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Europe - Page 3

  • Paris samedi 11 • Images du Colloque : « Vers la désunion européenne » Intense présence de l'A.F. dans le débat public

    Un colloque important ou un après-midi de réflexion politique intense, dense, mené par l'Action Française avec la participation d'un panel significatif d'intellectuels et d'acteurs politiques ou sociaux de haut niveau. Limitons-nous pour aujourd'hui à des images et à leurs légendes. Elles en disent déjà beaucoup.

    Espace Charenton : Ouverture du colloque Vers la désunion européenne ? par François Marcilhac.

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    Première table-ronde. Interviennent : Philippe Murer, Frédéric Rouvillois, Alain de Benoist, Pierre-Yves Rougeron et Charles de Meyer.

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    De la cause du peuple à la haine du peuple : L'Europe contre les peuples une superbe intervention de Patrick Buisson s'intercale entre les tables-rondes. Un moment d'intense réflexion politique.

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    Vient aussi le tour des jeunes de prendre la parole sur différents thèmes en rapport à l'Europe.

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    Autre table-ronde Demain quelle Europe ? animée par Philippe Mesnard et qui réunit Jean-Luc Schaffhauser et Bernard Monot, tous deux députés européens, tous deux favorables à une Europe des nations - mais par des voies différentes. Un débat passionnant.

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    Il est revenu à Jacques Trémolet de Villers de conclure ce colloque en tous points remarquable et constructif.

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    Vue de la salle.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Pinocchio en Europe

    6a00d8341c715453ef0240a4867251200d-320wi.jpgUne bonne part de l'opinion française se passionne, et la polémique s'enfle, depuis trois jours, à juste titre, pour l'héroïque sacrifice de deux soldats. Leur mission tendait à sauver deux voyageurs irresponsables et deux touristes étrangères. Ils l'ont accomplie, au prix de leur vie. Ils méritent un véritable hommage d’une nation, qui gagnerait en la circonstance à se savoir unanime. Il importe de le leur rendre ainsi qu'à leurs camarades des forces spéciales de l’Armée française. Car les soldats français se trouvent engagés, une fois encore, en Afrique, dans la défense du flanc sud d'une Europe insouciante et consommatique[1]. Ne l’oublions pas. Mémoire éternelle.

    Dans un tel contexte, votre chroniqueur ne cherchera pas à hurler avec les loups, exprimant leur colère contre ces otages, certes quelque peu comptables, par leur imprudence, d'avoir fait verser le sang français de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

    Car le pouvoir, qui s'enorgueillit de leur geste, s'expose de nouveau à retrouver à un tout autre débat au sein de l'Union européenne où il s'est si imprudemment engagé lui aussi.

    Il ne s'agit pas seulement d'une campagne électorale à haut risque. Les mauvais sondages et les perspectives très floues quant au rôle du parti présidentiel, représentant de l'Hexagone au sein du parlement des Vingt-Huit, devraient suffire à préoccuper le gouvernement de Paris.

    Voilà qu'il s'investit en effet, au sein de l'Union européenne dans un débat parfaitement glauque autour de la future composition et de la présidence de la Commission de Bruxelles.

    Le 10 mai en Roumanie, les chefs d'États et de gouvernements se réunissaient dans la bonne ville de Sibiu. Ils n'ont pas manqué d'évoquer dans ce cadre l'application d'une clause, certes encore mal comprise, mais décisive, du traité de Lisbonne signé en 2007. Ce document s'étale sur 145 pages, dans sa version française. Il n'est évidemment guère connu du grand public. En France, le public n'y a vu que le décalque son prédécesseur, jeté à la poubelle par référendum. Cuisiné sous les ordres du chef Giscard, tendu sans conviction par les serveurs Chirac et Villepin, le plat n'avait pas plu aux électeurs de la république jacobine en 2005. On le leur a donc resservi, sans décrire la recette, en changeant d'appellation, et en glissant sur les ingrédients supposés indigestes. Étrange conception, ont pensé beaucoup Français de la démocratie, théoriquement pouvoir du peuple.

    Or, l'une des quelques nouveautés[2]adoptées en 2007 dans le cadre du nouveau traité concernait l'investiture du Président de la Commission et du collège par le Parlement.

    Jusque-là l'exécutif bruxellois était composé de personnages essentiellement consensuels. Ils étaient choisis, en particulier par les dirigeants tant français qu'allemands ou britanniques en se souciant qu'ils ne procurent aucun ombrage aux gloires souveraines respectives d'un Sarkozy, d'un Cameron ou d'une Merkel. On créait simultanément un poste de Président du conseil européen, élu pour un court mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois, et on l'attribua d'abord à Herman van Rompuy. On nommait aussi Catherine Ashton d'Upholland haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Tout cela ne mangeait pas trop de pain. Plus tard Jean-Claude Juncker accéderait à la présidence de la commission dans un processus à peine inchangé, conforté par l'accord, au sein de l'assemblée désormais maîtresse du jeu entre les anciens démocrates chrétiens du PPE et les socialistes du PSE.

    Or, aujourd'hui, et conformément à la règle démocratique les cartes ont été rebattues par les parlementaires. S'appuyant sur le traité ils considèrent d'une façon fort logique que, tenant compte du résultat futur des élections du 26 mai, la présidence de la commission doit revenir à la tête de liste du groupe ayant remporté le plus grand nombre de suffrages et de sièges.

    Or, au nom des autorités publiques parisiennes le président Pinocchio dont le nez s'allonge chaque fois qu'il parle, se trouve le seul à publiquement prétendre s'y opposer[3]. Tel Corne d'Auroch refusant, dans la chanson de Brassens, de se soigner "parce que c'était à un Allemand qu'on devait le médicament", la candidature du Bavarois Manfred Weber déplaît à Sa Grandeur jupitérienne.

    Sans doute, en 2017, un certain nombre d'électeurs français et de dirigeants étrangers se sont-ils illusionnés quant à la nature réelle du pouvoir technocratique élyséen, quant aux projets de réformes, quant aux perspectives européennes. Tout cela semble bien dissipé désormais. On pense à cette histoire qui se racontait en Pologne sous domination soviétique. La maîtresse d'école interroge la petite élève heureuse la semaine précédente d'annoncer la naissance de six chatons, tous communistes… "le sont-ils toujours ?". Non, répond l'enfant, un seul : les autres ont ouvert les yeux.

    JG Malliarakis

    [1]Cette lutte peut et doit aussi être comprise comme une défense de la Chrétienté"Six personnes tuées dans une église dans le nord du Burkina Faso""
    [2] cf. fiches de la Fondation Robert-Schuman

    [3] cf. article de L'Opinion "Emmanuel Macron ne veut pas de Manfred Weber à la tête de la Commission."

    https://www.insolent.fr/2019/05/pinocchio-en-europe.html

  • Réfugié en Allemagne avec trois femmes et 13 enfants, il ne travaille pas : « J’ai hâte qu’on devienne Allemand ».

    L’une de ses femmes attend un 14ème enfant.Abboud Sweid (40 ans) est un réfugié syrien qui a obtenu l’asile en Allemagne en 2015. 
    Il a trois femmes et 13 enfants. 
    Puisqu’il ne travaille pas, l’État allemand lui verse environ 3800 euros par mois pour subvenir aux besoins de l’homme et de sa grande famille. 
    En plus de ces revenus, les 17 Syriens (bientôt 18) ont trois appartements payés par l’Etat à leur disposition. 
    Dans une interview au journal allemand « Bild », le polygame déclare : « Je serais heureux si nous pouvions devenir Allemands ».
    En 2006, il a épousé sa première femme Raeiaa (45 ans). 
    Avec elle, il a eu quatre enfants âgés entre 9 et 14 ans. 
    Moins de trois ans plus tard, il s’est remarié avec Ebtisam (33 ans), avec qui il a eu six enfants. 
    En 2013, deux ans avant son émigration vers le pays d’Angela Merkel, il a épousé sa troisième femme [NDLR : Avec laquelle il aura bientôt quatre enfants].
    La question de la polygamie a récemment fait la une des journaux en Allemagne, après que le ministère de la Justice eut bloqué un amendement de loi sur la citoyenneté qui aurait empêché des polygames comme Sweid d’obtenir le passeport allemand. 
    Ainsi, Sweid et sa famille pourront obtenir légalement la nationalité allemande.
    Le Syrien raconte fièrement au journal Bild que chaque soir, conformément au Coran, il passe la nuit avec une autre épouse et fait des enfants avec elles.
    Le Syrien réside dans trois appartements payés par l’Etat, répartis entre deux maisons, tandis que les bénéficiaires de l’aide sociale allemande doivent vivre sur des campings ou, comme une retraitée près de Heidelberg, dans un vestiaire sans fenêtre pour arbitre.
    « La discussion sur la reconnaissance de la polygamie en Allemagne est une question politique », poursuit BILD, qui disserte ensuite sur l’histoire mouvementée de la fondation du harem d’Abboud :
    Lorsque la famille est arrivée en Allemagne après avoir prétendument fui l’Etat islamique en 2015, Sweid s’est dit étonné que les autorités n’aient pas voulu reconnaître ses trois mariages. 
    Il n’a été forcé de s’inscrire qu’auprès de sa première femme. 
    Par la suite, les autorités allemandes ont modifié cette pratique et aujourd’hui, ses trois épouses, comme ses enfants, sont reconnus par les autorités. 
    Et dans quelques années, les 18 membres de cette famille seront en mesure d’acquérir la citoyenneté allemande. 
    D’après le journal Bild, ils vivent à présent dans « trois appartements différents, dont deux se situent dans la même maison ». 
    Le troisième est à quelques minutes de là.
    Jusqu’à présent, personne ne travaille dans cette grande famille. 
    Selon le mari, la famille reçoit un total de 3785 euros de l’Office, composé de Hartz IV (aide sociale et chômage) et des allocations familiales. 
    Le loyer des appartements est payé par l’Etat.
    Bild.de / Philosophia-perennis.com / Mattinonline.ch

  • Eric Zemmour sur la liste RN : “Tête de liste, j’aurais davantage réfléchi”

    Eric Zemmour sur la liste RN : “Tête de liste, j’aurais davantage réfléchi”

    On se souvient de la participation récente d’Eric Zemmour à un débat à l’invitation de Stéphane Ravier (RN). Eric Zemmour aurait été sollicité par Marine Le Pen pour être tête de liste puis n°3 :

    Eric Zemmour n’a jamais été aussi proche de s’engager en politique qu’à l’occasion de ces élections européennes. Selon nos informations, Marine Le Pen lui a proposé, lors d’un déjeuner en novembre 2018, de conduire la liste du Rassemblement national (RN). “Tu ne pourras pas rester éternellement sur le bord de la route”, tente alors de le convaincre le député RN du Nord Sébastien Chenu, qui affirme avoir joué les intermédiaires. Eric Zemmour ne dit pas non. Mieux, il prend le temps de la réflexion.

