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l'information nationaliste - Page 5218

  • Éric Zemmour : “Je suis nostalgique et réactionnaire”

    À l’occasion de la sortie de son livre Destin français mercredi 12 septembre, Éric Zemmour revient sur sa “nostalgie de la puissance française” au micro de RTL.

    Je suis doublement nostalgique et réactionnaire de mon enfance dans les années 60 et de la grandeur française au sens propre“, assume-t-il. Persuadé que “c’était mieux avant“, l’écrivain dit admirer l’empire français de Napoléon, qui a “unifié des populations disparates“. L’échec de l’empereur en 1815 a ainsi “signé la fin d’un destin français“, selon lui.

    Face aux historiens qui s’emploient à déconstruire l’Histoire de France, il “cherche à la reconstruire“. “La France aurait pu ne pas exister, il n’y a pas d’ethnie française à l’origine“, explique-t-il. Mais “le christianisme a fait les rois“, qui ont eux-mêmes unifié le pays.

    https://fr.novopress.info/211873/eric-zemmour-je-suis-nostalgique-et-reactionnaire/

  • La petite histoire : Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki étaient-ils nécessaires ?

    Les 6 et 9 août 1945, les Américains larguent sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki deux bombes atomiques, causant des dizaines de milliers de victimes civiles. Le but affiché : contraindre le Japon à la capitulation et épargner la vie de milliers de soldats américains en vue de la conquête de l’archipel. En réalité, l’utilisation de l’arme atomique n’était en rien nécessaire. Le Japon, déjà à genoux et menacé d’invasion par l’Union Soviétique, était sur le point de déposer les armes. Alors pourquoi les États-Unis ont-ils eu recours, pour la première fois, à ces méthodes aussi impressionnantes que meurtrières ? La réponse dans cet épisode de La Petite Histoire.

     https://www.tvlibertes.com/2018/09/11/25696/bombardements-dhiroshima-nagasaki-etaient-necessaires

  • Les médias français et les manifestations de Chemnitz

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    LE 25 AOÛT 2018, UN ALLEMAND DE 35 ANS EST TUÉ À COUPS DE COUTEAU À CHEMNITZ LORS D’UNE ALTERCATION AVEC DEUX JEUNES ÉTRANGERS, UN SYRIEN ET UN IRAKIEN. À QUELQUES EXCEPTIONS PRÈS, LES MÉDIAS FRANÇAIS ONT COUVERT LES MANIFESTATIONS QUI ONT SUIVI CE MEURTRE ENTRE INCOMPRÉHENSION ET STIGMATISATION. POUR NOMBRE D’ENTRE EUX, NOUS SOMMES EN PRÉSENCE D’UNE COLÈRE ILLÉGITIME.

    À la suite du meurtre d’un jeune allemand dénommé Daniel H., plusieurs manifestations ont été organisées dans la ville de Chemnitz, située dans l’est de l’Allemagne. Qui est la victime, quelles sont les circonstances du meurtre, pour quelle raison Daniel H. a-t-il été tué, qui sont les manifestants, pour quelles raisons manifestent-ils ? Voilà quelques questions que se posent – ou ne se posent pas – les médias français. Retour sur les réponses apportées, qui ont abouti à la construction médiatique d’une agitation fomentée par de dangereux extrémistes.

    LES CIRCONSTANCES DE L’AGRESSION : LA THÈSE DU HARCÈLEMENT DE RUE DÉMENTIE SANS AUCUN FONDEMENT

    L’Express nous apprend que « la victime était un Allemand d’origine cubaine ». « Deux hommes ont également été blessés dans l’altercation, survenue lors du festival de la ville de Chemnitz ».

    Selon le site Deutsche Welle, « Daniel H., est mort dimanche à l’hôpital, après avoir été poignardé dans la nuit, au cours d’une altercation entre une dizaine de personnes ».

    Les motivations des agresseurs ne sont pas données : pour 20 Minutes, « les deux suspects du meurtre, âgés de 22 et 23 ans, sont soupçonnés d’avoir « sans justification, à plusieurs reprises, porté des coups de couteau » à la victime à la suite d’une « altercation verbale », selon le Parquet ».

    Quasiment tous les titres de presse et sites d’information français accréditent les déclarations de la Police : selon celles-ci, il est totalement exclu que Daniel H. se soit fait agressé après s’être interposé pour mettre fin à un harcèlement de rue exercé par les deux agresseurs.

