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France et politique française - Page 4742

  • C’est eux ou nous…

    Il est Bolivien, il  vit seul dans les Andes à plus de 4 000 mètres d’altitude, mâche des feuilles de coca: à 123 ans, selon les registres officiels de son pays, Carmelo Flores Laura serait l’homme le plus vieux du monde. Nous ne savons pas à quoi carbure la technocratie socialiste, mais leur mauvaise potion  achève de mettre notre pays à genoux et  nous ne parierons pas sur la grande longévité du PS au vu de son état général.  En pleine dissension interne, en pleine guerre Manuel Valls-Christiane Taubira au sujet de la future réforme pénale, à quelques jours d’une rentrée politique qui s’annonce particulièrement délicate et lourde de menace, le parti socialiste multiplie les bourdes et les diversions grotesques. Les éléphants s’agitent pour tenter maladroitement d’esquiver au regard des Français l’incapacité de ce gouvernement à éviter la course vers l’abîme dans laquelle nous entraîne sa  politique euromondialiste.

     Dernier débat en date qui agite l’aile gauche des partis du Système, le PS a pondu un communiqué dimanche suppliant le Parti communiste de se dissocier des « outrances » de Jean-Luc Mélenchon, accusé, crime des crimes, de vouloir taper le PS au portefeuille en «  (tentant) d’empêcher l’unité de la gauche si nécessaire face à la montée de l’extrême-droite » dans la cadre des élections municipales de l’année prochaine.

     Dans un entretien accordé au JDD, le conducator du Front de Gauche prend parti pour Mme Taubira dans la passe d’armes qui l’oppose à M. Valls, reproche à François Hollande son néosarkozysme européiste,  d’avoir « rompu avec tout ce qui était le programme de la gauche traditionnelle » et  affirme que  « Madame Le Pen est à deux doigts de gagner son pari».

     En effet assène-t-il, « non seulement, elle (Marine Le Pen, NDLR),  a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or, c’est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l’été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l’objet d’une stigmatisation insupportable. » « Lui a décidé de manière cynique d’utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Madame Le Pen » ajoute-t-il.

     Le porte-parole du PS, David Assouline, fort de la gestion de son fond de commerce anti-extrémiste dont il s’est fait une spécialité, a répliqué que « Jean-Luc Mélenchon n’a d’ennemis qu’à gauche (…), haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d’autre que le débat démocratique ».

     Vieux procès en illégitimité démocratique que le PS intente systématiquement à ceux qui portent une critique de fond sur ses options politiques, l’idéologie qui l’anime ; anathèmes qui  frappent aujourd’hui un Jean-Luc Mélenchon, une  Marine Le Pen, il y a quelques jours encore un Bruno Gollnisch;  accusations  dont firent l’objet hier un  De Gaulle ou un  Jean-Marie Le Pen.

     Si M. Mélenchon est condamné pour exister à taper sur son (ex ?)allié socialiste, il risque surtout, et cela le PS ne l’ignore pas en mettant le doigt là ou ça fait mal, de fracasser un Front de Gauche au sein  duquel le Parti Communiste ne doit encore un semblant d’existence électorale  que grâce au bon vouloir du PS.

     L’absence d’accord PS-PC, notamment au second tour des élections municipales, ne ferait ni les affaires de la rue de Solferino ni celle de la place  du Colonel Fabien.  Nous touchons là aux limites des grosses colères homériques de M. Mélenchon, coincé dans son alliance avec le PC et qui n’a pas vraiment tout seul les moyens de ses ambitions…

     Quelques  militants du Parti de Gauche mélénchoniste et  du NPA  avaient pourtant choisi de dénoncer mercredi dernier, dans les mêmes termes que le ministre de l’Intérieur criant  à la « récupération », la manifestation organisée par le Front National  à  Marseille. Ils se sont rendus  sur les lieux de celle-ci de pour y scander des slogans de haine anti FN.

     Menés par Stéphane Ravier,  Conseiller régional de PACA, responsable marseillais, candidat aux municipales dans cette ville  et membre du Bureau Politique du FN,  les militants frontistes avaient tenu à protester symboliquement  « contre l’insécurité et la barbarie » devant la préfecture des Bouches-du-Rhône.

     Ils entendaient réagir au décès de Jérémie Labrousse, un étudiant de 22 ans poignardé à mort le 9 août dans la capitale phocéenne.

     « Le meurtre de Jérémie n’est pas la faute à pas de chance’ », a déclaré Stéphane Ravier qui a rappelé sa proposition de tripler les effectifs des policiers municipaux et qu’ils  soient armés.

     « Le laxisme dogmatique de la gauche n’a rien à envier à la couardise et à la veulerie de la droite ». « Aujourd’hui, on tue à Marseille à 200 mètres du commissariat central : c’est le résultat d’une longue politique de déni de la réalité » de la municipalité UMP, a relevé l’élu frontiste. Il faut envoyer « un signal fort à la crapulocratie, aux barbares qui commettent des crimes de sang », et dénoncer « l’hyperviolence pour un portable, un collier ou une voiture ».

