France et politique française - Page 4984
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Discours de Pierre-Louis Mériguet au colloque du SIEL le 28 janvier 2013 à l'Assemblée Nationale
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Reportage de France 3 Centre : “Vox Populi : les Identitaires à visage découvert”
TOURS (NOVOpress) - France 3 Centre a consacré un reportage à Vox Populi, le mouvement enraciné et patriote tourangeau. Les journalistes ont suivi les militants de Vox Populi lors de plusieurs actions et rassemblements et ont également interrogé son dirigeant Pierre-Louis Mériguet. Signalons, une fois n’est pas coutume, le traitement honnête par les journalistes de l’action de Vox Populi. Militants qui ont présentés ainsi : « Ils sont jeunes, issus de tous milieux, attachés à leurs racines locales. Oubliés les codes vestimentaires skinheads et les actes violents, “les Identitaires” ressemblent à tout le monde en apparence. »
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Méridien Zéro - Rencontre : Pascal Esseyric, Patrick Pehel, Michel Thibault de Krisis.
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De la manifestation pacifique au soulèvement national
Depuis l'annonce du Président de la République d'appliquer son engagement de campagne, le 31, d'ouvrir les droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels, et le projet de loi Taubira sur le mariage pour tous, une large partie des Français manifeste son opposition. Cette opposition s'est faite dans un premier temps par des manifestations pacifiques : 75 manifestations le 23 octobre dans 75 villes de France, puis les 17 et 18 novembre dans plusieurs grandes villes de France (Lyon, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse, etc.). Là commence la bataille des chiffres : 70.000 personnes à Paris selon la police, 200.000 selon les organisateurs, 40.000 personnes à Lyon selon la Police, 52.000 selon les organisateurs. Bref, plusieurs centaines de milliers de personnes s'oppose à ce projet de loi. Ces manifestations sont pacifiques et reconnues comme telles par tous, malgré les contre-manifestations (interdites) tentant de troubler ces rassemblements autorisés.
Le 13 janvier, trois cortèges convergent vers le Champ-de-Mars à Paris rassemblant plus d'un million de personnes. Mais le pouvoir en place commence à minimiser l'ampleur de ce mouvement et annonce 340.000 manifestants !
Jusqu'alors les opposants se regroupent derrière le collectif "La Manif pour Tous" qui représente trente-cinq associations opposées au projet de loi. Plusieurs personnalités représentent ce mouvement en tant que porte-parole : Laurence Tcheng, fondatrice de La Gauche pour le mariage républicain, Xavier Bongibault, fondateur de Plus Gay sans Mariage, Frigide Barjot, fondatrice de Pour l’Humanité Durable, Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA, Camel Bechikh, président de Fils de France, Lionel Lumbroso, fondateur de David et Eugena, Philippe Brillault, maire du Chesnay, Béatrice Bourges, présidente du Collectif pour l’enfance, Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques et Franck Meyer, président du Collectif des maires pour l'enfance. Trois portes paroles de ce collectif seront reçu à l'Elysée le 25 janvier après de nombreuses demandes.
Le 2 février des actions sont menées dans de nombreuses villes en France.
A l’occasion du vote solennel de la loi en première lecture à l’Assemblée nationale, le collectif La Manif Pour Tous avait proposé aux citoyens français de venir voter près de l’Assemblée nationale, place Edouard Herriot. Cette manifestation, normalement déclarée dès le 7 février, a été interdite la veille (à 21h40 !) par le Préfet de Police de Paris.
Le 15 février à l'initiative de Philippe Brillault, Maire du Chesnay, Conseiller général des Yvelines une pétition rassemblant 700.00 signatures est déposée au Conseil Economique Social et Environnemental demandant une saisine sur le projet de loi pour l’homoparentalité pour tous et le mariage pour tous. Cette pétition historique sera jugée irrecevable par le président du CESE.
Fin février, 200.000 français envoient des cartes postales à l'Elysée, à l'initiative d'un mouvement étudiant, l'UNI, plusieurs d'entre elles reviendront à l'expéditeur avec la mention "N'habite Pas à l'Adresse Indiquée" et réclamant une taxe.
