Cet après-midi, les Antigones ont dénoncé aux Halles à Paris le matérialisme ambiant, qui ne respecte pas la personne humaine.
France et politique française - Page 4718
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Action des Antigones aux Halles
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En marche vers le néo-totalitarisme
En ce printemps 2013, alors que l’autoritarisme étatique impose une loi destructrice de civilisation tendant à l’indifférenciation sexuelle et à la négation de la Nature, il est désormais clair que le Parti socialiste est à la pointe de l’oppression sociale et politique.
Ce parti et ses forces supplétives (medias de propagande et groupuscules ou associations gauchistes) agissent d’une part pour renforcer l’oppression économique des Français par leur mise en esclavage, grâce à une dette artificielle, d’autre part pour accélérer l’oppression psychologique, par le biais d’un projet chargé d’inhiber la construction de l’individu autonome. La loi de dénaturation du mariage est en effet un élément-clef d’une stratégie d’organisation d’un chaos global, portant atteinte à la subjectivité individuelle. Passivité, déracinement, perte de repères, tendance à la dépression, liens sociaux et familiaux fragilisés sont les objectifs d’une oligarchie qui souhaite sécuriser son pouvoir sur le long terme. Pour parvenir à ses fins, elle dispose désormais de la technologie et des medias de masse à un niveau de développement tel qu’elle ne peut résister à la tentation d’une oppression renforcée. Pour ces néo-totalitaires, l’individu conscient et capable d’esprit critique, nouant librement des liens avec sa collectivité, représente l’ennemi à abattre, l’éternel opposant potentiel dont il faut empêcher la naissance.
Les totalitarismes du XXème siècle ne renaîtront pas. Ils seraient désormais d’une totale inefficacité, et seule l’imbécillité gauchiste entretenue peut encore dénoncer la fiction de leur menace, passant dès lors à côté de la nouvelle forme de totalitarisme qui se met en place insidieusement, mais implacablement. Désormais, le néo-totalitarisme vise à reprogrammer l’individu de manière à le contrôler de la naissance à la mort en altérant efficacement son individualité par l’analphabétisme, l’abrutissement médiatique, le pseudo-divertissement décérébrant, le déracinement, ou encore la perte de l’origine biologique. Le projet d’artificialisation de l’existence individuelle entame sa marche déshumanisante, de la conception par le laboratoire à la disparition par le suicide assisté et l’euthanasie. Le contrôle social totalitaire décrit par Aldous Huxley dans son « Meilleur des mondes » n’est plus du seul ressort de la fiction littéraire, mais devient progressivement réalité. De plus, ce projet d’asservissement se pare de mots et de concepts falsifiés et vidés de leur sens, comme la liberté, l’égalité, l’amour et l’épanouissement individuel. L’utilisation à outrance d’un langage dénaturé permet ainsi d’accélérer l’invasion des consciences. L’infantile « jouir sans entraves » récupéré par la publicité et les medias est revisité par l’Etat moderne et s’avère même d’une grande utilité pour ces oppresseurs d’un type nouveau.
La société néo-totalitaire, reflet de la dictature de l’Economie sur les hommes, ne peut tolérer que la réalité objective d’une Nature persiste à lui échapper dans un quelconque secteur. La falsification s’est donc imposée partout, de la nourriture de masse à l’air que l’on respire, de la culture muséifiée à l’aménagement de l’espace et, désormais, jusqu’à la possibilité de rencontre et à la sexualité. Tout doit passer sous les fourches caudines du profit et de la marchandisation, y compris l’identité biologique et sexuelle des individus. En effet, au supermarché des pseudo-choix des êtres atomisés de l’avenir, il sera possible de choisir son sexe et d’en changer avec enthousiasme selon l’opportunité offerte par les rendez-vous festifs imposés par le Pouvoir.
Le meilleur moyen de fabriquer en série des individus soumis consiste à leur retirer toute possibilité d’identification à une culture, à une langue, à une histoire, à un territoire, à une origine biologique avec père et mère identifiés, et même à un sexe défini. L’homme nomade vanté par un Attali, sans attaches, dénué de passé et d’avenir, socialement fragilisé, est sciemment planifié. Toujours plus en déshérence, il sera livré à son seul narcissisme, à la consommation d’images, de flux sonores en continu et d’antidépresseurs. La culture « hors sol et hors sexe » du néo-individu répond à une feuille de route rédigée par ces totalitaires d’un genre nouveau, qui se parent des attraits usés d’un hédonisme de bazar et d’une apologie de l’amour estampillé par l’Etat.
