Qu'un Européen peu scrupuleux leur apporte un tonneau de tafia, et aussitôt, sans perdre une minute, ils se jettent sur ce poison pour s'en gorger jusqu'à tomber ivres morts. Crédules, obscènes, frivoles, paresseux, menteurs, ils déshonorent l'espèce humaine.
Charles Richet.
Nous vivons sur le cadavre putréfié de la France de jadis. Sidérés par le syndrome du bougisme hystérique, abrutis par des stimuli alimentaires, sexuels, pornographiques et stupéfiants incessants, administrés par la très aliénante télévision (objet par excellence de l'assujettissement des individus scotchés sur leur canapé de mort), les Français (à la francité inconsciente) ne se rendent même plus compte des conditions de l'effroyable écosystème dans lequel ils vivent. Comme assis sur un tas de détritus ou sur la dépouille d'un animal suintant de pus, l'individu sous neuroleptiques télévisuels avale sans broncher les poisons psychiques déversés par leurs maîtres. Il se complaît dans la fange produite par un Système qui englobe tout, qui salit tout, qui altère tout, qui empoisonne tout. Progressivement déféqués, les excréments au milieu desquels baignent les Hexagonaux sans âme provoquent chez eux, d'une manière indolore, anosmie, agueusie et cécité. Les voilà fin prêts pour disparaître, déjà étouffés, dissous par le méconium du monde-prison qui vient. La télévision et les outils annexes de propagande servent en premier lieu de tampon entre l'individu (la personne nécessairement esseulée par ce Système jaloux) et les métamorphoses monstrueuses subies par une société au point de rupture. Bref, les moyens de diffusion propagandistes sont tout à la fois incitateurs de décadence et chloroforme embrumant les effets de ladite décadence, un peu comme ces psychopathes appréciés des cinéastes torturant atrocement leurs victimes en leur susurrant de gentils mots... de réconfort. Chaque jour est-il bon de s'interroger sur les effets réels et profonds de leur infernale télévision décortiquant le cerveau de ses innombrables victimes. Combien de temps le régime politique en place survivrait-il à la disparition de la télévision ? Et le Système ? Et son Engeance mortifère ? Combien de temps ? Combien de temps l'autochtone mettrait-il pour se réveiller ? Combien de temps supporterait-il ainsi le monde hideux qui l'entoure sans cet objet maléfique, totem des foyers, destiné à distordre la réalité ? Regardons froidement autour de nous et estimons à sa juste proportion le nombre de jeunes gens, de chômeurs ou de retraités qui recherchent inconsciemment les effets anxiolytiques de la télévision qui ruinent littéralement les capacités critiques et de réaction de l'indolent téléphage. Le sourire de telle présentatrice demeurée apaisera l'automobiliste mis en danger dans la journée par un chauffard d'origine incontrôlée. La propagande ethno-masochiste du 20h fera digérer les blessures, les vexations quotidiennes qui ont mortifié le cœur et souvent le corps de Français sans défense à la merci d'exotiques tortionnaires. Les explications alambiquées d'experts certifiés conformes persuaderont, souvent tard le soir, au paroxysme de la fatigue du téléspectateur, la petite ménagère pâle estomaquée devant des comportements bizarres et violents, que tout s'arrangera avec le temps et que les incivilités des Autres ne sont rien comparées à l'extrême souffrance qui habite ces gens « un peu » différents...
