Charles-Henri d'Andigné, responsable des pages Culture à Famille chrétienne, répond à notre enquête sur la droite.
Monde et Vie : Charles-Henri d'Andigné, avez-vous le sentiment qu'il existe encore une différence entre droite et gauche ?
Charles-Henri d'Andigné : Il en existe plusieurs, mais l'une des principales caractéristiques de la droite me semble être le réalisme. C'est flagrant dans le débat sur le mariage, où la gauche nie la réalité. Pourquoi ? Après avoir idolâtré la Raison à l'époque moderne (XVIIIe-XXe siècle), la gauche idolâtre la Volonté à l'époque post-moderne : je suis ce que je veux être, il n'y a pas de nature humaine. Si je suis un homme, je peux décider d'être femme ; je peux me marier avec un homme ou avec n'importe qui, même avec trois personnes, si telle est ma Volonté, qui est maître de tout. La réalité n'a aucune importance. Telle est la gauche. À droite, au contraire, on est attentif à la réalité.
Ces notions de droite et de gauche, nées au moment de la Révolution, restent cependant relatives et évoluent avec l'histoire. Cette distinction a un caractère très politicien. Faut-il l'absolutiser ? Mieux vaut éviter de l'appliquer sans précaution à la philosophie et à la religion, sous peine de commettre des erreurs.
Néanmoins, elle se retrouve dans le débat philosophique. Rousseau ou Marx peuvent difficilement être rangés « à droite » N'existe-t-il pas un corpus philosophique de gauche, construit autour de l'idée égalitaire ?
Bien sûr et l'on retrouve ici le déni de réalité propre à la gauche, qui veut appliquer à toute force une égalité idéologique sans tenir compte de l'inégalité naturelle des personnes. La droite, elle, reconnaît que nous sommes tous inégaux : s'il existe bien une égalité de dignité, liée à notre humanité, elle ne gomme pas l'inégalité des talents, des forces, des intelligences, etc., qui est naturelle et bonne. La gauche confond inégalité et injustice; la droite sait que l'inégalité est un bienfait. Néanmoins, la distinction entre droite et gauche s'applique mal à la philosophie : le libéralisme, par exemple, est-il de droite ou de gauche ? Il existe une droite libérale et une gauche qui l'est aussi.
Dans le domaine religieux, le progressisme a plutôt été porté par des catholiques de gauche...
Le progressisme, c'est la laïcisation de l'Espérance et son remplacement par le Progrès. Ce concept de Progrès est, en effet, une idée très prisée à gauche, mais la quasi-totalité des politiciens de droite l'ont aujourd'hui reprise à leur compte.
Dans le cadre de la bataille pour défendre le mariage, on assiste au réveil d'une partie de la population, mais les politiciens sont à la remorque. La droite existe-t-elle encore au sein du microcosme politicien, ou la gauche a-t-elle tout absorbé ?
On peut se poser la question. Il existe, sur l'échiquier politique, un résidu de droite, des gens comme Philippe Gosselin, Hervé Mariton, qui se battent à l'Assemblée contre le « mariage » homosexuel ; mais quand on regarde, par exemple, les candidates à la mairie de Paris, qu'il s'agisse de Cécile Duflot (EELV), NKM (UMP) ou Anne Hidalgo (PS), toutes pensent la même chose.
Quand rien ne contrebalance l'utopie c'est vite le totalitarisme
La gauche, il me semble, sait mieux se rassembler. François Mitterrand, pour arriver au pouvoir, avait d'abord rassemblé sur son nom les socialistes, ce qui était une gageure, puis s'était allié avec le parti communiste, en dépit de tout ce qui l'en séparait.
Peut-être cette union manquait-elle de cohérence intellectuelle, mais la gauche est arrivée au pouvoir. La droite n'a toujours pas compris cette leçon politique : si l'on veut le pouvoir, il faut passer par-dessus les divergences et les désaccords. Même si ce n'est pas satisfaisant intellectuellement, c'est politiquement indispensable.
Alain Dumait, ancien président de Contribuables Associés et ancien maire du IIe arrondissement de Paris, aime dire que la droite, c'est l'ensemble des gens qui se considèrent à droite. Elle rassemble en effet des gens extrêmement différents, adhérant à des doctrines qui, à l'état pur, ne sont pas toujours compatibles et même s'excluent, comme le libéralisme et le nationalisme. De même, il existe une droite catholique, une droite non-catholique et même une « nouvelle droite » anticatholique. Pourtant, politiquement, c'est une notion par laquelle on est obligé de passer.
Dans notre précédent numéro, Henry de Lesquen expliquait que la droite, c'est tout ce qui n'est pas de gauche. Selon lui, la gauche est fédérée par l'utopie égalitariste. La droite ne manque-t-elle pas d'un fédérateur ?
