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France et politique française - Page 4718

  • [exclusivité Novopress] Marine Le Pen participera à ATREJU, la grande fête de la destra sociale italienne

     

    [exclusivité Novopress] Marine Le Pen participera à ATREJU, la grande fête de la destra sociale italienne

    06/09/2013 – 20h25
    ROME (NOVOpress) -
    Décidément, à l’approche des élections européennes ça bouge en ce moment. C’est ainsi que nous apprenons ce jour que la présidente du Front national, Marine Le Pen, participera le mercredi 11 septembre à une table ronde consacrée à l’Europe lors de la grande fête de la destra sociale italienne, aujourd’hui largement regroupée au sein du parti “Fratelli d’Italia”.

     

    La fête “Atreju” (du nom du héros du film “L’histoire sans fin”) se tiendra du 11 au 15 septembre à Rome. En dehors des débats politiques se tiennent aussi des expositions artistiques, des concerts, un peu à la manière des anciennes fêtes “Bleu Blanc Rouge” du FN.

    Dans cette table ronde, intitulée “Le procès de l’Europe”, Marine Le Pen débattra avec Giulio Tremonti, sénateur et ancien ministre de l’économie de Silvio Berlusconi, Joseph Daul, président du groupe PPE au Parlement européen, ou encore l’eurodéputé italien Carlo Fidanza, membre de Fratelli d’Italia.

    Lors de cette édition d’Atreju sont notamment aussi attendus Flavio Tosi (maire de Vérone, Lega Nord) ou encore le très controversée ministre de l’Intégration d’origine congolaise Cecilia Kyenge.

    Crédit photo : DR http://fr.novopress.info

  • Généralisation de la propagande à l'école en janvier 2014

    Lu sur Gènéthique :

    "En janvier prochain, de la grande section de maternelle au CM2, les élèves se verront imposer "un programme de lutte contre les stéréotypes sexistes dès l'école appelé 'ABCD de l'égalité' ". Mis en place par le gouvernement sous l'impulsion du ministère des droits des femmes, "l'ABCD de l'égalité" sera expérimenté dans dix académies, soit 600 classes au total, et une généralisation de cette expérimentation est déjà prévue, au printemps 2014.

    Le programme sera adapté à l'âge et abordera la question des préjugés dans différentes matières telles que le sport, les sciences, les arts plastiques, le français ou encore l'histoire. L'objectif? "Sensibiliser les élèves aux représentations, aux rôles assignés aux filles et aux garçons [...] et aux limites que les enfants se fixent eux-mêmes, terreau des inégalités hommes-femmes".

    Justifiant ce programme, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des femmes précise: "alors que l'école est censée être neutre dans le traitement des filles et des garçons, les études montrent que ce n'est pas le cas, en dépit de la bonne volonté des enseignants". Mais l'instauration d'un tel programme inquiète. Ainsi, Jean-Marie Andrès, un des responsable des Associations familiales catholiques (AFC) redoute " 'une démarche de déconstruction' des repères, notamment ceux transmis par les parents". Il estime que " 'les stéréotypes ont bon dos' et la vigilance doit être de mise devant ce type d'initiative"."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La finance dérégulée nous condamne aux krachs

    Pour l’économiste André Orléan, dans un univers boursier par essence spéculatif, la transparence ne sert à rien. Le seul moyen d’éviter les crises à répétition engendrées par les bulles est de définanciariser l’économie.

    Un bureau grand comme un mouchoir de poche, grignoté par des piles de dossiers et des rayonnages de livres. Et un pupitre pour tout meuble, surplombé d’une affiche au titre ironique : Manifeste des “sagesses boursières”… jamais respectées.

    Justement, les folies financières et les bulles de marché, André Orléan, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, les scrute et les dissèque depuis longtemps à la façon d’un biologiste. Apparemment, pour l’auteur de L’Empire de la valeur (Seuil) et de De l’euphorie à la panique (Editions Rue d’Ulm), la série des krachs entamée depuis une douzaine d’années risque de se poursuivre.

