rédigé par le cercle de réflexion "les sentinelles", auquel j’appartiens, et qui regroupe de manière informelle des officiers généraux et supérieurs des trois armées. Destiné en priorité aux parlementaires et élus de toutes tendances, il a vocation à être largement diffusé et relayé par les associations de la communauté militaire, et, nous en formulons le vœu, les media."

    Le général dit être membre des sentinelles de l’agora. Il précise : "Ce club de réflexion regroupe des officiers supérieurs et généraux des trois armées, de sensibilités diverses, mais ayant de multiples expertises et membres de nombreuses associations et institutions de Défense."

    Et de conclure : "Ce manifeste se veut fondateur en ce qu’il marque le début d’une action citoyenne qui pourrait d’ailleurs à terme prendre d’autres formes plus concrètes si les responsables de notre République persistaient dans leurs errements dramatiques pour la sécurité à moyen et long terme de notre pays."

    MANIFESTE POUR LA SAUVEGARDE DE NOS ARMEES

    Le démantèlement de l’institution militaire arrive à son terme. Infiniment plus que l’actuelle disette budgétaire, la fin de la guerre froide, les impératifs de l’Etat-providence et la volonté des « post modernes » d’en finir avec le « fracas des armes » ont été les abrasifs les plus puissants pour réduire, en moins d’un demi-siècle, l’armée française à l’état d’échantillon. La force militaire est passée, dans le silence et la dénégation, du statut d’institution régalienne majeure à celui d’une société de services que l’on rétribue à la tâche.

    Le couronnement de cette efficace entreprise de démolition a été de placer la haute hiérarchie aux ordres d’une administration civile de défense qui prospère sans frein, au prétexte de recentrer les militaires sur leur cœur de métier. Le soldat, « ravalé à la fonction d’homme de peine de la République », est prié de verser son sang dans le silence et l’indifférence en se soumettant aux règles strictes d’un devoir d’Etat pourtant largement déserté par ceux censés le faire mettre en œuvre et le faire respecter.

    Ce désastre consommé ne peut plus être confiné sous l’éteignoir d’un « devoir de réserve de la grande muette », caution hypocrite et confortable à la disposition de tous les habiles pour esquiver dans le confort de la chose publique leurs responsabilités envers la Nation.

    Des fautes multiples :

    C’est en effet une grande faute que de sacrifier le bras armé de la France au gré des idéologies de rencontre et de quelques embarras financiers.

    C’est une faute en regard du monde tel qu’il s’organise et dont chacun sait qu’il réservera de fâcheuses surprises. L’absence actuelle de menace militaire majeure n’est qu’un simple moment de l’Histoire. Son calme apparent ne doit pas masquer les reconfigurations géopolitiques qui marginaliseront, pire élimineront sans pitié les nations au moral défaillant.

    C’est une faute vis-à-vis de la sécurité des Français de faire ainsi disparaître un pilier majeur de la capacité de résilience du pays face à une éventuelle situation de chaos, dont nul ne peut préjuger le lieu, l’heure et la nature. Pour y faire face, seule une force armée peut et doit offrir les moyens suffisants, servis par des hommes et des femmes structurés par les valeurs puissantes du devoir et de l’obligation morale.

    C’est une faute d’éliminer l’une des institutions « fabriques de liens » dont la France a un urgent besoin face à l’action déterminée de forces centrifuges, dont elle est coutumière, et mises généralement au service d’intérêts particuliers et communautaristes.

    Il est donc plus que temps de rétablir la puissance et l’efficacité d’une institution d’Etat « pour le dedans comme pour le dehors » et de permettre à la France de se remettre à penser en termes de risques et de puissance stratégique. Elle en a les moyens. Elle doit le faire sans l’attendre d’une Europe, puissance inexistante, ou d’une soumission transatlantique délétère voire de plus en plus illusoire.

    Que rétablir et comment ?

    Les voies et moyens pour rétablir une institution, désormais comateuse, sont nombreux et divers. Ils n’attendent qu’une impulsion réparatrice, après des décennies de mesures irresponsables. Ils ne pourront, cependant, faire l’économie d’un certain nombre de dispositions, dont l’abandon ou le travestissement ne sont plus acceptables.

    D’abord, un budget décent qui permette à nos soldats de disposer de l’entraînement et des équipements nécessaires, et au politique de s’engager sans le soutien déterminant des Etats-Unis, tout en évitant le stupide tout ou rien nucléaire.

    Ensuite, des hommes et des femmes en nombre suffisant. Rien d’efficace et de durable ne peut se faire sans des effectifs capables de marquer dans la durée, sur et hors du territoire national, la volonté et la détermination de la Nation.

