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France et politique française - Page 4976

  • Hollande, démission ! Taubira, démission ! Valls, démission !

    Ce sont des dictateurs. Des tyrans. Des fossoyeurs de la Nation, des ennemis du peuple de France, insensibles et sourds, vils serviteurs du nouveau désordre mondial. Ils sont prêts à tout pour imposer la dictature du relativisme, où tout se vaut – « ni Dieu ni maître » ! –, où les différences constitutives de notre humanité sont niées.

    Leur nihilisme radical était inimaginable il y a seulement quinze ou vingt ans. Ils en ont fait un objectif, une valeur révolutionnaire qui tue les « ennemis de la liberté ». Quitte à gazer des femmes et des enfants, des vieillards et des jeunes désarmés. Quitte à tabasser des manifestants assis par terre. Quitte à faire semblant de ne pas les voir, de ne pas les entendre.

    Les casseurs, ce sont eux. Les destructeurs de la société, ce sont eux. La loi sur le « mariage » gay qu’ils veulent imposer n’est pas une petite mesure sans importance pour faire plaisir à des électeurs aux mœurs singulières. Elle est le signe majeur du rejet de l’imago Dei qui est en l’homme, du rejet d’un ordre naturel qui nous concerne tous, catholiques ou non, croyants ou incroyants.

    Sans matraques et sans cailloux

    Et c’est pourquoi des gens sans matraques, sans battes de baseball, sans cocktails Molotov, des gens qui avaient juste leurs poumons pour crier « Hollande démission » ou « Ta loi, on n’en veut pas », « L’apéro chez Flanby », des familles avec enfants, ont été gazés parce qu’ils ont osé aller vers les Champs-Elysées, scandaleusement interdits d’accès. Gazés à cinq centimètres des yeux, tabassés pour certains…

    Des « casseurs », ces gens-là ? Les vidéos de dimanche soir ne montrent aucune attaque violente contre les forces de l’ordre. On ne déplore aucune vitrine cassée. Aucun magasin pillé. Aucune voiture brûlée. Ceux qui avaient faim allaient sagement acheter leur pain au chocolat à la boulangerie du coin. C’était la « France bien élevée », comme le dit Gabrielle Cluzel, les « braves gens devenus des gens braves » chers à Alain Sanders : la langue bien pendue et prêts à prendre un ou deux sens interdits mais fondamentalement respectueux de l’ordre. Le désordre venait d’en face.

    Frigide, démission !

    Mais Frigide Barjot a osé dire qu’elle se désolidarisait de ceux qui n’avaient pas encore fini d’être gazés. Elle les a traités de « casseurs ». Elle les a accusés d’avoir « volé » les sweats au logo de la manif – que n’importe qui peut acheter en ligne, et je sais par des témoignages directs que des bénévoles se trouvaient sur les Champs, parmi les gazés. Elle a prétendu que c’étaient des « extrémistes de droite », hurlant au micro, « les fachos, dehors ! », légitimant toutes les outrances et les violences de la police aux ordres.

    Elle n’a pas eu un mot pour Lancelot, 14 ans, sous assistance respiratoire pendant 30 minutes à la suite d’une crise d’asthme causée par un gazage à bout portant. Pas un mot pour le dangereux « extrémiste » de 10 mois, les fillettes de 6 ou 7 ans, les jeunes filles, les hommes âgés qui ont été pris pour cible par la police. Ils étaient sur les Champs, oui : il aurait suffi d’un peu de détermination et de sens politique de la part des organisateurs pour que l’ensemble de la manif s’y engouffre. Ces gens braves qui ne sont pas des casseurs et qui ne prétendent pas mettre la société sens dessus dessous comme Hollande, Taubira et Valls qui a osé saluer le « sang-froid » des forces de l’ordre. Frigide voulait-elle que la manif soit entendue, oui ou non ? Voulait-elle le retrait du projet Taubira, oui ou non ?

    Extrémistes ?

    Etaient-ce des extrémistes, ces jeunes sur les Champs ? Non : surtout des gens normaux de familles normales, des séminaristes pas du tout tradis, Christine Boutin elle-même (gazée et laissée inconsciente sur la chaussée) ? Comment oser les renier ?

    Il faut le dire avec force : c’est en prétendant contenir la colère des Français et en muselant leurs slogans que Frigide Barjot a créé l’exaspération qui a conduit des manifestants à aller sur les Champs. Nous l’avons vu, avec Bernard Antony et les autres appelants du manifeste du 22 mars (voir sur nos sites et blogs) : la foule voulait le retrait du projet Taubira, la démission de Hollande. Et non des flonflons et des attitudes de Bisounours. « Applaudissez nos amis homos », disait Frigide à la tribune. Silence ou sifflements dans les rangs.

    Elle, qui a prétendu ne pas politiser ni confessionaliser la manif, a donné la parole à un protestant ès-qualités, un juif ès-qualités, un musulman ès-qualités. Et les cathos ? Ceux qui composaient – sociologiquement – 90 % des manifestants n’ont eu que le droit de dissimuler leurs rameaux bénits, si par hasard le service d’ordre les apercevait à la boutonnière de quelques « va-t-à-la-messe » qui n’avaient pas eu le temps d’aller les reposer chez eux.

