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tradition - Page 84

  • MARION MARÉCHAL : « TRANSMETTRE LA CULTURE, LE SAVOIR, NOS VALEURS CIVILISATIONNELLES NE PEUT SE FAIRE UNIQUEMENT PAR LE BIAIS ÉLECTORAL ! »

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    Marion Maréchal lance une école alternative de Sciences politiques : L’institut de sciences sociales, économiques et politiques (l’ISSEP). Dans un entretien exclusif, elle explique à Boulevard Voltaire pourquoi ce projet est essentiel et lui tient tant à cœur.

    Après avoir été député pendant cinq ans, vous réapparaissez par le biais de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP). Pourquoi ce choix ?
    J’ai fait le choix de partir car je souhaitais pouvoir consacrer davantage de temps à ma petite fille et m’engager dans le monde de l’entreprise, qui m’a toujours beaucoup attirée. Mon souhait est, aujourd’hui, réalisé en devenant entrepreneur. Avec l’aide de mon équipe, nous lançons l’ISSEP, un institut de sciences politiques et de leadership. Avec ce projet entrepreneurial, je suis également fidèle à ce que j’ai toujours défendu durant mon mandat : le combat culturel, métapolitique. Transmettre la culture, le savoir, nos valeurs civilisationnelles ne peut se faire uniquement par le biais électoral mais peut, et doit, aussi se faire par des engagements concrets au sein de la société civile. L’éducation fait partie des domaines essentiels à investir.
    L’ISSEP, ce serait une sorte de mix entre l’ENA et l’IFP?
    L’ISSEP est surtout une offre alternative aux écoles qui sont, aujourd’hui, en charge de former les grandes élites françaises. Ces formations uniformes et conformistes, dont les partenaires économiques, principalement issus de la finance, sont les vecteurs des grandes poncifs de notre temps sur la mondialisation, l’inutilité des frontières, le profit comme seule valeur. La culture générale a, peu à peu, été mise au second plan, les matières qui permettent de transmettre notre patrimoine civilisationnel ont été considérées comme inutiles, le cadre national a été abandonné. Le résultat ? Des élites économiques et politiques déboussolées, impuissantes, des dirigeants devenus des technos et des gestionnaires sans vision. Nous ne nous résignons pas à cette situation et nous répondons par un projet optimiste qui formera une nouvelle élite dirigeante pour l’entreprise et les affaires publiques. 

    Concrètement, les demandes d’inscriptions ont déjà commencé ?

    Notre site Internet issep.fr permet aux futurs étudiants de déposer une demande d’inscription pour passer les épreuves de sélection dès maintenant. Ils peuvent s’inscrire en magistère pour ceux ayant déjà obtenu une licence ou en formation continue, sans critère d’âge ou de diplôme. 
    Sur ce site, il est également possible de déposer une offre de stage ou de faire un don. 

    On peut trouver, dans votre organigramme, des noms comme Pascal Gauchon, un ex du FN, et Patrick Louis, un proche de Villiers. L’ISSEP ne risque-t-il pas de devenir une « fabrique à opposants » ? 

    Pascal Gauchon est surtout l’ancien directeur de Prépasup, l’une des meilleures prépas françaises, qui prépare aux concours des grandes business school françaises, et l’actuel directeur d’une revue de géopolitique reconnue pour sa qualité. Patrick Louis, quant à lui, est un universitaire respecté en géopolitique et sciences politiques à l’université Lyon 3. 
    En réalité la majorité de notre équipe, dirigeante ou pédagogique, n’a jamais fait de politique. Ce sont des chefs d’entreprise, des journalistes, des intellectuels, des cadres d’entreprise, des universitaires…
    Il y a, en effet, quelques membres issus des rangs du FN. Il n’y a pas de raison de les exclure, comme il n’y aucune raison d’exclure des gens qui auraient pu s’investir à LR, à DLF, au PCD ou autre. Vous ne trouverez pas, chez nous, le sectarisme qui étouffe une partie du monde éducatif supérieur. AU contraire, nous sommes un lieu d’échange et de débat sans tabou. 

    Vous interviendrez, le 31 mai, à un événement dont l’objectif est de débrancher Mai 68… Assisterait-on à une reconquista conservatrice ?
     
