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l'information nationaliste - Page 5770

  • La République maçonnique vendue aux qataris : nouvelles preuves

    J’ai déjà signalé dans ces colonnes mon manque flagrant d’empathie pour le député Gilbert Collard, pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas. Cependant, je lui reconnais de grandes qualités d’orateur, ce qui est logique pour un avocat et même une grande intelligence.

    Lors du Projet de loi fiscale 2018, Gilbert Collard, secondé par les autres députés FN et rejoint par la député d’Orange Marie-France Lorho (Ligue du Sud), déposèrent un amendement, le n°119, visant à compléter l’article 12 et dont le texte était le suivant :

    « La loi n° 94-322 du 25 avril 1994 autorisant l’approbation de l’accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’Etat du Qatar, portant interprétation de la convention fiscale du 4 décembre 1990 en vue d’éviter les doubles impositions est abrogée ». L’amendement était justifié ainsi : « La dénonciation des avantages fiscaux en France des ressortissants du Qatar, en particulier sur les plus-values immobilières, faisait partie des engagements de campagne du Président de la République. Il est donc temps de procéder à cette moralisation ».

    La réponse ne se fit pas attendre et le 16 octobre, Gilbert Collard recevait la réponse suivante : « Monsieur le Député. Votre amendement n°I-119 déposé sur le PLF 2018 est contraire à l’article 34 de la LOLF et constitue, par ailleurs, une injonction au Gouvernement dans la conduite des relations internationales : il est, en conséquence, irrecevable et a été retiré de la grille Eloi. »

    Rappelons que le 2 avril 2015, celui qui était alors le n°2 du Front National, Florent Philippot, avait été attaqué en diffamation pour avoir pointé du doigt dans une émission du 9 janvier 2015 sur Radio Classique la porosité entre le Qatar et les élites françaises, mais aussi le soutient par les Qataris du terrorisme islamiste, conclusion à laquelle le Président des Etats-Unis Donald John Trump était lui-même parvenu. J’avais rappelé alors qui était derrière le soutien au Qatar contre Philippot. Finalement, il n’y aura pas de procès car le Parlement Européen refusa de lever l’immunité parlementaire de l’élu lorrain au motif que « les membres du Parlement européen ne peuvent être recherchés, détenus ou poursuivis en raison des opinions ou votes émis par eux dans l’exercice de leurs fonctions ». Rappelons que si les Qataris avaient choisi pour se défendre le chronique du journal intégriste conciliaire Témoignage Chrétien (dont les finances se portèrent mieux par le plus protocolaire des hasards), Philippot avait jeté son dévolu sur un autre chroniqueur, de Valeurs Actuelles celui-là, Gilles-William Goldnadel (qui avait par ailleurs été aussi l’avocat de la dissidente Anne Kling contre… la LICRA !).

    Rappelons également que Mignard, qui est dans tous les coups foireux et tous les naufrages (tel le pauvre type chanté par Renaud dans la bande-originale du film Viens chez moi j’habite chez une copine), s’était lancé dans une tirade grotesque : « Le Qatar en a assez de toujours être présenté comme un État sans morale ni vertu qui aurait pour objectif de s’emparer du pays, explique Jean-Pierre Mignard. Il a manifesté par le passé une grande patience vis-à-vis des horreurs déversées sur son compte, aujourd’hui c’est fini. M. Philippot pourra toujours répéter ces propos, mais nous pourrons de notre côté les qualifier de diffamation».  Il est vrai que Mignard a un sacré pédigré. Vu ses préférences orientales, ce serait même un Pédigré pal…

    Rappelons également que la suite des événements avait donné raison à l’actuel chef des Patriotes. Citons le Courrier International, d’orientation très à gauche, qui disait déjà dès le 30 septembre 2014 :

    « Alors que le Qatar affirme combattre l’extrémisme et a rejoint la coalition contre l’Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie. sic… La vérité est que, sans les financements importants que l’EI a reçus de certains individus au Qatar, il n’y aurait pas eu de guerre au départ. Au Royaume-Uni, Djihad John, l’homme avec un fort accent britannique présent sur les trois vidéos où sont assassinés les otages, incarne désormais aux yeux de l’opinion publique britannique la menace de l’EI. La semaine dernière, alors même que l’émir du Qatar jurait ses grands dieux que le pays n’avait jamais financé l’EI, le Trésor américain a apporté la première preuve que l’argent du Qatar avait bien permis à Djihad John et à d’autres Britanniques de rejoindre la Syrie ».