    Mouvements erratiques des actions, chute de l’or, recul des marchés émergents, bulle sur quelques obligations d’Etat… Cette situation d’extrême nervosité sur tous les marchés – et non pas quelques-uns – est-elle inédite dans l’histoire?

    Non. Dans les situations de forte incertitude, les investisseurs se replient fréquemment sur les actifs réputés sans risque, quitte à les faire mécaniquement monter au-delà du raisonnable. Aujourd’hui, majoritairement, ce sont quelques emprunts d’Etat, en l’occurrence ceux émis par l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une certaine mesure la France, qui profitent de ce flight to quality alimenté par le déluge de liquidités que les banquiers centraux déversent sur les marchés financiers.

    Cette situation est fort risquée. Plus la période est troublée, plus les marchés réagissent de façon binaire, rejetant tous les titres à l’exception des plus sûrs.

    Cette absence de discrimination dans les risques n’est en rien une nouveauté. Déjà, en 1931, la faillite de la banque autrichienne Kreditanstalt provoqua une ruée… sur les banques allemandes. La question fut alors soulevée de savoir si les créanciers américains faisaient bien la différence entre l’Autriche et l’Allemagne. De même, en 1994, le krach des emprunts mexicains se propage à l’Argentine, dont l’économie est pourtant dans une situation très différente.

    Ces phénomènes de contagion psychologique donnent aux actifs un “faux prix”, trop élevé pour les produits les plus sûrs, trop bas pour les autres. Franchement, l’emprunt italien est-il vraiment huit ou dix fois plus risqué que l’emprunt allemand, quand il y a cinq ans il fallait croire que ces deux pays se valaient sur les marchés ? “Le marché boursier est un vote et non une juste évaluation”, disait l’économiste Benjamin Graham.

    Les marchés boursiers nous condamneraient alors à passer d’une bulle spéculative à l’autre, sans répit…

    Les successions de bulles et de krachs depuis trente ans, mais plus particulièrement depuis 2000, sont la conséquence directe de la financiarisation et de la dérégulation. L’ère du capitalisme fordien (1945-1970), quant à lui, ne connaît ni crise bancaire ni crise financière : les marchés étaient moins puissants, plus régulés, et les banques finançaient directement l’économie.

    La financiarisation de l’économie, qui commence au début des années 80, repose sur l’idée qu’en matière financière il faut laisser faire la concurrence. Or ce précepte fonctionne à peu près bien partout, sauf… en Bourse.

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce paradoxe ?

    Sur les marchés ordinaires – ceux des automobiles, des chaises de bureau, des ordinateurs -, quand le prix augmente, la demande décroît. Par ce simple mécanisme, la libre-concurrence fait son oeuvre et réalise à peu près l’équilibre entre l’offre et la demande. Elle empêche que les prix montent à des niveaux absurdes. Or, sur les marchés financiers, la hausse des prix ne provoque pas nécessairement la fuite des capitaux.

    Tout au contraire, un titre dont le prix augmente peut parfaitement attirer de nouveaux investisseurs, qui y voient le signe de hausses futures. C’est de cette manière que les bulles se forment. Sur les marchés des biens ordinaires, la logique est tout autre : la hausse des prix produit immédiatement des forces de rappel, parce que les consommateurs refuseront ces marchandises devenues trop chères.

    L’univers très mimétique des marchés financiers produirait donc par nature des bulles et des krachs ?

    Absolument. C’est inhérent à la finance dérégulée. Elle nous condamne à l’instabilité. D’ailleurs, quand les Néerlandais inventent les grands marchés, au XVIIe siècle, les bulles font immédiatement leur apparition, comme celle sur les bulbes de tulipe, en 1636 et 1637.

