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France et politique française - Page 4974

  • Manif du 24 mars : mandales pour tous !

    Le dialogue avec les opposants au mariage gay, les CRS s’en chargent

    Dimanche 24 mars, 14h45, métro Sablons. On est accueilli dès la sortie par les cris de ralliement de trois membres du service d’ordre de la manifestation qui s’égosillent afin de faire emprunter aux voyageurs et manifestants la sortie « Jardin d’acclimatation ».

    Le ton est donné et l’atmosphère bien différente de celle du 13 janvier dernier. Si les petits drapeaux et les T-shirts colorés sont toujours là, les chars et les ballons roses se font plus discrets et la techno laisse place à une Marseillaise furibarde qui ne se prolonge cependant pas jusqu’au couplet fatal – « Qu’un sang impur abreuve nos sillons… » – mais le cœur y est. L’ambiance de kermesse festive n’est plus de mise, c’est la colère qui s’exprime cette fois plus franchement.

    Cette colère n’est toujours pas tournée contre les homosexuels, quoi qu’en pense Jean-Pierre Michel (PS), rapporteur du projet de loi Taubira au Sénat, qui a refusé d’auditionner le collectif « Manif pour tous » et accuse ses responsables d’être dans le « déni d’homophobie ». Non. La colère qui se manifeste plus visiblement ici vise justement les Jean-Pierre Michel, leur morgue et leur crispation idéologique. Elle vise une classe politique et médiatique psychorigide qui depuis quelques mois s’évertue à faire passer bourrage de crâne et lobbying pour un « débat démocratique ». Les gens qui défilent ce 24 mars semblent afficher plus durement la lassitude de se voir constamment méprisés, insultés, traités à la moindre occasion d’homophobes et de haineux rétrogrades par une intelligentsia bien plus représentative de la ploutocratie festive que de la moindre intelligence. Et surtout, bien plus qu’il y a deux mois, la colère des manifestants vise François Hollande, pour des motifs qu’on imagine plus nombreux que la simple opposition au mariage gay. [...]

    Laurent Cantamessi - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

  • Trop d’insécurité, trop de chômage, trop d’immigration

    Il n’y a pas que Karim Benzema sous le maillot de l’équipe de France qui ne trouve pas le chemin des buts. Faute d’être capable de changer de modèle économique, de  penser national,  le gouvernement Ayrault  s’avère bien impuissant à  marquer des points, que ce soit dans la bataille contre l’insécurité comme dans celle contre le chômage. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a choisi hier d’anticiper la hausse de la délinquance en indiquant, lors de son audition devant l’Assemblée nationale,  que celle-ci découle de l’introduction de nouveaux indicateurs dans le cadre de la réforme de l’outil statistique.  Bref, selon M.  Valls, si la criminalité progresse c’est donc de  la faute du thermomètre… les Français sont vraiment pris pour des crétins.  Pourtant, il a fallu pas moins de  130 policiers et gendarmes mobiles, assistés du Raid et du GIPN (groupe d’intervention de la police nationale) pour procéder à l’interpellation  hier à l’aube, dans les quartiers pluriels d’Amiens-Nord,  de neuf « jeunes ». Ils sont soupçonnés d’avoir participé aux  émeutes qui avaient occasionné  des millions d’euros de dégâts et   fait 17 blessés parmi les policiers, parfois touchés par des tirs d’armes à feu. Il a fallu aussi ce mercredi matin à Grigny (Essonne) et à Montreuil (Seine-Saint-Denis),  la mobilisation de deux cents policiers, de membres du  Raid et du GIPN,  pour effectuer  une douzaine  d’interpellations dans le cadre de  l’assaut d’un RER D,  le samedi 16 mars, par une vingtaine de « jeunes »  qui avaient mené l’attaque  et dévalisé les occupants d’une rame à Grigny.

     Espérons que  la très controversée  Sihem Souid, engagée par Christiane  Taubira dans son ministère  pour traquer les comportements discriminatoires (voir notre article en date du 26 février),   ne  verra pas dans ses opérations de la police  la marque d’un insupportable racisme.  Dans un texte publié puis retiré précipitamment  le  20 mars du site LePoint.fr, Mme Souid tirait à boulet rouge sur « Manuel Valls », « son menton prognathe »  et « sa cohorte d’islamophobes » le comparant à Nicolas Sarkozy. M. Valls a en effet des affinités communautaires sélectives et il avait  critiqué la décision de la Cour de cassation  d’annuler l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles rendu en octobre 2011, qui avait confirmé le licenciement en 2008 de Fatima Afif, une employée de la crèche Baby-Loup située dans le quartier pluriel de Chanteloup-Les-Vignes (Yvelines), parce qu’elle refusait d’ôter son foulard islamique.

     Sur le  front de  l’emploi également,  François Hollande, comme M. Valls et ses collègues,  se  complait dans la Méthode Coué. Il   ne peut que répéter, comme il l’a fait encore mardi,  qu’il maintenait son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin 2013.  Le pic de 1997 a été frôlé, le nombre de chômeurs a poursuivi sa hausse, pour le 22e mois consécutif en février   avec 18 400 chômeurs de plus (+0,6%), soit un total de 3,187 millions d’inscrits en métropole . Sur un an, la hausse est de 10,8%.  

     « En incluant les personnes ayant une activité réduite (catégories B et C), précise l’Afp,  26 500 personnes sont venues grossir les rangs des demandeurs d’emploi, soit 4,7 millions d’inscrits à la fin février en métropole, un record. Parmi eux, 16% sont bénéficiaires du RSA et plus de 2 millions de personnes sont désormais au chômage depuis plus d’un an, du jamais vu. Le nombre des chômeurs de longue durée bondit de 1,4 point par rapport à janvier, et de plus de 14% en un an. Hormis un seul mois de baisse, en octobre 2010, le nombre de chômeurs avec ou sans activité (catégories A, B et C) connaît une hausse ininterrompue depuis mai 2008, précise le ministère. Avec l’outre-mer, le nombre de chômeurs dépassait 4,9 millions à la fin février. »

     La question du poids de l’immigration dans les chiffres du chômage  n’est pas politiquement correcte. Elle est pourtant centrale indique Bruno Gollnisch.  Il existe dans ce domaine également  un consensus gauche-droite pour ne pas l’évoquer  mais le Front National à l’honnêteté et le courage de la mettre sur la table .