    Avec, bien entendu, une organisation des forces parfaitement univoque, tout en faisant la répartition qui convient entre des professionnels en nombre suffisant et les citoyens en armes qui doivent impérativement revenir au centre de notre dispositif sécuritaire et identitaire.

    Enfin, une répartition équilibrée, entre l’exécutif et le Parlement, des responsabilités qu’autorise la Constitution, laissant au militaire le devoir d’exercer librement son conseil, tout en administrant et mettant en œuvre les forces autrement que par le canal malsain d’une administration de défense d’autant plus intrusive qu’elle se sait irresponsable.

    Autant de mesures indispensables qui seront déclinées, point par point, dans des documents à venir et dont les signataires du présent document demanderont, avec détermination et constance, la réalisation pour le bien public.

    Il est grand temps de rénover et de renouveler le contrat de confiance de la République avec ses soldats. S’il n’est pas trop tard, il devient urgent de lui redonner la vigueur indispensable sans qu’il soit besoin de recourir à des formes de représentation qui, bien qu’étrangères à notre culture militaire, pourraient s’avérer, un jour peut-être proche, le seul moyen pour nos soldats de se faire entendre.

    Le 30 septembre 2013 - Les sentinelles de l’agora

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-Manifeste-des-Sentinelles-de-l

  • La Manif Pour Tous n'est liée à aucun parti politique (1)

    Votre blog publie en trois parties un entretien exclusif avec Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous. Voici le début :

    Un hebdomadaire a accusé LMPT de n'avoir pas soutenu le maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, qui est aujourd'hui poursuivie pour avoir refusé de marier deux femmes.

    LComme nous l’avons annoncé dès la promulgation de la loi, nous sommes prêts à aider tous les maires qui ne souhaitent pas célébrer de mariage Taubira et qui sont confrontés à une demande de ce type. Nous avons donc été en contact avec Madame le maire de Bollène et son directeur de cabinet dès le tout début de cette affaire. Nous avions commencé à travailler, avec eux et avec nos avocats, pour l’aider dans une situation qui s’annonçait difficile compte-tenu de la très forte pression des pouvoirs publics sur ce sujet. Mais très vite, dans les heures qui ont suivi, l’un des adjoints au maire a proposé de « marier » les deux femmes. Les préparatifs lancés pour l’aider se sont donc arrêtés là.

    Par ailleurs, le travail en cours, mené avec Maires pour l’Enfance, association du collectif LMPT, pour la reconnaissance de la liberté de conscience des maires par le Conseil constitutionnel et le Parlement se fait avec Mme Bompard comme avec tous les maires qui ont bien voulu se joindre à la pétition et aux actions poursuivant cet objectif.

    On accuse régulièrement LMPT d'être partie liée avec l'UMP, qu'y répondez-vous ?

    Certains médias prétendent en effet – pour décrédibiliser l’opposition à la loi Taubira - que le mouvement a été récupéré. En réalité, il n’en est rien : LMPT est non partisane, c'est-à-dire qu'elle n'est liée à aucun parti politique. Elle est libre, indépendante de tout parti, comme de tout autre organisme. LMPT est donc absolument seule décideur et organisateur de sa stratégie et de ses actions. Et j’ajoute qu’elle n’est financée que par les dons de sympathisants.

    LCertes, il peut arriver, comme l’an dernier dans la phase de débats parlementaires, que nous donnions la parole à des élus au cours d’un événement. Mais c’est nous qui le décidons en fonction du contexte. Cela a été le cas le 24 mars par exemple, mais pas le 26 mai, date à laquelle la loi était déjà votée et promulguée, et donc le débat parlementaire achevé. Quant à l’Université d’été, aucun élu ne s’est exprimé en séance plénière. Quelques-uns sont intervenus, en revanche, dans le cadre d’un atelier sur l’engagement politique. Il y avait d’ailleurs aussi des ateliers sur l’engagement associatif, l’engagement syndical, etc. Dans tous les cas, des représentants politiques, associatifs et syndicaux prenaient la parole puisque, naturellement, ils sont les mieux placés pour témoigner.

    De fait, nous ne pouvons être récupérés par un quelconque parti politique parce que nous sommes nombreux, à La Manif Pour Tous, à ne nous reconnaître dans aucun : force est de constater, en effet, qu’aucun parti n’a été satisfaisant dans le domaine qui nous intéresse. Et de toute façon, La Manif Pour Tous mène un combat qui se situe au-delà des partis.

    C’est pourquoi, si certains militants veulent s'engager dans un parti politique, ils le feront à titre personnel. Et à ce sujet, ce qui nous intéressera, ce ne sera pas de savoir quel parti les uns ou les autres rejoindront : c’est que, dans le contexte qui sera le leur, ils défendent le droit de l’enfant, la famille et le bien commun.

