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l'information nationaliste - Page 6248

  • Valls en perdition !

    Hamon, Peillon, Mélenchon, Macron et Fillon, cela fait décidément beaucoup d’obstacles sur la route élyséenne de Manuel Valls.

    Le 8 décembre, Manuel Valls lançait sa campagne pour la primaire depuis Audincourt dans le Doubs, lieu de la dernière victoire électorale socialiste. Le symbole était porteur, mais la réalité fut plus décevante : les médias retinrent surtout les invectives que des militants socialistes lui adressèrent au sujet de son bilan. L’entourage du candidat dut reconnaître que c’était là une entrée en campagne plutôt ratée, mais assurait que cela ne deviendrait inquiétant que si, « d’ici une semaine », la sauce n’avait toujours pas commencé à prendre.

    Cinq semaines et un enfarinage plus tard – le 22 décembre à Strasbourg —, la sauce semble toujours tarder à prendre.

    Si l’on en croit le sondage Kantar Sofres, publié hier par Le Figaro, Manuel Valls pourrait certes dominer le premier tour des primaires de la gauche avec plus de 35 % des voix devant Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans la mesure où les deux hommes se disputent la même niche électorale, celle de « la vraie gauche » qui souscrit au libéralisme sociétal mais qui tique un peu face au libéralisme économique. Mais au second tour, cette concurrence ayant disparu, le survivant du duel fratricide apparaît en mesure d’éliminer Manuel Valls : Hamon est donné au coude-à-coude avec lui, tandis que Montebourg le battrait avec un score de 53 contre 47 %.

    Les partisans de Valls peuvent toujours se rassurer en invoquant le peu de fiabilité desdits sondages, mais ils sont bien obligés de constater que, sur le terrain, les signaux ne sont guère plus encourageants. Désireux de renouer avec la culture de gauche, Manuel Valls avait organisé, dimanche 8 janvier, jour anniversaire de la mort de François Mitterrand, un meeting de campagne à Liévin dans l’ex-bassin minier. Conscient du fait que cette terre socialiste est durablement devenue une terre frontiste, l’ex-Premier ministre n’attendait que 500 ou 600 personnes dans l’hôtel de ville.

    Il n’en vint qu’un peu plus de 200 : un vrai camouflet et un premier gros caillou dans ses ballerines.

    Admettons, cependant, que notre matamore parvienne à faire oublier à son camp le passage en force de la loi El Khomri ; admettons qu’il remporte la primaire en dépit du parasitage des autres candidats à posture comme l’ultra-laïcard Peillon. Ce ne serait là que le début des vraies difficultés pour Manuel Valls, car il lui faudrait alors affronter quatre candidats prêts à dévorer son maigre capital électoral.

    Manuel Valls prétend être le candidat de la gauche mais Mélenchon sera là pour attirer à lui les nostalgiques de « la gauche populaire ».

    Manuel Valls prétend s’en distinguer en se présentant comme le candidat de la gauche crédible, mais Macron est là pour attirer à lui cette gauche libérale-libertaire avec le soutien d’une bonne partie des médias et du patronat. Un sacré caillou dans les bottines de celui que son camp juge un brin trop autoritaire. Restait à Manuel Valls la possibilité d’incarner justement le candidat de l’autorité et de la détermination, le rempart « républicain » face à l’islamisme ; l’ennui, c’est que c’est aussi sur ce créneau-là que François Fillon a construit sa victoire du 27 novembre.

    Hamon, Peillon, Mélenchon, Macron et Fillon, cela fait décidément beaucoup d’obstacles sur la route élyséenne de Manuel Valls, sans même parler des crocs-en-jambe de certaines bonnes amies comme Ségolène Royal, qui n’a pas hésité à le tacler hier au sujet du 49-3. De fait, pour l’heure, les sondages le créditent d’à peine 13 % des voix, ce qui le placerait en cinquième position derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon ! Autant dire que la candidature Valls est déjà en perdition.

    http://www.bvoltaire.fr/francoisfalcon/hamon-peillon-melenchon-macron-fillon-et-valls-en-perdition,305332

  • Bachar Al-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »

    Charlotte d’Ornellas était dimanche à Damas, où elle a rencontré Bachar Al-Assad.

