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l'information nationaliste - Page 5251

  • Cicero redivivus

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    4170074262.jpgJacques Trémolet de Villers a la plume aussi agile et plaisante que la parole. Et, comme sa parole, sa plume sait se faire aussi sérieuse qu’agréable.

    Dramatiquement claire aussi quand il le faut ! Ainsi de son Procès de Jeanne d’Arc, publié en 2016 aux Belles Lettres, où l’avocat n’intervenait dans la défense de son héroïne que pour mieux la comprendre, l’aimer et l’admirer.

    Marcus Tullius Cicero

    De même aujourd’hui, encore aux Belles Lettres, évoque-t-il, dans tous les sens du terme – une évocation, ce n’est pas rien ! – juridique aussi bien que magique et psychologique, la personne, l’âme vivante de Cicéron. Elle apparaît et s’exprime grâce aux charmes enchanteurs du subtil avocat qui se met à l’école de son prestigieux prédécesseur. L’homme s’explique devant le tribunal de l’histoire, celui des hommes et des dieux ; mais, au-dessus de tout, devant le Jupiter supremus, ce Deus optimus maximus, dont la présence – lumière et puissance selon l’étymologie – surplombe la philosophie et le drame antiques – même la comédie, cher Plaute ! Cicéron vient nous redire ainsi la haute raison qui guidait sa vie et, tout simplement, avec ses propres mots, il vient se dire lui-même.

    Son talent avait dominé les siècles ; la latinité chrétienne en était imprégnée. Jérôme le savant et l’ascète se confessait en gémissant plus cicéronien que chrétien et Macrobe en faisait une sorte de chrétien avant l’heure. Le XVIe siècle y puisait son phrasé ; le XVIIe se coulait dans son rythme ; nos grands-pères y cueillaient leurs humanités et savaient leur Pro Milone par cœur. Et puis ce fut une mode de le décrier ! Taisons les noms de ses contempteurs qui nous sont si familiers et qui lui reprochaient ce qu’on pourrait appeler son tempérament conservateur dont, certes, il n’était pas dupe – sa correspondance en témoigne. Par détestation des aventures personnelles – c’est de tous les temps – qui usurpent et ensanglantent la légitimité politique, celle qu’auraient dû incarner les optimates, il se refusa à envisager, à discerner, à voir – bien malgré lui – l’heureuse issue possible du principat, cette monarchie si nécessaire, si salutaire pour sortir Rome des maux de la République qui n’était plus qu’une guerre civile permanente dont d’ailleurs, il périt, fort noblement pour lui, fort ignoblement pour ses assassins.

    Pierre Grimal avec justice rétablit l’homme qui fut l’un des plus cultivés de son temps et qui rassembla dans son esprit tout l’héritage hélleno-romain, dans son statut de Romain, de plus romain des Romains.

    L’amitié romaine

    Et voici que Jacques Trémolet de Villers(photo) en refait un modèle. Pour aujourd’hui. Et c’est pourquoi il l’évoque et Marcus Tullius Cicero se rend à cette évocation avec cette bonté et cette magnanimité qui le caractérisent. L’orateur répond à l’orateur comme dans le De oratore ; la disputatio se met en forme comme dans le De Republica et le De officiis. Sommes-nous à Tusculum, dans la villa du maître ou dans celle de son ami Crassus, l’avocat, l’autre grand orateur du temps, quand ils discutaient des pensées et des paroles des hommes – à l’époque, c’est tout un : penser, parler, agir – pour en mieux cerner le divin secret ? Eh bien non, nous sommes à Vivario, dans les montagnes corses, à l’heure des soirées estivales quand le ciel favorise toutes les poésies de la terre, majoresque cadunt altis de montibus umbrae.

    Cicéron se rend au rendez-vous que lui fixe chez lui Jacques Trémolet de Villers ! Quelques grandes ombres le suivent. Scipion en est, évidemment, pour redire son songe.

    Les habitants de Vivario sont autour des tables où se boit l’apéritif ; ils ajoutent leurs remarques. Le bon sens d’un village corse rejoint la plus belle latinité.

    L’homme est fait pour l’amitié, c’est la leçon des siècles ; et, en dépit de tout, malgré les folies furieuses qui ravagent les sociétés humaines, c’est l’amitié qui constitue le fondement de toutes les unions, les plus sacrées comme les plus utiles, car l’amitié est faite pour le Bien, même si le bien est difficile à réaliser ; lui seul donne du sens à la vie, ut virtus ad beate vivendum sit se ipsa contenta – la vertu se suffit à elle-même pour réaliser la vie heureuse – ; et nous voici grâce à cette réflexion philosophique chez les Grecs, dans ce platonisme fortement teinté de stoïcisme romain, mais très humain, où se complaisaient Cicéron et les meilleurs de son temps. Cette quête du Bien conjoint heureusement les finalités de l’homme et de la cité, l’homme – et surtout l’homme politique – œuvrant pour la chose commune, cette « république » qui se doit d’être conforme à toutes les règles de la sagesse divine et humaine, au point que la cité terrestre ne saurait être – pour qui pense justement – que le palier d’une cité céleste qui en espérance ne peut manquer d’exister.

    Jacques Trémolet de Villers en faisant parler Cicéron a su exprimer la naturelle harmonie de cette raison si humaine qu’elle en est plus qu’humaine et qui est en surnaturelle attente d’immortalité et d’éternité, dans ce demi-siècle qui précéda la venue sur terre, en une incarnation charnelle et temporelle, du Logos divin, Maître de toute sagesse.

    Nous le savions : « Les pas des légions avaient marché pour lui. »

    Cicéron, aussi et à sa manière, avait parlé pour Lui !   

    3892993288.jpgEn terrasse avec Cicéron, Jacques Trémolet de Villers, Les Belles Lettres, 160 p, 15,90 € 

    Hilaire de Crémiers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/08/17/livres-cicero-redivivus-6073084.html

  • Face à Macron, où est donc passée la Droite ?