Le développement fulgurant de la mentalité primitive
Étonnant phénomène qui gangrène la France, hier si "cartésienne" (dans le sens vulgaire du terme), spirituelle, fine, intelligente. Celui du développement de l'irrationalité tribale telle que cette grossière imbécillité dépeinte au début du siècle dernier par le sociologue juif Lucien Levy-Bruni (cousin d'Alfred Dreyfus et esprit relativement libre jusqu'à l'avènement de l'anti-fascisme intellectuel dans la première moitié du vingtième siècle) dans son fameux ouvrage La mentalité primitive. Un livre dans lequel le savant prétend démontrer la spécificité remarquable de l'esprit des "Sauvages" d'Afrique ou d'Océanie qui se caractériserait donc par une irrationalité fondamentale expliquant cette propension tribale à tout corréler à la magie et aux forces telluriques mystérieuses pour le moins conjecturelles. On pensait cette façon de penser disparue, l'idolâtrie révolue... Las, nous assistons aujourd'hui à une lamentable avancée de l'irrationalité brute et axiologique. Étrange évolution ou plutôt involution sociologique dans un indigénat judéo-maçonnique qui assène à tous les petits élèves de l'école salement républicaine les slogans laïcards les plus violents et qui s'échine incessamment à ringardiser la religion et la "crédulité" de nos ancêtres. Leurs "Lumières", leur psychanalyse, leur civisme, leur "science", leurs idéologies ne sont-ils pas utilisés (et parfois créés dans ce sens) pour casser religion et appartenances religieuses ? Leur but avoué fièrement tout récemment par un Jacques Attali euphorique ? Transformer en lupanar postmoderne les nations du monde et en particulier la France, cible et proie de choix. « La France doit devenir un hôtel...». Une zone de transits nomades où tout est relatif, tout est démonétisé dans un monde désenchanté. Un territoire intégralement dévolu à la consommation, à la prostitution, au mélange des races... et à la violence d'importation. L'objectif d'Attali n'est plus très loin : l'esprit de nos aïeux se meurt dans une France ouverte aux quatre vents violentée chaque jour un peu plus par ceux qui prétendent la diriger. Mais la mentalité primitive, d'importation celle-là, s'amplifie. Ici observe-t-on la multiplication d'espèces de rituels Vaudou, ailleurs des fausses messes au cours desquelles des corps boudinés et enfiévrés s'agitent en danses macabres. Là encore, de ténébreux individus s'adonnent à la pratique du sacrifice et à l'écoulement du sang humain pendant que d'autres énergumènes (qui sont censés être sensés... et nos égaux !) cuisinent des pénis de je ne sais quelle bestiole africaine ou sniffent de la poudre de gonades de zébu dans l'espoir d'accroître magiquement leurs sacro-saintes capacités sexuelles. D'autres, enfin, n'ont pour désir que la possession de la femme autochtone, rousse ou blonde de préférence.
La prolifération de la cigale au détriment de la fourmi
La mentalité primitive se caractérise-t-elle également par une puérilité persistante (à l'âge adulte), une insouciance invétérée et un manichéisme réflexif mis en exergue il y a un siècle par le prix Nobel de médecine Charles Richet ? C'est parfois ce que l'on peut penser en observant attentivement les comportements spontanés des populations "banlieusardes" ou néo-parisiennes et primo-arrivantes à la suite d'événements subjectivement heureux ou malheureux effleurant leur épiderme. On se rappelle à ce propos des incroyables scènes de liesse collective dans certains squats de l'Est parisien à la suite de l'intervention militaire française au Mali où l'on voyait alors des allogènes pratiquer la danse du ventre pour exprimer leur soulagement... Performance relativement esthétique accompagnée des cris hystériques de grosses femmes joviales et exaltées à l'écoute desquels l'on discernait (sans l'accent) des « Merci la France, merci la France »... Cette même France (sans l'accent) qui fut hier encore, à Joué les Tours, tour à tour abhorrée puis louée par de drôles agités arborant des drapeaux fort exotiques. En août dernier, une vidéo équivoque procédait à la victimisation de deux jeunes femmes africaines qui auraient été maltraitées par la police dans cette localité. Rien n'est alors dit (et ne sera dit) sur les circonstances de cette échauffourée... Le but étant, encore une fois, de stigmatiser la France blanche. Illico presto les demoiselles, sous le statut de victime, portaient plainte contre les agents responsables d'un "racisme" insondable et apparaissaient aux yeux du média complice comme des anges du vivre-ensemble républicain. Aussitôt les familles, les amis, les voisins, les frères et les sœurs des plaintives s'approprièrent les rues de Joué les Tours pour faire partager leur joie aux locaux. En faisant visiblement mouche puisque l'on aperçoit dans un reportage journalistique (entendre propagandiste) immortalisant cette liesse colorée quelques autochtones se trémousser au rythme du tamtam des djembés ghanéens.
Une criminalité ludique ?
