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Manchester pleure ses enfants - Journal du mercredi mai 2017
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La rançon de la décadence
Bernard Plouvier
Depuis 2012, les attentats des fous furieux du dénommé allah se sont multipliés à rythme accéléré, devenant de plus en plus meurtriers. Avec des explosifs artisanaux ou volés dans les dépôts militaires (grâce à des complicités internes), avec des armes automatiques dont tous les voyous sont pourvus, ou par des moyens aussi rudimentaires, mais très efficaces, qu’un camion-bélier, les terroristes pulvérisent les records annuels de victimes.
Le trafic d’armes alimente le fanatisme politico-religieux et se nourrit du trafic de stupéfiants. Chacun sait ou devrait savoir que les preux chevaliers du sieur allah sont de gros négociants de haschich et d’héroïne (appelée « larme d’allah » en Afghanistan).
Les complicités intérieures ne peuvent que se multiplier en Europe occidentale et scandinave où l’on accepte des islamiques dans les forces armées, la police, la gendarmerie ou le gardiennage de prison… et tout le monde se souvient (ou devrait le faire) d’une gendarmette française de souche permettant à son amant candidat terroriste d’accéder à un QG de la Gendarmerie nationale.
Pourquoi les terroristes se gêneraient-ils ? Ceux qui meurent en tuant de « l’infidèle » se croient assurés d’aller immédiatement au paradis de leur sanguinaire divinité. Ceux qui s’échappent sont assurés de n’être pas exécutés, puisque les mols Européens ont partout aboli la peine de mort.
Quant aux services de renseignements, on entend systématiquement leurs patrons se glorifier, lors d’un nouvel attentat, prétendant en avoir déjoué « plus d’une dizaine d’autres », ce qui fait une maigre consolation aux victimes estropiées à vie et aux familles des morts.
En supposant même que les porte-parole des barbouzes soient honnêtes, tout nouvel attentat témoigne d’une faute grave, voire d’une chaîne d’incompétences… un médecin a beau soigner parfaitement 999 malades curables, il n’en sera pas moins condamné si un millième patient atteint de maladie curable meurt prématurément, faute de diagnostic précoce et de mesure thérapeutique adéquate, et c’est justice.
Vivre hors des frontières de l’Europe permissive – celle où l’on accueille sans tri réel tous les immigrants venus de terres islamiques – ne met pas à l’abri des tueurs d’allah. Brexit ou pas, les Britanniques viennent d’en recevoir la preuve, sanglante autant qu’évidente.
En outre, la honteuse Collaboration avec le nouvel Occupant n’est pas non plus un gage de sûreté. Avoir élu maire de Londres un mahométan à la femme voilée ne réduit nullement le risque… et c’est logique puisque le calife Abou Bakr II a changé les règles du Djihâd : un tueur d’allah peut faire disparaître des mahométans du monde des vivants, puisque la divinité est censée reconnaître les siens.
Stimulé par le pétrodollar, l’islam authentique - c’est-à-dire la religion violente où le Djihâd est exigé de tout mahométan en bonne santé - connaît une vigueur accrue et porte la guerre là où ne règne pas la charî’a, soit dans le Dâr al-Harb où précisément nous autres, Européens, vivons.
Dans une guerre, l’alternative est simple : ou l’on se bat, ou l’on se couche et on lèche les pieds de son maître. Depuis les années 1980, les Européens se vautrent dans la grotesque repentance coloniale, alimentent en devises les pays exportateurs de tueurs par un tourisme absurde autant que dangereux, accordent les droits civiques à une foule d’immigrants dont on ne sait rien, engagent une énorme 5eColonne mahométane dans leurs soi-disant forces de l’ordre et de la prévention, tolèrent viols, assassinats, vols et vandalisme, tout en finançant la consommation parasite d’immigrés-chômeurs.
On imagine facilement ce qu’aurait pu être la réaction de l’ultranationaliste Charles De Gaulle ou celle de l’égoïsme britannique incarné Winston-Spencer Churchill face à ce genre de situation récurrente.
L’on ne sait que trop ce qu’est la réaction des mollassons d’Europe occidentale et scandinave, de nos jours : pleurs & gémissements, crises d’hystérie devant les caméras et dépôts d’une quantité impressionnante de fleurs… en plus des mensonges grotesques des « autorités musulmanes » implantées en Europe.