    Dans cet entretien, le président syrien évoque la libération d’Alep, la guerre qui mine la Syrie depuis plus de cinq ans, la reconstruction et l’absence de relations avec la France. Il évoque aussi les promesses de François Fillon.

    Un entretien nécessaire, passionnant.


    Bachar el-Assad – Entretien sur Boulevard Voltaire par bvoltaire

  • Politique et Eco N° 117 : Colère et indignation d’un chef d’entreprise avec Hervé Ducrot

  • Obamexit ! Fin d’un monde ou d’une parenthèse sans grand intérêt ? [1]

    Rarement le départ d’un locataire de la Maison-Blanche aura fait couler autant d’encre. &, par opposition, celle de son successeur, à la fois, suscité autant de craintes & d’espoir. Épitaphe grinçante sur une fin de règne aussi décevante que l’homme qu’elle concerne. 1ère partie.

    « Ni oubli, ni pardon, ni reconnaissance diplomatique, ni négociations. Destruction du pseudo-État islamique. Totale. Partout. Maintenant ».
    Une amie Internaute sur Facebook. Dorénavant, cette phrase sera notre Delenda Carthago est1.

    Quid du débat sur le remplacement express d’ambassadeurs mis en place par Trump ?

    Jacques Borde. Là c’est du grand n’importe quoi ! Et, comme l’a souligné à juste titre Eber Addad, rappelant que « … la presse française excelle dans la fausse information ». Tout ceci n’est que la norme Outre-Atlantique où « Chaque président nomme de nouveaux ambassadeurs quand il prend ses fonctions mais il ne s’agit que du remplacement des ambassadeurs amis de l’ancien et qui ont été nommés ou en remerciement de leurs donations, ou à titre honorifique pour leur prestige comme ça avait été le cas de Shirley Temple nommée ambassadrice au Ghana par Reagan. Ces diplomates sont peu nombreux et, en général, secondés par de vrais professionnels. Les diplomates de carrière, eux, ne sont pas affectés par le changement d’administration ».

    Pourquoi ce débat, alors ?

    Jacques Borde. En raison de la volonté politique de dénigrer Donald J. Trump par tous les moyens, pardi. Mais, pour reprendre encore Eber Addad, « Çà n’a pas beaucoup d’importance et en général on en parle très peu, la presse étrangère jamais mais là comme on œuvre dans la propagande et non pas dans l’information on fait feu de tous bois ».

    Mais ce qu’on appelle, aux États-Unis, le Spoils system, qui fait qu’une nouvelle administration arrive avec une partie de ses personnels pour remplacer ceux de l’équipe sortante fait partie des habitudes.

    Le Spoils system ?

    Jacques Borde. En français : système des dépouilles. Le principe2 veut que tout nouveau gouvernement, devant pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires – partisane au sens étasunien de parti, évidemment – substitue à ceux qui sont en place ses fidèles. Historiquement, le Spoils system est mis en place sous la présidence d’Andrew Jackson qui, après son élection, remplace la quasi-totalité des membres de l’administration fédérale. Jackson considérait que le peuple donne mandat au gagnant pour choisir les fonctionnaires dans ses rangs. Qui plus est, pour Jackson, le service public ne devait pas être réservé à une élite mais accessible à tous.

    Ce qui est, effectivement, la trame que privilégie Donald J. Trump, qui d’ailleurs n’a pas hésité à installer une personnalité de sensibilité démocrate au poste de National Security Adviser, le lieutenant-général Michael T. Mike Flynn3.

    C’est parce que Trump se définit comme Jacksonien que cela inquiète ?

    Jacques Borde. Inquiéter qui ? Nos media analphabètes, alors !

    Rappelons que, verbatim Wikipédia, « L’apogée du système se situe des années 1850 jusqu’au milieu des années 1880, date à laquelle le Pendleton Civil Service Act (1883) rationalise la fonction publique fédérale ».

    Concrètement, la transition entre les administrations Obama et Trump, fera que quatre mille cent (4.100) membres de l’administration seront nommés par le président élu. Douze cents d’entre eux (1.200), ceux qui occuperont des postes à haute responsabilité (secretaries, assistants, dirigeants des principales agences gouvernementales et ambassadeurs), devront d’abord être auditionnés au Sénat4, qui validera au rejettera leur nomination.