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ [Rediffusion] Nous publions à nouveau cette analyse exclusive, publiée initialement dans nos colonnes le 24 juin 2018. En effet, ce texte fait partie des articles les plus lus du début d’année 2018. Un intérêt massif qui motive une nouvelle diffusion en cette période estivale pour préparer au mieux la rentrée politique. Bonne lecture et bonnes vacances.
    Polémia

    La Droite a perdu les élections présidentielles de 2017. Mais elle ne s’est pas réveillée de sa défaite pour autant. Un an après la victoire d’Emmanuel Macron, on ne l’entend toujours pas. Mais où est donc passée la Droite en France ?

    Encéphalogramme plat à Droite

    Les Républicains ont un petit peu fait parler d’eux à l’occasion de la désignation de leur nouveau chef de file, Laurent Wauquiez. Une nouvelle occasion de rejouer ce qui leur a tant réussi dans le passé : la guéguerre des chefs.

    Le Front National a, de son côté, fait parler de lui à l’occasion de son congrès et surtout de la perspective de son changement d’appellation. Rassemblement National versus Front National ? Mais la sortie de la première partie des Mémoires de Jean-Marie Le Pen a quand même fait un plus grand succès d’opinion.

    Depuis, l’encéphalogramme de la Droite reste désespérément plat.

    Les Républicains n’ont toujours rien à dire

    Laurent Wauquiez n’a pas grand-chose à dire sur rien, manifestement, sinon qu’il ne faut pas s’allier au Front National. On voit que l’imagination est toujours au pouvoir chez Les Républicains ! Le jeunisme, à l’évidence, a aussi ses limites en politique…

    Il est vrai qu’Emmanuel Macron, se lançant dans les réformes néo-libérales que la vieille droite n’a pas su mener, lui prend une partie de ce qui reste de son programme. Or la vieille Droite ne s’intéresse qu’à l’économie car les sujets sociétaux la font trembler de peur : ne risquerait-elle pas de se rapprocher du Front National ? Vade retro Satana !

    Elle se réjouit aussi de la déconfiture des syndicats, ses ennemis de toujours, mais sans voir qu’elle prend le même chemin : celui de la voie de garage.

    Le syndrome Simca/Talbot

    Le Front National se trouve, lui, sous la menace du syndrome Simca/Talbot : essayer de vendre un même produit sous une nouvelle marque. En général cela ne fonctionne pas.

    Front National ou Rassemblement National, qu’est-ce que cela change vraiment quand les Républicains restent enfermés dans leur refus de toute alliance avec Marine Le Pen ?

    Pas grand-chose sauf si l’union se faisait à la base contre les appareils. Mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour et de toutes façons la machine à exclure veille : malheur aux politiciens de la vieille droite qui s’y risqueraient !

    La Droite étouffée par… Mélenchon

    Certes, une Assemblée Nationale remplie de godillots et les médias mainstream ne facilitent pas la présence de la Droite d’opposition.
    Les médias continuent de tous rouler pour Macron et pour l’opposition de sa Majesté : c’est-à-dire pour l’extrême-gauche et la France Insoumise, à qui ils donnent en permanence la parole.
    Car, à l’évidence, Emmanuel Macron a l’intention, pour la prochaine présidentielle, de nous rejouer le scénario de 2017 avec un second tour repoussoir, mais cette fois face à Jean-Luc Mélenchon. Il tente donc de reprendre à son profit, la formule gaulliste selon laquelle entre La France Insoumise et lui, « il n’y a plus rien ».

    Donc, le Jean-Luc, il faut le soigner et le promouvoir par tous les moyens pour laminer toute opposition de Droite, avant le second tour. Car en 2022, face au candidat de la France Insoumise, tous les lecteurs du Figaro Magazine voteraient une nouvelle fois Macron comme un seul homme !

    Des opportunités perdues

    Le Droite est aphone et, pourtant, les sujets ne manqueraient pas pour marquer sa différence vis-à-vis du projet libéral/libertaire et mondialiste d’Emmanuel Macron. Que ce soit en matière d’immigration, en matière de politique de la ville ou en matière de Justice – où rien ne change sinon en pire -,  en matière de politique européenne ou en matière de politique étrangère par exemple – où le Président accumule les faux pas et les échecs. Voire en matière fiscale où le « Président des riches » ne dément pas son surnom. Sans même évoquer la PMA/GPA ou l’euthanasie pour tous.

    Mais on n’entend pas la Droite.

    « Tout vainqueur insolent à sa perte travaille »

    La Droite aurait pu profiter aussi d’une défiance de l’opinion vis-à-vis du nouveau pouvoir, qui reste très élevée, malgré tous les artifices médiatiques.

    François Hollande finissait par amuser avec ses maladresses à répétition. Mais le style arrogant et nouveau riche d’Emmanuel Macron ne passe pas dans l’opinion, du moins auprès de la France d’en bas. « Tout vainqueur insolent à sa perte travaille » : Emmanuel Macron ferait bien de méditer cette sentence de La Fontaine !

    Mais la Droite, comme entrée en sédation profonde, ne tire parti de rien. Ni du ridicule de la propagande officielle. Ni de l’angoisse, ni de la colère du pays réel.

    Cela commence à bien faire. Réveillez-vous la Droite !

    Michel Geoffroy 17/08/2018

    Source : Correspondance Polémia

    Crédit photo : Alesclar [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

  • Des ponts vont-ils s’effondrer en France ?

