l'information nationaliste - Page 6149
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Deux invités cette semaine au Parti de la France : Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale, et Massimo Magliaro,ancien dirigeant du MSI
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Marine Le Pen aux agriculteurs : « Tenez bon ! »

Lorsqu’elle va à la rencontre de la France qui se lève tôt, il se passe quelque chose. Mais cette fois, il y a indéniablement un truc en plus. Dans l’air et sur les visages, il flotte un parfum de « Serait-ce possible alors ? »« Je suis venue dire aux agriculteurs français de tenir bon, ils doivent pouvoir vivre décemment de leur travail. Dans cinq ans, si ça continue comme ça, honnêtement je ne sais pas ce qu’il restera. » Le contraste a de quoi frapper : après les huées, les sifflets et les injures sous lesquels François Hollande et Stéphane Le Foll ont parcouru le Salon de l’Agriculture, Marine Le Pen, visiblement heureuse de se trouver là, est ovationnée. Elle va y rester dix heures et demie, record à battre (pas par Fillon qui mercredi matin a annulé sa visite à la dernière minute). « Vas-y Marine, on y croit ! », « Marine présidente ! », « Marine sors-nous de l’Europe ! », « Marine il n’y a que toi ! ».
« A ce point-là, je n’avais jamais vu », nous confirme Philippe Loiseau agriculteur et député européen. « Année présidentielle oblige, mais c’est un indice significatif ». Alors qu’elle est entourée d’un mur vivant et quasi-impénétrable de micros et de caméras, les exposants, agriculteurs et visiteurs écrasés par la cohue, tentent de se frayer un passage pour l’apercevoir, la saluer, l’encourager, grimpant sur des bottes de pailles ou sur les épaules d’un plus costaud qu’eux. Un journaliste qui bouscule une impressionnante charolaise et piétine sa stalle pour obtenir un cliché, se fait « recadrer sévère » par un éleveur : « Oh, ça va pas non ? Racaille, va ! Pour ce que tu vas en faire de tes images, dégage ! ». Ce matin on est loin de la bobosphère et ça fait du bien.
« On est en train de crever »
« Hollande, quand il passe là, il est caché et personne ne peut l’aborder. Il ne discute pas avec nous », confie un agriculteur au micro de RTL. « On veut du changement. On est en train de crever. Et elle nous écoute et nous comprend », renchérit un éleveur. Un visiteur qui du coup ne regarde plus le moindre animal, court vers le cortège, ravi : « Je ne savais pas qu’elle serait là aujourd’hui et ma femme qui l’adore ! ». Le Point se lamente : « Les agriculteurs avouent de plus en plus facilement leur préférence (…) Le programme de Marine Le Pen est celui qui fait la part la plus belle à l’agriculture. » Ceci explique peut-être cela ?
Pas très loin de là, Xavier Bertrand connaît un grand moment de solitude, entouré de Gérald Darmanin (qui aurait dû être porte-parole de campagne de Sarko et qui se recycle péniblement), de cinq malheureux journalistes (je les ai comptés) et d’une passante énervée qui lui criera : « Casse-toi le plan B ! » en le huant copieusement.
Le patriotisme agricoleAprès s’être entretenue avec les professionnels de la filière laitière, le CNIEL et la FNPL, Marine Le Pen s’attarde près de Fine, la vache bretonne du Pays de Redon, vedette de ce 54e Salon de l’Agriculture et s’adresse aux éleveurs :
« Il faut franciser les aides versées aux agriculteurs, faire du patriotisme économique et en finir avec la PAC. Il faut arrêter de sous-traiter à l’Union européenne l’avenir de notre agriculture. Il faut sortir d’un cadre qui a abouti à la ruine de l’agriculture, et attribuer directement les aides aux agriculteurs. »
Marine Le Pen veut nationaliser la distribution des aides et organiser cette distribution sur des critères plus justes, réguler les négociations entre grande distribution et agriculteurs et mettre un terme aux traités de libre-échange, CETA et TAFTA. Alors qu’un tiers des agriculteurs vit avec moins de 354 euros par mois, elle appelle au « patriotisme agricole ». Elle préconise que « l’argent des Français serve à acheter des produits agricoles français », que les collectivités locales puissent se fournir auprès des producteurs français et que l’on donne l’avantage aux produits français dans la commande publique et notamment dans le marché des cantines. « Ce qui est interdit par l’Europe aujourd’hui ».