    Donc, on voit mal de quels abus on va bien pouvoir nous rebattre les oreilles.

    Comme toujours, c’est l’émoi instrumentalisé de nos media perfusés à l’or golfique qui est à la fois imbécile et grotesque. Pas de quoi troubler les Américains, en tout cas. Les faire rire, à peine.

    Pour rester dans l’original quid de cette histoire d’Obama se faisant décorer pour services rendus au pays ?

    Jacques Borde. Apparemment, sauf méga-montage, elle est vraie à 100%. Le président sortant s’est fait remettre sa médaille en chocolat.

    Qui plus est par son US Secretary of Defense, Ashton Baldwin Ash Carter. Les familles des morts et des vétérans de ces fronts ou Obama et ses prédécesseurs ont envoyé leur jeunesse se faire tuer apprécieront.

    Comme l’a fait remarquer Eber Addad, « Quand on dit qu’on a jamais vu un président avec un tel ego, sans la moindre notion du ridicule et n’ayant honte de rien on est encore loin de la réalité. Ni Mussolini, ni Caucescu ni même Bokassa 1er n’avaient osé s’attribuer une médaille honorant leur service public, ils l’ont peut être rêvé mais Obama l’a fait! Il se fait décorer par son ministre de la Défense nationale, Ash Carter, comme le montre cette photo… Ubu roi ! Je ne me souviens pas avoir vu dans une démocratie un président en fonction s’attribuer une médaille pour s’honorer ! Il va pouvoir l’exposer dans sa bibliothèque à côté de son petit prix Nobel… ».

    Nous sommes au comble du grotesque, mais on n’est jamais si bien servi que par soi-même !

    Notes

    1 En français : Il faut détruire Carthage, ou plus littéralement : Carthage est à détruire). Selon la tradition, Caton l’Ancien prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat romain, quel qu’en fût le sujet.
    2 Qui existait déjà dans les colonies britanniques. Quelque part, donc un héritage très british.
    3 Ancien directeur, de 2012 à 2014, de la Defense Intelligence Agency (DIA, Agence du Renseignement militaire), répond aux besoins du président des États-Unis, du US Secretary of Defense, du Joint Chiefs of Staff (JCS, Comité des chefs d’état-major interarmées). Michael T.Flynn est l’auteur avec Michael Ledeen de The Field of Fight: How We Can Win the Global War Against Radical Islam & Its Allies. St. Martin’s Press. ISBN 1250106222.
    4 Public hearings (audiences publiques) dans la majorité des cas, ce me semble.

    Jacques Borde

    http://www.voxnr.com/7617/obamexit-fin-dun-monde-ou-dune-parenthese-sans-grand-interet-1

  • Aidez la Marche pour la vie

    A moins de 2 semaines de la Marche Pour La Vie, de nombreux indicateurs nous permettent d’affirmer qu’il y aura beaucoup de monde à Paris le 22 janvier prochain pour défendre la Vie, de sa conception jusqu’à son terme, au moment même où le Parlement est en train de voter le liberticide délit d’entrave à l’IVG.

    500 bénévoles sont déjà au travail depuis plusieurs mois pour tout organiser. Mais vous le savez, ce type de manifestation à un coût très important : sécurité, podium, sonorisation, affiches, tracts, publipostage, …. 

    Nous faisons donc appel à vous aujourd’hui pour nous aider financièrement par un don qui nous permettra de faire face à toutes ces dépenses :

    • par chèque à la MARCHE POUR LA VIE, 3 rue de l’arrivée, 75014 Paris
    • par carte bancaire via notre site internet ICI

    Tout aide sera la bienvenue, à la mesure de vos moyens : pour 5 € nous vous dirons merci, pour 20 € nous le dirons aussi, et pour 100 € nous le dirons encore !

    Merci aux nombreux donateurs qui nous ont déjà apporté leur soutien, et d’avance merci à ceux, nombreux nous l’espérons, qui répondront à cet appel.

    La vie n’a pas de prix mais la défendre a un coût !

    Rendez-vous à Paris le 22 janvier !!!

