
Martine Wonner, députée Libertés et Territoires du Bas-Rhin et médecin-psychiatre, était l'invitée d'André Bercoff pour réagir aux annonces de Jean Castex avant les fêtes de Noël.
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Martine Wonner, députée Libertés et Territoires du Bas-Rhin et médecin-psychiatre, était l'invitée d'André Bercoff pour réagir aux annonces de Jean Castex avant les fêtes de Noël.
Un épisode de la prise de pouvoir par Louis XIV
Le 5 septembre 1661, alors qu’il fête ses 23 ans, le roi Louis XIV, venu assister aux Etats de Bretagne, tient conseil au château de Nantes. Il y a là Colbert, Le Tellier et Fouquet. A l’issue de la réunion, le souverain fait passer des petits papiers par lesquels il donne ses ordres. Les scellés seront posés chez Fouquet. La veille, Louis XIV a prévenu d’Artagnan, le capitaine-lieutenant des mousquetaires : dès que ce dernier aura reçu le billet que Le Tellier lui remettra en mains propres, il devra procéder à l’arrestation du surintendant des finances. A la suite d’un imprévu, toutefois, Le Tellier est retenu et Fouquet quitte le château sans se douter de ce qui l’attend. Ce n’est que place Saint-Pierre, à côté de la cathédrale de Nantes, qu’il est intercepté. Emprisonné à Angers puis à Amboise, inculpé pour « péculat » (c’est-à-dire concussion), le ministre disgracié devra attendre plusieurs mois avant que s’ouvre son procès, qui durera presque trois ans.
Alexandre Dumas, dans Le Vicomte de Bragelonne, brossera de Fouquet l’image d’une victime. On a beaucoup évoqué la jalousie que Louis XIV aurait ressentie au sortir d’une fête à Vaux-le-Vicomte, où Fouquet, maître des lieux, aurait voulu l’éblouir. Simone Bertière, à qui rien de ce qui concerne la France des Bourbons n’est étranger, relativise cet épisode devenu un mythe. L’historienne a repris le déroulement du procès Fouquet (dont le dossier original a été détruit) afin de remettre en lumière le cas de celui qui, condamné au bannissement, peine commuée en détention perpétuelle, finira sa vie, près de vingt ans après, dans la forteresse de Pignerol.
Le procès met en scène un souverain novice découvrant les limites de son pouvoir, un magistrat (Lefèvre d’Ormesson) que la défense du droit transforme en opposant, et l’accusé Fouquet qui sauve sa tête, mais qui n’a rien d’un innocent.
Simone Bertière analyse l’affaire comme une phase d’un processus visant à rétablir les finances de l’Etat mises à mal par le recours systématique à l’emprunt. La fuite en avant par l’emprunt ? Cela rappelle quelque chose… Hélas ! Louis XIV nous manque.
Jean Sévillia
Le Procès Fouquet, de Simone Bertière, Fallois, 334 p., 22 €.
https://www.jeansevillia.com/2015/04/11/le-proces-fouquet-decrypte/

Aux crises sanitaire, économique et sociale se superpose une crise dite « sécuritaire » relative aux récents attentats islamistes en Europe. Après les attaques contre les anciens bureaux de Charlie Hebdo, de Conflans – Sainte-Honorine, de Nice et de Vienne en Autriche, l’aile droitarde d’émanation sarközyste du Régime représentée par la chroniqueuse sur CNews Laurence Sailliet, l’édile niçois « motodidacte » Christian Estrosi, Valérie « Tout-Numérique » Pécresse et le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, exige l’instauration de l’état d’urgence. D’autres proposent l’adoption d’un délit fantasmatique de « radicalisation » ou d’« islamisme ». Le député gaullo-souverainiste de l’Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, souhaite pour sa part la création d’un délit de « prédication subversive et séditieuse ».

L’horrible ministre de la « Justice », le multi-millionnaire gauchiste Eric Dupont-Moretti (avocat célèbre pour avoir défendu des accusés de pédocriminalité dans le bizarre procès d’Outreau, nous n’en dirons pas plus ici) commence à accomplir ce pourquoi il a été nommé.

La Covid a bon dos.
Et son utilité, pour le pouvoir, commence à éclater aux yeux même des plus dociles car il n’y a pas que les restrictions apportées aux libertés évidentes, celles que nous portons dans nos pieds, qui meuvent nos mains et notre parole. Il y a, plus insidieuses, celles que le pouvoir en place assène sur d’autres libertés majeures, l’éducation, et, plus généralement, tout ce qui touche à l’enfance.


Alors que la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et ses conséquences désastreuses sur l’économie du pays monopolise l’attention à juste titre, le 8 décembre, de nombreux médias se sont fendus d’articles ou de reportages sur le climat. Ils venaient en soutien à des organisations écologistes qui ont décidé de consacrer cette journée à la lutte contre le réchauffement climatique.
Prorogation systématique de l’« état d’urgence sanitaire » et de ses nombreuses mesures liberticides, surveillance sans cesse accrue d’internet et des réseaux sociaux, ou encore immixtion permanente dans la vie privée des Français avec la volonté flagrante de les « rééduquer » : alors que, sous prétexte de lutte contre le COVID-19 et l’islamo-terrorisme, l’Etat macronien ne cesse déjà de rogner depuis des mois sur les libertés individuelles de nos compatriotes, celui-ci vient de faire un pas supplémentaire vers le « totalitarisme libéralo-progressiste » en adoptant, en toute discrétion, trois décrets autorisant le fichage politico-religieux des Français.

Figure majeure de la vie intellectuelle française, l'historien et philosophe Marcel Gauchet publie Comprendre le malheur français, radioscopie saisissante du déclin français et véritable acte de dissidence.
Il se passe quelque chose d'historique dans la vie intellectuelle française, dont atteste le dernier livre de Marcel Gauchet. Le rédacteur en chef du Débat compte parmi les personnalités les plus influentes de la sphère éditoriale. Pilier de la maison Gallimard, directeur d'études à l'EHESS, il a ses entrées dans tous les médias, auprès de tous les politiciens. Anarchiste dans sa jeunesse, il s'est vite rangé à une gauche réformiste, libérale et antitotalitaire. On le présente comme un « soutien critique » du parti socialiste. Seulement voilà, ce « gendre idéal » de la gauche, qui fête tout de même ses 70 ans, manifeste ouvertement son ras-le-bol contre le système politico-médiatique ! Déjà accusé en 2002 de faire partie des « néoréactionnaires », il s'est retrouvé au centre d'une polémique en 2014 lors des « Rendez-vous de l'histoire » de Blois, sous prétexte qu'il devait y prononcer la leçon inaugurale sur le thème des « rebelles ». Libération avait bien sûr largement relayé cette vaste opération de lynchage.