Face à la plus immonde barbarie et à l’obscurantisme religieux, les Européens réagissent en veaux et en vaches. Nous ne sommes que les descendants dégénérés, mous et aveulis des hommes de 14-18 et de 39-45.
Les terroristes, lâches et immondes, ne sont nullement des surhommes. Ce sont intellectuellement des sous-doués, qui vivent en plein Moyen-Âge. Mais, en face d’eux, ils ne trouvent que les détritus de la décadence : nous !
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Iran: savoir raison garder
L’Angleterre a été frappée pour la sixième fois depuis 2005 par la barbarie terroriste. Hier soir à Manchester, un individu déclenchant selon toute probabilité sa ceinture d’explosifs à la fin d’un concert de la chanteuse pop Ariana Grande, a causé la mort de 22 personnes (dont des enfants). On dénombre également une soixantaine de blessés. Une tuerie imputée à l’Etat Islamique qui a suscité l’indignation générale. L’auteur du massacre a été affublé du qualificatif de « Kamikaze » par les médias, terme impropre et insultant pour les pilotes japonais qui à la fin du second conflit mondial faisaient le sacrifice de leur vie pour empêcher l’invasion de leur pays en se précipitant sur des bateaux militaires… Le terrorisme, la recherche de relations pacifiées sont des problématiques au cœur de l’actuel déplacement de Donald Trump au Proche-Orient. Devant une cinquantaine de chefs d’Etats musulmans à Ryad (Arabie saoudite), les appelant à bouter hors des mosquées les prêcheurs de haine, comme devant ses interlocuteurs à Tel Aviv et Jérusalem (il rencontre aujourd’hui le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem), le président américain a surtout martelé devant ses interlocuteurs sunnites comme juifs un discours très virulent contre l’Iran.
Régime iranien accusé par le nouveau locataire de la Maison blanche de propager le terrorisme via son soutien au Hamas et au Hezbollah libanais , dont la branche militaire (et non le parti) , a été placée en 2013 sur la liste des organisations terroristes par les ministres européens des affaires étrangères. Autre reproche et non des moindres, Téhéran est aussi accusé (depuis plus de dix ans) de constituer une menace nucléaire pour ses voisins des pétromonarchies alliées à Washington et pourIsraël… Un discours trumpiste en tout point similaire a celui qui est tenu par les Etats Hébreu et saoudien. Saoudiens et Qataris qui sont pourtant eux aussi directement pointés du doigt, pour l’aide - ou à tout le moins leurs agissements ambigus - qu’ils apportent aux terroristes djihadistes en Irak en Syrie, en Afrique subsaharienne … Les attaques de M. Trump interviennent au moment ou électeurs iraniens viennent pourtant de réélire un « modéré », le président sortant Hassan Rohani, dans un pays certes toujours dirigé par le guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei.
En Israël Donald Trump a ainsi tenu à marquer une rupture avec Barack Obama, favorable à un rapprochement avec Téhéran, qui entretenait des relations très froides avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Au-delà du symbole – il a été le premier président américain en exercice à se recueillir devant le mur des Lamentations, à Jérusalem – M. Trump a martelé un discours sur « les liens indestructibles » qui unissent les deux pays. Alliance renforcée , a-t-il expliqué, par le même ennemi commun iranien. Une situation qui ouvre la voie, veut-il croire, à une convergence entre pays arabes et l’Etat hébreu pour contrer la puissance iranienne.
« Les Etats-Unis et Israël peuvent affirmer d’une même voix que l’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais, et qu’il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtrier de terroristes et de milices, et qu’il doit cesser immédiatement » , a notamment déclaré Donald Trump. « Je veux que vous sachiez combien nous apprécions le changement dans la politique américaine à l’égard de l’Iran que vous avez énoncé si clairement » s’est félicité M. Netanyahou. Discours du chef d’Etat américain qui illustre l’action sur le terrain de l’aviation américaine qui a attaqué la semaine dernière, pour la première fois en Syrie, des formations militaires pro-iraniennes luttant contre les milices islamistes.