L'été sera chaud, pronostiquaient quelques météorologues (et sociologues) il y a quelques mois. Il le fut. C'est pourquoi, tout naturellement, les Lyonnais (ou résidents lyonnais) se sont précipités dès le début du mois de juillet dans les piscines municipales ou communautaires de Lugdunum et de sa région afin de fuir les morsures du soleil estival. Les baigneurs pensaient faire preuve de sagesse en fréquentant ces complexes aquatiques où ils espéraient trouver une fraîcheur et une quiétude salvatrices. Grossière erreur et naïveté puérile... La majorité des piscines publiques du Rhône furent contaminées par de gros bacilles enragés qui agressèrent les familles placides et les adolescents caucasiens. Je ne sais cependant si l'on perçoit correctement les éléments violents en question sur les clichés publiés par le journal antiraciste Le Monde du 4 août dernier, où l'on constate par ailleurs de jeunes Africains courir aux abords de la piscine ; ce qui est formellement interdit pour des raisons évidentes de sécurité, soit dit en passant. Les autorités ont doublé le nombre d'agents de sécurité, augmenté d'un tiers les effectifs en maîtres-nageurs, incité la police nationale à visiter davantage les alentours des piscines, mais rien n'y fit. Les violences s'intensifièrent jusqu'aux premiers rafraîchissements climatiques qui mirent (provisoirement) fin aux véritables émeutes insufflées par des chances pour la France. Ainsi en juillet et août, des dizaines de jeunes « très nouvelle France » attaquèrent à plusieurs reprises des piscines municipales ! Attaques indubitablement organisées puisque les belligérants prirent d'assaut plusieurs complexes en lançant des centaines de cailloux de taille non négligeable sur des bassins en plein air ! Le 6 juillet, les policiers durent utiliser leur Flash-Ball pour protéger une population pâle prise en otage par une prolifique violence. Trois jours plus tard, une centaine de délinquants juvéniles (que l'on ne présente plus) refusa de quitter les bassins de la piscine du Rhône traumatisant des employés peu préparés à ce genre de guérilla urbaine. La mesure principale préconisée par les petits politiciens locaux dans l'espoir de combattre efficacement la délinquance aquatique nous laisse sans voix : l'augmentation des tarif s pour dissuader les baigneurs extérieurs... Alors que la plupart des néo-barbares visés ici resquillent toujours d'une manière ou d'une autre pour faire trempette !
Décidément, on a du mal à appréhender cette mentalité et à l'accepter même lorsqu'elle ne nous touche pas directement. Il y a quelques jours dans un supermarché de la belle ville de Colomiers une saynète extraordinaire (à nos yeux tout du moins) témoignait de cet étrange fonctionnement cérébral. Une fillette d'origine gabonaise de 10 ans à qui la maman avait demandé d'aller chercher très vite les courses manquantes dans le magasin courut le long des caisses quand elle croisa le « compagnon de la cousine de sa mère » (sic), lui-même gabonais, soudainement irrité... Sans raison, par jeu, il frappa à sept reprises le crâne de la gosse devant une clientèle abasourdie. Assommée, il la releva en la tirant par une oreille... Le tribunal bouleversé par le chômage du boxeur ne lui infligea que quelques mois de sursis. Peut-être que notre clémente institution a-t-elle également jugé bon de ne point juger ce qu'elle ne comprenait pas ?
Ces agitations simiesques ne sont bien sûr rien comparées aux événements qui ensanglantent depuis des mois et des années la nouvelle Necropolis, Marseille et ses environs. Les commentateurs maquillés parlent de règlements de compte, de spirale de la violence, de crimes organisés, évoquent les conditions socio-économiques désastreuses de la cité phocéenne (quid de son immigration à croissance exponentielle épinglée dès les années 1930 par Lucien Rebatet ?), la drogue, l'argent facile... Certes, ces éléments sociologiques participent-ils à nourrir le phénomène de l'ultra-violence qui touche une grosse partie des Bouches-du-Rhône, et probablement ont-ils joué un rôle dans sa genèse, mais leurs effets sont démultipliés par un phénomène qui a déjà été étudié dans les quartiers afros et latinos états-uniens : le goût du crime pour le crime cultivé dans une configuration idoine. « Pour la première fois, déclarait l'ancien juge d'instruction et nouveau romancier André Fortin dans Le Monde du 22 août, je me demande s'il n'y a pas un phénomène d'émulation criminologique à Marseille », ou en d'autres mots (et d'ailleurs la plupart des derniers assassinats marseillais ne seraient pas spécifiquement des règlements de compte) si cette succession de crimes et de canardages n'était tout simplement pas l'expression d'une mentalité primitive mise à nue par de longues années de violence glorifiée. Heureusement, cette mentalité spécifique (pour ne pas utiliser un autre adjectif) peut engendrer des comportements plus doux comme à Trappes ou à Saint-Denis où les autorités de notre indigénat pensent encore qu'avec le couvre-feu de 20 heures, "on" peut calmer la masse des quartiers... Un nouvel habitant de Saint-Denis témoignait le 28 août dernier pour le journal Le Parisien : « On voit des groupes déjeunes, des verres de vodka à la main, passer quasiment toute la nuit dans des salons de coiffure (sic) »... Pendant que des merlans et des maquereaux d'un nouveau genre absorbent les fumées magiques de leur crack à quelques encablures de là... Tout allait bien jusqu'à ce couvre-feu qui, selon le sociologue Christian Mouhanna possédant, au moins, cette faculté de nous faire rire, « risque de casser la vie sociale »...