    Le site d’information Deutsch Welle nous apprend cependant que selon les médias allemands, des « rumeurs » accréditent la thèse du harcèlement de rue comme élément déclencheur de la rixe. Le site d’information RT fait état d’un procès-verbal d’interpellation des 2 agresseurs, authentifié par la Police, qui donnerait des détails sur l’agression elle-même, et pas seulement sur les agresseurs. « Une version non censurée du PV est encore disponible sur les sites de droite extrême », apprend-on à la lecture du site d’information I24. Les éléments contenus dans le procès-verbal « fuité » (une sorte de Chemnitz leak) ne sont pas retranscrits dans les médias mainstream. On n’en saura donc pas plus sur les motivations des agresseurs ni sur les témoignages d’éventuel témoins. La fuite d’un document officiel, qui a abouti selon Libération à la suspension d’un gardien de prison, n’aura donc pas été exploitée par les médias mainstream. L’investigation n’est pas allée plus loin que la dépêche de l’AFP et le communiqué de la Police de Chemnitz. Si aucun élément connu ne permet d’attribuer le meurtre de Daniel H. à une situation de harcèlement de rue qu’il aurait voulu faire cesser, aucun élément ne permet de l’écarter. C’est pourtant ce qui a été fait allègrement. On attendra donc le procès des deux agresseurs pour se forger une opinion.

    QUI SONT LES MANIFESTANTS ? « DE DANGEREUX EXTRÉMISTES »

    Qui sont les manifestants qui se sont rassemblés par milliers contre la violence et la politique migratoire de la chancelière allemande ?

    Pour certains médias, ce sont essentiellement des néo-nazis : pour LCI, nous sommes en présence de « manifestations néo-nazies en Allemagne ». Idem pour le Huffpost, « néo-nazis et pro-migrants se font face à face ».

    La disqualification des manifestants passe plus souvent par leur assimilation à l’extrême droite. Un qualificatif censé faire peur, en particulier en Allemagne. Pour Le Parisien, on assiste à « des affrontements entre l’extrême droite et ses opposants à Chemnitz ». Le Monde évoque « deux rassemblements d’extrême droite », tout comme LCI, etc.

    La présence de hooligans dans les manifestations, qui y trouvent des occasions de se défouler de façon malsaine en marge des cortèges, est par contre couverte de façon discrète dans les médias français. Cette information est pourtant importante : le journal allemand Handelsblatt global nous informe que des hooligans se sont rassemblés après la manifestation du 26 août et ont commencé à traquer des gens de couleur. Violence politisée ou violence gratuite ? Les médias français n’ont aucun doute, il s’agit de militants politiques violents.

    Certains organes de presse et sites d’information présentent certains participants aux manifestations anti-immigration sans leur affubler de connotations négatives. Ils ne sont pas désignés par des termes globalisants (néo nazis, militants d’extrême droite) mais par leur nom, leur âge ou leur profession : Le Monde donne la parole à Margot qui témoigne : « Depuis que tous ces Syriens, ces Irakiens et ces Afghans sont arrivés, ça a complètement changé. Nos gamins se font emmerder dans la rue, moi-même j’hésite à sortir la nuit ». Libération interviewe une électrice de l’AfD : « Tous les gens qui ont manifesté lundi soir n’étaient pas des nazis ». Ces quelques nuances ne suffisent cependant pas à effacer la présentation générale des manifestations comme étant organisées et constituées par des activistes d’« extrême droite ».

    DES CHASSES AUX ÉTRANGERS CONTESTÉES

    Pour de nombreux journaux, de véritables chasses aux migrants ont été menées par certains manifestants. Ce terme est employé par L’ObsLe Monde, etc. Une « chasse aux étrangers » aurait été organisée le 26 août selon Ouest France et l’AFP par des « 800 militants d’extrême droite ».