    Dans sa revue de presse du 2 juin 2015, le site Les Moutons enragés citait plusieurs journaux : Marianne : « Connu pour son gaz, son pétrole, ses fonds d’investissements, ses clubs de foot, le rachat des palaces parisiens et méditerranéens, le Qatar joue actuellement un jeu trouble au Nord-Mali, par le soutien financier et militaire qu’il apporte aux islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique. Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. ». Le Daily Express : « Ils [les terroristes de l’EI] avaient de l’argent et des armes fournies par le Qatar et l’Arabie saouditeLa plus importante source de financement de l’EI à ce jour provient des pays du Golfe, principalement de l’Arabie saoudite mais aussi du Qatar, du Koweït et des Émirats arabes unis ». Le Daily Telegraph : « Grâce à des alliés comme l’Arabie saoudite et le Qatar, l’Occident [a] soutenu des groupes rebelles militants qui ont depuis mutés en EI et autres milices liées à al-Qaïda ». Et pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincu, la lecture du livre Nos très chers émirs de Christian Chesnot et Georges Malbrunot est indispensable…

    Hristo XIEP

    http://www.medias-presse.info/la-republique-maconnique-vendue-aux-qataris-nouvelles-preuves/82182/

  • « Balancer » pour « balancer » visons les bonnes personnes !

    Patrick Cohen - Sandra Muller 

    L'immense campagne « Balance ton porc », vulgaire, avilissante, dégradante pour un peuple de vieille civilisation comme le nôtre où les femmes et les hommes s'honorent et se respectent mutuellement depuis toujours, semble nous être venue d'Amérique. 

    Mais elle a été frénétiquement - ce n'est pas trop dire - reprise par les médias et l'ensemble de ce qu'il est encore convenu de désigner sous le nom d'élites. Quel genre d'élites d'ailleurs pour assumer de telles grossièretés ? Elles sont à plaindre autant qu'à blâmer. Elles ne méritent que rejet et mépris. A leur égard, l'irrespect s'impose.

    Elles y ont droit de fait car l'inconvenance du slogan et la frénésie une fois de plus unanime de tout ce qui, en France, a voix au chapitre et capacité à conditionner l'opinion, a assez rapidement soulevé un tollé d'une rare ampleur. Nous en avons lu des manifestations de toutes parts et de toutes tendances. Une réprobation, une exaspération et un dégoût largement partagés. Preuve qu'il reste en France des traces sans doute ineffaçables de bon goût. Et que la bassesse y est assez spontanément rejetée.

    Pourquoi a-t-on soudainement orchestré de part et d'autre de l'Atlantique une campagne à la fois si intense, si vaine, et si ridicule ? Ce n'est pas d'aujourd'hui en effet qu'il se trouve dans nos sociétés déchues non pas des porcs à balancer, car ces animaux se comportent rarement aussi mal que certains humains, mais des hommes - et d'ailleurs aussi des femmes - dont les actes dans la vie courante ne sont plus gouvernés par la juste raison, la normalité, les convenances, la politesse ou la pudeur, mais par ce qui les meut au-dessous de la ceinture, comme le dit le pape François ...

    Retour en force du féminisme, des Gender Studies, des tenants de toutes les formes de décomposition sociétale ? Peut-être celles justement qui se préparent chez nous, qu'il faut à toute force faire avancer ? Offensive contre la part encore masculine, dite machiste, de nos sociétés ?

    Ou bien encore, volonté de faire passer au second plan des sujets plus graves, français et / ou internationaux ?

    Les lecteurs de Lafautearousseau exerceront s'ils le veulent leur sagacité, pour rechercher ce qui se cache derrière ces lubies médiatiques et dans la cervelle de nos prétendues élites.