    Quelques semaines plus tard, Marine Le Pen l’informe finalement que son numéro un s’appellera Jordan Bardella. L’assurance, pour elle, de garder la main sur sa campagne. Le jeune homme se révèle bien plus malléable que l’éditorialiste controversé. L’auteur du Suicide Français (Albin Michel), loin d’être éconduit, se voit alors offrir la troisième place. Hors de question : en première position, il aurait eu son mot à dire sur la composition de la liste, et gardé une certaine liberté de ton, lui qui affectionne les sorties polémiques. Pas question d’apparaître comme un second couteau. “Tête de liste, j’aurais davantage réfléchi”, admet aujourd’hui Eric Zemmour, comme dans un regret.

    En revanche, Eric Zemmour ne semble pas avoir hésité une seconde à rejeter la même proposition venant de Nicolas Dupont-Aignan :

    Nicolas Dupont-Aignan lui a proposé, lui aussi, la troisième place sur sa liste pour les européennes. Il a poliment décliné.”

    C’est sans doute une bonne décision au final. Eric Zemmour est certainement plus utile en écrivant des livres et à la radio et sur les plateaux de télévision.

    https://www.lesalonbeige.fr/eric-zemmour-sur-la-liste-rn-tete-de-liste-jaurais-davantage-reflechi/

  • Soldats tués au Burkina Faso : les raisons de la colère – Journal du lundi 13 mai 2019

    Soldats tués au Burkina Faso : les raisons de la colère

    La mort des deux soldats français tués dans la libération des otages au Burkina Faso suscite un émoi tout particulier en France. Entre l’imprudence des otages accueillis par Emmanuel Macron et le courage des soldats, retour sur un cas de conscience.

    Européennes : le souk des 34 listes

    C’est un record ! 34 listes seront présentes pour les élections européennes du 26 mai prochain dont des candidats affichés comme musulmans. Une profusion de candidats qui devraient atomiser les oppositions pour faire les affaires d’Emmanuel Macron.

    Européennes : Quand En Marche manipule la toile

    Ils sont organisés comme un bataillon de soldats, des comptes sur les réseaux sociaux pour défendre la majorité en marche sillonnent la toile pour influencer les électeurs… Un comble pour un parti qui explique vouloir lutter contre la manipulation des citoyens sur internet.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/soldats-tues-au-burkina-faso-les-raisons-de-la-colere-journal-du-lundi-13-mai-2019

  • Le théoricien de la très grande Europe par Georges FELTIN-TRACOL

    Comme lors de la chronique de février dernier, il ne sera pas aujourd’hui question d’une figure européenne, mais d’une personnalité déjà évoquée à l’occasion de la deuxième chronique en date du 31 janvier 2017, à savoir Jean Thiriart (1922 – 1992).

    2629971043.jpgLa sortie en 2016 dans la collection « Qui suis-je ? » chez Pardès de Thiriart par Yannick Sauveur suscita un regain de curiosité autour de ses idées. Jusqu’alors, on ne disposait que d’Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe. La naissance d’une nation, au départ d’un parti historique chez Avatar sorti en 2007. Paru à l’origine en 1964, cet essai qui présente quelques points toujours actuels par exemple « pas de liberté politique individuelle sans indépendance économique personnelle (p. 108) » n’en demeure pas moins daté.

    Ne disposer que de ce seul ouvrage aurait été préjudiciable pour l’activisme grand-européen si les excellentes éditions nantaises Ars Magna n’avaient pas produit un fantastique effort de publication sur et autour de Jean Thiriart. Le prophète de la grande Europe, Jean Thiriart (2018, 484 p., 32 €) contient des entretiens (dont un, célèbre, avec Juan Peron en exil à Madrid), des articles de Thiriart ainsi que quatre textes sur lui. L’empire qui viendra (2018, 168 p., 28 €) comprend une préface de Claudio Mutti, un entretien méconnu de Thiriart en 1987 et divers textes géopolitiques. L’Empire euro-soviétique de Vladivostok à Dublin (2018, 191 p., 28 €) se compose, en dehors de quelques entretiens, d’articles du milieu des années 1980 et la version écrite d’une fameuse discussion à Moscou en août 1992 avec Egor Ligatchev, responsable d’une faction conservatrice au sein du Parti communiste russe. S’y trouvent aussi des notes d’un essai inachevé consacré à un hypothétique ensemble euro-soviétique. À la fin de l’année 2018 est cependant paru aux Éditions de la plus grande Europe L’Empire euro-soviétique de Vladivostok à Dublin, préfacé et annoté par Yannick Sauveur (2018, 337 p., 25 €), soit la version intégrale d’esquisses parfois bien avancées.

    Il est indéniable que Jean Thiriart soutenait des positions hétérodoxes au sein de l’anticonformisme intellectuel. Athée résolu, ce faustien – il préférait cependant le terme de « prométhéen » – affirme sans ambages que « le politique, c’est la gestion intelligente de l’homme tel qu’il est, pour ce qu’il est. C’est un effort qui doit tendre à une société cohérente, solidaire, cohésive, efficace, en évolution constante (version de Yannick Sauveur, p. 164) ».

    Cet infatigable militant qui connut l’aisance professionnelle et la quiétude privée ne cessa d’agir en faveur d’une union géopolitique continentale paneuropéenne réelle. Reconnaissant volontiers sa dette à l’égard du penseur libéral Vilfredo Pareto, ce lecteur attentif de Machiavel considérait que « l’Union soviétique a hérité du destin historique de la principale puissance continentale (version d’Ars Magna, p. 96) ». Dès 1979, il salue l’intervention de l’Armée Rouge en Afghanistan. Dans « L’Union soviétique dans la pensée de Jean Thiriart », José Cuadrado Costa le range parmi les nationaux-bolcheviks, ce qui est quelque peu réducteur. Jean Thiriart savait dépasser les clivages, y compris au sein des droites radicales.

    Rares sont en effet ceux qui effectuent à ces temps de relance de la Guerre froide « une critique positive de l’URSS (version de Yannick Sauveur, p. 185) » et pensent que « l’agrandissement de l’URSS vers Dublin et Cadix relève de la perspective historique (Idem, p. 188) ». Jean Thiriart croît que « l’Empire euro-soviétique sera une construction géopolitique parfaite comme le fut l’Empire romain, comme l’était la première République pour Sieyès. Conception de géohistorien chez moi, dénuée de toute passion (Id., p. 69) ». Il regrette en revanche que l’Union soviétique n’ait pas annexé après 1945 la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Allemagne de l’Est, etc. La Bulgarie a failli devenir en 1979 une 16e république soviétique… « La forme grand-européenne exige plusieurs modifications des concepts ou habitudes mentales communistes, écrit Jean Thiriart : la stupide et dangereuse théorie des nationalités (multi-nationalités) doit faire place à la supranationalité, l’Empire (version d’Ars Magna, p. 66). »

    Il parie enfin que « l’Empire euro-soviétique – une nécessité pour l’URSS – ne sera pas possible en l’absence d’un nouveau concept, celui d’imperium euro-soviétique. Il se charpente autour de deux règles : la garantie de l’« omnicitoyenneté » et l’État-Nation extensif grâce à un “ nationalisme politique ” (“ peuple politique ” opposé en tant que tel à peuple racial, à peuple linguistique, à peuple religieux, à peuple culturel, etc.) (version de Yannick Sauveur, p. 223) », ce qui implique à l’instar du modèle républicain laïque assimilationniste français qu’il ne cesse d’admirer une forme restreinte de cosmopolitisme, voire un mondialisme relatif et partiel, dans le cadre d’un grand espace continental représenté par cette République impériale euro-soviétique.

    Remarquable doctrinaire grand-européen, Jean Thiriart s’inspirait finalement de l’exemple national et républicain turc. Son vœu le plus cher aurait-il été de devenir le Mustapha Kemal Atatürk de la très grande Europe ?

    Au revoir et dans quatre semaines pour une chronique consacrée à une nouvelle grande figure européenne.

    Georges Feltin-Tracol

    • Chronique diffusée le 23 avril 2019 à Radio Courtoisie dans le cadre du « Libre-Journal des Européens » de Thomas Ferrier.

    http://www.europemaxima.com/le-theoricien-de-la-tres-grande-europe-par-georges-feltin-tracol/

  • Nathalie Loiseau en Super Mario : le naufrage de LREM à la portée des enfants

    Prestations sans relief, bourdes et charisme de portemanteau ont été jugés insuffisants à convaincre l’électeur de ne pas voter pour la candidate LREM. Chez les macroniens, on ne rigole pas avec l’inefficacité. 
    L’impopularité est une affaire de professionnels. 
    À cette fin, et en guise de touche finale, le mouvement a dévoilé sa dernière trouvaille : un jeu vidéo façon Super Mario dans lequel le rôle du héros à moustache est tenu par Nathalie Loiseau.
    Vêtue de sa célèbre veste rouge, la candidate, pilotée par le joueur, caracole, saute en l’air, risque sa vie pour tenter de récupérer les étoiles du drapeau européen volées par le tandem Mélenchon-Le Pen. Les élèves des classes maternelles et primaires exigent le droit de vote. 
    Leurs parents, en revanche, sont désormais convaincus que LREM les prend pour des simples d’esprit. 
    L’objectif est atteint. 
    La deuxième place est à portée de la main.
    Par une logique qui échappera à l’électeur moyen, Donald Trump figure aux côtés des deux méchants Français voleurs d’étoiles. 
    Dans cette confusion, il n’est pas exclu que le président américain obtienne 1 ou 2 % aux européennes. 
    Une occasion de perdre encore quelques voix ne se refuse pas.
    La plaisanterie aurait coûté entre 5.000 et 10.000 euros, selon les estimations. 
    Chiffre que le parti n’a pas souhaité commenter. 
    Piloter Nathalie Loiseau avec un joystick n’a pas de prix. 
    Qui n’a pas rêvé de la mener jusqu’à une réunion Tupperware® ou à un concours de Miss Camping ?
    Jean-Luc Mélenchon n’apprécie pas de se voir incarné par un personnage nommé « Mélenrus ». 
    Allié de la Russie de Poutine ? Lui ? Jamais ! 
    Il s’agirait d’une boulette, selon la chargée de communication. « C’est le prestataire qui a choisi les noms… », se défend-elle. 
    Amateurs jusqu’au bout des ongles ! Baltringues en toutes circonstances. 
    Le cahier des charges est respecté à la lettre.
    Alexis Corbière se joint à son chef de file pour faire remarquer que les « Jeunes avec Macron » ont copié les « Insoumis » qui avaient, eux aussi, proposé un jeu vidéo pour la campagne de 2017. 
    À l’avant-garde de l’infantilisme ! 
    Même gadget, même idée ridicule. Ils étaient les premiers ! Que leur reste-t-il, désormais ?
     Le hochet, le bavoir à l’effigie de Mélenchon, le collier de nouilles garanties sans OGM ? 
    Le désarroi se lit dans le regard de Corbière. 
    Faire plus couillon ne sera pas facile.
    Signe du destin : la programmation du jeu n’est pas au point. Trop compliqué. 
    Super Loiseau ne parvient pas à attraper les étoiles ! CQFD. 
    L’hyperréalisme du concept est impressionnant.
    Les bouffons avec Macron ont encore quelques jours pour propulser leur candidate en troisième position. 
    Les idées fusent : la faire apparaître déguisée en Batman dans un meeting, la gonfler à l’hélium et la promener au-dessus des grandes villes de France à l’aide d’une ficelle tenue par Édouard Philippe, lui faire prendre 50 kilos… 
    Rien n’est perdu. Elle peut encore descendre dans les sondages.
    Après l’échec électoral, le public attend le parc d’attractions Loiseauland. 
    Le seul parc européen sans manège, ni grand huit, ni rien. 
    Juste Nathalie Loiseau qui sourit à l’entrée. 
    Le vide à l’intérieur. 
    Son programme grandeur nature, accessible par le RER. 
    Des volontaires, pour réserver ? 
    Jany Leroy