François-Xavier Rochette Rivarol 5 septembre 2013
France et politique française - Page 4725
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La mentalité primitive et ses expressions modernes
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Pétition pour avoir le droit de tenir un autre discours sur l'avortement
Aux ministres Touraine & Vallaud-Belkacem : après les affaires Médiator et pilules 3G, ne faites plus de négationnisme sur l’avortement et arrêtez de museler vos opposants !
Les sites qui, comme ivg.net, apportent des bémols sont, eux, qualifiés de « biaisés » parce qu’ils osent inciter les femmes à réfléchir aux conséquences psychologiques de cet acte. Curieusement, aucune voix politique ou médiatique ne se fait entendre pour protester contre cet abus de pouvoir scandaleux.
Plus récemment, les gynécologues Israël Nisand et Brigitte Letombe ainsi que la psychanalyste Sophie Marinopoulos ont publié en mars 2012 une tribune dans Libération pour rappeler que bien qu’ils soient défenseurs de l’IVG dès la « première heure », ils ne voulaient pas laisser dire n’importe quoi ! Ils fustigent littéralement la tendance actuelle qui voudrait faire croire que le recours à l’IVG n’aurait aucune incidence sur la vie des femmes :
"Nous ne pouvons pas laisser dire que les femmes qui y ont recours ne sont pas marquées, d’une façon ou d’une autre, par cette expérience. Nous voyons chaque jour dans nos consultations des femmes qui nous disent leur souffrance psychologique et leur mal-être parfois de nombreuses années après, alors qu’elles auraient pu «cocher» lors d’un sondage que «tout allait bien». La souffrance ne se coche pas, elle se parle ! Sauf à ne considérer les femmes que dans le registre physique, sauf à omettre leur vie psychique, on ne peut pas écrire que l’accouchement présente un plus grand risque que l’IVG.
Cette posture, qui date de la médicalisation de l’IVG en France, revient à dire que l’avortement n’a aucune conséquence dans la vie d’une femme. Certes elles ne meurent plus ; certes les cases à cocher ne montrent plus de complications, mais tous les cliniciens qui rencontrent des femmes savent qu’il s’agit là d’un vrai négationnisme : il s’agit de dénier le fait qu’une IVG peut marquer douloureusement une vie. Nous n’avons jamais rencontré de femmes pour qui l’avortement a constitué «un événement fondateur de leur vie d’adulte» et nous ne voyons pas quelle étude statistique permet d’affirmer cette énormité. (…) La santé ne se réduit pas au corps mais concerne aussi la santé psychique qui échappe si souvent aux froides analyses statistiques.
Nous, cliniciens favorables aux droits des femmes à interrompre une grossesse et à avoir une sexualité sans risque de grossesse non voulue, nous n’acceptons pas pour autant la banalisation de l’IVG. (…) Nous proposons de ne plus ignorer les difficultés psychiques des femmes qui ont subi une IVG et de tout faire pour prévenir cet événement d’autant plus indésirable qu’il se produit tôt dans la vie des femmes, épargnant toujours les garçons si peu initiés à leur vraie responsabilité.
Demandons à Mmes Vallaud-Belkacem & Touraine:
- D’avoir au moins une position neutre en matière d’IVG,
- De prendre en compte comme le demande le Pr Nisand, la « souffrance psychologique » des femmes et ne plus «banaliser l’IVG »,
- D’avoir une position responsable et volontariste dans la prévention de l’IVG,
- D’arrêter de nier les dangers médicaux et psychologiques de l’IVG,
- De promouvoir des enquêtes médicales sérieuses sur les conséquences de l’IVG.
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François Hollande dans la souricière
par Yves-Marie Laulan.
Il n’a aucune chance d’en sortir. Voici pourquoi.