    Mais pourtant, depuis la faillite de Lehman Brothers, de sommets du G20 en normes de Bâle, de déclarations du FMI en directives européennes, le pouvoir politique multiplie les tentatives pour réguler ce système incontrôlable

    Le problème, avec le diagnostic du G20, c’est qu’il entretient l’idée fausse selon laquelle les marchés financiers seraient la bonne solution pour allouer le capital à l’échelle planétaire. Pour le G20, la crise ne résulte pas des mécanismes financiers eux-mêmes, mais de l’opacité des produits. Il suffirait de rétablir la transparence et tout irait mieux. Erreur. La transparence ne va pas empêcher les bulles d’apparaître. Il n’est que de penser à la bulle Internet, qui a pu se développer dans la plus parfaite transparence des produits et des mécanismes. Celle-ci peut même, en rassurant les marchés, favoriser la spéculation.

    Mais alors, que proposez-vous?

    De définanciariser l’économie. Si on se place dans le court terme, nous aurions dû couper nettement les banques en deux, avec, d’un côté, les établissements de crédit qui distribuent des prêts et des produits d’épargne, et, de l’autre, les activités financières. Cela aurait été un premier pas. Nos sociétés n’ont pas encore pris toute la mesure des risques que la spéculation nous fait courir.

    L’Expansion

    http://fortune.fdesouche.com/320505-la-finance-deregulee-nous-condamne-aux-krachs#more-320505

  • L'islam refuse la liberté de conscience

    Philippe d'Iribarne, directeur de recherches au CNRS, écrit dans Libération :

    "[...] L’affirmation courante selon laquelle l’islam est une religion comme les autres s’accompagne d’un corollaire essentiel : il ne faut pas confondre le vrai islam avec des formes dévoyées, au mieux archaïques, étrangères à son vrai message (l’islam d’Al-Qaeda et du jihad, celui de l’enfermement des femmes et de la burqa). La distinction est sensée. Mais elle pose autant de problèmes qu’elle n’en résout.

    Où est donc la frontière ? Ceux qui pourfendent l’islamophobie se gardent bien de s’aventurer sur ce terrain. C’est qu’ils se trouvent confrontés à un dilemme redoutable. Une option est d’offrir une vision restrictive d’un islam dévoyé. Sont alors incluses dans l’islam authentique les diverses manifestations d’un islamisme dit «modéré» : tout ce qui, terrorisme exclu, exprime le projet de construire une société régie par l’islam. On peut alors proclamer que c’est s’attaquer à l’islam même que de s’en prendre aux manifestations d’un tel projet. Mais si l’on adopte cette perspective, comment faire croire aux Français que l’islam est une religion comme les autres ? Le fait d’avoir vu l’islamisme «modéré» à l’œuvre, au cours de ces dernières années, chez les Frères musulmans, l’AKP turc, a bien montré que sa modération est toute verbale, en tout cas dès lors qu’il s’agit de respect des libertés. Regarder avec défiance l’islam ainsi conçu est donc sensé et n’a rien de discriminatoire. Or, si l’on se demande de quel islam la tenue islamique est le symbole, il est difficile de ne pas la rattacher à cette tendance. Une autre option, défendue par certains musulmans, est susceptible de rendre crédible aux yeux de la majorité des Français l’affirmation selon laquelle l’islam est une religion comme les autres. Elle implique d’inclure l’islamisme «modéré», avec ses symboles, parmi ses formes dévoyées. Mais alors, comment affirmer encore que ceux qui s’en prennent à cette conception particulière s’attaquent à l’islam en tant que tel ?

    L’impression que peuvent avoir les Français de contradictions mal assumées, voire d’une sorte de double jeu, du côté des musulmans, concerne au premier chef ce qui touche à la liberté de conscience. Cette liberté n’est pas à l’honneur en terre d’islam, et pas seulement dans les pays où sévit un islam wahhabite pur et dur - on le voit bien dans la manière dont sont traités, dans les pays où l’islam domine, ceux qui échappent au ramadan. La déclaration islamique des droits de l’homme refuse la liberté de conscience. Alors, que penser de son invocation par les musulmans vivant en Occident, jusqu’à propos du port de la burqa ? Comment pourrait-on y voir l’expression d’une vraie conviction et pas simplement un usage opportuniste ? [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le système politique d’’Auguste Comte

