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l'information nationaliste - Page 5575

  • Volontaires et violeurs : le mythe des pures Ong s’écroule

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    Les Organisations non gouvernementales, à vocation humanitaristes et immigrationnistes, sont au centre du sandale qui a éclaté le 9 février dernier après la publication sur le Times d’un reportage accusant des dizaines de leurs volontaires d’abus sexuels au cours de leurs missions humanitaires et d’assistance dans différents pays en guerre ou en état d’urgence.

    Après les volontaires d’Oxfam, de Save the Children, de Christian Aid, c’est au tour des purs et durs de Médecins sans frontières d’être accusés d’agressions et d’abus sexuels. L’année dernière, la puissante ONG a enregistré 24 cas d’abus, en grande partie au sein du personnel. Mais il n’est pas exclu que cela regarde aussi le personnel local en zone de guerre ou d’urgence. MSF admet également que deux cas impliquent directement « des patients ou membres des communautés » dans lesquelles elle intervient.

    MSF, la moralisatrice, qui apporte par milliers les migrants en Italie, qui avait refusé l’été dernier de signer le code de bonne conduite destiné à mieux contrôler les sauvetages en mers mis en place par le ministère de l’Intérieur italien, qui dénonçait les viols dans les camps de détention en Libye comme si c’était la faute de l’Occident pas assez ouvert et accueillant, ne fait plus autant la fière aujourd’hui… L’image de l’ONG bien proprette, imbattable pour donner des leçons de morale et d‘humanitarisme aux pays européens envahis, se fane à vue d’œil…

    Au cours de l’année 2017, MSF qui compte 40 000 volontaires, a reçu 146 dénonciations pour abus de pouvoir et agressions sexuelles. Si ce chiffre n’est pas spécialement élevé, c’est quand même un comble pour une ONG qui fait de l’esprit humanitaire un impératif moral et demande de l‘argent aux gens au nom de sa réputation d‘intégrité et de sa vocation absolue à venir en aide aux autres, et tout spécialement aux « migrants ».

    MSF se vante aujourd’hui de « transparence » en diffusant les informations, sur une seule année, la concernant. Or le siège de Paris ne l’a fait qu’après le scandale de plus en plus abyssal qui frappe Oxfam et sort au grand jour malgré un système de silence et de protection.

    Un système qui est en train de s’écrouler sous les coups de butoirs de la dénonciation publique devenue la nouvelle valeur à la mode d’un monde nihiliste schizophrène, qui a envoyé balader les lois naturelle, divine et morale, seules capables de dompter les passions humaines, pour ériger toutes les déviances sexuelles en suprême acte de liberté individuelle, tout en se posant en redresseur de tort face au mal sexuel…

    Cette culture de la dénonciation, venue de la puritaine protestante Amérique, qui consiste à mettre au pilori sur la place publique en jetant en pâture sur les réseaux sociaux tout un chacun est, disons-le, abjecte et vulgaire. Mais nous ne pleurerons pas sur bien de ces hommes, femmes et aujourd’hui ONG, tous très politiquement et sexuellement corrects, frappés de plein fouet par cette « vertu » de la délation, fausse ou vraie. Ils étaient les premiers à en user et abuser pour discréditer leurs adversaires incorrects…

    Francesca de Villasmundo

  • Entretien de février 2018 – Rivarol

    Entretien N°2 d’actualité politique nationale et internationale pour Rivarol Hebdo, avec son directeur Jérôme Bourbon :

    Sommaire :
    0:58 – Présidence d’honneur du Front National par Jan-Marie Le Pen
    14:28 – Les Patriotes de Florian Philippot
    29:10 – Arrêt du journal d’Action Française 2000
    43:33 – Humouriste Laura Laune accusée d’antisémitisme
    50:22 – Blocage de la réédition de Céline
    56:26 – Syrie de Bachar Al-Assad.

    https://www.rivarol.com
    contact@rivarol.com

    https://florianrouanet.wordpress.com/2018/02/15/entretien-de-fevrier-2018-rivarol/

  • Mutilations génitales féminines : aveuglement de l’UE en matière d’immigration

    Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen, s'est exprimée​ sur la question des mutilations génitales féminines :

    "A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF), la commission du droit de la femme soumettait au vote des députés européens une proposition de résolution.

