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France et politique française - Page 4984

  • Jérôme Stavisky, le menteur errant

    Jérôme Stavisky, le menteur errant Le Français le plus célèbre de ces derniers jours, Jérôme Cahuzac, est désormais le « menteur errant » le plus recherché des médias. En attendant que la Justice ne le rattrape… si tant est qu’elle y parvienne au-delà d’une simple mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

    Ainsi donc, l’ex-ministre du Budget joue à cache-cache avec les fins limiers de l’Information. Obligé de changer de « planques » tous les deux jours, voire même de passer la nuit sinon à la Belle Étoile, du moins dans son automobile, faute d’autre refuge.

    Finalement, sa décision de retrouver peut-être – le suspense est insoutenable – son siège à l’Assemblée nationale comme le droit politique à défaut de la moralité publique, l’y autorise, pourrait s’avérer pour lui le repaire idéal pour contrer les fâcheux. Combien d’élus de la République pourraient-ils lui reprocher ses indélicatesses sans qu’il éclate de rire :

    — Ah non, pas toi !… Pas vous !

    Certains de ses proches le disaient abattu. Il n’est finalement, et pour le moment, qu’un sans domicile fixe, victime de la pression, comme il dit… telle la première star du showbiz ou du sport venue.

    Tous ceux qui furent écœurés, moins par la révélation de la canaille qu’il est, que par son minable aveu dès la première audition – imagine-t-on un Bernard Tapie ou un Charles Pasqua se déballonner de la sorte au premier froncement de sourcils d’un Juge ? – doivent reconnaître que la Bête est loin d’être morte et qu’elle a repris, outre son arrogance naturelle qui ne l’a guère quitté, toute sa combativité.

    Combativité exercée désormais non pour arrondir son magot ou nier ses fraudes, mais pour tenir le crachoir aux plus hautes instances politiques du pays.

    Car qui pourrait douter que ses déclarations publiées ce jour dans La Dépêche du Midi sur son retour à l’Assemblée nationale (« C’est trop tôt, je n’ai pas encore pris ma décision »), sur son avenir (« Je n’imagine rien ») ou sur ses possibilités (« Je possède quand même quelques amis fidèles » – entendre par là sans doute quelques informations précieuses, quelques dossiers explosifs, quelques cacahuètes pour les singes des médias) ne sont que d’agressifs appels à l’aide, sinon à la complicité, lourds de chantage, de tous ceux qui seraient ses pairs en prévarications ? Au Parti socialiste, certes, mais pas seulement…

    Jérôme Cahuzac a tout de même été Ministre du Budget plusieurs mois. Ça laisse le temps de découvrir, photocopier et archiver quelques provisions pour ne pas se trouver « fort dépourvu » au cas où la « bise viendrait », ce qui lui permettrait de crier « À l’aide ! » en priant quelques copains-coquins de lui prêter assistance pour subsister dans un monde de brutes médiatiques et d’hypocrites fiscaux.

    Pure délire ? Oui, c’est sans doute ce qu’on a pu penser aussi des soucis qu’ont eus en leur temps deux autres ex-ministres cités précédemment… Aujourd’hui, le premier a retrouvé ses millions, le deuxième était encore sénateur voilà moins de deux ans, bien que « mis en cause dans plusieurs affaires politico-financières depuis les années 2000. (Charles Pasqua) a été relaxé dans six d’entre elles et condamné à de la prison avec sursis deux fois. »

    À moins, évidemment, qu’on ne retrouve Jérôme Cahuzac « suicidé d’un coup de revolver qui lui serait tiré à bout portant. »(1)

    Philippe Henriot, un des grands orateurs politiques du XXe siècle, député, puis secrétaire d’État à l’Information et à la Propagande pendant la guerre, avait écrit quelques lignes qu’il est sans doute bon de rappeler en cette époque fâcheusement semblable à 1934, année de l’Affaire Stavisky qui faillit emporter le régime parlementaire d’alors : « Ah ! qu’il faudrait presque bénir les scandales s’ils avaient servi à nous révéler enfin l’immensité de la tâche et la gravité de nos responsabilités !

    Il ne suffit pas d’écrire en tête d’un programme : Autorité. Il faut se souvenir que l’autorité se mérite et que, si, elle s’est perdue chez nous, c’est que ceux-là même qui la détenaient l’ont avilie ; il faut se souvenir qu’il est vain de prétendre l’imposer si l’on n’est pas digne de la faire accepter ; il faut enfin ne pas oublier qu’elle s’éteint faute d’être exercée et que la révolte de ceux qui devraient obéir est souvent la conséquence directe de l’abdication de ceux qui n’ont pas osé commander. »(2)

    Philippe Randa http://www.voxnr.com

    notes :

    1) Allusion au suicide d'Alexandre Stravisky en 1934… Le Canard enchaîné de l’époque titra « Stavisky se suicide d’un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant » ou encore « Stavisky s’est suicidé d’une balle tirée à 3 mètres. Voilà ce que c’est que d’avoir le bras long »..
    (2) Les Émeutes du 6 février 1934 et la mort de la Trève (À bas les voleurs !), de Philippe Henriot, présentation de Jean Mabire, éditions Déterna, 2013 (réédition en un seul volume des deux livres Le 6 février et Mort de la trêve)… en vente sur www.francephi.com (http://francephi.com/boutique/les-emeutes-du-6-fevrier-1934-et-la-mort-de-la-treve/

  • Opposants au mariage pour tous : où va le "Printemps français" ? Olivier Perceval, secrétaire général de l’AF, sur France Info

    Le climat en France est-il en train d’être empoisonné par l’opposition au mariage pour tous ? Mardi le ministre de l’Intérieur a dénoncé un climat d’intolérance après l’agression ce week-end à Paris d’un couple homosexuel, et la multiplication des "intimidations", d’après lui, contre des élus de tous bords.

    Derrière la radicalisation des opposants au mariage pour tous apparaît le "Printemps français", mouvement né après la manifestation du 24 mars. Reportage sur cet objet aux contours encore mal définis, qui entraîne dans son sillage des mouvances aux ambitions diverses.

    C’est l’une des actions de cette frange radicale : vendredi à Saint-Etienne, un groupe d’une cinquantaine de personnes empêche le rapporteur PS du texte, Erwann Binet, d’animer une réunion avec des étudiants. Il est alors face à des familles, des personnes qui portent les couleurs de la "manif pour tous" de Frigide Barjot, et des militants de "Jeunesses nationalistes" qui appartient à la droite radicale. Printemps français, un mouvement mal identifié

    La radicalisation de la contestation semble avoir brouillée les frontières politiques. Le mouvement Printemps français est difficilement identifiable. "J’ai eu l’habitude depuis le début de ce débat d’avoir en face de moi des interlocuteurs précis. Là, le printemps français, je ne sais pas qui c’est", indique Erwann Binet. "La lucidité politique que tous les opposants au mariage pour tous devraient avoir vis à vis de ces groupes extrêmistes n’est pas partagée par tous les militants", ajoute-t-il

    Au départ de la contestation il y a la "manif pour tous" animée par Frigide Barjot. Le printemps français fait son coming out après la manifestation du 24 mars sur l’idée qu’il faut muscler les actions. Ce groupe n’est pas homogène. Il est composé d’un noyau dur autour duquel s’agrègent des mouvements qui viennent d’horizons très différents. Le soutien de plusieurs organisations radicales

    Très peu des créateurs du mouvement sont identifiés. Le nom de domaine du site printempsfrançais.fr à été déposé anonymement. Seules trois personnes apparaissent publiquement. Absence de transparence justifiée par la porte parole Beatrice Bourges pour protéger des actions de "résistance".