Longtemps cible de la critique et de l’opposition aux pouvoirs en place, la famille fut perçue par certains comme l’unité de base de l’oppression, garante d’un ordre moral honni. C’est sans doute l’une des erreurs les plus absurdes des mouvements critiques du XXème siècle, et cet acharnement sur la famille constituait finalement l’expression d’une vision bornée, signe de reconnaissance pour des « petits-bourgeois » à la recherche d’une posture de révolté. Pourtant, la famille, base naturelle de la vie en société, demeure l’unité la plus apte à protéger l’individu. En effet, malgré sa fragilisation par le divorce et l’immixtion massive du spectacle médiatique et du divertissement de masse en son sein, elle est un obstacle à l’avancée du Marché et à la formation des profits. Par conséquent, la famille doit être dénaturée, voire détruite, transformée en de nouvelles formules d’associations, microgroupes à durée de vie réduite, ersatz appauvris et dégradés de la famille originelle. Le Pouvoir, ayant bien compris que le désordre moral et le relativisme nihiliste représentaient des outils de contrôle social particulièrement efficaces, a donc tout naturellement fait de la famille sa cible privilégiée. Le projet de déconstruction va s’accélérant, élément-clef sur lequel aucun recul n’est envisageable. Dans l’optique de tétaniser les foules placées devant le fait accompli, la production d’irréversibilité est devenue une technique de gouvernement.
Ce projet, le Parti Socialiste est le mieux à même de le mettre en pratique, à la différence des partis de droite, qui partagent, certes, les mêmes choix économiques ultra-libéraux, mais sont encore bridés par un électorat rétif aux bouleversements nihilistes du « tout se vaut » et à la destruction programmée de toute common decency chère à George Orwell. La Gauche use, quant à elle, d’une remise en question permanente des mœurs afin d’occulter la question sociale. Elle rencontre toujours une complicité insolente et puérile à l’extrême-gauche, dont l’absence totale de culture politique reste la caractéristique principale. Le gauchisme des années 70, qui manifestait déjà à cette époque son incompréhension complète de l’oppression moderne, a logiquement engendré des successeurs toujours plus dérisoires, enfants du festivisme, de la banalisation des drogues et d’un relativisme libertaire de salon, aboutissant à un stade encore plus avancé d’inconscience politique et de bêtise individuelle.
Face à cette nouvelle oppression totalitaire qui fonctionne à partir d’ingrédients tels qu’une fausse liberté sexuelle mortifère, la banalisation des drogues, le relativisme moral et la jouissance marchande instantanée, le « peuple de gauche » se retrouve totalement démuni. Gavé à l’idéologie festive pendant trois décennies, il est incapable d’opposer la moindre résistance au rouleau compresseur relativiste du politiquement correct le plus autoritaire. Alors, dans une France en décomposition, en ce printemps 2013, les familles catholiques, toutes générations confondues, solidement ancrées sur l’exigence de dignité humaine, ou encore l’ensemble des individus plutôt orientés idéologiquement à droite composent l’immense majorité des rangs d’un mouvement de résistance lucide aux projets liberticides actuels. Si l’on ne peut que s’en féliciter, il faut espérer que cette population, d’habitude silencieuse et oubliée des medias, identifie le véritable moteur du néo-totalitarisme en marche : la marchandisation forcée de l’ensemble de la vie humaine, à des fins lucratives et répressives, de la naissance à la mort, jusqu’à l’intimité biologique et psychologique des individus.
Le « meilleur des mondes », ce cauchemar déshumanisant actuellement en progression, peut être vaincu. Mais cette victoire suppose la perception préalable de la complémentarité étroite qui lie deux domaines en apparence séparés : d’une part l’oppression politique et économique du Capital mondialisé devenu nihiliste, d’autre part l’oppression psychologique et spirituelle qui œuvre à la dénaturation globale des mœurs et au recul de l’intelligence moyenne.
Dette des Etats, destruction des enseignements à l’école et théorie du genre appartiennent à la même feuille de route.