    Sur  le site  du ministère du travail, on pouvait lire  le 31 octobre 2012, qu’ officiellement  «  en 2011, 4 millions d’immigrés âgés de 15 à 64 ans (résidaient) en France métropolitaine, représentant 10 % de la population en âge de travailler. 30 % d’entre eux sont nés dans un pays de l’Union européenne (UE), 31 % au Maghreb, 15 % en Afrique subsaharienne, et 24 % dans un pays européen hors UE ou sur un autre continent que l’Afrique. » Or, «le taux de chômage des immigrés nés hors de l’Union européenne est beaucoup plus élevé que celui des non immigrés. En 2011, il approche 23 % pour ceux originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, contre 8,5 % pour les non immigrés. Une fois pris en compte l’âge, le sexe, le niveau de qualification et le lieu de résidence, l’écart de risque de chômage entre les immigrés extra-communautaires et les non immigrés reste important (…)».

     Sur son blog, le professeur  Yves-Marie Laulan citait des chiffres moindres,  mais   relevait en mars 2012  que « les difficultés d’insertion d’une population, peu ou pas qualifiée, sur un marché du travail déjà saturé sautent aux yeux. Avec un taux de chômage de 13,2 %, sur les trois millions d’immigrés que compte la population active, 2,6 millions d’immigrés seulement auraient un emploi, 400 000 seraient au chômage »…à la charge de la collectivité nationale.

     Il notait encore l’évidence : «ou bien les immigrés ne trouvent pas d’emplois et sont donc au chômage ;  ou ils trouvent des emplois, mais poussent les natifs vers le chômage ; ou ils trouvent bien des emplois, mais ce sont des emplois aidés, donc qui coûtent cher à l’Etat. En conséquence, en termes de coûts,  celui des immigrés au chômage serait de 3,4 milliards ». « Mais le plus important est ailleurs : le coût des natifs chassés par éviction vers le chômage peut être estimé à 22 milliards (à 700 euros par mois, soit 8 500 euros par an, pour 2,6 millions de nouveaux chômeurs natifs). » « En d’autres termes, en période de sous-emploi chronique et de quasi stagnation économique, -c’est le cas depuis 10 ans et plus-, l’immigration, quelle soit légale ou non, exerce directement ou indirectement un effet fortement négatif sur les chiffres du chômage et sur les charges budgétaires. »

     Il n’y  aura donc pas d’amélioration tangible, durable, conséquente sur le front de l’emploi comme plus largement pour l’économie française et nos comptes sociaux,   sans inversion des flux migratoires.

    http://www.gollnisch.com

  • Maxence Hecquard : « Les problèmes structurels de notre société ne sont pas économiques mais avant tout moraux »