    NB : Vous ne pouvez pas venir marcher pour la vie le 22 janvier ? Donnez pour nous aider à faire de cette marche une réussite !

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Culture de mort : Les lois votées pendant le quinquennat de François Hollande accusent la dimension totalitaire de cette idéologie

    Dans Monde & Vie, Eric Letty appelle à rejoindre la Marche pour la vie :

    6a00d83451619c69e201b8d24f9ad4970c-250wi.jpg"Comment la protection des enfants à naître, le simple constat de leur existence en tant qu’êtres humains et le rappel de leur droit à la vie, voire l’objection de conscience des professionnels de la santé qui refusent de collaborer malgré eux à un acte de mort, sont-ils devenus, pour une opinion publique ordinairement si prompte à s’émouvoir – en faveur des ours polaires ou des taureaux de combat – l’unique tabou, l’interdit majeur passible des tribunaux de la République et du procès médiatique ?

    Le pis est que pour promouvoir l’euthanasie ou l’avortement, cette hostilité à la vie s’habille de bons sentiments : le malade souffre trop, l’enfant ne sera pas heureux, la femme se trouve dans une situation insupportable… Mais l’obsession homicide des promoteurs de cette politique trahit d’autres visées. Les lois votées pendant le quinquennat de François Hollande, réprimant non seulement les oppositions à la culture de mort, mais jusqu’à la liberté d’informer, accusent la dimension totalitaire de cette idéologie à laquelle une poignée d’audacieux ose encore résister en défiant les petits procureurs de la pensée unique.

    Ainsi, le 26 novembre 2014, sept députés seulement votèrent contre la proposition de résolution visant à réaffirmer le « droit fondamental » à l’avortement. Ces sept justes méritent d’être nommés : Jacques Bompard, Xavier Breton, Nicolas Dhuicq, Olivier Marleix, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson et Jean-Christophe Fromantin. Gilbert Collard s’abstint. Tous les autres députés présents, au nombre de 143, votèrent la résolution avec un bel ensemble, gauche et droite réunies – François Fillon compris.

    De son côté, en dépit des prises de position courageuses de Marion Maréchal Le Pen, le Front national en quête de « dédiabolisation » (le mot n’est pas ici le mieux choisi…) a infléchi sa ligne politique sur cette question, qualifiée par Marine Le Pen de sujet « lunaire ». La présidente du parti lepéniste n’est pas tombée de la lune au point d’ignorer les sondages montrant qu’une majorité d’électeurs est favorable à l’avortement…

    Les lois et les campagnes d’opinion en faveur de l’avortement recouvrent pourtant des enjeux de civilisation. Elles prolongent la guerre entre les sexes, thème marxiste repris et développé par le lobby féministe. Par l’avortement, le conflit entre l’homme et la femme s’étend au rapport entre la mère et l’enfant et par ce biais, c’est le mariage monogame et le modèle familial en découlant qui sont attaqués.

    C’est à ce but que répond la volonté d’imposer le prétendu « modèle familial » homosexuel, qui évacue la complémentarité entre l’homme et la femme et prive l’enfant de père ou de mère, au besoin en recourant à la procréation médicalement assistée (à partir du sperme d’un donneur, une femme lesbienne pourra fournir l’ovule, l’autre porter l’enfant), ou en faisant appel aux mères porteuses, modernes esclaves louant leur ventre. Quand on ne tue pas l’embryon dans le ventre de sa mère, on le fabrique en laboratoire et on le dénature : la Grande-Bretagne vient ainsi d’autoriser la conception de bébé à partir de l’ADN de trois parents. Le transhumanisme progresse à pas de géant ; c’est une autre manière de détruire l’homme.Une occasion nous est donnée de répondre à ces menaces et de résister à ce totalitarisme mortifère en participant à la Marche pour la vie organisée le 22 janvier à Paris. N’en laissons pas passer l’occasion."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Une année cruciale

    Georges Feltin-Tracol

    1917 est désignée par les historiens comme l’« année terrible », l’« année du tournant » dans la Grande Guerre. Cent ans plus tard, 2017 sera-t-elle comme le titre le nouveau numéro de l’excellente revue Conflits « l’année de tous les dangers » ? Malgré cet intitulé pessimiste, permettez-moi de vous présenter tous mes meilleurs vœux de Joie, de Grande Santé, de Force et de Prospérité pour les 359 jours qui seront certainement déterminants pour notre avenir.