  • Changer de logiciel et vite!

    rodin-le-penseur.jpgL’indignation, les critiques se sont abattues une nouvelle fois cette fin de semaine sur Emmanuel Macron après la mort de deux de nos soldats, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Membres du prestigieux commando Hubert, ils ont donné leur vie dans la nuit de jeudi à vendredi dernier pour libérer au Bénin, juste avant qu’ils soient remis aux islamistes du groupe djihadiste de Katiba Macina, deux otages français Laurent Lassimouillas et Patrick Picque, une touriste sud-coréenne et une américaine. Nos deux compatriotes avaient été enlevés le 1er mai lors d’un safari dans le parc de la Pendjari, à la frontière avec le Burkina Faso, dans une zone considérée comme rouge depuis pas mal de temps, dixit Jean-Yves Le Drian,  « fortement déconseillée sauf raison impérative » par le ministère des Affaires étrangères . Toute la région, depuis trois ans, est désormais fragilisée par la multiplication des attaques des fous d’Allah. Hier encore, dernier épisode d’une longue série d’actes de terrorisme, plusieurs fidèles ont été tués hier au cours d’un assaut contre une église catholique à Dablo, dans le centre-nord du Burkina Faso.

    Ce qui en l’espèce a choqué de nombreux Français c’est une libération qui sonne comme une opération de communication à deux semaines des élections européennes, à travers la réception samedi  de MM Lassimouillas et Picque par M. Macron à Villacoublay. La cérémonie d’hommage national aux deux militaires français qui ont perdu leur vie est prévue demain aux Invalides.

    Hubert Falcomaire LR de Toulon, président de la métropole toulonnaise, dont fait partie Saint-Mandrier où est basé le commando Hubert, a estimé que «nos seuls compatriotes qui méritent aujourd’hui l’hommage de la Nation, sont nos 2 soldats varois morts au combat, pour sauver la vie de touristes inconscient et non pas les deux touristes qui se sont aventurées dans une zone dangereuse, vivement déconseillée par le Quai d’Orsay. Ministère dont le Ministre envisage pourtant d’être présent aux côtés du Président de la République pour accueillir les otages libérés !»

    Même un article paru sur le site  Mediapart – c’est dire! -  s’étonne de ce que ces «deux touristes français homosexuels (se soient) rendus au Bénin pour effectuer leur voyage de noces (…). Pourquoi préciser leur orientation sexuelle ? En tant qu’homosexuel, avant de voyager en terres inconnues, ne faut-il pas s’informer sur la situation du pays afin de savoir si les homosexuels n’y sont pas persécutés ? Ces deux individus se sont ainsi rendus dans un pays intolérant envers les homosexuels, et pris en étau par Boko haram (via le Nigéria à l’est) et par Al Qaida au nord (via le Burkina Faso et le Mali). Si cela n’est pas de l’inconscience alors de quoi s’agit-il ? » Ajoutons cependant qu’à l’évidence un couple lambda chrétien, blanc et hétérosexuel n’aurait pas non plus échappé à l’enlèvement…

    Sur Boulevard voltaireChristian Vanneste a estimé que le retour des deux otages français «dans un avion de la République, leur accueil officiel par le Président et deux ministres étaient tout-à-fait déplacés.» «On peut imaginer que M. Macron n’a pas voulu se priver de la page de pub prévue lors d’une opération précipitée, on espère, par autre chose que le calendrier. »Et M Vanneste de souligner que «lorsque nos soldats regagnent la France, ils voient celle-ci telle qu’elle devient : une France qui se décompose en communautés, d’une part grâce à une immigration accueillie les bras ouverts et les yeux fermés, d’autre part par un repli sur soi narcissique, où disparaît le patriotisme indispensable à la survie d’un pays.»

    Lors de sa grande réunion publique à Cers dans l‘Hérault samedi, Jordan Bardella l’a répété fermement: «Au risque de choquer les belles âmes, nous l’affirmons : L’Europe des Nations que nous voulons n’a pas vocation à accueillir la bombe démographique africaine ! » Flux migratoires qui nourrissent aussi mécaniquement non seulement le communautarisme mais qui fournissent également la main d’œuvre des réseaux terroristes installés sur notre sol.

    Une Afrique qui est aussi victime de ses prévaricateurs et nous autres Français et occidentaux avons notre part de responsabilité dans cette gabegie en tout point catastrophique. Exemple écoeurant, pathétique mais éclairant, le site de France info rapportait ainsi samedi que l’ex chef d’Etat de la Gambie, Yahya Jammeh, réfugié en Guinée équatoriale depuis 2016, a vidé les caisses de l’Etat à son seul profit. « Le petit pays a besoin de l’aide internationale pour s’en sortir. Près d’une personne sur deux vit dans la pauvreté et les fonds publics destinés au développement du pays se sont évaporés (…). Si tout le monde savait que l’ancien homme fort menait une vie de luxe avec villas, Rolls-Royce et jets privés, personne ne pouvait imaginer que le pillage du pays n’avait pas de limite.» Personne, vraiment?

    «Fin mars 2019, la Commission d’enquête créée par (l’actuel) président (Adama) Barrow fait part de ses premières découvertes. Elle estime à près de 360 millions de dollars les fonds détournés (…).  Société de télécommunications, Banque centrale, fonds de pension, Bureau d’aide sociale… rien n’échappe à l’avidité de Yahya Jammeh. L’ancien maître du pays avait constitué un vaste réseau comprenant des hommes d’affaires étrangers qui l’aidaient dans ses transactions illicites et la mise en place de sociétés écrans..»

    En mai de l’année dernière, Jeune Afrique se faisait l’écho de la Conférence internationale pour la Gambie qui s'est tenu à Bruxelles, sous l’égide de la la vice-présidente de l’UE Federica Mogherini, du commissaire européen à la Coopération internationale et au développement, Neven Mimica, et du président gambien, Adama Barrow. «Dix organisations internationales – parmi lesquelles l’Union européenne, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale et la Banque islamique de développement – et 43 partenaires bilatéraux (Canada, Chine, Qatar ou encore Maroc) étaient réunies pour se prononcer sur leur soutien financier au Plan national de développement gambien»,  pour un montant annoncé de 1, 45 milliard de dollars. Pour sa part, «L’Union européenne (…) s’est engagée à débloquer 140 millions d’euros d’ici 2020, « une somme qui s’ajoute aux 225 millions d’euros mobilisés depuis le début de la transition » et «la France a annoncé une aide de 50 millions d’euros. »

    Alors redisons-le : en Afrique même, constate Bruno Gollnisch le développement de l’islamisme radical n’est pas uniquement le fait du prosélytisme de l’Arabie saoudite ou du Qatar qui financent l’envoi de prêcheurs, les mosquées et autres écoles coraniques. Cette idéologie prospère aussi sur le spectacle de la corruption des potentats africains qui pillent les ressources de leur pays, se moquent du bien être de leur peuple. Le tout, souvent, avec la complicité,  l’argent des occidentaux…et de l’Union européenne, c’est-à-dire en partie avec l’argent des contribuables français. Là aussi, il faudra urgemment changer de logiciel.

    https://gollnisch.com/2019/05/13/changer-de-logiciel-et-vite/

  • « Décret Salvini » : les navires sauvant les migrants en Méditerranée menacés d’amende en Italie

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    Le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a l’intention de faire payer une amende de 3.500 à 5.500 euros pour chaque migrant conduit dans un port de la péninsule par un navire qui n’aurait pas respecté les consignes de la coordination des secours.

    […]Un texte qui permet à Matteo Salvini de renforcer son pouvoir sur cette question en étendant les prérogatives de son ministère aux dépens de celui des Transports. De quoi permettre d’interdire plus facilement et drastiquement l’entrée d’un bateau dans les eaux territoriales italiennes. A cela s’ajoute l’intention de faire payer une amende de 3.500 à 5.500 euros pour chaque migrant conduit dans un port de la péninsule par un navire qui n’aurait pas respecté les consignes de la coordination des secours. Une coordination le plus souvent confiée à la Libye, pays en guerre et qui ne respecte pas, ou très peu, les normes censées préserver les droits humanitaires les plus élémentaires.