Tous les indicateurs sont au rouge : le déficit public atteint 72,6 milliards (sur une base annuelle)[1]. Prévu à 3,7 % en 2013, il devrait plutôt s’orienter vers 4% du PIB. Les défaillances d’entreprises se multiplient : plus de 15 000 en deux mois, d’où un chômage historiquement élevé, proche de 11%. Ce n’est pas fini, hélas. Les créations d’emplois sont à la baisse : près de 8000 emplois sont perdus chaque jour.[2] La compétitivité est en baisse et la productivité aussi. La France est-elle devenue le « malade de l’Europe » aux côtés de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne et de l’Italie ?
C’est la raison pour laquelle l’agence de notation Fitch vient de retirer à la France son triple A, qu’elle avait conservé jusqu’ici par on ne sait quel miracle. Il était temps. Car conserver un triple A à une économie qui sombre en douceur était une aberration qui n’avait que trop duré.
1°La problématique de François Hollande est simple :
S’il fait les réformes dont la France a besoin, et que Bruxelles, et derrière l’Allemagne, lui réclament avec insistance (et sans aucun succès), il perd son électorat, ou ce qu’il en reste. Ce qui ne lui plait guère. On le comprend.
S’il ne réforme pas l’économie française en profondeur, la France poursuit sa trajectoire vers un déclin économique sans recours.
2°Or, ce que l’on a vu jusqu’ici, s’apparente à la « politique du “chien crevé au fil de l’eau” ». Beaucoup de belles déclarations d’intention, beaucoup de discours roboratifs, beaucoup d’excellents rapport documentés (dont le dernier en date est celui de Louis Gallois)[3] que l’on s’empresse de mettre au placard. En attendant que cela passe.
Le gouvernement vient bien d’annoncer des investissements de 12 milliards (énergie, santé, secteur aérien) pour stimuler les emplois des jeunes. Mais quand vont-ils porter leurs fruits ? En 2013 ou 2014 ? Un nouvel exemple de trop peu, trop tard ?
3°Le problème français est archi-connu. Inutile de le rappeler en détail : taille excessive du secteur public, dépenses publiques bien trop importantes, poids des impôts et des charges sociales écrasant, prix et salaires trop élevés, nombre d’heures travaillées insuffisant, rigidité du marché du travail, manque de compétitivité à l’exportation etc. etc.
Tous les rapports depuis 30 ans, et plus, reprennent inlassablement cette monotone litanie. Rien y fait. François Hollande poursuit imperturbablement sa marche vers le mur. Ou, plus précisément, il évoque ces acteurs qui font semblant de marcher sur une estrade de théâtre tout en faisant du sur place. En bon radical socialiste qu’il est dans l’âme et adepte de la méthode Coué, François Hollande attend que les choses s’arrangent d’elles-mêmes, avec le temps, et une hypothétique reprise. Il ne voit pas que le temps lui est mesuré, ne serait-ce qu’en raison de la conjoncture mondiale, qui reste peu porteuse, notamment dans la zone euro, elle aussi frappée de neurasthénie
4° Sa seule politique consiste à augmenter sans cesse les prélèvements obligatoires sous des formes diverses, ce qui étrangle inexorablement la croissance, et, avant même cela, la reprise, qu’il déclare avec un bel optimiste et un myopie affligeante, au « coin de la rue » (comme jadis le président américain Hoover au début de la crise de 1939). Or le déficit, qui reste inexorablement fixé à plus de 3,5 %, continue de progresser et tandis que le chômage augmente de mois en mois.
Certes, la France finance sa dette à des taux historiquement faibles. Mais pour combien de temps ? Cette situation est profondément artificielle et malsaine. Chacun le sait. Les marchés financiers risquent fort de se réveiller tôt ou tard, et avec quelle brutalité.
5° En fait, la France est entrée dans une sorte de « récession douce » avec un taux de croissance prévu, au mieux, à 0,1 % : une misère. Les Français ripostent à la situation à leur façon en augmentant leurs épargnes avec un taux d’épargne de 15,5 % et en limitant sévèrement consommation, qui reste stagnante. Les enquêtes montrent que les ménages restent fort pessimistes sur leurs perspectives d’avenir. Or la consommation est traditionnellement le moteur de l’activité économique en France alors que les entreprises réduisent leurs investissements et que l’exportation reste en berne, faute de compétitivité de la maison France . Il y a belle lurette que nous ne faisons plus le poids sur les marchés étrangers.