    Mai 68 a fait beaucoup de mal à l’enseignement. En contestant l’autorité de l’enseignant, en remplaçant le mérite par un égalitarisme destructeur pour tous, en stigmatisant l’excellence comme un privilège bourgeois. Le résultat est malheureux : il n’y a jamais eu aussi peu de fils d’ouvriers dans les grandes écoles françaises. Ils ont brisé l’ascenseur social et ont encouragé la reproduction sociologique dans les classes dirigeantes. Il est temps de bousculer la mécanique qui entretient cette situation injuste. 

    Chacune de vos réapparitions publiques soulève un grand emballement médiatique. À quoi l’attribuez-vous ?

    L’éloignement crée le prestige. J’ai un mérite relatif. 

    Vous avez rayé le nom Le Pen de vos comptes de réseaux sociaux. Une manière de rompre avec la « marque Le Pen » (et la politique) ?
    Une manière, surtout, d’acter mon passage à la vie civile. Je n’ai jamais eu et n’aurai jamais honte de mon nom. L’adossement du nom de ma mère, Le Pen, avait clairement un objectif en 2012 : laver l’honneur de ce nom à Carpentras, vingt ans après la terrible affaire qui l’avait souillé. Je pense avoir mené cette mission avec succès par mon élection. Je n’ai plus de raison de garder, aujourd’hui, mon nom « politique ». Je ne suis plus que Maréchal… Finalement, ce n’est déjà pas si mal !

    http://www.bvoltaire.fr/transmettre-culture-savoir-nos-valeurs-civilisationnelles-ne-se-faire-uniquement-biais-electoral/

  • Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : L’homme du roi par Jacques Trémolet de Villers

    Jacques Trémolet de Villers

    Simplement deux mots de présentation de cette septième - et dernière - vidéo de notre colloque Maurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi 21 avril dernier. Et maintenu, comme on le sait, contre vents et marées, soulevés par la gauche et l'ultra-gauche. Colloque ouvert par Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale  - qui, regroupe les royalistes d'Action française de Provence désormais réunis. Et animé par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle.

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    Voici donc la dernière des sept interventions de la journée : Maurras, l’homme du roi par Jacques Trémolet de Villers.

    L'ensemble du colloque sera désormais consultable en suivant les liens ci-dessous.

    Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFAR  

    Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti  

    Colloque Maurras - l'homme du Roi from Lafautearousseau on Vimeo

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/16/colloque-maurras-l-homme-de-la-politique-l-hommu-roi-par-jac-6052116.html

  • Maurras, l'homme de la politique, L’homme de la cité par Jean-Baptiste Donnier

    Jean-Baptiste Donnier, Hilaire de Crémiers

    A la demande générale, nous reprenons ici l'intervention de Jean-Baptiste Donnier, professeur des universités - Maurras, l’homme de la Cité - lors de notre colloque du 21 avril dernier à Marseille. Cet exposé tout à fait important a été un moment marquant de cette journée de réflexion sur Charles Maurras. Essentiellement sur sa conception de la nation. Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFAR 

    Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti

    colloque Maurras - l'homme de la cité from Lafautearousseau on Vimeo.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/18/maurras-l-homme-de-la-politiqu-l-homme-de-la-cite-par-jean-b-6052291.html

  • Nouveautés aux Editions du Lore

    Voici les liens vers les dernières parutions des Editions du Lore :

    ethique-biologique-de-l-homme-blanc.jpghttp://www.ladiffusiondulore. fr/home/682-l-ethique- biologique-de-l-homme-blanc. html

    solstices-histoire-et-actualite-ed-de-luxe.jpghttp://www.ladiffusiondulore. fr/home/679-les-solstices- histoire-et-actualite-ed-de- luxe.html

    peuples-de-l-europe-ed-cuir-numerotee.jpghttp://www.ladiffusiondulore. fr/home/683-les-peuples-de-l- europe-ed-cuir-numerotee.html

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Viktor Orban : A la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle

    6a00d83451619c69e20224df32ca60200b-250wi.jpgLe 10 mai, Viktor Orbán a été réélu Premier ministre par le Parlement hongrois. Après avoir prêté serment il a prononcé un discours traduit en français sur le site du gouvernement hongrois. Extraits :

    "Affirmons clairement que – comme l’a dit notre roi Saint Etienne – rien n’élève plus que l’humilité, et rien n’abaisse plus que l’orgueil et la haine. Et reconnaissons que derrière les succès se cache toujours la grâce du Bon Dieu. Ce n’est donc pas une clause de style, ce n’est pas seulement une tradition, mais notre profonde conviction : soli Deo gloria, la gloire appartient à Dieu seul. [...]