    « C’est absurde, c’est comme si on faisait payer les ambulances qui transportent des patients vers un hôpital », a réagi la responsable de Médecins sans frontières en Italie. Son organisation, qui a secouru – en trois ans avec cinq navires – 80.000 personnes aurait ainsi dû payer une amende de 440 millions d’euros… sachant que le programme pour secourir les vies humaines en danger en Méditerranée s’établit à 57 millions d’euros. Pour le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés, c’est tout l’inverse qu’il faut faire. Au lieu de criminaliser les ONG, il convient de renforcer les capacités d’aide au large des côtes. (…)

    lesechos.fr

    http://www.fdesouche.com/1205621-decret-salvini-les-navires-sauvant-les-migrants-en-mediterranee-menaces-damende-en-italie

  • Entreprise de récupération en tout genre

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    L’entreprise de récupération marche à bloc. C’est le côté résolument écolo de La République en marche. Récupération de Simone Veil, la semaine dernière, avec le lancement du « Pacte Simone Veil » pour les droits des femmes en Europe. « Vite, une idée », a dû lancer la candidate à son équipe de campagne en perdition. Marlène Schiappa, bonne copine et toujours là pour se faire mousser, comme le savon sous sa douche, a pointé son nez dans l’embrasure de la porte et, en cinq minutes, l’affaire fut conclue. Enfin, on imagine que cela s’est passé comme ça. Parfois, vous savez, l’Histoire de France ne tient pas à grand-chose. Alors, va pour le « Pacte Simone Veil » ! D’autant que, dans la liste fatale, on a l’un des deux fistons de celle qui conduisit, il y a tout juste trente ans, la liste Le Centre pour l’Europe aux élections européennes. Et puis, la petite entreprise de récupération s’est déplacée jeudi, journée de l’Europe, au Panthéon pour saluer la mémoire de l’ancien ministre de Giscard et Chirac. Le jour même, des militants parisiens de La République en marche distribuaient une affiche, avec le portrait de Simone Veil, qui en appelait à un rassemblement devant le Panthéon à l’occasion de la fête de l’Europe. L’équipe de campagne de la liste Renaissance se justifia en déclarant qu’il ne s’agissait pas d’une affiche de la campagne. Au temps pour nous…

    La veille, 8 mai, c’était Macron qui avait pris lui-même les commandes de la machine à récupération, sans doute involontairement, mais il n’est pas interdit d’avoir de la chance de temps en temps et de l’exploiter. Devant la statue du général de Gaulle, ce fut l’échange entre le Président et, non pas le, mais l’un des quatre petits-fils du Général qui portent le nom du fondateur de la VeRépublique (les quatre fils de l’amiral de Gaulle, dont l’un, Charles, fut député au Parlement européen en 1999 sous l’étiquette… Front national). Échange, donc, entre le Président et Yves de Gaulle : « La République va bien… grâce à vous », déclare le petit-fils, après que le Président a demandé des nouvelles de la santé de l’amiral de Gaulle. Un rayon de soleil pour le Président en cette matinée pluvieuse sur des Champs-Élysées où il y avait plus de militaires et de policiers que de badauds venus voir la cérémonie commémorative. Au passage, heureusement que la République va bien. Qu’est-ce que cela serait si elle allait mal ?

    À croire, en tout cas, que quelques miettes de paroles d’un descendant d’illustre Français ou sa simple présence sur une liste électorale, même en queue, valent de l’or. Les liens du sang auraient encore du sens, nous voici donc rassurés. Mais s’il prenait l’idée géniale, à un membre de l’équipe de campagne de Renaissance, de trouver un descendant de Charlemagne, grand ancêtre de l’Europe, pour soutenir Nathalie Loiseau, il se trouvera bien quelqu’un pour leur rappeler que 90 % des Français descendraient de l’empereur à la barbe fleurie. Cela dit, Emmanuel Macron peut être tranquille pour sa mémoire posthume : dans trente ou cinquante ans, le problème ne se posera pas.

    Georges Michel

    https://www.bvoltaire.fr/entreprise-de-recuperation-en-tout-genre/

  • Quand l’Europe s’éveillera… La Chine s’esclaffera !

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    Par Guillaume Berlat

    Ex: https://www.les-crises.fr

    « Les temps changent. On ne sait pas quand, mais c’est toujours avant qu’on s’en aperçoive » (Catherine Breillat, cinéaste, romancière). Les temps changent, le ton change. Hier bénie, aujourd’hui (presque) honnie. Tel est le traitement que subit désormais la Chine. Au moment où le président chinois, Xi Jinping effectue une brève visite en Europe (Italie, Monaco1, France) en cette dernière décennie du mois de mars 2019, les critiques pleuvent comme à Gravelotte sur l’Empire Céleste2. Violations répétées des droits de l’Homme (Cf. contre les Ouigours ou contre l’ex-président d’Interpol, Meng Hongwei …), visées hégémoniques en Asie, en Afrique, voire en Europe à travers l’initiative des « Nouvelles routes de la soie »; violations graves des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC basée à Genève) en pratiquant une concurrence déloyale, espionnage à grande échelle (Cf. critiques portées contre le géant des télécommunications Huaweï au moment où il concourt au marché de la 5G)…

    Telles sont les philippiques qui reviennent le plus souvent, de manière inattendue, dans la bouche des dirigeants occidentaux, européens avec une certaine insistance depuis quelques dernières semaines. Les mêmes qui ne tarissaient pas d’éloge sur l’Empire Céleste, il y a peu encore. Comme si la guerre commerciale contre la Chine dans laquelle s’est lancée Donald Trump avait enfin décillé les yeux de la Belle au Bois Dormant qui a pour nom Europe sur les visées de Pékin. Le temps n’est plus au libéralisme échevelé, à la candeur rafraichissante. Le temps serait plutôt au patriotisme économique, à la Realpolitik, à la défense des intérêts bien compris. Mais, l’Europe (l’Union européenne) divisée et sans cap est-elle bien armée pour mener à bien ce combat contre la puissance montante du XXIe siècle ?3 Puissance normative incontestée, l’Europe est et restera encore longtemps une impuissance stratégique.

    ***

    3898159176.jpgL’EUROPE : UNE PUISSANCE NORMATIVE

    Pour tenter de comprendre l’impasse structurelle dans laquelle se trouve l’Union européenne, il est indispensable de se pencher sur la philosophie générale qui a présidé à sa création (la paix par le droit) pour être en mesure d’apprécier la conséquence de cette démarche (la construction par le vide).

    La paix par le droit : une nouvelle utopie.

    Faut-il le rappeler, comme le Conseil de l’Europe en 1949, l’Union européenne s’est construite sur le mantra de la paix par le droit (celui qui avait si bien fonctionné à l’époque de la SDN…) ! Par sa force intrinsèque et quasi-divine, la norme est censée résoudre tous les problèmes de l’Europe de l’après Seconde Guerre mondiale, de la Guerre froide, de l’après-Guerre froide et de la nouvelle Guerre froide. Ni plus, ni moins La construction européenne – du traité de Rome au traité de Lisbonne – s’est reposée sur d’énormes conventions internationales que seuls quelques initiés – dont ni vous, ni moi ne sommes – parviennent à comprendre et à interpréter. À Bruxelles, les hommes forts (les fortes femmes) de la Commission et du Conseil sont les juristes. Ils pondent en permanence de nouvelles normes et traquent l’État délinquant soit celui qui ne respecte pas les valeurs du machin (Hongrie, Pologne, Roumanie), soit celui qui viole les sacro-saintes règles budgétaires (Grèce, Italie, voire France)4. L’Europe à 28/27 n’a toujours ni cap, ni affectio societatis alors même qu’elle est secouée par des vents mauvais tant à l’intérieur (feuilleton sans fin du « Brexit »montée du sentiment national, croissance atone, phénomènes migratoires non contrôlés, terrorisme…) qu’à l’extérieur (Diktats américains, arrogance chinoise, cavalier seul russe, déclin de l’Occident…). « Cette non-personne pèse de l’extérieur, sans habiter notre intérieur »5.

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  • L’immigration est le sujet de préoccupation n°1 des Français dans un sondage Harris Interactive qui place le RN en tête des intentions de vote aux Européennes

    Selon le sondage Harris Interactive du jour, le Rassemblement National reste en tête des intentions de vote aux Européennes  devant En Marche, et le sujet de préoccupation n°1 des Français reste l’immigration, devant le pouvoir d’achat, les impôts, l’environnement et le terrorisme.
    – 12 mai 2019

    http://www.fdesouche.com/1205491-limmigration-est-le-sujet-de-preoccupation-n1-des-francais-dans-un-sondage-harris-interactive-qui-place-le-rn-en-tete-des-intentions-de-vote-aux-europeennes

  • Emmanuel Macron tente de sauver une liste en perdition

    Ainsi donc, Narcisse-Jupiter qui prétendait mener les Français vers le Nouveau Monde, qui se voulait le champion du progressisme européen, se retrouve dans l’étroit champ du combat des partis, à fixer, pour enjeu aux élections européennes, de ne pas offrir la première place au Rassemblement national.Il clame qu’il va y mettre toute son énergie. 
    C’est pathétique et dérisoire sur tous les plans. 
    Un président de la République ne doit pas laisser choir sa fonction au niveau des guerres partisanes. C’est vrai que lui n’a jamais été que l’homme de son parti, une formation artificielle, dénuée de racines, mais disposant de moyens étonnants dès sa création en raison de dons généreux. 
    Une formation narcissique, dont les initiales reprennent celle du « chef », sans que les courtisans médiatiques n’en soulignent le ridicule.
    Pour ceux qui avaient confondu le brio superficiel et l’arrogance d’E.M. avec de l’intelligence, c’est une autre déception. 
    Voilà des lustres que la gauche, et ce qu’on appelle « la droite », suiveuse selon son habitude, brandissent l’épouvantail du Front – devenu Rassemblement – national. 
    Voilà des années que les Français sont appelés à voter contre lui plutôt que pour un homme ou des idées. 
    Voilà, pourtant, qu’il progresse au point de devenir le parti qui, même isolé, récolte le plus de voix sans avoir un nombre de députés en proportion ni s’être vu confier la présidence d’une région. 
    Le « génial conducteur » en est donc acculé à sortir le vieil anathème pour tenter de sauver un parti en perdition, tandis que celle qui conduit la liste « présidentielle », dont les espérances se situent à 1 Français sur 5 des 40 % qui comptent voter, vole lourdement d’une gaffe à une autre, de blitzkrieg en D-Day.
    Mesure-t-on la chute de celui qui appelait l’Europe progressiste à se rallier à son panache, déjà quelque peu rabougri, et qui se trouve renvoyé dans ses buts pour éviter de se prendre une dérouillée à domicile ? 
    Elle est sévère et même vertigineuse, tant les résultats ne sont pas au rendez-vous alors que la plupart des pays européens tirent un bénéfice plus évident, en matière de chômage, par exemple, d’un contexte mondial favorable. 
    Qui plus est, la méthode est insoutenable.
    Monseigneur distribue sa manne au bon peuple selon son bon vouloir. 
    Mais les Français ne sont pas idiots. 
    Ils ont compris que l’occupant de l’Élysée le croyait et parfois leur disait. 
    Le technocrate joue avec les clefs de l’économie comme un enfant avec un jouet tout neuf. 
    Mais ce jeu ne soulève pas la confiance et l’espoir, qui sont les ressorts d’un redressement économique. 
    Les Français savent que toutes les mises se font avec leur argent, celui de leurs impôts, et que, dans le meilleur des cas, on ne leur rend que ce qu’on leur a pris. 
    La gesticulation sur l’argent des retraités est psychologiquement insupportable. 
    Elle consiste à user, selon le bon plaisir d’un jeune homme, bien loin d’avoir fait ses preuves, de ce qui, dans l’esprit des pensionnés, est le juste retour d’une vie de travail, le respect d’un contrat moral qu’ils n’acceptent pas de voir déchirer. 
    Quant à l’alibi écolo pour justifier l’augmentation des taxes, il y a longtemps que le bobard est éventé.
    Les élections européennes sont proportionnelles. 
    Elles envoient au « Parlement » européen des députés qui auront à jouer un rôle pour briser ou maintenir l’engrenage mondialiste de destruction des souverainetés nationales, pour briser ou maintenir une mécanique de moins en moins démocratique parce qu’elle retire aux peuples le pouvoir de décider de leur avenir, pour confier celui-ci à une technocratie dominée par des lobbies, et insoucieuse de maintenir l’identité culturelle des peuples européens, une technocratie qui veut seulement des travailleurs au rabais. 
    Ce débat-là est le seul qui vaille, et c’est ainsi qu’il faut le poser. 
    Christian Vanneste