L’espoir d’un monde qui préserve la dignité humaine et s’oppose à la réification, pour le bien des générations futures, réside dans notre aptitude à saisir toutes les composantes du projet de l’adversaire afin de déjouer l’avenir funeste conçu par une oligarchie dénuée de tout scrupule.
Peuple de France résistant, encore un effort pour devenir révolutionnaire !
Alexandre Dunois http://www.printempsfrancais.fr/3650/en-marche-vers-le-neo-totalitarisme/
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Esteban
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Blonde youtube et les roms
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Les Identitaires : des « lanceurs d’alerte » au service de notre identité charnelle et historique
Bilan des nombreuses actions des Identitaires l’an passé, organisation du mouvement, projets du Bloc Identitaire, Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, a accordé un entretien à Novopress.
Source : Novopress du 16 septembre 2013
Novopress : Pouvez-vous dresser un bilan des Identitaires l’année dernière ?
Fabrice Robert : Le bilan est indéniablement très positif. À commencer par la Convention identitaire qui, en réunissant plus de 800 personnes, apparaît comme un véritable succès politique et médiatique.
Le lancement du mouvement de jeunesse Génération identitaire a également fortement marqué les esprits. Entre la désormais célèbre vidéo « Déclaration de guerre » (traduite en plusieurs langues à travers le monde entier), l’occupation du toit du chantier de la grande mosquée de Poitiers et l’action à Solferino avec la banderole « Hollande, démission », cette jeunesse qui monte en première ligne cherche à transmettre un message fort : désormais, on ne recule plus !
Ces derniers mois, si nous avons continué à développer – avec succès – un certain nombre de projets (associations, maison d’éditions, etc.), le mouvement identitaire a surtout été aux avant-postes du combat contre François Hollande. Rappelons que dès le lendemain de son élection, nous avions lancé l’initiative « Hollande n’est pas mon président ». Nous rappelions alors qu’élu par seulement 33% des Français en âge de voter, François Hollande n’avait aucunement la légitimité suffisante pour mener des réformes aussi profondes que l’octroi du droit de vote aux étrangers ou encore l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. Le mouvement identitaire s’est donc logiquement impliqué dans le vaste mouvement d’opposition au mariage gay qui a mobilisé des millions de personnes en France.
Au-delà de l’adoption de la loi Taubira, il faut bien avoir conscience que ces rassemblements ont permis de politiser un public qui n’était pas habitué à défiler dans la rue. Ou à militer tout simplement. Face au déni de démocratie, face à la répression, nombreux sont ceux qui s’ont passé d’un combat limité contre le mariage gay à un combat plus global contre la présidence Hollande. Les arrestations, les gardes à vue et le gazage systématique des manifestants n’ont fait que renforcer la contestation. Les slogans tels que « Hollande démission ! » ne sont d’ailleurs pas sans rappeler notre campagne « Hollande n’est pas mon président ».
Autre constat très important : la défense de la famille a suscité des rencontres, des prises de consciences et la naissance de nouvelles convergences au sein de la « droite ». Je suis donc convaincu que les Identitaires ont fortement gagné en terme d’influence à l’occasion de ces mobilisations pour la défense de la famille.
Pour le chercheur en science politique, Gaël Brustier, la thématique « identitaire » serait très prégnante chez les acteurs de la Manif pour tous. Il parle d’offensive culturelle de la droite et de la probable naissance d’un « bloc culturel, politique et demain sans doute électoral ». À nous de faire en sorte de jouer un rôle de premier plan dans cette guerre culturelle annonciatrice de victoires politiques.
Novopress : Comment s’articule le Bloc Identitaire dans ce mouvement ? Quel est son rôle exact ?
F.R. : Au sein du mouvement identitaire, le Bloc Identitaire, c’est ce pilier central qui prend la forme, à la fois, d’un réseau, d’un syndicat d’association et d’une centrale d’agitation.
Le lobby de défense des Français de souche européenne
Le Bloc Identitaire est, avant tout, le lobby de défense des Français de souche européenne.