    Autour de ce noyau, plusieurs organisations radicales revendiquent leur appartenance ou soutiennent le Printemps français. Parmi eux, on trouve le Bloc identitaire. Et les royalistes d’Action française. Leur objectif dépasse le simple retrait de la loi. Le secrétaire général d’Action française par exemple pense que les conditions d’un changement de régime sont réunies. "Le Printemps français se sont des familles entières qui jusqu’à maintenant étaient spectatrices de la dégradation de la société, qui brusquement se sentent impliquées", explique Olivier Perceval. [...]

    La suite sur France Info

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  • Au secours, les années 30 sont de retour !

    La période que nous vivons est malheureusement comparable aux sinistres années 30. Si les mêmes maux produisent les mêmes effets, le pire est à venir.

    La crise dont on ne voit pas le bout. Le ras-le-bol envers les politiques discrédités. La montée des extrêmes de tout poil...

    De quelle époque parle-t-on ? D’aujourd’hui ou de ces années 30 qui chaque fois qu’on les évoque vous ont un petit air de menace, car l’on sait trop bien comment elles se sont terminées ? Sans jouer la politique du pire, il faut reconnaître que les ressemblances sont assez troublantes pour qu’on y regarde de plus près.

    Un interminable marasme

    Dès 2008, la crise des subprimes et le dévissage incontrôlé et irresponsable des banques, on a brandi le spectre de la crise de 1929 et de son krach boursier. Qu’en est-il cinq ans après ? La France des années 30 a subi, mais moins fortement que ses voisins anglais, italien ou allemand, la répercussion d’une crise mondiale. Les raisons ? La faible industrialisation d’une France encore archaïque et largement rurale (35 % en 1931), moins affectée par une récession qui touchait justement les investissements industriels. La croissance des années 20, très importante ailleurs, ayant été moindre aussi en France, pays de la gestion père de famille, notre pays tombe aussi de moins haut. Cette France-là, qui pratique encore le protectionnisme, ne connaît pas les millions de chômeurs, elle peut compter aussi sur un État fort qui, avec l’arrivée du Front populaire, va mener quelques réformes structurelles, sans rapport certes avec l’amplitude d’un New Deal américain, mais qui témoigne d’un État volontaire. Dans la crise d’un système libéral, proche de la crise des années 2000, on disposait encore d’un gros joker, l’État, qu’on commençait à envisager, dans le cadre d’une intervention lourde sur l’économie.

    La crise est bien plus profonde aujourd’hui : chômage massif, déséquilibre chronique entre la production de richesses, les dépenses et la redistribution, désengagement d’un État exsangue et dépassé - malgré certaines mesures comme la création de la BPI -, dépendance envers les pays étrangers pour les flux, envers l’Europe pour les objectifs de politique économique (déficit...)

    Pourtant, la politique de "déflation" mise en place à la fin des années 30 n’est pas sans rappeler la crise d’austérité que François Hollande impose graduellement à la France sans en prononcer le nom. Et l’on constate que les débats fiscaux actuels sont déjà en place : à droite, on reprochera à un Front populaire prodigue de s’en prendre aux "200 familles" - les 75 % de Hollande - pour nourrir grassement des fonctionnaires pléthoriques ; à gauche, on entend ponctionner les "gros".

    Un même esprit ?

    Il y eut "l’esprit des années 30" tel que le définit l’historien Serge Berstein (La France des années 30, éditions Armand Colin). Refus du libéralisme à la française, constat d’une crise de civilisation, attirance vers d’autres modèles, communiste ou chrétien - en 1932, le personnaliste Emmanuel Mounier fonde la revue Esprit. C’est la décennie d’une avant-garde qui pratique la table rase, veut repenser la société de fond en comble. Mais ce vent nouveau cohabite avec une frange importante de la population, passéiste, protectionniste, qui regarde en arrière, vers la Belle Époque, - son mythe naît dans les années 30 -, une France bourgeoise, jouisseuse et sécurisée, éternelle. Par où l’on voit que la France bloquée, frileuse, ne date pas d’aujourd’hui.

    Cette fin de cycle, mutatis mutandis, évoque certains constats actuels, liant économie et capacité d’innovation, de plus en plus largement relayés : l’Europe est un très vieux continent, en voie de sous-développement ; la richesse, l’avenir, la croissance, sont réservés à d’autres horizons, d’autres civilisations. C’est à une refonte intégrale que la France est invitée : certains avancent déjà d’autres modèles - écologique, participatif -, mais à l’évidence, on semble en France bien plus essoufflé, à court d’idées, que dans les années 30. Pour le moment, les solutions les plus nettes sinon précises sont proposées par des forces protectionnistes, régressives - à droite, avec Marine le Pen, à gauche, avec Jean-Luc Mélenchon qui, par sa véhémence, aurait trouvé sans mal sa place dans les années 30 - chantant une France repliée sur elle-même, variation sur une vieille antienne. L’ambiguïté court au sein même du gouvernement puisqu’un des opposants les plus virulents à la mondialisation, Arnaud Montebourg, est devenu le ministre du Redressement national.

    Le discrédit des élites

    "À bas les voleurs !" : le slogan de la manifestation monstre du 6 février 1934, où se mêlaient dans un joyeux désordre anciens combattants, camelots du roi et forces attirées par le fascisme, visait avant tout les politiques impliqués dans l’affaire Stavisky, qui venait de "se suicider d’un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant". Ses nombreuses protections auprès des élus, mais aussi auprès des banques, déjà dans le viseur de la presse et de l’opinion publique, exaspèrent une grande partie de la population. Ce n’est pas le premier scandale politico-financier de l’époque (cf. affaire Hanau). Mais avec l’affaire Bettencourt, l’affaire Woerth, l’affaire Cahuzac et un ancien président mis en examen, la France des années 2010 a-t-elle des leçons de morale à donner à son ancêtre ? Ne serait-on pas en droit de crier : à bas les menteurs ! À bas les voleurs ! La colère sociale, doublée d’un écoeurement moral, gronde. Mais petit rappel : cet écoeurement fit aussi jadis le lit d’une idéologie anticapitaliste et antidémocratique qui prit la main sous Vichy, avec une volonté de moraliser à outrance la France à tous les niveaux. Attention avec la vertu : tombée aux mains de fanatiques, elle a souvent débouché sur des lendemains assassins.

    Les années 30 sont donc ce moment de l’histoire de France où la république cesse définitivement d’être une mystique, pour reprendre l’expression de Péguy l’écorché, qui avant tout le monde avait diagnostiqué ce deuil et ce naufrage. C’est une lapalissade, mais les années 30 préparent 1940. Durant cette décennie, les déçus de la République vont rejoindre les ligues, les associations d’anciens combattants : on se détourne des partis, mais on se réunit encore dans des groupes politisés, à la différence des années 2010 où l’engagement est moins politique que citoyen ou social.