Le 24 mars la mobilisation continue et le collectif demande une manifestation sur les Champs Elysées. Cette manifestation est interdite par la Préfecture de Police, le Ministre de l'Intérieur confirme cette interdiction sans proposer d'itinéraire alternatif. Par cette interdiction le pouvoir en place croit pouvoir dissuader les Français de manifester. Au contraire, il transforme une manifestation pacifique en soulèvement national. Les français seront aux rendez-vous ; Le nombre de cars et de trains affrétés sont deux fois plus nombreux que pour le 13 janvier. Mais les collectifs sont aujourd'hui nombreux à s'opposer au projet de loi appelant à différentes initiatives et rassemblements.
par (son site)
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Au nom de la défense des droits de l’homme et de la laïcité ?
Conflits tribaux, tortures dans les centres de rétention regorgeant d’opposants, haines ethniques, corruption, prolifération des armes, violences endémiques, atomisation d’un pays dont l’unité tenait à la mainmise du clan Kadhafi sur l’appareil d’Etat et les accords avec les tribus… La Libye libérée par l’Otan du joug du raïs libyen n’honore pas vraiment les principes démocratiques et les droits de l’homme censés s’installer une fois la croisade atlantiste menée à son terme. Première étape ( ?) d’un plan com pour renaître politiquement, alors que des sondages semblent démontrer que sa popularité remonte au même rythme que s’affaisse toujours plus bas celle de François Hollande, le grand libérateur Nicolas Sarkozy a débarqué dans la capitale libyenne Tripoli mardi matin. Selon le chef du Conseil local de Tripoli, Sadat al-Badri, l’ex président de la République répond à l’invitation qui lui avait été adressée par le Conseil en 2012. Il a été accueilli chaleureusement par des officiels et des figurants chargés de faire la claque.
Avec ce sens de « l’humour » qui n’appartient qu’à lui, Nicolas Sarkozy, en ce deuxième anniversaire du début de l’intervention militaire de l’Otan, a félicité ses interlocuteurs pour le succès de la « transition démocratique » ( !) et a appelé à la « réconciliation nationale » et à « l’unité ». C’est bien le moins qu’il pouvait faire. Il est accompagné par l’ ex ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, et un autre militant antinational, Dominique Perben, qui a annoncé son retrait de la vie politique en janvier 2012. Alors garde des Sceaux (et candidat à la mairie de Lyon) ce fut M. Perben qui dans l’affaire de la conférence de presse du 11 octobre 2004, dans laquelle Bruno Gollnisch avait simplement manifesté son attachement à la liberté d’expression, de recherche et dénoncé les crimes du communisme, avait poursuivi par deux voies différentes, pour les mêmes faits, sur son ordre direct et revendiqué, le député et président du groupe FN en Rhône-Alpes.
Il fallut attendre 2009, au terme d’une campagne de haine et de calomnie insensée pour que Bruno Gollnisch soit totalement blanchi par les onze magistrats de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation des accusations portées contre lui. Au-delà du pédigrée de M. Juppé, emmener dans ses bagages Dominique Perben, comme incarnation de la justice et de l’équité républicaine ( ?), s’avère un choix plutôt maladroit. Mais la « droite » française n’est plus à cela près !
La campagne militaire de Libye, initiée par Sarkozy et le gouvernement britannique avec l’accord direct et le soutien logistique de Washington, n’a pas peu contribué à la déstabilisation du Sahel. Et notamment au développement des métastases islamistes au Mali qui a justifié l’actuelle intervention militaire française, laquelle a déjà causé la mort de cinq de nos soldats. La vie des quinze otages français, tous détenus en Afrique par des milices islamo-mafieuses est aussi menacée. Un porte-parole d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), vient d’affirmer que « l’homme d’affaires » Philippe Verdon, enlevé fin 2011 au Mali en compagnie de son collègue d’origine hongroise, présenté lui aussi officiellement comme « géologue », Serge Lazarevic , a été décapité le 10 mars en représailles à l’intervention française.