    Maxence Hecquard, auteur des Fondements philosophiques de la démocratie moderne (éd. F-X. de Guibert), est aussi un homme d'affaires expérimenté qui connaît bien les marchés de capitaux.
    Monde et Vie : Maxence Hecquard, la crise économique a connu cet été une nouvelle étape. Pensez-vous que nous soyons à la veille d'un effondrement du système ?
    Maxence Hecquard : Non. Cette crise est grave, mais ne signifie pas encore à mon sens la ; fin du monde capitaliste, malgré ses turpitudes comme le montant astronomique des dettes extérieures des États.
    Que se passe-t-il aujourd'hui ? Les investisseurs, c'est-à-dire le marché, prennent conscience que la dette d'un certain nombre d'Etats pourra difficilement être remboursée. En effet, ces États ne produisent pas suffisamment de richesses pour assurer à la fois le service de leur dette extérieure et le fonctionnement normal de leur économie. C'est le cas de presque tous les pays développés - y compris la France -, qui vivent depuis 30 ans au-dessus de leurs moyens, avec un endettement qui, en termes de pourcentage de leur produit intérieur brut (PIB), s'accroît structurellement.
    Il faut se souvenir que la dette est à la fois un stock - son volume - et un flux. En effet chaque année, une partie de la dette arrive à échéance et doit être renouvelée : on crée donc une nouvelle dette pour rembourser la première et financer les affaires courantes. À cette occasion, les investisseurs prêtent de nouveau et fixent un nouveau taux d'intérêt, qui suit les aléas généraux des marchés internationaux. C'est ce mécanisme qui crée des difficultés. Car si les investisseurs prennent brusquement conscience qu'un emprunteur, en l'occurrence un État, est insolvable ou risque de le devenir, ils réclament un taux d'intérêt plus élevé pour couvrir ce risque de défaut. On entre alors dans un cercle vicieux : les intérêts augmentant, le pays est obligé de s'endetter encore davantage pour les payer et finalement n'arrive plus à rembourser le capital. C'est ce qui s'est produit en Grèce. Et si la prise de conscience s'étend à d'autres pays - on parle de ceux de l'Europe du Sud, la France n'étant pas à l'abri avec une dette représentant environ 80 % de son PIB -, les taux d'intérêt de leurs dettes montent brusquement, reproduisant le même mécanisme infernal.
    La nouvelle dette sert exclusivement a payer les intérêts de la vieille dette
    Les États-Unis sont dans la même situation et viennent de perdre leur note AAA. C'était inévitable puisque, depuis plusieurs années, leur nouvelle dette sert exclusivement à payer les intérêts de la vieille dette. Ils s'enfoncent ainsi dans un mécanisme de surendettement, qui ne peut pas durer éternellement.
    Pourtant ce phénomène dure depuis des décennies : comment est-ce possible ?
    C'est fondamentalement un problème monétaire. Si les États-Unis ont pu s'endetter autant, c'est parce que, depuis l'abandon de l'étalon-or, ils peuvent créer de la monnaie pour assurer les remboursements de leur dette. Le mécanisme des changes flottants permet ainsi à certains de s'endetter massivement tant qu'ils trouvent des prêteurs. Le Japon a financé pendant des décennies les déficits américains et c'est la Chine qui le fait aujourd'hui. L'augmentation de la masse monétaire en dollars, avec la dépréciation qui en résulte, a permis les remboursements réguliers de la dette américaine. L'Europe a imité les États-Unis. C'est parce que le dollar et l'euro ne sont plus convertible en or que l'Occident a pu s'endetter massivement. Mais les marchés ont brusquement pris conscience de ces risques souverains et se sont aperçus qu'il n'était pas exclu que des États occidentaux fassent défaut. D'où la nervosité qui incite beaucoup d'investisseurs à refuser de souscrire à de nouvelles dettes et à vendre les bons du trésor. Ils leur préfèrent les valeurs-refuge : or, immobilier, œuvres d'art, etc.
    Une crise des finances publiques entraînerait une crise générale de liquidité, qui se traduirait par une récession mondiale, avec pour conséquence des faillites d'entreprises en chaîne et la chute des marchés boursiers.
    Par ailleurs, dans une économie mondialisée, les difficultés d'un acteur sont ressenties dans toute la planète. La mondialisation se traduit donc fatalement par une multiplication des crises.
    Néanmoins, le système financier international est extrêmement solide et ce n'est pas la première crise financière qu'il traverse - il s'en est produit tout au long du XXe siècle.
    Puisque vous avez posé le diagnostic, examinons les remèdes. Par quels moyens pourrait-on sortir de la crise actuelle ?
    Il existe plusieurs manières de traiter le surendettement.
    La manière simple et honnête consiste, lorsque l'on a vécu au-dessus de ses moyens, à réduire son train de vie, sa consommation et à accroître son épargne pour rembourser ses créanciers. C'est la politique de rigueur imposée à la Grèce et que l'on envisage aujourd'hui de mettre en œuvre dans l'ensemble des pays occidentaux. Malheureusement je crains que cette politique soit inefficace aujourd'hui. En effet elle reviendrait à mettre le commun des citoyens au pain sec et à l'eau pour rembourser les dettes, alors que les dépenses somptuaires engagées par les pays occidentaux depuis 30 ans n'ont pas profité à toute la population.
    Cette politique de rigueur aurait donc un coût social et politique important, difficile à gérer pour les équipes gouvernantes et dont les limites pourraient s'éprouver dans la rue. Les désordres sociaux seraient aggravés par la mauvaise assimilation de populations immigrées souvent désoeuvrées, comme nous l'avons vu récemment en Angleterre. En outre, la disproportion entre la masse des dettes à rembourser et les capacités d'épargne des parties les moins favorisées de la population et même des classes moyennes rend inopérant ce moyen de désendettement, pourtant le plus naturel.
    Une seconde solution consisterait à faire défaut, en disant aux créanciers : nous n'avons pas les moyens de vous rembourser, donc nous vous demandons un rééchelonnement des dettes. C'est ce qu'ont fait la Russie en 1998, le Brésil en 1999 et l'Argentine en 2002. Il me paraît cependant difficile d'envisager une telle issue pour des pays nord-américains ou européens, car un défaut officiel entraînerait mécaniquement des provisions sur les bilans des banques, qui sont des détentrices importantes des dettes souveraines de ces pays. Il s'ensuivrait une faillite théorique des banques occidentales très compliquée à gérer par les banques centrales.
    Mutualisation et inflation
    Un troisième type de solution dissocierait les Etats européens qui ont franchement exagéré (l'Europe du sud) et ceux qui ont été plus raisonnables (l'Europe du nord) en les traitant différemment. C'est déjà le cas, puisque les pays du sud paient des taux d'intérêt très supérieurs à ceux de l'Allemagne, de la France ou de certains pays d'Europe du nord : la différence est de 3 à 5 %. Pour permettre aux États du sud de « relancer la machine », on pourrait envisager qu'ils sortent de la monnaie unique et retrouvent une monnaie nationale fortement dévaluée par rapport à l'euro. Cette dévaluation compétitive leur permettrait de relancer l'économie, de restaurer les exportations et donc de redonner de la compétitivité. Cependant, le coût politique pour l'Europe serait tel que les dirigeants europhiles préféreront une autre solution, plus douloureuse mais préservant la monnaie unique : la quatrième solution.
    Celle-ci consisterait à mutualiser les dettes en substituant aux dettes des Etats les plus dépensiers une dette de l'ensemble de l'institution européenne, ce qui conduirait les fourmis à contribuer à payer les dettes des cigales.
    Les peuples-fourmis ne risquent-ils pas de réagir négativement à cette mutualisation ?
    L'opinion publique des pays les moins endettés et les plus performants économiquement sera mécontente, mais ce mécontentement suffira-t-il à enrayer ce processus ? Aujourd'hui, tous les pays européens sont engagés dans une fusion d'abord économique, puis politique. J'entends fort peu de voix demander le retour à une indépendance complète - y compris monétaire - des nations. Cette crise représente d'ailleurs une formidable opportunité politique pour réduire le pouvoir des nations en difficulté. Cette contrepartie politique justifiera les efforts financiers de l'Europe du nord, qui va accroître son emprise sur l'Europe du sud. Ça vaut bien quelques sacrifices des retraités allemands...
    Toutes les mesures de règlement de la crise vont dans le sens de cette mutualisation de la dette. Ainsi, quand la Banque Centrale Européenne acquiert des dettes des États qui ne trouvent pas preneur, elle fait fonctionner la planche à billets pour les financer. Or, la BCE est elle-même financée par l'ensemble des États membres de l'Europe. Il s'agit donc bien d'un mécanisme de mutualisation.
    De même, quand le Fonds de garantie européen s'endette auprès des États membres pour racheter la dette des Etats en difficulté, il s'agit encore d'un mécanisme de substitution et de mutualisation. Et la règle d'or qui a été envisagée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est elle-même une condition pour avancer sur le chemin de la mutualisation complète des dettes européennes.
    Cela suffira-t-il à régler le problème du surendettement ?
    Non, car le surendettement est général, même s'il est plus grave dans certains pays. Mutualisée, la dette extérieure de l'Europe est aussi importante que celle des États-Unis - gigantesque. À court terme, la mutualisation rassure les créanciers et permet de gagner du temps, mais elle ne réduit pas la dette.
    Une fois de plus la réduction de la dette passera invariablement par l'inflation. On fera fonctionner la planche à billets pour rembourser les dettes. C'est ainsi que l'on a réglé toutes les crises de surendettement majeur, dans tous les pays. Il était exclu de recourir à cette solution lors de la construction de la monnaie unique européenne, parce qu'on nous la présentait précisément comme un remède à l'inflation ; mais cette monnaie unique n'ayant pas empêché le surendettement, l'inflation va revenir.
    Il y a déjà eu une importante inflation cachée, au moins sur les biens de consommation...
    Oui, mais elle est insuffisante pour régler le surendettement, qui est d'une tout autre ampleur. On peut penser que celle à venir serait beaucoup plus importante, comparable à l'inflation à 15 % que l'on a connue en France à la fin des années soixante-dix. En pâtiraient essentiellement les gens qui ont une épargne monétaire, autrement dit les classes moyennes et les retraités. Comme nous sommes des pays vieillissants, cette politique inflationniste est plus difficile à faire accepter politiquement qu'il y a 30 ans, c'est pourquoi nos gouvernants se gardent de l'annoncer.
    En pâtiraient aussi les pays comme la Chine, le Japon et les États du Moyen-Orient, qui ont investi massivement dans la dette souveraine de l'Occident vieillissant et consommateur : lequel leur répondrait cyniquement que les pertes qu'ils constateraient sur leurs dettes libellées en dollars ou en euros seraient la compensation des taux de change artificiellement bas dont ils bénéficient et qui leur ont permis de s'industrialiser au détriment des pays occidentaux.
    Mutualisation et inflation : telle est la solution. Il s'agit d'un défaut de paiement qui ne dit pas son nom.
    Vous avez posé le diagnostic de la crise et analysé les moyens d'y remédier, mais quelles sont ses causes ?
    Nous sommes surendettés parce que nous avons vécu au-dessus de nos moyens ; et nous avons vécu en cigales parce que notre monde a perdu toute règle morale : sa seule règle est de consommer et de jouir de ce monde comme d'une chose qui nous appartiendrait. Telle est la cause profonde de la crise.
    L'Occident doit faire son mea culpa. En quelques générations, il a dévoré l'ensemble des riches ses de la planète, sans enrichir les populations des pays sous-développés et sans même se reproduire correctement. La frénésie de la consommation a été le seul moteur de la croissance occidentale, alors que celle-ci aurait dû se fonder sur une saine croissance démographique. Ceci a engendré des flux migratoires et de nombreux désordres (comme le problème des retraites) que personne ne veut vraiment reconnaître. Je pense que nous allons certes passer cette crise, mais qu'à long terme la situation ne s'améliorera pas. L'effondrement du système finira par arriver si l'on ne règle pas les problèmes structurels de notre société. Ceux-ci ne sont pas économiques mais moraux. Ils touchent au bon ordre de la nature et à la nécessité de vivre conformément à nos moyens en pratiquant, comme disent les philosophes, la justice.
    Propos recueillis par Hervé Bizien monde & vie . 27 août 2011