    « Le parlementarisme est un régime d’intrigues et de corruption où la tyrannie est partout et la responsabilité nulle part.
    Depuis plus de trente ans que je tiens la plume philosophique, j’’ai toujours représenté la souveraineté du peuple comme une mystification oppressive et l’’égalité comme un ignoble mensonge.
    Tout choix des supérieurs par les inférieurs est profondément anarchique. Il n’’a jamais
    servi qu’’à dissoudre graduellement un ordre vicieux.
    Tout être devant se former de ses semblables, l’’Humanité se décompose d’’abord en cités, puis en familles, mais jamais en individus.
    Aucune institution finale ne saurait surgir tant que persistera l’’anarchie actuelle des opinions et des mœurs. Jusqu’’à ce que de fortes convictions et des habitudes systématiques aient librement prévalu envers tous les cas essentiels de la vie sociale, il n’’y aura de véritable avenir que pour les diverses mesures propres à faciliter cette reconstruction fondamentale »
    Auguste COMTE

    Auguste Comte (1798-1857) est peu connu, peu aimé, peu lu. Littré, disciple infidèle, a déformé sa pensée en faisant du positivisme un ennemi de la religion catholique alors que Comte a toujours affirmé son respect, son admiration de l’’Église et la dette de reconnaissance que lui doit à jamais la civilisation pour avoir sauvé l’’héritage antique. Toutes les autres religions sont destructrices, à commencer par le protestantisme, « insurrection mentale de l’’individu contre l’’espèce ».
    “Doctrine de constatation”
    « Le positivisme est une doctrine de constatation » écrit Maurras dans La Démocratie religieuse. En s’’appuyant sur Aristote qu’’il appelle « prince des philosophes », Auguste Comte, désireux de donner à l’'art qu’'est la politique un fondement ferme, a étudié scientifiquement les lois de l’’ordre et du mouvement dans la constitution et le développement des sociétés. Il a fondé la science des phénomènes sociaux, la physique sociale ou sociologie. C’’est dans le 4e volume de sa Philosophie positive qu’'il emploie pour la première fois ce néologisme devenu depuis un terme courant. Comte et Sainte-Beuve ont inspiré « l’’empirisme organisateur ».
    « Les morts gouvernent les vivants », dit aussi Auguste Comte. Cette image saisissante montre le poids du passé dans la vie sociale. La morale sera donc dépendante et non indépendante comme celle de Kant. La famille étant le fondement de toute société humaine, Comte tourne le dos à tout individualisme. Ses raisonnements positifs le mènent à des conclusions identiques à celle du catholique Bonald. Pour que la famille, base de toute vie humaine, soit préservée, le mariage sera indissoluble car « la seule idée du changement y provoque ».
    Évolution de Comte
    Les disciples abusifs ont déformé l’’image du maître. Certes, marqué par les préjugés de son temps, Comte s’’est affirmé républicain et a écrit des pages critiques contre la monarchie, mais son idée républicaine est intéressante par l’’horreur qu’’elle manifeste envers le parlementarisme et le suffrage universel. Sa république est dirigée par un dictateur qui choisit lui-même son successeur. D’’ailleurs, l’’anarchie dans laquelle sombra l’’Europe après 1848 le mena à considérer la monarchie comme « moyen de salut extrême ». Son Appel aux conservateurs (1854) représente une étape décisive dans cette évolution, conservateur désignant à ses yeux les hommes qui se rattachent à l’’école de Maistre et de Bonald.
    En dépit de ses faiblesses et ses insuffisances, le positivisme d’’Auguste Comte occupe une place considérable dans la philosophie politique. Charles Maurras a pu dire qu’’il était allé par lui à la « vieille doctrine nationale de la monarchie » (AF mensuelle, 1er mars 1904).
    Gérard Baudin L’’Action Française 2000 du 7 au 20 septembre 2006
    * Le vocabulaire et le style de Comte rebutent le lecteur. Taine a écrit sur une page : « je renonce à aller plus loin ». Pour aborder l’œ’œuvre vaste et difficile de ce puissant penseur (Cours de philosophie positive, Système de politique positive, Considérations sur le pouvoir spirituel… ), on lira deux études : Le Système Politique d’’Auguste Comte de Léon de Montesquiou, livre tiré du cours donné par l’’auteur à l’’Institut d’’AF en 1906, et Auguste Comte dans Romantisme et Révolution de Charles Maurras.