Autre anniversaire fêté dans le sang, celui du 20 mars 2003, du début de la (seconde) agression militaire contre l’Irak menée principalement par les forces américaines, qui a éradiqué le régime laïc de Saddam Hussein. Une invasion qui a plongé ce pays dans le chaos, en a fait la proie du terrorisme, des haines communautaires entre chiites et sunnites et qui a précipité l’exil et les persécutions des Chrétiens d’Irak, jusqu’alors protégés par le pouvoir. La branche irakienne d’Al-Qaïda, « l’Etat islamique d’Irak» (ISI), a revendiqué la vague d’attentats antichiites qui a fait 52 morts et 223 blessés mardi en Irak, dans un communiqué publié aujourd’hui.
Deux exemples, sans même parler de l’évolution pour le moins problématique des pays touchés par le « printemps arabe », qui n’empêchent pas, nous le notions encore hier, la France de MM. Hollande et Fabius de poursuivre son entreprise de destruction de l’Etat syrien. Paris et Washington ont salué ainsi lundi l’élection à Istanbul par les membres de la Coalition nationale syrienne (CNS) , formée en décembre au Qatar, soutenue par les atlantistes et largement infiltrée par les Frères musulmans, de Ghassan Hitto au poste de Premier ministre de l’opposition syrienne.
M. Hitto, cadre supérieur jusqu’à l’an dernier dans une compagnie de télécommunications au Texas dixit Le Figaro, et qui posséderait la nationalité américaine, a dit son souhait d’unifier et d’imposer son autorité sur les groupes rebelles sur le terrain et a rejeté tout règlement pacifique du conflit. Ce qui n’est pas pour surprendre puisque le CNS n’est en fait qu’un organe de coordination couvrant les exactions des milices qui sèment la mort et la destruction.
Redisons-le ici, nous connaissons l’autoritarisme, les entorses aux droits de l’homme, les défauts et les tares de l’actuel régime syrien. Mais il reste incontestablement un moindre mal comparativement à la situation dramatique qu’entraînerait son écroulement, comme le soulignait notamment Marion Maréchal sur BFMTV qui pointait sa capacité à préserver jusqu’alors le vivre-ensemble de cette société multiculturelle.
Un enjeu qui est au cœur de la « laïcité » à la française et notamment de la loi de diversion votée sur le voile islamique par l’UMPS. Bruno Gollnisch invitait alors à ne pas confondre les causes et les conséquences du problème, l’accessoire de l’essentiel. Comment ne pas voir en effet que la multiplication des revendications communautaires, ethnico-religieuses, se nourrit mécaniquement de la poursuite de l’immigration de peuplement qui empêche toute assimilation à un « modèle républicain » démonétisé.
Ainsi Manuel Valls s’est ému, y voyant une «mise en cause de la laïcité», de la décision rendue mardi par la Cour de cassation. Celle-ci a décidé d’annuler l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles rendu en octobre 2011, qui avait confirmé le licenciement en 2008 de Fatima Afif, une employée de la crèche Baby-Loup située dans le quartier pluriel de Chanteloup-Les-Vignes (Yvelines), parce qu’elle refusait d’ôter son foulard islamique.
Nous le notions en décembre 2011, évoquant cette affaire et alors que le Sénat venait de basculer à gauche, la majorité des sénateurs n’avait pas voté la proposition de loi de la « radicale de gauche » Françoise Laborde. Elle souhaitait notamment appliquer « le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile » et voulait que les crèches bénéficiant « d’une aide financière publique » soient « soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse ». Mais ici, la défense intransigeante de la laïcité qui est un des piliers du très maçonnique Sénat, s’était heurtée à la gêne des élus « humanistes » soucieux de ne pas stigmatiser une partie de la population « non gauloise ». Ainsi si les radicaux avaient défendu le texte, les socialistes étaient apparus partagés sur son utilité pratique, les communistes et les écologistes l’avaient rejeté…
Pour l’anecdote, en arrivant ce matin à Nanterre, votre serviteur a vu à quelques centaines de mètres du siège du FN, deux femmes intégralement voilées de la tête aux pieds, à la « saoudienne », ce qui est théoriquement une infraction à ce que prévoit la loi dans l’espace public. Mais dans les quartiers et les zones qualifiés de « populaires » par les médias et l’UMPS, vouloir faire appliquer la législation existante peut vite déboucher sur une émeute. Et la consigne implicite donnée aux policiers dans ce cas de figure semble bien être de détourner le regard…mais Valls le laïc ne l’avouera certainement pas. En Libye comme en Syrie, à Tripoli, Damas comme dans nos banlieues, Tartuffe se porte décidemment comme un charme.