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    Quand une catastrophe se produit, éclate aussitôt une polémique sur ses origines et sur le thème « Aurions-nous pu l’éviter ? » Le pont de Gênes ne déroge pas à cette habitude. Les thèses sur son effondrement fleurissent : on incrimine la conception. Ce viaduc est, en effet, suspendu, mais sans câbles, qui étaient remplacés par du béton précontraint, c’est-à-dire qu’on lui interdisait de bouger par des moyens mécaniques. Ce type de construction est-il sûr ? Certains l’incriminent ; d’autres, aussi catégoriques que les premiers, prennent sa défense. A-t-on négligé d’entretenir le viaduc ? Y a-t-il eu des micro-fissures dues à l’infiltration d’eau ? L’enquête le dira peut-être, car rien n’est plus difficile que de reconstituer le passé.

    Le gouvernement de coalition a, lui, trouvé son coupable : la compagnie concessionnaire. Il parle de casser les contrats qui la lient à l’État, au risque de devoir verser une indemnité de 25 milliards d’euros qu’il sera sans doute obligé de payer s’il persiste dans son idée, même si des fautes sont, par la suite, imputées à la compagnie concessionnaire. En désignant un bouc émissaire, le Mouvement 5 étoiles doit surtout faire oublier son opposition virulente au contournement de Gênes. Il a mené ce combat en se gaussant de la fable de l’effondrement du viaduc. Les faits sont cruels pour le mouvement de Beppe Grillo.

    Et en France ? Est-on à l’abri d’une telle catastrophe ? Selon un rapport non rendu public et cité par Sud-Ouest, 7 % des 12.000 ponts que compte le réseau autoroutier non concédé (celui qui appartient donc à l’État et s’étend sur 12.000 km) sont menacés, à terme, d’effondrement ! 30 % sont à réparer. La dégradation des chaussées et des ouvrages d’art est jugée préoccupante. Si rien n’est fait, dans 19 ans, en 2037, 62 % des chaussées seront en très mauvais état, contre 17 % en 2016.

    Les fonds manquent. Les restrictions budgétaires incessantes ont fortement réduit les capitaux nécessaires pour les réparations, sans compter que le réseau autoroutier n’a cessé de s’étendre. On a des capitaux pour construire de nouvelles voies rapides, mais on ne prévoit rien ou presque pour les maintenir en bon état.

    Doit-on craindre, pour autant, une catastrophe telle que le pont Morandini ? Le cas de ce viaduc est sans doute exceptionnel. Il est, probablement, le résultat d’une série de circonstances. En tout cas, aucun ouvrage d’art en France n’est bâti comme le pont de Gênes, qui s’est écroulé d’un coup sans prévenir. En général, il existe des signes précurseurs que les inspections fréquentes détectent ; enfin, en principe. Il est difficile d’avoir des certitudes dans ce domaine, mais on peut espérer qu’une catastrophe semblable à celle qui a frappé la capitale de la Ligurie ne se produira pas chez nous.

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/des-ponts-vont-ils-seffondrer-en-france/

  • Les Suisses découvrent les immigrés accueillis en France

    5 jeunes femmes ont été tabassées par des jeunes français de cité « d’origine maghrébine ». « Ils ont shooté dans leur tête ! ».

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    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/08/les-suisses-d%C3%A9couvrent-les-immigr%C3%A9s-accueillis-en-france.html

  • Une soirée chez les Brigandes 2ème partie

    1709456572.jpgJe ne vois pas de chanteurs main-stream qui en fassent autant. Là encore, c’est la force du Clan, le compositeur vit sous le même toit que le musicien, l’arrangeur et les interprètes.

    Cela aussi ne plaît pas à l’industrie de la musique.

    Nous passons à table.

    Un assemblage de six tables disposées en rectangle pour pouvoir accueillir de façon conviviale une douzaine ? Non une quinzaine de personnes.

    Au milieu du rectangle, un guéridon supporte une magnifique maquette de drakkar.

    Les Brigandes assument leurs références. La Tradition, Le Paganisme et l’Europe Chrétienne, Jeanne d’Arc et Rollon, le Donbass et la Sainte Russie. C’est notre Histoire, celle de la France et de L’Europe.

    Celle de nos peuples, Celtes, Vikings, Grecs, Slaves. Peuples d’Europe de race blanche cultivant l’indépendance et l’honneur.

    Le repas fut pour moi un vrai moment de bonheur, de simplicité, de gentillesse, d’amitié, de fraternité et d’humour.

    Et, en plus, délicieux.

    Le Clan est végétarien. Pas pour des raisons compliquées, mais simplement par bon sens.

    Nous prétendons aimer la Vie, les chiens, les chats, les chevaux, les mignons petits agneaux, les oiseaux, les canards et les poulets. Et nous acceptons de manger leurs chairs mortes en cannibales ?

    La chanson « l’ami fidèle » dit tout. Quelques mots suivirent sur Brigitte Bardot qui aime les Brigandes et qui est, ne l’oublions pas, toujours amie de Jean-Marie Le Pen. « Brigitte Bardot et la charia ça ne s’accorde pas… ».

    Sur un buffet, un houmous délicieux, une salade, une sauce vinaigrette et une sauce basilic, mais surtout un gratin de pommes de terre et un gratin de blettes absolument parfumés et goûteux.

    Je me suis régalé et servi deux fois.

    Comme me l’avait dit en riant Antoine, les Brigands et les Brigandes boivent du vin « végétarien ». Eh bien oui ! Ce n’est que du jus de fruit, après tout. La table était bien approvisionnée en vin rouge et blanc.

    Détail amusant, les Brigandes boivent du vin et la plupart des Brigands de l’eau. Supériorité de la Femme d’Occident, je pense.

    La conversation ne languit pas. Nos sujets favoris furent échangés. Je me sentais là tout à fait dans le Clan. Nos pensées se répondaient. Nos goûts en littérature, en histoire, en philosophie se confondaient. Un vrai moment d’harmonie. Une grande fraternité.

    Et puis, ce fut le bonheur d’écouter trois chansons inédites du futur album qui paraîtra fin septembre.

    Trois thèmes : Résistance, La Femme Celte, Vive le Roi.