    Récupération politique

    Pour une manif non politisée, elle a quand même donné de très longs temps de parole aux élus UMP. Ceux qui ont, certes, combattu le projet mais qui réclament l’union civile. Tous ou presque. Ceux qui, à titre personnel ou à travers leur mouvement, ont préparé le terrain de la culture de mort et l’avènement de la destruction nucléaire des fondements même de la société. Ni Marion Le Pen, ni Bruno Gollnisch, ni Gilbert Collard, parqués avec les élus au pied du podium, n’ont eu la parole. On leur a préféré un trotskiste et un obscur radical de gauche, alibis improbables de la « droite » parlementaire présente en nombre.

    Exclue, également, Béatrice Bourges. Elle dont le Collectif pour l’enfance, un vrai collectif qui depuis huit ans regroupe des dizaines de vraies associations, n’a pas eu droit à la parole. Nous le savons : la « Manif pour tous » craignait son ton direct, sa volonté d’aller au but, son engagement sans ambiguïtés contre la sacralisation des « droits LGBT ».

    On ne peut pas faire l’impasse sur 1,4 million de personnes dans la rue, venues non pour défendre des droits acquis ou revendiquer des avantages mais pour dire les principes sans lesquels tout s’effondre. 1,4 million ? Pour une fois, une manifestation a donné un chiffre réel, corroboré par le général Dary, ancien gouverneur militaire de la place de Paris. Compte tenu du chiffre de 1,7 million avancé par les renseignements-généraux-qui-n’existent-plus, ce sont sans doute les 300 000 manquants qui ont été comptabilisés par une préfecture de police docile aux ordres d’un pouvoir aux abois.

    300 000 ? C’est moins que le chiffre officiel du 13 janvier – on aurait pu parier là-dessus à l’avance. La réalité, c’est une France déterminée, mobilisée, courageuse : elle ne lâchera rien sur l’essentiel.

    JEANNE SMITS http://www.actionfrancaise.net

    Article extrait du n° 7820 de Présent du Mardi 26 mars 2013

  • Chômage : Nouveau pic historique attendu pour février

    Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en février pourrait dépasser le record de taux de chômage en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997 (3,185 millions). [NDLR: Il s'agirait alors d'un nouveau "record" pour la seule catégorie A, soit la 22e augmentation consécutive pour cette seule classification de chômeurs].

    [...] En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d’emploi en métropole (4,9 avec l’Outre-mer). Les demandeurs d’emplois de longue durée (plus d’un an) n’ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leur droit à une indemnisation.

    La série de menaces de suicides après la mort par le feu d’un chômeur à Nantes le 13 février a dramatiquement souligné les difficultés de Pôle emploi à faire face, et le désarroi des chômeurs, dont le nombre a augmenté de plus de 10% sur la seule dernière année.

    L’Insee prévoit un taux de chômage de 10,6% en métropole mi-2013 (11% avec les départements d’outre-mer). L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les prévisions sont à plus long terme, entrevoit une «stabilisation fin 2013», autour de 11,25% de la population active.

    Lors d’un déplacement en banlieue parisienne, Jean-Marc Ayrault a d’abord vanté les différents outils mis en place par le gouvernement. A fin mars, 15.000 jeunes, peu ou pas qualifiés, bénéficieront d’un emploi d’avenir, emploi aidé de longue durée, le «mouvement est en marche», a-t-il estimé alors que l’objectif est de 100.000 d’ici à fin 2013.

    Quant aux contrats de génération, entrés en application la semaine dernière pour favoriser l’embauche en CDI des jeunes et le maintien dans l’emploi des seniors, M. Ayrault a signé lundi, en Seine-et-Marne cette fois, l’un des tout premiers contrats. Le gouvernement en espère 500.000 d’ici à la fin du quinquennat.

    Le Premier ministre a aussi annoncé le recrutement de 2.000 CDI supplémentaires d’ici septembre chez Pôle emploi, après un renfort équivalent en 2012.

    Le service public de l’emploi, qui avait vu ses effectifs amputés de 1.800 postes en 2011 en pleine croissance du chômage, est régulièrement critiqué pour l’inefficacité de son organisation interne ou sa déshumanisation.

    Mais depuis sa création fin 2008 (fusion ANPE-Assedic), Pôle Emploi doit gérer 1,5 million de chômeurs supplémentaires, dont 950.000 sans aucune activité (+43%) et pour le ministre du Travail, Michel Sapin, le niveau des moyens du service public était une «vraie question». [...]

    Les syndicats ont salué les recrutements à venir, «bienvenus» car «face aux situations d’inquiétude, voire de désarroi des salariés privés d’emploi, la pression sur les personnels est aujourd’hui très forte», a réagi dans un communiqué la CFDT (premier syndicat).

    Pour améliorer l’accompagnement des chômeurs, Pôle emploi tente depuis début 2013 de s’y prendre autrement, en concentrant ses moyens vers «ceux qui en ont le plus besoin» et propose aux autres un suivi plus allégé.

    «Il était nécessaire d’accroître les moyens humains» pour que cette réforme «produise pleinement ses effets qualitatifs d’amélioration du suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi», a expliqué dans un communiqué le ministère du Travail.

    Sur France 2 jeudi, le président de la République va tenter de convaincre que les différents outils mis en place par son gouvernement et la future loi sur la réforme du marché du travail pourront permettre d’inverser la courbe du chômage avant fin 2013.