  • Quand le peuple de gauche rejoint le Front national

    Il y a quelques temps, le Président de la République française, François Hollande, a déclaré que « Marine Le Pen va être à la pointe de la radicalité populaire dans les mois à venir ».

    Cette déclaration, à la fois étonnante mais révélatrice d’un malaise d’impuissance politique incapable de répondre à la crise sociale et économique, s’inscrit dans un constat d’inquiétude populaire face aux déceptions politiques qui ne sont pas à la hauteur des attentes et des promesses exprimées aux citoyens français par les socialistes lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012.

    Le changement exprimé par François Hollande et sa majorité de gauche ne sera pas pour maintenant, et ne le sera jamais.

    Avec un bilan de presque un an de présidence Hollande, les électeurs socialistes se détournent progressivement du Parti Socialiste et de leurs leaders. Comment pourraient-ils soutenir un tel gouvernement lorsque celui-ci incarne le contraire de ce qui était annoncé dans le projet présidentiel de François Hollande ?

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 8,5 millions de français vivent avec moins de 964 euros par mois, 3,5 millions de personnes sont mal logées, et 23% de notre jeunesse vit dans la misère sociale et la détresse humaine. En décembre 2012, Eurostat a publié des statistiques qui indiquent que la France dépasse la moyenne européenne avec 25,2 % de jeunes chômeurs de moins de 25 ans.

    Le premier bilan social et économique du tandem Hollande-Ayrault est sans appel. La hausse continue du nombre de chômeurs et les licenciements de masse n’ont jamais été aussi importants à la fin de l’année 2012 : 8300 pour PSA, 5122 pour Air France, 1430 pour Alcatel-Lucent, 1200 pour presstalis, 912 pour Sanofi, 629 pour Acelor-Mittal, 533 pour carrefour, 470 pour Petroplus, 419 pour Electrolux, 170 pour Coca-Cola… 2013 sera probablement une année noire pour la croissance. Ne parlons pas de la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du carburant et de la baisse considérable du pouvoir d’achat.

    Face à une droite financière qui a facilité par la loi les licenciements massifs et qui a participé à la précarisation des travailleurs et de la jeunesse, et une gauche mondialiste qui favorise et encourage largement le libre échange des capitaux, des marchandises et des hommes, tout en se soumettant lâchement aux grands groupes industriels et à la puissance de l’argent… les français n’ont plus rien à attendre de ce système politique !

    Oui, effectivement le Front National est devenu la force de la radicalité populaire !

    Oui, le Front National est à la tête d’un grand rassemblement social, populaire et patriotique !

    Oui, le Front National incarne la France des oubliés, celle des salariés, des ouvriers, des artisans, des fonctionnaires, des retraités, des agriculteurs, des étudiants, des commerçants, des professions libérales, des dirigeants de TPE/PME… !

    Cette force populaire, cette force patriotique, cette force de la saine colère incarne les attentes réelles et concrètes ainsi que l’espérance exprimées par les français !

    Lors des élections législatives de juin 2012 dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, en tant que directeur de campagne, j’avais œuvré pour articuler nos axes de combat politique autour des questions sociales et économiques.

    Notre discours a été relayé par une campagne de proximité qui s’est appuyée essentiellement sur la mobilisation d’une équipe de jeunes active et organisée, capable de mener rapidement et efficacement des actions ciblées. Le militantisme traditionnel n’a pas été délaissé pour autant, bien au contraire : affichages, collages d’autocollants, boîtages, tournées des quartiers et des marchés, mise en circulation d’une caravane de campagne, autant d’actions qui ont accaparé les jours et les nuits de nos militants dévoués ! Mais une stratégie de campagne moderne et innovante a été mise en place en parallèle, avec une place particulière faîte au site Internet et les réseaux sociaux.

    Le résultat était à la hauteur de nos espoirs : alors que ce secteur est acquis à la gauche et au clan Guérini, nous avons largement renforcé les assises du FN qui étaient celles de Marine Le Pen à la présidentielle dans cette circonscription. En se qualifiant pour le second tour contre toute attente, le FN-Rassemblement bleu marine a réussi à devancer Lisette Narducci (PS dissident), soutenue par Jean-Noël Guérini, dans son propre bastion dont elle est la maire de secteur. Enfin, sans aucune réserve de voix, le FN-RBM a plus que doublé son score entre les deux tours en captant l’électorat de Lisette Narducci. Cette stratégie que j’ai développé tout au long de cette campagne a abouti à un résultat qui permet de nourrir tous les espoirs pour les prochaines élections municipales…

    Dans le cadre des élections législatives partielles qui ont eu lieu dans l’Oise, notre candidate, Florence Italiani, a réussit à capter 40 à 45% des électeurs socialistes entre le premier et le second tour, face au candidat de l’UMP.

    Ces deux élections doivent nous donner une leçon d’histoire politique ainsi qu’une réflexion profonde afin de rassembler autour de la nation les électeurs socialistes déçu par le PS.

    Comme les électeurs du Parti Communiste Français qui ont rejoint, hier, le Front National sous la présidence de Jean-Marie Le Pen, les électeurs du Parti Socialiste se mobilisent, aujourd’hui, en faveur de ce même Front National présidé par Marine Le Pen.