    Chaque chanson est un chef-d’œuvre. J’attends avec impatience la parution.

    Puis nos conversations reprirent, alimentées par l’audition. Je goûtais à un délicieux limoncello fait par la mère du chevrier qui les fournit en fromages. Comme quoi, les gens de la Salvetat n’aiment pas les Brigandes…

    Le Temps passait, les Brigandes ont aussi des tâches maternelles et ménagères, le temps du sommeil doit être respecté. C’est à regret que nous nous sommes quittés, mais en se promettant de se revoir.

    Poignées de mains avec les Brigands et bises affectueuses des Brigandes.

    2212766662.jpgLe 1er septembre les Brigandes donnent un concert pour la Fête de la Ligue du Midi 2018 en Petite Camargue

    Je pense ne pas pouvoir y aller ayant d’autres obligations, mais…

    En tout cas, lecteur, je te conseille d’y assister.

    « Ne tiens jamais pour véritable ce que tu n’as pas jugé de ton libre examen ». Ce précepte doit être obéi. Face à la propagande mensongère, ouvre les yeux et juge par toi-même.

    Pour en savoir plus :

    Site des Brigandes, cliquez ici.

    Blog des Brigandes, cliquez ici.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Une soirée chez les Brigandes 1ère partie

    Christian Ricard EuroLibertés cliquez ici

    Je connais le Groupe des Brigandes depuis leur premier album. Je l’ai découvert sur YouTube. Leur insolence, leurs textes, leur charme m’a séduit tout de suite. J’ai regardé leurs entretiens sur TV Libertés, ou sur YouTube avec le contestataire Tepa. Leurs conférences sur Radio Brigande.

    Leur discours à contre-courant de la bien-pensance est empreint d’intelligence, de clairvoyance et d’originalité. J’ai suivi les attaques qu’elles subissent en tant qu’êtres libres, résistants au système. L’enracinement, la recherche de la Tradition, le goût du Vrai, l’Amour de la France, le mépris de l’argent en font des ennemies déclarées de l’ordre mondial cosmopolite et marchand (OCMM). J’ai assisté à l’un de leur concert et j’ai noué une petite relation courrielle avec leur secrétaire, commentant et appréciant leur travail.

    La Haine est féroce, les accuser de nationalisme et de fascisme n’était pas suffisant. Alors on les accusera d’être une secte. Dans notre société éclatée, où la famille est moquée ou détruite, les Brigandes ont reconstruit une cellule de société traditionnelle, un Clan.

    Ayant une activité commune, « la musique », elles ont choisi de mettre en commun leurs ressources et leurs dépenses. Elles ont choisi un lieu commun, une belle et vaste bâtisse à la Salvetat sur Agout, (vous savez le pays de cette source pétillante du Languedoc) et les familles, car les brigandes vivent en famille avec des compagnons ou des époux et des enfants beaux et polis, tout en conservant leurs intimités, partagent les tâches du ménage, de la nourriture. Quoi de plus intelligent dans ce monde où l’économique et la consommation dominent tout, que de réduire les frais individuels en collectivisant les charges. Étrange que nos gauchistes écolo et partageux ne trouvent pas admirable cette démarche collective. Ah ! Mais cela ne s’appelle pas un kolkhoze, c’est un Clan.

    Comme le Mir Russe, le clan est une réunion de familles où les décisions sont prises en commun dans l’intérêt de tous : simplement selon le bon sens.

    Combien cette démarche met en danger l’Ordre cosmopolite mondial et marchand ! C’est tellement plus simple de contrôler et soumettre l’individu. Un Clan, c’est un rassemblement d’énergie, de volonté et de résistance. Inacceptable ! Alors, Haro sur le Clan !

    Le 4 août dernier, un groupe d’Antifas, les mêmes animaux qu’à Notre-Dame-des-Landes (l’ex-nouveau aéroport de Nantes), sales, drogués, excités et manipulés par les tenants de l’OCMM (voir plus haut) a investi le village de la Salvetat sous le thème « les habitants de la Salvetat en ont assez des Brigandes ». Manifestation de rue, tracts, peintures à la bombe, détérioration du mobilier public, la vermine était à son aise. Comme à Nantes, comme Place de la République à Paris.

    Mais ici, peu de bobos admiratifs, mais des gens de la terre, du bon sens, de la tradition. La réaction générale de la population de la Salvetat à part les témoins militants melenchonistes locaux ou choisis selon les mêmes critères, dans d’autres communes par FR3 ou le Midi (prétendu) Libre n’a pas été favorable aux crasseux. Comme cela m’a été dit cette fois librement et spontanément : « Ça bouge en ce moment à la Salvetat, oh ! pas à cause des Brigandes, mais de ces voyous venus de l’extérieur pour foutre le b… ».

    Partant en vacances au Portugal, je me suis organisé un itinéraire qui passait par la Salvetat. J’ai sollicité les Brigandes pour une visite et ce fut une invitation à dîner.

    J’allais entrer dans l’intimité du Clan.

    L’accueil d’Antoine fut cordial et légèrement formel (il est nécessaire d’être réservé à l’accueil d’un inconnu) dans une belle pièce meublée d’un bel ensemble de fauteuils indonésiens (racistes, les Brigandes ?) en bois massif disposés en cercle, les murs décorés de tentures peintes représentant des scènes vikings, œuvre d’une Brigande qui « ne se contente pas de paroles de haine et produit de la peinture de haine » (dixit les crasseux de l’Antifa).

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    L'émission Synthèse sur Radio Libertés du 22 décembre 2016 avec Antoine, porte-parole des Brigandes cliquez là

    Petit à petit, en même temps que la glace se brisait, Brigands et Brigandes nous rejoignaient. Poignées de mains et présentations. Mais deux bises sympathiques de Marianne.

    Autour de bières, de Martini, de cidre ou de jus de poire, la conversation devint tout à fait amicale.