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Calamity Taubira veut abroger les peines plancher
Taubira veut abroger les peines plancher
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, indique que les "peines plancher seront abrogées" dans un entretien au journal Libération.
"Les peines plancher seront abrogées. Si on me donne un ordre contraire, j’aviserai à ce moment-là. Pour l’instant, je ne l’ai pas !", répond la garde des Sceaux à une question sur ce sujet.
Et Christiane Taubira d’expliquer : "Les peines plancher sont un automatisme qui réduit la liberté d’appréciation des magistrats. Or les statistiques disponibles, contredites, vérifiées, montrent bien que l’individualisation de la procédure jusqu’aux modalités d’exécution de la peine réduit le facteur de risque de récidive, donc le nombre de nouvelles victimes."
"C’est cela, mon objectif essentiel", affirme la garde des Sceaux qui concernant la rétention de sûreté précise que son abrogation "est aussi prévue. Si on me dit le contraire, j’aviserai aussi." François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle de supprimer "les peines planchers qui sont contraires au principe de l’individualisation des peines" dans ses "60 engagements".
Votée en 2007, la loi sur la récidive impose des peines planchers ou minimales en cas de récidive.
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Café actualité de Lafautearousseau du 9 mars 2013, à Marseille : la République en échec, par Hilaire de Crémiers
Ce ne sont pas des Cafés politiques ordinaires que Lafautearousseau et la Fédération Royaliste Provençale organisent à Marseille depuis 2010. Sous leur forme actuelle, inaugurée en octobre 2010, tous sont mis en ligne. L'on peut les revoir à tout moment et, d'ailleurs, tous ont déjà été téléchargés plusieurs milliers de fois ! Si l'on en considère l'ensemble, l'on s'apercevra que, tant par les personnalités qui y sont intervenues que par les sujets traités, ils constituent un excellent travail de réflexion politique. En un sens, ils ont été ce que l'on appelle aujourd'hui un Think Tank. Avis aux jeunes qui veulent acquérir une formation politique sérieuse : ils peuvent y venir; ils peuvent les consulter, ici.
Ce n'est pas non plus une intervention ordinaire que celle d'Hilaire de Crémiers, le 9 mars dernier; intervention dont la video est mise en ligne ci-dessous. C'est une remarquable réflexion sur le problème institutionnel français depuis les derniers temps de l'Ancien Régime jusqu'à nos jours : soit l'absence d'un exécutif capable de gouverner, soit la carence de représentation nationale véritable, soit l'une et l'autre. Les exemples historiques sont probants, le problème est très exactement décrit et défini. L'écoute de cette vidéo est indispensable pour qui veut militer pour une France royale autrement que de façon superficielle et / ou folklorique.
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Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…
Plus l’abstention est forte aux élections, plus les citoyens – qu’ils soient écœurés, blasés ou préfèrent les plaisir d’une partie de pêche le jour du scrutin – se détournent de la politique… et plus on organise de consultations ! À l’évidence, les échéances électorales, pourtant quasi-annuelles, ne suffisent plus. À celles-ci, sensées donner une parfaite image de la démocratie parlementaire jusqu’au plus profond de nos campagnes, voilà l’UMP, après le PS, à désormais organiser des « primaires » avant toute échéance électorale.
Celle qui vit s’affronter à l’automne François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de ce parti, aurait pourtant dû faire réfléchir les leaders actuels de celui-ci : coup fourrés, contestations, invectives, menaces, procédures arbitraires, promesse d’un nouveau vote à l’automne suivant, puis consensus (enfin !) sur la difficulté à organiser ce dernier, surtout dans la période de vaches très maigres que traverse l’UMP, « endettée de chez endettée »… De plus, aucun des camps n’est vraiment certain que ne se rejoue pas la pantalonnade déjà douloureusement (euphémisme !) vécue par les militants sincères.
Mais décidément, quand on ne veut pas comprendre, on ne veut pas… et le spectre d’une nouvelle empoignade interne vient d’être programmée sur la place publique.