6° C’est ici que l’on mesure une fois de plus le rôle néfaste de l’euro qui pèse comme une chape de plomb sur l’économie française. Sans l’euro, il y a longtemps que la France aurait dévalué, histoire de reprendre un peu de vigueur à l’exportation. L’euro devait, en principe, obliger la France à être vertueuse sur le modèle allemand. Mais le gouvernement (ni, à vrai dire, la plupart des Français) n’ont aucunement l‘intention d’être vertueux. Et voilà la France prise dans un cercle vicieux, ou plus précisément, une vis sans fin . On ne voit pas la fin de la crise, et on ne voit pas non plus comment la France pourrait s’en sortir. A dire vrai, la plupart des Français s’accommodent bien de cette situation, du moment qu’on ne touche pas aux vacances, aux retraites, à la « Secu ». Bref, tout ce qui vaut la peine de vivre.
7° Or le malheur veut que toutes les conditions sont réunie pour qu’une nouvelle crise financière internationale, comme celle de 2008, éclate à tout instant .
Les États-Unis n’ont fait qu’effleurer du doigt les réformes qui auraient dû remettre le secteur bancaire américain sur le droit sur le droit chemin. Le président Obama s’est montré extraordinairement timoré. Il est vrai qu’il a largement dû son élection à Wall Street. Les banques américaines sont promptement revenues à leurs anciennes amours, « derivatives et hedge funds » compris (le cocktail toxique qui avait été en partie à l’origine de la précédente crise financière).
La reprise anémiée constatée aux États-Unis est largement due à la politique poursuivie par Ben Barnanke, président du Federal Reserve, avec la création d’une quantité prodigieuse de monnaie par le biais d’une quantité de rachat de bons du Trésor américains et des taux d’intérêt historiquement bas : une recette très sure pour hâter le retour de l’inflation. Mais en dépit de ce remède de cheval, l’économie américaine ne réagit que faiblement, comme un malade saturé de médicaments.
Alors, à quand la prochaine crise ?
En attendant, la zone euro ne sort pas de son hibernation, et la France aussi.
Notes
[1] Largement du, il est vrai, aux engagements internationaux de la France.
[2] Or, faut-il le rappeler, la population augmente de 0,5% par an. Où sont les nouveaux postes de travail à créer pour les employer ? En valeur constante le PIB par tête est inférieur de 2,1 % à ce qu’il était 5 ans plus tôt. En d’autres termes , la France s’appauvrit et les Français aussi.
[3] On est passé du « choc » au « pchitt » puis au « bof ».http://francephi.com/tribunes-de-notre-invite/francois-hollande-dans-la-souriciere/
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[Communiqué] Estime royaliste...
Les désaccords politiques, même entre royalistes, n’interdisent ni l’estime ni l’amitié.
Aussi est-ce avec inquiétude que nous avons appris, par le canal du bimensuel Royaliste, l’hospitalisation d’Yvan Aumont, membre du Comité directeur de la Nouvelle Action Royaliste, et pilier du mouvement, dont personne n’ignore le dévouement à la cause royale.
Annonce page 15 de Royaliste 1040 du 30 septembre au 13 octobre.Nul doute que la fatigue morale et physique du déménagement imposé par la Ville de Paris à la Nouvelle Action Royaliste, qui a dû quitter cet été ses locaux historiques du 17 rue des Petits-Champs dans le 1er arrondissement de Paris, n’aura eu raison des forces d’Yvan.
Le Centre Royaliste d’Action Française se joint à tous ses amis pour former des vœux sincères pour son rétablissement le plus rapide possible.
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Estime-royaliste
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François Hollande accueilli à Cherbourg
Ouest-France évoque quelques petits heurts avec les défenseurs de la famille. Sur son blog, Fikmonskov conteste ces "heurts" et publie quelques photos.
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Travail dominical : Une révolte ? Non, une révolution !
« Mais, c’est une révolte ? » ; et ceux qui veulent travailler de répondre : « Non, monsieur le Président, c’est une révolution ! »
Car lorsqu’un tabou est non seulement dénoncé, mais transgressé au vu et au su de tous, c’est bel et bien une révolution, du moins dans les esprits, qui est en marche.
La fronde des quatorze magasins de bricolage ayant bravé ce dimanche en Île-de-France l’interdiction d’ouvrir est une première en France par son ampleur médiatique autant que par le soutien populaire suscité.