    .Deux jours après ce rassemblement, toujours à Marseille,  deux frères ont  été gravement blessés par balles et hier, c’est un jeune de 18 qui a été de nouveau poignardé au thorax dans le cours Jean-Ballard, à proximité immédiate du Vieux-Port  par trois ou quatre jeunes racailles. Ils ont ensuite  poignardé, à l’avant-bras, un infirmier  de l’hôpital de la Conception, avant de prendre la fuite, estimant que le personnel mettait trop de temps à s’occuper leurs blessures consécutives à cette rixe…

      Alors oui, réaffirme Bruno Gollnisch, ce ne sont pas les options défendues par  les laxistes de l’UMP, Valls, Taubira ou Mélenchon qui permettront de stopper la déferlement de la barbarie dans notre pays, mais bel et bien le programme global  de salut public proposé par le Front National. Cet enjeu sécuritaire devra être aussi au cœur des réflexions de nos compatriotes avant d’aller glisser leur bulletin dans l’urne l’année prochaine.

    http://www.gollnisch.com/2013/08/19/cest-eux-ou-nous/

  • Olivier Delamarche: Croissance: un avion sans moteur se crashe - 13 Août 2013

  • Après le RMI et le RSA, un nouveau machin : la « GJ »

    Vingt-cinq ans après la création par l’inénarrable Michel Rocard du « Revenu minimum d’insertion », lequel s’est rapidement transformé en « revenu maximum d’indolence », puis en « Revenu de solidarité active » ou « revenu sans avenir », nos socialistes nouveaux qui ont l’art de pratiquer le changement sans rien changer en remettent une couche en inventant la « Garantie jeune ».

    Si vous avez entre 18 et 25 ans et que vous vous trouvez en situation précaire, isolé, sans ressources et qu’en dépit des 3,2 millions de chômeurs qui sont déjà devant vous, vous décidez courageusement de braver l’adversité, l’État-providence va se fendre d’une « Garantie jeune », un nouveau droit – parce que vous le valez bien – qui devrait vous permettre de vous insérer dans la vie professionnelle. Celle-là même dont sont privés les 3 millions de demandeurs d’emploi.

    L’État garantit 450 euros mensuels. Le RSA, quant à lui, s’élève à 483 euros. À quelques euros près, notre État aurait pu faire un effort d’équité. Mais il paraît qu’il n’y a pas de petites économies !

    Dans un premier temps, 10.000 jeunes seront concernés. Parmi les dix territoires retenus se trouvent les Bouches-du-Rhône (tiens !), la Seine-Saint-Denis (tiens, tiens !), le Vaucluse (oh ?) et un DOM : La Réunion, à taux de chômage et nombre de bénéficiaires de RSA record. Des prestations qui, sans faire de vague, semblent s’y transmettre d’une génération à l’autre depuis 1988. Si les Réunionnais se sont insérés, ce n’est pas dans une vie professionnelle mais dans une vie tout court.

    Les socialistes, forts de leurs expériences réussies et toujours pétris d’une noble et grande âme, décident donc, en 2013, quand chaque jour 1.000 personnes perdent leur job parce qu’une usine met quotidiennement la clé sous la porte, et quand chaque jour 1.500 personnes voient leur niveau de vie passer au-dessous de la barre du seuil de pauvreté, quand la classe moyenne est asphyxiée par les impôts, les socialistes donc, continuent de dépenser l’argent qu’ils n’ont pas puisque ce revenu est destiné à 100.000 jeunes par an.

    Mais on peut se demander si les socialistes ne poursuivent pas, en vérité, des buts inavouables. Quand l’entreprise de déculturation massive qu’est devenue l’école poursuit son funeste dessein en lâchant sur les bancs de la fac des bacheliers quasi illettrés, quand elle introduit à la rentrée la théorie du genre afin de créer l’homme nouveau sans passé, sans culture, sans sexe défini, il n’y a en effet plus que cela à faire : donner l’aumône à 100.000 jeunes par an que l’État a lui-même contribué à jeter sur le carreau.

    Finalement, 450 euros après vous avoir détruit, c’est vraiment une misère !