    Quelques jours plus tard, quelques déclarations viennent tempérer ces affirmations, voire les contredire. Le 1er septembre, selon Junge Freiheit, le bureau du Procureur général de Saxe affirme qu’il n’y a pas eu de « chasse anti-immigrés » lors des manifestations à Chemnitz. « Au vu de l’ensemble des informations dont nous disposons, les fonctionnaires n’ont découvert aucune photo ou vidéo qui soutiendrait l’existence d’une chasse anti-immigrés ». Le 5 septembre, c’est le Premier ministre de Saxe qui affirme dans l’hebdomadaire de centre gauche Der Spiegel : « Il n’y a pas eu de chasse à l’homme ni de pogroms à Chemnitz ». Le 7 septembre, RT France nous informe que « le chef du renseignement allemand affirme que les «chasses collectives » à Chemnitz sont une « fausse information» destinée à «détourner l’attention de l’opinion publique ». « Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz ». On ne peut être plus clair. On attend les démentis de ceux qui se sont empressés de crier aux pogroms de sinistre mémoire…

    UN COMPTAGE DES MANIFESTANTS APPROXIMATIF

    La manifestation du 1er septembre a été particulièrement importante en nombre de manifestants. Alors que l’agence de presse anglaise Reuters dénombre 6 000 manifestants parmi les anti Merkel, ils sont systématiquement moins dans les médias français : 4 500 pour Sud-OuestFrance 24Le Parisien, etc. L’AFP, qui donne la matière première à ces journaux semble avoir une technique différente de celle de l’agence de presse anglaise pour dénombrer les manifestants. Le comptage des manifestants serait-il sujet à des unités de mesures différentes en France et en Allemagne ?

    UNE CONTEXTUALISATION DES MANIFESTATIONS PLUS QUE LIMITÉE

    A lire les médias mainstream, comme France Info qui met désormais en ligne des reportages en commun avec France 2, l’élément déclencheur des manifestations serait le meurtre de Daniel H. et le ressentiment de certains allemands en raison des aides sociales distribuées aux migrants.

    Pas un mot sur l’amertume de nombreux allemands face au laxisme des autorités qui ne renvoient pas systématiquement les délinquants déboutés du droit d’asile, comme l’agresseur de Daniel H. et le meurtrier de Susanna à Wiesbaden, ce qui avait déjà choqué l’opinion publique allemande en juin.

    Pas un mot non plus sur la longue liste des agressions au couteau d’allemands par des migrants mise en ligne sur le site de l’AfD. Des agressions au couteau recensées également par le site du think tankconservateur Gatestone Institute dès la fin de l’année 2017. Pas un mot non plus sur les autres manifestations anti-immigration organisées dans les autres villes allemandes, passées sous silence en leur temps par les médias français, qui traduisent un rejet de la politique migratoire de Madame Merkel. Nombre de journaux et de commentateurs ont préféré parler d’une spécificité est-allemande, propice à tous les débordements.

    L’EXASPÉRATION DE LA POPULATION PASSÉE SOUS SILENCE

    La couverture médiatique des manifestations à Chemnitz a été marquée par la mise en relief systématique d’éléments périphériques au meurtre de Daniel H. Son contexte et l’explication de l’exaspération d’une partie de la population allemande ont cédé la place à la couverture de violences sporadiques et de la présence de rares nostalgiques du 3e Reich dans les manifestations.

    Il n’en fallait pas plus pour que des personnalités de la gauche allemande, pratiquant un amalgame qu’ils sont si prompts à dénoncer, demandent la mise sous surveillance du parti anti-immigration AFD. Malgré la couverture médiatique si défavorable aux manifestants et aux organisateurs des manifestationsChallenges nous apprend le 7 septembre que « le SPD (est) devancé par l’AfD après les manifestations de Chemnitz, dans un sondage ». Ce qui semble démontrer qu’outre Rhin, les médias mainstream perdent également en influence…

    Article paru sur le site de l’OJIM.

  • Roland Hélie présente Synthèse nationale sur la chaine du Commandant Aubenas

    2224224314.2.jpgChaine du

    Commandant Aubenas

    cliquez ici

  • Les alternatives de la décroissance

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    La cause décroissante progresse depuis environ une décennie. Le mot même de « décroissance » fait son chemin. Comment peut-on produire et consommer à l’infini dans un monde fini ? Comment décoloniser notre imaginaire productiviste ? Comment exploiter plus de ressources naturelles et de matières premières qu’il n’en existe ? Comment prendre au sérieux ce nouvel évangile indexé sur le PIB qui comptabilise les richesses matérielles accumulées sans se soucier des dégâts sociaux et environnementaux sur la planète ? Quelques questions qui méritent d’être posées dans notre hypermodernité techno-économique. Quelques questions qui méritent d’être posées dans notre postmodernité économiste et technicienne. Quelques questions qui méritent d’être posées mais qui, jusqu’à maintenant, ne trouvaient pas suffisamment de réponses appropriées. Pourtant, les alternatives décroissantes existent.