    Je pense personnellement que les succès que nous avons remportés jusqu’à présent doivent beaucoup au fait que nous avons toujours déclaré ouvertement que l’ère de la démocratie libérale est arrivée à son terme. Elle s’est avérée incapable de protéger la dignité de l’homme, elle est incapable de lui donner la liberté, elle ne peut plus lui garantir la sécurité physique et ne peut même plus défendre la culture chrétienne. Certains en Europe essaient encore de la bricoler dans l’espoir de la réparer. Ils ne comprennent pas que ce n’est pas la structure qui s’est abîmée, mais que c’est le monde qui a changé. Notre réponse, la réponse des Hongrois au changement du monde est qu’à la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle, qui garantit la dignité, la liberté et la sécurité de l’individu, protège l’égalité entre les hommes et les femmes, respecte le modèle familial traditionnel, met un frein à l’antisémitisme, protège notre culture chrétienne et donne sa chance à la pérennité et au développement de notre nation. Nous sommes des démocrates chrétiens, et nous voulons une démocratie chrétienne.

    [...] En d’autres termes, mon gouvernement sera le gouvernement des Hongrois libres et de l’Etat hongrois souverain. Ma détermination en faveur de la liberté ne se réduit pas à mon combat contre la dictature et l’occupation soviétique, elle a aussi des motivations économiques. Je fais partie de la génération qui se rappelle encore que ce qui a condamné à mort le système étatique communiste, c’est qu’il a ignoré – et même combattu – une des lois fondamentales de la nature humaine : le communisme a interdit à l’individu d’améliorer sa situation de manière indépendante, de sa propre initiative, par son propre effort, en d’autres termes individuellement. C’est la raison pour laquelle nous avons considéré le communisme non seulement comme oppresseur, mais aussi comme contraire à la nature humaine. Je voudrais, à l’avenir aussi, bâtir notre politique sur cette expérience. Mon objectif est d’assurer le maximum de liberté aux individus, afin qu’ils puissent avancer selon leurs propres désirs. Nous ne pouvons pas nous engager à résoudre le problème de la vie de quiconque, mais nous voulons et pouvons créer les conditions permettant à chacun de le résoudre et de trouver son bonheur.

    [...] Je suis convaincu que la migration conduit en fin de compte à la désagrégation des nations et des Etats. Les langues nationales s’affaiblissent, les frontières s’estompent, les cultures nationales se dissolvent et il ne reste plus qu’une société ouverte unique. Et à la fin, l’unification des sociétés européennes atteint le stade où un gouvernement européen unique et unifié pourra voir le jour. C’est le sort qui attend ceux qui ne se protègent pas contre la migration. Peut-être pas demain, mais dans un avenir que nous pouvons encore distinguer. C’est de cela qu’il s’agit, c’est cela le grand projet. Je ne vends pas chat en poche. J’affirme clairement, ici devant vous, que mon gouvernement est hostile à ce projet, au processus qui s’en approche et à toute mesure intermédiaire allant dans son sens, et qu’il en sera l’adversaire déterminé au nom de la liberté des Hongrois. Le multiculturalisme était le premier échelon. Le politiquement correct qui musèle la liberté d’expression a été le second. Voilà où en est l’Europe aujourd’hui. Le troisième échelon serait la répartition par quotas obligatoires. Afin que l’Europe que nous aimons, et au profit de laquelle nous sommes prêts à de sérieux sacrifices, ne gravisse pas l’échelon suivant de son autodissolution, il faudra compter avec nous sur la scène de la politique européenne. Nous lutterons contre les quotas obligatoires, nous défendrons la culture chrétienne, et nous combattrons pour la défense des frontières."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/viktor-orban-a-la-place-de-la-d%C3%A9mocratie-lib%C3%A9rale-naufrag%C3%A9e-nous-avons-lintention-de-b%C3%A2tir-la-d%C3%A9mocr.html