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Ce mercredi 11 décembre, la Coordination rurale s’est rendue dans un supermarché de la ville de Fenouillet, en Haute-Garonne. Armés de leurs bonnets jaunes, les agriculteurs du syndicat se sont intéressés aux produits vendus dans cette grande surface de la région toulousaine.
Pour la première fois depuis 2015, le solde de création dans l’industrie sera négatif en 2024. Ce n’est pas une surprise. La gestion de Macron a emmené le déficit commercial de la France de records en records depuis 2017, jusqu’à dépasser les 100 milliards en 2023. Comme ce ne sont ni les Airbus ni l’électricité qui manquent à l’exportation, il était à craindre dès le commencement de sa gestion incompétente que tout ce qui relève du « manufacturing » (usines, industries, etc…) ne fût orienté à la baisse. Un seul chiffre est hélas très parlant : il se fabrique en France moitié moins de voiture en 2023 qu’en 2017. L’automobile et sa longue chaîne de sous-traitance était traditionnellement le premier employeur industriel en France, depuis les années 50, les conséquences en termes de faillites à répétition de toutes ces PME, n’étaient pas difficiles à prévoir. On paye les normes anti-pollutions pondues en dépit de toute forme de réalisme technologique qui ont obligé les constructeurs à tricher pour rester dans des ordres de grandeur totalement déconnectés de la réalité. Puis l’obligation de passage à l’électrique, un produit tellement mauvais qu’il a besoin de subventions massives et qui n’est en plus, pas plus écologique qu’une voiture thermique.
Entretien d’Olivier Giot et Athos (pour le Bien Commun) avec Pierre-Guillaume Mercadal
Olivier Giot & Athos (OGA) : Vous avez récemment suscité une vive attention en raison du drame lié à l’abattage de l’intégralité de votre cheptel porcin. Pourriez-vous, dans un premier temps, revenir sur ces événements et nous faire part de l’état actuel de la situation ?
Quand tout va mal, que tout fiche le camp, qu’on ne sait plus vers qui se tourner, c’est un réflexe presque atavique que d’aller consulter, non pas la Pythie, mais les vieux sages, tout du moins ceux qui ont la réputation de l’être (sages). Paris Match s’est plié à l’exercice en allant rencontrer Jean-Pierre Fourcade, 95 ans, bon pied bon œil, qui fut ministre de l’Économie et des Finances de 1974 à 1976 sous Giscard d’Estaing. Il y a un demi-siècle. Un peu comme si, sous Giscard d’Estaing, on était allé interroger un survivant des cabinets Poincaré ou Édouard Herriot, aux affaires en 1924 et 1925.
La mère de famille n’a pas eu le temps de se rendre à la maternité voisine et a donné naissance à son fils avec l’aide de son mari, puis d’une équipe médicale
Cette maman l’assure, la situation aurait pu « virer au drame ».
Nous sommes, je pense, tous d’accord sur la nécessité de maintenir un juste équilibre.
1/ Il faut assurer des services communs (dits publics) utiles à tous, sécurité police, justice, santé etc.
2/ Il ne faut laisser personne sur le bord de la route et prendre soin de tous nos plus faibles ou de ceux qui traversent un moment de faiblesse.
Une fois ces deux idées posées, tout modèle social doit être finançable d’une part et surtout adapté d’autre part. Un modèle social excessif n’est pas une bonne chose car il va donner de mauvaises habitudes.
Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne souhaite “rendre l’Europe plus attractive” et nous promet donc un “choc de simplification” pour la transition et la compétitivité européenne…
Le “pacte pour une industrie propre”, chantier prioritaire de la nouvelle Commission européenne, doit “provoquer un choc de simplification” réglementaire pour assurer la décarbonation et la compétitivité du secteur en Europe. (Source AFP via BFM ici)
La direction de Michelin a donc annoncé la fermeture de son usine de Vannes. Participant à la Fête de l’Humanité à Lanester, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, a rappelé quelques vérités : « Quand une entreprise fait trois milliards de d’euros de bénéfices et distribue un milliard d’euros de dividendes, elle ne doit pas avoir le droit de licencier » (Ouest-France, 23-24 novembre 2024).
Pendant que nos politiciens s’écharpent sur une censure du gouvernement, et que des députés sans pouvoir s’invectivent, Ursula von der Leyen est allée à Montevideo signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Malgré l’opposition feinte de Macron et de notre classe politique, cet accord de libre-échange, en négociation depuis 1999, sera bel et bien signé, que nous le voulions ou non. Olaf Scholtz avait prévenu il y a quelques semaines : « Nous n’avons pas transféré des compétences à l’Union européenne pour qu’aucun accord de libre-échange ne soit signé ».