    Errances sur la scène internationale

    Dans les années 20, la France avait oscillé entre la fermeté à l’égard de l’Allemagne - l’occupation de la Ruhr - et la conciliation - l’esprit Briand. C’est finalement cet esprit qui l’emporte, notre pays s’alignant sur un allié anglais jouant l’apaisement face au danger hitlérien. Deuxième erreur commise : plutôt que de se rapprocher de l’URSS, un moment intéressée, on joue (Laval) la carte italienne, qui est une carte truquée : en 39, on aura tout faux. L’URSS s’allie à l’Allemagne, de même que l’Italie. Hormis sur le couple franco-anglais, la politique internationale est un désastre qui ne nous protégera pas d’une catastrophe militaire.

    Aujourd’hui, les enjeux sont bien entendu très différents. Mais la France, dans le couple franco-allemand qui menait l’Europe, a perdu complètement la main. De partenaire respecté, elle a rétrogradé au stade de l’élève en faute qui attend la prochaine réprimande. Seul sursaut possible à même de redorer le blason terni en Europe : l’intervention sur le continent africain (Libye, Mali), où le vestige séduisant d’une politique coloniale se combine à l’écho assourdi d’une France défenseur des droits de l’homme. Le bilan, pour l’heure, est moins accablant.

    La montée des extrêmes

    Non, il n’y a pas eu de fascisme à la française dans les années 30. Serge Berstein l’a bien montré : l’essor des ligues n’est qu’une résurgence de l’esprit nationaliste de Boulanger, légèrement repeint au folklore mussolinien, qui a pris racine de l’autre côté des Alpes. Mais idéologiquement, on est loin du compte. Il n’en demeure pas moins une montée très violente des thèmes xénophobes que le gouvernement Reynaud avalisera en prenant en 1938 des décrets-lois très durs envers la population fraîchement immigrée. Ces décisions font écho à un état d’esprit présent dans la population et sont les prémices de la politique xénophobe de Vichy.

    L’insécurité, financière, identitaire, sociale, tarte à la crème de notre époque, est un thème qui surgit, habilement exploité, dans les années 30. Cette droitisation de la vie politique - vraie dérive de ces années 30 qui voit l’Assemblée élue pour le Front populaire en 1936 voter les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 - a largement été diagnostiquée depuis quelques années, que ce soit à l’UMP, mais même aussi, à présent, au PS. Si les nationalistes des années 30 désignent comme ennemi principal les communistes internationalistes, fossoyeurs de la France, aujourd’hui, le réflexe identitaire a une autre cible : l’Europe et son fédéralisme. La cible a changé, mais le discours et l’objectif sont restés les mêmes. Affaire à suivre...

    François-Guillaume Lorrain - Le Point

    http://www.actionfrancaise.net

  • L’article n°1 du projet de loi “mariage pour tous” voté au Sénat

    PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)Tard dans la soirée d’hier, dans une ambiance électrique, l’article du projet de loi sur le mariage homosexuel a été adopté par 179 voix contre 157, sans modification par rapport au vote en première lecture de l’Assemblée nationale. Ce vote sera définitif si l’ensemble du projet de loi est voté à l’issue de son examen. Il ne serait donc pas soumis à une deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

     

    Quels ont été les votes des sénateurs de droite ?

    Si la majorité a voté contre, on notera que cinq sénateurs UMP ont voté pour, deux se sont abstenus, et un était absent. Chez les centristes, Chantal Jouanno a voté pour et quatre se sont abstenus. A gauche, on n’enregistre pas de vote négatif, mais trois absentions, dont Jean‑Pierre Chevènement. Le débat a cependant duré dix heures, des sénateurs de droite interpellant leurs homologues d’en face sur les déclarations de Najat Vallaud‑Belkacem sur la PMA ou sur la qualification d’un gouvernement ou le ministre du Budget est le ministre du mensonge, ou le ministre du redressement industriel le contredit à mener un tel projet.

    Et la réaction de la gauche ?

    De grandes phrases pour le président du groupe PS François Rebsamen, qui a déclaré que ce vote était une victoire de la lutte contre l’homophobie, celle de la tolérance et de la démocratie. Le groupe écologiste du Sénat a exprimé son émotion dans un communiqué. Par ailleurs, les actions de La Manif pour tous continuent, comme hier à Marseille où un comité d’accueil attendait Najat Vallaud-Belkacem, ou au Carrousel du Louvre où des opposants attendaient François Hollande.

    http://fr.novopress.info

  • Un système en décomposition, par François Arondel

    Après l’affaire Guérini ( le sénateur socialiste, président du Conseil Général des Bouches du Rhône, a été récemment mis en examen pour des malversations concernant des marchés publics; son frère qui est également poursuivi par la justice a été un proche « partenaire » d’Henri Proglio, actuel président d’EDF, quand ce dernier dirigeait Veolia ), l’affaire Cahuzac qui n’en est qu’à son commencement ( le compte bancaire suisse du ministre a été créé par un proche de Marine Le Pen, Philippe Péninque, qui fût membre du GUD ! ), voilà l’affaire Augier . Ce dernier, polytechnicien et énarque de la promotion Voltaire, ancien inspecteur des Finances et trésorier de l’écurie « Hollande » en 2012, semble être actionnaire , d’après Le Monde, de deux sociétés off-shore basées aux Iles Caïmans . Le candidat Hollande, qui a affirmé sa volonté de combattre la finance internationale, a collaboré étroitement avec un personnage qu’il connaît depuis très longtemps ( ils étaient ensemble à l’ENA en 1980 ) et qui pratique ce qu’il y a de pire en matière de capitalisme financier . Les socialistes ne feront désormais plus illusion .

     

    Ces affaires ne constituent en fait que la partie émergée d’une triste réalité; les politiciens, de gauche et de droite, sont de plus en plus proches des milieux d’affaires et sont de plus en plus tentés d’utiliser leur positionnement dans la société pour « faire de la tune » comme le disait sans fard, le délicieux Sarkozy . Ce dernier, qui est impliqué dans plusieurs affaires, est d’ailleurs particulièrement choyé par l’Emir du Quatar qui lui a, semble-t-il, confié la direction d’un fonds d’investissement doté d’un capital de 500 millions d’euros . Le reclassement des politiciens et des hauts fonctionnaires dans le monde des affaires est devenu une pratique très courante qui en dit long sur les complicités de plus en plus évidentes entre l’Hyper Classe, les politiciens et les hauts fonctionnaires . Cette dérive qui a été auscultée par Sophie Coignard et Romain Guibert dans leur livre « L’oligarchie des incapables », est en fait très compréhensible parce que dans une société dont les plus élevées des valeurs sont la richesse et la consommation, il ne peut pas en être autrement . La tendance à la chrématistique ( l’obsession de l’enrichissement ) est aussi vieille que l’humanité et Aristote l’a dénoncée dans son ouvrage intitulé « La Politique » . Pour lutter contre cette tendance naturelle, il est indispensable de réinstaurer une hiérarchie de valeurs traditionnelle dans laquelle la richesse se situe tout en bas; une hiérarchie de valeurs dominée par les valeurs de patriotisme, d’honneur et de dévouement au service du bien commun . La révolution à venir sera nécessairement conservatrice .

     

    Au cours d’une altercation avec le député François Goulard, qui est opposé au cumul des mandats, Jean-François Copé lui a rétorqué que sans cumul des mandats l’Assemblée Nationale ne serait peuplée que de minables se satisfaisant d’un revenu mensuel de 5000€ . Il y a donc, selon Copé, au moins 90% de minables en France ! Il devient urgent de se débarasser de ces politiciens insultants et méprisants .