Le président israélien Reuven Rivlin a affirmé de son côté que « nous devons nous assurer (…) de ne pas nous réveiller dans un cauchemar, avec l’Iran, le groupe Etat islamique et le Hamas à nos frontières. Pour pouvoir rêver, nous devons nous assurer que l’Iran soit hors de nos frontières, hors de la Syrie, hors du Liban ». Le ministre israélien du Logement et ancien commandant militaire de la région sud, le général Yoav Galan , déclarait au lendemain de l’attaque chimique attribuée (certainement à tort) aux forces loyalistes syriennes que « le temps est venu d’assassiner (Bachar) el-Assad. C’est aussi simple que cela… ».
Le président iranien Hassan Rohani, lors de la conférence de presse qu’il a tenu vendredi, s’est défendu des accusations portées contre son pays. « Malheureusement, les Américains se trompent toujours concernant notre région : quand ils ont attaqué l’Afghanistan, ils se sont trompés, quand ils ont attaqué l’Irak, ils se sont trompés, quand ils nous ont imposé des sanctions ils se sont trompés. »« Ils se sont trompés en Syrie et si vous connaissez un seul exemple où ils ont agi sans se tromper, dites-le moi. »
« La réunion en Arabie saoudite (avec M. Trump et des chefs d’Etat sunnites, NDLR) était un show qui n’a aucune valeur politique, ni concrète, l’Arabie saoudite a déjà organisé de tels shows par le passé »…Un show au cours duquel le président américain a signé des contrats pour un montant faramineux de 380 milliards de dollars (dont 110 milliards consacrés à l’armement). « Ceux qui ont lutté contre les terroristes sont les peuples irakien, syrien. Les conseillers militaires iraniens les ont aidés (…) et vont continuer à le faire », a encore affirmé M. Rohani, qui a également défendu le Hezbollah. « Ceux qui ont soutenu les terroristes ne peuvent pas les combattre ». « Je ne pense pas , a-t-il ajouté, faisant allusion aux auteurs saoudiens de cet attentat, « que le peuple américain oubliera le sang versé le 11 Septembre (2001) ». « Sachez que lorsque nous aurons besoin techniquement de faire des tests de missiles nous le ferons et nous ne demanderons la permission à personne. Nos missiles sont pour notre défense et pour la paix, ils ne sont pas (faits) pour agresser. »
Bruno Gollnisch l’a souvent rappelé, c’est « l’Europe qui a vendu cette technologie nucléaire à l’Iran » et si « la communauté internationale doit être vigilante, son désir de ne pas voir s’étendre les capacités nucléaires dans le monde, devrait pour le moins s’accompagner d’une réduction des armements nucléaires des pays qui en disposent. Mais il y a des principes qu’on ne peut pas transgresser, l’indépendance des pays membres des Nations Unies en est un. Au nom de quels principes justement peut-on interdire à certains Etats de faire des recherches nucléaires, même en les supposant à vocation militaire, alors qu’on n’interdit pas à d’autres de les faire ? C’est le cas d’autres nations asiatiques que l’Iran comme Israël, l’Inde, le Pakistan ou la Chine… ».
« Quant aux formes d’islamisme les plus radicales et les plus hostiles, elles viennent chez nous d’autres pays que l’Iran » et ce sont les fous d’Allah, qui considèrent également les chiites comme des mécréants à soumettre ou à exterminer, qui ont frappé les populations européennes ces dernières années.
Enfin, on peut comme l’avait déclaré Emmanuel Todd être attaché à la paix, à l’émergence d’un Etat palestinien viable, souverain et à la sécurité d’Israël, tout en notant que la France, l’Europe «( n’ont) pas les mêmes intérêts objectifs que les Etats-Unis » et qu’il serait légitime d’établir avec l’Iran », une nouvelle puissance émergente qui pourrait être « un facteur de stabilité extraordinaire pour le Moyen-Orient », « un partenariat stratégique » du même genre que celui qu’il seraient loisible d’établir avec la Russie . Une éventualité rejetée par Washington, « qui cherche à nous entraîner dans un conflit avec l’Iran », de la même façon que les Américains tentent « d’annihiler la puissance russe ».