    On a passé bien du temps l'autre dimanche au soir, au palais de l'Elysée, à disserter sur le fait que le président de la République ait fustigé ceux (celles et ceux ?) « Qui foutent le bordel », comme s'il n'y avait rien de plus sérieux à lui reprocher... Que pour une fois Emmanuel Macron ait parlé comme tout le monde choquait parait-il les journalistes et quelques bobos germanopratins.

    De qui se moquait-on ? Dans les médias, la parole est-elle si prude, le propos toujours élégant et châtié, le discours d'une grande élévation ? « Rions, rions » eût dit Montherlant. La grossièreté et pis, la vulgarité, sont au contraire monnaie courante à la radio comme à la télévision., Par exemple sur France Inter où Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek et leur bande nauséabonde, s'y adonnent soir et matin, et même la nuit, sous prétexte d'humour ... Humour tarifé le plus souvent très sot, très sale, scabreux même, très orienté... Et très prétentieux. Qui nous dira ce que gagnent ces gens-là, que nous payons de nos deniers pour dégoiser justement leurs ... cochonneries ?

    « Balance ton porc » est bien dans leur manière : ordinaire, vulgaire, sale. Ce devrait être leur devise, leur marque de fabrique. Et au fond, les braves gens, les Français quelconques, les gens normaux pourraient bien la leur appliquer. 

    « Balance ton porc » ? Balance tous ces gens-là ? En Français trivial, on dirait chiche !  

    Retrouvez l'ensemble de ces chroniques en cliquant sur le lien ci-dessous

    En deux mots, réflexion sur l'actualité

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/10/26/balancer%C2%A0-pour-balancer%C2%A0-visons-les-cibles-qu-il-faut-5993111.html

  • La jeunesse au pouvoir

    Georges Feltin-Tracol

    La jeunesse au pouvoir est le titre de l’excellent essai de Julien Langella paru en 2015 aux Éditions du Rubicon. C’est aussi la constatation récente d’un renouvellement européen inouï des générations en politique alors que s’aggrave paradoxalement le vieillissement de sa population. Évoquons les 31 ans du conservateur Sebastian Kurz, le futur chancelier autrichien. En dehors d’Emmanuel Macron âgé de 39 ans, la précocité gouvernementale revenait auparavant au Premier ministre grec Alexis Tsipras (43 ans) et à l’Italien Matteo Renzi (42 ans) pour l’heure déchargé des affaires publiques.

    Après plusieurs décennies de routine, l’histoire s’accélère et écarte les quinquagénaires afin de favoriser l’accès au pouvoir de quadragénaires, voire de trentenaires : la présidente estonienne Kersti Kaljulaid (47 ans), le président polonais Andrzej Duda (45 ans), le Premier ministre canadien Justin Trudeau (45 ans), le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel (44 ans) et le Premier ministre fédéral belge Charles Michel (41 ans). Ils apparaissent cependant comme de presque seniors par rapport à de nouveaux responsables tels le Premier ministre irlandais Leo Varadkar (38 ans) ou, hors champ occidental, le Maréchal coréen Kim Jong Un (34 ans).

    La prime à la juvénilité revient néanmoins à la République de San Marin, cet État enclavé en Italie. Du 1er avril au 1eroctobre dernier, l’un des deux capitaines-régents de la République, soit l’équivalent de chefs d’État, n’avait que… 29 ans : Vanessa D’Ambrosio. Celle-ci vient d’être remplacée par Enrico Carattoni (32 ans).

    Cette vague atteint aussi les dernières monarchies européennes. Après les abdications en série de la reine Beatrix des Pays-Bas, du roi Albert II de Belgique, et du roi Jean-Charles d’Espagne, plusieurs héritières sont adolescentes : la princesse des Belges Elisabeth (15 ans), la princesse de Norvège Ingrid Alexandra (13 ans), la princesse néerlandaise d’Orange Catharina-Amalia (13 ans), et la princesse espagnole des Asturies Leonor (11 ans).