     

    Notre système politique est en décomposition pour au moins deux raisons : la non-représentativité de représentants qui ne représentent plus que des partis politiques partageant la même idéologie ( individualiste, mondialiste, immigrationniste, néo-libérale ) et totalement indifférents aux aspirations populaires d’une part, l’obsession de l’enrichissement qui a gagné les politiciens d’autre part. Ce système , comme tous les systèmes corrompus qui l’ont précédés, va s’effondrer; comme l’ont écrit Sophie Coignard et Romain Guibert, nous sommes en 1788 . Quant au banquier de gauche Jean Peyrelevade, il pense que tout cela va mal finir et il a raison de le penser !

     

    François Arondel 4 Avril 2013  http://www.reseau-identites.org

  • Frigide Barjot en instance de divorce… d’avec ses troupes !

    Le mouvement de contestation au projet de mariage homosexuel se radicalise et inquiète les organisateurs de la Manif pour tous, qui démontrent chaque jour leur incapacité à maîtriser la fronde, faute d’en comprendre les fondements réels.

    On ne saluera jamais assez l’énergie mobilisatrice de Frigide Barjot. Mais elle n’a mobilisé ni sur son nom, ni sur ses slogans. Ce n’est pas en se proclamant « fille à pédés » ou en s’adjoignant Xavier Bongibault qu’elle a rassemblé autour d’elle une population qui ne descend pas dans la rue pour lutter contre l’homophobie ou proposer une amélioration du PACS. Frigide Barjot a été un catalyseur. Un catalyseur n’agit que sur une masse à catalyser. Entre Frigide et « ses troupes », il existe un malentendu fondamental.

    Ces gens-là ne viennent pas se battre contre l’homophobie : comme chrétiens, ils aiment leur prochain et ne confondent jamais l’homme et ses actes. Ni pour l’amélioration du PACS, dont ils disaient en 1998 qu’il ouvrait la brèche par laquelle passerait ensuite le mariage. Ils suivent Frigide comme organisatrice, mais ils commencent à comprendre que leur combat n’est plus le même. Madame Barjot le comprend-elle ? [...]

    François Teutsch - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Du bidonnage Nouchet à la prétendue agression « homophobe » du 7 avril 2013 comment faire passer une loi en manipulant un fait divers ?

    Tribune libre de Jean-Yves Le Gallou.
    L’agression de deux hommes dans le XIXe arrondissement de Paris, dimanche 7 avril 2013, à 3h 30 du matin, est présentée comme « homophobe » sur tous les médias. Or, personne ne connaît rien ni des agresseurs, ni de leur motivation et il y a chaque samedi soir des centaines d’agressions dont sont généralement victimes des hétérosexuels. Mais quand un homme et une femme sont frappés dans la rue, parle-t-on d’agression hétérophobe ? En l’état des informations disponibles, la prétendue agression « homophobe » de Paris n’est qu’une simple campagne de désinformation médiatique.

    
L’objectif de cette manipulation politico-médiatique est clair : intimider les adversaires de la dénaturation du mariage et faire passer la loi Taubira. La manœuvre n’est pas nouvelle : la manipulation de Carpentras avait permis de faire passer la loi Gayssot en 1990 ; le bidonnage Nouchet (un homosexuel qui avait prétendu mensongèrement être agressé) avait permis de faire passer la loi Perben contre « l’homophobie » en 2004 ; et, en mars 2012, les médias avaient présenté le terroriste de Montauban et Toulouse comme « blond, aux yeux bleus et d’extrême droite » avant que la police ne finisse par neutraliser un… terroriste islamiste, Mohamed Merah.

    
Le mensonge est donc consubstantiel à l’emballement médiatique. On disait hier : « C’est vrai : je l’ai lu dans le journal » ; il faut dire aujourd’hui : « C’est faux : je l’ai entendu à la radio ou à la télévision ». Nos lecteurs trouveront ci-dessous un extrait de La Tyrannie médiatique consacré au montage Nouchet, prétexte à la loi Perben contre l’homophobie.


    Polémia

    2004 - Loi Perben/Nouchet : la judiciarisation de « l’homophobie »
    Le 16 janvier 2004, un autre fait divers servira de rampe de lancement idéologique aux bien-pensants pour criminaliser certaines opinions par le biais de l’amalgame et du mensonge. Un trentenaire, Sébastien Nouchet, est ce jour-là aspergé d’essence et brûlé au troisième degré, « uniquement parce qu’il est homo », selon la presse. « Tu vas crever, sale pédé », lui aurait lancé un des trois attaquants cagoulés, avant de le transformer en torche humaine.
    « L’affaire Nouchet » provoque une vague d’émotion médiatique. Des manifestations « anti-homophobie » sont immédiatement organisées par les associations homosexualistes (Act-Up, Inter-LGBT, etc.) et certaines formations politiques (les Verts, le PCF).
    Jacques Chirac, alors président de la République, envoie une lettre de soutien à Sébastien Nouchet et à son compagnon, imité par son premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Le garde des Sceaux, Dominique Perben, met la pression sur le parquet pour que les auteurs de cette agression soient retrouvés et sévèrement punis. Il reçoit personnellement la mère de Sébastien Nouchet et le compagnon de celui-ci. Le 23 juin 2004, un projet de loi contre « l’homophobie » est élaboré en conseil des ministres et soumis à l’Assemblée nationale. A la sortie du conseil, le ministre de la Justice déclare : « J’ai été bouleversé par ce qui était arrivé à Sébastien Nouchet. Cette loi, c’est au fond quelque part la loi Nouchet pour faire prendre conscience à chacun qu’il est hors de question de s’en prendre comme ça à des minorités, quelles qu’elles soient. »
    La loi créant le délit « d’homophobie » est adoptée le 30 décembre 2004. Un mois plus tard, le député du Nord Christian Vanneste, qui s’oppose aux revendications homosexualistes et au « mariage gay », en fait le premier les frais. Estimer que la base d’une famille, c’est un homme et une femme, est dorénavant considéré comme une agression contre les homosexuels, presque du même type que les brûler à l’essence ! Poser la question de l’adoption d’un enfant par deux personnes du même sexe devient nauséabond au regard de la loi ! Les poursuites, puis les condamnations dont le député du Nord est l’objet en première instance et en appel signent le début de la fin de sa carrière politique. Parce qu’il a affirmé ce que les sociétés ont affirmé de tout temps, parce qu’il a fait preuve de simple bon sens dans une époque qui marche sur la tête, l’homme se retrouve soudain au ban de l’humanité !
    L’affaire est oubliée mais la loi reste…
    Et même si la Cour de cassation finit par juger que le député du Nord n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression, rien n’y changera. L’homme est diabolisé dans les médias et le restera.
    Quant à « l’affaire Nouchet », elle se terminera par un flop. Non-lieu en première instance en 2006, confirmé en appel en 2007, et une vérité obscène : il n’y a jamais eu d’agresseurs mais un dépressif, ayant une dizaine de tentatives de suicide à son actif, qui a voulu faire parler de lui. Un dénonciateur de vent. Un menteur qui a cherché un peu de lumière. Un mythomane sur lequel s’est fabriquée la loi.
    Deux vraies victimes, pourtant, figurent dans l’affaire : l’innocent détenu injustement à la suite des accusations mensongères de Nouchet ; la liberté d’expression, réduite une fois de plus par une loi liberticide votée, comme la loi Gayssot, à la suite d’un montage médiatique vide et mensonger.
    Extrait (pages 136, 137, 138) de La tyrannie médiatique, Jean-Yves Le Gallou, éditions VIA ROMANA, 2013, 380 pages

    http://www.polemia.com/la-tyrannie-mediatique-de-jean-yves-le-gallou-2/

     Jean-Yves Le Gallou  http://www.polemia.com
    10/04/2013

  • Six candidats à la primaire UMP à Paris pour les municipales

     