L’objectif du Bloc Identitaire est clairement de favoriser le développement de stratégies d’influences. Nous avons toujours cru à la guerre culturelle pour gagner des parcelles de pouvoirs. Cette guerre culturelle doit utiliser tous les moyens et tous les canaux disponibles (actions militantes, campagnes de lobbying, mailings, pétitions, développement de nos médias, stratégie offensive sur les réseaux sociaux, etc.) pour renforcer sa puissance d’impact. Le gramscisme identitaire est un gramscisme culturel et technologique.Plus qu’un « parti », nous existons en tant qu’objet politique. Nous existons aussi en tant que média, en tant que créateurs d’informations et diffuseur d’informations. Média aussi car nous sommes des intermédiaires entre ce que ressent une partie majoritaire du peuple et les castes qui nous gouvernent. Nous voulons mettre des actes et des mots sur ce ressenti de notre peuple.
Aiguillon médiatique, éveilleur de consciences, le Bloc Identitaire joue un rôle à part dans le champ politique français.
Novopress : Quels sont les projets pour le BI cette année ?
F.R. : Parmi les objectifs importants : le renforcement de la fonction du Bloc Identitaire en tant qu’aiguillon politique et médiatique, lobby, centrale d’agitation. Depuis 10 ans, nous avons remporté un certain nombre de victoires sémantiques et nous sommes parvenus à imposer certaines de nos idées dans le débat politique en France.
Des « lanceurs d’alerte » au service de notre identité charnelle et historique
Mais il reste, bien évidemment, encore beaucoup à faire. Les responsables du Bloc Identitaire doivent devenir, en quelque sorte, des « lanceurs d’alerte » au service de notre identité charnelle et historique. Nous devons être des « veilleurs » capables de décrypter et dénoncer le double discours et les initiatives de ceux qui souhaitent la disparition de la France dans un vaste magma mondialisé et métissé. Par nos actions, nous devons envoyer un message fort aux nôtres qui se sentent abandonnés par la classe politique. Non, désormais, vous n’êtes plus seuls !
Autre objectif. Mettre l’accent sur le développement et l’investissement du champ associatif. Les associations permettent de s’engager autrement et surtout, à terme, d’occuper des « espaces libérés » tout en incarnant parfois de véritables contre-pouvoirs. Le tissu associatif est habituellement la chasse gardée de la gauche. Notre offensive culturelle passe donc aussi par là!
Enfin, autre objectif important. Faire entrer des personnes issues des rangs identitaires dans les assemblées municipales lors des élections de mars 2014, à travers des listes d’union et de rassemblement. Avoir des élus permettrait au mouvement identitaire de franchir une nouvelle étape. En disposant d’élus susceptibles de reprendre nos mots d’ordre et de relayer nos campagnes, le mouvement identitaire ne pourrait que gagner en influence. Au service de notre peuple et de notre identité.
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Paris : obligation de déclarer les regroupements de 2 vélos
La préfecture de police de Paris refait parler d'elle :
"Comme l'appel au rassemblement (sans volonté de bloquer la circulation) n'était pas déclaré en Préfecture (il aurait sans doute été refusé), les responsables de l'association Vélorution ont été convoqués mercredi 2 octobre à la Préfecture de Police de Paris. Vélorution nous a indiqué s'être vu rappelé à l'ordre pour avoir "organiser des 'randonnées' sans les déclarer au préalable auprès de la Préfecture".
Et pourtant, Camille Carnoz de Vélorution dénonce : "Il n'y a pas de désobéissance, car nous respectons le Code de la route. Au contraire, nous cherchons à démontrer toute notre légitimité à circuler sur cet espace public. Notre action est légale : nous avons le même droit que les voitures à constituer le trafic routier en ville".
Du coup, l'association a demandé des précisions sur la définition exacte d'une randonnée, d'un groupe de cyclistes et les obligations de déclaration d'un parcours.
Ils sont eu la réponse suivante :
- une unité constituée de cyclistes commence à partir de deux
- toute unité constituée de cycliste est une randonnée
- toute randonnée doit faire l'objet d'une délaration préalable.
"C'est évidemment absurde" s'insurge Camille Carnoz de Vélorution.
Cela signifie, qu'en théorie, tout regroupement qui compte au moins deux cyclistes devrait faire l'objet d'une déclaration préalable en Préfecture..."
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Quand le rideau de fer se baisse sur la France active
Grâce à la CGT, seuls les épiciers arabes auront donc désormais le droit de travailler après 21 heures et le dimanche. N'est-ce pas là une attitude un peu raciste de notre société ? se demandera-t-on. Essayons d'aller au-delà.