    En premier lieu, il faut mettre en pratique cet adage bien connu : « Penser globalement et agir localement. » Il demeure indispensable pour faire échec au soft-totalitarisme marchand du « Toujours plus ». Le très décroissant Serge Latouche préconise d’acter les 8 « R » : « Réévaluer, Reconceptualiser, Restructurer, Redistribuer, Relocaliser, Réduire, Réutiliser, Recycler ».

    Il faut retrouver une empreinte écologique viable. Latouche explicite ainsi l’alternative décroissante : « […] Intégrer les coûts environnementaux dans le prix des transports, relocaliser les activités, restaurer l’agriculture paysanne ou l’inventer, transformer les gains de productivité en réduction du temps de travail et en créations d’emplois, impulser l’émergence de biens relationnels (réinventer les communaux), réduire le gaspillage d’énergie, pénaliser fortement les dépenses de publicité, décréter un moratoire sur l’innovation technologique, se réapproprier la monnaie » (La Décroissance, septembre 2018, « Notre plan pour sauver le monde »). Mais, attention, cela doit se faire par l’impulsion des initiatives et non par un étatisme omnipotent. L’État ne doit être qu’un instrument au service de l’homme et de la société.

    Il faut revenir à l’esprit du don et à la gratuité dans les relations sociales. Les AMAP, les villes en transition, la résilience des bio-régions participent alors à la relocalisation de la vie de cette décroissance soutenable. À l’inverse de la société de marché et des multinationales dérégulatrices, nous devons démarchandiser les activités économiques et privilégier les circuits courts sur les circuits longs. Réhabiliter la mesure en toute chose s’avère indispensable ! Pour agir localement, se présenter aux élections locales n’est pas à proscrire. Le penseur écologiste libertaire Murray Bookchin a bien théorisé ce que doit être « l’éco-municipalisme ».

    Cependant, ne nous voilons pas la face. Pour renverser la société de croissance et créer les conditions d’une véritable décroissance, il faut en appeler à une révolution anthropologique. Il s’agit de changer de mentalité et de paradigme. La décroissance n’est donc pas synonyme de récession, contrairement à ce que proclament ses détracteurs ignorants. Elle vise à créer les conditions d’une vie meilleure, à taille humaine, plus enracinée, plus lente, etc., dans un monde moderne devenu fou (aliénation du travail autonome, accroissement des inégalités sociales, déshumanisation technicienne, dictature de la vitesse, pollution de la nature, envahissement de la malbouffe, etc.). Décroissance d’abord !

    Arnaud Guyot-Jeannin

    http://www.bvoltaire.fr/les-alternatives-de-la-decroissance/

  • Passé présent n°208 : Les accords de Munich en 1938

  • L’identité, clef d’explication principale des bouleversements politiques en Europe – Thierry Dubois (Les Identitaires)

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    Le 28 août, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, se sont rencontrés à Milan. Issus de deux tendances politiques initialement différentes, ils ont su, face au péril commun à toute l’Europe, se rejoindre sur les thématiques identitaires : « Nous voulons protéger nos frontières. Nous allons lutter contre les politiques pro-immigration d’Emmanuel Macron ».

    Le Président français s’en est immédiatement gobergé : « Salvini et Orban ont raison de me désigner comme leur opposant principal », a-t-il déclaré lors de sa visite au Danemark, pendant laquelle il s’est moqué des « Gaulois réfractaires » et a déclaré que « le vrai Danois n’existe pas ».

    Jamais le clivage n’avait été aussi clair. D’un côté les progressistes, qui prônent l’ouverture en tout (frontières, économie, mœurs…), qui détestent les identités, les peuples et les traditions. De l’autre les populistes, qui ont compris que la parenthèse de l’idéologie du vivre-ensemble s’était refermée. Sont revenues les limites, claires et précises, qui permettent aussi bien de désigner l’ennemi que de savoir qui nous sommes.