    Six candidats participeront à la primaire ouverte de l'UMP en vue de l'élection municipale de 2014 à Paris qui, le « nécessaire » ayant été fait, devrait consacrer la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet.
    Concourront ainsi les anciennes ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati, les conseillers de Paris Jean-François Legaret et Pierre-Yves Bournazel, le secrétaire national de l'UMP Chenva Tieu et le conseiller régional Franck Margain (Parti chrétien-démocrate, associé à l'UMP).¢
     

    Les six prétendants, comme prévu, ont réuni les parrainages nécessaires (dix élus parisiens répartis dans trois arrondissements et 300 électeurs répartis dans cinq arrondissements), a annoncé mardi le conseil supérieur des primaires de la fédération UMP de Paris.

    "Ils participent de ce fait à la primaire ouverte de l'alternance à Paris en vue des élections municipales de 2014", précise le conseil dans un communiqué.
    Le premier tour de la primaire aura lieu du 31 mai au 3 juin par vote électronique, un éventuel second tour est prévu du 7 au 10 juin.

    La députée de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'impose comme la grande favorite.

    Selon un sondage BVA publié le 30 mars dans Le Parisien, l'ancienne ministre de l'Écologie pourrait créer la surprise face à la socialiste Anne Hidalgo, qui brigue la succession de Bertrand Delanoë.

    Rachida Dati, qui a maintenu sa candidature malgré tout, a d'ores et déjà ouvert la porte à une alliance avec Nathalie Kosciusko-Morizet.

    "Avec Nathalie, nous avons toujours été proches, nous ne sommes pas rivales. Elle est assez intelligente pour savoir que nous n'avons aucun intérêt à des attaques frontales", déclarait-elle dans Le Journal du Dimanche.

    "Cela ne doit pas être une primaire d'élimination ou d'humiliation", ajoutait la maire du VIIe arrondissement de Paris.¢
  • 23 mars 2013 : le discours de Richard Roudier

    Une conférence très réussie

    Cette conférence aura été une très grande réussite qui se situe très au-delà de tout ce que nous avions imaginé et ce, malgré les menaces qu’ont fait peser sur sa tenue les sectaires héritiers d’une histoire qui s’achève . Pour la première fois en Bretagne, deux cent cinquante militants de la cause des peuples européens se sont réunis, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant . De plus cette conférence, dont nous devons l’initiative et la réussite à Yann Vallerie qui a fait un travail exemplaire, il faut le souligner, a le mérite de marquer une inflexion dans la thématique des patriotes qui n’ont pas, jusqu’à récemment, porté beaucoup d’attention à la question sociale . Le succès de cette conférence met en évidence le fait que patriotisme et solidarisme sont intimement liés et qu’il y a une forte demande des milieux patriotiques en faveur d’une réflexion sur cette question essentielle . Nous ne manquerons pas d’approfondir cette réflexion parce que nous sommes persuadés que lier les problématiques identitaire et sociale peut nous permettre de nous substituer à une gauche qui a définitivement abandonné la cause du peuple, le peuple au sens ethnique bien sûr mais aussi le peuple des producteurs . La gauche qui est en train de se couper totalement des milieux à revenus faibles et modestes, devient le parti des bobos qui profitent de la mondialisation d’une part, le parti des gens issus de l’immigration d’autre part . Les autochtones appartenant aux classes défavorisées et de plus en plus ceux des classes moyennes comprennent que la droite libérale ne peut pas non plus apporter de solutions à leurs problèmes parce qu’elle est étroitement liée aux responsables de leurs problèmes . Nous disposons donc d’une fenêtre d’opportunité comme nous n’en avons pas eu depuis la dernière guerre . Encore faut-il que nous soyons capables de formuler un discours recevable par ces vastes couches sociales, ce qui est, à mon avis, tout à fait possible . Il nous faut pour cela abandonner définitivement tout un ensemble de référentiels qui appartiennent à un passé définitivement révolu et formuler de façon adaptée à la situation présente un nouveau corpus doctrinal . Nous pouvons avoir recours pour ce faire aux oeuvres d’intellectuels majeurs de la Renaissance et de l’Antiquité tels que Machiavel, Cicéron, Tite-Live, Polybe et Aristote par exemple , qui peuvent nous être d’une grande utilité .

    Les gens qui ont manifesté aujourd’hui et qui ont essayé d’empêcher la tenue de cette conférence font preuve de manière constante d’un esprit étroit et intolérant; ils se plaisent à manifester contre la montée en puissance d’un fascisme qui est mort en 1945 et que nous n’avons nullement l’intention de ressusciter ; les propos qui ont été tenus au cours de cette conférence montrent, s’il en est besoin, que le mouvement de résistance que nous constituons est authentiquement démocratique et sincèrement préoccupé d’un bien commun qui concerne autant les libertés personnelles que la solidarité sociale . Ces derniers héritiers de la pensée soixante huitarde deviennent d’autant plus hystériques qu’ils sentent bien que l’histoire leur échappe et que les forces, qu’ils croient injurier en les qualifiant de populistes, ont le vent en poupe dans toute l’Europe . Le rejet de la classe politique est général et la réaction populiste, comme l’appelle le philosophe Vincent Coussedière, est enclenchée partout en Europe ; l’Europe qui était en dormition est en train de s’éveiller et si nous avons le mérite d’être des pionniers, nous avons désormais le devoir d’être le fer de lance du mouvement social-conservateur qui ne va faire que s’amplifier .

    Le succès de cette réunion met aussi en évidence le fait que le «  Réseau Identités » fonctionne et que cette structure souple et décentralisée permet une unité d’action et une grande efficacité, malgré une réelle diversité de points de vue, parce que nous partageons tout un ensemble de valeurs essentielles : diversité anthropologique, pluralité politique, liberté conçue comme non-domination, enracinement, patriotisme, solidarité . Nous devons étendre ce réseau et susciter la création de nouvelles associations qui se concacreront à des tâches diversifiées et complémentaires .

    La crise du libéralisme

    Contrairement à ce qu’ont cru les néo-libéraux américains, l’histoire n’est pas terminée; au lendemain de l’effondrement du bloc soviétique, Francis Fukuyama avait cru nécessaire d’affirmer que le train de l’histoire venait de s’arrêter à la station « libéralisme » . Vingt ans plus tard, nous ne pouvons que sourire de cette niaiserie parce que non seulement l’histoire ne s’est pas arrêtée, elle tend même à aller de plus en plus vite, mais en plus le libéralisme a sérieusement du plomb dans l’aile parce que les prophéties économiques des néo-libéraux se sont avérées être erronées . L’économie occidentale et tout particulièrement l’américaine sont dans un état de délabrement que peu de gens avaient imaginé, voilà ne serait-ce que dix ans . Ainsi et contrairement à ce que l’on entend fréquemment, la part de la production industrielle dans le PIB américain est descendue à un niveau extrêmement bas, 11,2%, plus bas encore que celui de la France qui est de 12,5% (il était de 22% en 1990 ) . Les Etats-Unis comme la Grande-Bretagne font encore illusion grâce aux profits de leurs activités financières lesquelles constituent ni plus ni moins qu’un gigantesque hold-up à l’échelle mondiale; cette rente ne durera pas éternellement parce que la financiarisation de l’économie fait l’objet d’un rejet qui s’amplifie très rapidement .