Sans doute. Une attitude typique de l'homme de droite consiste d'ailleurs à refuser de se réclamer de la droite, alors qu'un homme de gauche se dira de gauche sans hésiter. À de rares exceptions près, quand quelqu'un déclare qu'il n'est ni de droite, ni de gauche, c'est un homme de droite... Cette attitude tient parfois à une forme de respect humain, mais peut aussi s'expliquer par une raison philosophique plus profonde, liée à la nostalgie de l'unité qui prévalait encore sous l'Ancien Régime, à une époque où la division entre droite et gauche n'existait pas. Le « ni droite, ni gauche » de l'homme de droite exprime cette nostalgie du principe fédérateur qu'incarnait le roi. Un ami monarchiste me disait : « Moi, je ne suis pas républicain, donc je ne peux pas être de droite. » Il y a là quelque chose d'assez juste, mais même si mon premier réflexe consiste à me dire que je ne suis pas « de droite », au moment du vote il faut que je choisisse et, puisque la gauche me catalogue à droite, je voterai en faveur du candidat de droite.
Le drame, ce n'est pas qu'il existe une droite et une gauche, des réalistes et des utopistes - ce qui est dans la nature des hommes - ; mais c'est qu'il n'y ait plus rien pour nous réunir. En outre, les utopistes l'ont aujourd'hui emporté. Et quand rien ne contrebalance plus l'utopie, elle verse vite dans le totalitarisme.
Propos recueillis par Eric Letty monde&vie mars 2013
France et politique française - Page 4972
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Charles-Henri d'Andigné : « Le drame n'est pas qu'il existe une droite et une gauche, mais qu'il n'y ait plus rien pour nous réunir »
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Rejet du mariage gay : Rebeyne en première ligne contre Christiane Taubira à Lyon
LYON (NOVOpress) - N’en déplaise à la gauche et au gouvernement, le Printemps français n’est pas près de s’éteindre. Pour preuve, près de 500 personnes se sont mobilisées en très peu pour signifier au Garde des Sceaux Christiane Taubira qu’il était encore de temps de retirer cette loi qui nous touche à notre identité en s’attaquant à l’un de ses piliers, la famille.
Venue assister à la représentation de l’Opéra “Claude”, dont le livret est de Robert Badinter, le ministre de la Justice, pourtant fortement entourée de policiers, a vu son véhicule bloqué par les manifestants, au premier rang desquels se trouvaient les Identitaires de Rebeyne (Génération identitaire Lyon).
Comme dimanche, face à la révolte et à la colère, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.
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Les trois bases du journalisme
Il ne vous a pas échappé que les mensonges des médias, non seulement sont de plus en plus gros mais aussi de plus en plus nombreux. Leur "amitié particulière" avec le milieux (au sens mafieux) politique, l'industrie bancaire et de l'armement y est sans doute pour quelque chose.
Mais depuis les soit-disantes révolutions arabes "spontanées" , organisées par les USA et Israel dans le but de remodeler tout le moyen orient pour leurs seules besoins (et la création du Grand Israel) , le nombre des média-mensonges est devenue quasiment exponentiel.
Des reportages sur la Lybie et sur la Syrie bidonnés par la célébrissime propagandiste CNN (lien) au reportage de Martine Laroche-Joubert, dont le montage plus que douteux montre la navrante tentative de manipuler l'opinion française et international (lien).
Depuis quelques jour c'est une orgie d'Amérique qui sature nos écrans 16/9. On a l'impression de devoir aller voter pour les démocrates ou les républicains dans le bureau de vote le plus proche. Quand a l'ouragan Sandy, si il avait frappé la France , on en aurait moins entendus parlé. D'ailleurs quand il a dévasté Haiti, qui ne se remet toujours pas de son tremblement de terre, nos glorieux journaloppettes n'ont du en parler qu'a peine 5 minutes.
Deux poids , deux mesures, comme d'habitude.
Maintenant c'est au tour du mariage gay, avec en intermède un invraisemblable culte de la personnalité voué a Netanyahu, le lieder de l'extrême droite israélienne la plus hystérique et nauséabonde, depuis les années 30.
Avez vous entendu parler de la chasse au noir dans les rues des villes israeliennes? Ben non. (lien)
Et ne parlons pas de la cabale artistique faite par l'ensemble des médias a Dieudonné, dont ,a l'origine, était juste un petit sketch sur les colons israeliens.
Gravissime erreur de l'humoriste qui croyait encore en la France de la libre parole. Les chiens chiens a leur maimaitres furent lâchés, et ils se sont régalé.