Cette fois, c’est pour désigner en juin prochain le candidat de la droite ou du centre pour les municipales à Paris en 2014. Avec promesse de « processus “transparent” pour éviter tout psychodrame. »
Juré, craché, voté ! Foi d’UMP ! Si je mens, je suis élu !
T’as qu’à croire ! À peine le coup d’envoi de cette primaire officiellement lancé, celle-ci est contestée par une partie des prétendant(e)s à l’investiture, à commencer par Rachida Dati… Maire de l’excessivement conservateur VIIe arrondissement et accessoirement députée qui s’ennuie au parlement européen, l’ancienne Garde des sceaux ne rêve en effet que de revenir au premier plan de la politique nationale. Via l’Hôtel de ville de la Capitale…
Sur sa route – outre Anne Hidalgo, actuelle première adjointe au maire de Paris qui portera les couleurs socialistes et sans doute l’écolo-ministrée Cécile Duflot – se dresse Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, que l’on suspecterait facilement, à la voir et à l’entendre, de s’être échappée d’un troupeau de Femen… les nichons et la petite culotte à l’air en moins !
Gageons que la primaire UMP se jouera, médiatiquement en tout cas, entre ses deux représentantes d’un sexe qui ne saurait être faible pour l’occasion.
Citons pour mémoire, les autres candidats déjà déclarés – en attendant quelques retardataires avides d’un coup de promotion personnelle bon marché –, soit Jean-François Legaret, Pierre-Yves Bournazel, Franck Margain… et une autre dame, Douce de Franclieu, dont le programme s’annonce particulièrement captivant si l’on en croit sa déclaration de candidature : « Atterrée par la volonté de l’UMP de pousser la candidature de Mme NKM à la tête de la Primaire pour Paris, M. Fillon ayant décliné et Mme Dati et d’autres ayant dit vaguement oui, j’ai décidé de présenter la mienne… »(1) et qui a au moins le mérite d’annoncer la couleur de ses motivations : « ancienne mère de famille maintenant sans profession si ce n’est candidate. »(2)
On sent tout de suite que l’un des points de la Charte des primaires, demandant aux candidats de « se respecter », « ne pas tenir de propos offensants ou risquant d’amoindrir leurs chances de victoire à l’élection municipale » et surtout de « se rassembler derrière (le futur candidat) et faire campagne en sa faveur », peut faire sourire quelques esprits facétieux.
Si ce mode de désignation d’un candidat fonctionne aux États-Unis d’Amérique, à l’évidence, il est au mieux inutile, au pire désastreux, de vouloir et de continuer à vouloir l’appliquer en France… Inutile en 2007 où la candidate socialiste issue d’une telle désignation s’est fait largement battre alors par Nicolas Sarkozy… et désastreux pour l’UMP qui offre ainsi, en moins d’un an et à deux occasions différentes, une image de division suicidaire sur fond de rancunes, de jalousies, d’ambitions et plus encore, d’un vide absolu de propositions politiques innovantes.
Car si un(e) candidat(e) à cette primaire avait un tant soi peu de programme à proposer, soyons certain que celui-ci n’intéressera guère les médias qui préféreront toujours rapporter les bisbilles, noms d’oiseaux et psychodrames des intéressé(e)s… et ces dernier(e)s, ne serait-ce que pour tirer la couverture médiatique à eux(elles), n’hésiteront jamais à les approvisionner régulièrement en « petites phrases » toutes plus croustillantes, mesquines ou assassines les unes que les autres.
Et comme à l’UMP, on n’est jamais en reste d’un gag, ne boudons pas notre plaisir en rapportant que « par sa mère Bénédicte Treuille, (Nathalie Kosciusko-Morizet) serait une lointaine descendante de Lucrèce Borgia »…
Du moins à en croire l’encyclopédie en ligne wikipedia… et c’est sans doute trop beau pour ne pas être vrai !Philippe Randa http://www.voxnr.com/Notes :(1) www.ladepeche.fr, 13 mars 2013.