  • France : Plus de trois millions de personnes au chômage en métropole à la fin juin

  • Naturalisations : 600.000 électeurs nouveaux pour le Parti socialiste

    PARIS (NOVOpress via Kiosque Courtois) – « Ils sont en train de brader la France ! ». Nadine Morano, qui fut pourtant ministre d’un gouvernement particulièrement laxiste en matière d’immigration, n’a pas de mots assez forts pour fustiger l’explosion des naturalisations, en hausse de 14% en l’espace d’un an grâce à l’action zélée du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Lequel s’est félicité de ce « beau combat pour la France ».

    Hollande, ne pouvant imposer le droit de vote des étrangers, se livre donc à une véritable entreprise de contournement. Est ainsi acté la quasi-disparition des critères de naturalisation, entre autre l’abrogation de l’obligation de détenir un CDI et la suppression des questionnaires de culture et de langue française. Le fait même d’avoir été clandestin, et donc d’avoir violé la loi française, n’est plus un obstacle à la naturalisation. 2013 s’annonce comme une année record avec un taux d’avis favorable des préfets qui passe de 40 à 61 %. Le chiffre record de 2012 de 100.000 immigrés naturalisés par voie réglementaire, en plus des 20.000 naturalisés par mariage, sera largement dépassé. Afin de saper les derniers îlots préfectoraux de résistances, la prochaine étape vise à harmoniser les pratiques de l’administration par la création de « plates‑formes régionales » pour l’instruction des dossiers.

    Ce « grand remplacement », pour reprendre l’expression de Renaud Camus, n’est pas nouveau : déjà sous Sarkozy, l’ancienne majorité y avait largement contribué. Le 3 mai 2010, le quotidien Aujourd’hui en France écrivait : « Les naturalisations explosent à Paris où grâce à la récente simplification des démarches, le nombre des étrangers naturalisés a doublé par rapport au 1er trimestre 2009, soit une augmentation de 52 % ». Fin de citation. Diktat de l’oligarchie cosmopolite, ce phénomène se retrouve dans tous les pays européens. Ainsi en Italie, la ministre de l’intégration, Cécile Kyenge, d’origine congolaise a réaffirmé sa volonté de voir s’instaurer le droit du sol.

    Cette course folle des politiques européens avait été théorisée un peu avant les élections présidentielles de 2012 par le cercle de pensée Terra Nova, proche du Parti socialiste. Selon ce dernier, le PS s’étant coupé de sa base sociologique ouvrière, c’est dans la masse des immigrés que se trouve pour les socialistes les nouveaux gisements de voix qui doivent les maintenir indéfiniment au pouvoir « La France des quartiers populaires [comprendre des quartiers ethniques] est massivement à gauche (…) la France de la diversité est aujourd’hui la composante la plus dynamique, tant électoralement que démographiquement, de la gauche en France. » (rapport de 2011). Entre 2002 et 2010, il y a eu environ 700.000 naturalisations en France, ce qui, selon Terra Nova, a arithmétiquement produit quelque 600.000 électeurs nouveaux pour le Parti socialiste.

    http://fr.novopress.info/141237/naturalisations-600-000-electeurs-nouveaux-pour-le-parti-socialiste/#more-141237

  • Objection de conscience : la loi Taubira et la circulaire Valls soulèvent une question « sérieuse » de constitutionnalité

    C'est ce que déclare le Conseil d'Etat. Communique de presse des Maire pour l'enfance : 

    "Application de la loi Taubira et liberté de conscience des maires

    Recours du collectif des maires pour l’enfance contre la circulaire Valls : une première victoire devant le Conseil d’Etat !