De toutes façon , tout cela n'est que rideaux de fumées, de façon a détourner les citoyens des vraies problèmes.
Et vous allez rire, ça marche!!!
Le mensonge par enfumage, le mensonge par amalgame, le mensonge par omission, le mensonge par exagération, le mensonge par détournement d'images, le mensonge par détournement de propos etc... voila résumé le journalisme français.
Les médias français ont appris a conjuguer le verbe mentir a tous les temps et en toutes occasions.
La philosophie du bonheur journalistique servant de base non seulement aux médias français mais aussi a ceux de toute la planète entière pourrait être :
- je n'entends (ou n'écoute) pas la vérité (par contre j'entends bien la voix de mon maître)
- je ne vois pas la vérité (regardons ailleurs, ça vaut mieux)
- je ne dis pas la vérité (le plus important)
La philosophie du bonheur journalistique
Et surtout rappelez vous : NO VERITAS IN MASS MEDIAS
La vérité n'est pas dans les médias de masse.
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Lettre à Assurancetourix, grand barde fsouchien.
Cher Barde,
Je n'ai guère l'habitude d'adresser ma plume à des personnages historiques, et j'en suis ému. Je sais que votre temps précieux est consacré à la lutte contre l'envahisseur, ces hordes barbares qui piétinent le tarmac de Lutèce, ou débarquent des galères maures. Sans vous, sans le chant mélodieux que vous leur assénez sur leur crâne douteux, notre village aurait déjà disparu de la carte Michelin.
Pourquoi donc les Annales de Goscinny et d'Uderzo, aussi fameuses que celles de Tacite, vous présentent-elles dans cette posture ridicule qui fait rire les petits Gaulois ? Pourquoi vous empêche-t-on toujours de pousser la chansonnette, accompagné de votre instrument (de torture) ? Pourquoi sont-ce vos amis, vos compatriotes, qui vous font taire honteusement ? Ignore-t-on votre talent, votre génie ? La France du futur perdra-t-elle l'un de ces grands hommes qui font notre exception culturelle ? Allez-vous vous faire doubler par Bernard Henri, cet autre chantre branlant ?
Quelle ingratitude ! On ne vous laissera donc même pas une cuisse de sanglier !
Mon cher Assurancetourix, puisque par vous on devrait être prémuni contre tous les accidents de l'Histoire, et dormir enfin du sommeil du Juste dans le bon gros lit douillet (made in France) de la patrie du cochon et du pinard, débarrassés enfin des miasmes de couscous et des borborygmes islamiques, des viols, des crimes et de la chienlit, je voudrais que vous compreniez pourquoi je suis l'un des premiers à vous estourbir d'un coup de jambonnot .
Voyez-vous, en attaquant Fdesouche, Riposte laïque et d'autres sites, vous n'aurez pas compris (mais tant pis, Assurancetourix ne passe pas pour un personnage très éclairé) que je ne m'en prends pas au mouvement national. Au contraire. Tout au contraire.
Certes, je n'affirme pas que j'éprouve beaucoup de plaisir à écouter vos jérémiades. Non seulement parce que la pose victimaire aboutit inévitablement à placer un jour la tête sur le billot, mais aussi, j'en suis désolé, parce que je suis écoeuré par ce ton bas, malsain d'esclave frustré qui enrobe votre style et lui donne ce cachet de plus en plus imité, au point que l'on dit, en se bouchant le nez, ou en salivant comme une hyène dégoûtante : "Tiens, c'est du Fdesouche !" Il y a des choses qui ne se font pas, même en intention. Et il n'est qu'à lire entre les lignes pour savoir ce que vous pensez vraiment, et à quoi vous aspirez. Êtes-vous tombé dans la marmite de la haine obsessionnelle quand vous étiez petit chanteur au menhir de boix ?
Or, je pense profondément que le peuple français – pardon, gaulois - est généreux, humain, et qu'il a gardé au fond de lui la charité que lui a légué le catholicisme, le christianisme (bon, je mêle un peu les époques, mais notre tête folle de Celte est parvenue enfin à considérer la France comme un bloc éternel, où les temps se confondent...). Si le Français a dérapé parfois, c'est à cause du délire des avocats et des professeurs, et des cantorcules comme vous. Livré à lui-même, il est loin d'être mauvais, et répugne à se livrer à des actions laides.
C'est pourquoi c'est une illusion absurde (je parle là pour les cyniques) de croire qu'on pourra l'appâter par la haine, le mépris, le racisme.
De toute façon, il vaut infiniment mieux agir par amour, espoir et enthousiasme (je sais, ça sonne un peu neuneu, mais il vaut mieux être ça qu'une ordure).