    Remarquons toutefois que les grandes puissances s’exemptent de cette cure de jouvence : l’Allemande Angela Merkel et le Turc Recep Tayyip Erdogan ont respectivement 63 ans (mais ils gouvernent depuis plus d’une décennie), le Chinois Xi Jinping 64 ans, le Russe Vladimir Poutine 65 ans, l’Indien Narendra Modi 67 ans et l’Étatsunien Donald J. Trump 71 ans ! Forts de leur expérience (à l’exception d’un seul, invertébré, « tweetocompulsif » et plutôt limité), ils observent avec placidité l’émergence de ces « jeunes pousses ». Le Vieux Monde oligarchique s’offre de nouveaux visages qui appliquent des pratiques politiciennes périmées constamment ratées.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 50, diffusée sur Radio-Libertés, le 27 octobre 2017.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Face aux risques de la prostitution des étudiants, que faire pour améliorer la condition étudiante ?

    Une publicité bien spéciale se promenait encore jeudi matin dans les rues de Paris et plus spécialement devant les universités, et a fini par provoquer moult réactions indignées et la confiscation du camion qui la transportait. La promotion d’un site permettant des rencontres (à l’évidence tarifées) entre des étudiants (surtout des étudiantes, en fait) et des personnes riches plus âgées susceptibles de les aider à financer leurs études, apparaît certes choquante mais elle a un mérite : celui de rappeler l’existence d’une prostitution étudiante qui perdure et, peut-être, s’étend au fil des années dans une indifférence quasi-générale, apparaissant dans quelques films sans susciter de débats.

    Si l’on en croit les (trop rares) études consacrées à ce sujet (menées par le mouvement du Nid, spécialisé dans l’accueil des victimes de la prostitution), il ressort qu’entre 2,5 et 4 % des étudiants, là encore plus des jeunes filles que des garçons, ont accepté des relations sexuelles tarifées et qu’entre 8 et 15 % selon la localisation accepteraient celles-ci en cas de grandes difficultés financières : des chiffres qui, rapportés au nombre total d’étudiants, ne sont plus vraiment marginaux…

    Selon le Nid, c’est bien la précarité de la condition étudiante qui entraîne le passage à l’acte pour les jeunes et le début d’un engrenage qui peut s’avérer destructeur pour les personnes qui y cèdent. L’apparente facilité de ce procédé « d’assistance sexuelle de personnes aisées » pour ceux qui s’y livrent (certains diraient « s’y abandonnent ») et espèrent en tirer quelques revenus pour pouvoir poursuivre leurs études est un leurre dangereux et, selon le Nid, peut faciliter, au contraire de l’intention première, un décrochage universitaire complet et le basculement total dans une prostitution professionnelle.

    « De la misère en milieu étudiant », titrait un des plus célèbres textes des situationnistes d’avant-Mai 68, texte qui évoquait la condition étudiante des jeunes défavorisés et qui en tirait une critique virulente de la société capitaliste de consommation et d’abondance : ce titre mériterait d’être repris pour signifier la situation d’une part du monde étudiant, véritable « prolétariat jeune », et, au-delà de la critique, toujours plus facile (mais nécessaire) que la réponse, avancer des propositions mesurées et fondatrices de nouvelles réalités pour l’Université de demain et ses différents publics. 

    Comment faire pour permettre à chaque étudiant de disposer d’assez de moyens et de temps pour étudier dans de bonnes conditions, dignes et sérieuses ? Une réponse uniquement financière ne sera jamais qu’un sparadrap sur une jambe de bois, même si elle peut soulager quelques misères, ce qui toujours mieux que rien. Mais il faut sans doute travailler sur une meilleure insertion des étudiants dans la communauté de travail universitaire, ce qui passe aussi par la vérification première des motivations du candidat à l’Université, pour éviter le découragement devant les difficultés liées à une mauvaise orientation ou à un mauvais choix. L’intégration à une communauté universitaire, qui peut s’inspirer de celle qui existe dans les Classes préparatoires et les Grandes écoles, doit créer ou renouer des liens de solidarité et de soutien qui, aujourd’hui, ont trop souvent laissés la place à l’individualisme et à un esprit de compétition qui ne ressemble pas, dans ses motivations, à la nécessaire émulation qui permet l’élévation des esprits et des savoirs. Cela n’enlève rien à la liberté et à la spontanéité des étudiants mais leur assure une certaine protection et l’assurance de ne pas être qu’un numéro de dossier interchangeable.