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/05/emmanuel-macron-tente-de-sauver-une.html

  • Debout La France c’est comme dans Koh Lanta : « à la fin, il n’en restera plus qu’un! »

    Debout La France c’est comme dans Koh Lanta : « à la fin, il n’en restera plus qu’un! »

    C’est au tour de Yasmine Benzelmat, Conseillère Régionale IDF, d’être exclue du parti de Nicolas Dupont-Aignan :

    Yasmine Benzelmat@YasmineBenzelma

    Comme dans « à la fin, il n’en restera plus qu’un! ». J’ai reçu aujourd’hui mon brevet de respectabilité pour mon engagement à œuvrer pour l’ . Quelle grande fierté !

    83 personnes parlent à ce sujet

    https://www.lesalonbeige.fr/debout-la-france-cest-comme-dans-koh-lanta-a-la-fin-il-nen-restera-plus-quun/

  • Encore un membre de DLF qui appelle à voter Rassemblement National

    Encore un membre de DLF qui appelle à voter Rassemblement National

    Après Nicolas DhuicqRobert Ménard et Chetail Norbert, c’est Virginie Angevin, membre du bureau national de Debout la France, qui appelle à soutenir la liste RN :

  • Le trucage des choix binaires

    6a00d8341c715453ef0240a45c7792200c-320wi.jpgEn septembre 2012, pour la première fois de son histoire électorale, mon village préféré avait placé en tête une candidate classée, par les politologues et les commentateurs politiquement corrects, à l'extrême droite de l’échiquier politique. Cette modeste petite commune entre Touraine, Beauce et Berry organise chaque année une sympathique fête que l'on a instituée, au cours des siècles, presque dans toute la France autour de la Saint-Gilles. Comme j'avais accepté que mon champ serve, pour la circonstance, de parc de stationnement aux voitures trop nombreuses, on me fit ce jour-là l'honneur de la table du maire.

    Je me suis donc enhardi à questionner timidement les membres du conseil municipal quant aux motivations de leur vote.

    Ils n'avaient certainement pas été influencés par la lecture des éditoriaux de la Nouvelle République du Centre-Ouest[1].

    Il apparaissait clairement que le vote protestataire ne se préoccupait en aucune manière des programmes respectifs. Personne n'envisageait même ni l'hypothèse d'une victoire électorale, ni de la formation du prochain gouvernement.

    Il s'agissait simplement, dans l'esprit de mes interlocuteurs, de dire le mot de Cambronne au duel Coca-cola contre Pepsi-cola, de Dupont et Dupond, rebaptisés cette année-là Hollande et Sarkozy. Basta. Peu leur importait l'emballage et l’étiquetage du refus.

    On se demande si dans la prétendue campagne européenne en cours, et pour des raisons de pauvres calculs de politique intérieure on ne cherche pas à rejouer cette partie de manille

    Pas plus qu'aucun parti ne peut se prévaloir du monopole de la France, le gouvernement de Paris ne dispose du monopole du sentiment européen. Réduire, une fois encore, le choix des électeurs à un duopole que tout le monde désormais rejette en fait, c'est favoriser le plus redoutable des concurrents : le taux d'abstention qui semble bien dans les sondages actuels pouvoir atteindre 60 % ; une écrasante majorité. C'est aussi se préparer à affaiblir l’influence du pays au sein d'un parlement et d'un conseil des États, au sein desquels l'un comme l'autre des candidats monopolistes se retrouveront isolés.

    En ce 9 mai, on célèbre à Bruxelles, particulièrement dans les bureaux des institutions, le souvenir de la déclaration de Robert Schumann de 1951. Venant après le congrès de La Haye de mai 1948, il s'agit du point de départ d'un processus qui a conduit avec bien des virages, 40 ans plus tard, à l'amorce de fédéralisme de l'Union européenne. Leur auteur ne saurait, honnêtement, être présenté comme un agent américain[2]. Mosellan et chrétien, il souhaitait le rapprochement des peuples européens et la fin des guerres fratricides, dont les siens plus que d'autres ont tant souffert.    Si on mesure le chemin effectivement parcouru, on peut s'étonner, comme le fait un Jean-Dominique Giuliani, actuel président de la Fondation Robert Schuman[3], que "personne n’ose dire que l’Union européenne est un immense succès."

    Un tel jugement peut paraître excessif, voire propagandiste. Mais il mérite réflexion.

    On peut et on doit regretter que, depuis le vote de l'assemblée parisienne en 1954, l'Europe ne dispose pas encore des moyens militaires de sa sécurité. Merci au président Trump d'aiguillonner par ses foucades et ses menaces la prise de conscience de nos opinions publiques dans ce domaine.

    On peut et on doit regretter que la bobocratie, nullement inhérente aux institutions européennes, pollue la culture, l'éducation, les conceptions morales, etc.

    En revanche on peut et on doit constater que la vie quotidienne des Européens est devenue suffisamment enviable pour attirer, évidemment en surnombre, des millions de candidats à l'immigration.

    On peut et on doit se féliciter que nous nous rêvions plus de nous entre-tuer entre Européens. Les vrais patriotes d'aujourd'hui se préoccupent plutôt de s'unir face aux dangers communs, et notamment face aux menaces évidentes de l'islamo-terrorisme ou de la dictature impérialiste de Pékin.

    Tout cela devrait sérieusement figurer dans les enjeux d'une campagne électorale qu'on nous présente pour européenne mais qui ressemble furieusement, hélas, à de médiocres comices réduits à l’Hexagone.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Ceux qui connaissent ce journal, l'un des plus médiocres parmi les quelque 80 petits monopoles franc-maçonnards locaux qui se partagent l'Hexagone, n'en douteront pas.
    [2] pas plus que le comte de Coudenhove-Kalerghi, autre victime d'une désinformation polémique constante. cf. l'article publié en 2016 par Ch. Tasin : "Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de plan Kalergi"
    [3] cf. entretien avec Jean-Dominique Merchet.

    https://www.insolent.fr/2019/05/le-trucage-des-choix-binaires.html

  • Récupération politique: Anciennes et nouvelles tentatives de justifier l’hégémonie des USA et de l’UE

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    par Karl Müller

    Ex: http://www.zeit-fragen.ch/fr

    Dans un livre publié en 1999 par le journaliste et chroniqueur américain au «New York Times» Thomas L. Friedman («Understanding Globalisation. Between Marketplace and World Market» [Comprendre la mondialisation. Entre la place du marché et le marché global]) figure le chapitre intitulé «The Geopolitics of Globalisation». On peut y lire «l’importance des Etats-Unis pour le monde à l’ère de la globalisation». La «plus grande partie du monde» aurait «compris que le monde serait beaucoup moins stable sans la force des Etats-Unis». Une «mondialisation durable» exige une «structure stable du pouvoir» et aucun pays n’y joue «un rôle plus important que les Etats-Unis». Cette «stabilité» repose également sur «la puissance des Etats-Unis et leur volonté de l’utiliser contre quiconque menace le système globalisé – de l’Irak à la Corée du Nord»: «La force invisible faisant prospérer la technologie du Silicon Valley est constituée par l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine et les marines étatsuniens». Et de continuer: «Sans la politique étrangère et de défense active des Etats-Unis, le système globalisé ne peut être maintenu.»

    De Friedman à la consternation de Snowden …

    Dans le film de 2016 d’Oliver Stone sur Edward Snowden, on assiste à une scène significative. Snowden a été invité à une réunion avec de hauts responsables du renseignement américain. Il demande à l’un de ces agents du renseignement pourquoi de très nombreux millions de personnes dans le monde entier sont espionnés en cachette. La réponse qu’il obtient est que tout cela n’a qu’un seul but: rendre le monde plus sûr et prévenir les guerres. Pour cela, le monde a besoin des Etats-Unis et de leurs services de renseignement.

    … jusqu’à Robert Kagan

    Robert Kagan, leader d’opinion néoconservateur des Etats-Unis, époux de Victoria Nuland (co-responsable du coup d’Etat de 2014 en Ukraine) et membre du Council on Foreign Relations, a publié dans le mensuel Foreign Affairs d’avril 2019 un article sur l’Allemagne, l’UE et les Etats-Unis. Le titre: «The New German Question. What Happens When Europe Comes Apart?» [La nouvelle question allemande. Que se passe-t-il lorsque l’Europe quitte le droit chemin?]. Le raisonnement se base sur les constructions suivantes: la création du Reich allemand en 1871 a créé au centre de l’Europe un foyer à troubles trop puissants, plongeant l’Europe et le monde dans deux guerres mondiales. Après 1945, il fut possible de stabiliser ce foyer à troubles – grâce à la garantie sécuritaire américaine pour l’Europe et à la politique européenne des Etats-Unis, grâce au système de libre-échange international dirigé par les Américains, grâce à une vague démocratique en Europe émanant des Etats-Unis et, notamment aussi, grâce à la lutte contre le nationalisme européen des USA, de l’UE et de ses organisations précédentes. Selon Kagan, dans la situation actuelle, tout cela n’est plus garanti et suscite donc de vives inquiétudes – notamment en prenant en compte l’Allemagne future.