    Si Macron accepte avec autant d’empressement ce statut d’opposant principal, c’est parce qu’il est déjà à bout de souffle. En France, il a réussi l’exploit de battre le record d’impopularité de Hollande à la même période. Sur la scène européenne, ses alliés se font bien rares : Merkel, qui a ouvert son pays à plus d’un million de migrants, directement responsable des viols de Cologne, de l’attentat du marché de Noël à Berlin, du meurtre de Chemnitz, et le nouveau Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui ne résistera pas bien longtemps à la pression migratoire qui s’intensifie.

    Car le fait est que la ligne pro-immigration est devenue intenable. Dans les pays scandinaves, même la gauche souhaite arrêter les frais. À l’Est, les dirigeants, Orban en tête, sentent le vent tourner et, soit par opportunisme, soit par conviction – qui était auparavant indicible à cause du politiquement correct –, adoptent de plus en plus librement un discours identitaire. Au Sud, le charismatique Salvini a pris la tête du mouvement populiste, porté par le réveil des peuples.

    Outre-Atlantique, c’est Trump qui a été élu, contre 15 autres candidats républicains puis contre Hillary Clinton, sur un programme fermement identitaire, anti-immigration et refusant de céder à la gauche en s’excusant. En Australie, Scott Morrison vient de devenir Premier ministre : il est l’homme qui a mis en place la politique du NO WAY, contre les vagues de clandestins débarquant sur son sol. Son concurrent direct pour le poste n’était autre que le Ministre en poste de l’immigration.

    La semaine dernière encore, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré que « l’immigration était la mère de tous les problèmes ». Hier, c’était le parti des Démocrates Suédois qui réalisait une forte progression en obtenant 17,8 % des voix. L’année qui vient de s’écouler montre que le populisme identitaire n’est pas un accident fait de cas isolés, mais bien une tendance, une lame de fond, qui s’inscrit dans la durée.

    Macron se fait le chef d’un camp qui a déjà perdu. Si l’on ne peut pas dire que l’Histoire a un sens, elle connaît en tout cas des phases, et, comme l’a prédit le géopolitologue Samuel Huntington, le XXe siècle était celui des idéologies, le XXIe sera celui des identités.

    Thierry Dubois

    Texte repris du site de : Les Identitaires

    https://fr.novopress.info/211851/lidentite-clef-dexplication-principale-des-bouleversements-politiques-en-europe-thierry-dubois-les-identitaires/

  • Au temps des diversions

    6a00d8341c715453ef022ad38f7b80200d-320wi.jpgNous apprenons ces jours-ci que notre jeune président, choisi au premier tour de 2017 par 2 Français sur 10, ne dispose plus en 2018 que de l'agrément de 3 sur 10. Cet affaissement surprend bien des gens. Il obéit pourtant aux lois de la logique.

    Les jeux du cirque auraient dû nous satisfaire. renforçant les rangs de quelques Gaulois demeurés là par hasard, les fils de notre ancien empire colonial, avaient réussi le 15 juillet, pour la plus grande joie des foules chauvines et jacobines à vaincre les anciens sujets croates de la Transleithanie habsbourgeoise. Pouvait-on imaginer meilleure façon de ressusciter en temps de paix les affrontements sanglants du XXe siècle ?

    Et puis patatras. Le coq n'aura guère chanté si longtemps que les images des frasques d'un obscur personnage sont venu gâcher la fête. Sorti tout droit des ergastules du parti socialiste, où il officiait au sein du service d'ordre, on le découvre monté en grade, en prospérités et en puissance au gré de la nouvelle Cour. Lieutenant-colonel à 26 ans ! Cette promotion napoléonienne ne pouvait qu'exciter la jalousie de nos égalitaires.

    Revenons aujourd’hui sur cet épisode : il me semble avoir contribué à donner le coup de grâce à la prétention, affichée en 2017, de nous faire vivre dans un nouveau monde. Il ne s'agit pas de dire que d'autres dossiers n'auraient pas contribué à dissiper cette illusion. Il s'agit de se souvenir de l'adage romain : la femme de César ne doit même pas être soupçonnée.

    Fallait-il vraiment tenir, dès lors, cette affaire Benalla pour un scandale d'État ? Non sans une pointe d'ironie salvatrice pour le journal Le Monde qui hébergeait son point de vue, celui d'un politologue de qualité, le professeur Philippe Raynaud nous assurait le 28 juillet du contraire[1] : à la bonne heure.