(2) Sources AFP, 14 mars 2013. -
Pourquoi le racisme anti-blancs est-il désormais au cœur du combat de la Licra ? par Gérald Pichon
PARIS (NOVOpress) – Comme il l’indique dans Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas, Gérald Pichon explique qu’après avoir été le grand tabou des médias et des politiques le racisme anti-blancs devient désormais l’objet d’une récupération politicienne mais aussi par des associations « antiracistes ». Une récupération dont les vraies victimes de cette haine, les Français de souche européenne, feraient les frais…
Le 47ème congrès de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) sera consacré cette année à la « Nouvelle Donne contre le racisme et l’antisémitisme ». Nouvelle donne car, comme l’explique son président, Alain Jakubowicz, le combat antiraciste doit s’adapter « à l’évolution de la société » avec la fin de l’idéologie antiraciste de l’après guerre qui a formaté plusieurs générations élevées « avec l’idée que les minorités étaient consubstantiellement victimes » et « que les racistes et les antisémites étaient blancs, chrétiens et de droite. Tout ça a complètement explosé » (Actualité juive n°1245).
Le raciste était forcément français/blanc
La Licra s’apprête donc à opérer un virage important dans ses convictions idéologiques, elle dont l’ancien président, Jean Pierre-Bloch, déclarait en 1988 que « s’il s’agit de crimes, il y a en effet deux vitesses : quand le travailleur immigré tue un Français, il ne le tue pas parce qu’il est français et blanc mais parce qu’il veut le voler. Quand un Français tue un immigré, il le tue parce qu’il est arabe ou immigré. Et c’est là le racisme » (La France et ses immigrés, Ménie Grégoire). Il figeait ainsi pendant des décennies sur les tables de lois de la pensée unique, la vision manichéenne du Blanc forcément raciste et des extra-Européens forcément victimes.La Licra s’adapte au glissement politique vers la droite de la communauté juive
Se déclarant désormais apolitique et ouverte à tous, la Licra est la continuité de la LICA (Ligue internationale contre l’antisémitisme, le changement de nom date de 1979), « un groupement juif à vocation unitaire fortement ancré à gauche » (Des hommes libres : Histoires extraordinaires de l’histoire de la Licra, Jean-Perre Allali-Haim Miscant). Mais à mesure que la communauté juive a glissé vers la droite, la Licra s’est adaptée à cette nouvelle donne, quitte à changer son fusil d’épaule en dénonçant non plus l’antisémitisme d’extrême droite, mais celui arabo-musulman et le silence complice de la gauche.L’électrochoc de la seconde Intifada
Jusqu’à la fin des années 1990, la communauté juive a « toujours massivement soutenu la gauche : 43% des juifs votent pour les socialistes, 1% pour l’extrême gauche, 41% se définissaient au centre et 14% de droite, enfin 1% d’extrême droite. » (OPA sur les juifs de France, Cecilia Gabizon-Johan Weisz). La deuxième Intifada en octobre 2000 se solde par 120 actions violentes (synagogues incendiées, agressions, etc) contre des cibles juives (en 1999 : 9).La communauté juive se sent abandonnée face aux musulmans
Plus que la violence, c’est le silence de la classe politique de gauche qui entraîne un sentiment d’abandon de la communauté juive, se sentant trahie au profit des Arabo-Musulmans. L’idée est que le rapport du nombre jouerait en la défaveur des juifs de France. « Le côté démographique ne sera pas à notre avantage. Est-ce qu’on veut se battre contre des gens cent fois plus nombreux que nous ? (…) Est-ce que nous devons subir le fait qu’il y a cinq, sept voire millions de musulmans en France », déclare Serge Hajdenberg, président-fondateur de Radio J en 2004 lors d’une conférence sur « l’avenir des juifs de France » (OPA sur les juifs de France, Cecilia Gabizon-Johan Weisz).La recherche de nouvelles alliances : Occident contre islamistes
Au début des années 2000, une partie de la communauté juive va chercher de nouvelles alliances auprès de la droite, voire même de l’extrême droite. Au nom de la lutte contre l’islamisme (« ici comme en Israël ») et de la défense de l’Occident (Europe+Israël+Etats-Unis), de nouvelles personnalités vont dépasser par la droite les instances communautaires et obtenir une écoute attentive de la part des juifs des classes populaires.Le rôle de Gilles-William Goldnadel