    Quant à La Manif Pour Tous, sa finalité n’est pas de faire de la politique au sens partisan du terme. Elle est, au fond, de promouvoir une civilisation respectueuse de l’Homme, de remettre le sens du bien commun au cœur de la vie de la Cité, et donc de diffuser ces principes et leurs conséquences  dans toute la société et ce, aussi bien en politique que dans la culture, l’éducation, les médias, etc.

    A l'approche des élections municipales et des européennes LMPT soutiendra-t-elle les candidats qui partagent vos positions, quelles que soient leurs étiquettes ?

    NDans les semaines qui viennent, tous les partis et candidats aux municipales seront sollicités par les militants du réseau de La Manif Pour Tous à propos de leurs positions et engagements sur l’altérité sexuelle homme-femme, la filiation père-mère-enfant, les droits de l’enfant, la famille. Il s’agira de connaître les principes qui les guideront, dans leur responsabilité de maires comme dans l’élection à venir des sénateurs (pour rappel, les maires sont grands électeurs aux sénatoriales…). Et nous ferons connaître aux électeurs leurs réponses, comme leur position et, le cas échéant leur vote, sur la loi Taubira.

    Mais si la prise en compte des demandes des citoyens français (dont je rappelle qu’ils étaient, en avril dernier, majoritairement opposés au projet de loi Taubira) n’est pas suffisante, LMPT se réserve la possibilité de présenter ses propres listes aux Européennes (indépendamment de tout parti). En effet, si elle n’est pas supposée traiter ces sujets, on sait, le rôle néfaste et croissant de l’Union européenne sur tout ce qui touche à l’altérité sexuelle, la famille, la dignité humaine.

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  • Annonce de conférence de Philippe Ploncard d’Assac

    Conférence de Philippe Ploncard d’Assac "Les crimes d’États du mondialisme ?"
    Paris, 5 octobre 2013, 15 heures, 78A rues de Sèvres, Métro Duroc (lignes 10 &13). PAF - 10 € ; Étudiants et chômeurs -
    5 €.

    Annonce de conférence de Philippe Ploncard d’Assac
  • Avis d’une Belle et Rebelle aux hommes virils ! Tribune libre d’Hélène Hardy

    La féminisation de notre société, au grand dam des vraies femmes, c’est le cauchemar devenu réalité… Ne baissez pas les bras : rien n’est jamais perdu à force de volonté !

    Tout d’abord, Messieurs, ne buvez plus d’eau. Elle est bourrée d’hormones féminines depuis l’invention de la pilule contraceptive. Ayant conscience que cet exercice peut s’avérer un peu difficile, je vous donne d’autres indications plus facilement réalisables avec un peu d’adresse et d’audace, afin de ne pas perdre tout à fait votre virilité.

    Commençons par la tenue, c’est tout de même la première chose que l’on voit avant tout contact.

    • Les tongs

    Nous voulons des hommes d’action, qxue diable ! Pour courir après les CRS ce n’est pas pratique. Elles doivent utilement être remplacées par des espadrilles, une paire de « bateau », de tennis… Elles permettent de relever une tenue en toute facilité. Les tongs médaillées d’or sur le podium de la laideur !

    • Le jogging

    Alors là il faudrait quand même qu’on m’explique pourquoi le jogging occupe ainsi notre vie quotidienne. Le jogging est et restera toujours un vêtement pour faire du sport ou éventuellement le dimanche chez soi en famille quand personne ne vous voit. C’est un manque d’élégance, une preuve de laisser-aller total que vos Belles et Rebelles chéries ne peuvent tolérer. Le jogging c’était la mode dans le ter ter y’a 10 ans, rien que ça devrait vous faire comprendre que c’est un vêtement de jardinage

    • Le gel

    Il a eu ses heures de gloire dans les clips des années 80 et il perdura jusqu’en 90 mais il est définitivement passé de mode aujourd’hui, sauf si vous vous prenez pour un techtonik killer, ce qui est d’autant plus inquiétant. Et oui, il fut un temps où les hommes aux cheveux laqués exaltaient les passions (The Great Gatsby !), mais ce n’est plus tellement le cas aujourd’hui : avec du gel vous ressemblez plus à des cacatoès. De grâce, au tiroir la médaille de bronze !

    • Les chemises à manches courtes

    Elles étaient très à la mode dans les années 70, les cinq bandits de L’Aventure, c’est L’Aventure nous en font une belle démonstration, mais il est temps à présent de s’en séparer car non, messieurs, vous n’êtes pas des bandits de grands chemins. Sauf si vous tenez absolument à vous pavaner en chemise à fleurs/bob/short sur les plages, certes vous vous sentirez vraiment en vacances mais quant aux filles vous les sentirez un peu moins.