    Eric Zemmour dans une très récente tribune a déclaré que « Le Front National est devenu l’héritier du Parti Communiste ». C’est une réalité ! Mais l’autre réalité c’est que le Front National va devenir également l’héritier du véritable, de l’authentique socialisme français. Comment pourrait-il en être autrement ?

    En réalité les électeurs de gauche prennent progressivement conscience qu’il n’y a plus rien à attendre et à espérer d’une oligarchie politique libérale, socialiste soit-elle ! Et c’est à nous, patriotes, de les accueillir ouvertement et chaleureusement afin de poursuivre la lutte du peuple qui s’inscrit dans un héritage d’un combat social en faveur du peuple, des travailleurs et de la nation.

    En effet, si l’on ignore qu’il existe un socialisme français, c’est que l’on a toujours confondu le socialisme et le marxisme. Bien avant Marx ou Léon Blum, les bases du socialisme étaient déjà fondées. Aux antipodes de la pensée gauchiste, libertaire et libérale du Parti Socialiste, l’esprit du socialisme français a puisé sa source, sa force et son prestige dans la défense des intérêts collectifs face aux intérêts particuliers. Disons le clairement, les patriotes français sont les héritiers de la radicalité populaire ! Cette radicalité qui prend sa source dans l’engagement désintéressé de grandes figures comme Jaurès, Saint-Simon, Thoumieux, Louis Napoléon, Blanc, Proudhon, Blanqui, Sorel, Salengro… Ils sont les figures et les pionniers de cette aventure politique, sociale et humaine.

    Voici, d’ailleurs, quelques grandes œuvres politiques et sociales réalisées par les Héros du peuple, des travailleurs et de la nation :

    Saint-Simon souligne l’importance de la production dans les rapports sociaux, au début du siècle dernier. Chacun connaît sa célèbre formule : « De chacun selon sa capacité et à chacun selon ses œuvres ». Celle-ci a été dénaturée par Marx et elle donne : « Chacun selon ses besoins » et Freud s’en amuse, il conclut : « Chacun selon ses besoins et ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants ».

    Louis Blanc appuie le dialogue social entre les employeurs et les salariés. Il est le premier à donner l’idée du service public.

    Louis Napoléon étend la pensée de Saint-Simon. Son socialisme n’est pas sur les mots. Il est basé sur les actes. Ce sont là : les régimes de retraite, la cité ouvrière, les crèches pour enfants d’ouvriers, la médecine gratuite pour les pauvres, le crédit foncier, les caisses d’assurances, la reconnaissance des syndicats, les prud’hommes, les chambres consultatives d’agriculture, l’assistance judiciaire, les bourses d’étude et bien d’autres…

    Proudhon est le successeur de Saint-Simon bien qu’il l’ait fortement critiqué. Il mène ses recherches sur la répartition et sur le progrès du circuit monétaire. Il est le premier à envisager l’autonomie du travail par la lutte contre le capitalisme. Il blâme rudement le communisme qu’il qualifie de « Ténia ».

    Thoumieux estime que l’internationalisme freine les Communards : « La Commune avait jailli précisément de la colère contre les prussiens et du désir du peuple de venger la Patrie ». Il oppose le « Nationalisme prolétarien » tel qu’il est exprimé par la Commune « face à Versailles et à l’internationalisme de l’AIT».

    Blanqui est le vrai père du Socialisme Français. Bien qu’il n’y ait pas directement participé, il est le héros des ouvriers de la Commune. Il clame le droit au travail et le droit à la propriété pour tous. Pour lui, c’est la défaite du Capitalisme qui mettra fin à la lutte des classes. Blanqui est sans conteste l’un des grands noms de l’histoire du socialisme français. Il passe 36 ans de sa vie en prison. En 1832, à la Cour d’Assise, pour sa défense, il déclarait « Oui, Messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l’ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend quand il est attaqué ». Il créé un club et un journal : « La patrie en danger ».

    Sorel relie la foi et la science tout en traitant les valeurs morales. Il attribue notamment au machinisme un rôle d’éducateur qu’il résume en cette phrase : « On est amené à regarder l’art comme une anticipation de la haute production » Il pense que tout corps de production doit être dirigé par un cadre fort et c’est là l’élite populaire.

    Jean Jaurès lui-même, icône du socialisme français contemporain, affirmait « A celui qui n’a rien, la patrie est son seul bien » allant jusqu’à dire que « Jamais nous ne livrerons la patrie ! ».

    Charles Péguy, quant à lui, affirmait que « Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend ». C’est à quoi nous assistons aujou’d’hui entre les forces de l’oligarchie de la finance internationale et du mondialisme face au peuple patriote qui entend résister et se faire respecter.

    Si je devais synthétiser cet héritage, cette volonté de résister et de lutter pour le peuple et la nation, par une citation, je rependrais celle du défunt président vénézuélien, Hugo Chavez qui déclarait « Nous sommes révolutionnaires, nous sommes socialistes, nous sommes des humains, nous sommes beaucoup de choses mais dans notre essence nous sommes des patriotes ».

    L’intelligentsia gauchiste du Parti Socialiste au Parti Communiste Français en passant par le Parti de Gauche… a œuvré méthodiquement à la dénaturation du mouvement de la résistance sociale et patriotique. Pourtant, n’en déplaise à nos détracteurs, le Front National est l’héritier légitime des grandes résistances populaires : Valmy, la Commune, les Canuts, Verdun, le Conseil National de la Résistance…

    En réalité, un jeune qui veut lutter contre le mondialisme, un travailleur qui entend défendre son outil de production, un peuple qui entend se faire respecter et affirmer sa souveraineté… n’a plus d’autre choix que de rejoindre le Front National et Marine Le Pen.

    Aujourd’hui la radicalité s’exprime dans un patriotisme de combat ! Et ce patriotisme de combat entend désormais faire changer réellement les choses. Les citoyens de gauche l’ont compris, c’est pour cela qu’ils seront nombreux demain à nous rejoindre, et c’est tant mieux pour la France !

    Grégory Gennaro http://www.voxnr.com

  • Mis en cause par Manuel Valls, le Bloc identitaire répond au ministre de l’Intérieur


    Ambiance électrique à l'Assemblée nationale... par LeLab_E1

    PARIS (NOVOpress) – Interrogé ce mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Manuel Valls a maladroitement et honteusement justifié les violences policières. Mais surtout pour dédouaner les forces de l’ordre, il a incriminé notamment le Bloc identitaire qui aurait été soi-disant un agent provocateur.