    Libération  http://fortune.fdesouche.com

  • Patricia Adam (PS) : "Bercy veut tuer le ministère de la défense"

    Patricia Adam, présidente socialiste de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, estime qu’"on ne peut plus descendre" davantage le budget de la défense.

    LE MONDE : Vous demandez au président de préserver le budget de la défense, comment le convaincre ?

    Patricia Adam : Nous n’avons jamais été dans une période aussi importante, au regard des options stratégiques du pays à l’horizon des vingt prochaines années. Le retour à l’équilibre des comptes publics est aujourd’hui l’enjeu principal pour le président de la République. Respecter un déficit de 3 % du PIB comme le veut l’Europe est un enjeu stratégique. Mais il faut trouver un bon équilibre : mesurer, s’il doit y avoir des efforts sur la défense, les conséquences que cela peut avoir sur nos capacités à intervenir comme nous le souhaitons (seuls sur une durée courte et "en premier" comme on l’a fait au Mali, ou uniquement avec d’autres alliés), sur l’entraînement de nos forces, et sur notre industrie.

    Le scénario de Bercy vise à tuer le ministère de la défense. Dès 2015, si on le suit, il ne lui restera que la sécurité nationale (la gendarmerie), les forces spéciales et la dissuasion. Toutes les forces conventionnelles auront disparu.

    Ce n’est pas en tuant le budget de la défense que l’on équilibrera les comptes. Sur ce point, une communion d’idées avec l’opposition règne à la commission de la défense, car l’enjeu est la sauvegarde des intérêts nationaux.

    Les députés socialistes ont adressé à François Hollande une lettre pour lui rappeler que le budget de la défense baisse depuis cinquante ans et que si un ministère a fait des efforts de rationalisation, c’est bien celui-là. Le budget représentait 4,3 % du PIB en 1966, 2,97 % en 1981, 1,6 % en 2002, 1,56 % en 2012. On ne peut plus descendre.

    La défense a devant elle une "bosse budgétaire" – des commandes qui ne sont pas financées – de 45 milliards d’euros, et il manque 4 milliards sur la loi de programmation 2009-2014. Comment faire ?

    Le delta par rapport à la trajectoire financière est impossible à combler, même avec une croissance économique retrouvée importante, à laquelle nous ne pensons pas. Autour de nous, les menaces ne sont pas en diminution, le monde se militarise, et les Etats-Unis n’ont plus la même posture vis-à-vis de l’Europe. Nous demandons au moins le maintien en l’état du budget à 31 milliards d’euros pendant deux à trois ans en volume, en escomptant un rebond de croissance en 2016. La défense peut encaisser deux-trois ans d’apnée, mais pas plus.

    Quelles solutions concrètes proposer ?

    Nous pouvons encore repousser quelques programmes d’équipement. Les états-majors ont des solutions d’attente et ont fait des propositions d’économies intéressantes. Mais il nous faut des recettes exceptionnelles : elles peuvent venir de la vente des participations de l’Etat dans les groupes industriels de défense, c’est une proposition que nous faisons.

    Faut-il sortir la défense de la règle des 3 % ?

    La France est le seul pays en Europe avec le Royaume-Uni à continuer à faire un effort de défense. Même si l’on met de côté la dissuasion, cet effort est aussi l’assurance-vie des autres Européens. Nos engagements internationaux, les opérations que nous menons doivent être considérés dans la sécurité collective. La question de l’agrégat retenu pour le calcul du déficit devient essentielle. La question peut être débattue. Nous n’avons pas le choix. C’est un débat entre les pays qui ont la volonté de faire et les autres.

    Quel rôle va jouer l’expérience du Mali dans les arbitrages ?

    Le président a pris au Mali une décision rapide, en connaissance et en responsabilité. Il a parfaitement conscience de la qualité de son armée, de la formation de ses hommes et de ses capacités, mais aussi de ses manques. Il a aussi conscience de l’importance de la voix de la France au plan international, au conseil de sécurité de l’ONU, vis-à-vis des Américains qui nous apportent leur aide, et face aux Européens.

    On ne peut pas vouloir des avancées de l’Europe en matière de défense en baissant la garde. Si nous le faisons, nous envoyons un signal complètement négatif. Compte tenu du point auquel nous sommes arrivés, la seule question à se poser est : que veut-on faire de notre outil de défense ?

    LE MONDE  http://www.actionfrancaise.net

  • Près de deux millions de manifestants à Paris dimanche dernier !

    Tout le monde a vu, dimanche 24 mars, lors de la manifestation, un hélicoptère de la sécurité civile survoler la Manif pour tous. Mais personne n’a jamais vu les photos ou les clichés qu’il a pris…

    D’après les informations recueillies depuis dimanche soir, le service de police qui a intercepté et confisqué ces images après l’atterrissage de l’hélicoptère, a estimé la participation réelle du rassemblement à 1,8 millions de personnes. La vue aérienne permet en effet de voir l’étendue de la foule depuis les points de départ jusqu’aux différentes avenues et rues adjacentes, au delà donc du comptage au mètre carré. La DCRI et l’Élisée ont les chiffres sur leur bureau.