    Source: BVoltaire

  • « Mémoire vive » de Alain de Benoist

    Mémoire vive, d’Alain de Benoist, est un livre d’entretiens avec François Bousquet : un festival d’intelligence, une promenade idéologique passionnante. A la fois histoire intellectuelle du dernier demi-siècle et panorama des enjeux du XXIe, Mémoire vive se lit d’une seule traite. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.
    Mémoire vive, d’Alain de Benoist, est un livre d’entretiens avec François Bousquet : un festival d’intelligence, une promenade idéologique passionnante. A la fois histoire intellectuelle du dernier demi-siècle et panorama des enjeux du XXIe, Mémoire vive se lit d’une seule traite. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia. Mémoire vive est un livre singulier : c’est une promenade intellectuelle à travers le dernier demi-siècle, et qui remonte même bien au-delà. Car Alain de Benoist est un « intellectuel engagé » qui s’intéresse aux origines et à la généalogie. Celle de sa famille éclaire son parcours. De père aristocrate et de mère issue d’un milieu populaire, il n’a guère d’ancêtres bourgeois ; encore moins de sympathie avec l’esprit bourgeois, en qui il voit la domination de l’argent : « L’argent (…), cet équivalent universel qui transforme la qualité en quantité. » Le refus de Mammon sera une constante du parcours d’Alain de Benoist. Tout comme son goût pour les périphéries régionales, son attachement aux racines locales, sa méfiance à l’égard des jacobinismes.
    Pic de la Mirandole avec un clavier
    Son parcours, Alain de Benoist l’a commencé enfant dans les années 1950. Des années frugales. C’est l’époque des « Dinky toys » où un jeune garçon n’avait guère plus d’une dizaine de voitures miniatures, des jouets qui le suivaient de l’enfance à l’adolescence. Aujourd’hui, son fils ou son petit-fils en aura des dizaines qui se succéderont les unes aux autres : à peine achetées, sitôt jetées ! Belle initiation à la société de consommation, une société de consommation qui ne s’est épanouie qu’à partir des années 1960.
    Ceux qui sont nés plus tard l’ignorent et ceux qui ont vécu ces années-là l’ont oublié : mais, jusqu’en 1960, « la grande césure », la moitié des Français n’avaient pas l’eau courante au robinet et les plus riches – ceux qui avaient des maisons de campagne ou des châteaux – allaient tirer l’eau au puits durant leurs vacances. Alain de Benoist évoque, avec sensibilité, cette époque avec « des façons de parler, des sentiments et même des types humains aujourd’hui quasiment disparus », balayés par la modernisation et le confort qui sont des « avancées » très récentes.
    Pour autant, le jeune Alain de Benoist s’est d’emblée frotté à la technologie : dès huit ans, il tapait ses devoirs à la machine à écrire. Acquérant dans l’art de la frappe une dextérité extraordinaire qui l’aide aujourd’hui à diriger deux (voire trois ?) revues, écrire plusieurs livres à la fois et travailler sur de nombreux articles, tout en répondant courtoisement aux courriels de ses très nombreux correspondants. Alain de Benoist, c’est Pic de la Mirandole avec un clavier.
    Doué d’une intelligence précoce, Alain de Benoist a aussi connu un engagement précoce : « une jeunesse agitée » qui, sur les ruines de l’Algérie française, lui fait découvrir le militantisme (la ronéo) et le combat intellectuel dès l’âge de quinze ans. De ce militantisme il dit qu’ « il est une école de discipline, de tenue, d’exaltation et d’enthousiasme, une école de don de soi (…) Un creuset d’amitié comme il y en a peu. »
    Depuis 1960, la presse française a eu deux grandes écoles de formation.
        – l’école d’extrême gauche, qui s’est constituée, à partir de 1968, dans les fanzines communistes, maoïstes ou trotskystes et qui, par « reproduction » successive, contrôle aujourd’hui une bonne partie des médias ;
        – l’école issue de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), qui est née entre 1962 et 1967. Deux jeunes hommes y firent leurs premières armes : Amaury de Chaunac-Lanzac (François d’Orcival) et Alain de Benoist (Fabrice Laroche) qui publièrent ensemble Le Courage est leur patrie et Rhodésie, pays des lions fidèles, préfacé par Ian Smith, héros de l’indépendance blanche de la Rhodésie*.
    François d’Orcival évoluera ensuite vers le combat libéral, le soutien à la droite parlementaire et un atlantisme pro-israélien. C’est aujourd’hui une éminente personnalité du monde de la presse, décoré de la Légion d’honneur et membre de l’Institut.
    Le parcours d’Alain de Benoist a été plus chaotique : après une grande notoriété dans les années 1970, il a vécu dans une sorte d’exil intérieur, davantage invité à l’étranger qu’en France. Il suivra un parcours de vrai dissident, n’hésitant pas à choquer ses amis ou ses soutiens : alors collaborateur à Valeurs actuelles, il avait écrit, en 1976, qu’il « préférait porter la casquette de l’Armée rouge que manger des hamburgers à Brooklyn », un propos qui pouvait paraître un peu désordre en pleine Guerre froide… Alain de Benoist s’en explique d’ailleurs avec une certaine insistance : il n’a pas « choisi une stratégie pour ses idées, de peur d’avoir les idées de sa stratégie ». Pour lui, le travail d’un intellectuel n’a de sens que s’il exprime réellement sa pensée indépendamment de calculs opportunistes.
    Le printemps de la « Nouvelle Droite »
    Le morceau de choix du livre est le long chapitre consacré à la « Nouvelle Droite ».
    C’est une période très féconde de recherche intellectuelle qui démarre avec la fondation du GRECE et la création de Nouvelle Ecole en (mars !) 1968. C’est dans les années 1970 que furent posés les jalons d’une idéologie centrée sur les origines (« Tout est beau dans les origines ») : biologiques (la question de la race n’est alors pas éludée), culturelles, civilisationnelles. On retiendra notamment les travaux sur les fêtes et les traditions, la prise en considération de l’héritage païen de l’Europe, la redécouverte des sources celtiques et nordiques, l’importance accordée aux thèses de Georges Dumézil sur l’univers trifonctionnel des Indo-Européens et le nécessaire équilibre entre les fonctions de souveraineté, de défense et de production. Nous en sommes loin aujourd’hui avec le primat absolu (et pathologique) pris par la fonction marchande.