    Ces pratiques barbares, massivement répandues en Afrique subsaharienne et dans de nombreux autres pays deviennent également, hélas, une véritable problématique à l’intérieur de l’Union européenne ; plus d’un million de femmes en seraient victimes dans 13 pays membres de l’Union.

    Les quelques propositions positives développées dans la résolution comme de s’appuyer durablement sur les associations qui travaillent au soutien des femmes victimes de ces pratiques sont très vite éclipsées par celles concernant une révision du régime d’asile européen qui ferait des MGF un critère systématique d’octroi de l’asile. Si une collaboration internationale peut être effectivement un moyen d’éradiquer ces horreurs, notamment en proposant aux femmes victimes un service de chirurgie sur place, l’aveuglement de l’Union européenne en matière d’immigration et de ses conséquences nous est apparu ici particulièrement dangereux.

    La délégation FN/RBM du groupe ENL s’est donc désolidarisée de cette proposition de résolution en s’abstenant suite au rejet de nos amendements qui tendaient à la rendre plus respectueuse des femmes, des peuples et de leurs intérêts."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Il y a soixante-quinze ans ..

    Du 14 au 24 janvier 1943, La conférence de Casablanca visait à évincer le chef de la France libre :

    Après le débarquement allié en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, sous commandement américain, et dont la France combattante avait été soigneusement écartée par le président Franklin Roosevelt, celui-ci, plus que méfiant à l’égard du général de Gaulle, se montrait plus que complaisant à l’égard de l’amiral Darlan, transfuge de Vichy. À telle enseigne que ce dernier fut même reconnu, le 22 novembre, comme haut-commissaire en Afrique du Nord, en charge du gouvernement militaire et civil dès lors qu’il se plaçait sous le contrôle des autorités américaines. Nomination officiellement provisoire et que le destin se hâta de sceller le 24 décembre suivant par le bras armé du jeune Fernand Bonnier de La Chapelle (20 ans). Croyant ainsi servir les intérêts de la France libre, à moins que ce ne fussent ceux du Royaume Uni, voire du comte de Paris, il avait servi, sans le savoir, les desseins Américains, qui tenaient alors un deuxième homme dans leur manche pour supplanter de Gaulle : moins sulfureux et plus docile que Darlan, le général Henri Giraud, candidat au poste de marionnette agitée depuis Washington, attendait alors son heure à Gibraltar.

         Curieux homme que ce général d’armée de 63 ans : hostile avant 1939 à l’emploi massif des blindés mais favorable à une offensive rapide contre l’ Allemagne ; fait prisonnier le 19 mai 1940 dans des conditions rocambolesques, parfaitement représentatives du ridicule de la désorganisation des forces françaises du moment : ayant perdu son armée, il s’était «  fait cueillir » sans opposer de résistance : ce sont les soldats du rang qui se sacrifient, pas les généraux d’armée ; fait grand croix de la légion d’honneur le 25 août, pendant son incarcération en Prusse orientale – mais oui ! ; évadé, dans des conditions restées mystérieuses, le 17 avril 1942 de la forteresse de Königstein ; refusant de rejoindre la Résistance et adressant des offres de service au régime de Vichy ; s’autorisant à donner des leçons sur les causes de la débâcle : à ses yeux, non point militaires mais civiles, attribuables à la dénatalité, aux congés payés, au syndicalisme, au parlementarisme, à la faillite de l’enseignement, à l’esprit de jouissance  - un vrai inventaire à la Prévert – mais nullement à l’incompétence de l’état-major, soit l’exact discours du maréchal Pétain en juin 1940.