La gauche, forte de l’intégralité des postes de responsabilité politiques, assiste, impuissante et pitoyable, à la fin de ce « monopole du cœur » qu’elle avait réussi, par un habile hold-up sur les mentalités, à conserver envers et contre toutes les réalités depuis bientôt quarante ans. Il fallait bien qu’un jour, cette imposture – sans doute l’exception culturelle française la plus odieuse car la plus incompréhensible – fasse pchiiiitttt…
Les syndicats français représentant à peine 7 % de la population active(1), il va leur être difficile de continuer longtemps encore à imposer leur sectarisme qui n’a d’autre but que de maintenir leurs juteux avantages.(2)
Quant à savoir si le travail dominical doit être ou non libre, la question plus juste serait plutôt : « Pourquoi ne le serait-il pas ? »
L’argument le plus souvent avancé, quasiment le seul d’ailleurs, est qu’il empêcherait tout salarié d’avoir une vie de famille si on lui retirait le seul jour, assure-t-on, où il serait susceptible d’en profiter.
Que l’on sache, l’interdiction du travail dominical n’a guère aidé à la cohésion familiale ; en France, un mariage sur trois se termine par un divorce – un sur deux pour les grandes villes – et une famille sur cinq est désormais composée d’enfants et d’un seul parent.
La possibilité d’acheter trois clous et un marteau le dimanche après-midi n’est donc pas, à l’évidence, un argument qui tienne la route.
Les Français l’ont fait savoir. Au grand dam des professionnels de la revendications, plus isolés encore que jamais… et au grand embarras d’un gouvernement qui se demande sans doute comment il va pouvoir se sortir de ce guêpier.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réunit aujourd’hui « les ministres concernés » pour « faire évoluer les choses ». On espère que quelqu’un lui apprendra que : « C’est fait, monsieur le Premier ministre ! »
http://francephi.com/chroniques-hebdomadaires/travail-dominical-une-revolte-non-une-revolution/
Notes
(1) « Les syndiqués en France 1990-2006 », par Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, mai 2007, téléchargeable sur http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00150631
(2) Déjà, la CFDT l’a compris et a abandonné le jusqu’au-boutisme revendicatif.
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Racket par les radars : la plupart des flashés ignorent être en excès de vitesse
40 Millions d’Automobilistes vient d’effectuer un nouveau sondage pour comprendre pourquoi autant d’automobilistes français se font flasher chaque année : rien qu’en 2012, pas moins de 21 millions de PV dressés à la suite d’un flash radar ont été comptabilisés.
Parmi les automobilistes flashés pour un excès de vitesse de moins de 20 kilomètres / heure, 61% d’entre eux déclarent qu’ils ne connaissaient pas la vitesse limite autorisée à l’endroit du flash.
Sur ces 9185 participants au sondage, 27% d’entre eux déclarent s’être faits flasher de cette façon en roulant sur autoroute, 27% sur une 2×2 voies, 25% en agglomération et 19% sur une voie secondaire.
Bref, une bonne moitié sur des zones pas spécialement dangereuses.Et l’insuffisante signalisation des vitesses limite ne résulterait-elle pas d’une volonté de racketter toujours plus les gens, à commencer par ces proies faciles que sont les automobilistes ?
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La saga Baby Loup : comme un germe de guerre civile
La crèche associative Baby Loup s’est fait connaître en 2008 après avoir licencié l’une de ses salariées voilée, en raison même du port de son voile. Le 19 mars 2013, la chambre sociale de la Cour de cassation avait jugé le licenciement de l’intéressée comme étant dépourvu de cause réelle sérieuse.

L’affaire close, on pensait ne plus jamais entendre parler de Baby Loup. Mais voilà que la crèche revient sur le devant de la scène suite au refus de la région Île-de-France de subventionner son déménagement de Chanteloup-les-Vignes à Conflans-Sainte-Honorine.
À une période où tous nos hommes politiques font du zèle en matière de laïcité, la décision a de quoi surprendre. Quel est donc le motif de ce refus ? Officiellement, la région ne subventionne que les investissements et non les simples financements d’association. Pourtant, si l’on en croit Le Figaro, la région aurait déjà financé la crèche dans le passé. Nous ne sondons pas les reins et les cœurs, mais il se pourrait bien qu’officieusement la cause de ce refus soit plus inquiétante. Dans un texte publié sur le site du Monde, la directrice de l’établissement nous révèle les difficultés qui furent les siennes depuis l’éclatement de l’affaire. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a matière à douter que la France soit encore la France : [...]