    Reste que les affaires sont les affaires. On doit ainsi rendre grâce au refrain Benalla. Il a coupé court à la célébration nombriliste de cette victoire remportée, quelques jours plus tôt, ai-je besoin de vous l'apprendre, par l'équipe labellisée France du jeu de podosphère. La fête n'aura duré que quelques jours ce qui a permis de limiter, du moins officiellement[2] à 845 le nombre de voitures incendiées le soir même des festivités.

    Et on doit, pour une fois, rendre hommage sur un point au quotidien Le Monde. Comme d'habitude ses collaborateurs court-circuitent les procédures judiciaires. Faisant fi du secret de Polichinelle, dit de l'instruction[3], ils obtiennent et extorquent, d'on ne sait qui, les déclarations qu'on refuse aux commissions parlementaires, de sorte que le 26 juillet on a pu lire dans un grand journal du soir[4], un long entretien présentant la version des faits du citoyen Benalla bien qu'ils soient visés par une enquête de justice.

    Or, il se confirme une règle bien connue de ce genre de feuilleton. Dans ce qui était devenu, au début de l'été, une affaire, comme depuis celle qui se rattacha en 1785 au collier de la Reine en passant par le scandale de Panama, entre 1892 et 1895, la publication des fiches du Grand Orient en 1904, ou l’enlèvement d’un autre Marocain nommé Ben Barka en 1965, on pourrait multiplier les exemples, plusieurs débats s'imbriquent toujours dans la question centrale. Plusieurs mystères, plusieurs dossiers, plusieurs révélations ajoutent au scandale. Et elles en arrivent à éclipser le point de départ[5].

    Il me semble que l'affaissement spectaculaire de la cote de popularité du pseudo Jupiter, doit donc beaucoup à cette ridicule affaire Benalla. Comme le souligna très vite sur RTL le président du Sénat, on ne peut plus parler de nouveau monde.

    Alors peut-être pourra-on s’intéresser aux vraies questions qui devraient préoccuper les Français : à tout ce que l'on pressure aux collectivités locales ; à toutes les structures technocratiques, pour tous ces programmes sociaux dans lesquels d'après le maître des horloges, l'État gaspille un pognon de dingue ; aux folies énergétiques, écologiques, pédagogiques, etc. Les faux scandales peuvent être fabriqués pour servir de diversion[6], très utiles pour dissimuler au bon peuple les vrais scandales dont le pays crève. Ils peuvent servir aussi à réveiller l'opinion.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1] cf. Philippe Raynaud : "L’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat"

    [2] l'administration ne diffusant auprès du grand public que le nombre des départs de feux

    [3] cf. article 11 du Code de procédure pénale : Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète.

    Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

    [4] ainsi le désigne-t-on comme pour feindre de ne pas lui faire de publicité,

    [5] Si l’on accepte de revisiter ce que Georges Sorel appelle "révolution dreyfusienne", la personne du capitaine et l’accusation précise portée contre lui à la suite des découvertes de Madame Bastian, femme de ménage patriote fouillant dans les corbeilles de papier de l’attaché militaire allemand, deviennent l’une comme l’autre infiniment dérisoires. 
    Ainsi, Maurras lui-même après avoir été si longtemps convaincu de la culpabilité de cet Alsacien supposé Boche, déclarera à la fin des fins, conclusion paradoxale de l'affaire : "s'il est innocent, il faut le faire maréchal de France", ce à quoi renonça la république, "et fusiller ses défenseurs", ce à quoi ils échappèrent. L'un de ses plus brillants disciples, le sculpteur et chef des camelots du Roy Maxime Réal del Sarte fut même confronté au centre d'un surprenant tour de passe-passe judiciaire. Un arrêt de la Cour de cassation en 1906 avait à la fois réformé les deux jugements condamnant Dreyfus, le premier datant de 1894, le second à Rennes en 1899 par le conseil de guerre et prétendu mettre fin à cette interminable affaire.

    Or, en 1908, Réal del Sarte, à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, avait publiquement souligné qu'il s'agissait d'une forfaiture de l'institution gardienne du droit français puisque cette cassation n'avait pas été assortie d'un renvoi à un troisième tribunal compétent. Cet outrage à magistrats ne lui valut aucune condamnation... les autorités de la Troisième république avaient entériné l’idée qu’il ne fallait plus parler de cette affaire, quitte à ce que ne soit jamais condamné celui, – on a dit : Esterhazy, – qui avait livré aux Prussiens les plans secrets du canon de 75. L’imbrication des affaires avait produit un imbroglio inextricable.