    Alain de Benoist revisite cette période-clé avec un mélange de distance et de bienveillance. Il estime excessive la part d’explication alors accordée au déterminisme biologique. Il est vrai que l’inné n’est rien sans l’acquis et que « l’homme est par nature un être de culture » (Arnold Gehlen). Pour autant, comment expliquer, aujourd’hui, autrement que par le facteur racial, que, sur les cinq continents et dans toutes les cultures, les enfants d’origine asiatique réussissent (en moyenne) scolairement, économiquement et socialement mieux que les enfants d’origine africaine ? Bien sûr, ce constat statistique est atrocement politiquement incorrect et il est évidemment plus facile d’interdire ou d’occulter son expression que de la contester. Il n’empêche : les faits sont têtus !
    Néanmoins, Alain de Benoist reste intellectuellement fidèle à cette période : il a publié en 2006 un brillant essai, Nous et les autres : une problématique de l’identité, et vient de consacrer les deux derniers numéros de Nouvelle Ecole aux Grecs et aux Romains, un intéressant retour aux fondamentaux. Dans les années 1970 les humanités classiques étaient encore au cœur de l’enseignement ; remettre en mémoire les héritages celtes ou germaniques c’était élargir la vue du monde européen. Aujourd’hui que les humanités ont disparu des collèges et des lycées le retour aux Grecs et aux Romains est une urgence !
    Heurs et malheurs du Figaro-Magazine
    La « Nouvelle Droite », « cette belle aventure de l’esprit », ce sera aussi une formidable histoire de presse, avec la création du Figaro-Dimanche en 1977, puis du Figaro-Magazine en 1978 : un journal au contenu intellectuel brillant et aux lecteurs nombreux, jusqu’à 800.000 exemplaires hebdomadaires. C’est précisément le succès en termes de lectorat du Figaro-Magazine qui le condamna à mort. Le magazine dirigé par Louis Pauwels fit l’objet de deux attaques massives : la campagne de l’été 1979 contre la « Nouvelle Droite », première campagne française de diabolisation ; puis, en octobre 1980, la campagne de sur-diabolisation qui suivit l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (attentat d’origine proche-orientale attribué à « l’extrême droite »), attentat que Jean Pierre-Bloch, à l’époque président de la LICRA, imputa au « climat intellectuel » créé par le Figaro-Magazine.
    Le résultat de cette campagne fut une épuration progressive du Figaro-Magazine sous la pression des milieux bien-pensants, à la Jean d’Ormesson, et des publicitaires, en particulier Maurice Lévy, de Publicis (aujourd’hui patron de l’AFEP, la très puissante Association française des entreprises privées). Louis Pauwels dut mettre de l’eau dans son vin, se séparer de plusieurs journalistes, renvoyer son rédacteur en chef, Jean-Claude Valla, et remiser Alain de Benoist à la rubrique vidéo (ce qui revient à laisser une Ferrari au garage !).
    La réussite de cette stratégie fut au rendez-vous : le Figaro-Magazine perdit les trois quarts de ses lecteurs et… augmenta ses recettes publicitaires : preuve, s’il en est besoin, qu’en matière de presse les logiques de pouvoir sont infiniment plus fortes que les logiques économiques. Les règles du marché… ne sont pas celles que l’on croit. « C’est Tartuffe, Trissotin et Torquemada qui font la loi » (Michel Mourlet).
    Un chemin de pensée dans l’adversité
    A partir de 1980/1981, Alain de Benoist entame une longue traversée du désert. Du désert médiatique français, s’entend, car il publie beaucoup à l’étranger et y intervient souvent à la télévision, notamment italienne. Il ne se plaint pas de son sort, reprenant la devise de la reine d’Angleterre : « Never complain, never explain. » Il forge des concepts nouveaux promis à un bel avenir (la pensée unique) ou dénonce (avec Guillaume Faye) « le système à tuer les peuples ».
    Il analyse le caractère « liquide » de la pensée post-moderne. Pour lui, « la vie n’est pas neutre », d’où sa critique du libéralisme quand ce dernier « fait l’apologie d’un Etat qui resterait neutre par rapport aux choix des citoyens quant aux différentes conceptions de la “vie bonne”. Cette neutralité est illusoire. D’ailleurs, vouloir rester neutre, c’est encore s’engager, car la neutralité fait toujours le jeu de quelqu’un ».
    Alain de Benoist condamne toujours l’égalitarisme et l’idéologie de la « mêmeté ». Mais sa réflexion le porte de plus en plus sur la critique du capitalisme et de la « forme-capital », instrument de destruction de toutes valeurs traditionnelles s’opposant au culte de l’argent. C’est une analyse qu’on peut qualifier de très schumpetérienne.
    En désaccord avec toute forme de « libéralisme national » (Henry de Lesquen), Alain de Benoist juge vain d’opposer ou de distinguer libéralisme politique, économique et sociétal. Pour lui, l’un se nourrit de l’autre : reconnaissons que l’alliance médiatique du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier conforte ce point de vue.
    Alain de Benoist a aussi été parmi les premiers à mettre en avant le local par rapport au global.
    Une madone de vitrail ? Non, un intellectuel debout !
    Certes, ce païen qui dédicace son livre à l’abbé de Tanoüarn n’est pas une madone de vitrail. Sa tendance à aimer choquer ceux qui pourraient le soutenir est parfois irritante. Sa dialectique qui consiste à se démarquer de la « xénophobie », de la critique de l’immigration et de « l’extrême droite » en en reprenant les caricatures diabolisantes est à la fois facile et peu élégante. Et certains silences ne sont que des prudences.
    Reste qu’Alain de Benoist peut légitimement écrire : « Je suis fier d’être resté un esprit libre. Je suis fier de n’avoir jamais déserté la pensée critique. (…) Je n’ai jamais abandonné le désir de voir “de l’autre côté du miroir”. Je ne suis pas l’homme de la repentance ou de la Téchouvah. C’est aussi une chose dont je suis fier. » Enfant, Alain de Benoist a lu la fable de Jean de La Fontaine sur Le Loup et le Chien. Il a choisi son camp. Nous aussi.
    Jean-Yves Le Gallou http://www.polemia.com/memoire-vive-de-alain-de-benoist/
    1/05/2012
    Note :
    *En 1965, la Rhodésie du Sud à gouvernement blanc était l’un des pays les plus calmes et les plus prospères d’Afrique. Le pouvoir fut transféré à la majorité noire et à Robert Mugabe en 1980. Devenue Zimbabwe, la Rhodésie se classe aujourd’hui au dernier rang de l’indice du développement humain de l’ONU.
    Sauf indications contraires les citations sont extraites de Mémoire vive.
    Alain de Benoist, Mémoire vive/ Entretiens avec François Bousquet, Editions de Fallois, Collection Littérature, 2 mai 2012, 330 pages.

