
À l’occasion du centième anniversaire de sa naissance et du vingtième anniversaire de sa mort, (re)découvrir la pensée pérenne de Paul Sérant s’avère d’une importance cruciale. Critiquant la modernité avec un regard vif et profond, il louait la tradition spirituelle et ethnoculturelle des peuples. Son œuvre, à la fois cohérente et disparate, est plus que jamais d’actualité.
Homme de l’Ancienne France tournée vers la vieille Europe, Paul Sérant était – sans que l’expression ne soit ici galvaudée – un honnête homme. D’une discrétion et d’une honnêteté intellectuelle irréprochable. Physiquement, il ressemblait au poète Leconte de Lisle et à l’acteur trop oublié, Fernand Ledoux, humble à l’excès, mais bien décidé à défendre ses idées avec une belle intransigeance, jamais confondue chez lui avec l’intolérance.