Last but not least, nous souscrivons aux inquiétudes exprimées il y a déjà cinq ans, le 8 mars 2012, dans Le Point par Pierre Beylau, soulignant les graves conséquences d’une attaque militaire israélienne, dite « préventive », sur l’Iran pour l’ empêcher de mener à bien son programme nucléaire. « Un bombardement de l’Iran déclencherait une onde de choc incontrôlable : probable blocage du détroit d’Ormuz (avec envolée des cours du brut), embrasement des fronts Hezbollah libanais et Hamas palestinien. Une telle initiative, de l’avis des experts, ne résoudrait rien. Elle ne ferait, au mieux, que retarder le programme iranien. Tout en confortant Téhéran dans l’idée que seule la détention de l’arme nucléaire permettrait de sanctuariser le territoire iranien. C’était déjà l’idée du Shah ». Autant dire qu’une France (idéalement libre et souveraine) devra se garder de tout bellicisme intempestif.
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Passé Présent n°151 - Aux origines du Front Républicain
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Ferrand l'argent : le renouvellement a (déjà) du plomb dans l'aile
Selon le Canard enchaîné, les Mutuelles bretonnes alors dirigées par Richard Ferrand, actuel ministre de la Cohésion territoriale, ont loué un bien dont la propriétaire n'était autre que... Sandrine Doucen, l'épouse de Richard Ferrand. En résulte un bénéfice de 586 000 € pour cette dernière.Richard Ferrand, premier député PS à avoir rejoint les rangs d’En Marche, aurait profité de ses responsabilités à la tête des mutuelles de Bretagne en 2011 pour gonfler le patrimoine familial. Alors que l’organisation à but non lucratif qu’il dirige est à la recherche de nouveaux locaux à Brest, une offre parmi trois, retient l’attention du conseil d’administration. Celle d’une société civile immobilière du nom de Saca, bien qu’elle n’ait à cet instant ni existence légale, ni le titre de propriété du bien qu’elle propose. Et pour cause. Ce n’est qu’une fois le choix acté par les Mutuelles bretonnes, que la femme de Richard Ferrand a déposé à son nom les statuts de cette société en préfecture, puis acheté le bien immobilier 100% à crédit grâce à un emprunt au Crédit agricole du Finistère... Sans avancer un centime, la femme du conseiller régional de Bretagne s’est ainsi constituée un patrimoine de 402 000 euros, intégralement financé grâce aux loyers de la mutuelle de son mari. «Les lieux seront intégralement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros», ajoute le Canard enchaîné. Un constat qui porte à 586 000 euros le bénéfice de l’opération pour la SCI familiale.
Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche, a parlé de "boules puantes"... Cela me rappelle quelqu'un...
A l'heure qu'il est, il semblerait que le parquet national financier ne se soit pas encore auto-saisi...
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Manchester… Qui sont les stratèges de la terreur globale ? Réponse à Michel Drac.
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Reconstruire la droite française
par Guillaume de Thieulloy
Au lendemain de cette campagne présidentielle inédite, la droite française est en miettes.
En miettes électorales, d’abord. Après 5 ans de socialisme, plus de la moitié des suffrages se sont reportés sur des candidats de gauche – alors même que toutes les études d’opinion montrent que la droite est largement majoritaire.
Plus grave encore pour l’avenir, la « droite de gouvernement » n’a même pas réuni 20 % des suffrages exprimés.
Cela en dit long sur le peu de confiance que les électeurs de droite ont dans leurs « représentants ».
Et cette défiance est amplement justifiée. Les abandons, les lâchages et les trahisons se sont comptés par dizaines au cours de cette campagne.
Et ce n’est pas fini, puisque des Estrosi ou des Le Maire, qui doivent tout aux électeurs de droite, jouent les lèche-babouches devant le nouveau satrape socialiste pour en obtenir de nouvelles prébendes.
Mais le plus grave ne réside sans doute pas dans cette sinistre et pitoyable comédie humaine.
Le plus grave réside, sans nul doute, dans la débâcle idéologique.
Alors qu’au plan culturel, la droite remporte depuis plusieurs années la bataille des idées, alors que les pseudo-intellectuels de gauche sont totalement discrédités, et que personne n’a plus rien à répondre, sur les plateaux de télévision à Éric Zemmour, les derniers défenseurs du mitterrandisme culturel sont les dirigeants de la droite – comme toujours en retard d’une guerre.