Gilles-William Goldnadel est l’une d’entre elles. Issu des milieux souverainistes et s’assumant en « juif de combat » qui « défend Israël de manière tribale », il va faire converger la lutte contre l’antisémitisme à la lutte contre le racisme anti-blancs. Pour l’auteur de Réflexions sur la question blanche : Du racisme blanc au racisme anti-blanc, « Israël, avec Tsahal, est devenu pour son malheur médiatique le dernier des maudits Blancs. Un Blanc au carré ! Le drame du Juif, c’est sa boiterie face à l’histoire : à l’époque du nationalisme triomphant, il était apatride, et voilà qu’à l’heure du “dénationalisme” il est celui qui défend bec et ongles un Etat-nation occidental. L’anachronisme juif ! Là est le vertige : j’ose suggérer que, pendant que le Blanc se faisait juif par tropisme victimaire, le Juif – l’Israélien et, par procuration, tous les autres -, se faisait blanc. »Un mouvement sioniste de gauche lance le débat médiatiques sur les « ratonnades anti-Blancs »
En mars 2005, les manifestations lycéennes en plein cœur de Paris sont attaquées par des bandes ethniques agressant et lynchant des manifestants à cause de la blancheur de leur peau. Le nombre de victimes comme la violence des agressions obligent, pour la première fois, les médias, comme le quotidien Le Monde, a évoqué ce tabou. Pour dénoncer ces « ratonnades anti-blancs », le mouvement « juif, sioniste et socialiste » Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire Radio Shalom lancent un appel signé par plusieurs personnalités pour dénoncer le fait que « des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire aux lèvres : “parce qu’ils sont Français”. (…) On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ? »Pourquoi cette prise en compte de la haine antiblanche ?
Voici par ordre d’importance les motivations poussant les instances communautaires à faire cet aggiornamento idéologique :- Garder une crédibilité face au caractère massif du phénomène de la haine antiblanche
- Pour contrecarrer le sentiment d’abandon et face à l’éclatement communautaire français, chercher des alliés.
- Associer Israël. Faire passer cette idée : les Israéliens et les Gaulois ont le même ennemi.
Gérald Pichon http://fr.novopress.info/
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Conseil unique d’Alsace. Régionaliser ? Oui mais pas n’importe comment.
En Alsace, le 7 avril, un référendum va porter sur un projet de fusion des deux conseils généraux, du Haut Rhin et du Bas Rhin, avec le conseil régional d’Alsace. Il naitra ainsi, en cas de succés du oui au référendum dans les conditions requises, notamment en termes de pourcentage de votants, un conseil territorial d’Alsace, collectivité unique dotée des attributions auparavant dévolues aux autres. Une collectivité locale à la place de trois. Beaucoup de régionalistes sont pour, et d’antijacobins, ceux-ci employant un terme ambiguë mais consacré car en fait le jacobinisme désigne d’abord un centralisme politique plus qu’administratif, le centralisme à la fois politique et administratif ayant surtout été établi par Napoléon 1er.
Du côté opposé aux régionalistes (y compris ceux, nombreux, liés aux écologistes), les souverainistes et la direction du Front national ont fait connaître leur opposition à ce projet. Leur principal argument est que l’on ne réforme pas la France par morceaux de territoire. Or le regroupement prévu des conseils généraux et régionaux ne se ferait que dans la région Alsace. Marine Le Pen affirme à propos du projet de conseil territorial d’Alsace : « Par principe, je considère qu’on ne touche pas à l’administration d’un pays région par région – sinon, c’est le foutoir intégral ! Si jamais ce projet devait passer, ce serait un précédent dangereux. Ce serait le début du détricotage de la République, ainsi qu’une grande victoire pour l’Union européenne et les technocrates de Bruxelles, qui œuvrent sans cesse à la dissolution des nations.(…) ». Nicolas Dupont-Aignan parle de son côté de « décentralisation féodale », expression aussi utilisée par la présidente du F.N.