     

    Le Bloc identitaire a répondu à Manuel Valls par le biais d’un communiqué, où il est d’abord indiqué : « Cette accusation ne repose sur rien car elle est n’est en rien la réalité. »

    En effet, « aucun militant identitaire comme aucun des 1,4 million de manifestants de dimanche n’a brûlé une voiture, cassé une vitrine, pillé un magasin. Il n’y a pas eu de “débordements”. A la suite de la manifestation, des dizaines de milliers de personnes ont souhaité rejoindre, à titre individuel, entre amis ou en famille, la plus grande avenue de Paris où se trouvaient déjà des milliers de touristes. »

    De plus, on peut sans peine affirmer, à la suite du Bloc identitaire, que « le gouvernement socialiste voulait des incidents. Il a délibérément parqué une foule considérable sur une avenue trop étroite. » Cependant, « cette foule s’est conduite avec une correction exemplaire et, en cela, elle a été parfaitement française. Nous parlons naturellement d’une France traditionnelle que M. Valls ne peut comprendre puisqu’il la méprise. »

    Enfin, selon le Bloc Identitaire, « il importe de dire ceci : le mouvement du 24 mars n’appartient à personne. Il appartient à tous les Français dans la rue ce dimanche. Comme des centaines d’autres associations, partis, groupes, le mouvement identitaire était présent ce jour là. Il a tenu sa place comme eux et, dans ce combat fondamental, il y a de la place pour tous. »

    http://fr.novopress.info

  • Les divers usages du « mariage pour tous » : eugénisme, marchandisation des corps et « sionisme rose » (pinkwashing)

    Écrit par Lucien

     

    Comme chacun le sait, le « mariage pour tous » n’est pas une demande des homosexuels. De fait, les homosexuels n’ont aucune envie de contractualiser leur sexualité. La population homo et bisexuelle en France était évaluée par une enquête de l’Ifop pour le magazine « Têtu » en 2011 à 3,2 millions d’individus ; ce qui constitue donc un potentiel de 1,6 million de couples homos ou bisexuels, et donc autant de Pacs conclus (Pacte civil de solidarité, créé en 1999). Or, le chiffre officiel des Pacs signés par des gens de même sexe pour l’année 2010 était de : 9143… L’institution du mariage étant encore plus contraignante juridiquement et symboliquement que celle du Pacs, elle obtiendra fatalement des résultats encore plus faibles auprès des homosexuels (1).

     

    Donc d’où vient cette loi ? Elle émane de l’univers du lobbying, qui est un milieu sociologique à lui tout seul et à part entière. Fortement interconnectés, s’observant mutuellement, possédant une culture commune et des feuilles de route qui se recoupent, les lobbies ont plus de choses à partager entre eux, quelle que soit la nature de leurs revendications, qu’avec les groupes qu’ils sont censés représenter mais qu’ils instrumentalisent en réalité. De fait, le « mariage pour tous » répond à divers agendas qui ne sont pas tous homosexuels, comme nous le verrons plus loin. Le mouvement LGBT, pour « Lesbien, Gay, Bi et Trans », lui-même une minorité, est donc infiltré par des minorités actives encore plus minoritaires et travaillant pour leur propre compte.

     

    Pour user d’un terme d’ingénierie sociale, le phishing est synonyme d’infiltration : on fait passer quelque chose sous couvert d’autre chose, ou quelqu’un sous couvert d’une autre identité. Ce qui est mis en avant est donc un moyen, pas une fin. C’est le rôle de l’accroche (« hook ») dans la conception d’une opération psychologique (psyop). C’est aussi le principe du « cheval de Troie », bien connu en virologie informatique. Obéissant aux mêmes principes, le « mariage pour tous », et plus largement la propagande LGBT, en tant que moyens au service de finalités autres que celles prétendues, sont donc des outils d’ingénierie sociale négative. Sous le couvert d’un simulacre de cause morale généreuse présentée comme appât et accroche, en l’occurrence l’« égalité des droits », alors qu’historiquement et anthropologiquement le mariage est un devoir, il s’agit d’introduire de force des changements destructeurs dans les sociétés humaines en attaquant leurs principes fondateurs : les différences homme/femme et parent/enfant, soit le complexe d’Œdipe, ainsi que la gratuité et le mécanisme de don/contre-don à l’origine de la filiation et de la socialisation. Au moyen d’un hameçonnage, ou « phishing », progressiste et égalitariste, on banalise d’une part le « Chacun fait ce qui lui plaît » individualiste et libéral-libertaire, et d’autre part, les techniques de procréation artificielle tarifées ; le tout visant à provoquer des changements dans la condition humaine, changements toxiques et pathogènes qui attaquent le cœur même du processus de l’hominisation.

     

    Ces changements destructeurs qui impacteront également la communauté LGBT se répartissent en objectifs à long, moyen et court termes et débordent largement le cadre LGBT, dont la plupart des membres et sympathisants ne comprennent absolument pas ce qui se passe, ni les implications, ni les enjeux réels.

     

    À long terme, le « mariage pour tous » appartient à un agenda eugéniste et transhumaniste cherchant à génocider l’espèce humaine et à la remplacer par une nouvelle espèce issue des laboratoires. On se reportera à Aldous Huxley et à son « Meilleur des mondes » pour s’en faire un tableau complet. Ce programme puise ses origines dans l’illuminisme anglo-saxon et son projet de création du « Nouvel Homme », illustré au 20ème siècle par le nazisme et le communisme, et aujourd’hui par l’Occident postmoderne. Idéologie du progrès, technologisme, scientisme et futurisme sont les traits typiques de l’anti-civilisation.

     

    À moyen terme, le « mariage pour tous » s’inscrit dans une vaste entreprise capitaliste de marchandisation du corps humain, et en particulier du corps de l’enfant et de la femme, comme l’a rappelé Pierre Bergé, financier du lobby gay, avec ses paroles sur la location du ventre des femmes : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA , la GPA ou l’adoption, souligne Pierre Bergé, président du Sidaction et fondateur de Têtu. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » (« Le Figaro », 16/12/12). Conséquences de cette marchandisation : la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), le clonage reproductif, l’ectogenèse et les utérus artificiels qui permettront un jour de se passer totalement des femmes, ce qui sera le parachèvement d’un monde entièrement « gay », purgé de toute présence physique féminine, où la reproduction deviendra l’objet d’un commerce et remise dans des mains d’hommes du début à la fin. Le « mariage gay » et ses conséquences sont ainsi l’expression la plus parfaite du capitalisme, de la domination masculine et du biopouvoir, comme le dénonceraient les intellectuels phares de la Gauche , notamment Pierre Bourdieu et Michel Foucault, s’ils étaient encore en vie.