C’est ainsi que M. Fillon n’a pas voulu défendre le pan « civilisationnel » de son programme : une fois désigné par les primaires, il n’a plus voulu porter ce discours, trop sulfureux aux yeux des caciques LR – discours selon lequel la France n’est pas une nation islamique, et selon lequel la famille est la cellule de base de la société.
Il est clair que les 460 000 voix qui le séparent de Marine Le Pen sont, pour l’essentiel, des électeurs de droite excédés de ces atermoiements. Ce qui signifie qu’un candidat qui aurait assumé tranquillement la « ligne Buisson » l’aurait emporté.
Ce qui a tué le candidat LR est manifestement sa soumission à la bien-pensance juppéiste.
Mais, au FN, la situation idéologique n’est pas nettement meilleure. Alors que Marine Le Pen avait mené une efficace campagne, au cours des 3 derniers mois, sur la « ligne Marion » (très proche d’ailleurs de la ligne Buisson), elle a profité de l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, non pas pour « droitiser » encore son discours, mais, au contraire, pour s’adresser aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, selon le principe de la « ligne Philippot » : réunir tous les électeurs du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen.
Paradoxalement, cette situation critique est également une excellente occasion de clarifier les choses.
De toute évidence, LR va exploser à la faveur des législatives. Il n’est pas possible de faire campagne contre le programme socialiste d’Emmanuel Macron, après en avoir fait le sauveur de la France. D’autant qu’un nombre significatif de dirigeants LR lui font les yeux doux.
Quant au FN, son net échec au second tour le force également à des révisions déchirantes.
Le pire des scénarios serait que rien ne change : que LR garde sa ligne centriste, méconnaissant les motivations des électeurs de droite, et que le FN continue à « geler » un quart de l’électorat, sans possibilité d’alliance.
Mais la colère des électeurs de droite pourrait bien avoir raison de l’immobilisme des « élites ». D’autant que, grâce à Nicolas Dupont-Aignan, l’oukase mitterrandien contre l’entente à droite a enfin été renversé.
Guillaume de Thieulloy
Vice-Président de la Fondation de Service politique
Directeur de publication, Les4Vérités
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Le parcours trouble du Premier ministre Edouard Philippe
(NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe a un parcours plutôt trouble. En effet, suite à sa prise de poste en tant que nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron, plusieurs histoires ont ressurgi à son propos. Son parcours, à la fois en tant qu’élu et en tant qu’employé dans le privé, comporte des zones d’ombre.
Edouard Philippe est un compagnon de route d’Areva. Juppéiste convaincu, Edouard Philippe participera à sa demande à la fondation de l’UMP en 2002. Il devient par la suite conseiller régional de Haute‑Normandie jusqu’en 2008 et il rejoint Areva en tant que directeur de la communication et directeur des affaires publiques, en 2007, après le départ d’Alain Juppé du gouvernement Fillon. Ce poste est essentiellement un poste de lobbying pour le compte d’Areva qui l’amènera à développer des relations privilégiées avec des parlementaires sensibles aux questions atomiques.
Un travail qui l’amènera à travailler de près sur les questions africaines. C’est à ce moment-là qu’il entretient un contact rapproché avec le président du groupe d’amitié France‑Niger à l’Assemblée nationale. Au même moment, en janvier 2008, un accord est signé entre Areva et le gouvernement du Niger concernant l’exploitation de l’uranium. Cet accord est immédiatement contesté par les rebelles touaregs.
En effet, selon l’ONG l’Observatoire du nucléaire, citant des enquêtes deCharlie Hebdo et de Mediapart, l’uranium étant extrait de leurs zones de vie et serait supposément sous-payé par Areva grâce à ces accords et ne bénéficierait donc en rien aux populations locales, ce qui aurait contribué à la paupérisation des Touaregs, au développement du djihadisme et à la déstabilisation de la région. Toujours selon cette ONG, les entremises d’Edouard Philippe pour le compte d’Areva pourraient donc bien être responsables de la situation actuelle au Niger et au Mali.