    [6] Beau de Loménie parlait de dérivatifs.

    http://www.insolent.fr/2018/09/au-temps-des-diversions.html

  • Avec plus de 10 millions de musulmans sur son territoire, la France a basculé !

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    Cette déclaration fracassante, sur Radio France Maghreb 2, n’émane ni des LR, ni du RN, ni de la « fachosphère », mais de Ahmet Ogras, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), un proche de l’islamiste Erdoğan : « Aujourd’hui, nous avons plus de dix millions de musulmans en France. […] plus de six millions de Français d’origine algérienne […] plus de 3,5 millions de Français d’origine marocaine […] huit cent mille d’origine turque, huit cent mille d’origine tunisienne. On est même à plus de dix millions. Aujourd’hui, on ne peut pas nous sous-évaluer […]. » Il y a peu, interviewée sur la chaîne hongroise Ma reggel (« Ce matin », en français), Nikoletta Incze, chercheuse au Center for Study of Political Islam, s’appuyant sur une étude de Harvard, annonçait un seuil au-delà duquel l’islamisation d’un pays devenait irréversible.

    « Des chiffres difficilement vérifiables », interrompt vivement un journaliste, fort embarrassé qu’un Franco-Turc affiche la réalité que constatent la majorité des Français. Il n’y croit pas ? [Qu’il descende] « dans les rues de Paris » et [regarde] « le ratio ». Il est vrai que « se confronter au terrain pollue », comme disait Christophe Barbier…

    Dix millions ! Et encore Ahmet Ogras ne parle que des Français d’origine africaine. Quid de ceux originaires du Proche-Orient ou des Balkans ? En, outre, combien d’étrangers musulmans, de migrants clandestins en attente de leur statut et de Français convertis ? « Qu’importe » et tant mieux, pourrait rétorquer l’affable Turc, puisqu’être musulman confère « une valeur ajoutée »…

    C’est bien simple, à l’entendre, ce sont les musulmans « qui ont fait la France ». L’économie ? « Faite par les musulmans. » Le métro, les autoroutes, le TGV ? « Construits par les musulmans ».

    Le terrorisme islamiste ? On ne va pas faire tout un foin pour « 2, 3 terroristes […] qui ne sont absolument pas un produit du culte musulman mais un produit de la société française ». Jamais ils ne sont passés par la « case mosquée reconnue par le CFCM » ni de « mosquée » tout court. En revanche, ils ont été « éduqués par des assistantes sociales et des familles d’accueil »[françaises].

    On en est là. À entendre l’Histoire de France falsifiée, caviardée, ou des mensonges plus gros que des maisons. Car qui a adopté un texte, en avril 2017, pour lutter contre les discours radicaux dans les mosquées, si ce n’est le CFCM lui-même ? Les Français non musulmans, les mécréants, responsables du terrorisme islamiste : on aura tout entendu !

    Ainsi, quand, en France, le « processus d’islamisation » ne se heurte pas aux résistances qu’il devrait « normalement » rencontrer, une chaîne hongroise donne la parole à une intellectuelle du CSPI qui ne mâche pas ses mots. Une fois « saturées en nombre » (de musulmans), les sociétés envahies « basculent complètement » en sociétés islamiques. Mais, chez nous, les médias préfèrent inviter la savante Rokhaya Diallo qui affirme qu’« aucun pays européen n’a perdu sa culture du fait de l’arrivée massive de migrants ». L’islam étant la troisième religion par ordre d’apparition n’a, évidemment, jamais soumis des terres qui, avant lui, pratiquaient les autres cultes…

    10 millions de musulmans – venus uniquement du Maghreb et de Turquie – représentent 14,75 % des 67.795.000 Français. Azouz Begag, en 2016, avançait le chiffre de 15 à 20 millions, soit entre 22 et 29 %. Le seuil fatidique du « processus d’islamisation », annoncé par Nikoletta Incze ? 16 %. Nous avons donc « basculé » depuis longtemps…

    Caroline Artus

    http://www.bvoltaire.fr/avec-plus-de-10-millions-de-musulmans-sur-son-territoire-la-france-a-bascule/