Evidemment, le déteste SOS racisme autant que vous, ces histrions même pas dignes de nos frères les lions. Et les pères la morale, les hypocrites les mains pleines, les gens de gauche méprisant le petit, j'avoue que la galère serait douce pour eux. Mais le contraire de ces filous n'est pas forcément la droite ligne, la via sacra.
Je suis assuré que le discours anti-immigré, anti-musulman, est instrumentalisé pour orienter la colère du peuple et la détourner des vrais problèmes (chômage, libéralisme destructeur, emprise de certains lobbys etc.), et en même temps est destiné à nous diviser. Comme sous notre valeureux chef Vercingétorix : les uns étaient pour l'ennemi romain, comme aujourd'hui ceux qui ne haïssent point l'Occident bien estampillé pur souche, même lesté de hamburger, de coca cola, et bardé (décidemment, on n'échappe pas à la barditude) de certitudes atlantistes ; et les autres se sont fait crever.
Mais les élections partielles de l'Oise ont montré que les électeurs de gauche sont sensibles à la dimension sociale du programme du FN, pas forcément à la peur de l'immigré. Pourquoi donc ces Français « normaux » aurait-il voté au deuxième tour pour la candidate du Front national ?
C'est là qu'il faut s'appuyer, et marteler le message.
Certainement, il faut arrêter l'immigration, et en partie l'inverser, en expulsant les clandestins - tous - et en incitant les migrants à retourner dans leur pays d'origine. Mais la mesure est une vertu apollinienne, européenne. La fureur et l'excès empoisonneront les âmes et nous seront nocifs. Bien sûr, il faut être ferme. Bien sûr il faut mettre hors d'état de nuire la racaille. Mais la majorité des immigrés ou fils d'immigrés, ou naturalisés, ne sont pas forcément des ennemis. Au contraire : la "manif pour tous" a rassemblé, on l'a vu, des femmes et des hommes de toutes origines, de toutes confessions. Le combat pour la justice et pour la morale, c'est-à-dire infailliblement contre le désordre libéral, concerne tous ceux qui ne se satisfont pas de la barbarie actuelle.
L'ennemi, c'est l'Amérique, la dictature des marchés. L'ennemi, c'est la finance. L'ennemi, ce sont parfois nos réactions incontrôlées. Réfléchissons au lieu de foncer dans tous les murs sanglants, que nous ne connaissons que trop bien !
Finalement, on chante bien, on mange bien, on boit bien quand votre ramage se perd dans votre plumage.Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
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Exclusif : la défense va[-t-elle] sauver les meubles contre les exigences de Bercy (actualisé) ?
Le "scénario Y" a été validé ce matin en conseil de défense.
Un conseil de défense s’est réuni ce matin à l’Elysée (1) au cours duquel un premier arbitrage extrêmement important a été rendu. Le "scénario Y", celui avancé par le ministère de la défense, a été validé.
En revanche, l’autre hypothèse, dite scénario Z, défendue par Bercy n’a pas été approuvée comme nous l’évoquions précédemment sur ce blog. Globalement, la défense va donc sauver les meubles, même s’il faut rester prudent. Des coups de théâtres sont possibles, jusqu’à la décision finale sur le Livre balnc qui doit intervenir le 10 avril. Le président de la République pourrait néanmoins évoqué ce sujet lors de son intervention télévisée, demain soir.
Au cours des six prochaines années (2014-19), les crédits de la défense devraient être en moyenne d’environ 30 milliards par an. Une partie de cette somme - de l’ordre de 3 à 5 milliards sur l’ensemble de la période - proviendra de "recettes exceptionnelles", comme cela avait déjà le cas lors de la précédente loi de programmation. Après les fréquences et l’immobilier, on parle aujourd’hui de vendre les participations de l’Etat dans les entreprises de défense. [...]
La suite sur Secret Défense
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Barjot, 1 puis 0 / Beppe Grillo 2.0 Frigide Barjot, 1 puis 0 / Beppe Grillo
En France comme en Italie, deux comiques sont sur le devant de la scène : Beppe Grillo a rassemblé des centaines de milliers de personnes sur les places italiennes et a recueilli 25% des suffrages pour les élections législatives ; en France, l’égérie du groupe Jalons, animatrice de « Touche pas à mon pape », est la porte-parole de la « manif pour tous » qui a organisé le 13 janvier et le 24 mars 2013 les deux plus puissantes manifestations tenues à Paris depuis trente ans. JYLG.
Les comiques seraient-ils l’avenir de la contestation dans la post-modernité ?