« Tous les autres votent FN »
Arrivée vers 8 h 30 au Salon, Marine Le Pen a déjeuné au stand des DOM-TOM où elle a reçu un accueil de rock star, rencontré la filière porcine, les jeunes agriculteurs qu’elle propose d’aider à s’installer par des mesures de défiscalisation et les vignerons indépendants : « Les vignerons indépendants participent de la grande réputation de nos vins. Il faut les aider à transmettre leurs exploitations. » La candidate a poursuivi sa visite jusqu’à la fermeture, bien après que les poules soient couchées.
Selon la dernière enquête du Cevipof pour Le Monde, Marine Le Pen est créditée de 35 % des intentions de vote chez les agriculteurs. Pour la première fois, le Front national devance Les Républicains anciennement UMP, dans le monde agricole. Agriculteur en Moselle et maire de Sainte-Barbe, Christian Perrin s’en ouvre aux journalistes : « Marine Le Pen a un discours qui est entendu par les agriculteurs, car elle promet de les sortir de la misère. » Si lui-même vote Fillon, il constate qu’ils ne sont plus que « deux-trois éleveurs » à faire comme lui dans sa commune. « Tous les autres votent FN ». Comme chez Villiers en somme…
Caroline Parmentier
Article paru dans Présent daté du 2 mars 2017
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Nouvelle victoire judiciaire pour l'Agrif
Après la cassation obtenue dans l’affaire Nique la France, Bernard Antony communique :
"La Cour d’Appel de Rouen vient d’ordonner la mise en examen de deux personnes qui avaient refusé un poste à un jeune homme au motif de son « profil de catholique militant ». Le Juge d’instruction, sur requisition du Parquet, avait rendu une ordonnance de non-lieu, mais l’AGRIF est intervenue à la demande de ce jeune homme, conformément à la loi sur la presse, et la Cour d’Appel lui a donné raison en considérant qu’il existait des charges suffisantes démontrant une discrimination en raison de la religion catholique.Un procès aura lieu prochainement, dont l’AGRIF informera ses fidèles adhérents et sympathisants et tous les hommes épris de justice."
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Au Mont Saint-Michel Marine Le Pen appelle à l'unité des Français | Marine 2017
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Perles de Culture n°111 : Bizet, Pergolèse, Offenbach et Ravel : 5 opéras pour mars
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L'immigrationnisme est une utopie
De Philippe Bénéton dans La Nef :
"Les cauchemars du XXe siècle ne nous ont-ils rien appris ? Notre monde n’a pas fait le deuil de l’utopie et rêve toujours de s’affranchir de la condition humaine. La version présente est la doctrine humanitaire qui est certes quelque peu chahutée aujourd’hui mais n’en reste pas moins la doctrine dominante en Occident.La promesse est celle-ci : à l’horizon se profile un nouveau monde qui résoudra le problème humain. Un monde sans frontière, sans violence, délivré du tragique, où chacun pourra vivre en citoyen du monde et individu autonome, où tous bénéficieront des magnifiques bienfaits de la science et de la technique. Le fait premier et fondamental est que l’homme est souverain et innocent. Il doit donc être délivré de la vieille morale qui fait de nous des pécheurs. La tolérance doit permettre à chacun de fixer et de suivre ses propres valeurs et, la prospérité aidant, à trouver son bien-être. L’inimitié entre les hommes n’avait d’autres sources que des idées fausses, elle est vouée à disparaître.