     

    Quant aux objectifs à court terme, ils sont d’ordre géopolitique. Le mouvement LGBT est lui-même infiltré par des lobbyistes et influenceurs qui pratiquent ce que l’on appelle du « pinkwashing ». De quoi s’agit-il ? D’une tactique de guerre culturelle dont Alain Soral résumait un jour l’esprit dans la formule suivante : « Nous allons attaquer l’Iran pour préserver le mode de vie des homosexuels ». Le pinkwashing, traductible par « sionisme rose », est décrit pour la première fois de manière critique par l’universitaire Sarah Schulman dans le New York Times comme une stratégie de séduction élaborée en toute conscience par l’entité sioniste dans le cadre d’un plan de communication mondial intitulé « The Israel Project », dépendant du think-tank israélien du même nom. Des militants palestiniens de la cause LGBT étaient invités à Paris en 2012 pour une conférence et présentaient les choses ainsi : « Selon The New York Times, dès 2005, et ce avec l’aide de directeurs marketing américains, le gouvernement israélien a déployé une vaste campagne, "Brand Israel", en direction principalement des hommes entre 18 et 34 ans : cette campagne a été mise en œuvre en vue d’offrir à cet État colonial un visage attractif et moderne. En 2009, The Israel Project a publié un dictionnaire des "mots qui marchent" pour défendre la politique d’Israël en mettant l’accent sur le fait que la "démocratie" israélienne respecte "les droits des femmes". Ce plan marketing s’est progressivement dirigé à l’attention de la "communauté LGBT". Dès lors, en 2010, ce sont 90 millions de dollars qui ont été investis par l’office de tourisme de Tel Aviv pour se donner des allures de destination de vacances sur mesure pour les gays du monde entier. Ce type de financement fleurit, souvent à la faveur d’un arsenal culturel, pour donner un visage gay-friendly à Israël. » (2)

     

    La dimension de guerre cognitive, proprement linguistique et sémiotique, de ce programme est contenue dans le volet « Global Language Dictionary », qui se présente comme un support à la fabrique d’argumentaires et se pose la question du meilleur langage à adopter pour vendre la politique israélienne : « The Israel Project commissioned a study by Frank Luntz who ran polls and focus groups to determine the best language to use to promote Israeli settlements to the American public. The study was marked, "Not for distribution or publication" and was leaked to Newsweek online. It recommends being positive, framing the issue as being about peace not settlements. The document also lists arguments that don't work, in particular noting that religious, ownership and "scapegoat" arguments failed to sway listeners, that Arab housing is being demolished in East Jerusalem because it fails to meet the building code, the worst claim by this group in the guide is "Israel is so rich and so strong that they fail to see why it is necessary for armored tanks to shoot at unarmed kids" para (3) page 90. This study states that "public opinion is hostile to the settlements – even among supporters of Israel " so instead of dwelling on settlements one should always talk positively and focus on past peace achievement. » (3)

     

    On le voit par ces exemples, les vraies motivations du « mariage pour tous » sont bien loin des prétextes officiels alloués dans la propagande médiatique. Il paraît donc indispensable de toujours rappeler que ce projet de loi n’a aucun soutien populaire, que ses origines sont purement oligarchiques, que sa dynamique profonde est anti-démocratique, expression de minorités actives et de groupes de pressions et d’influence qui représentent moins de 1% de la population. Si ce projet de loi est finalement voté, en dépit du refus populaire manifesté par la mobilisation historique de la « Manif pour tous » du 13 janvier dernier  et du probable succès du 24 mars prochain ainsi que des 700.000 signatures envoyées dans le cadre de la pétition au CESE, il ne restera qu’à l’abolir un jour, quand le Peuple aura repris le pouvoir. Aucune décision humaine n’est irréversible, et toute « loi positive » peut être annulée.

     

    (1) « Une enquête exclusive répond à la question : qui sont les homos français ? », Paul Parant, TÊTU, 24/06/2011 :

    http://www.tetu.com/actualites/france/une-enquete-exclusive-repond-a-la-question-qui-sont-les-homos-francais-19675

    « Évolution du nombre de mariages et de pacs conclus jusqu’en 2012 », Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) :

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02327

     

    (2) « Pinkwashing and Israel ’s use of gays », Sarah Schulman, New York Times, 23/11/2011 :

    http://www.nytimes.com/2011/11/23/opinion/pinkwashing-and-israels-use-of-gays-as-a-messaging-tool.html?_r=3&

    « Combattre le pinkwashing – Au cœur du mouvement queer arabe », Contretemps, 14/03/2012 :

    http://revolutionarabe.over-blog.com/5-categorie-11824722.html

    « Le pinkwashing ou le "sionisme rose" »

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-pinkwashing-ou-le-sionisme-rose-16653.html

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-pinkwashing-ou-le-sionisme-rose-16663.html

     

    (3) The Israel Project :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Israel_Project

    http://www.theisraelproject.org/site/c.ewJXKcOUJlIaG/b.7711637/k.BEA8/Home.htm

    http://www.scriptoblog.com/

  • Algériens : La France va simplifier la délivrance des visas de circulation

    La France a annoncé, ce lundi 25 mars, qu’elle va « simplifier » la délivrance des visas de circulation, valables entre six mois et cinq ans.

    Dans le même esprit, un débat sans vote aura lieu en avril prochain au Parlement sur l’immigration professionnelle et l’accueil des étudiants.

    Les ministres français de l’Intérieur et des Affaires étrangères « ont donné instruction au réseau diplomatique et consulaire d’améliorer, partout où cela est possible, le taux de délivrance des visas de court séjour, dit ‘de circulation’, ainsi que leur durée de validité », selon un communiqué conjoint.

    Les visas de circulation permettent à leurs bénéficiaires de séjourner en France et dans l’espace Schengen 90 jours par période de six mois, sans avoir à demander un nouveau visa à chaque déplacement, a précisé le communiqué. [...]

    La suite sur FdeSouche

    http://www.actionfrancaise.net

  • Nice : le tribunal administratif condamne la mairie pour le bail de la mosquée !

    Le Tribunal administratif a condamné hier la mairie de Nice pour le bail de la mosquée rue de Suisse. Le bail en question était établi entre la ville de Nice, dont le maire est  Christian Estrosi, et l’association islamique de la mosquée, située rue de Suisse. Suivant les recommandations du rapporteur public, le juge a finalement condamné la municipalité. La décision établissant le bail a donc été annulée, le Tribunal estimant même qu’elle était « entachée d’une illégalité d’une particulière gravité » : la mairie avait en effet sous-évalué le coût du loyer des locaux, accordant en plus une remise de 50% sur ce loyer déjà diminué.