    Faut-il en finir, dans le même temps, avec l’idée et la réalité d’une Université de masse pour fonder une Université « des personnes », pratiquée dans des structures de taille moyenne (équivalente à celle de grands lycées) et mieux intégrée dans les villes et, pourquoi pas, les campagnes ? C’est une idée que je défendais déjà dans les années 1980, en proposant la création de structures universitaires dans les villes moyennes de Bretagne, pour « désengorger » les grands ensembles universitaires, trop lourds et socialement déracinés. Cela serait aussi un moyen de faire revivre des villes aujourd’hui désertées par les jeunes générations lettrées au lieu d’entasser des milliers d’étudiants « anonymés » dans de grands ensembles bétonnés, véritables ghettos étudiants le plus souvent éloignés du centre des villes, comme « une mise au ban » des jeunes par la société des adultes… Enfin, ce pourrait être une façon efficace de résoudre le problème récurrent du logement étudiant et de mieux personnaliser les parcours étudiantsde leur permettre un réel équilibre financier et de mobiliser, du coup, une part des sommes aujourd’hui perdues dans la lourde gestion de l’Université pour l’amélioration de la vie universitaire et de la condition étudiante. Pour éviter que la prostitution ne devienne un débouché pour les étudiants nécessiteux, tout simplement…

    Mais cela nécessite une véritable stratégie de l’Etat, avec consultation et participation des régions et des communes, mais aussi des Chambres professionnelles et des entreprises elles-mêmes, pour mener à bien ce nouvel aménagement du territoire universitaire français. Or, une République qui, depuis si longtemps, s’incline devant les groupes de pression politiciens et syndicaux étudiants, ce « pays légal » parfois si détestable et conservateur de lui-même, en est-elle capable ? Au regard des cinquante ans qui viennent de s’écouler depuis Mai 68, le doute est légitimement permis… Là encore, il me semble que la Monarchie « à la française » aurait plus d’atouts dans son jeu d’Etat pour impulser et réussir cette révolution territoriale de la Formation des jeunes intelligences françaises. Qu’on le veuille ou non, l’imagination et la réflexion nous le laissent pressentir quand l’expérience des siècles passés semble bien nous le démontrer : « L’avenir de l’Intelligence » passe par le moyen du politique et la pratique institutionnelle royale.

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • LES BANQUES GAGNENT DE L’ARGENT SUR LE DOS DES « PAUVRES »

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    En France, en 2017, les établissements bancaires jouent ce rôle de vampire et ponctionnent une part importante (10 à 20 %) des revenus des « pauvres ».

    Une banque n’a aucun intérêt à n’avoir que des clients à hauts revenus et qui n’utilisent jamais leur découvert, car ils sont difficiles à séduire et à garder. Elle doit leur concéder des taux d’emprunt bas, leur présenter des placements qui rapportent vraiment (ils existent, mais ne sont pas rentables pour la banque). Au final, un établissement qui ne compterait que ce type d’usagers risquerait de faire faillite. Par contre, un « pauvre » à faibles revenus, qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, qui utilise et dépasse régulièrement son découvert autorisé est une vraie mine d’or. Et, en toute logique capitaliste, les banques devraient se disputer cette clientèle et tout faire pour l’attirer, car elle les rentabilise.

    En dehors des agios pour découverts autorisés (que 61 % des foyers utilisent chaque mois), les frais pour dépassement du plafond rapportent 6,5 milliards d’euros aux banques. En effet, 25 % des Français dépassent cette limite une fois par mois, dont 28 % parmi ceux qui gagnent moins de 1.500 € et 16 % de ceux dont les revenus sont compris entre 1.500 € et 3.000 €. Au-dessus de 3.000 €, 52 % rencontrent ce problème, mais une seule fois fois par an

    Les coups du sort, les factures imprévues, l’incapacité à gérer le budget et à prévoir les grosses dépenses annuelles comme les impôts expliquent ces dépassements excessifs, mais surtout le phénomène s’auto-entretient. Lorsque vous avez fini de régler votre dette et les frais afférents, vous démarrez avec un reliquat bien trop faible pour finir le mois et vous serez obligé de contracter un nouveau découvert. Or, un dépassement coûte 60 € en moyenne, mais la facture s’élève à 300 € pour les plus fragiles qui ne parviennent pas à rembourser rapidement ce qu’ils doivent ; ils n’arrivent jamais à se remettre à flot.