Ce poste soulève également des questions de conflit d’intérêts . Entre 2007 et 2010, Edouard Philippe a cumulé sans aucun problème son poste chez Areva et son poste d’adjoint au maire du Havre. Il devient maire en 2010 suite à la démission de son prédécesseur. Ayant quitté Areva la même année, il reste un pont direct entre l’entreprise et la municipalité du Havre, où il s’empresse aussitôt d’approuver un projet d’usines éoliennes offshore piloté par Areva, projet qui n’aboutira jamais. S’il est intéressant de voir que le Premier ministre a été un acteur de la société civile et comprend les enjeux d’une entreprise stratégique comme Areva, la question des conflits d’intérêts potentiels reste entière.
Sa participation à la réunion du groupe Bilderberg en 2016 et son refus d’être transparent sur son patrimoine constituent également d’autres parts d’ombre importantes chez Edouard Philippe.
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Selon que vous serez enseignante franc-maçonne ou enseignante catholique…
Le mercredi 31 mai, dans les locaux du Grand Orient de France rue Cadet, la franc-maçonnerie organise la 4ème journée de la jeunesse et de l’école sur le thème « Pour une culture humaniste, une école républicaine ». Sont notamment prévues des interventions de Florence SAUTEREAU, Professeure des écoles, École élémentaire, rue de Marseille, Paris 10e ; Sébastien CLERC, Professeur, Lycée professionnel Hélène Boucher Tremblay-en-France (93) ; Christiane FERRER, Principale, Collège Édouard Vaillant (REP) Gennevilliers (92) ; Sophie MAZET, Professeure au Lycée Auguste Blanqui Saint-Ouen (93), et Alain SEKSIG, Inspecteur de l’Éducation Nationale Académie de Paris.
Après cette brochette de l’éducation nationale, les conclusions seront prononcées par Philippe FOUSSIER, Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France.
Que ces enseignants et cet inspecteur de l’éducation nationale interviennent au titre de leur activité professionnelle lors d’un colloque organisé par la secte maçonnique, voilà qui n’émeut aucun média du système.
Par contre, voilà déjà quinze jours que le canard boîteux Nord Littoral et l’extrême gauche locale se déchaînent quasi quotidiennement contre une enseignante nommée Marie-Jeanne VINCENT parce qu’elle est, à titre privé, candidate Civitas à Calais pour les élections législatives. Des ayatollahs de la laïcité ont même saisi – sans succès – le rectorat pour tenter de faire virer cette enseignante sous prétexte qu’elle serait candidate d’un parti « catho-intégriste ». Raté car elle est considérée comme une « enseignante exemplaire » s’abstenant de faire part de ses opinions politiques et religieuses devant ses élèves.
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Quand les catholiques n'étaient pas libéraux...
Léo Imbert vient de publier une fresque monumentale sur le catholicisme social. Une occasion de nous souvenir que le catholicisme, profondément social, n'a jamais été libéral que sur ses marges...
Qu'est-ce qui vous a amené, si jeune, à entreprendre un travail qui s'étend sur quelque 700 pages, alors que votre sujet semble déserte par la critique ?
Le politique connaît de nos jours une période de trouble systémique, où l'ancienne dichotomie Gauche/Droite semble arrivée à ses derniers instants. Mais au XIXe siècle, l’affrontement politique ne se résumait nullement au choc binaire entre une gauche radicale et socialiste et une droite libérale et traditionaliste. La réalité était plus dialectique nous étions en présence de trois grandes entités politiques le libéralisme, le catholicisme et le socialisme, chacune garante d'une éthique propre. Aujourd'hui, à l'opposé de cette complexité, le spectre politique est entièrement entré dans le cadre normatif de la pensée libérale, cadre parfois teinté de catholicisme ou de socialisme par certains.
L'histoire de la défaite intellectuelle du socialisme face à la gauche libérale a déjà été écrite. J'ai tenté de faire de même pour le catholicisme social qui tenta d'opposer à l'individualisme libéral un rapport au monde authentiquement chrétien.
Vous montrez que la fracture de la société française, à laquelle le catholicisme social tente de remédier, est antérieure à la Révolution française...