Peut-être mais il y a une différence notable entre Frigide Barjot et Beppe Grillo : l’un et l’autre ont dans un premier temps bénéficié d’une certaine aura médiatique mais Beppe Grillo s’en est totalement détaché. Lors de sa campagne législative il a refusé d’aller sur les plateaux de télévision et n’a pas hésité à prendre sans complexe des positions radicalement antipolitiquement correctes sur l’immigration notamment. Le succès de Beppe Grillo est donc une défaite incontestable de la tyrannie médiatique.
La brillante promotion de Frigide Barjot est d’une nature profondément différente : elle a consisté à mobiliser sur le politiquement incorrect (la lutte contre la dénaturation du mariage) tout en donnant des gages au politiquement correct et à la novlangue : la dénonciation de « l’homophobie », la mise en avant des minorités les plus diverses (genre lesbiennes transsexuelles et végétariennes contre le mariage homo) et, pour finir, la délation, au sein de ses propres troupes, des « factieux » et des « extrémistes ».
Un logiciel périmé : la grand-messe audiovisuelle du 20 heures
Cette pratique a assuré à Frigide Barjot et à la « manif pour tous » une certaine visibilité. Elle est devenue nuisible car ses concessions coûteuses sont aujourd’hui parfaitement inutiles : dans le mois qui a précédé la manifestation du 24 mars, Frigide Barjot n’a accédé à aucune grande télévision ; et compte tenu des atermoiements des organisateurs et des manœuvres habiles de la préfecture de police, le lieu du rassemblement n’a été connu que 48 heures avant le jour J. Mais les médias de l’oligarchie et le pouvoir – unis pour annoncer une manifestation squelettique – ont été complètement dépassés par les événements, tout comme Frigide Barjot d’ailleurs. Parce qu’ils ont un logiciel périmé : celui de la grand-messe audiovisuelle du 20h. Celle-ci garde son importance, bien sûr, mais elle est facilement contournable. C’est désormais sur les blogs et les réseaux sociaux que se connaissent et se fixent les lieux de rendez-vous, les modes d’action et les slogans. Et il n’y a là nul besoin de modération politiquement correcte. C’est la parole libre qui s’exprime et la radicalité qui mobilise. Et ce sont les majorités qui se révoltent contre la dictature de toutes petites minorités aussi arrogantes que technologiquement dépassées.
C’est ainsi que le mouvement du printemps français a vocation à se développer : prochains rendez-vous le 1er mai et le 14 juillet ?
Jean-Yves Le Gallou
Polémia
27/01/2013Lien permanent Catégories : actualité, élections, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Le Tournant du « 24 mars »
Beaucoup a déjà été dit sur le « 24 mars », journée historique par l’ampleur du nombre des manifestants. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a eu un tournant, qui était attendu et espéré : durcissement du mouvement d’opposition au mariage homo, augmentation de la mobilisation, agrandissement du fossé entre la base et la direction de la Manif pour Tous, passage réussi sur les Champs-Elysée. Pourtant, si nous ne voulons pas que ce tournant du « 24 mars » soit qualifié, ultérieurement, de rendez-vous raté, il faudra rapidement être conscient des réalités suivantes et réagir en conséquence :
Mme Barjot a torpillé le « 24 mars »
Comme cela était prévisible (à condition d’avoir un peu de discernement), la leader de la Manif pour Tous a été complice de l’Etat dans l’opération de parcage des manifestants et surtout dans leur acceptation moutonnière –sauf une minorité- des limites tyranniques imposées par le Système. Il faudra se demander pourquoi.
Après avoir, avant le « 24 mars », dénoncé le Printemps Français et les appels déterminés à occuper le terrain et s’imposer sur les Champs-Elysées (objectifs que Mme Barjot affichait pourtant peu avant), le jour même de la manifestation Mme Barjot a fait ‘patienter’ l’immense foule en colère, qui ne demandait qu’à marcher sur les Champs Elysées, par des appels au calme et des interventions faisant appel à la France « black-blanc-beur » et à la promotion de l’homosexualité.
Comme si cela ne suffisait pas, pendant qu’une minorité toutefois importante parvenait sur la Place de l’Etoile et enfin sur les Champs-Elysées, essuyant des gaz sans distinction d’âge ou de sexe, Mme Barjot -honte à elle !- dénonçait ces manifestants à la vindicte en les stigmatisant sous l’appellation de « fachos ».
Censée être apolitique enfin, la Manif pour Tous a fait parader sur la tribune des élus politiquement corrects, excluant les élus nationaux mais invitant un trotskyste à s’exprimer. La part belle était bien sûr réservée à l’UMP, qui pourtant, contrairement au Front National, ne s’est pas engagé à abroger la loi Taubira, préférant simplement une « union/alliance civile homosexuelle » chère aussi à M. Sarkozy et à Mme Barjot.