    Autre comparaison qui disqualifie les chiffres de la préfecture : après la finale de la coupe du monde en 1998, les autorités et les médias annonçaient 2 millions de personnes sur une artère plus petite, allant d’un bout à l’autre de l’avenue des Champs Élysées jusque l’Arc de triomphe, mais avec le même taux de remplissage au mètre carré. Dimanche, la préfecture en annonçait 300.000. sur une artère plus grande allant jusque l’arche de la défense….

    Quant à l’Élysée, elle ne semblait pas tranquille. Curieusement :

    http://www.contre-info.com/

  • Taubira : attention, cette femme est dangereuse !

     Après le jet privé pour faire 400 kms, la préférence étrangère, le gel des retraites, l'augmentation des cotisations sociales, rien ne nous sera épargné. Les Français ont voté pour Hollande et celui-ci a mis un irresponsable à la tête de chaque ministère.

    En plus de vouloir imposer le « mariage gay », Taubira en est un triste exemple avec sa volonté d'instaurer en France ce qu'elle appelle une « justice réparatrice » : Votre fils s'est fait écraser par un chauffard... Il faut absolument que les parents entretiennent une correspondance avec le meurtrier pour que celui-ci se sente moins coupable ! Votre cousin a été tué dans un hold-up ?... La famille de la victime doit se rendre à la prison et dialoguer avec le criminel pour faciliter sa réinsertion ! "Les victimes doivent aider les criminels à se reconstruire" !... Le monde à l'envers !!! Les racailles seraient donc plus à plaindre que les victimes !...
     
    Éric Zemmour a raison, Madame Taubira est dangereuse dans ses décisions et dans son comportement. S'’il y a racisme, c’est un racisme anti-blancs, et SOS racisme qui la soutient en est un bel exemple.
    En 32 ans d’'activité, ils n’ont jamais défendu un seul blanc victime de racisme. Abolis les tribunaux pour mineurs, même récidivistes ! Que va-t-elle faire de 4 mineurs de 1,80m, âgés de 17 ans, auteurs de viol sur une jeune fille de 13 ans ? Que va-t-elle faire des 4 mineurs arrêtés dernièrement, âgés de 16 ans, poursuivis pour proxénétisme ?
    Elle relâche des jeunes voyous dans la nature sans aucune sanction sauf un « rappel à l’ordre » par la justice...
    Hollande est responsable de cette folie et de toutes les conséquences à venir...¢
  • Valls entre mensonge et incompétence

    130325Tout pour la "com", rien pour la vérité : une fois de plus le mode opératoire du gouvernement se confirme.

    La manifestation du 24 avril contre la loi Taubira de dénaturation du mariage, de la famille et de la filiation a réuni de toute évidence beaucoup plus d'un million de personnes. Comparons-la en effet à celle du 30 mai 1968 sur les Champs Élysées. Le parallèle s'impose puisqu'elles correspondaient l'une comme l'autre à une réaction du peuple dans ses profondeurs contre l'idéologie soixante-huitarde. Celle-ci avait alors déployé ses folies et ses chienlits pendant un mois : elle développe son règne, de plus en plus intolérant depuis quarante ans, aussi bien dans l'Éducation nationale étatique que dans les instruments subventionnés du bourrage de crâne.

    Or en 1968 la déferlante de ce "ras-le-bol" avait rempli l'espace de la place de la Concorde à la flamme du Soldat Inconnu, – souillée quelques jours plus tôt par la voyoucratie gauchiste. À 45 ans de distance, non seulement la masse compacte des manifestants rassemblés sur une largeur équivalente, remplissait une longueur deux fois plus grande, avenue de la Grande-Armée, porte Maillot et avenue De Gaulle, au-delà du pont de Neuilly, mais elle s'étalait sur l'avenue Foch. On a évalué historiquement à près d'un million, probablement 700 000 à 800 000 personnes en fait, la foule immense de 1968 ; il semble donc raisonnable de compter au moins 2,5 fois 700 000 = entre 1,6 et 1,8 million le nombre de gens effectivement arrivés jusqu'au lieu de cette "Manif pour tous" qui porte de mieux en mieux son nom. On doit savoir aussi, comme le 13 janvier, qu'un certain nombre de cars n'ont pas pu atteindre leurs lieux de destination, qu'il en manquait sur le marché national : par exemple les gens de Lille ont dû aller en chercher en Belgique, etc.

    On notera que ses organisateurs, qui ont su faire preuve d'un sens assez rare de la mise en place, en dépit de ces bonnets phrygiens d'opérette qui, pour ma part, me dissuaderaient plutôt de les rejoindre, ont fait le choix intelligent de sous évaluer leur propre succès. Ils disent 1,4 million. Soit.

    De toute façon, tout cela est demeuré particulièrement bon enfant. Toutes les confessions se sont trouvées représentées, toutes les nuances de la société, y compris des élus de gauche (1)⇓

    Où se situe donc le scandale, où se manifeste le mensonge ? Où se révèle l'incompétence ?

    Rappelons avant tout que M. Valls joue, au sein de la troupe ministérielle dans le registre du Rouleur de mécaniques : "on va voir ce qu'on va voir". Les Roms, les voyous de Marseille, les délinquants de partout sont supposés tremblants. En fait, on n'a vu jusqu'à présent rien que des claudettes et des paillettes, la force contre les faibles, et l'insignifiance des résultats. Piètres références pour la roue de secours d'apparence droitière d'un pouvoir de plus en plus impopulaire, méprisé par plus de 65 % des Français.