    Christian Estrosi avait ainsi apporté son soutien à la nouvelle grande mosquée de Nice-est, ainsi qu’à des extensions pour les mosquées de l’Ariane et des Moulins, alors que la ville comptait pourtant déjà 18 lieux de culte islamiques !

    Preuve, s’il en fallait, que les politiques, fussent-ils estampillés à droite, développent délibérément l’islamisation sur le territoire français ! Car comment expliquer autrement un tel zèle auprès des associations islamiques ?

    Il reste que le problème se situe encore en amont : tant que l’immigration de masse continuera de déferler en France, l’équilibre culturel du pays sera évidemment affecté. Et ce n’est pas l’immigration suédoise qui pose un problème culturel en France !

    http://www.contre-info.com/

  • Manif pour tous: Montebourg lamentable et méprisant

     

     

     

    P

     

    our Arnaud Montebourg, les échauffourées qui ont émaillé hier la manifestation contre le « mariage pour tous » n'ont pas grand-chose de surprenant. Invité de BFMTV, il a estimé que les heurts entre manifestants et force de l'ordre au niveau de l'Arc de Triomphe n'étaient le fait que de « trois ou quatre gars ».  « Trois ou quatre »… Ce ministre vit-il sur la même planète que nous ?...

    « Vous savez, à chaque manifestation, c'est comme ça ! Il y a toujours trois ou quatre gars qui font des bêtises », a-t-il rétorqué au journaliste qui lui demandait s'il ne minimisait pas ces incidents. Il a par ailleurs totalement nié et ignoré que des enfants aient pu être touchés par des gaz lacrymogènes : « Je ne crois pas que ce soit des enfants qui aient forcé les barrages de la police », a ainsi ironisé hypocritement le ministre. Les photos prises des événements montrent pourtant le contraire. Mais comme elles ne correspondent pas à ce qu’en pensent Montebourg et ses congénères, c’est forcément faux.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • François Hollande, jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien...jusqu'a la chute finale

     

    Ex: http://malvox.over-blog.com/

    Pour paraphraser la bande annonce du célèbre film la haine(LIEN), ou il est dit qu'un homme se jette d'un immeuble de 50 étage en se répétant pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'au moment ou il  s'écrase par terre, l'important n'est pas la chute mais l'atterrissage.

    Et bien, il va falloir que les socialistes et particulièrement François hollande et son acolyte Hayrault (portant bien mal un tel nom) préparent leur atterrissage forcé en pleine réalité.

    Réalité sociale et réalité face au désastre que les  bisounours de gauche on créer en 40 de pouvoir.

    Pouvoir qu'ils ont eu en 81 et qu'ils n'ont jamais réellement lâché. L'important pour comprendre un pays comme la France est de savoir que ceux qui dirigent le pays sont en coulisse et non  les pantins affable "vu a la télé".

    Leur idéologie libéral libertaire, néo-soixanthuitarde teinté d'obsessions immigrationnistes et d'obsession sexuel tel la pédophilie et l'unisexualité (dixit j.Attali récemment) (LIEN), mêlé de fariboles sociétale qui éclatent au grand jour  en ce moment, va bien finir par achever ce grand pays qu'a été la France (la grande nation comme on l'appelait autrefois dans toute l'Europe) .

    Déjà, le président par hasard, aussi nommé tout mou premier a (peut être) comprit que pour retarder la chute finale il fallait habiller sa présidence d' un camouflage sociétal du plus bel effet.

    Avec l'aide des journaleux habituel (a 90% de gauche je vous rappel) chose fut faite, et brillamment réussi.

    On ne parle plus des lors dans les gazettes bien pensantes que de mariage gay (je ne suis pas contre, mais je m'en fous) et maintenant de GPA.

    Les journalopes traitant de fasciste tous ceux qui osent ne pas penser comme les demi dieux de la modernitude que sont les paroissiens de gauche.

    Hérétiques on vous dit!!! sortez les bûchers.

    Après La guerre au Mali, la théorie folle-dingue du genre, le cirque du mariage gay, voila la GPA puis la PMA, et plus tard  ils trouveront encore un rideau de fumée, la pédophilie peut  être, puisqu'il existe un lobby pedo au PS et que ça les obsèdent, mais plus vraisemblablement  le vote des immigrés.

    Vote des immigrés qui leur permettra d'être élus quasiment indéfiniment (c'est le but ).

    Tout cet étalage de bondieuserie de gauche pour faire oublier l'incompétence grave ainsi que les renoncements et  échecs du gouvernement Hollande/Hayrault.

    entre autre (et d'autres sont a venir, n'en doutons pas) :

      - l'abandon de la séparation de l'activité finance et banque de détail qui a ravi le secteur bancaire

      - le tour de cochon d'Arcelor Mittal

      - l'arrêt du cumul des mandats, si lucratifs pour nos députés et sénateurs

      - la délinquance qui ravage le pays (dont tous les chiffres officiels sont manipulés), impossible a juguler par des mesures bisounoursiennes et sciemment niée.

      - les entreprises qui ferment pour plaire aux actionnaires et qui partent après avoir empochées les subventions (non remboursables)

      - la France-Afrique (ou a fric) qui ne prendra jamais fin, il faut être naïf pour croire que la guerre au mali est faite par pur humanisme, alors que la pays regorge d'uranium, d'or de diamants, de terres rare, dans des sites non exploités.

    (lien)   et (LIEN)

      - La modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises, abandonnée comme un chien sur une aire d'autoroute en juillet.

      - le doublement du plafond du livret A, qui ne sera finalement relevé que de 56%, avec une diminution du taux de 2,25 a 1,75!!

      -  une hémorragie d'entreprises qui ferment et font faillite.

      -  l' incapacité chronique de la gauche a juguler les dépenses pharaoniques de l'état et des collectivités.  

      -  l'incapacité a lutter contre le chômage, qui officieusement doit bien atteindre 5ou 6 millions de citoyens et non 3.

    etc...etc la liste peut devenir aussi longue qu'une section  d'autoroute.

    La chute est longue, l'agonie du gouvernement peut  se prolonger au delà du raisonnable, une euthanasie du gouvernement Hollande devra être pratiquée. Qui osera la faire, le peuple? Non, le peuple français en votant pour tout-mou-premier a montré qu'il était un indéfectible rêveur, stupide naïf et romantique.

    Le peuple français s'écrasera au sol comme un étron fumant, main dans la main avec la gauche.

    Ou alors peut être que grâce un coup du destin, dont seul un dieu grec a le secret, ou dans un  triste éclair de lucidité, François Hollande démissionnera,  le poids des échecs  faisant ployer ses frêles épaules de calinours.

    On peut rêver, on est français.

     hollande chute finale

                            venez admirer la chute d'icare-hollande, l'homme qui voulut atteindre le soleil