Elle s’est réveillée ce matin, seule. Elle a mis des boucles d’oreille, un collier, une agrafe dans ses cheveux et elle s’est rendue à la cérémonie en hommage à son mari gendarme, tué lundi à Mougins (Alpes-Maritimes). À Mandelieu-la-Napoule, face aux officiels, aux gendarmes venus rendre hommage à leur frère d'armes, aux caméras de télévision, la veuve du fonctionnaire a dit ce 28 août, avec des mots simples, la pensée qui l’accompagne jour et nuit. « Je l’affirme haut et fort : la France a tué mon mari. » Elle le répète dans un sanglot. « La France a tué mon mari, le père de mes enfants. »