    Tentatives de justification de l’hégémonie américaine …

    A ces trois tentatives de justifier l’hégémonie américaine dans le monde ainsi que l’élargissement du pouvoir de l’UE et de ses organisations prédécesseurs en Europe au cours des deux dernières décennies, on pourrait en ajouter de nombreuses autres. Toutes ont en commun qu’elles ne résistent pas à un examen pertinent – même si elles sont toujours et encore maintenues.

    … et de l’UE

    Du 23 au 26 mai se tiennent dans les Etats membres de l’Union européenne les élections des députés au «Parlement» européen pour un nouveau mandat de cinq ans. La campagne électorale bat son plein. Les arguments justifiant de telles élections et les activités de cette assemblée de l’UE – en réalité, il ne s’agit pas d’un réel Parlement, car il lui manque des conditions préalables essentielles – ainsi que l’UE dans son ensemble sont apparemment très minces. C’est pourquoi les propagandistes recourent à des fantasmes et des distorsions historiques. Ils sont assistés par les «alliés» étatsuniens ayant depuis 1945 un intérêt manifeste à affaiblir les Etats-nations européens et souverains en leur imposant ce qu’ils appellent, par euphémisme, «globalisation». En réalité, ils ne craignent pas le «nationalisme» – cette notion est elle aussi mise en scène et instrumentalisée quand elle semble «utile» –, mais les fondements constitutionnels à caractère libéral, démocratique, juridiques et sociaux des Etats souverains représentés dans une «Europe des patries». Une UE gouvernée de haut en bas leur semble être un vassal plus maniable.

    L’incendie de «Notre-Dame» a déclenché un engouement …

    L’abus pour l’engouement de l’incendie et du débat autour de la reconstruction et du financement de la cathédrale «Notre-Dame» de Paris pour la campagne électorale actuelle est absurde. La revue de presse du Deutschlandfunk du 17 avril constatait «que le thème dominant des commentaires du jour était l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris» suivi d’un certain nombre de citations.La «Frankfurter Allgemeine Zeitung» a écrit: «L’incendie du 15 avril 2019 à Paris restera dans les annales. Il a frappé le symbole d’un pays déchiré et divisé. Depuis novembre, le mouvement des Gilets jaunes avec ses protestations partiellement violentes a forcé les dirigeants de l’Etat de sortir de la réserve. Suite à une évolution totalement inattendue de l’Histoire, l’incendie catastrophique survenue juste avant les fêtes de Pâques, a imposé un moment d’arrêt à la France. Brièvement, l’horreur de la cathédrale Notre-Dame en flammes a créé une cohésion ayant cruellement fait défaut ces derniers mois».La «Neue Osnabrücker Zeitung» a réagi ainsi: «Dans l’horreur commune, de nombreuses personnes ont redécouvert les forces unificatrices des valeurs, de la cohésion et même de la beauté. Maintenant, cette catastrophe libère des énergies inattendues. Soudainement, les valeurs se retrouvent au-dessus du marché qui semblait tout dominer. Les familles milliardaires Pinault et Arnault veulent à elles seules faire don de trois cents millions d’euros pour la reconstruction. L’argent s’incline devant la culture. Ce n’est pas le moindre des messages transmis suite à ce malheur. Plus important que l’argent est le fait que l’Europe ait trouvé, avec la reconstruction, une tâche commune. Cela unit à nouveau.»
    La «Stuttgarter Zeitung» écrit: «‹Nous les reconstruirons ensemble›, a annoncé le président Macron. Il ne fait aucun doute que Notre-Dame brillera à nouveau, un jour, dans toute sa nouvelle splendeur. Ce qui fut possible à Reims et à Rouen où les cathédrales détruites pendant la guerre furent merveilleusement restaurées, se répétera à Paris. Mais les propos de Macron vont au-delà des aspects financiers et techniques. Ils témoignent de l’espoir que ce choc puisse être salutaire et réunisse à nouveau la nation.»

    … pour un «sentiment du vivre-ensemble européen» à l’américaine

    Le «Reutlinger General-Anzeiger» renchérit dans les termes suivants: «Il se peut que le terrible incendie ait fait prendre conscience à l’un ou l’autre qu’il existe quelque chose comme une conscience européenne et un sentiment de solidarité au-delà des égoïsmes nationaux. Si tout le monde se réunit pour aider, la reconstruction pourra réellement réussir. Notre-Dame ne sera plus jamais la même, mais elle pourrait devenir un symbole de la solidarité européenne.»Finalement, il y a encore les «Westfälische Nachrichten»: «Notre-Dame étant un patrimoine européen commun, la reconstruction – comme ce fut le cas autrefois avec la Frauenkirche à Dresde – est une tâche commune pour tous les Européens. Ce serait une lueur d’espoir dans cette catastrophe, si la douleur vécue ensemble conduisait à un sentiment de communauté français et européen.»Que les plumes s’alignent toutes sur la même idée peut avoir deux raisons: soit tous les éditorialistes tirent dans le mille, soit il s’agit de tout autre chose, par exemple d’une campagne médiatique coordonnée et orientée politiquement.  

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/05/09/recuperation-politique-anciennes-et-nouvelles-tentatives-de-6149646.html

  • L’Agrif appelle à ne pas voter pour la liste Loiseau le 26 mai

    L’Agrif appelle à ne pas voter pour la liste Loiseau le 26 mai

    De Bernard Antony :

    En se substituant à la pitoyable Nathalie Loiseau pour la conduite de la campagne pour les élections européennes, Emmanuel Macron ne prouve pas seulement que la tête de liste qu’il a désignée pour son parti n’est qu’une potiche choisie pour sa médiocrité afin de ne pas lui faire ombrage. Car à peu près tout le monde savait bien cela.

    Ce qu’il met en jeu, c’est l’approbation ou le refus de sa politique, qui n’est pas seulement celle de sa conception eurocratique de déconstruction nationale mais celle de son idéologie de radicale déconstruction de la famille et de la société. En effet, après la loi Veil sur l’avortement et la loi Léonetti sur l’interruption de fin de vie, portant atteinte au respect de la vie innocente, après la loi Taubira de dénaturation du mariage, voilà que les nouvelles dispositions d’extension de la PMA aux couples de femmes, en préparation pour le mois de juillet, constitueront un nouveau pas dans la barbarie du meilleur des mondes. C’est une fois encore un détournement fondamental de l’assistance médicale à la personne qui va être légalisé dans une rupture radicale du droit de la filiation. Avant-dernière étape de la déconstruction familiale avant l’instauration de la GPA, c’est-à-dire de la marchandisation-location des ventres de mères « porteuses ». Avec les autres prosélytes de toutes orientations sexuelles dans son gouvernement, M. Macron se veut et s’avère ainsi un réalisateur de l’idéologie, simultanément abortive, euthanasique et LGBT, de mépris de la nature humaine, de la loi naturelle et de la vie. Non seulement, bien sûr, sa politique a pour effet de démolir l’identité culturelle française et chrétienne de notre nation mais, pire encore, elle est celle d’une néo-barbarie de déni des fondements mêmes de la société humaine, de déni de l’humanité.

    Sur cela, l’AGRIF  dont la vocation n’est pas de prendre parti dans les débats politiciens, est profondément interpellée. La gouvernance d’Emmanuel Macron non seulement laisse proliférer le racisme antifrançais et le racisme antichrétien mais elle est celle du racisme que l’on peut qualifier comme le plus absolu : le racisme antihumain du « meilleur des mondes » tel que véritablement prophétisé par Aldous Huxley et Georges Orwell.

    L’AGRIF se voit donc dans l’obligation d’appeler à surtout ne pas voter le 26 mai pour la liste de madame Loiseau puisque c’est dans son soutien, étape de sa stratégie déconstructiviste, que s’implique personnellement et frénétiquement le nuisible président de la République.

    https://www.lesalonbeige.fr/lagrif-appelle-a-ne-pas-voter-pour-la-liste-loiseau-le-26-mai/

  • Jean-Yves Le Gallou : «Il pourrait y avoir une politique européenne restrictive à l’immigration»

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    Jean-Yves Le Gallou, fondateur de l’institut Polemia, était l’invité politique de l’Info avec Stéphanie De Muru, sur RT France, le 9 mai.

    Il réagit aux propos de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, qui a affirmé que l’immigration est «un phénomène mondial» qui ne peut pas être arrêté.

    Selon lui, des solutions existent contre «l’invasion migratoire» à l’échelle des Etats comme à l’échelle européenne, à condition d’appliquer des «législations moins attractives».

    https://fr.novopress.info/214501/jean-yves-le-gallou-il-pourrait-y-avoir-une-politique-europeenne-restrictive-a-limmigration/

  • Emmanuel Macron en croisade contre le Rassemblement National – Journal du 10 mai 2019

     

    Emmanuel Macron en croisade contre le Rassemblement National

    Alors que La République En Marche est à la peine dans les enquêtes d’opinion, le président de la République vole au secours de Nathalie Loiseau et entend faire du scrutin un duel entre sa formation et le Rassemblement National.

    France Télécom: la défense fait la sourde oreille

    Dix ans après la vague de suicides survenue à France Télécom, l’ex-PDG de l’entreprise, Didier Lombard, a exprimé sa tristesse mais a nié toute responsabilité lors de l’ouverture du procès. Une stratégie périlleuse en pleine période de contestation sociale.

    Anne Hidalgo refait surface

    A un peu plus d’un an des élections municipales, le maire de Paris, Anne Hidalgo, pourrait déjouer tous les pronostics. Alors que son action est critiquée de toute part, les divisions chez ces opposants jouent en sa faveur.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/emmanuel-macron-en-croisade-contre-le-rassemblement-national-journal-du-10-mai-2019

  • Un entretien entre Vincent Vauclin, tête de liste Reconquête, et Franck Buleux

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    Source Meta infos cliquez ici

    Trente-trois listes validées par le ministère de l’Intérieur, dont la Liste de la Reconquête que vous emmenez. Comment vous différenciez-vous des autres listes pour attirer des électeurs ?

    Trente-trois listes, c’est effectivement un record. Dans une telle confusion, et avec des moyens très modestes, nous avons la lourde tâche de faire connaître notre liste aux électeurs et surtout d’en démontrer la légitimité. Car ce qui nous différencie, c’est le sens de notre candidature : loin des carriéristes, des girouettes et des démagogues, nous réunissons une nouvelle génération de Français de toutes conditions, des militants nationalistes et patriotes venus de partout, des élus locaux, des gilets jaunes de la première heure. Nous assumons un discours de vérité sur la situation de notre pays, et nous avons l’audace de porter des propositions que personne d’autre que nous n’aurait le courage d’assumer. En résumé, on se bat pour la France, et non pour des places.