     Lors de la séance de ce vendredi, le rapporteur public du Conseil d’Etat, qui s’exprime en toute indépendance sur le droit, a estimé que la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que soulevait le collectif des maires pour l’enfance était bien pertinente et que la circulaire Valls, comme la loi Taubira, en ne prévoyant pas de clause de conscience pour les officiers d’état civil, soulevaient unequestion « sérieuse » de constitutionnalité. Par conséquent, le rapporteur public a conclu à ce que le Conseil d’Etat transmette la question au conseil constitutionnel qui aura à la trancher.

     Pour mémoire, le Conseil d’Etat avait été saisi le 2 juillet par Franck Meyer, porte parole du collectif des maires pour l’enfance, et 6 autres maires : Jean-Michel Colo, Xavier Lemoine, Jean-Yves Clouet, Philippe Brillault, Clotilde Lebreton et Michel Villedey. A ce jour, plus de 300 officiers d’état civil ont également saisi le Conseil d’Etat, à la suite du collectif des maires et plus de 20.000 avaient signé l’appel lancé par le collectif.

    Présent à l’audience, Franck Meyer, porte parole du collectif des maires pour l’enfance, se félicite de cette prise de position qui rejoint les vives préoccupations de nombreux maires et adjoints. Le collectif des maires pour l’enfance n’a eu cesse de mettre en garde sur la violation par cette loi de la liberté de conscience de milliers d’officiers d’état civil en ne prévoyant pas de clause de conscience. Au lieu de cette garantie, le ministère de l’Intérieur a organisé une dénonciation par les préfets des officiers d’état-civil invoquant leur conscience : fait inouï pour une démocratie comme la France !" (suite).

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Désinformation à tous les étages

    Dans La tyrannie médiatique. Les assassins de l’information, le président de l’association métapolitique Polémia, Jean-Yves Le Gallou, décrypte les manipulations, mensonges et autres conditionnements pratiqués par les journalistes français. Ceux-ci ont l’habitude d’angéliser ou de diaboliser un événement ou une personnalité. Cette grille d’analyses montre in situ toute sa pertinence.

    Le 6 juin 2013, le quotidien vespéral de l’Hexagone, Le Monde, publiait la première partie d’une « enquête » étalée sur quatre jours qui voulait prouver au lecteur et, par delà lui, à l’opinion publique que l’armée légale syrienne utilise du gaz sarin. En usant du même procédé éprouvé en 1990 au Koweït contre l’Irak, en 1999 au Kossovo contre la Yougoslavie et en 2003 de nouveau contre l’Irak, des « enquêteurs » entendent provoquer l’indignation de la « société civile » pour qu’elle fasse ensuite pression sur les gouvernements occidentaux et qu’ils se lancent ensuite dans une intervention militaire renversant le gouvernement légitime du Président Bachar Al-Assad.

    La manœuvre échoua dans un premier temps du fait du scepticisme du public qui sait maintenant s’informer autrement grâce à Internet, du soutien constant de la Russie envers la Syrie et des réticences étatsuniennes à s’engager sur un nouveau théâtre d’opération au Proche-Orient. Par ailleurs, les fameux « résistants » tant vantés par le quotidien du soir aussi connu par sa russophobie militante et ses accointances étroites avec l’Oligarchie mondialiste, n’ont pas hésité à manger le cœur d’un soldat patriote syrien, à assassiner un adolescent de 15 ans, coupable de blasphème envers Mahomet, et à recourir réellement aux armes chimiques. Malgré tous ces actes abominables, les médiats français persistent à louer des islamistes sunnites liés à Al-Qaïda et financés par Ryad et Doha (qui a accueilli des talibans afghans…).

    Vient alors l’attaque chimique du 21 août. L’Occident accuse très vite les forces syriennes d’avoir employé des armes chimiques contre la population civile et les terroristes de l’A.S.L. (Armée syrienne dite libre, en fait colonisé). Washington, Londres et Paris se disent horrifiés par cet usage illégal. Ce sont de fins experts en la matière puisque l’entité yanquie a largement abusé de l’agent Orange au Vietnam et pollué la Serbie avec ses armes à l’uranium appauvri. Les Britanniques ont gazé les Irakiens dans les années 1920 et les autorités françaises n’ont pas hésité récemment à gazer des femmes, des personnes âgées et des enfants hostiles à une pseudo-loi perverse.