Que chacun imagine où nous en serions aujourd’hui si, ce « 24 mars », Mme Barjot avait laissé (à défaut d’inciter) la foule rejoindre en masse les Champs-Elysées … ! Nous serions certainement encore sur place, des dizaines de milliers voire plus, campant et occupant le terrain à la façon des printemps arabes, mettant l’Elysée dans la quasi obligation de retirer le projet de loi à moins de vouloir risquer une véritable insurrection.
Le mouvement contre la loi Taubira se poursuivant, il n’est pas trop tard pour répéter ceci :
Mme Barjot travaille pour l’UMP et contre la résistance politiquement incorrecte.
Son objectif est d’offrir à l’UMP disqualifiée un soutien massif avant les élections qui s’annoncent en 2014, sur le dos des catholiques. Ses contacts fréquents avec l’UMP, la mise en avant de leurs élus, la similitude des éléments de langage de l’UMP sur la question de la loi Taubira (opposition centrée sur l’adoption, la PMA et la GPA ; promotion d’une alliance civile homosexuelle ; dénonciation de l’extrême-droite) l’attestent clairement. Questions subsidiaires :
- où était Mme Barjot quand le ministre UMP Châtel, sous la présidence Sarkozy, imposait la théorie du gender dans les manuels scolaires ? … pas d’appel à retirer la loi, pas de manif pour tous, rien …
- d’où vient l’argent de la Manif pour Tous ? …
Mme Barjot n’a aucune légitimité pour diriger le mouvement contre le mariage homo, mouvement composée à 95% du courant démocrate-chrétien ou catholique libéral, parfois teinté de conservatisme ; l’immense foule du « 24 mars » n’est pas la France des « gay friendly » ni des bars branchés parisiens, elle est la France des paroisses, réveillée à bon escient par une Eglise catholique de France en sursaut. Ce n’est pas Mme Barjot, mais les bergers et les fidèles des paroisses de France qui sont le levain et la sève du mouvement anti mariage homo. Or, sauf exception, la direction de la Manif pour Tous est à l’opposé de cette France des paroisses : Mme Tcheng, M. Mongibault, Mme Barjot sont non seulement des intrus mais ils n’apportent rien au mouvement anti mariage homo. Comble de l’imposture, cette direction s’est débarrassée de la représentante la plus digne de la Manif pour Tous, Mme Bourges, symbole d’une démocratie chrétienne plus engagée et audacieuse (sa présence sur les Champs Elysées le « 24 mars » le montre) qui est prête à déborder le champ légal en présence d’un Etat devenu illégitime et tyrannique, sans haine ni violences mais avec force.
Mme Barjot bloque le mouvement anti mariage homo, n’ayant comme objectif que d’utiliser la masse des démocrates-chrétiens en colère au profit d’un retour de l’UMP, cantonnant les manifestants dans un légalisme moutonnier qui empêche toute réussite du mouvement ; beaucoup ont en effet compris que, contre la loi Taubira, face au mépris tyrannique du Système et aux lobbies en cause, le Système ne cèdera que devant la force du peuple français.
Or cela, Mme Barjot et l’UMP n’en veulent pas, car ils savent bien que cette force du peuple (que l’Etat Sarkozy méprisa lui aussi, notamment dans l’affaire du Traité européen) ne s’arrêtera pas à la dénonciation des socialistes, mais visera aussi les libéraux. L’incroyable coïncidence de l’élection partielle dans la deuxième circonscription de l’Oise, où ce « 24 mars » le Front National remonta plus de 25 points face à l’UMP, est là pour le démontrer.
La masse du « 24 mars » doit prendre les choses en main
A défaut de changement de la direction de la Manif pour Tous, à défaut de chefs, la foule considérable venue de toutes nos régions françaises doit non seulement continuer à être déterminée et surmobilisée, mais aussi se conduire elle-même :
- en se libérant de l’étau dans lequel Mme Barjot et ses sbires enferment le combat contre la loi Taubira,
- en mettant en place également, et rapidement vu le vote proche du Sénat, une nouvelle et forte action contre cette loi.
Il est incontestable que l’initiative du ‘Printemps Français’, par exemple, dès qu’elle est apparue, a montré qu’elle correspondait absolument à l’attente de la masse des opposants au mariage homo, par sa détermination sans failles et ses mots d’ordre clairs et déterminés. Quel scandale, et quel avoeu … que Mme Barjot l’ait condamné !
Que le ‘Printemps Français’ donne le signal d’une nouvelle mobilisation (une occupation à proximité du Sénat, au jardin du Luxembourg ?), et il est évident que la masse se mobiliserait immédiatement, elle qui, de toutes parts, et hier encore à Guyancourt contre M. Binet, fait feu de tous bois contre la loi Taubira.