        Approché à Vichy par des agents secrets américains, il accepte de travailler pour eux «  à la libération de la France » et ne parle plus qu’en futur général en chef vainqueur ; le voilà aéroporté par ses nouveaux amis à Gibraltar au moment du débarquement en Afrique du Nord puis, après le succès de celui-ci, à Alger et, après la mort de Darlan, à qui il sert brièvement d’adjoint puis de successeur, à Casablanca.

        Giraud n’a pas l’étoffe du titre de «  commandant en chef civil et militaire » dont l’a affublé Eisenhower de la part de Roosevelt. Installé dans ses fonctions, il maintient les lois antisémites de Vichy, la détention des résistants et fait arrêter des fonctionnaires français pour avoir aidé les Américains lors de leur débarquement ! Attitude que dénonce virulemment la presse américaine.  Mais Washington s’entête et organise, en janvier 1943, une conférence internationale, c’est-à-dire avec Churchill, de Gaulle et Giraud. Objectif : évincer le premier au profit du second. Devinant la mascarade, les Soviétiques ont décliné l’invitation. La réunion se tient à Anfa, quartier résidentiel de Casablanca où les Français ont, dans les années 1920, construit de confortables villas. Les Américains ont réquisitionné plusieurs d’entre elles, expulsé leurs occupants, et établi un périmètre de sécurité gardé par leurs seules forces militaires. «  Bref, écrit de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre, c’était la captivité (...) en terre de souveraineté française, elle me fit l’effet d’une sorte d’outrage. »

        Les Américains ne ménagent pas leur peine pour tenter d’humilier de Gaulle et de mettre Giraud en avant. Pour cela, ils offrent d’élégantes réceptions où se presse le «  tout Casa » afin d’écouter, admiratif, la énième narration par le héros du jour de son évasion d’Allemagne. Et de Gaulle, invité de bout de table,  plongeant son nez dans son assiette avant de relever la tête à la fin du récit de son challenger : « Et maintenant, général Giraud, si vous nous racontiez comment vous avez été fait prisonnier ? » Rien ne se retourne plus vite qu’une assemblée de rieurs convoquée pour voler au secours de la victoire...

        Roosevelt, qui tient alors Churchill sous sa coupe, voudrait mettre en place une direction collective de la France libre mais où de Gaulle serait néanmoins subordonné à Giraud. Le refus du premier est catégorique. Pour sauver les apparences, Roosevelt parvient, non sans mal, à ce que les deux Français se serrent la main puis acceptent officiellement de diriger conjointement l’ensemble des forces françaises en guerre : un expédient sans avenir qui fera seulement perdre du temps à la France libre, de Gaulle ne parvenant, après de multiples manœuvres, à éliminer définitivement Giraud qu’en avril 1944.

        La conférence de Casablanca ne fut cependant pas totalement inutile : les alliés convinrent de plusieurs points importants pour l’avenir de la conduite de la guerre, notamment l’exigence, à laquelle les Américains se montraient jusqu’ici réticents, d’une reddition sans conditions des puissances de l’Axe. Que, le 8 mai 1945, la France libre recevrait au même rang que les autres puissances victorieuses.

    Daniel de Montplaisir

    http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/2614-il-y-a-soixante-quinze-ans

  • FRANÇOIS HOLLANDE A BEL ET BIEN HONORÉ À L’ELYSÉE L’AUTEUR D’UN APPEL AU MEURTRE

    On est stupéfait que l’absolution de François Hollande ait couvert tardivement à l’Elysée, dans l’indifférence générale, le jour de son pot de départ, les paroles criminelles chantées par Black M dix ans plus tôt « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe-leur le pénis, laisse-les morts sur le périph ». Une présidence capable d’honorer le crime sous les lambris ne rassure personne, pas plus qu’un Président qui déclare qu’un fiché S est un « bon garçon malgré des trucs radicaux »

    http://www.bvoltaire.fr/francois-hollande-a-bel-bien-honore-a-lelysee-lauteur-dun-appel-meurtre/