La centrale communiste est parvenue à devenir majoritaire au sein du groupe des magasins populaires fusionnés sous l'enseigne Monoprix. Or, c'est bien cette bureaucratie syndicale qui a mis son veto à un accord sur les horaires nocturnes. C'est ainsi que par conséquent plus de cent magasins de cette chaîne, orientée vers des achats essentiellement utilitaires, et dont l'ouverture un peu plus tardive rendait service aux gens contraints à de longs déplacements en transports en commun, vont devoir fermer à 21 heures. (1)⇓
Qu’importe les clients, – ne parlons mêmes pas des actionnaires !, – pourvu que nous tenions le comité d'entreprise : doctrine constante des bureaucraties syndicales.
On ne doit pas s'étonner de cette évolution franchement rétrograde.
Il ne semble pas inutile revenir loin en arrière pour comprendre la tactique, malheureusement inchangée, des cégétistes.
On se souviendra par exemple du premier gouvernement de l'union de la gauche, sous la présidence de Mitterrand. À partir de 1981, on avait vu certes l'effondrement électoral du PCF dans les urnes. Mais la même période avait permis à la CGT de prendre le contrôle, au sein de la SNCF, du comité d'entreprise national créé par Fiterman, lui-même ministre d'État communiste des Transports jusqu'en mars 1983.
Les vagues de nationalisations de 1946 avaient été conçues par les services et les réseaux du ministre de la Production industrielle de l'époque. L'apparatchik Marcel Paul met alors en place la doctrine et la pratique des cégétistes. Ils posent comme axiome que l'entreprise doit fonctionner d'abord au bénéfice, spectaculaire et immédiat de ses salariés : cela conduit à l'octroi arbitraire d'avantages avant tout en nature sur le prix du kilowatt ou du billet de train, etc.
En observant un peu attentivement la carrière du militant communiste Marcel Paul on découvre, certes, un léger décalage avec les positions officielles, avec la propagande de son Parti, auquel cependant il demeurera fidèle toute sa vie.
Dès l'été 1944, les dirigeants du PC martèlent en effet des mots d'ordre présentant la "production" comme une sorte d'impératif national.
Cette conception quasi militariste de l'Usine relaye une idée de réforme générale de la France : on la retrouve, à partir de septembre 1944, dans tous les discours se réclamant de l'esprit de la résistance.
Or, le "pitau" (2)⇓ Marcel Paul s'en écarte quelque peu. Il donne la priorité, au sein des bastions étatisés, aux "œuvres sociales". Cette pieuse étiquette recouvre en fait un pillage systématique des ressources au profit des réalisations de propagande. Il s'illustre en particulier dans le cadre de la fondation d'EDF-GDF où il joue un rôle décisif. On peut mesurer, aujourd'hui, encore l'impact des infléchissements de l'époque. (3)⇓
Et c'est précisément sur cette question qu'il sera mis sur délicatement sur la touche par la fédération CGT de "l'éclairage" en 1964. Il est devenu un peu trop voyant. Dès la constitution du gouvernement de 1947, dont les staliniens poussés dehors par Paul Ramadier ne se retireront qu'en avril, Marcel Paul ne redevient plus ministre.
Dès janvier, au contraire, il revient au sein du fief d'EDF-GDF, qu'il a créé ; il devient en février président du Conseil central des œuvres sociales (CCOS). Il y restera jusqu'à la dissolution de l'institution par le gouvernement Pleven en 1951.
Qu'on se rassure : elle fut remplacée par la "Caisse centrale d'activités sociales". Contrôlée par la CGT, cette CCAS est incontestablement "le plus gros et le plus riche comité d'entreprise de France"; elle serait même "le premier acteur du tourisme social en France".
À remarquer par conséquent que la question reste pendante : la reconstitution de cette institution, matériellement essentielle à l'appareil du Parti et de la CGT, continue d'engendrer les mêmes formes de "gestion", et de digestion, qui font certes l'objet d'une procédure judiciaire mais dont on attend le procès, remis de trimestre en trimestre, depuis des années. Qu'on en juge :
En 2007, "L'Express" (6 mars) affirme : "Affaire du CE d'EDF : le juge accélère."
