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Plus les contradictions politiques, économiques, sociales et culturelles ébranlent l'Europe occidentale, plus la Pologne apparaît attrayante pour les États-Unis en tant qu'alliée. Ce n'est pas un hasard si Varsovie gagne en influence et en poids politique.
Avec la reprise des négociations de paix concernant le conflit en Ukraine, les autorités ukrainiennes ont clairement indiqué qu'elles n'étaient prêtes qu'à une seule concession à la Russie : ne pas adhérer à l'OTAN. L'article 5 stipule qu'une attaque armée contre l'un des pays membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous les membres de l'alliance. Mais, de nouveau, il est question pour l’Ukraine d’obtenir des « garanties » limitées de l’OTAN. Qu'est-ce que l'Ukraine va vraiment obtenir dans ce cas ?
Le budget de l’Union européenne pour la prochaine période de sept ans devra trouver au moins 35 milliards d’euros pour le service des emprunts liés aux prêts à l’Ukraine. C’est ce qu’écrit Politico, citant une note de la Commission européenne. Si les taux augmentaient d’un point de pourcentage, la somme atteindrait 41,9 milliards d’euros. La source concrète de couverture, comme indiqué dans la note, « reste à déterminer », bien qu’un fonctionnaire de la Commission européenne affirme que le budget de l’UE dispose d’une marge suffisante.
Le bilan des émeutes survenues à Francfort après les manifestations de la « génération Z » s’alourdit : 100 policiers ont été blessés, 54 personnes interpellées, 87 procédures pénales ouvertes et cinq commerces pillés, selon les autorités de Hesse.
J’ai démarré cette émission écorama en taquinant David Jacquot qui me disait que la France était le pays le plus taxé d’Europe avec 46 % de prélèvements dans le PIB alors que nous dépensions plus de 57 % ce qui veut dire qu’il manquait plus de 11 % de recettes en points de PIB.
Le président polonais, M. Nawrocki, a fait une déclaration officielle concernant les événements survenus à Varsovie : «La nuit dernière, l’ordre constitutionnel de la République de Pologne a été bafoué et un organe constitutionnel de l’État a été pris par la force. […] J’appelle au rétablissement de l’ordre juridique…»
La Pologne traverse une grave crise politique et institutionnelle. Alors que le président Karol Nawrocki effectuait une visite officielle au Sénégal, le conflit autour du Tribunal constitutionnel a connu une nouvelle escalade à Varsovie. Sept juges élus par la majorité parlementaire sont entrés au Tribunal constitutionnel. Dans la foulée, la juge Anna Korwin-Piotrowska a annoncé la suspension du président de cette institution, Bogdan Święczkowski, ainsi que de son adjoint, et a revendiqué la direction provisoire du Tribunal. Le président Nawrocki a interrompu son déplacement pour rentrer en Pologne de toute urgence, mis au courant, pendant le vol de ce qui se tramait dans son pays. Il a dénoncé une prise de contrôle forcée d’une institution constitutionnelle. De son côté, le Premier ministre Donald Tusk défend ces mesures au nom du rétablissement de l’État de droit, après des années de controverses sur les nominations judiciaires sous les gouvernements précédents.
Le 25 octobre, la Serbie a vécu un véritable séisme politique. Après quatorze années de pouvoir quasi incontesté, le Parti progressiste serbe (SNS) d’Aleksandar Vučić a été évincé par la Liste des étudiants, qui a rassemblé plus de 52 % des voix contre environ 39 % pour le parti sortant. Dans un pays où le régime semblait invincible, où les élections étaient marquées par la pression, la corruption et le contrôle des médias, une participation exceptionnelle de près de 68 % a prouvé qu’il est impossible de gouverner indéfiniment contre la volonté populaire. Ce scrutin ne signe pas seulement la fin d’une époque, il recompose en profondeur le paysage politique serbe et ouvre, pour la droite, une chance inattendue de se reconstruire hors de l’ombre d’un pouvoir qui avait longtemps confisqué le patriotisme.
Pour commencer ce soir, nous évoquerons les élections de mi-mandat imminentes aux Etats-Unis. Un scrutin à haut risque pour Trump mais aussi pour l’Iran. Certains informateurs affirment qu’une attaque nucléaire contre Téhéran serait dans les tuyaux de la Maison blanche.
Vendredi soir, à Varsovie, « l’État de droit » a été rétabli. Mais si, c’est vrai car Donald Tusk l’a dit, et même qu’en plus, il y avait 800 policiers casqués, une juge dont le président de la République conteste la nomination et un serrurier armé d’une disqueuse ! Et le serrurier n’était même pas fonctionnaire, seulement payé par le président du Tribunal constitutionnel qui tentait d’entrer dans son propre tribunal.
La situation polonaise n’est pas qu’un peu confuse.