    Je fis la connaissance de Joël Labruyère, le compositeur des chansons des Brigandes, mais surtout un esprit libre d’une clairvoyance de notre monde et d’une remarquable connaissance de nos traditions. Celui que les bien-pensants accusent d’être le « gourou » de la secte.

    Plein de sujets furent abordés. Bien sûr à la fois sur leurs activités, les menaces qu’ils subissent, leur mode de vie, l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, son intelligence et sa droiture, sa reconnaissance et son émotion pour leur chanson : « Vous m’avez redonné dix ans de vie !!! ».

    Nous avons devisé sur l’Histoire, la littérature, leur façon de travailler leurs albums (six albums : le Grand Remplacement en octobre 2015, France notre Terre en juin 2016, Foutez le camp ! en décembre 2016, J’élucubre à Sion en mai 2017, On a le temps de rien en octobre 2017 et Errant et Fugitif en février 2018 ; six bientôt sept en trois ans et un sous le nom des Salvetoises).

    À suivre 

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Course-poursuite mortelle rue Condorcet : mon soutien réfléchi va à la police

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    J’éprouve […] de l’inquiétude parce que, trop souvent, à cause de situations de tension extrême, une mort vient endeuiller une famille et que la police est mise en cause.

    Sans minimiser le moins du monde le chagrin des proches, j’avoue cependant que mon premier sentiment est de craindre pour la réputation de la police et de faire preuve de vigilance afin que le procès qui lui sera intenté systématiquement soit équitable sans être gangrené par une présomption de culpabilité politique, médiatique et parfois même judiciaire. C’est à cause de cet empressement qui viendra massivement, souvent sans savoir, déplorer et soutenir la « victime » de la police que naturellement, modestement, je m’attache à rétablir la balance.

    Non pas que je sois indifférent, comme citoyen, au fait que « la police tire de plus en plus » – en 2017, environ 400 tirs, représentant une augmentation de 54 % par rapport à 2016.

    Une police de moins en respectée confrontée à des affrontements et des interpellations de plus en plus tendus et dangereux, la résistance des transgresseurs suivant le mouvement d’une contestation de plus en plus vive des forces de police. Comment s’étonner que cette quotidienneté, et pas seulement dans les cités de non-droit qui se font une gloire de refuser la police sur leur territoire ou de la molester quand elle a eu l’audace d’y pénétrer, suscite un climat où la maîtrise policière est mise à mal avec, en particulier, des voyous prêts à tout ?

    Un policier, Kevin G., âgé de 23 ans, a tiré sur un jeune homme rue Condorcet lors d’une course-poursuite mortelle.

    Ce dernier avait refusé de s’arrêter à un contrôle routier – un feu défectueux ayant été remarqué – dans le quartier des Halles en accélérant pour renverser la patrouille de trois policiers qui le lui avait intimé. Kevin G. avait la réactivité de réquisitionner un scooter en demandant à son conducteur de suivre le véhicule concerné. Rue Condorcet, le fuyard effectuait « une marche arrière brutale qui aurait pu blesser le conducteur du scooter et des badauds présents ». Dans ces circonstances, le policier avait tiré, selon lui de manière légitime pour répondre à une menace, et la balle, alors qu’il avait visé le bras, avait transpercé le membre pour atteindre l’automobiliste mortellement au thorax.

    Je sais bien – et je n’élude pas l’argument – qu’on va alléguer à nouveau qu’il n’y a aucune commune mesure entre une fuite pour échapper à un contrôle et la tragédie qui en est résultée. Mais le policier se trouve dans le strict exercice de ses fonctions et le ressort initial, exclusif de la suite, relève de la responsabilité du jeune homme qui déclenche un processus dont il cherchera à tout prix à se dégager aux risques et périls d’autrui.

    La mort sur un plateau de la balance ne permet pas de placer toute la culpabilité sur l’autre.

    Kevin G. a été mis en examen du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer ses fonctions et de porter une arme. À la fois présumé innocent et coupable, en quelque sorte.

    Sans démagogie et conscient des devoirs et des droits du fonctionnaire de police, j’aimerais qu’on appliquât parfois la même rigueur aux délinquants qu’à ceux qui les interpellent pour nous protéger.

    La sœur de Romain, le jeune automobiliste de 26 ans, a déclaré avec mesure et dignité : « Pour nous, c’est une injustice. »

    Son immense chagrin ne rend pas inutile ni secondaire la vérité des faits.

    Ni mon soutien réfléchi à la police.

    Philippe Bilger

    http://www.bvoltaire.fr/course-poursuite-mortelle-rue-condorcet-mon-soutien-reflechi-va-a-la-police/

  • La Horde ou la propagande rouge et noir pour rebelles en culottes courtes

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    Comme l’avait révélé notre rédaction, La Horde, publication « méchamment antifasciste », est hébergée par Samizdat dont le contact administratif n’est autre que Aris Papathéodorou le directeur artistique du Monde, journal « objectif » des grands financiers Niel et Pigasse. Visiblement, les employeurs de nos « méchants antifascistes » ne sont pas regardants en ce qui concerne les méthodes douteuses de ces vaillants combattants.

    Les méthodes répugnantes des antifascistes

    Directement inspirés de leur maître à penser Willy Münzenberg, les antifascistes vaguement lettrés appliquent à la lettre les méthodes émétiques du maître de la bien pensance.
    Willy Münzenberg, né en 1889 en Thuringe, s’engage très jeune au Parti Social Démocrate d’Allemagne (SPD) avant de se ranger aux côtés des communistes. Sa lâcheté le pousse à s’enfuir et à rester caché en Suisse durant toute la première guerre mondiale. Il en profitera pour devenir le secrétaire des Jeunesses internationales communistes avant de rejoindre le mouvement spartakiste après son expulsion de Suisse. Il rencontre Lénine et part pour Moscou étaler ses talents présumés de propagandiste.