    L’intitulé de votre liste rappelle La Reconquista et votre mouvement Dissidence Française me rappelle ceux qui luttaient contre le pouvoir soviétique en publiant des Samizdats. Il y a un continuum entre vos positions et ces deux combats historiques ? 

    Ces deux parallèles historiques sont tout à fait pertinents et l’Histoire semble se répéter. Comme la péninsule ibérique du VIIIème siècle, nous vivons bien une invasion migratoire doublée d’une islamisation rampante. Comme les pays de l’Est du XXème siècle, nous sommes effectivement sous le joug d’un système répressif et totalitaire.

    Seules les échelles et les méthodes ont changé. Je dirais même que ces dernières sont plus pernicieuses qu’autrefois. Car cette invasion migratoire ne s’opère plus par les armes, mais par le truchement d’une immigration massive, de naturalisations systématiques et d’une démographie galopante. Elle ne concerne plus seulement l’Espagne mais l’ensemble du continent européen. Elle n’est plus le fait d’un rapport de force militaire, mais le résultat de la trahison délibérée des élites européennes. Quant au totalitarisme d’aujourd’hui, il se manifeste davantage par une propagande omniprésente, un moralisme frelaté et un endoctrinement médiatique que par des barbelés, des miradors et des miliciens à chaque coin de rue. Il n’y a certes plus un parti unique, mais des partis semblables qui donnent l’illusion du pluralisme alors que tous se sont alignés sur l’idéologie officielle, libérale et libertaire, mondialiste et cosmopolite.

    Votre volonté est-elle de concurrencer d’autres listes ou de créer une dynamique auprès d’électeurs déçus ou/et fréquentant rarement les isoloirs ?

    Notre but est tout simplement de faire entendre une autre voix, de proposer une alternative à ces partis aseptisés qui naviguent à vue au gré des sondages, qui sont déconnectés du pays réel et intégralement soumis au politiquement correct. Il ne faut pas aller chercher plus loin la cause de l’abstention croissante, et de l’épisode des Gilets Jaunes. Notre pays traverse une profonde crise de représentation politique, précisément parce qu’entre les partis du Système, il n’y a que des différences de degrés et non de nature. Nous avons donc l’ambition de brusquer le conformisme ambiant et de proposer une offre politique radicalement nouvelle.

    Avez-vous des alliés au sein de l’Union européenne ? Au-delà de cette question, quelle est votre position par rapport aux instances européennes et à leur éventuelle évolution ? 

    Ces dernières années, nous avons eu l’occasion de tisser des relations au-delà de nos frontières, avec le NPD en Allemagne par exemple, dont j’ai récemment rencontré l’ancien président et eurodéputé Udo Voigt au Parlement Européen, mais aussi avec des camarades de CasaPound et de Forza Nuova en Italie, ou encore Nation en Belgique, sans oublier l’Espagne, la Suisse, la Pologne et la Hongrie où nous avons des interlocuteurs et des amis. 

    Pour répondre à la seconde partie de votre question, je pense que l’idée d’une coopération entre des nations qui partagent un espace civilisationnel et un héritage commun n’est pas mauvaise en soi. Elle répond d’ailleurs à une logique incontournable à l’heure de la mondialisation. Compte-tenu des enjeux démographiques et technologiques, écologiques et économique, considérant l’émergence d’un monde multipolaire constitué en blocs continentaux plus ou moins antagonistes, l’idée européenne est plus actuelle que jamais. Mais les institutions européennes sont dévoyées, le Parlement Européen est une fiction qui dissimule la toute-puissance des lobbies et des groupes de pression. L’UE est ainsi devenue un carcan pour l’ensemble des nations européennes, mais aussi pour l’idée européenne elle-même. Une seule issue à la hauteur des enjeux : s’appuyer sur la défiance des peuples contre les technocrates de Bruxelles pour accomplir de l’intérieur un « putsch institutionnel » destiné à libérer l’Europe des féodalités qui l’étranglent et amorcer la reconquête de nos souverainetés. En résumé : contre la lobbycratie de Bruxelles, sortons l’Europe de l’UE !

    Une question très matérielle mais utile pour (certains de) nos lecteurs, j’en suis persuadé : aurez-vous des bulletins de vote en nombre suffisant, à la fois dans les plis officiels et l’ensemble des bureaux de vote ? Cette question renvoie aussi, fatalement, au coût, et donc au financement, de la campagne.

    Contrairement aux partis du Système, nous ne disposons ni de subventions publiques, ni de ressources occultes. Notre budget est donc nécessairement limité, et vos lecteurs ne trouveront probablement pas de bulletin de vote de la Liste de la Reconquête dans les plis officiels et dans les bureaux de vote. Cependant, ils pourront tout de même voter pour nous en téléchargeant et en imprimant chez eux le bulletin en question (qui sera bientôt en ligne sur notre site www.la-dissidence.org/eu2019). Ils pourront ainsi soutenir la seule liste antisystème de ce scrutin, et leur vote sera effectivement pris en compte dans les suffrages exprimés.

    Les élections européennes, pour essentielles qu’elles soient, seront terminées le 27 mai. Quels sont les objectifs de votre mouvement ? La DF va t-elle s’élargir puisqu’a priori votre liste a pour vocation d’élargir votre audience ? 

    En effet, l’objectif de la Dissidence Française est d’élargir son audience et de faire émerger durablement un pôle de droite alternative au sein duquel se retrouveraient toutes les tendances de notre famille politique. Cette nécessité part d’un constat très simple : nous ne sommes plus représentés, notamment par le RN de Marine Le Pen. Et alors que nos idées n’ont jamais été si actuelles et si nécessaires, nous ne pouvons nous résoudre à voter par défaut, ou à nous abstenir de participer à la vie politique. Je suis convaincu qu’il existe un espace politique, laissé vacant par la dédiabolisation du RN, qu’il s’agit d’occuper pour faire entendre plus largement nos propositions et proposer une alternative véritable au mondialisme libéral. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place.

    L’entretien a été réalisé par Franck Buleux.

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  • Nicolas Dhuicq sur la liste RN : “C’est la seule liste qui obéit à une cohérence interne, dans laquelle des gens ont la capacité de faire changer la politique au sein de l’Union européenne”

    Nicolas Dhuicq sur la liste RN : “C’est la seule liste qui obéit à une cohérence interne, dans laquelle des gens ont la capacité de faire changer la politique au sein de l’Union européenne”

    Suite à son interview dans l’Incorrect, Nicolas Dhuicq répond au micro de Boulevard Voltaire et précise sa pensée sur sa décision personnelle  de voter pour Jordan Bardella (RN) aux élections européennes :

    C’est la seule liste qui obéit à une cohérence interne, dans laquelle je connais des gens qui ont la capacité de faire changer la politique au sein de l’Union européenne. À mon sens, nous devons nous poser deux questions essentielles sur cette élection.

    Premièrement, la question des institutions. Cette Union européenne fonctionne sur trois jambes: la commission, le parlement et les conseils. La solution serait que le parlement ait la prééminence. La commission devrait être constituée de conseillers du prince et non pas de devenir le prince, comme elle l’est aujourd’hui. Deuxièmement, la question économique. Nous le voyons avec la situation économique de la Grèce. J’ai été très frappé par les échanges que j’ai eus avec une ancienne ministre que j’ai croisée en Crimée, lors du forum économique de Yalta. Elle m’expliquait que plusieurs dizaines de milliers de jeunes grecs diplômés quittaient leur pays parce qu’ils ne pouvaient pas trouver en Grèce des moyens de vivre décemment. En Espagne, 800 000 personnes sont sans logement. L’Espagne s’est dépêchée de rembourser les prêts qu’elle a reçus des pays européens pour essayer de récupérer au maximum son autonomie. Tout ceci me fait penser que nous sommes confrontés à une idéologie dominante qui s’appelle le néo-libéralisme. Je précise que ce n’est pas le libéralisme. Nous sommes là sous une logique néo-libérale qui vise à détruire l’État.

    Ces facteurs sont reliés à une vision portée par une Union Européenne qui consiste à reléguer le pouvoir politique dans de très grandes régions qui créera à terme des déséquilibres très inquiétants, qui nous mèneront à la violence avec un double traitement des citoyens, selon s’ils appartiennent à une région riche ou pauvre. En l’état actuel de mes réflexions, je rappelle qu’à mon sens la nation reste l’espace de solidarité structurant. De ce fait, la liste du Rassemblement national est la seule qui me semble avoir pris conscience de ces deux interrogations et qui apporte les réponses qui me satisfont le plus (…)

    Le seul vote qui me semble donc cohérent avec ma position idéologique est celui d’apporter mon soutien à la liste du Rassemblement national. Les personnes de cette liste ne sont du reste pas toutes inscrites dans un parti politique.

    https://www.lesalonbeige.fr/nicolas-dhuicq-sur-la-liste-rn-cest-la-seule-liste-qui-obeit-a-une-coherence-interne-dans-laquelle-je-connais-des-gens-qui-ont-la-capacite-de-faire-changer-la-politique-au-sein-de-l/

  • Suède : les limites de la société plurielle, un cinquième de la population est né à l’étranger

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    EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    En 2015, le pays de 10 millions d’habitants a reçu 160.000 demandeurs d’asile, un record en Europe proportionnellement à sa population, avant de fermer ses frontières.

    Certains Suédois font le constat amer suivant : la Suède a beaucoup changé ces dernières années et ils ont du mal à trouver leurs repères dans un pays où désormais un cinquième de la population est né à l’étranger, contre 11% il y a vingt ans.

    On perçoit l’inquiétude de voir la Suède renoncer à ses valeurs, notamment à l’égalité des sexes, au nom du respect de la diversité culturelle, de la liberté de culte, et de ne pas faire preuve de fermeté à l’égard des nouveaux arrivants, majoritairement de confession musulmane.

    https://fr.novopress.info/214503/suede-les-limites-de-la-societe-plurielle-un-cinquieme-de-la-population-est-ne-a-letranger/

  • Robert Ménard : “J’appelle à voter pour la liste conduite par Jordan Bardella, seule liste qui peut empêcher Macron de sortir vainqueur de ces élections”

    Robert Ménard : “J’appelle à voter pour la liste conduite par Jordan Bardella, seule liste qui peut empêcher Macron de sortir vainqueur de ces élections”

    Robert Ménard, un des premiers à avoir rejoint les Amoureux de la France en 2017 (devenus les amoureux de Nicolas Dupont-Aignan), annonce dans une vidéo qui sera diffusée au meeting du RN le 18 mai, quil appelle à voter pour la liste menée par Jordan Bardella au nom de l’union des droites :

    Pourtant partie prenante au lancement des Amoureux de la France, plateforme de précampagne lancée par le député de l’Essonne fin 2017, Robert Ménard annoncera ce samedi son soutien à la liste Rassemblement national, conduite par Jordan Bardella. «La seule liste qui peut empêcher Macron de sortir vainqueur de ces élections, ce qui serait insupportable», assure-t-il.