Nous n’avons pas besoin d’un nouveau parcage-manif de moutons dans 2 mois, nous avons besoin d’un Printemps Français sous la forme d’une mobilisation de masse rapidement décidée et déterminée à occuper le terrain choisi jusqu’au bout, … jusqu’à enterrement de la loi Taubira. Alors le « 24 mars » restera comme le tournant avant la victoire, et non le tournant raté.
Marcouf de Segons http://www.contre-info.com
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Après la Manif pour Tous, le Printemps Français
Trois jours après le succès de leur manifestation parisienne, les opposants au projet de loi sur le mariage homosexuel veulent maintenir la pression sur le gouvernement, mettant en avant l'exaspération de millions de Français qui ne sont pas entendus. C’est maintenant le nouveau mouvement intitulé « le Printemps Français » qui prend son envol.Dimanche, 1,4 million de personnes selon les organisateurs, 300.000 selon la police, ont investi le nord-ouest de Paris, pour dire une nouvelle fois "non" au projet de loi.Une différence de comptage jugée "risible et grotesque" par La manif pour tous, à l'origine du rassemblement. "Il est irresponsable de la part du gouvernement de minimiser ainsi la réalité de notre mouvement", a indiqué la chef de file Frigide Barjot.¢Elle explique que les violences qui ont émaillé dimanche les abords du cortège avec des CRS usant de gaz lacrymogènes ont en partie été causée parce que l'ampleur de la manifestation avait été volontairement sous-estimée et non parce que les organisateurs ont "été débordés" par une prétendue "extrême droite", comme l'a prétexté le gouvernement. Observons d’ailleurs que, alors que le gouvernement parle de « casseurs », rien n’a été cassé : ni voitures, ni vitrines, ni abris-bus… absolument RIEN !!!"Nous allons répondre à toutes les accusations qui nous font porter le chapeau des débordements", a ainsi promis Frigide Barjot. "On ne prend pas en compte l'effet d'accroissement du mécontentement", a-t-elle plus globalement mis en garde. "Il faut que le président change d'attitude, qu'il engage le dialogue".Dès dimanche soir, le collectif de La manif pour tous a demandé à être reçu par François Hollande, qui leur a opposé une fin de non-recevoir. Hollande continue de se moquer du monde !Les membres du collectif appellent désormais à un rassemblement devant le siège de France Télévisions jeudi à 19H30, avant l'intervention du chef de l'État prévue sur France 2. "Nous lui préparons un comité d'accueil, nous voulons qu'il nous voie, nous allons lui demander une nouvelle fois le retrait du texte et la tenue d'un référendum", a souligné Frigide Barjot.La manif pour tous et plusieurs ténors de droite insistent depuis quelques jours sur l'"exaspération des Français qui monte"."ÇA VA PÉTER !", PRÉVIENT CHRISTINE BOUTIN"Le peuple gronde et vous ne l'écoutez pas", a lancé mardi le député UMP Philippe Cochet au Premier ministre dans l'hémicycle de l'Assemblée.La présidente du Parti Chrétien-Démocrate (PCD), Christine Boutin, a aussi prévenu que "les gens s'estiment pas pris en considération, ridiculisés, et ils ne le supportent plus". "Président, faites attention, ça va péter", a-t-elle mis en garde."On canalisait tout ça, mais il ne faudra pas nous en vouloir si ça part dans tous les sens. Il faut arrêter de se moquer des Français", disait dimanche soir Frigide Barjot. "C'est important de maintenir la pression", a-t-elle insisté mardi.Les Associations familiales catholiques ont aussi dénoncé "le silence" et le "mépris" des pouvoirs publics, assurant poursuivre "dans les prochains jours leurs actions partout en France pour obtenir le retrait" du projet de loi.La manif pour tous a d'ores et déjà prévenu qu'une nouvelle manifestation était dans les tuyaux. "On n'a pas de date mais c'est dans l'esprit de tout le monde, peut-être en mai", a assuré Frigide Barjot. "On a des retours qui font état de la détermination des opposants à revenir manifester encore plus nombreux", a-t-elle ajouté, notant que le "challenge" serait alors de "contenir l'exaspération".ECertains opposants sont prêts à aller plus loin. Exclue de La manif pour tous pour être allée sur les Champs-Élysées dimanche, interdits aux manifestants, l'ancienne porte-parole Béatrice Bourges soutient ainsi un nouveau mouvement, baptisé "Le Printemps Français", en référence aux printemps arabes. "Nous ne sommes plus dans le strass, les paillettes, les ballons, nous sommes décidés à entrer en résistance", a expliqué la présidente du Collectif pour l'enfant, précisant que "tout cela restera pacifique". "De nombreuses personnes ont l'impression d'être bafouées", a-t-elle ajouté.Très ancré à droite, le "Printemps Français" faisait partie de ceux qui appelaient à camper dimanche soir sur les Champs-Élysées.¢Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/ -
Le rapporteur du projet de loi sur le « mariage homo », obligé de s’enfuir sous protection policière au milieu de sa conférence
Le député PS Erwann Binet, rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, a été empêché mardi de poursuivre son intervention à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Après une demi-heure d’intervention dans un amphithéâtre, plutôt rempli de personnes défavorables au projet de mariage pour tous, « la porte a été forcée » et « une vingtaine d’opposants violents » a perturbé la conférence que le député, à partir de là, n’a pas pu achever. Déployant des »banderoles » hostiles au « mariage » homosexuel, ils « criaient nous sommes le peuple, nous sommes le peuple » ou « Erwann Binet dehors! » et « ont empêché le débat » de se tenir, a rapporté le député. « J’ai ensuite été exfiltré », a-t-il enfin conclu, ayant dû partir effectivement sous protection policière.