  • François Hollande : Le désastre annoncé des fausses prévisions économiques

    Voici une chronique de BFM TV qui fait froid dans le dos. Emmanuel Lechypre nous dresse un portrait inquiétant concernant la réalité des chiffres de l’économie française.

    François Hollande ne serait pas seulement nul en géographie, notre cher président est également un véritable cancre en économie. Après avoir parlé de Macédonie au lieu de Macédoine, le chef de l’état est maintenant ciblé par les spécialistes économiques.

     

    En effet, la bulle spéculative des promesses faites en 2012 sont sur le point de voler en éclat. L’effet politique des annonces miracles n’aura pas duré suffisamment longtemps, en effet la croissance ne sera pas au rendez-vous cette année.

    C’est désormais une certitude et ce n’est que le début !

    Une nouvelle qui fait l’effet d’une douche froide pour le contribuable, l’indice de croissance pour le bilan 2013 ne dépassera pas les 1 %. Un chiffre bien loin des 1,7 % annoncés par François Hollande. Emmanuel Lechypre de BFM TV met directement en cause les prévisions de François Hollande et relève une erreur de 5 point dans le calcul prévisionnel du PIB.

    Les conséquences sont lourdes, les promesses de politiques sociales ne peuvent plus être soutenues financièrement. Le gouvernement se retrouve ainsi dans une impasse avec l’obligation d’augmenter les impôts et les taxes.

    Si le contribuable se fait déjà un sang d’encre pour la gestion de ses économies, les internautes semblent encore capables de jouer la carte de l’ironie, reste à savoir pour combien de temps encore.

    meltybuzz 

    http://fortune.fdesouche.com/317467-francois-hollande-le-desastre-annonce-des-fausses-previsions-economiques#more-317467

  • La dédiabolisation frontiste est un piètre attrape-nigaud !

    Savez-vous de quoi sont constitués les rêves de nos ennemis ? Ils rêvent de nous effrayer si fort que nous baisserions nos armes sans même qu’ils aient à verser la moindre goutte de sang. Dans le langage militaire, cela s’appelle la guerre psychologique. L’ennemi est en face, déboussolé, désarmé, découragé et n’a plus la force de combattre. De plus en plus de nationalistes français se laissent tenter par l’autocastration, les discours temporisés et la prostitution politique… pour le plus grand bonheur de leurs maîtres. Toute ressemblance avec des organisations politiques existantes n’est pas si fortuite que ça…

    Un système contre-productif.

    Il y a bien longtemps que la fameuse dédiabolisation dont on nous rabâche (par qui ?) qu’elle serait nécessaire n’est plus l’éviction d’éléments marginaux jugés trop proches de la mouvance skinhead. Il y a encore quelques années, cette idée tournait autour de la volonté (probablement nécessaire) de se forger une image plus positive pour la forme. Aujourd’hui elle sévit sous les traits d’une impitoyable faucheuse qui se plaît à balayer toutes les personnes dont les actes ou les paroles dévient sur le fond et refusent le politiquement correct ambiant. Autrement dit, il s’agit d’une machine infernale à broyer les esprits et les tempéraments les plus créatifs qui ne collent pas avec l’insipide normalisation exigée.

    Dans cette optique, la vérité n’y a plus sa place. Trop bouleversante, trop révolutionnaire, trop anti-système, etc. Elle doit s’effacer pour que surgissent les compromissions, les demi-vérités puis les mensonges des plus arrivistes. L’engrenage est enclenché : on commence par acquiescer aux tenants de la pensée unique, on poursuit par s’excuser de ne pas rentrer dans le moule imposé, on finit par baisser les yeux, puis son pantalon… Et certains crient avec une stupeur à moitié simulée quand ils l’ont profond. Qu’espéraient-ils ?

    À force de rabâcher et de propager des arguments fallacieux mélangés à d’effroyables inepties consensuelles, on finit par croire à ses propres mensonges, ou à recevoir en pleine face le fruit de nos méfaits. Sur le plan de la politique nationale, le niveau de la repentance nauséabonde a atteint son paroxysme depuis que l’ambitieuse Marine s’est lancée dans la course à l’obéissance servile ; une course qui ne peut que terminer dans un fossé. L’extrême droite se déchire et se divise parce que l’arrivisme et l’ambition des plus faibles parasitent le discours réellement solide de ceux qui s’efforcent de ne pas se vendre au premier envahisseur rencontré. C’est d’autant plus désolant que les traîtres en question, qui s’autoproclament avec cynisme experts en stratégie politique, justifient bien mal les alliances passées de ce qui est censé être leur famille politique. Lorsqu’ils sont interrogés sur les raisons de cette standardisation soudaine, ils bafouillent de maladroites immondices dans d’éternelles séances de soumission publique qui ne dupent personne.

    Ça gesticule beaucoup, mais aucun n’est prêt à risquer sa place ou sa carrière pour affronter les problèmes des Français. Ils piaillent, parlent timidement de laïcité, font mine de ne pas voir les troupes adverses qui grouillent chez nous par millions alors que la guerre raciale est à nos portes. Ils demeurent déconnectés de la réalité, comme des centurions qui discuteraient de la couleur de leurs uniformes, au lieu d’aiguiser leurs glaives pour la bataille à venir.

    La passivité, cette impasse si confortable.

    Parer les coups, c’est bien. En donner, c’est mieux. Telle pourrait être la maxime qui résumerait en substance la paralysie dialectique dont sont victimes ceux qui sont censés nous représenter. Pourtant, la victoire est impossible si nous n’essayons pas de transpercer les faiblesses des rivaux qui se présentent devant nous. Aussi efficace et organisée que puisse être notre défense, il faut aussi penser à l’attaque. Il y en a marre de ces pleutres qui offrent leurs larmes abondantes aux commémorations shoatiques sans jamais mentionner les crimes innombrables du socialisme réel ou de l’ethnocide organisé qui plane au-dessus de nos têtes. Les clefs de notre cité ne vont pas nous tomber du ciel ; il va falloir cesser de geindre et se battre férocement pour les obtenir.

    Une combativité d’autant plus nécessaire que notre adversaire est loin d’être invincible.

    Il ne faut pas oublier que des foules molles et perdues se tiennent péniblement en face de nous. Ils n’ont que le nombre (pour le moment) et la démagogie comme seuls alliés. La plupart d’entre eux se laissent porter docilement par les vagues déclinantes du matérialisme, de l’individualisme et de la consommation sans jamais prendre conscience de leur état végétatif. De notre côté, nous avons un idéal, de la conviction et la vérité ; ce sont des armes bien plus puissantes. Même si certains de leurs coups portés à notre encontre font mal, il n’y a aucune raison de trembler devant ces zombies. Les premiers effets de notre révolution seront si bienfaisants et évidents, que beaucoup d’entre eux dégageront le voile qui restreint leur pensée et rejoindront petit à petit nos soldats politiques. Mais pour cela, il ne faut pas avoir peur de se lancer courageusement dans une bataille qui nous donnera forcément la victoire. Il faut attaquer sans cesse, sans ménagement et sans remords toutes les anomalies infectes de notre société. D’ailleurs, nos adversaires se gênent-ils pour nous harceler de toute part ? Ils ne s’embarrassent d’aucun scrupule, eux !