    Dans une vidéo de 6 minutes que Le Figaro s’est procurée et qui sera diffusée – du moins en partie -lors d’un meeting de Marine Le Pen et Jordan Bardella, le 18 mai, à Cers dans l’Hérault, le maire de Béziers, élu en 2014 avec le soutien du FN, liste les raisons de son choix. «Je voulais vous dire comme ça, face à face, pourquoi j’appelle à voter pour la liste conduite par Jordan Bardella», attaque-t-il drapeaux français et biterrois dans le dos. Outre le revirement du RN sur la sortie de l’Union européenne, l’édile justifie ce soutien en assurant que «seule» la liste RN «répond explicitement, comme il faut, à la question essentielle de l’immigration.» Il allègue également que les futurs eurodéputés RN «écouteront cette France des gilets jaunes que nous représentons à Béziers ou à Cers. Cette France souvent oubliée, méprisée, dont à Paris ou même à Montpelier on se fout.»

    ll y a fort à parier qu’il ne résiste pas au montage de la vidéo en vue de sa projection samedi: «Il y a un progrès par rapport aux listes précédentes (du RN). Car on s’achemine, même si ce n’est pas encore suffisant, vers cette union des droites pour laquelle nous nous battons, mon épouse Emmanuelle Ménard (députée de l’Hérault, NDLR) et moi, depuis des années. On ne gagnera pas si on ne réalise pas cette Union des droites.»

    Son épouse Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault, a aussi affirmé qu’elle “voterait utile” et qu'”aujourd’hui le vote utile c’est le RN“.

    Finalement, Nicolas Dupont-Aignan va réussir à faire l’union des droites…mais contre lui.

    https://www.lesalonbeige.fr/robert-menard-jappelle-a-voter-pour-la-liste-conduite-par-jordan-bardella-seule-liste-qui-peut-empecher-macron-de-sortir-vainqueur-de-ces-elections/

  • Allemagne : suppression de l’interdiction de naturalisation pour les étrangers vivant dans des mariages polygames ?

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    EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Le projet de « loi modifiant la loi sur la citoyenneté » a été adopté par le Conseil des ministres au début du mois d’avril.

    Il doit maintenant faire l’objet d’un débat parlementaire. Selon un rapport de l’agence de presse dpa, le ministre fédéral de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU, droite bavaroise) souhaitait ancrer l’interdiction de la naturalisation pour les étrangers polygames dans cette réforme ce que le ministère de la Justice dirigé par Katarina Barley (SPD, gauche) a refusé d’approuver.

    https://fr.novopress.info/214487/allemagne-suppression-de-linterdiction-de-naturalisation-pour-les-etrangers-vivant-dans-des-mariages-polygames/

  • Aveuglement des «bien-pensants» face à l’islam

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    La tuerie anti-musulmane de Christchurch en Nouvelle-Zélande, survenue il y a six semaines environ, le 15 mars dernier, a causé cinquante morts et des dizaines de blessés
    Elle a suscité un élan d’horreur planétaire.

    Le tueur, a-t-on lu, était un être abject, abominable, à éliminer au plus vite.

    Il incarnait des idées à rejeter et à éliminer.

    Quand bien même il se disait écologiste, rejetait explicitement le conservatisme, et se disait surtout hostile aux migrations et à la surpopulation, il a été présenté comme un «conservateur».
    Nombre de juifs et de chrétiens ont affirmé aussitôt leur solidarité avec les musulmans.

    La tuerie anti-chrétienne qui s’est produite le 21 avril au Sri Lanka a été bien plus meurtrière, puisqu’il y a plus de trois cents morts et plus de cinq cents blessés, certains dans un état très grave, mais l’élan d’horreur a été moins important.

    Les tueurs (car, cette fois, il y en avait plusieurs) n’ont pas été insultés et traînés dans la fange.

    Leurs idées n’ont pas été fustigées, mais traitées avec précautions: pendant plusieurs heures, alors qu’il était absolument flagrant, au vu du mode opératoire, qu’il s’agissait d’une tuerie islamique, le mot «islam» n’a pas même été prononcé.

    Lorsqu’il l’a été, il a été accompagné de circonlocutions évoquant un groupe bien particulier lié à l’État islamique.

    Dire que cela a été une attaque anti-chrétienne, alors que c’était tout aussi flagrant, ne s’est fait qu’avec réticence.

    Des dirigeants politiques ont même publié des communiqués désignant des «gens qui célébraient Pâques».

    D’autres ont parlé d’attaques «contre des églises et contre des hôtels», comme si c’étaient surtout les bâtiments qui avaient été visés.

    Le moins qu’on puisse dire est que les autorités religieuses musulmanes sont restées très discrètes.

    Cette différence est terriblement significative.

    La tuerie de Christchurch attaquait des musulmans sur un territoire occidental, et elle ne pouvait qu’être immédiatement condamnée par tous les «bien-pensants» du monde occidental.

    Elle ne pouvait qu’être utilisée pour s’en prendre à tous ceux que les «bien-pensants» du monde occidental ciblent en général, fût-ce en pratiquant des amalgames abusifs.

    La tuerie du Sri Lanka était gênante pour les «bien-pensants» du monde occidental: elle donnait le très mauvais rôle à des musulmans, et les victimes étaient des gens envers qui les «bien-pensants» éprouvent de l’indifférence, voire du dédain.

    Elle donnait une image très négative de l’islam et montrait que des musulmans pouvaient tuer des gens pour la seule raison qu’ils ne sont pas musulmans.
    Cette différence est effroyable et inquiétante.

    La «bien-pensance» qui sévit dans le monde occidental propage un aveuglement qui permet à l’islam de se répandre sur la planète.

    Elle ment sur l’islam dans le cadre de cet aveuglement, en dépeignant celui-ci comme imprégné d’un esprit de paix et de fraternité, alors qu’il est un dogme guerrier incitant au meurtre et au massacre, et que ses victimes chaque année se comptent par milliers sur toute la surface de la terre.

    Elle se fait ainsi complice des crimes et des massacres déjà commis et de ceux qui se produiront dans le futur.

    Elle fait tout pour occulter ce qui devrait alarmer. Les chrétiens sont aujourd’hui le groupe religieux le plus persécuté du monde. Ce qui s’est passé au Sri Lanka est une horreur, mais des scènes d’horreur semblables se produisent sans cesse dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, en particulier au Nigéria. Les Coptes, dont la présence en Égypte préexiste à l’émergence de l’islam, sont fréquemment massacrés.

    Des pays tels que l’Irak et la Syrie ont subi une véritable épuration ethnico-religieuse anti-chrétienne. En Europe, églises, basiliques et cathédrales sont saccagées, profanées, incendiées par centaines chaque année. Tous les pays d’Europe où des communautés musulmanes nombreuses se sont implantées ont vu émerger des zones de non-droit qui sont en réalité des zones musulmanes autonomes.

    Il est difficile de ne pas penser que la «bien-pensance » qui sévit dans le monde occidental cherche le pire et est imprégnée d’un amour vénéneux pour la haine et la destruction. L’arrêter dans ses basses œuvres relève maintenant de l’extrême urgence.

    Guy Milliere

    Tribune reprise de les4verites.com

    https://fr.novopress.info/214495/aveuglement-des-bien-pensants-face-a-lislam/

  • Des membres de Debout La France appellent à voter RN

    Des membres de Debout La France appellent à voter RN

    Norbert Chetail membre du bureau national de Debout la France appelle à voter RN :

    « Les élections européennes auront lieu au suffrage universel direct à un tour, le dimanche 26 mai prochain. Dans la logique de l’élection présidentielle, pour faire barrage à la liste de la majorité présidentielle, j’appelle toutes les électrices et tous les électeurs à voter utile pour la liste du Rassemblement National conduite par Jordan Bardella. N’oubliez pas que les votes pour les candidats dont les scores sont donnés inférieurs à 5% sont des votes perdus. «

    Norbert Chetail est délégué national aux collectivités locale et secrétaire départemental de la Loire. Il est ancien conseiller régional et conseiller municipal à Roanne. Norbert Chetail explique à l’Incorrect :

    « Je ne crois pas aux 5%, bien entendu. Il y avait une bonne dynamique grâce aux partenaires : Emmanuelle Gave, Bernard Monnot, Jean-Frédéric Poisson, etc. Cette dynamique a atteint une apogée avec les sondages à 8% du début d’année. Mais sans eux ce n’est plus la même chose. Nous sommes trop affaiblis et il faut une alliance. »

    De son côté, l’ancien député LR de l’Aube, Nicolas Dhuicq, qui avait rejoint Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan en 2018 dont il était devenu délégué national, annonce qu’il votera RN :

    « J’ai vu que NDA partait dans tous les sens, qu’il a constitué une liste sans colonne vertébrale ».

    Il juge que la liste RN, sur laquelle se présente son « ami » de la Droite populaire Thierry Mariani, est « la seule qui soit cohérente ».

    https://www.lesalonbeige.fr/des-membres-de-debout-la-france-appellent-a-voter-rn/

  • Allemagne : L’AfD annule la fin de la campagne électorale à Brême en raison des menaces de mort de l’extrême gauche

    L’AfD a annulé son rassemblement final prévu avant les élections du 26 mai à Brême. Le parti a justifié sa décision mercredi par des menaces de mort à l’encontre de la famille du propriétaire de la salle des fêtes. Jörg Meuthen, dirigeant de l’AfD, a parlé d’une « heure noire dans l’histoire de notre démocratie ». L’AfD, « le plus grand parti d’opposition du Bundestag allemand a dû annuler la clôture de sa campagne électorale européenne à Brême en raison de menaces d’extrême gauche ».

    L’événement de clôture aurait dû avoir lieu le 24 mai. Deux jours plus tard, les élections régionales et les élections européennes auront lieu. Selon les déclarations du parti, un événement prévu le 11 mai à Brême par le co-dirigeant du parti Alexander Gauland a également dû être annulé sans remplacement.

    Jörg Meuthen a appelé le Sénat de Brême à prendre au sérieux le « problème des violence d’extrême gauche » et à garantir un « discours démocratique ouvert ».

    […]

    (Traduction Fdesouche)

    Welt.de

    http://www.fdesouche.com/1203749-allemagne-lafd-annule-la-fin-de-la-campagne-electorale-a-breme-en-raison-des-menaces-de-mort-de-lextreme-gauche