En 2012 "Le Figaro" (10 septembre) se félicite : "Des dirigeants de la CGT renvoyés en correctionnelle".
En 2013, cependant, la date de l'audience reste toujours problématique.
On doit bien comprendre à cet égard que ce détournement de ressources n'est possible qu'au sein de quelques rares entreprises généralement des monopoles historiques liés à l'État.
Or, les vieux slogans post soixante-huitards, le droit à la paresse, le partage du travail, etc. continuent de faire recette sur ce modèle ravageur, ruineux et destructeur, comme si on pouvait le généraliser.
Coupés du réel, coupés de l'opinion, coupés aussi de la vie concrète des gens les admirateurs, parfois inconscients, de l'idéologie cégétiste la relayent impunément.
Se réclamer ainsi de la gauche, sur ces bases-là, revient à saboter l'économie. Cette attitude se révèle, et se révélera de plus en plus, contradictoire avec le redressement de la Nation et les aspirations à la Liberté.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Notes
1 - cf. Le Monde.fr en ligne le 01.10.2013 à 20 h 09 • Mis à jour le 02.10.2013 à 10 h 14⇑
2 - Ce terme désigne les enfants de l'assistance publique. Pierre Durand en fera en 1983 le titre d'une révélatrice hagiographie "Marcel Paul vie d'un Pitau" ed. Messidor, 320 pages⇑
3 - cf. Rapport de la Cour des comptes du 16 septembre 2013. -
Paul-Marie Coûteaux à L'AF : "Je veux restaurer parmi les nationaux la culture d'Etat."
Paul-Marie Coûteaux, président fondateur de Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL), une des composantes du Rassemblement Bleu Marine, a accordé un long entretien à L’Action Française, dans lequel il revient sur son appel récent à un gouvernement de salut public après les propos de François Fillon. Il livre aussi à nos lecteurs ses espérances politiques pour l’avenir de la France.
L’Action Française : Vous en appelez à un gouvernement de salut public : mais qu’attendre d’une UMP qui a tourné le dos à une politique d’indépendance nationale et avalisé la soumission de la France à Bruxelles et aux Etats-Unis (traité de Lisbonne, retour dans le commandement intégré de l’OTAN, traité budgétaire...) et ne semble pas prête à faire son autocritique ?
Paul-Marie Coûteaux - Je ne pose pas la question politique en ces termes, un peu aléatoires. Au SIEL, nous n’attendons rien d’aucun parti, mais beaucoup des hommes. Pour cela, voyons au delà de l’actuel paysage politique - d’ailleurs en ruines. Notre responsabilité, à nous autres nationaux, n’est pas seulement de remporter, contre tel ou tel, des victoires électorales, condition nécessaire certes, mais bien insuffisante. Notre responsabilité est de préparer la victoire tout court, la victoire historique qui consistera à "reprendre le pouvoir", en relevant les instruments détruits de la souveraineté, aussi bien extérieure (indépendance nationale) qu’intérieure, (autorité de l’Etat), puis en l’exerçant à la fois durablement et dans sa plénitude, conformément aux intérêts des Français -mais seulement de leurs intérêts à long terme, c’est-à-dire de la France.
Tel est à mes yeux l’objectif du Rassemblement Bleu Marine (dirigé par sept personnes, dont moi-même, deux autres membres du SIEL, un ancien radical, et un ancien proche collaborateur de Chevènement), un Rassemblement national qui doit être pris au pied de la lettre, non comme une machine électorale mais une matrice de gouvernement. Beaucoup ont l’air de croire que la politique consiste à se faire voir, alors qu’elle consiste d’abord à prévoir, je veux dire à voir delà du jeu présent - gouverner c’est prévoir, mais il faut commencer par prévoir de gouverner... Il faut anticiper, et nous placer d’ores et déjà devant la situation, à laquelle trop peu pensent, où Marine le Pen serait élue Présidente de la République - dans trois ans, si les ficelles de M. Hollande le tiennent jusque là, ce dont je doute. Faire de la politique ne m’intéresse pas, ou plus ; ce que je veux, c’est restaurer parmi les nationaux la culture d’État, et gouverner d’urgence.