    L’administration de Donald Trump entrera en fonction dans deux semaines. L’incertitude demeure totale en ce qui concerne ses orientations géopolitiques majeures à un moment où la mer de Chine méridionale devient une véritable poudrière régionale avec l’annexion rampante des archipels Spratleys et Paracels par la Chine et le décrochage des Philippines de la zone d’influence US pour un rapprochement avec Pékin. Comment Trump réagira-t-il ?

    En Europe, trois événements prévus marqueront cette année : les élections présidentielles et législatives au printemps en France, les législatives allemandes en septembre avec la possible reconduction d’Angela Merkel à un quatrième mandat (et on accuse ensuite Vladimir Poutine de s’accrocher au pouvoir !) et le déclenchement tant attendu du Brexit par l’activation de l’article 50. L’imprévu concernera d’éventuelles législatives anticipées en Italie avec une poussée prévisible des populismes du Mouvement Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord.

    Toutes ces péripéties politiciennes ne doivent cependant pas cacher que les soi-disant « migrants » continuent à se déverser sur le Vieux Continent, aidés par des natifs adeptes de l’ethnomasochisme, que la crise fragilise les catégories sociales populaires et moyennes inférieures autochtones et que les lamentables politiques d’austérité exigées par les banques qui croulent sous les profits se poursuivent au nom d’une conception désuète des rapports économiques et sociaux.

    Comme pour toutes les années précédentes, 2017 sera surtout riche en événements inattendus et en retournements, plus ou moins considérables, de l’actualité. Une chose est déjà entérinée : la « fin de l’histoire » avancée par Francis Fukuyama est belle et bien achevée. Place donc aux « chocs de l’histoire » !

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 15, diffusée sur Radio-Libertés, le 6 janvier 2017.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Marketing ou convictions

    Dans un entretien accordé au site sputnik fin décembre, Marine Le Pen prédisait que la bulle favorable à François Fillon (allait) éclater. Force est de constater qu’il est  en tout cas à la peine en ce début d’année dans les enquêtes d’opinion. Selon le tout dernier sondage Odoxa réalisé pour France 2, 57 % des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de François Fillon, lequel est en recul de 12 points par rapport à novembre dernier. Cette même enquête indique cependant qu’il  ferait un « meilleur président » que Marine Le Pen,  Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls,  mais une majorité  des sondés estime  en revanche qu’il ferait un « moins bon président de la République » qu’Emmanuel Macron. Ce dernier est plus que jamais la bête noire d’un PS qui doute de son avenir. Reste que les Français ont logiquement du mal à  percevoir les différences essentielles  entre MM.  Valls et Macron.  S’appliquent à tous deux ce que Aquilino Morelle, l’ex conseiller de François Hollande,  dit   aujourd’hui  du chef de l’Etat au Parisien .  A savoir que «François Hollande est le représentant d’une gauche libérale, européiste, parfaitement à l’aise avec la mondialisation libérale, à l’essor de laquelle elle a d’ailleurs très activement participé. Pour les représentants de cette gauche-là, l’économie aurait définitivement pris le dessus, la politique ne pourrait plus grand-chose, sinon agir à la marge.»

    Prime à la nouveauté ou lame de de fond, tout cela se décantera  dans les semaines à venir, les observateurs constatent que  les réunions publiques d’Emmanuel Macron  font le plein, contrairement à celles de M. Valls…par ailleurs  donné perdant au second tour de la primaire socialiste face à Arnaud Montebourg  dans  le  tout récent sondage  Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI.

    Interrogé par les lecteurs du Parisien ce lundi 9 janvier, Manuel Valls, tout à sa stratégie visant à apparaître comme le candidat légitime du  peuple de gauche  (et des minorités en martelant un discours multiculturaliste),  concentre ses attaques  sur   le « projet dur, thatchérien » de François Fillon. Il  a estimé  que la mise en avant par le candidat de la droite  de sa foi catholique, alors que  « la religion relève de l’intime » ,  « c’est faire monter les communautarismes .» Invité le 3 janvier dernier du journal de 20h  de TF1, M. Fillon s’était dit  «gaulliste et de surcroît chrétien»,  la preuve disait-il qu’il ne prendra  «jamais de décision contraire à la dignité humaine».