Elle disparaîtra avec la disparition des méchants. Car si tous les hommes sont innocents, certains en fait sont coupables. Ce sont les représentants ou les rescapés du vieux monde, les nostalgiques de l’ordre moral, les conservateurs, les réactionnaires, etc., dont les fautes, en isme ou en phobie sont irrémissibles. Corrélativement, les victimes par excellence sont clairement identifiées : les « minorités sexuelles », les femmes « libérées », les supposés « déviants », les musulmans, les migrants… La doctrine humanitaire pointe vers une division morale du monde : d’un côté les amis de l’humanité, de l’autre ses ennemis.
L’humanitarisme prêche l’amour de l’humanité et la compassion pour les (ou plutôt certains) malheurs du monde. En ce sens il peut apparaître sublime et enchanter des oreilles chrétiennes. Le cas le plus manifeste est celui des migrants. L’hospitalité inconditionnelle n’est-elle pas requise par les vertus chrétiennes ? Mais c’est ignorer que les questions politiques ont des traits particuliers qui les distinguent des relations inter-individuelles. Dans l’ordre politique, le souci des personnes doit s’accorder avec la recherche du bien commun. « Il est louable de faire abandon de ce qui est à vous, disait saint Ambroise, mais non de ce qui est à autrui. » Quelle que soit la générosité manifestée par ailleurs (et elle peut être admirable), l’indifférence face à l’avenir de cette communauté de destin qu’est la communauté politique n’est pas une vertu. Plus généralement, l’attrait de l’humanitarisme ne peut qu’égarer les consciences chrétiennes. Au nom du relativisme des valeurs (il faut faire le bien sans imposer une idée du Bien), il prône un matérialisme de fait : ce qui importe avant tout est le bien de l’homme physique : la nourriture, la santé, une sexualité « épanouie », les jouissances de toute sorte. En conséquence, le souci de l’âme, la pureté, la repentance… passent à la trappe. À la limite, l’amour des siens devient coupable au nom de l’amour abstrait de l’humanité. Pourtant, disait Mère Teresa, « l’amour commence à la maison ». À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait changer dans ce monde, cette même Mère Teresa répondit : « Vous et moi. » Nullement, nullement, proteste l’humanitarisme, ce sont les règles du jeu et elles seules qui comptent ; et les nôtres permettront d’édifier ce Royaume de la terre où chacun goûtera les satisfactions du Moi et les plaisirs des corps, enfin ! Ceux qui s’y opposent ne peuvent être mus que par de mauvais sentiments ; à leur égard, le message qui s’impose est celui-ci : sois mon frère ou gare à toi ! [...]"
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MUSTAFA KEMAL ATATÜRK (1881-1938) | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1
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Marine Le Pen fait face à une opération médiatique de grande ampleur
(NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A un mois et demi des élections présidentielles, la charge politique et médiatique contre Marine Le Pen ne faiblit pas. Mise en cause de manière assez floue dans une affaire hautement médiatisée d’emplois fictifs au Parlement européen, cible de livres et d’articles sur la prétendue corruption du Front National qui sortent à point nommé et caricaturée dans un film sur un parti nationaliste, Marine Le Pen doit faire face à une opération d’une ampleur qui n’est pas sans rappeler celle menée contre Donald Trump.Où en est cette campagne médiatique ?
Dernier rebondissement : le scandale orchestré autour d’une de ses déclarations lors de son meeting nantais de dimanche. En effet, lors de son discours elle a déclaré, je cite : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’Etat que nous voulons sera patriote ». Unanimement, les responsables politiques de gauche, les médias et les syndicats, dont le très militant Syndicat de la magistrature, se sont insurgés contre ce qu’ils qualifient de « menaces édifiantes ».
Quel est l’objectif de cette opération particulière ?