    Et pourtant, il y avait des économistes hétérodoxes qui nous avaient alertés dès le début des années quatre-vingt dix, Maurice Allais tout particulièrement, lequel avait pronostiqué, dès 1991, une crise géante. Maurice Allais dont les économistes du courant dominant disaient qu’il ne comprenait plus rien à l’économie moderne, a eu raison longtemps avant tout le monde . Profitons de cette réunion pour rendre un hommage mérité à un économiste et physicien au talent considérable .

    Cette crise gigantesque que nous vivons, les libéraux ne l’ont pas vu venir parce que ce sont des croyants qui n’ont pas la moindre once de bon sens; ce fait les disqualifie et si les médias et les politiciens continuent de psalmodier les mantras libérales, la plus grande partie des peuples européens a compris que l’économie ne peut pas échapper aux régulations imposées par les états; à défaut, le système économique se fourvoie dans la spéculation laquelle mène inévitablement à des crises dramatiques, telles que celles de 1929 et 2007 . De plus la dérégulation et l’affaiblissement des pratiques de redistribution provoquent une distorsion insupportable de l’échelle des revenus et des patrimoines .

    La préoccupation de la solidarité économique est très ancienne en Europe; Aristote déjà, voilà plus de 2300 ans , faisait état, dans son ouvrage intitulé « La Politique », de sa préférence pour une société constituée essentiellement d’une très vaste classe moyenne, d’une petite classe de pauvres et de très peu de riches . Par ailleurs il considérait qu’un rapport de 1 à 7 entre les revenus des plus pauvres et ceux des plus riches était bien suffisant pour rendre compte des différences de talent et d’énergie qui existent entre les uns uns et les autres . Cette distribution de la richesse, avait selon lui l’immense mérite de limiter les tensions internes qui naissent inévitablement d’une distribution trop inégalitaire et ainsi de rendre la cité plus stable . Cette solidarité économique était à son avis une conséquence de la « philia » que l’on peut traduire par « fraternité ethnique » .

    Le banquier J.P. Morgan, qui possédait une immense fortune, considérait qu’un rapport de 1 à 20 était suffisant; dans les années 1970, le rapport moyen entre les plus bas salaires et les revenus des patrons, était en France de 1 à 35, il est aujourd’hui de 1 à 350 et aux Etats-Unis ce rapport est dans certains cas de 1 à 2000 . L’ère néo-libérale que nous subissons depuis plus de trente ans a permis un enrichissement considérable des plus riches qui s’est fait au détriment des salaires des membres des classes moyennes et défavorisées . L’appauvrissement des classes moyennes va sans doute provoquer ce qu’Aristote avait décrit, à savoir un basculement de ces classes moyennes dans le camp des adversaires résolus de la classe dominante . Ce processus est déjà en oeuvre et se traduit par l’émergence des mouvements populistes, le dernier en date, celui de Beppe Grillo, passé de 0% à 25% des suffrages en quelques semaines, malgré une absence totale de contact avec les médias, illustre le fait que l’histoire est en train de basculer. Nous sommes sortis de l’après-guerre en 1990 et nous sommes en train de sortir simultanément de l’après soixante-huit et de l’après néo-libéralisme . Aux Etats-Unis, la crainte des conflits internes est telle que l’état fédéral a voté des crédits importants pour le réarmement de la garde nationale . Le milliardaire Georges Soros a dit très récemment que la guerre civile est désormais possible aux Etats-Unis . Trente années de néo-libéralisme nous ont conduit au bord de l’abîme et les politiciens de droite et de gauche peuvent en être tenus conjointement pour responsables; les peuples en sont très majoritairement conscients .

    Les Etats-Unis sortent très affaiblis de cette crise et même s’ils demeureront une grande puissance, notamment militaire, pendant au moins deux décennies, ils ne sont plus la seule puissance . Un certain nombre de pays émergents s’organisent pour échapper à la domination américaine; ainsi les BRICs, Brésil, Russie, Inde et Chine envisagent la création d’une monnaie internationale constituée d’un panier des principales monnaies pour échapper aux paiements en dollars . Ce mouvement s’amplifiera rapidement si, comme certains analystes le pensent ( GEAB ) , une grave crise du dollar a lieu au cours de l’année qui vient .

    Les grandes civilisations ont résisté à la vague d’occidentalisation et elles se mobilisent après de longues périodes de léthargie ; une nouvelle situation géopolitique est en cours de formation dans laquelle les anglo-saxons et leur idéologie ne sont plus que des acteurs parmi d’autres . Dans ce contexte, les Européens ont la possibilité de se libérer de la domination américaine ; cela est possible pour trois raisons : les Etats-Unis, nous l’avons dit, sont affaiblis et leur idéologie est contestée ; il n’y a plus de danger soviétique et l’opinion européenne s’est retournée contre les Etats-Unis et ce, même en Allemagne . Les opinions favorables aux Etats-Unis ne sont majoritaires qu’en Grande-Bretagne et encore de très peu .

    Notre seul problème, c’est notre classe politique qui a , toutes tendances confondues, les yeux de Chimène pour le Rodrigue yankee . Cette classe politique a entamé le 12 Mars dernier des discusions en vue de la création d’un marché transatlantique sans en tenir informés les peuples européens . La classe politique libérale de droite et de gauche est naturellement mondialiste et son projet est celui d’une société mondiale uniformisée et métissée sur le modèle nord-américain . Ce projet de marché transatlantique est la première étape d’une intégration de l’Europe occidentale et centrale dans un embryon de cette future société mondiale . La propagande bruxelloise nous dit que ce projet est une réponse à la riposte des BRICs dont la Russie qui est notre partenaire naturel . C’est à dire que la classe politique européenne veut établir un nouveau rideau de fer à l’est de la Pologne pour diviser à nouveau l’Europe et l’empêcher de s’émanciper et d’établir des relations fructueuses avec nos cousins russes qui sont perçus, à juste titre, par les libéraux comme des adversaires résolus de toute idée mondialiste .

    Quelles solutions pour sortir de la crise ?

    Nous avons organisé cette conférence afin d’essayer de poser quelques jalons d’une réflexion que nous devrons mener au cours des mois et des années à venir et qui vise à définir des solutions à la crise économique et sociale que nous subissons et que nous continuerons à subir de manière de plus en plus oppressante si rien ne change . Quelles solutions pouvons-nous envisager pour sortir du cauchemar libéral ?