    Une profession de foi qui n’a pas convaincu Philippe de Villiers qui a déclaré au Figaro la semaine dernière que M. Fillon est «un piètre candidat en campagne» et qu’il «ne sera pas présent» au deuxième tour de la présidentielle. Il juge aussi sévèrement sa déclaration sur sa foi chrétienne, un vulgaire coup de communication: «Il s’en remet à Anne Méaux  pour lui souffler des idées de marketing, comme elle le fait pour les grands chefs d’entreprises ».   Présidente de la société de communication Image 7 créée en 1988, conseillère de M. Fillon, ancienne militante  d’extrême droite  (Occident, Ordre Nouveau, Gud, PFN…), Mme Méaux a suivi la même trajectoire qu’un  Alain Madelin ou d’un Gérard Longuet en ralliant les rangs de la droite libérale dés l’élection de Giscard d’Estaing en 1974.

    François  Fillon est surtout comptable, note Bruno Gollnisch,  d’un bilan lors de son passage à Matignon  que beaucoup se chargeront de rappeler au cours de cette campagne: 600 milliards de dettes de 2007 a 2012,  un million de naturalisés, l’entrée de plus d’un  million d’immigrés supplémentaires,  l’absence de lutte contre le communautarisme, l’aveuglement devant la montée du fondamentalisme salafiste dans les banlieues…  

    Dans l’entretien qu’il a accordé hier à des médias Français  (France info, RTL et LCP) le président de la République arabe syrienne, Bachar al-Assad,  relève une évidence en notant la position certes plus équilibrée de François Fillon au sujet de l’attitude qui devrait être celle de notre diplomatie vis-à-vis  de la guerre qui ravage la Syrie et de son gouvernement légal. «Sa vision (celle de M. Fillon, NDLR)  concernant les terroristes, ou disons la priorité du combat contre le terrorisme sans s’ingérer dans les affaires des autres pays, est bienvenue», se félicite-t-il tout en  rappelant prudemment que «nous avons appris dans cette région, ces dernières années, que beaucoup de responsables disent des choses et font le contraire».

    François Fillon est connu pour ses prises de position fluctuantes selon les moments et les époques et  Guillaume Faye , comme M.  de Villiers,  ne croit pas en la capacité du champion de la droite libérale, soutenu par Bilderberg,   à incarner une alternative, y compris dit-il  en matière de politique étrangère. Il pointe ses ambiguïtés et ses reculades sur la Russie de Vladimir Poutine: «François Fillon avait pris partie pour la Russie en reconnaissant que c’est le parlement ukrainien qui refuse de voter l’accord sur l’autonomie des parties orientales russophones de l’Ukraine. Mais très rapidement, il a reculé (…).  Si M. Fillon est élu, on peut parier qu’il trouvera un prétexte pour changer d’option et ne pas exiger une levée des sanctions de l’UE contre la Russie.»

     Il a d’ores et déjà «fait cette déclaration d’allégeance humiliante à Washington, empreinte d’une russophobie bas de gamme :  l’intérêt de la France n’est évidemment pas de changer d’alliance en se tournant vers la Russie plutôt que les États–Unis. (…) Nous sommes les alliés des États–Unis, nous partageons avec les États–Unis des valeurs fondamentales que nous ne partageons pas avec les Russes et nous avons une alliance de sécurité avec les États–Unis, donc nous n’allons pas la remettre en cause  (débat télévisé du 24 novembre l’opposant à Alain Juppé). Quelle soumission… Et en même temps, le pseudo pilote de course parle de retisser un lien avec la Russie et l’amarrer à l’Europe. Il juge la politique de Hollande  absurde  qui  conduit Moscou à se durcir, à s’isoler, à actionner les réflexes nationalistes. Il affirme que la Russie, puissance nucléaire, est  un pays dangereux si on le traite comme nous l’avons traité depuis cinq ans . Propos contradictoires, où l’on change d’avis comme de chemise sans affirmer une véritable position». Quand on subordonne le marketing aux convictions…

    https://gollnisch.com/2017/01/09/marketing-ou-convictions/