    Valls a donc donné toute sa mesure autour de cette manif du 24 avril. Valls a osé communiquer une évaluation dérisoire de 300 000 participants, en recul de 12 % par rapport à la fausse précision de celle du 13 janvier, où on avait diffusé un chiffre officiel de 340 000.

    Pire encore... le ministre ayant voulu contenir le défilé dans des barrières psychologiquement désagréables, alors qu'un encadrement de jeunes militants fort débonnaires, mais très nombreux et méthodiquement répartis, suffisait à la canaliser, ... le ministre ayant voulu administrativement interdire les Champs élysées, quelques dizaines de familles, peut-être 300 personnes sur un total de plus d'un million (0,03 %)... ont renversé les dites barrières. Le service d'ordre a courageusement agressé ces gens, y compris des enfants, à coup de gaz lacrymogènes.

    Et voila comme la chose est présentée à l'usage des moyens de désinformation :

    Titre : Manuel Valls : la manifestation anti-mariage gay a "échappé aux organisateurs"

    Et l'AFP d'enfoncer clou avec une photo : Des incidents ont éclaté dimanche en marge du cortège. Le ministre de l'Intérieur évoque des "groupes extrémistes".

    Le ministre de l'Intérieur a estimé dimanche soir que la manifestation contre le mariage des homosexuels à Paris avait "incontestablement" parfois "échappé" à ses organisateurs, faisant allusion à plusieurs incidents en marge du cortège. "Ils ont été débordés par des groupes extrémistes", a déclaré Manuel Valls, les situant à l'extrême droite. "Cette manifestation a à l'évidence échappé aux organisateurs eux-mêmes", a-t-il insisté. Au même moment, en début de soirée, les forces de l'ordre évacuaient plusieurs centaines de manifestants particulièrement déterminés.

    Manuel Valls a évoqué des "dizaines d'interpellations" sans détail. Interrogé sur les chiffres divergents sur le nombre de manifestants - les organisateurs avançaient 1,4 million et la police 300 000 dans une première estimation -, le ministre de l'Intérieur a affirmé : "300 000 personnes, c'est tout à fait important, mais la manière dont la préfecture comptabilise les manifestants n'est remise en cause par personne." (2)⇓

    Honte à ce ministre d'origine trotskiste puis socialiste strauss-kahnien, reconverti désormais en croque-mitaine faussement droitier : ses services prévoyaient 100 000 personnes le 22 mars, il en reconnaît 300 000. Il est donc, quoiqu’il arrive responsable du débordement.

    Honte aux désinformateurs qui ont propagé cette prévision afin de démobiliser et de décourager les opposants, le mensonge des "100 000 prévus" se retrouve jusqu'au site internet du Figaro.

    Honte aux trafiquants de demi-vérités du quotidien Le Monde osant parler d'associations "fantômes" et de "coquilles vides" pour des gens qui se sont retrouvés 500 fois plus nombreux que les adhérents susceptibles d'être rassemblés par les associations gauchistes que le même journal encense et que les contribuables subventionnent, souvent sans le savoir.

    Honte finalement à ce régime dont la seule différence avec son ancêtre jacobin est qu'il ne guillotine pas. Il ne guillotine pas, parce qu'il n'en a pas le courage : mais il fait tout pour calomnier, pour salir et pour exclure.

    On pourrait certes commencer et ce pays gagnerait à réfléchir sérieusement, au-delà de ce misérable gouvernement, sur le régime, lui-même, celui du suffrage truqué parce que "médiatisé".

    Son peu de respect pour la vérité, vieux comme les sophistes du temps de Périclès entraîne dès maintenant des conséquences analogues pour ce que nous persistons à appeler "démocratie". Rappelons à ceux qui admirent, probablement sans la connaître, la constitution antique d'Athènes, les conséquences du système tant cité, si peu étudié. Les successeurs du fameux stratège, mort en 429 après la première année de ce que l'on appelle la Guerre du Péloponnèse, entraînèrent eux-mêmes leur cité dans la catastrophe. L'expédition de Sicile se mua en désastre : elle répondait elle-même à une poussée démagogique. Le grossier manipulateur Cléon d'abord "une sorte de génie de la fourberie et de la calomnie" (3)⇓, puis le calamiteux Alcibiade, qu'on ne devrait plus présenter (4)⇓ conduiront au désastre cette ville qui, cependant donnera si longtemps naissance aux grands tragiques, aux écoles de philosophie et à des artistes comme Phidias (490-430) ou plus tard encore Praxitèle (400-330).

    Tous ces grands souvenirs de la culture classique de l'Europe ne servent hélas pas d'exemple. On nous parle des grands principes : ils ont toujours échoué dès lors que de puissantes institutions n'ont pas maintenu leur application doctrinaire dans certaines limites, celles de la monarchie et du parlement en Grande Bretagne, ou celles du civisme juridique et fédéral en Amérique. Cela n'existe pas en France, où au contraire l'indépendance syndicale de la magistrature n'est évoquée qu'à sens unique : le droit pour un juge d'instruction, peut-être plus bête encore que méchant, de persécuter tel homme politique contre lequel il a ouvertement pris parti.