    La première est sans aucun doute la mise en place au niveau européen d’un protectionnisme économique et démographique . Le protectionnisme économique est une réponse aux multiples dumpings auxquels nous sommes confrontés; à savoir le dumping salarial, le dumping social, le dumping environnemental , le dumping fiscal et enfin le dumping monétaire . Ainsi la Chine pratique un dumping monétaire massif du fait de la sous-évaluation de sa monnaie de l’ordre de 50%, ce qui rend mécaniquement les produits européens deux fois plus chers qu’ils ne devraient l’être normalement et à l’inverse, ce dumping rend les produits chinois deux fois moins chers qu’ils ne devraient l’être, d’où les déficits considérables des échanges avec la Chine, au détriment de l’Europe bien sûr; même l’Allemagne, qui est la championne du monde des exportations, a un déficit commercial récurrent avec la Chine . En plus de ce dumping monétaire, la Chine pratique toutes les autres formes de dumping, ce qui n’est pas acceptable . Il va nous falloir imposer aux Chinois des règles du jeu équitables pour les deux parties et ne plus accepter passivement la destruction de notre industrie . Le protectionnisme n’est pas un credo; il s’inscrit dans une démarche pragmatique et constitue une réponse ponctuelle à un problème précis . Nous avons besoin de reconstruire une industrie et comme tous les pays qui ont développé des activités industrielles l’ont fait dans le passé ( y compris les Etats-Unis ) nous devrons protéger nos industries renaissantes . Pour des raisons de l’ordre de la sécurité collective ( qualité sanitaire des produits alimentaires et indépendance alimentaire ), nous devons aussi protéger notre agriculture ; concernant ce point, le projet de marché transatlantique que la commission européenne nous concocte est comprise par les nord-américains comme un projet de démantèlement de la PAC , ce qui traduit la volonté états-unienne de pratiquer une exportation massive de produits agro-alimentaires vers l’Europe . Bruxelles, en favorisant le libre-échangisme le plus échevelé est en train de tuer l’industrie européenne; la prochaine étape est la destruction de l’agriculture européenne .

    Le protectionnisme démographique vise à mettre un terme à l’invasion en cours de l’Europe en interdisant de manière drastique les conditions de l’installation en Europe et en renvoyant tous les migrants en situation illégale ou sans travail . Ce protectionnisme viserait également à appliquer le principe de la préférence européenne dans le marché du travail et à revaloriser les métiers pénibles de façon à les rendre à nouveau attrayants pour les travailleurs européens . Le coût actuel de l’immigration en France est compris entre 17 et 70 milliards selon les auteurs; il est probablement de l’ordre de 50 milliards ce qui représente plus de la moitié du déficit budgétaire de l’état .

    La seconde série de mesures à appliquer concerne la remise en place de régulations à tous les niveaux ; ces régulations concernent tout d’abord les flux financiers qui n’ont plus aucun sens parce qu’ils sont totalement déconnectés des économies réelles . Les activités financières, qui devraient avoir pour but essentiel le financement des outils de production, sont devenus sous l’influence de Milton Friedman et de l’école de Chicago des activités parasitaires qui s’apparentent au pillage . L’interdiction de ces activités peut passer par une taxation des investissements proportionnellement à leur brièveté , c’est à dire que les investissements de courte durée seraient très fortement taxés et ne présenteraient donc plus aucun intérêt .

    Il conviendrait également de chercher à supprimer les paradis fiscaux qui sont de vrais cancers de l’économie mondiale parce qu’ils permettent aux sociétés multinationales de pratiquer massivement l’évasion fiscale . Ainsi Total, qui est le fleuron de notre CAC40 ne paie qu’un milliard d’impôt en France alors que ses bénéfices annuels sont de l’ordre de 12 milliards d’euros . D’une façon générale , les sociétés du CAC 40 ne paient que 8% d’impôts sur les bénéfices quand les PME en paient 22% ; ceci est directement lié à l’utilisation qu’elles font des sociétés filiales domiciliées dans les paradis fiscaux . A la suite de la crise de 2007, les dirigeants politiques occidentaux avaient promis que ces paradis fiscaux disparaîtraient; bien entendu, il n’en a rien été .

    Il convient également de mettre un terme au processus de dérégulation du marché du travail et de rendre aux organisations de salariés, dont la création devrait être entièrement libre, un rôle essentiel dans la fixation des salaires, des avantages sociaux et de la sécurité au travail .

    Il faudrait également que les états européens s’appliquent à réduire les fraudes fiscale et sociale des entreprises. En France la fraude sociale des entreprises est comprise entre 30 et 40 milliards d’euros et l’évasion fiscale pratiquée par les grandes entreprises est de l’ordre de 45 milliards d’euros en France, 120 milliards en Italie et 230 milliards en Allemagne .

    Les niches fiscales injustifiées représentent un manque à gagner de 40 milliards d’euros pour le fisc français . Le cumul de toutes ces fraudes et avantages accordés aux plus riches représente un total de 120 milliards d’euros en France . Si l’on ajoute le coût de l’immigration, laquelle est voulue par le MEDEF ne l’oublions pas, cela fait un total de 170 milliards d’euros chaque année . Si l’on prend en compte la suggestion du très libéral Patrick Artus de taxer les revenus du capital au même niveau que les revenus du travail, ce sont 100 milliards de plus que le fisc français pourrait récupérer chaque année . Nous en arrivons à un total qui dépasse très largement les 200 milliards d’euros chaque année . Il y a là suffisamment de ressources pour combler les déficits du budget de l’état et des organismes sociaux . Il y aurait même de quoi augmenter le budget de la recherche et développement de 20 milliards d’euros et le budget de la défense d’autant .

    Ceci étant dit et parce que nous ne pensons pas que tous les défauts de notre système économique sont imputables au seul patronat, il faut ajouter que les Français ont eu tendance à se laisser bercer d’illusions concernant, en particulier, la durée du temps de travail qu’il faudra allonger si l’on veut rembourser la dette que notre génération a accumulée, soit 1800 milliards d’euros . Les libéraux de droite et de gauche qui regardent le monde au travers de lunettes aux verres rose, imaginent que la croissance va redevenir ce qu’elle était dans le passé ; il est permis d’en douter et on peut même penser que l’épuisement des énergies fossiles va réduire à néant cette croissance, ce qui est très ennuyeux parce que tout le monde comptait sur elle pour absorber tous nos déficits ainsi que nos dettes . Quoiqu’il en soit, nous sommes très certainement entrés dans une période comparable à celle que connaissent les Japonais depuis plus de vingt ans, à savoir une période de croissance nulle . A défaut de croissance, il ne nous reste qu’une seule possibilité : travailler davantage pour le bien de tous.

    Nous avons mis en avant l’idée de coopératisme. Le coopératisme est un principe d’organisation sociale et économique procédant des idées de communauté, de localisme et de solidarité; il est étranger, à la différence du socialisme, à l’égalitarisme, à l’individualisme et donc au mondialisme . Le coopératisme s’intègre donc naturellemment dans notre conception d’une société enracinée dans des communautés locales et dans l’idée d’une économie localiste et solidaire .