Or, il se trouve que cet objectif qui devrait être naturel, est non seulement un objectif mais aussi le moyen d’y parvenir, je veux dire de gagner les élections, tant il est vrai que le problème du RBM n’est plus la dé-diabolisation, mais la crédibilité gouvernementale : nous ne gagnerons que si nous nous plaçons nous-mêmes en situation de gouverner, et de nous présenter ainsi devant les Français - mon obsession, désarmer la ritournelle : "Le FN est incapable de gouverner". Pour ce faire, il faut un programme complet et crédible, ce qui est en bonne voie depuis un an. Mais aussi ce que j’appellerais une "architecture gouvernementale". Nul n’imagine un gouvernement 100% FN, d’abord parce que ce parti n’a pas été conçu pour cela à ses origines (celle de 1962 ou celle de 1972), ensuite parce que jamais un parti n’a gouverné seul (même pas l’UNR du temps du Général ), ce qui d’ailleurs ne serait pas souhaitable : il faut une très large légitimité pour gouverner au sens véritable du terme, je veux dire pour se situer à la hauteur de l’Histoire, de la prouesse historique qui consiste à changer du tout au tout le cours des choses - en dehors de quoi la politique n’a qu’un médiocre intérêt.Coûte que coûte, le Rassemblement doit inclure des personnalités indépendantes des partis politiques (non pas tant des techniciens que des savants - en particulier, à mon avis, de sensibilité écologique...) ou qui sont actuellement membres de partis hégémoniques parce qu’il leur a fallu en passer par eux pour être élus. Je pense d’abord aux chefs des partis souverainistes, famille à réunir d’urgence, mais aussi à des hommes qui se sont en effet compromis avec le Système. Certes, il peut se trouver d’anciens responsables ou ministres de gauche tout à coup désireux de servir un peuple qu’ils ont largué pour les charmes d’une mondanité (au sens de Pascal, celui de l’athéisme, du refus de toute foi, du déni obstiné du surnaturel dans l’Histoire), une mondanité dont je vois peu parmi eux capables de se défaire. Pardon de l’avouer : j’en vois davantage à l’UMP, dont je connais quelques poignées - ou quelques grappes encore accrochées au radeau de la Méduse qu’est devenue cette prétendue "Union" démâtée. Et je les vois d’autant plus qu’il leur est de moins en moins nécessaire d’être héroïques, attendu que leurs troupes regardent Marine avec une croissante bienveillance - voir le sondage IFOP in Valeurs Actuelles du 12 septembre : 38% des sympathisants UMP se disent très ou assez proches de Marine - seulement 11% à gauche, soit quatre fois moins. Ces 38% m’intéressent, et non moins les chefs qui finiront tôt ou tard par les suivre. [...]
Propos recueillis par François Marcilhac - La suite dans L’Action Française 2871
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Paul-Marie-Couteaux-a-L-AF-Marine
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Les veilleurs à Nantes
Les Veilleurs nantais se réunissaient hier soir sur le thème de l'éducation. "L'éducation, c'est la famille qui la donne ; l'instruction, c'est l'état qui la doit" disait Victor Hugo.
L'étude de ce thème se poursuivra demain au cours d'un colloque :
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222 500 avortements réalisés en 2011 en France
De Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :
"Dans une indifférence quasi générale, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a rendu publics cet été les derniers chiffres sur l’« interruption volontaire de grossesse » en France. Sans surprise, on y apprend que le nombre d’avortements reste l’un des plus élevés des États européens avec 222 500 IVG réalisées en 2011. Les auteurs peinent une nouvelle fois à interpréter ces statistiques : « Le nombre d’IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas par un défaut de couverture contraceptive » (p. 3). Et pour cause, selon le dernier Baromètre Santé du ministère de la santé, 91 % des Françaises « sexuellement actives » utilisent une méthode contraceptive tandis que plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain – dont le mécanisme antinidatoire équivaut à un avortement précoce de l’embryon – ont été vendues en 2011. [...]
Seconde information capitale du rapport de la Drees, la part prise par la technique abortive dite « médicamenteuse » (par RU-486) qui représente dorénavant 55 % de l’ensemble des IVG. 13 % des avortements sont même exécutés selon cette procédure en cabinet libéral (chez le gynécologue et le généraliste) sans que la femme soit obligée d’être hospitalisée, un chiffre considérable qui montre que l’« avortement à domicile » est en train de se banaliser à toute allure."