Si la Révolution française de 1789 marque une rupture évidente - et spectaculaire - avec le monde qui prévalait jusqu'alors, elle est la conclusion logique d'un mouvement de fond qui a vraiment débuté sous le règne de Louis XV Au nom d'une "rationalisation" sociale, alors qu'autour de lui on invoque la lutte nécessaire contre l'obscurantisme, le roi abandonne son rôle social de protection du peuple. Signe de ce qu'il ne veut plus être en réalité le père du peuple, les législations protégeant l'alimentation de la population en pain sont abrogées, on démantèle les corporations. Même si ces mesures, aux conséquences désastreuses, seront rapidement abandonnées-, le mal est fait. Comme l'écrivait Charles Péguy, « quand un régime d'organique est devenu logique, et de vivant historique, c'est un régime qui est par terre ». De là date la mort de l'Ancien monde et de son économie morale. Par quoi sera remplacée cette économie morale, c'est toute la question que se posent les catholiques sociaux.
Dans cette fresque historique, vous évoquez des personnages contrastés, Chateaubriand par exemple...
Chateaubriand ne peut pas être classé stricto sensu au sein de l'école du catholicisme social, toutefois il prépare le terrain, réveille les consciences. À l'Église meurtrie par le sanglant épisode révolutionnaire, il rappelle son grand rôle dans le siècle dix-neuvième qui s'ouvre « le christianisme est la pensée de l’avenir et de la liberté humaine ».
Face au monde moderne issu de la Révolution qui a semblé un moment lui avoir dénié jusqu'au droit d'exister, le catholicisme devra défendre son ethos autrement. Pas question de se contenter d'être seulement « en réaction contre ». Si l'on peut a posteriori parler d'un catholicisme social, c'est parce qu'il constitue d'abord un mouvement positif et une force d'avenir, proclame l'écrivain breton. À travers cette vision de l'avenir du christianisme, Chateaubriand sera donc une source d'inspiration pour une part non négligeable des catholiques sociaux.
Puisque l’on en est aux grands écrivains, selon vous Victor Hugo lui-même joue un rôle dans l'expansion du catholicisme social ?
Hugo, aussi étonnant que cela puisse paraître, se trouve en effet à un carrefour crucial du mouvement, lors des débuts de la IIe République, il est député conservateur, avec une forte connotation sociale. Soutenant un projet de loi d'Armand de Melun, député qui est aussi l'un des grands catholiques sociaux du début du XIXe siècle, il est indigné par la réaction des conservateurs. Par peur du socialisme, ceux-ci souhaitaient vider la loi d'Armand de Melun de son contenu. C'est à ce moment que Victor Hugo quitte les bancs de la droite. Admirateur de Lamennais, il est le marqueur d'une tendance propre au catholicisme social, cette lutte contre la sujétion de l'Église aux partis de l'Ordre et du profit.
Que dites-vous aujourd'hui, alors que les polémiques se calment, du trio formé par Lamennais, Ozanam et Montalembert ? Sont-ils des catholiques sociaux ou des catholiques libéraux ?
Ces trois figures sont bien différentes. Lamennais, quoi qu'on en pense, ne peut être classé au sein de l'école catholique sociale, ne s'étant que peu intéressé à la question sociale. Ce qui le passionne, c'est la liberté de l'Église. Il finira d'ailleurs par camper à ce sujet sur des positions que l’on qualifiera pour le moins d'hétérodoxes.
Assez semblable finalement est le cas de Montalembert catholique sincère, grand défenseur de l'Église face à l'État, ce partisan de « l'Église libre dans l'État libre » s'est vraiment identifié à ce catholicisme libéral qui imprima si profondément sa marque sur le catholicisme européen. Il ne fait pas partie de ceux que l'on appelle les catholiques sociaux.
Ozanam, le bienheureux Ozanam, a, en revanche, pleinement sa place au sein du catholicisme social, si, a priori, il est proche de Lamennais et de Montalembert sur certaines questions, il sut concilier le monde de la tradition et le monde postrévolutionnaire, défendant déjà l'idée d'une démocratie chrétienne, qui soit compatible avec le dogme chrétien. Pour lui, si le pouvoir (potestas) s'obtient au sein d'une assemblée élue, l'autorité (auctoritas), elle, est proprement divine. En outre, répondant à l'égalité par la fraternité, il s'oppose à la lutte des classes pour promouvoir l'indispensable charité associée à une législation sociale. Le catholicisme social est bien présent chez Ozanam.
Pouvez-vous évoquer la belle figure de Mgr von Ketteler ?