    La loi essaie de limiter les sommes demandées, mais les banques contournent les obstacles. Dès qu’un frais est plafonné, elles en augmentent ou en inventent un autre. Par exemple, on fait payer de 12 à 20 euros le courrier envoyé à cette occasion. (Un timbre coûte 0,73 € !)

    Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un racket. Au Moyen Âge ou dans beaucoup de pays comme l’Inde, les usuriers saignent à blanc les pauvres. En France, en 2017, les établissements bancaires jouent ce rôle de vampire et ponctionnent une part importante (10 à 20 %) des revenus des « pauvres ».

    Que faire ? Interdire le découvert, même autorisé, aux plus fragiles ? Il existe quelques banques qui fonctionnent sur ce schéma et pour cette clientèle. Elles n’ont pas de guichets et utilisent les buralistes comme intermédiaires. Mais elles ne sont pas, pour l’instant, rentables et ne le seront jamais. Ensuite, les découverts existant toujours, des usuriers, plus ou moins liés à la mafia, prendraient la place laissée vacante. Les taux exploseraient et il n’y aurait alors plus aucune protection pour les pauvres. Et le pire de tout : cette extorsion de fonds est vitale pour les banques, sinon elles feraient faillite, ruinant l’économie.

    http://www.bvoltaire.fr/banques-gagnent-de-largent-pauvres/

  • Europe : ceux qui ont été privés du droit de naître sont trop nombreux

    Le pape a participé, samedi 28 octobre, à 17h30, au « dialogue » entre représentants des communautés chrétiennes et de la vie politique, sur le thème « (Re)penser l’Europe. Une contribution chrétienne à l’avenir du projet européen », promu par la Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE)Extraits de son discours :

    6a00d83451619c69e201b8d2b8dcda970c-250wi.jpg"[...] La première, et peut-être la plus grande contribution que les chrétiens puissent offrir à l’Europe d’aujourd’hui, c’est de lui rappeler qu’elle n’est pas un ensemble de nombres ou d’institutions, mais qu’elle est faite de personnes. Malheureusement, on remarque comment souvent tout débat se réduit facilement à une discussion de chiffres. Il n’y a pas les citoyens, il y a les suffrages. Il n’y a pas les migrants, il y a les quotas. Il n’y a pas les travailleurs, il y a les indicateurs économiques. Il n’y a pas les pauvres, il y a les seuils de pauvreté. Le caractère concret de la personne humaine est ainsi réduit à un principe abstrait, plus commode et plus apaisant. On en saisit la raison : les personnes ont des visages, elles nous obligent à une responsabilité réelle, active ‘‘personnelle’’ ; les chiffres nous occupent avec des raisonnements, certes utiles et importants, mais ils resteront toujours sans âme. Ils nous offrent l’alibi d’un désengagement, parce qu’ils ne nous touchent jamais dans la chair.

    Reconnaître que l’autre est surtout une personne signifie valoriser ce qui m’unit à lui. Le fait d’être des personnes nous lie aux autres, nous fait être communauté. Donc, la deuxième contribution que les chrétiens peuvent offrir à l’avenir de l’Europe est la redécouverte du sens d’appartenance à une communauté. Ce n’est pas un hasard si les Pères fondateurs du projet européen ont choisi précisément ce mot pour identifier le nouveau sujet politique que se constituait. La communauté est le plus grand antidote contre les individualismes qui caractérisent notre temps, contre cette tendance, aujourd’hui répandue en Occident, à se considérer et à vivre dans la solitude. On comprend mal le concept de liberté, en l’interprétant presque comme s’il s’agissait du devoir d’être seuls, affranchis de tout lien, et par conséquent on a construit une société déracinée, privée du sens d’appartenance et d’héritage.

    Les chrétiens reconnaissent que leur identité est de prime abord relationnelle. Ils sont insérés comme membres d’un corps, l’Église (cf. 1 Co 12, 12), dans lequel chacun, avec sa propre identité et particularité, participe librement à l’édification commune. De manière analogue, ce lien se retrouve aussi dans le domaine des relations interpersonnelles et de la société civile. Devant l’autre, chacun découvre ses qualités et ses défauts ; ses points forts et ses faiblesses : en d’autres termes, il découvre son visage, comprend son identité.