Adrien Abauzit - La suite sur Boulevard Voltaire
http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-saga-Baby-Loup-comme-un-germe
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L'incroyable décision de l'UE concernant les allocations familiales...

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Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”
Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 octobre 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Pascal Lamy. Extrait.
Parfaite incarnation des élites socialistes mondialisées, Pascal Lamy est pressenti au poste de premier ministre (ou de ministre des Finances) en remplacement de Jean-Marc Ayrault, dès que, comme avec François Mitterrand en 1983, il faudra véritablement pratiquer une politique de rigueur. Libéré de sa fonction de président de l’OMC (2005-2013) ce « haut fonctionnaire international, archétype de la tête d’œuf hyperdiplômé » (Libération du 19 décembre 2005) appartient à ce que Jean-Claude Michéa appelle la « Gauche Kérosène ». En effet, en 8 ans, il a parcouru chaque année 450 000 km, soit 10 fois le tour du monde.
Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”
Ce « Torquemada du libre-échange », affilié au Siècle, au CFR, au Forum économique de Davos et invité récurrent du Groupe Bilderberg, est, comme François Hollande, un disciple de Jacques Delors. Alain Minc résume: « Pour Lamy, Hollande c’est le gamin qui portait le café dans les groupes Delors (rapporté par LeLab Europe1, 14 juin 2013). » Le « camarade Lamy » a déjà prévenu les Français et mis en garde Arnaud Montebourg : « la démondialisation est une thèse réactionnaire » (Europe 1, le 25 juin 2013). Bref, Lamy est le socialiste providentiel pour s’entendre avec le grand patronat sur le dos de la classe moyenne, la classe ouvrière étant déjà liquidée.
« Aussi antigaulois que possible, pour un Français. »
The Guardian, juillet 1999.« Un homme qui possède un aplomb peu commun pour dire, avec un cynisme absolu, la chose qui n’est pas. La social-démocratie française a trouvé en lui le parfait Janus pour faire triompher le libéralisme intégral. » L’économiste Raoul-Marc Jennar.
« Le camarade Lamy n’a rien contre le niveau des prélèvements sociaux obligatoires en France, après tout sensiblement égal voire inférieur à ce qu’il est au Danemark, en Suède, en Finlande. » « Le cas franco-français est unique. Il est intéressant, fascinant même, mais aussi préoccupant. Ce qui se passe en France est sans équivalent ailleurs [...] Ce qui frappe en France, c’est que les préoccupations protectionnistes traversent tout le spectre politique de l’extrême droite à l’extrême gauche. Et que le débat occupe davantage la classe politique que les milieux d’affaires. Les discussions en France sont de la même nature que la controverse de Valladolid (NDA: pour savoir si les Indiens avaient une âme) [...] En France, on refait le monde. Ce sont des discussions abstraites, étonnamment éloignées de la réalité. »
Réponse à une question sur le rejet de la mondialisation par les Français, Le Point, 19 janvier 2012.Pascal Lamy est né le 8 avril 1947 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ses grands-parents étaient d’anciens agriculteurs devenus quincailliers rue Montorgueil. L’un de ses grands-pères fut officier de liaison avec les Alliés. Il est le fils de pharmaciens conservateurs de Saint-Denis. Sa mère, Lucienne Dujardin, fut vice-présidente dans les années 70 de la Chambre de commerce de Paris. Il serait venu, selon la plupart des articles qui lui ont été consacrés, à la gauche par la Jeunesse étudiante chrétienne (il se revendique toujours comme catholique pratiquant) mais il semble qu’en réalité, au lycée Carnot où il en fut le responsable durant dix ans, l’aumônier d’alors, l’abbé Manet, était nettement traditionaliste et la JEC y était conservatrice. Il passera un bac sans éclat avant d’intégrer HEC au bout de deux ans, dans un rang modeste (où il se liera avec l’un des principaux « intellectuels » français, Pierre Rosanvallon, futur patron de la Fondation Saint-Simon, dont il sera membre). Il assure, sans doute pour « gauchir » son profil, avoir fréquenté l’Union des grandes écoles (alors sous contrôle communiste) ainsi que le Comité Vietnam d’obédience trotskiste (mais nul ne s’en souvient comme l’indique Le Nouvel observateur du 5 mars 1992, d’autant (…)
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