    • Les shorts

    Bannissez-les ! Il n’y a rien de plus ingrat pour un garçon. Je sais bien que vous avez le mythe du beau légionnaire en tête lorsque vous les portez mais si vous n’en n’êtes pas un, ça ne fonctionne pas vraiment…

    Et surtout, un peu de savoir vivre…

    Sachez mes amis que les gestes de courtoisie nous impressionnent plus que vous ne l’imaginez.

    Céder le passage, se lever pour dire bonjour, tenir la porte, nous présenter et présenter ses amis, enfin tous ces petits gestes et attentions issues d’une longue tradition française ajoutent à l’agrément passé en votre présence.

    Si vous invitez une jeune fille à boire un verre, de grâce éteignez vos portables ! Il n’y a rien de plus agaçant que lorsque vous regardez votre portable toutes les deux minutes genre “excuse moi, j’ai une vie”. Ben non, consacrez-vous à la personne en face de vous, vos amis attendrons, je ne pense pas qu’ils en mourront. De plus, vous aurez la chance de pouvoir engager une réelle conversation avec la jeune fille sans être dérangé en permanence par les gadgets de la société moderne.

    Et puis, faites-nous rêver ! Offrez-nous des fleurs (non ce n’est pas has-been), dites-nous que nous sommes les plus jolies et que vous nous emmènerez au bout du monde, parce que secrètement, on y croit.

    Hélène Hardy

    Source : le webzine féminin Belle et Rebelle.

    http://fr.novopress.info/141892/avis-dune-belle-et-rebelle-aux-hommes-virils-tribune-libre-dhelene-hardy/#more-141892

  • Deux nouvelles initiatives pour étudiants et jeunes professionnels : "Fonder demain" et "Les chercheurs"

    Lu ici :

    "Ce mercredi soir aura lieu la réunion de lancement de Fonder Demain, un laboratoire d'idées indépendant rassemblant plus de 200 jeunes professionnels - 25 ans en moyenne -, «désireux de servir la Cité de manière nouvelle». «Nous nous sommes dit que cette vision de l'homme commune avait des applications plus larges que les questions de familles, explique Louis Manaranche, son président, un normalien professeur d'histoire. Et qu'il était temps que notre génération investisse le champ du politique».

    Encore un énième think-tank? «On ne veut pas faire une espèce de truc d'intellos dans la stratosphère!», lance le jeune homme de 26 ans. «On est nombreux à constater que depuis des décennies, une certaine idéologie libertaire, qui va de pair avec un laisser-faire économique et social, l'a emporté dans le combat des idées, témoigne-t-il. On ne peut se contenter de répondre en invoquant le bon sens! Il faut descendre dans l'arène des idées, et faire des propositions authentiquement novatrices».

    «Au milieu de la confusion intellectuelle, économique, politique et sociale», ces jeunes gens se sont fixé trois pôles d'action: «Avec pour boussole notre charte, inspirée de la Doctrine sociale de l'Église, poursuit Louis Manaranche, nous voulons agir pour une écologie humaine -une référence au courant de Tugdual Derville, porte-parole de la Manif pour tous -, pour la solidarité en France, et pour une Europe plus juste dans une mondialisation régulée». Ambitieux programme qui sera ponctué de rapports réguliers: le premier, sur la mondialisation, sera présenté mercredi soir devant de prestigieux parrains comme l'ancien ministre Laurent Wauquiez, le philosophe Henri Hude ou le chef d'entreprise Aubry Pierens.

    «Préparer l'avenir, ce n'est que fonder le présent», clament-ils avec Saint-Exupéry. Pour leur soirée de lancement, à Paris, ils ont dû éconduire «au moins 100 personnes», regrette leur président. Mais pendant ce temps, en province, le mouvement essaime déjà... Notamment à Lyon et à Toulon."

    Fonder demain est associé à une autre initiative, les Chercheurs.

    "Lié à Fonder demain, le groupe des « Chercheurs », des étudiants de Paris-Dauphine, propose une rencontre hebdomadaire pour « débattre » sur différents sujets comme « le rôle de l’entreprise », ou encore « pourquoi faut-il gagner de l’argent »… Avec pour objectif d’aboutir à des publications, explique Barthélemy, étudiant en master. « Nous sommes tous issus de cette génération qui a manifesté » reconnaît-il, insistant toutefois sur « l’indépendance » vis-à-vis de la « Manif pour tous ». « Nous avons senti un appel d’air, avec la conviction que l’engagement était possible, poursuit-il. Au lieu de tomber dans la dépression, nous voulons porter quelque chose. Notre quotidien, c’est l’université, c’est dans ce cadre que nous voulons nous engager. » Espérant que le concept des « Chercheurs » essaime dans d’autres lieux en France, tel l’exemple des veilleurs, il explique vouloir « interpeller les professeurs » et « renouveler l’université comme lieu de dialogue et pas seulement de conférence. »"

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