    « Oui, mais nous devons y aller doucement pour prendre le pouvoir »

    Quel est notre objectif ? Prendre le pouvoir ou l’exercer au nom de notre idéal ? Si seul le pouvoir vous intéresse, alors il serait dans votre intérêt immédiat de grossir les rangs de l’UMP ou du PS ; mais ce ne serait pas servir notre cause pour autant. Je suis de plus en plus effaré par ces arrivistes qui hurlent à la moindre pensée non validée par l’idéologie dominante pour espérer grappiller quelques miettes. Des pseudo-révolutionnaires qui se complaisent dans le conformisme… ne cherchez pas plus loin la source de nos maux. Nous ne devons pas chercher l’approbation médiatique à tout prix si c’est pour y abandonner nos principes.

    Une parabole vaut mieux que de longs discours.

    La conversation à peine entamée, deux tournées de bières étaient déjà englouties. Stéphane laissa ses commensaux s’exciter à propos de marches aux flambeaux, de nouveaux autocollants, de pétitions, de lâchers de tracts, de cassage de caméras de vidéo surveillance… puis il frappa trois fois la table avec sa chevalière et s’exclama :

    - « Dites, les gars, si on parlait de choses sérieuses ? ».

    Les bouches se turent et les regards se fixèrent, certains interrogatifs d’autres teintés d’un mélange de surprise et d’agacement. Stéphane enchaîna : « Bon, je vais vous apprendre un truc, vous n’avez plus vingt ans… il faudrait vous en rendre compte et peut-être penser à faire de la politique… ».

    Le ton excessivement paternaliste fit se serrer quelques poings mais personne n’osa répliquer, l’un des plus jeunes du groupe se contentant de demander ce que signifiait, pour lui, « faire de la politique ! »

    - « Prendre des places ! » s’anima Stéphane, « Entrer dans le jeu pour en bousculer les règles, faire son trou dans les institutions pour les noyauter passivement en attendant mieux… »

    Devant les regards dubitatifs de ses interlocuteurs, il insista : « Mettre son drapeau dans sa poche et attendre son heure, cela permet, le jour venu, de pouvoir faire modifier une virgule dans un règlement ou une ligne dans un texte d’application d’une loi et, là, d’avoir enfin une influence, limitée mais réelle, sur le concret, sur la vie de nos compatriotes… ».

    Accessoirement, cela permettait aussi d’avoir une image sociale flatteuse, de fumer des cigares en buvant du Bourbon et d’être invité à des vernissages à la grande satisfaction de son épouse qui s’entendait si merveilleusement bien avec la femme du préfet. Mais Stéphane ne crut pas utile d’évoquer ces « à cotés » très secondaires. Il se tut un instant et observa attentivement son auditoire afin de discerner si les arguments avaient portés. Les sentiments du groupe semblaient partagés entre acquiescement et colère… Un rien pouvait le faire basculer. C’est le moment que choisit Petit Frank pour intervenir :

    - « Faire la pute pour une virgule, je trouve que ça fait pas cher la passe… »

    « Tu vas voir lorsque nous aurons le pouvoir ! »

     Ça, c’est l’argument typique de ceux qui ne veulent surtout pas bousculer les consciences et entamer la moindre bribe d’action révolutionnaire. Face à cette invective, il faut voir plus loin que la peur évidente de notre interlocuteur qui se refuse d’imaginer un futur dans lequel il n’aurait pas réussi à s’accaparer copieusement une bonne place, le tout sans naturellement faire de vagues. Il se peut aussi que cela soit la preuve d’une naïveté, voire d’un déni édifié par des années de militantisme infructueuses. Pas facile de se remettre en question après tant de nuits blanches passées à coller des affiches pour provoquer un éventuel changement…

    Mais la question est intéressante : qu’allons-nous voir une fois la dédiabolisation germée ? D’abord, il faut prendre conscience que l’aboutissement concret de cette stratégie, c’est comme les antibiotiques : ce n’est pas automatique. Si l’Engeance considère que le sphincter de l’entité soumise n’est pas assez dilaté pour que l’on puisse lui faire confiance, une barricade artificielle peut facilement être installée. Un Carpentras ou un Breivik est si vite arrivé… Souvenez-vous aussi de l’élection présidentielle de 2002, avec ces hordes d’étudiants agressifs et manipulés qui manifestaient à tout va dans l’allégresse falsifiée. Quelques banderoles sur les places publiques, une bonne campagne de pub’ axée sur la peur insurrectionnelle et le tour sera joué. Deux ou trois larmoyants documentaires sur l’Holotox suffiront à convaincre les derniers récalcitrants.

    « Et si nous y arrivons tout de même ? »

     Ça fait beaucoup de « si », mais admettons. Si à l’aube de la prise du pouvoir, une telle entreprise de rediabolisation n’est pas instituée, c’est que l’entité visée ne représentait aucun danger pour le pouvoir en place. Il n’est donc pas improbable que la dédiabolisation mariniste actuelle débouche sur une pâle copie umpiste (c’est d’ailleurs la direction insufflée ces derniers temps) avec laquelle une alliance gouvernementale semblerait possible. Les actes conformistes qui en découleront pourraient nous seulement décevoir les fanatiques les plus aveuglés, mais aussi décrédibiliser la réelle alternative nationaliste qui sera associée par erreur, dans le fantasme collectif des masses, à cette curieuse mixture vouée à l’échec.