En réagissant publiquement et en tirant à boulets rouges sur Marine Le Pen par voie médiatique, les différents acteurs de l’opération menée contre elle espèrent bien créer une tempête dans un verre d’eau. Marine Le Pen a, à juste titre, déploré et mis en garde contre une instrumentalisation militante de la justice par certains fonctionnaires, révélant ainsi une inquiétude légitime par rapport à leur capacité à accomplir leur devoir en cas de victoire du parti qu’ils s’évertuent à abattre. Néanmoins, la polémique médiatique entretenue par des articles qui citent les communiqués syndicaux sans citer les propos de Marine Le Pen visent à dépeindre une version tronquée et parfois mensongère de la réalité. Une version ou Marine Le Pen, dictateur en puissance, aurait menacé d’envoyer de simples fonctionnaires faisant leur travail au goulag. Une technique médiatique qui n’est pas sans rappeler celles employées contre Donald Trump lors de la campagne étatsunienne. Il nous reste donc à espérer que les électeurs aillent consulter l’intégralité des propos de Marine Le Pen avant de se faire une idée.
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La force injuste de la loi Pleven
Bientôt quarante-cinq ans que la loi Pleven, adoptée le 1er juillet 1972, pèse comme un couvercle sur les consciences et autorise les pires répressions. Elle porte le nom du ministre de la Justice de l’époque, le gaulliste démo-chrétien René Pleven auprès duquel travaillait une certaine Simone Veil.
Ce véritable cancer, qui ravage le droit français et menace nos libertés, est à l’origine de toutes les métastases qui, depuis 1972, ont proliféré dans notre législation avec la bénédiction de toutes nos autorités morales, politiques et même religieuses.
Une loi liberticide
Quelques années plus tôt, l’ONU s’était démenée comme un beau diable pour faire signer une Convention internationale sur l’élimination de toute forme de discrimination raciale et la France avait succombé, le 18 avril 1971, soit près de trois mois avant l’adoption de la loi Pleven.
Votée à l’unanimité du Parlement par une Assemblée et sous le règne d’un président (Pompidou) présumés de droite, cette loi fut examinée à l’initiative d’un député socialiste, René Chazelle, qui disparut des écrans aussitôt la loi votée… Elle fut défendue par le benjamin de l’Assemblée de l’époque, Alain Terrenoire, fils de Louis Terrenoire, ministre gaulliste défenseur acharné de l’Algérie algérienne. Est-ce pour cette raison qu’il vola au secours du MRAP et de la LICRA qui voulaient imposer une loi permettant aux associations antiracistes de se propulser sur le devant de la scène et de poursuivre ceux qu’ils considéraient comme racistes ? Terrenoire déposa un rapport qui évoque « la recrudescence des incidents raciaux contre les travailleurs étrangers, tels les Algériens… » et gagna la partie.
Le sinistre Pleven se réjouissait aussitôt de la promulgation de cette loi en des termes qui sont à rapprocher de ceux employés en 2017 par le préfet Gilles Clavreul, grand manitou de la DILCRAH, quand il se vante que la France « ait la législation antiraciste la plus sévère au monde » : « Avec ce texte, la France sera, à ma connaissance, le premier pays du monde à avoir une définition aussi extensive de la discrimination dans ses lois pénales. »
Les communistes se frottèrent alors les mains en évaluant tous les profits matériels et moraux qu’ils pouvaient tirer d’une telle aubaine et Robert Badinter se servit aussitôt du texte de la loi pour plaider contre l’édition de Mein Kampf –qui n’a jamais été interdit en France – par les Nouvelles Editions latines.
La consécration de l’antiracisme
Cette loi va bouleverser le texte de la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui avait cependant été déjà écornée par le décret Marchandeau qui, le 21 avril 1939, avait introduit le délit d’opinion en sanctionnant pour la première fois le racisme. Abrogé en 1940 par le régime de Vichy, ce décret fut rétabli par l’ordonnance du 9 août 1944.
L’inique loi Pleven a complété l’article 24 de la loi de 1881 par un cinquième alinéa dont les défenseurs de la liberté d’expression paient quotidiennement les conséquences :
« Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis. »
Elle érige en infraction la diffamation, l’injure à caractère raciste ou religieux et un certain nombre d’actes comme le refus de louer un logement ou d’embaucher une personne dont le profil ne conviendrait pas au futur employeur.