L’argument de la réforme qui ne se fait par au coup par coup, à la carte selon les régions est de fait très important. Que dirait-on de l’Allemagne si une partie d’entre elle était fédérale et une autre partie directement rattachée au pouvoir central ? C’était d’ailleurs le cas quand le roi de Prusse était en même temps Empereur d’Allemagne, de 1871 à 1918, et cela créait une situation largement faussée. L’argument des souverainistes est donc totalement recevable, pas seulement de leur point de vue, mais du simple point de vue de tous ceux qui souhaitent que la République française (car une République n’est pas de n’importe où, ou alors elle n’est rien) ait encore un sens (ce qui est mon cas). La question n’est aucunement : jacobinisme ou pas. Il peut y avoir un jacobinisme régional, et pas seulement national, et les deux peuvent avoir autant de défauts. La question n’est pas non plus exactement la déconstruction de la France par les régions, argument souvent avancé par les souverainistes (français, précisons, car il existe aussi un possible souverainisme européen). La question des rapports entre l’Europe de Bruxelles et les régions est en effet plus complexe que certains souverainistes ne l’avancent. En un sens, il n’est pas faux d’affirmer que les régions affaiblissent l’Etat central. C’est la fameuse thèse comme quoi la France se vide par en haut, par l’Europe, et par en bas, par les régions. Mais en un autre sens, on constate que l’Etat central est le meilleur relais de l’application des directives européennes, y compris les plus contestables. En d’autres termes, en France, l’Etat met son « savoir-faire » uniformisateur (ou caporalisant pour être plus polémique) au service de l’Europe de Bruxelles. Il n’est même pas exclu que, parfois, le régionalisme puisse être un point d’appui pour des résistances populaires face aux décrets des eurocrates.
La seule question qui vaille est donc de vouloir faire une réforme dans une région et pas ailleurs. S’il reste un droit français, un droit national, ce n’est pas acceptable. Cette réforme serait-elle d’ailleurs transposable dans son état actuel ? La décentralisation date des lois de 1982-83. Le problème français est qu’elle s’est faite avant tout au profit des départements qui concentrent la plus grande part des impôts locaux par habitant, à part les communes et leurs regroupements. Sur 100 euros d’impôts locaux, 10 vont aux régions, 60 aux communes, et 30 aux départements. Exemple : la région Bourgogne en 2012. Budget régional : environ 800 millions. Total des budgets des 4 départements qui composent la région : presque 2 milliards (Yonne 400 millions, Côte d’or 600, Nièvre 300, Saône et Loire 600. Total 1900 millions). C’est sans doute cette situation qu’il faudrait inverser au profit des régions. Mais faut-il aller jusqu’à supprimer les départements ? Le cas de l’Alsace ne peut-être extrapolé, à supposer d’ailleurs que même pour l’Alsace cette réforme n’amène pas à renforcer le centralisme autour de Strasbourg. L’Alsace n’a que deux départements. Il faut d’ailleurs remarquer qu’elle est amputée du Territoire de Belfort, historiquement alsacien. Dans les autres régions de France, plus étendues, avec plus de deux départements, la suppression de ces derniers supprimerait un échelon de proximité, une référence en termes d’identité et accentuerait l’abandon de certains territoires, à l’écart de tous projets. Reprenons notre exemple de la Bourgogne. A l’ouest de cette région se situe la Nièvre, dont la préfecture Nevers, qui en est aussi la plus grande ville, est aussi excentrée à l’extrême ouest. La Nièvre serait encore plus marginalisée dans le cas d’une suppression des départements. Tout se déciderait à Dijon, capitale de la région Bourgogne. Ce serait encore plus flagrant si les projets européistes de fusion de régions se faisaient. Il est ainsi proposé par certains technocrates de fusionner Franche-Comté et Bourgogne, ce qui excentrerait davantage encore la Nièvre, au rebours de toute politique d’aménagement du territoire, une ambition abandonnée et pourtant plus que jamais nécessaire.
Il faut donc raisonnablement conserver les départements et les élections départementales mais certainement supprimer la compétence générale donnée aux conseils dits « généraux », à renommer conseils départementaux. Cette compétence générale doit être réservée aux régions et aux groupements de communes. On voit que la vraie question du référendum d’Alsace n’est pas de choisir entre centralisme ou décentralisation, ni entre départements et régions, mais entre une cohérence nationale des réformes territoriales ou l’absence de cohérence. De même que la mauvaise Europe ne cesse de chasser la bonne (et de dégouter tout le monde de l’Europe), une mauvaise décentralisation peut chasser la bonne.Pierre Le Vigan http://www.voxnr.com/