    Le conseil d'État ce 20 mars soulignait le caractère expropriateur de la promesse la plus démagogiquement efficace du vainqueur de l'élection de 2012.

    Les juristes les moins suspects de droitisme s'en mêlent. Ainsi Me Kiejman dans le Figaro du 23 mars, pour la mise en examen du président sortant qu'il qualifie de : "mauvais coup porté à la justice" D'autres constitutionnalistes tirent la sonnette d'alarme.

    Il serait temps que les autistes gouvernementaux en tiennent compte, avant que de vrais débordements fassent chavirer le pays dans le chaos.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. On consultera par exemple les arguments du site "Valeurs de gauche" sous la responsabilité d'un des 4 députés du PS n'ayant pas voté la loi en première lecture à l'Assemblée nationale..
    2. Publié le 25/03/2013 à 07:15 sur le site "LePoint.fr"
    3. cf. Aristophane "Les Cavaliers".
    4. On se bornera à recommander la biographie écrite par Jacqueline de Romilly, "Alcibiade ou les dangers de l'ambition " ed. Fallois, Paris 1995, qui le rendrait [presque] sympathique
  • Le malaise français

    C’est au moment où les signes d’une renaissance de la « droite » se manifestent de plus en plus ostensiblement, et donc qu'apparaît de plus en plus tangible l’éventualité d’une inversion du cours des choses politiques, pour la première fois depuis les années 60, dans le champ politicien, mais aussi dans cette terre désertée depuis très longtemps par les faiseurs d’opinion conservateurs, les questions sociétales, religieuses, civilisationnelles, que le doute, la méfiance et la prudence s’imposent le plus. Un 68 à l’envers, vraiment ?

    Il ne s’agit pas de juger les bonnes intentions des manifestants « pour tous », des défenseurs véhéments de l’ « identité française », de ses « traditions », des contempteurs du « totalitarisme » islamiste et de tous ceux qui pensent transformer la réalité par le militantisme, les élections ou toutes autres formes d’interventions qui étaient, il y a peu, le monopole de la gauche. L’ironie de l’histoire, avec ou sans majuscule, c’est que la « droite », c’est-à-dire les partisans des valeurs traditionnelles, se décident enfin à pratiquer l’agit prop., à organiser des manifestations bruyantes, et donc à abandonner la posture digne et discrète de la majorité silencieuse, à publier force brûlots, qui se vendent très bien, à toucher même les classes populaires, au moment où, non seulement, il n’y a plus ni droite ni gauche, mais il n’est pas sûr non plus qu’il y ait encore des traditions, ni même que la nation représente encore autre chose, pour nos compatriotes, qu’une sorte de syndicat susceptible de leur octroyer une protection minimum contre l’agressivité du libéralisme mondialiste, ce qui ne manquerait pas, du reste, d’un sens certain du discernement. Au fond, la France n’a-t-elle jamais été qu’un contrat, par le truchement de l’Etat, entre membres égaux, dont la Révolution de 1789 ne fit que sacraliser une existence longtemps virtuelle ?

    Notre nation a le privilège, glorieux ou douteux, d’avoir fait peser sur la conscience des Français, sinon même leur cœur, un destin universel. Des Croisades à la Révolution, de la Foi à la Liberté, notre peuple a cru porter la flamme des vertus antiques et modernes. La France n’est pas seulement une synthèse entre ethnies variées, elle est aussi une conjonction historique, la coïncidence en un point géographique des forces du passé et de l’avenir. De là notre orgueil, et parfois notre générosité, notre fatuité et notre bêtise idéologique. Seuls, dans les temps modernes, la Russie et les Etats-Unis ont accédé à cette lubie, à la longue, destructrice. Au fond, l’Empire romain est mort de s’être trop dilaté, et d’avoir héroïquement défendu, derrière son limes, les trésors de la « civilisation ».

    De là notre souffrance. Il est plus aisé d’être suédois, et de parler, sans barguigner, l’anglais comme une langue maternelle. Seuls ceux qui devinent encore, par-delà la médiocrité ambiante et l’avilissement inéluctable de notre vie politique, ce qu’a pu être la grandeur, à l’époque romane, durant le Grand Siècle, à l’ombre des armées napoléonienne, ou même dans les tranchées sanglantes de la boucherie héroïque de 14-18, peuvent éprouver, en plus du désespoir que suscite la vision des ruines actuelles, un sentiment profond de honte mêlé de nostalgie. Il n’y a guère que les amnésiques, les sots ou les libéraux pour se satisfaire d’une indifférence plate et minable. Est français celui qui se sent en deuil.

    Toutefois, la politique ressemble quelque peu à cet apologue bouddhiste, qui présente un aveugle-né tâtant pour la première fois un éléphant, et prétendant, à mesure qu’il en parcourt le corps, qu’il est soit une corde, soit un arbre, soit un mur épais… Tout n’y est que perceptions multisensorielles, évanescentes, kaléidoscopiques, et délires d’opinions. C'est le règne de l’affectivité, de la subjectivité, de la relativité et de l’erreur, si la raison ne corrige pas les distorsions de l’image. Comme Pascal l’écrivait, c’est le triomphe de l’imagination.

    De l’imagination, donc de la tromperie.