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  • 1984 orwellisé : “novlangue” devient “néoparler” dans une nouvelle traduction déplorable

    novlangue-neoparler-orwell-traduction-588x330.jpg

    Par Fortunin Revengé 

    [Rediffusion] Nous publions à nouveau cette analyse exclusive, publiée initialement dans nos colonnes le 24 juin 2018. En effet, ce texte fait partie des articles les plus lus du début d’année 2018. Un intérêt massif qui motive une nouvelle diffusion en cette période estivale pour préparer au mieux la rentrée politique. Bonne lecture et bonnes vacances.
    Polémia

    41928180381_0bfc867afd_k-312x450.jpgLa nouvelle traduction de 1984 de Georges Orwell : traduction, escroquerie ou réécriture ? C’est la question à laquelle tente de répondre Fortunin Revengé dans cet article. En effet, une nouveauté énorme de la traduction 2018 du célèbre romain 1984 d’Orwell est le remplacement du terme “novlangue” par “néoparler”. Une modification qui avait de quoi rendre perplexe chez Polémia, qui utilise régulièrement le terme “Novlangue” pour dénoncer l’aseptisation volontaire des discours politiquement corrects visant à masquer le réel, très souvent dérangeant pour les élites. Jean-Yves Le Gallou et Michel Geoffroy ont même publié un très complet Dictionnaire de novlangue. Les Républicains parisiens ont également récemment eu recours à ce terme pour dénoncer l’une des championnes de novlangue : Anne Hidalgo.
    C’est pourquoi Jean-Yves Le Gallou a lancé un appel sur le réseau Twitter à une analyse poussée de cette nouvelle traduction et de ce qu’elle impliquait.
    Polémia remercie Fortunin Revengé d’avoir relevé ce défi dans les lignes qui suivent.
    Polémia

    Suite à un appel de Jean-Yves Le Gallou sur twitter, j’ai entrepris une comparaison du texte original en anglais du livre 1984 de Georges Orwell, de la traduction en français de 1950 due à Amélie Audiberti et de la nouvelle traduction par Josée Kamoun publiée récemment en mai 2018.

    Pour ce faire, nous avons mis en regard les trois textes dans un tableau à trois colonnes, paragraphe par paragraphe. L’analyse porte, pour être précis, sur les premières pages qui sont mises en ligne sur le site de Gallimard. Notre examen est donc partiel, sur une dizaine de pages, mais il permet sans doute de cerner un nombre de faits essentiels.

    Il est facile de trouver sur internet différentes versions en anglais et en français. Nous avons réassemblé les versions en vis-à-vis dans un tableau unique. Nous avons également parcouru par curiosité une version en allemand (et en roumain), pour vérifier quelques points précis.

    Le texte original en anglais

    En premier lieu, il faut dire que le texte anglais est rédigé dans une langue littéraire, à la fois élégante, fluide et de bonne tenue, tout en évitant précisiosité, pédantisme ou affectation particulière. Le texte respecte les canons classiques de rédaction littéraire au passé à la 3ème personne. Pour dire les choses simplement, l’auteur maîtrise sa langue et son style.

    D’une certaine façon, le livre ressemble à un reportage semi-journalistique sur l’ambiance de vie en zone totalitaire, mais qui serait écrit comme un roman, avec un personnage central, appelé Winston Smith. C’est en quelque sorte le projet éditorial du livre.

    On peut relever le pronom relatif whom ‘qui, que’, qui est un peu à l’anglais ce que l’imparfait du subjonctif est au français. Néanmoins, il est probable, sinon certain, qu’un locuteur anglophone compétent peut lire la prose d’Orwell sans difficulté, et même y prendre quelque plaisir.

    Critères d’évaluation des traductions

    Dans les codes de déontologie des diverses associations de traducteurs, un critère fréquemment mis en avant est la fidélité en terme de contenu, de style et de registre de langue. Il s’y ajoute la maîtrise de la langue cible et, bien sûr, la compréhension de la langue source. C’est la grille d’évalution à laquelle les traductions disponibles doivent être soumises.

    La traduction de 1950 : plusieurs erreurs grossières mais satisfaisante

    De façon préliminaire, il faut dire que la traduction (AA1950) n’est pas à l’abri de certaines critiques.

    Par exemple, le texte en français respecte les paragraphes de l’original, mais tend à segmenter en phrases séparées ce qui est membre de phrase dans l’original. Un élément déclencheur de la resegmentation est la présence de gérondifs qui sont généralement remplacés par des verbes conjuguées dans des phrases séparées. De ce fait, la traduction de 1950 tend à augmenter le nombre de phrases, et le bornage en phrases n’est pas celui de l’original en anglais, ce qui change un peu le rythme et la respiration du texte, un point évidemment critiquable.

    Un autre problème est la présence de mots franglais : by leaving the Ministry => en laissant [sic] le ministère, gulped it down like a dose of medecine => avala le gin comme une médecine [sic], he realized now => il réalisa [sic] maintenant. Egalement étrange : his wrist-watch => son bracelet-montre [sic].

    Il y a aussi des erreurs : within half a kilometre => à moins d’un[sic] kilomètre[plutôt: à moins d’un demi-kilomètre], his predicament =>sonenseignement [plutôt: sa situation difficile].

    Certaines traductions sont contestables voire inventées : on to the floor => sur le parquet [plutôt: par terre ou sur le sol], with thick hair => avec d’épais cheveux noirs [plutôt: à l’épaisse chevelure], the shapeliness of her hips =>la forme agile et dure de ses hanches[plutôt: le galbe de ses hanches], with black terror => d’une atroce terreur [plutôt: d’une terreur noire].

    Curieusement, la traduction en allemand (et en roumain) partage certaines anomalies avec la version française : (hallucination) mit üppigem schwarzen Haar [avec une luxuriante chevelure noire]. Il ne fait aucun doute que rien dans les versions anglaises que nous avons pu consulter ne motivent ce genre d’erreur ou d’hallucination. En revanche, la traduction allemand dit bien : nur auf einen halben Kilometer [seulement à un demi-kilomètre], qui est fidèle à l’original.