Cette loi introduit surtout une discrimination entre les citoyens français qui appartiennent à la nation et ceux qui ne sont pas français.
Le sacre de SOS Racisme
Mais le pire est la possibilité donnée à toute association déclarée depuis au moins cinq ans et dont les statuts incluent la lutte contre le racisme d’exercer des droits propres reconnus à la partie civile pour les infractions prévues par cette loi. Pleven a ainsi permis aux associations antiracistes de devenir « les aides, voire les maîtres du parquet », comme le dit François Wagner. Elles sont devenues des professionnelles de l’incrimination et se sont constitué un véritable marché judiciaire, avec ses lois, sa police de la pensée et son propre langage.
La fin de la lutte des classes a permis à des associations comme SOS Racisme de devenir la caisse de résonance de toutes les revendications antiracistes et de susciter la naissance d’autres associations communautaristes comme le Conseil français du culte musulman, le Comité contre l’Islamophobie et toutes ces poupées russes de l’islam qui s’instrumentalisent les uns les autres. Sans oublier le CRAN (Conseil calqué sur le CRIF pour représenter les Noirs), l’Union des étudiants juifs de France et le lobby LGBT traquant le gibier identitaire.
Un arsenal de discrimination massive
La loi Pleven incrimine les seuls adversaires de l’immigration et de l’islamisme dont elle est le vivier. Le Front national et tous les mouvements identitaires n’ont plus le droit d’émettre la moindre critique, le moindre jugement négatif à leur égard.
Ces nouveaux censeurs ont sciemment choisi d’adopter le terme d’ISLAMOPHOBIE qui succède, comme par hasard, à celui de XÉNOPHOBIE. En multipliant à l’envi ce mot, les associations qui vivent de l’antiracisme ont créé une arme de discrimination massive visant à bâillonner, via un recours systématique à ce que Pascal Bruckner appelle le Djihad juridique, tous ceux qui défendent la liberté d’expression ou la libre parole.
Renaissance du délit de blasphème
Le système mis en place ressemble à s’y méprendre à celui instauré par le président turc Erdogan quand il actionne le délit de blasphème.
Pourtant, nos bonnes consciences condamnent vertement – c’est le cas de le dire – les mesures prises par Ankara, sans voir que, dans notre vieux pays de France, le délit de blasphème est de retour, comme l’a démontré d’ailleurs à plusieurs reprises Eric Delcroix dans son maître-livre Le Théâtre de Satan (éd. de l’Æncre 2010) ainsi que sur le site de Polémia et Anastasia Colosimo dans Les Bûchers de la Liberté.
Cette résurgence du blasphème est la conséquence directe de la loi Pleven qui a marqué une rupture fondamentale dans l’appréhension des limites de la liberté d’expression. Comme l’écrit Anastasia Colosimo :
« La Loi Pleven représente une erreur impardonnable, car en autorisant les associations à porter plainte au nom d’un groupe, d’une communauté, elle a consacré le règne de l’amalgame. Tel est bien le piège communautaire dans lequel elle enferme les individus en ouvrant la possibilité de punir le blasphème, dès lors que certains peuvent se porter partie civile au nom de tous. »
On connaît la suite, les procès à charge, la chasse au gibier qui aide puissamment les associations et leurs avocats à remplir les caisses, la trouvaille d’une nouvelle forme de ségrégation – le tout sur le modèle de ce qui se faisait couramment en Union soviétique et que l’on croyait disparu. Raison de plus pour, à la suite du Collectif des avocats libres, demander aux candidats à la présidentielle d’inscrire à leur programme l’abrogation de cette loi qui a fait tant de mal à notre pays.
Françoise Monestier 22/02/2017
Source : Présent du 23/02/2017 (« A l’ombre de mon clocher »)
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L’UNICEF, une arme de migration massive ! - Journal du mercredi 1er mars 2017