    La famille, en tant que première communauté, demeure le lieu le plus fondamental de cette découverte. La diversité y est exaltée et en même temps est comprise dans l’unité. La famille est l’union harmonieuse des différences entre l’homme et la femme, qui est d’autant plus authentique et profonde qu’elle est procréatrice, capable de s’ouvrir à la vie et aux autres. [...]

    Cela pousse à prendre en compte le rôle positif et constructif de la religion en général dans l’édification de la société. Je pense par exemple à la contribution du dialogue interreligieux pour favoriser la connaissance réciproque entre chrétiens et musulmans en Europe. Malheureusement, un certain préjugé laïciste, encore en vogue, n’est pas en mesure de percevoir la valeur positive pour la société du rôle public et objectif de la religion, préférant la reléguer à une sphère purement privée et sentimentale. On instaure ainsi la prédominance d’une certaine pensée unique, assez répandue dans les réunions internationales, qui voit dans l’affirmation d’une identité religieuse un danger pour elle et pour sa propre hégémonie, en finissant ainsi par favoriser une opposition artificielle entre le droit à la liberté religieuse et d’autres droits fondamentaux. [...]

    Depuis les années soixante du siècle passé, on assiste à un conflit des générations sans précédent. En remettant aux nouvelles générations les idéaux qui ont fait la grandeur de l’Europe, on peut dire de manière hyperbolique qu’à la tradition on a préféré la trahison. Au rejet de ce qui provenait des pères a ainsi succédé le temps d’une stérilité dramatique. Non seulement parce qu’en Europe on fait peu d’enfants, et que ceux qui ont été privés du droit de naître sont trop nombreux, mais aussi parce qu’on s’est découvert incapable de transmettre aux jeunes les instruments matériels et culturels pour affronter l’avenir. L’Europe vit une sorte de déficit de mémoire. Redevenir une communauté solidaire signifie redécouvrir la valeur de son propre passé, pour enrichir le présent et transmettre à la postérité un avenir d’espérance.

    Beaucoup de jeunes se trouvent au contraire désemparés face à l’absence de racines et de perspectives, « secoués et menés à la dérive par tous les courants d’idées » (Ep 4, 14) ; parfois également ‘‘prisonniers’’ d’adultes possessifs qui ont du mal à assumer leur devoir. Elle est grave, la tâche d’éduquer non seulement en offrant un ensemble de connaissances techniques et scientifiques, mais surtout en œuvrant « pour promouvoir la personne humaine dans sa perfection, ainsi que pour assurer le bien de la société terrestre et la construction d’un monde toujours plus humain » (Concile Œcuménique Vatican II, Décl. Gravissimum educationis, 28 octobre 1965, n. 3). Cela exige l’engagement de toute la société. L’éducation est une tâche commune, qui demande la participation active concomitante des parents, de l’école et des universités, des institutions religieuses et de la société civile. Sans éducation, la culture ne se forme pas et le tissu vital des communautés se dessèche. [...]

    L’auteur de la Lettre à Diognète affirme que « ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde » (Lettre à Diognète, VI). En ce temps, ils sont appelés à redonner une âme à l’Europe, à réveiller sa conscience, non pas pour occuper les espaces, mais pour encourager les processus (cf. Exhort. Ap. Evangelii gaudium, n. 223) qui créent de nouveaux dynamismes dans la société. C’est précisément ce qu’a fait saint Benoît proclamé, non pas par hasard, patron de l’Europe par Paul VI : il ne s’est pas soucié d’occuper les espaces d’un monde désorienté et confus. Soutenu par la foi, il a regardé au-delà et depuis une petite grotte de Subiaco il a donné le jour à un mouvement contagieux et irrésistible qui a redessiné le visage de l’Europe. Lui, qui a été « messager de paix, artisan d’union, maître de civilisation » (Paul VI, Lett. Ap. Pacis Nuntius, 24 octobre 1964), qu’il nous montre à nous aussi chrétiens d’aujourd’hui combien de la foi jaillit une espérance joyeuse, capable de changer le monde."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html