    Le synoptique comparé des différentes versions montre que la traduction de 1950 est plus longue que l’original anglais, puisque le français a souvent des mots plus longs et utilise plus volontiers certains articles ou “petits mots” que l’anglais.Il est tout à fait logique que la traduction en français tende à être plus longue que l’original anglais, à contenu sémantique équivalent.

    Cela étant observé, dans l’ensemble, la traduction de 1950 est convenable, sensiblement satisfaisante, même si des améliorations sont certainement possibles, comme il est montré ci-dessus. Par rapport à l’asymptote de la perfection idéale, la traduction de 1950 présente un écart, certes, mais qui en soi n’est pas choquant ou démesuré.

    Les nombreuses trahisons de la nouvelle traduction de Josée Kamoun

    La couverture de la nouvelle version arbore la mention « Nouvelle traduction, Roman traduit de l’anglais par Josée Kamoun ».
    Comme on va le voir ci-dessus, la nouvelle version JK2018 est extrêmement problématique pour de nombreuses raisons.

    Pour commencer, le texte de la version JK2018 tend à être systématiquement le plus court, d’une, deux voire trois lignes par paragraphe, y compris en comparaison de l’original en anglais, ce qui est clairement étonnant. La conclusion est d’emblée que le contenu de cette version ne peut pas être le même et qu’il y a nécessairement perte.

    Un autre problème sérieux est que la version JK2018 tend à être rédigée au présent, alors que l’original en anglais utilise les différents temps du passé, comme il est d’usage dans les textes littéraires. Outre le fait que le français n’a qu’un seul présent, ce qui aggrave la dégradation linguistique, la rédaction au présent est louvoyante. Certains passages sont malgré tout en partie au passé composé ou à l’imparfait. De ce point de vue, la nouvelle version trahit l’original en lui faisait perdre sa tenue littéraire classique.

    Une autre question concerne les liens possibles entre la traduction AA1950 et la nouvelle version JK2018. Autrement dit, s’agit-il d’une nouvelle traduction ab initio, de l’original anglais vers une page blanche ? Ou bien, le texte de l’ancienne traduction AA1950 sert-il de point de départ, de substrat implicite à la nouvelle version JK2018 ? Pour répondre à cette question, plusieurs indices convergent.

    On peut noter que certaines phrases de la version JK2018 sont rédigés au passé, un peu comme si l’ancienne traduction faisait résurgence dans la nouvelle. Un louvoiement étrange est par exemple :

    « Quoi qu’il en soit,il offre l’apparence de quelqu’un à qui on aimerait parler si on parvenait à ruser le télécran pour se trouver en tête à tête avec lui. Winston n’a jamais fait le moindre effort pour vérifier cette hypothèse – comment le pourrait-il ?C’est alors qu’O’Brien, ayant jeté un coup d’œil à sa montre, a vu [sic] qu’il était[sic] presque 11:00 et a manifestement décidé de rester jusqu’à la fin des Deux Minutes de Haine. Il a pris[sic] une chaise dans la même rangée que Winston, deux places plus loin. Entre eux s’était assise[sic] une petite femme aux cheveux blond-roux qui travaille dans la cabine voisine de celle de Winston. Quant à la brune, elle se trouvait[sic] juste derrière eux.

    Aussitôt, un grincement de mécanique monstrueuse aux rouages mal huilés a crevé[sic] le grand télécran, au fond de la pièce – un bruit à mettre les nerfs à vif, à hérisser les cheveux de la nuque. La Haine venait de commencer.

    Comme d’habitude, le visage d’Emmanuel Goldstein, l’Ennemi du Peuple, a surgi sur l’écran. Coups de sifflets dans le public. La petite femme rousse a poussé un couinement où la peur le disputait au dégoût. Goldstein,c’est le renégat, l’apostat […] »

    On peut s’interroger sur cette mixture de présent, de passé composé, d’imparfait et même de plus-que-parfait dans le même texte, parfois dans la même phrase.

    On peut aussi noter que la version JK2018 présente la même hallucination lexicale que l’ancienne traduction : with thick hair => avec d’épais cheveux noirs [AA1950], une opulente chevelure brune [JK2018]. On ne voit pas dans le texte original la moindre mention de couleur. On peut noter aussi que, dans le premier paragraphe du livre, le simple verbe to enter ‘entrer’ est curieusement traduit par ‘engouffrer’ dans les deux versions. La traduction allemand utilise eindringen ‘pénétrer’.

    Ces différents indices laissent ainsi à penser que la nouvelle version embarque une part d’héritage de l’ancienne traduction. En particulier, on ne voit pas comment les mots “with thick hair” peuvent motiver “une opulente chevelure brune [sic]” [JK2018], si la traduction existante (et fautive) “avec d’épais cheveux noirs [sic]” [AA1950] n’intervient pas dans le processus à un moment quelconque. La même chose vaut pour le simple verbe to enter ‘entrer’ traduit par ‘engouffrer’ dans les deux versions. Il est plus qu’étrange que les deux versions partagent les mêmes hallucinations et traductions contestables exactement aux mêmes endroits.

    Le diagnostic est donc que la nouvelle version JK2018 est (au moins en partie) une paraphrase de l’ancienne traduction. L’hypothèse d’une nouvelle traduction ab initio ne permet pas d’expliquer certaines anomalies manifestes communes aux deux versions, que rien ne motive dans le texte original en anglais. Pour cette raison, nous préférons parler de nouvelle « version »plutôt que de nouvelle « traduction ».