  • Cerveaux malades? Une saine réaction s’impose

    Ce drame a bouleversé  de nombreux Français. Six mois après les faits, Nordahl Lelandais, confondu par des traces de sang retrouvé dans son véhicule, a fini par avouer le meurtre de la jeune Maëlys, enlevée fin août lors d’un mariage. Sur son compte Facebook, la mère de la fillette s’est adressée à l’assassin : « Maëlys va te hanter nuits et jours dans ta prison jusqu’à ce que tu crèves et que tu ailles en enfer. Maëlys avait la vie devant elle », a notamment écrit cette mère qui demande également « que justice soit faite et que plus jamais un enfant ne subisse de tel acte ». Si le degré de civilisation d’une société, notamment en Europe, dépositaire de l’héritage chrétien,  se mesure (aussi) à son respect des plus faibles, des plus fragiles, de l’enfant à naître aux vieillards, que dire de la notre ? Monde de l’enfance qui est aujourd’hui attaquée par une  pensée libertaire qui a tout contaminé et dont « l’art» dit  contemporain,  nous offre aussi de tristes exemples à travers la mise en scène de toutes les perversions pour émoustiller le bourgeois branché et/ou légitimer implicitement toutes les déviances. S’il existe des cerveaux malades, ils ne sont peut-être pas à chercher là où certains s’évertuent à les voir…

    Pêle-mêle et la liste est non exhaustive, les contribuables français ont ainsi été tapés au portefeuille ces dernières années pour  accueillir  Le vagin de la reine d’Anish Kapoor dans les jardins du château de Versailles ;  Domestikator, un  assemblage géant de cubes placé au jardin des tuileries puis près de Beaubourg,  représentant un acte sexuel entre un homme et un animal,  du néerlandais Joep Van Lieshout  l’expostion en Avignon  du Piss Christ du  new-yorkais Andres Serrano,  à savoir  un petit crucifix en plastique immergé dans un verre rempli d’urine celle baptisée  « l’Infamille » soutenue par le Fond régional d’art contemporain, ( Frac ) de Lorraine,  ouverte aux collégiens,   mettant en scène  des mutilations, évoquant la nécrophilie, le viol, la sodomie,   des scènes d’incestes en vidéo, des artistes Gina Pane, Patty Chang et  Eric Poug . Pareillement nous avons été priés de nous  esbaudir sur   les œuvres  de Paul Mc Carthy, un artiste obsédé pour les matières fécales, connu aussi pour  son plug anal dressé Place Vendôme ou encore pour   sa mise en scène d’un  acte zoophile impliquant un enfant…

    « Nous souhaitons l’arrêt ferme et définitif de ses subventions » a  écrit sur Facebook la secrétaire départementale FN  Sophie Robert, tandis que l’Agrif s’arrête brièvement sur le contenu de ladite exposition : « Point n’est besoin ici de reproduire les photos exposées par l’association  Les céphalopodes.  Cet extrait des propos de deux organisatrices ( Laura Bottereau et Marine Fiquet)  commentant leur travail (plastiquement d’une grande médiocrité, au-delà même du fond, NDLR)  suffit : « Nous détournons des éléments de l’enfance et du jeu pour leur apporter des charges sexuelles et affectives. L’enfance est pour nous un espace qu’il nous plaît d’ébranler, de subvertir et de réinventer (…) , et de poursuivre :  Les deux fillettes arborent un membre métaphorique troublant la question du pénétrant-pénétré. »

    Interrogée sur le site boulevard  voltaire, Isabelle Surply précise que les subventions octroyées à  la galerie en question par la région Auvergne Rhône-Alpes et de la ville de Saint-Étienne (dirigée par un maire LR)  « représentent 5000 euros pour la région et 4000 euros pour la ville. Cette subvention est passée en juin 2017 en commission culture au conseil Régional. Nous nous y étions opposés (…).  Je rappelle que cette galerie est coutumière des faits et présente régulièrement des expositions outrancières. Les avocats que j’ai contactés m’ont confirmé que cela pouvait être qualifié d’apologie à la pédophilie. Il n’y a pas d’autres termes, ce sont les termes légaux. »