Un incident qui provoque une interrogation chez Erwann Binnet. Il a expliqué en effet qu’il faisait régulièrement des conférences et des interventions depuis le début du projet de loi, lequel sera en discussion à partir du 4 avril au Sénat. Mais « c’est la première fois » qu’il est empêché de poursuivre le débat dans de telles circonstances. Et le rapporteur du projet de loi de s’inquiéter, faisant allusion par ailleurs à la manifestation de dimanche : « J’espère que ce n’est pas le signe d’une radicalisation« …
Il est certain que lorsque le pouvoir, passant outre les limites et le cadre de son autorité, veut bousculer les fondements et les assises d’une civilisation, il sombre dans l’illégitimité et suscite un vent de révolte populaire dont il apparaît clairement que la France a ressenti les prémisses dimanche dernier… Une France traditionnelle, attachée aux valeurs sur lesquelles elle s’est construite, et qui ne veut plus négocier avec la Révolution ce qui n’est plus négociable. Un point de rupture, à l’évidence, auquel vont désormais devoir se heurter les autorités si elles persévèrent à prendre le masque des fossoyeurs de la Civilisation !
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Le grain de sel de Scipion : Mais où sont passés les esprits critiques ?
Il y a encore quelques mois, la gauche poussait des cris d’orfraie au sujet des mesures prises par le gouvernement sarkozien : garde des enfants les jours de grève ? Impossible, vous n’y pensez pas ! Nous n’avons pas les moyens en personnel, on refuse ! Suggestion de fiscalisation des allocations familiales ? Houlala ! C’est discriminatoire, on refuse ! Réduction du montant des dotations de l’Etat aux collectivités locales ? Horreur absolue ! On ne pourra plus boucler nos budgets locaux, il faudra augmenter les impôts. Et qu’on ne nous fasse pas le coup de la crise ; la rigueur c’est la faute au diable Sarko et à ses méchants ministres qui, par pur plaisir sadique, veulent le malheur des pauvres ! La retraite à 62 ans ? Impossible, c’est un crime, tous dans la rue ! D’ailleurs, ces réformes de droite se font sans aucune concertation et ils sont même capables de les faire passer par ordonnances ! Le fascisme ne passera pas, foi de socialiste ! Et l’on pourrait citer maints autres exemples.
Mais où sont donc passés, aujourd’hui, tous ces contestataires ? Les voici devenus de bons godillots, comme leurs collègues de l’autre bord à l’époque gaullienne. Un ministre de l’Education inconscient balance, sans concertation, la semaine en 4 jours qui va coûter bien cher aux communes ? Silence de nos élus. Le gouvernement va réduire comme jamais les dotations aux collectivités ? Silence dans les rangs. Le Premier ministre envisage la fiscalisation du livret A, l’épargne des plus pauvres ? Silence. Il propose de fiscaliser aussi les allocations familiales ? Silence. Oubliée la promesse de croissance par le pouvoir d’achat, l’heure est à un nouveau train de mesures d’austérité ? Silence. Et voilà qu’ils découvrent et acceptent le fait que nous sommes en crise. Une fois épuisé le filon bien commode de « l’héritage » nuisible du précédent gouvernement, gageons qu’ils vont beaucoup nous en parler de cette crise, nous dire qu’elle s’aggrave de jour en jour. C’est hélas vrai, notamment à cause de leur gestion, et nous allons droit dans le mur. Parions que ce sera l’occasion pour Normal Ier de passer en force en nous imposant ses réformes les plus impopulaires par ordonnances.