    On pourrait s’arrêter sur les astuces et stratagèmes ficelés par les vieux routiers de la politique, leurs clins d’œil, leurs phrases microscopiques, leurs petits-grands appels à l’opinion, leurs cris vertueux, leur jeu enfin de tartufards enfarinés, histrions des plateaux et des estrades, auteurs de scenari aussi apprêtés et attendus que les vieilles farces et la quincaillerie hollywoodienne. Dans voxnr, les dangers d’une alliance avec ces goupils ont maintes fois été soulignés, et il est inutile d’y revenir. Disons brièvement que des libéraux mondialistes comme eux, et c’est la même situation à gauche, ont autant de rapport avec les « valeurs », qu’un poisson avec les sommets de l’Himalaya.

    J’ai bien conscience de l’impuissance de la parole. Déjà, Cassandre… Du reste, l’action présente beaucoup plus de charme et de vertiges que la prudence et la patience, ou encore plus sûrement que l’abstention. Certains de mes amis considèrent même l’action comme une voie, quelle qu’en soit l’efficience. Non seulement parce qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, et c’est sans doute là une éthique héroïque et admirable, mais parce qu’aussi, en soi, l’action est une manière de prier, d’entrer en harmonie avec les forces supra humaines, l’énergie intemporelle qui régit l’univers et le fait se mouvoir. L’action peut donc être contemplation, à sa façon.

    Cela est bel et bon, à condition de le savoir. Il n’est pas sûr que l’on agisse vraiment. Il est même certain que l’on réagit plutôt, ce qui est une manière comme une autre d’être régi, dirigé par les événements et la logique du monde. Or, ce monde est maintenant profondément libéral, libertaire-libéral, narcissique, matérialiste, hallucinogène et déréalisé. Il est un jeu de miroirs déformants renvoyant à l’infini des simulacres d’eux-mêmes, c’est-à-dire de vides en perspective, comme à la fin de La Dame de Shanghai, d’Orson Welles. Et l’on sait que ce chef d’œuvre ne se termine pas par un happy end. Autrement dit, il faut se demander si les objectifs poursuivis par les actions politiques menées ne relèvent pas profondément, et sournoisement, d’une dialectique finalement libérale. Au fond, libertariens et évangélistes américains, chez lesquels certains leaders « conservateurs » de la droite française vont chercher conseils et subsides, nous ont habitués à une rhétorique des valeurs qui se concilie très bien avec le marché et le mondialisme. Regardons l’Amérique, et voyons-y notre avenir. Il n’est pas si nocif pour le système qu’il existe encore des suprématistes blancs, des adversaires de l’IVG, des chrétiens aussi fanatiques que les salafistes, des puritains et des donneurs de leçons, au même titre que des rapeurs, des identitaires blacks, des végétariens, des homos militants, des brûleurs de drapeau national, ou des ermites.

    Et le danger est sans doute plus grand que ce défaut de perspective porteur de duperies et de déceptions, de mensonges et de ridicules, lorsque la politique sombre dans la boue de l’infra humain. Là aussi, sur voxnr, nous avons eu le triste privilège de disserter sur l’ânerie crapularde et misérablement populacière de sites comme fdesouche, Riposte laïque, et bien d’autres, qui font leurs courses dans les égouts où se déversent faits divers, sexe, violence, saouleries, vomis et crachats, du Zola pur jus, à croire qu’ils y reconnaissent leur propre portrait, et s’y vautrent avec une délectation de cochons imbibés de pinard. On ne saurait seulement lire cette prose de dernier homme sans en être soi-même souillé et avili.

    Sans attendre forcément la fin du kali yuga, ce qui risque de prendre encore quelques dizaines de milliers d’années, pour le moins, et ne rejetant pas l’idée suprêmement esthétique de mourir sur une barricade ou attaché à un poteau d’exécution (mais soyons modeste !), je m’en tiens aux leçons d’une sagesse profonde de mes maîtres René Guénon et Julius Evola, que mon ami Alexandre Douguine a l’honneur, comme moi, de suivre. Aussi m’en tiens-je à ces principes : il existe des races de l’âme et de l’esprit, et tout ce qui a un rapport avec la notion de races biologiques n’est que la manifestation d’une involution et d’une décadence qui portent les hommes vers le bas. Les civilisations, si elles sont différentes, ne sont pas à évaluer hiérarchiquement. Le problème immigré, qui a miné, avec d’autres facteurs dont il faudrait peut-être parfois rappeler l’existence, comme tout ce qui est relié au mouvement des Lumières, et même beaucoup plus loin, bref, à l’Occident, n’est qu’une manifestation, parmi d’autres, de la liquéfaction sociétale de notre civilisation. L’immigré, quoi que puissent en penser certains, ressemblent plus, par ses aspirations et son mode d’existence, à un souchien américanisé, qu’à un être de sa propre communauté, mais impliqué dans un rapport sérieux et profond avec la Tradition. Il existe, comme je l’ai plusieurs fois répété, plus de ressemblance entre un Français pieux et un grillot malien qu’entre le premier et un bouffeur de hamburger blond aux yeux bleus, fanatique de films américains pour ados et de sous musique décadente. La substitution de populations s’effectue peut-être horizontalement, par une immigration massive, qui a moins à voir avec une conquista islamiste qu’avec le désir tout humain de mieux bouffer, mais elle s’est produite beaucoup plus sûrement dans le temps, par une métamorphose profonde du peuple français, par un changement radical de sa nature, de sa mentalité, de ses habitudes, de ses aspirations, de ses désirs. Il s’est endormi en juin 40, croyant continuer à être la France ancestrale, et il s’est réveillé américain, sans trop s’en rendre compte.