    Nous avons évoqué une forme possible de coopératisme étendu aux 24 millions de salariés français via la création de fonds collectifs privés mais institutionnels qui seraient alimentés par des versements mensuels correspondant à 4 heures de travail supplémentaires . Ces fonds permettraient de constituer des fonds coopératifs d’investissement considérables (1200 milliards d’euros au total) destinés à l’investissement dans les industries locales et nationales . Ce dispositif permettrait de reconstituer le tissu industriel de manière décentralisée, de prendre le contrôle des grandes compagnies par achat d’ actions à hauteur de la minorité de blocage, de constituer une épargne salariale qui serait restituée au moment du départ en retraite, de faire profiter tous les salariés des bénéfices dégagés par nos industries et grandes entreprises de manière mutualiste, tout en préservant la possibilité des nécessaires initiatives personnelles en matière de création et de développement d’entreprises . De plus ces fonds réservés aux seuls salariés nationaux et qui ne pourraient pas se livrer à la spéculation ni à l’investissement off-shore, constitueraient les partenaires de référence dont ont besoin nos entreprises pour s’assurer une réelle stabilité et une visibilité à long terme . Ces fonds seraient gérés de manière coopérative sur une base régionale, à savoir que chacun verserait proportionnellement à ses moyens et que les nominations des dirigeants seraient faites de manière démocratique selon le principe «  un homme, une voix » .

    Nous avons parlé de la cogestion qui consiste à confier la gestion des entreprises à des conseils d’administration constitués à parité de représentants du capital et de représentants élus des salariés (dans le système de codétermination qui existe en Allemagne, ce sont les syndicats qui représentent les salariés dans les conseils d’administration des entreprises de plus de 1000 salariés ). Ce dispositif pourrait être complémentaire du précédent .

    Enfin, nous avons abordé la question du rôle des syndicats qui sont sujets, dans tous les pays européens, à un processus d’érosion ( les syndicats en France, ne rassemblent plus aujourd’hui que 8% des salariés ) . Le syndicalisme a un rôle essentiel à jouer dans nos sociétés parce que, comme l’avait bien compris Machiavel, les intérêts des classes sociales sont le plus souvent divergents et de ce fait, les conflits entre elles sont récurrents et sans fin . Contrairement à Marx, il n’accordait à ces conflits aucune dimension eschatologique et il considérait, contrairement aux conservateurs des 19ème et 20ème siècles, que ces conflits étaient bénéfiques et fondateurs d’institutions et d’identité . Le syndicalisme devrait donc être revivifié ce qui ne semble pas aller de soi ; les causes de la désyndicalisation , que certains associaient à la politisation des syndicats, sont peut-être à rechercher du côté de l’individualisme croissant qui règne dans les sociétés occidentales .

    Notre ami syndicaliste nous a expliqué que le rôle des syndicats de salariés réside dans la défense des intérêts des salariés et le contrôle de l’application des lois et réglements et pas dans la gestion des entreprises. En conséquence, il est opposé à l’idée de la cogestion par les représentants des syndicats .

    Conclusion :

    Que nous nous définissions comme Bretons, Français ou Européens ne change rien au fait que nous sommes tous confrontés aux mêmes maux qui ont leur origine dans l’idéologie individualiste et mondialiste dont les chantres sont, d’une part la Super Classe des très riches apatrides et d’autre part la classe des politiciens libéraux de droite et de gauche, tout aussi individualistes et mondialistes. Ces maux se nomment : arasement des frontières; uniformisation culturelle; immigration de peuplement; insécurité physique, économique et culturelle; chômage et baisse des revenus; déracinement . Nous pouvons avoir des préférences ethnoculturelles, mais ne perdons pas de vue le fait que nous avons une ennemie commune, la Nouvelle Classe qui dispose de très grands moyens et qu’il nous faudra mettre à terre pour nous libérer de la gouvernance mondiale qu’il est en train de mettre en place; évitons de nous disperser dans des querelles secondaires; nous règlerons nos différends plus tard. Pour l’instant, nous devons nous concentrer sur l’essentiel et faire preuve d’une grande tolérance à l’égard de tous nos camarades engagés dans le combat fondamental, celui qui nous permettra de renouer avec l’expérience plurimillénaire des Européens, qu’ils soient de Bretagne, de France ou d’ailleurs .

    http://www.reseau-identites.org

  • Démagogie ou déma-gogo ?

    PARIS (via Chez Spoutnik) - Depuis trois jours c’est le grand déballage des déclarations de patrimoine. Montebourg, Le Maire, Wauquiez, Fillon, Estrosi, Duflot… et ce n’est qu’un début.

    Certains hurlent à la démagogie, au coup de com’. Et malheureusement, je ne peux m’empêcher de leur donner raison.

    Que voit-on en réalité ? Ce que les nouveaux convertis de la transparence veulent bien nous montrer. S’ils ont des économies judicieusement dissimulées dans des paradis fiscaux, ils ne vont pas s’en vanter. Vous connaissez un élu qui avoue pratiquer la fraude fiscale, tant qu’il n’est pas pris la main dans le sac ? Moi pas.

    Il n’ y a aucun contrôle sur ces déclarations. On va me dire que le fisc pourrait enquêter. Histoire de vérifier tout ça.

    Mais non. Le fisc ne va pas enquêter. Discutez avec un fonctionnaire du fisc et vous apprendrez que les dossiers concernant la fraude fiscale des élus existent (certains sur la Côte d’Azur ont des dossiers de 2 mètres de haut d’ailleurs) mais qu’il est interdit d’aller plus loin. Les dossiers sont soigneusement gardés sous clés par les directions régionales des impôts.

    Donc les élus peuvent bien nous raconter ce qu’ils veulent, personne – tant qu’un journaliste d’investigation un peu curieux ou un juge consciencieux ne s’y attelle – ne déballe la vérité.

    Il n’ y a donc pas grand risque à publier son patrimoine. Ces publications en cascade sont l’attrape-gogo de la semaine.

    Pourtant, certains s’y opposent avec une virulence disproportionnée : Mélenchon et Copé par exemple. Ce qui est hautement suspect.

    Hé oui, le bon peuple pourrait apprendre la réalité faramineuse du patrimoine de certains élus. Quand on prétend faire la guerre aux riches comme Mélenchon, si on l’est soi-même riche, ça ôte tout de suite tout crédit. Ceci n’est bien sur qu’une hypothèse féline.

    Mieux, les Français pourraient se rendre compte que la fortune de nos élus est énorme par rapport à leur parcours professionnel. Je ne sous-entend pas qu’ils sont tous fraudeurs, mais simplement que la politique ça rapporte. Gros. Les places sont bonnes et confortables, c’est pour cela qu’ils s’y accrochent. A l’heure de l’austérité pour tous et du chômage de masse, il ne fait pas bon montrer aux Français que des gens qui pour la plupart n’ont jamais travaillé en dehors de leurs mandats électifs (si on peut appeler ça du travail vu le taux d’absentéisme au Parlement) se sont constitués des patrimoines conséquents grâce aux impôts.

    Cela pourrait faire monter « le populisme », n’est ce pas ? Et le « populisme » c’est le mal.

    La garde rapprochée de la classe politique (aussi appelée presse) commence donc à se mettre en ordre de bataille. Ce matin, Hervé Gattegno dans le Point tire le premier : « La transparence n’est pas un idéal…mais un cauchemar ! »

    Vous allez voir. Ce n’est que le début. Les articles sur « la tyrannie de la transparence » vont se succéder. Après avoir jeté quelques déclarations de patrimoine, non vérifiées, en pâture aux curieux, le système va vite se reverrouiller au nom du droit à l’opacité.

    Et pour cause.

    « Les dictatures ne résistent pas longtemps à la transparence » (J. Chirac,expert,  spécialiste du financement occulte)

    http://fr.novopress.info/