    Pour l’heure, nous pouvons légitimement nous interroger sur l’actuelle composition de l’appareil frontiste et sur son prétendu potentiel révolutionnaire, plus proche du néant que des cimes. À ceux qui beuglent « on va voir ce que l’on va voir lorsque nous aurons le pouvoir », nous pouvons leur demander avec ironie ce qu’il se passera effectivement si l’Élysée est conquis.

    Tous les messages tronqués, les semi-vérités et les mensonges opportunistes vont-ils s’effacer par magie ? Les cadres, plus soumis les uns que les autres, vont-ils prendre conscience subitement des approximations de leurs discours ? Vont-ils épouser une cause qu’ils s’efforçaient auparavant de vomir en continu sur toutes les ondes ou vont-ils poursuivre leur prudente doctrine carriériste ? Les militants et sympathisants endormis par des tonnes de sages discours remodelés vont-ils soudainement emboucher les fameuses trompettes de la Reconquista ? Marine Le Pen va-t-elle rompre avec son compagnon juif qui s’autorise de flagorneuses visites en Israël ? Gilbert Collard va-t-il quitter définitivement les loges qu’il fréquente depuis 35 ans pour se rapprocher d’un peuple qu’il n’a jamais connu ? Mungo Shematsi va-t-il cesser d’être noir ?

    L’alternative existe !

     Je ne suis pas un partisan acharné du renversement de pouvoir par les urnes, mais, comme toutes les règles, je veux bien y admettre une exception. Cette exception existe et nous appelle de toutes ses forces pour que l’on suive son exemple. En Grèce, des hommes et des femmes de courage, qui ne craignent pas les coups et croient en la victoire finale ouvrent actuellement la voie de notre salut. Convaincue par son idéal, l’Aube Dorée ne s’abaisse pas aux calculs politiques aussi nombreux qu’inopérants. Ils marchent avec force et détermination en direction de la révolution salvatrice. Il ne tient qu’à nous de leur emboîter le pas. Nous voulons une Aube Dorée française !

    Pierre Petrus http://pierrepetrus.wordpress.com/2013/08/03/la-dediabolisation-frontiste-est-un-pietre-attrape-nigaud/

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  • BRUXELLES SE DECHAINE CONTRE LA FRANCE (arch avril 2006)

    Le 4 avril était un (nouveau) "mardi noir", en raison des grèves, des manifestations et des troubles autour du CPE. L'attention des médias étant monopolisée par ces événements pourtant répétitifs, l'offensive de Bruxelles contre la France est presque passée inaperçue. Elle est pourtant de taille.
    Au cours de sa seule réunion de ce mardi, la Commission européenne a en effet lancé pas moins de trois procédures contre la France. La plus importante est la « mise en demeure », première étape de la procédure d'infraction, sur le décret dit « anti-OPA ».
    Le flic en chef apatride du marché intérieur, le commissaire Mac Creevy, et le flic en chef apatride de la concurrence, la commissaire Neelie Kroes, sont très en colère. Dès l'annonce par le gouvernement français d'une disposition visant à limiter les prises de contrôle étrangères dans certains secteurs définis comme stratégiques, l'été dernier, ils s'étaient indignés d'une résurgence aussi archaïque du protectionnisme national depuis longtemps jeté aux poubelles de l'histoire européenne. Comme non seulement le gouvernement n'a rien répondu, mais qu'il a effectivement pris le honteux décret, Bruxelles se voit dans l'obligation de sévir : la France viole gravement le principe de la libre circulation des capitaux, garanti par les traités européens.
    Certes, les traités stipulent aussi que pour des motifs impérieux de sécurité nationale ou d'ordre public, les gouvernements peuvent restreindre la liberté de circulation. Mais il s'agit en quelque sorte d'une clause de style, visant à ne pas passer sous silence une éventualité qui en fait ne se produit jamais. En l'occurrence, la France exagère manifestement en définissant onze secteurs «stratégiques» dans lesquels les investisseurs étrangers doivent demander l'autorisation du gouvernement, et cette procédure n'est pas «proportionnelle» aux objectifs poursuivis. 
    Au détour de leur réquisitoire, les flics en chef montrent aussi que leur rôle n'est pas tant de faire respecter les règles européennes que de veiller à l'extension du mondialisme. Ils s'en prennent en effet à un aspect «discriminatoire» (c'est l'accusation qui tue, dans tous les domaines) du décret : des sociétés établies dans l'UE, mais contrôlées par des capitaux étrangers à l’UE, sont soumises à la procédure d'autorisation préalable, « alors qu'une société établie légalement et matériellement dans un État membre devrait normalement être traitée comme un ressortissant de cet État ». Autrement dit, peu importe d'où sont les capitaux, ce qui importe est seulement leur point de chute actuel : s'ils ont une adresse aux Pays-Bas ou au Luxembourg, ils doivent être considérés comme néerlandais ou luxembourgeois, et il est «discriminatoire» de vouloir discerner sous l'OPA une prise de contrôle par des capitaux asiatiques ou américains, même si c'est l'évidence.
    L'acharnement contre la France qui a voté NON
    Le même mardi 4 avril, la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la France (et 16 autres États… ), envoyant une lettre de mise en demeure pour mauvaise transposition dans le droit national ou mauvaise application de la directive sur l'ouverture à la concurrence du gaz et de l'électricité.
    Enfin, ce même jour, la Commission européenne a menacé de traduire la France devant la Cour européenne de justice si elle ne lève pas sous deux mois l'interdiction de rémunérer les comptes courants. Menace ubuesque, puisque la France, obéissant à un arrêt de la même Cour de justice, a levé cette interdiction il y a... un an. Mais elle a «oublié» de le signaler aux flics apatrides. Donc la procédure se poursuit comme si de rien n'était...
    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen a dénoncé cet « acharnement avec lequel la Commission européenne se déchaîne contre la France ». Cette offensive, souligne-t-il, « n'est pas innocente : la Commission veut faire payer à la France son NON au référendum sur la Constitution européenne et sa résistance, même modérée, à l'ultra-libéralisme ». Il fait remarquer que « le Front national, seule formation politique à combattre l'Europe de Bruxelles et les ukases des commissaires européens non élus, est le mieux placé pour dénoncer ces ingérences scandaleuses dans la vie politique et économique de la France et les atteintes à sa souveraineté ».
    Yves Daoudal National Hebdo du 13 au 19 avril 2006 