    Et c’est la tragédie de l’Occident, ce trou noir qui a tout avalé, cet abysse de sens, ce malaise invivable beaucoup plus cruel que la perspective d’un appauvrissement inéluctable. Nous aimerions arrêter le temps pour nous retrouver, quand nous sommes liés indéfectiblement à cette fatalité temporelle, ce mouvement vers le mieux-être, le progrès, le moderne, qui est devenu la chair de notre chair, l’essence même de l’Occident. Il faudrait nous nier nous-mêmes pour parvenir à être nous-mêmes. Il faudrait sans doute aussi d’autres hommes que ceux qui s’agitent actuellement dans ce théâtre d’ombres peuplant les écrans de télévision. Une autre substitution de population, en quelque sorte.

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

  • Débordements, dérapages, que s’est-il passé à la Manif pour tous ?

    Les photos et vidéos, abondantes, montrent des enfants, des familles, des personnes âgées, victimes de gaz lacrimogènes. Manuel Valls estime que la manifestation a perdu le contrôle et qu’il s’agit “essentiellement du GUD et de l’extrême-droite” ce qui est un parfait délire, Frigide Barjot, dont le podium était protégé par une armée de policiers, oublie d’être solidaire et condamne les “violences” commises par des manifestants.

    Or, les témoignages qui nous remontent ainsi que les vidéos, montrent bien qu’il n’y a pas eu de violence, ni d’”extrêmiste” cherchant à en “découdre” avec les forces de l’ordre. Ce type d’attitude n’est pas du tout le style des manifestants qui se trouvaient hier près de l’Etoile. Il n’y a eu aucune casse ni aucun casseur. Des manifestants sont rentrés de temps à autre dans des magasins pour se réchauffer, les clients y circulaient en toute tranquillité, les commerçants les ont gentiment accueillis. Il n’y avait donc aucune raison pour la police de s’énerver.

    Ce qu’il faut rappeler c’est que :
    •plusieurs jours avant la manifestation, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police ont clairement cherché à minimiser le mouvement (un peu plus de 100 000 personnes)
    •par conséquent, dimanche 24, en raison de la mobilisation exceptionnelle de centaines de milliers de Français, excédés par le mépris du gouvernement, la situation est vite devenue incontrôlable pour les forces de l’ordre.
    •Dès 15h environ, la police a du dérouter une partie des manifestants sur l’avenue Foch, menant à l’Etoile, en raison de l’affluence sur l’avenue de la Grande Armée et le bouchon formé à la fois sur l’avenue Charles de Gaulle à Neuilly et sur les axes de départ (Bois de Boulogne, Porte Dauphine notamment). Peu de temps après, c’est au tour de l’avenue Carnot, menant également à l’Etoile, d’être ouverte aux manifestants.
    •Sur ces trois axes menant à l’Etoile, les manifestants ont continué à s’entasser et donc à avancer. Sans aucune volonté agressive, mais en raison d’un mouvement naturel de foule.
    •De toute évidence, les forces de l’ordre situées place de l’Etoile ont été débordées en voyant en même temps les 3 avenues remplies continuer à avancer sous la pression des manifestants, qui, loin derrière, et ne voyant aucun écran géant, voulaient continuer à approcher.
    •Face à la pression, vers 15h30-16h30, ce sont les forces de l’ordre du ministère de l’Intérieur qui ont commis des dérapages en libérant des gaz lacrimogènes sur des manifestants pacifiques, enfants de moins de 10 ans, familles, personnes de tous âges, dont des personnes âges.

    Il faut donc souligner que, en minimisant le nombre de manifestants, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police doivent être tenus pour responsables de ce qui s’est passé hier au niveau de la place de l’Etoile.
    Michel Janva   http://fr.altermedia.info

  • L'Agrif assiste les victimes des brutalités policières

    Communiqué de l'AGRIF :

    "Des milliers d’adhérents de l’AGRIF étaient hier dans l’immense manifestation contre la loi Hollande-Taubira. Celle-ci est en effet inspirée par le plus radical des nihilismes, désintégrateur de ce qui constitue le noyau même de l’humanité, la complémentarité du couple humain.

    Ses dirigeants ont été profondément indignés par la brutalité de la réaction policière contre une grande foule, jeune, familiale, bon enfant. Celle-ci n’avait été que trop comprimée pendant des heures et aspirait à un peu d’oxygène et de libre expression sur les Champs-Élysées.

    Contrairement à ce qu’a affirmé aussitôt, sans savoir, Frigide Barjot , ce n’était évidemment pas une foule de « fachos ». Plusieurs dirigeants de l’AGRIF et leurs familles ont été gravement aspergés de gaz lacrymogène aux effets très dangereux. Aussi, pleinement dans sa fonction de lutte contre le racisme à tous niveaux, l’AGRIF met ses avocats à disposition des personnes brutalisées, pour les assister dans les procédures de leurs plaintes.

    Les personnes concernées peuvent se manifester auprès de l’AGRIF :

    agrif@wanadoo.fr

    70 boulevard Saint-Germain PARIS 75005"