    Les médiats occidentaux ont alors diffusé des images « terribles » dont rien ne certifie qu’elles ont été prises en Syrie. On peut même supposer qu’il s’agit d’une très grande intoxication médiatique orchestrée par les États-Unis. Quand on connaît les collusions entre le complexe militaro-industriel et Hollywood, il est possible que les scènes vues soient des mises en scène bénéficiant d’effets spéciaux avec des acteurs jordaniens, turcs ou syriens anti-gouvernementaux. Il faut en tout cas se féliciter du rejet par les opinions publiques de cette propagande belliciste. Cela signifierait-il que le charnier de Timisoara, l’obus bosniaque sur le marché bosniaque de Sarajevo, le « massacre » de Raçak et le mythe des armes irakiennes de destruction massive les ont enfin immunisées ? Les grands démocrates étatsuniens et hexagonaux révèlent par ailleurs leur vraie nature : le nouveau caniche pépère de la Maison Blanche s’appelle Flamby et son maître, Barack, n’est qu’un George W. Bush en plus bronzé.

    Ce scénario agressif insipide digne des films à gros budget et à petit cerveau de la caste cinématographique se reproduit dans l’affaire Clément Méric. La désinformation tant médiatique que politicienne a en effet déferlé tel un torrent de boue. Ne soyons pas dupes !

    Quelques sondages menés par de gros titres comme Marianne sur l’orientation politique des journalistes parisiens (mais en province, l’osmose idéologique y est identique) ont montré que leurs opinions se situent à gauche, très à gauche, voire à l’extrême gauche pour 80 – 90 % d’entre eux. C’est pire dans les écoles de journalisme. Le parcours militant de Méric ne peut que les ravir tandis que la personnalité d’Esteban les révulse. Élevé dans un « antifascisme » fantasmatique qui englobe désormais tout ce qu’ils n’apprécient pas, les journalistes ont volontiers trituré les faits. Dans les premières heures, tous affirmaient que le « gentil » Méric avait été sauvagement agressé par l’« affreux » Esteban et ses « comparses ». Toutefois, une autre réalité surgit avec les menaces verbales et les provocations de Méric et des siens, fort de l’impunité qu’ils bénéficient de la part du Système.

    Soucieux de masquer ces faits nouveaux qui ternissent un angélisme vite bricolé, les médiats ont planifié, à basse intensité, une véritable          « semaine de la haine » envers les skin heads et, plus particulièrement, des mouvements qui déplaisent au pouvoir fantoche en place qui les a dissouts en juillet : Troisième Voie et les J.N.R. d’une part, L’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes d’autre part. Peut-être certains provocateurs de la place Beauvau n’ont pas aimé que, grâce à la tenue et à la discipline des J.N.R., les manifestants du 12 mai dernier furent contenus et ne se ruèrent pas sur les sottes et pitoyables FemHaine ? En les interdisant, ils espèrent peut-être transformer plus aisément de prochaines manifestations en émeutes susceptibles d’accentuer une plus forte répression encore…

    S’abreuvant presque aux mêmes sources, à savoir quelques universitaires ou doctorants pour qui l’« extrêêêêêêêêêêêêêêêêêême droite » est d’abord un fond de commerce rentable, les journalistes ont écrit, dit et réalisé des banalités restées aux années 1980. Ainsi, ni les Éditions du Pont d’Arcole, ni Salut public ne sont-ils mentionnés… L’omission volontaire consiste à diaboliser une catégorie de la population en la stigmatisant et en faisant croire aux crédules qu’une   « nouvelle nuit des longs couteaux » serait éminente.