    Le site du magazine Valeurs actuelles  a consacré un article à ce scandale relevant notamment que  « sur son site, l’association Art Contemporain en Rhône-Alpes (ACRA) précise que « Les Limbes est soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région-Auvergne-Rhône Alpes, la Ville de Saint-Étienne, l‘Université Jean Monnet , entre autres. »

    «Contacté par Valeurs actuelles, l’entourage de Laurent Wauquiez, président  dément tout soutien à cette exposition. « La DRAC, c’est l’Etat , rappelle un membre de son cabinet.  Nous avons subventionné cette structure en 2017, mais pas en 2018. Cette exposition n’est donc pas financée avec les crédits de la région. » . « Sur le fond, il n’appartient pas, en amont, à la région, concernant le financement de structures culturelles, de valider leurs programmes d’action. Il est évident qu’au vu de la nature des images diffusées, la région ne pourrait pas souscrire au financement de ce type d’expositions et ça n’a jamais été le cas. »

    « Nous ne sommes pas des censeursmais toute action visant à promouvoir ce type de message, la région ne sera pas en mesure de s’y associer. Si nous avions financé cette exposition, nous aurions demandé probablement le retrait de ces œuvres , ajoute le conseiller de Laurent Wauquiez, qui déplore en outre les « attaques du FN sur fond d’amalgames  (sic). A titre personnel, le cadre du cabinet régional se dit même  choqué  :  La ligne rouge a été franchie. La collectivité regardera de près ce qu’elle est amenée à financer… »

    Bruno Gollnisch en prend bonne note et nous voulons bien croire que la montée au créneau du Front National dans cette affaire  obligera (peut-être)  la droite couchée à ne plus servir  insidieusement de bailleurs de fonds avec notre argent  aux acteurs  du gauchisme culturel.Mais comme le notait Isabelle Surply dans l’entretien accordé à boulevard voltaire évoqué plus haut,   le  « problème est que Les Républicains ont un souci avec l’art contemporain. Ils n’assument pas vraiment leur ligne politique de peur d’être taxés de censeurs. Ils ont peur des représailles.Je rappelle que Laurent Wauquiez n’a pas de majorité franche. En étant trop dur avec son aile gauche, il pourrait perdre des suffrages. À chaque fois qu’il s’agit d’art contemporain dans cette commission, je peux vous garantir que la présidente de commission regarde ses pieds et n’assume pas sa ligne politique. »

    Pour le reste, nous renvoyons à  L’imposture de l’art contemporain, livre imparable d’Aude de Kerros  (éditions Eyrolles, 2015)  et à l’entretien accordé  par le  peintre de grand talent Antoine Tzapoff  que nous citions sur ce blogue  en octobre 2014. Réflexions  qui achèvent d’éclairer les agissements et la vision du monde  d’une petite coterie qui participe du travail de sape et de la subversion mondialiste contre nos murs porteurs.

    https://gollnisch.com/2018/02/15/cerveaux-malades-saine-reaction-simpose/

  • [VIDEO] Donald Trump face à l’Europe

    Un an après l’élection de Trump, les cartes du jeu international sont rebattues. Alors que l’on imaginait un frein à l’interventionnisme des Etats-Unis, on assiste au contraire. Jean-Loup Izambert offre un décryptage brillant de la géopolitique américaine actuelle.