Si nous devions retenir une seule personnalité de cette grande épopée du catholicisme social, peut-être évoquerions-nous de préférence la mémoire de Mgr von Ketteler. Alors qu'en France le mouvement social chrétien connaît une période de déclin durant le second Empire après le ralliement de l'Église à l'Ordre, incarné par Napoléon III, c'est en Allemagne que le catholicisme social va voir pour la première fois son plein développement doctrinal sous l'autorité de l'évêque de Mayence.
Favorable à la « réforme du cœur », il soutient en même temps que la charité, si nécessaire soit-elle, n'est pas suffisante. Pour lui, l'intervention de l'État en faveur des démunis doit être reconnue par les catholiques comme une obligation morale. Membre important du Zentrum, le Parti catholique allemand, il se fait connaître par des sermons teintés de théorisation économiques et sociologiques. On retrouvera ce mixte si moderne dans ses écrits, en particulier dans La question ouvrière et le christianisme, un texte qui sera largement lu et commenté. Défenseur du système corporatif, de la limitation du temps de travail, de la lutte contre le travail des enfants et du juste salaire, il réhabilite la philosophie de saint Thomas d'Aquin dans laquelle il voit un instrument de lutte tant contre le libéralisme que contre le socialisme.
Au final Ketteler irradia de son autorité l'ensemble de la tendance catholique sociale. C'est en particulier par son intermédiaire, on l'oublie trop souvent, qu'Albert de Mun et René de la Tour du Pin s'ouvrirent à la question sociale pour ensuite venir refonder le courant en France. Ce sera le début de la grande période du catholicisme social, s'étalant de 1871 à 1891. Avouons-le le catholicisme doit beaucoup à ce grand homme, pourtant bien oublié de nos jours.
Quelle est l'œuvre du pape Léon XIII ?
Comme souvent avec Léon XII la réponse est complexe, subtile, paradoxale jusqu'à paraître parfois contradictoire. Grand lecteur de Ketteler, ce pape va largement engager l'autorité de sa fonction auprès des catholiques sociaux, à travers entre autres, la bénédiction des oeuvres, la participation à des pèlerinages ouvriers mais aussi par l'impulsion qu'il a donnée à des recherches théoriques. En 1891 il va "couronner" le mouvement en publiant la grande encyclique Rerum novarum dans laquelle il donne la définition du Catholicisme social « Que les gouvernants utilisent l'autorité protectrice des lois et des institutions, que les riches et les patrons se rappellent leurs devoirs, que les ouvriers dont le sort est en jeu poursuivent leurs intérêts par des voies légitimes. Puisque la religion seule (...) est capable de détruire le mal dans sa racine, que tous se rappellent que la première condition à réaliser, c'est la restauration des mœurs chrétiennes. »
Si l'encyclique souligne l'apogée du mouvement, elle marque le début de son déclin. Jusqu'alors entraînée par une multitude d'initiatives dynamiques, le catholicisme social est désormais intégré au roc de la doctrine social de l'Église, dès lors il est directement impacté par les décisions pontificales ainsi, le Ralliement à la République (1892) demandé aux catholiques monarchistes français va être une première étape sur un chemin qui mène à l'oubli de la radicalité constituant la démarche originelle du catholicisme social. Se divisant, pour céder à des compromissions doctrinales, les catholiques sociaux français vont voir progressivement la contamination de leur logiciel intellectuel par le libéralisme, désormais triomphant.
Si le catholicisme social ne meurt pas à cet instant et connaît encore de grands moments - pensons ici par exemple à l'Action Libérale Populaire d'Albert de Mun, au pontificat de Saint Pie X, et plus tard à la J.O.C. - ce qui faisait son originalité pour formuler un non radical et motivé face à la modernité libérale semble s'évanouir. Le monde laïc catholique va à son tour s'autonomiser et proposer, non plus le projet d'une société authentiquement chrétienne, mais une adaptation de la modernité à certains principes catholiques, ou d'inspiration catholique. L'authenticité de l'élan est perdue.
Propos recueillis par l'abbé G. de Tanoüarn monde&vie 27 avril 2017
Léo Imbert, Le catholicisme social de la Restauration à la Première guerre mondiale, éd. Perspectives libres, 678 p., 28 €.
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