    Le Local 92 où se tiennent des conférences hebdomadaires de haute tenue avec des intervenants de qualité qu’on ne verra jamais chez Ruquier ou chez Drucker, est aussi dans le collimateur des autorités qui ont cherché des prétextes futiles pour le fermer. Sa présence nuirait le « vivre ensemble » du quartier… Le fumeux Conseil de Paris souhaiterait certainement, pourquoi pas ?, le remplacer par un autre lieu officiel de shoot ? À la différence du Local, il paraît évident qu’une salle de drogue subventionnée n’engendre aucune nuisance dans le voisinage… Là encore, le manichéisme médiatique s’opère avec brio. Commentant la sortie dans Libération, le 14 juin, d’un dossier sur l’« extrémisme », une préposée à la revue de la presse politiquement correcte s’emportait sur R.T.L. dès 5 h 15 du matin sur l’existence même de crânes rasés dans nos bourgs. Ce qui est vraiment vomitif pour la circonstance, c’est l’ouverture imminente d’un centre d’injection de drogue près de la gare du Nord…

    Si les plumitifs professionnels étaient de véritables journalistes soucieux des faits et non les passeurs stipendiés des consignes officielles, ils exigeraient plutôt, suite aux scandales politico-financiers dans le Pas-de-Calais et dans les Bouches-du-Rhône et au nombre impressionnant de repris de justice adhérents, la dissolution, méritée et nécessaire celle-ci, des va-t-en-guerre du Parti socialiste.

    Georges Feltin-Tracol
    http://www.europemaxima.com/
  • Une gauche qui tourne le dos au peuple

    Les grands partis ont perdu le sens du peuple. Mais plus encore la gauche qui s’en est longtemps réclamé. L’affaire Strauss-Kahn l’a montré. Les élites de gauche ont pu un temps soutenir un homme à mille lieux du peuple à tous points de vue. Les aléas électoraux n’y changent rien : entre le monde du travail et la gauche la méfiance reste de mise. Pourquoi et comment la gauche en est-elle arrivée là ?  C’est à cette question qu’a voulu répondre Laurent Bouvet. En constatant que la gauche républicaine n’a jamais voulu voir le travailleur là où elle voulait seulement voir le citoyen. « Dans la doctrine républicaine, rousseauiste et jacobine à la fois, les individus ne peuvent être que des citoyens, la citoyenneté étant le seul vecteur possible non seulement de la liberté, mais encore, et surtout ici, de l’égalité. Et il en va ainsi de la loi Le Chapelier en 1791 jusqu’à la loi Waldeck-Rousseau de 1884. Pendant près d’un siècle, les ouvriers sont exclus de la définition de l’égalité autrement que comme citoyens. » En se plaçant sur le terrain de la république libérale, individualiste, héritière des Lumières, la gauche jouait perdant dès l’origine. Le divorce entre le peuple et la gauche s’est accentué quand la gauche est devenue libertaire au plan sociétal : défendant toutes les minorités bruyantes, tous les affichages symboliques insolites, et oubliant la transformation sociale dont elle avait longtemps fait son drapeau. Toutes les identités minoritaires, tels les sans-papiers (les illégaux en fait) ont été valorisées par la gauche. La gauche a abandonné la laïcité, trop incompatible avec sa défense forcenée de l’immigration, puis la patrie, laissée à « l’extrême droite », et a vidé la république de tout contenu. Si la France est un hôtel, la république, qui fut une mystique, n’est plus qu’un règlement intérieur. D’où un départ des classes populaires vers le populisme « de droite » des Le Pen, père et maintenant fille, d’ailleurs, quant à la fille,  surfant sur le « ni droite ni gauche ». Évolution logique : un peuple à qui la gauche tournait le dos a fini par tourner le dos à la gauche. Que toutes les forces politiques du système se soient trouvées d’accord à partir de 2008 pour socialiser les pertes des banques alors que leurs profits avaient été privatisés a accru le divorce entre élites culturellement « de gauche » et peuple. Au nom du libéralisme des mœurs la gauche était évidemment mal placée pour critiquer l’arraisonnement marchand du monde, le goût de l’argent faisant somme toute partir des mœurs. « Comment justifier le contrôle des marchandises et des capitaux mais pas celui des personnes ? »,  s’interroge Laurent Bouvet.

    Pierre Le Vigan http://www.europemaxima.com/

    • Laurent Bouvet, Le sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme, Gallimard, coll. « Le Débat », 2012, 296 p., 18,50 €.