  • L'habitation dans la nation

    Heidegger insiste sur le fait que l'homme n'est pas séparable du monde qui l'entoure et qui le pénètre. Il y a co appartenance entre le monde et l'homme à travers l'être. Être, c'est habiter. Or, l'homme habite dans la nation qui établit un lien communautaire entre l'individu et le collectif. Ce lien est affectif, comme l'a montré le sociologue Tönnies. C'est pourquoi le Gestell s'acharne à détruire ce lien, soit en le relativisant (société multiculturelle) soit en l'asséchant (tout réduire au marché et à l'échange utilitaire, élimination du don). On ne veut dans le système du Gestell n'avoir à faire qu'à des masses et des egos, ni nations, ni personnes humaines véritables.
         Michel Haar décrit bien cette situation : "le règne des masses fait partie du gigantesque, c'est-à-dire de ce par quoi le quantitatif devient une qualité propre. Il ne faut pas comprendre ce règne seulement comme un phénomène social, démographique ou politique, bien que le collectivisme ou l'américanisme en soient les manifestations les plus frappantes. La massification suppose une mutation logique du sujet qui prélude à son effacement. Le citoyen (national) d'autrefois est maintenant réprimé et embrigadé dans le Nous qui par l'intermédiaire des moyens d'information de masse normalise et standardise toutes les possibilités de décisions économiques et politiques. (...) L'homme ne subsiste plus que comme un matériau exploitable et manipulable aux seules fins de la conservation et de l'accroissement de tels ensembles." 
         L'homme est désormais installé sur toute la planète "où les conditions d'existence tendent hâtivement à s'uniformiser, l'homme habite-t-il encore quelque part ? Le "où" de son habitation semble anéanti. L'habitation est l'incarnation dans un lieu d'une relation spécifique à l'ensemble du monde. Habiter, c'es être, et être, c'est habiter. C'est pourquoi l'oubli de l'être est aussi l'oubli de l'habitation. (...) se déplaçant de plus en plus souvent et de plus en plus rapidement, l'homme tend à perdre ses attaches avec un lieu familier rassemblant son être et dont son être dépend, lieu natal ou lieu d'élection. Pourtant, ce n'est pas la planétarisation qui menace ou détruit le lieu familier, c'est inversement l'absence de terre familière (Heimatlosigkeit : absence de patrie) à demi avouée, à demi niée, de l'homme relativement à son essence est compensée par la conquête organisée de la terre (...) La Heimatlosigkeit (absence de patrie en allemand) a donc une double signification ; c'est le manque d'enracinement de l'existence et des œuvres dans une terre particulière (les productions de la culture se standardisent et s'universalisent toujours davantage dans le mauvais sens) ; c'est plus profondément une perte de familiarité de l'homme avec lui-même (...) La subjectivité ne lui assure plus de point d'appuis ou d'assise. Il se voit contraint de fuir le vide de son identité métaphysique par le pur accroissement quantitatif de puissance. (...) Mais l'homme techniquement aliéné ne peut pas sortir de son aliénation par une prise de conscience : celle-ci lui est interdite. L'errance constitue un esclavage plus radical que toute aliénation."
         C'est pourquoi l'homme moderne ne pourra prendre conscience des conditions de son salut qu'en subissant des crises de façon douloureuse. Ces conditions doivent pour Heidegger s'accompagner d'un certain détachement à l'égard des choses (Gelassenheit) et de l'ouverture au mystère de notre existence qui le conduiront à penser, c'est-à-dire à questionner, et donc à remettre en cause le Gestell.
         On se trouve donc, selon Heidegger, en présence de deux types d'hommes, l'animal calculateur et le "mortel". Seul ce dernier a le sens de l'histoire et du tragique ! Le premier est hostile à la nation : elle empêche en effet de rendre les hommes totalement interchangeables en tant que matières premières. Le mortel au contraire y trouve un sens à sa vie car la possibilité de la mort dans le sacrifice accroît la valeur de la vie, et même donne un sens à la mort comme c'est le cas du héros.
         Par contre, en détruisant la nation, le Gestell ramène l'homme au calcul et à l'animalité. Le calcul fait-il la supériorité de l'homme sur l'animal ? Toute notre tradition civilisatrice le nie : le martyr chrétien ou le héros guerrier qui peuvent parfois fusionner comme chez Jeanne d'Arc, ne calculent pas dans un but utilitaire pour donner un sens à leur vie ! Leur sacrifice est au-delà de l'utilitarisme.
    Yvan Blot, L'oligarchie au pouvoir