Le 11 décembre tout le monde s'étonnait, y compris chez les macroniens. Les annonces du Premier ministre se révélaient contradictoires. Braquant la CFDT, elles prolongeaient, et durcissaient, le conflit social en cours.
Or, le même jour, l’Agence France Trésor révélait que l'État central parisien s'apprête à émettre, au cours de l'année 2020, de nouveaux emprunts à hauteur de 205 milliards d’euros. Cet accroissement de la dette servira, il est vrai, à payer une partie des déficits sociaux et à honorer certaines échéances. Les technocrates omni compétents qui gèrent nos Finances se frottent les mains car ils continuent, dans cette course à l'abîme, à bénéficier de taux négatifs. Le Trésor Public ne recule pas, qu'on se le dise : il se replie sur des positions déterminées l'avance.



Christophe Guilluy porte une lumière crue sur les réalités de la France dans Fractures françaises (2010, Bourin, et 2013, Champs, Flammarion), La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion, 2014), Le Crépuscule de la France d’en haut (Flammarion, 2016). Le principal mérite de ces livres, d’un peu plus de 200 pages chacun, à la mise en pages aérée, est de décrire clairement et d’expliquer avec beaucoup de force ce qui se passe en France depuis une trentaine d’années.