    L’ancienne traduction est paraphrasée dans la nouvelle version, par différents procédés, en particulier par la transposition (incomplète) du passé au présent, la réécriture et aussi, de façon massive, par le jeu des synonymes. Par exemple : horloges [AA1950]> pendules [JK2018],pas assez rapidement cependant [AA1950] >pas assez vite tout de même [JK2018], comme une flèche [AA1950] > comme une fusée [JK2018], etc. Le jeu des synonymes s’applique aussi à l’hallucination lexicale : “avec d’épais cheveux noirs [sic]” [AA1950]>“une opulente chevelure brune [sic]” [JK2018]. Ce jeu de synonymes est plus ou moins opportun, et dans le cas de flèche>fusée, il faut préférer flèche pour rendre l’original dart.

    La nouvelle traduction ; une baisse globale de qualité

    Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, l’ancienne traduction présente un écart à l’asymptote de la perfection idéale et pourrait certainement être améliorée. Le plus simple d’ailleurs serait sans doute de partir de l’ancienne traduction et de l’amender pour la rapprocher autant que possible de l’original en anglais, tout en écrivant en bon français.

    La nouvelle version JK2018 rectifie certaines choses marginales : certains mots de franglais et certaines erreurs sont éliminés. Par exemple : living-room > séjour, à moins d’un [sic] kilomètre> à moins de cinq cents mètres.

    Mais, globalement, la nouvelle version JK2018 augmente de façon massive l’écart à l’asymptote de la perfection idéale, sur de nombreux points.

    Le contenu est en partie sabordé. Par exemple : He could be heard, of course, but so long as he stayed in his present position he could not be seen =>Il pouvait être entendu, bien sûr, mais aussi longtemps qu’il demeurait dans sa position actuelle, il ne pourrait être vu [AA1950] =>On peut l’entendre, certes, mais pas le voir [JK2018]. Autre exemple : That, it was true, was very unlikely =>C’était à vrai dire très improbable [AA1950] =>Peu probable, certes[JK2018].

    La tenue littéraire est abîmée par la transposition au présent et aussi par un niveau de langue, un peu erratique, argotique, familier ou vulgaire : se blinder au choc, l’hélico, Quant à la brune, elle […],dégueulasse, etc. On peut comparer par exemple : One very good one => Un très bon film [AA1950] =>Un fameux[JK2018]. La maîtrise du style et du registre de langue fait clairement question.

    Le texte de la version JK2018 est également problématique en ce qui concerne la langue française, elle-même. Outre la mixture de présent, de passé composé, d’imparfait et même de plus-que-parfait, signalée plus haut, on peut relever différentes choses : l’hiver qui finit tout juste [franglais], son écriture gondole [sic], ruser le télécran [sic], etc. Ces faits contrastent avec la langue élégante, maîtrisée et surtout correcte (!) du texte original.

    Une autre anomalie est l’introduction d’une forme de subjectivité sensorielle, alors que le texte original prend au contraire un soin particulier à éviter les modalisations plus ou moins subjectives, hormis pour le vécu de Winston Smith. Par exemple :  Outside, even through the shut window-pane, the world looked cold =>Au-dehors, même à travers le carreau de la fenêtre fermée, le monde paraissait froid [AA1950] =>Même fenêtre fermée, on sent qu’il fait froid dans le monde extérieur [JK2018]. Autre exemple, mais de confusion entre conscience et sensation : He was conscious of nothing except the blankness of the page in front of him =>Winston n’était conscient que du vide de la page qui était devant lui[AA1950] =>Il perd toute sensation sinon celle de la page blanche devant lui [JK2018].

    De façon générale, on peut considérer la nouvelle version JK2018 comme une paraphrase de l’ancienne traduction,extrêmement dégradée, discordante, non-professionnelle et faisant outrage au texte original.

    On peut se demander si un recours auprès de Gallimard ne serait pas opportun, voire nécessaire, pour faire retirer de la vente cette nouvelle version JK2018.

    Le néoparler, une réécriture orwellienne d’Orwell

    Le mot novlangue est maintenant largement passé dans la langue courante. On se demande un peu pourquoi la nouvelle version JK2018 s’ingénie à inventer « néoparler ».

    Le mot forgé par Orwell est Newspeak. On peut souligner au moins deux choses. La première est que Newspeak en deux syllabes est cohérent avec l’espèce de charabia soviéto-russe où on accole des mots tronqués : gaz-prom, gos-plan, russ-neft, etc. La deuxième, encore plus notable, est que, normalement, en anglais, speak est uniquement un verbe. Son emploi en tant que nominal dans Newspeak est hautement transgressif, beaucoup plus transgressif que novlangue, auquel on pourrait presque reprocher d’être trop normal. De ce point de vue, « néoparler » est totalement minable. A la rigueur, on pourrait proposer de traduire Newspeak par nouvparl, qui rend assez bien cette dislocation transgressive du lexique. Une autre idée serait de combiner nov avec charabia pour former novabia, néologisme que je trouve assez séduisant.

    Autre source de perplexité : pourquoi traduire Thought Police par « Mentopolice », un mot incompréhensible et, qui plus est, mal construit, plutôt que par Police de la Pensée, qui est attesté au moins depuis les années 1940 et 50 dans l’une et l’autre langue. « Mentopolice » est typiquement du novabia. Autre exemple, mais en prime, de novabia genré : « une agente de la Mentopolice ».

    Je conclurai avec un extrait : « C’est une patrouille de police qui vient mettre son nez aux fenêtres. Mais les patrouilles, ce n’est pas grave. La grande affaire, c’est la Mentopolice. » Il me semble que Josée Kamoun n’a pas pris la mesure du sujet avec le sérieux qui convient…

    Fortunin Revengé 16/08/2018

    Source : Correspondance Polémia

    Crédits photos : Big Brother is watching you – Sstrobeck23 [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons / George Orwell – Cassowary Colorizations [CC BY 2.0], via Flickr / IngSoc – Nirwrath [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons / Big Brother Inc. – MTT [CC BY 2.0], via Flickr

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