  • La liberté religieuse est uniquement une liberté civile

    A l’occasion du 50e anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, Yves Daoudal a rédigé des commentaires sur les textes, souvent méconnus, du concile. Ces Notules sur un concile sont des réflexions personnelles, qui tranchent avec les commentaires hagiographiques du clan « progressiste » ou les critiques des milieux « traditionalistes ». Le meilleur exemple de cette lecture originale est sans doute celle appliquée à la déclaration Dignitatis Humanae, qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre. Cette notule d’Yves Daoudal a sans doute le mérite de s’inscrire dans ce que déclarait Benoît XVI dans son discours à la Curie le 22 décembre 2005 sur « l’herméneutique de la réforme dans la continuité » :

    N« Le grand débat sur cette déclaration est de savoir si ce texte est en rupture ou non avec « l’enseignement infaillible » de Pie IX dans Quanta Cura et dans le Syllabus (notamment). Certains montrent que la contradiction est manifeste, d’autres ont écrit des milliers de pages pour montrer que la contradiction n’est qu’apparente et que finalement il y a bien continuité.

    Ce débat me paraît parfaitement vain. C’est à peu près comme si on se demandait s’il y a contradiction entre le Deutéronome et le Code civil. La question ne se pose pas. Elle ne se pose pas parce qu’on compare ou qu’on oppose des textes qui n’ont pas d’autres points communs que certains mots, auquel on veut donner la même valeur alors qu’ils ne l’ont pas.

    Le grand malentendu sur Dignitatis humanae est, mais ici de façon chimiquement pure, le malentendu qui règne sur le concile en général, et plus particulièrement sur Gaudium et spes. Non seulement ce concile s’est voulu pastoral, mais il a voulu s’adresser « à tous les hommes », comme le disait d’emblée son « Message » du 20 octobre 1962. […] Lorsque l’Eglise s’adresse à l’humanité toute entière, ce n’est évidemment pas pour préciser un point du dogme, ni pour confirmer ou battre incroyablement en brèche un « enseignement infaillible », c’est pour proposer, en tant qu’organisation sociale à laquelle on reconnaît une sagesse certaine, une règle de comportement qui serve le bien commun social.

    J’ai fini par comprendre cela à force de lire les discours de Jean-Paul II puis de Benoît XVI adressés à des auditoires non catholiques, aux dirigeants politiques et aux ambassadeurs. Chaque fois qu’il est question de liberté religieuse, ces discours donnent l’impression que le pape n’est plus le pape. […]

    Et en fait ce n’est pas nouveau dans l’histoire de l’Eglise. Chaque fois que l’Eglise défend la loi morale naturelle, elle fait la même chose.  […] Quand elle proclame sa doctrine sociale, au sens des premières encycliques sociales […] elle la proclame à tous les hommes de bonne volonté : les principes du bien commun et de la subsidiarité ne sont pas des principes confessionnels ; cette doctrine est véhiculée par l’Eglise mais elle n’est pas religieuse, elle est proprement sociale. Il en est de même de la liberté religieuse, qui, en réalité, s’inscrit tout simplement dans la doctrine sociale de l’Eglise. Et de fait elle s’y trouve désormais […]. »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pierre Rabhi ou la sagesse paysanne :

     

    « Il y a aujourd'hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d'une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d'anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la "société de la matière" ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous? Les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l'enjeu de l'écologie que nous sommes obligés d'avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. (...) La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l'histoire de l'humanité. Plus d'électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s'écroule. Elle ne tient sur rien du tout. »

     

    « Le progrès ne libère pas. (...) Il faut que l'humanité se pose la question: le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu'est-ce que vivre ? S'il s'agit juste de consommer, je n'appelle pas ça la vie, cela n'a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de caddies. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n'est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d'aujourd'hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j'aurai été brûlé vif. Le progrès technologique ne rétablit pas de l'équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C'est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C'est une injustice totale : sur 7 milliards d'humains aujourd'hui, la moitié n'a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l'humanité consomme les 4/5 ème des ressources produites. Ce serait très pernicieux d'invoquer la démographie pour dire qu'on ne va pas s'en sortir. Non! Plusieurs milliards d'humains ne s'en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n'est pas en cause. Je sens cet argument s'insinuer de façon vicieuse. Aujourd'hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s'ils auront une place dans l'avenir »

     

    « Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l'énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n'est pas incompatible! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L'humain et la nature doivent être au coeur de nos préoccupations. (...) Voilà ce qu'une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n'est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu'elle est la civilisation la plus carcérale de l'histoire de l'humanité. De la maternelle à l'Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s'amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n'en peut plus, qu'on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive ». « Ceux qui ont de l'argent, commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L'argent rend l'humanité complètement folle et démente. Aujourd'hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n'est pas la mienne. Je l'ai soignée pour qu'elle soit transmise à mes enfants ou à d'autres gens. (...) Ce que je regrette, c'est qu'on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l'Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c'est l'Europe elle-même. (...) Nous sommes dans un système «pompier-pyromane»: il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n'est pas une posture politique intelligente. »

     

    Pierre Rabhi

    http://www.actionroyaliste.com/bibliotheque-du-gar/les-revues-sociales-asc/1243-pierre-rabhi-ou-la-sagesse-paysanne-