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l'information nationaliste - Page 7578

  • Une certaine dose de terrorisme intellectuel est constitutive de la France

    Chantal Delsol est interrogée par Présent. Extraits :

    "La liberté d’expression est une incantation, puisqu’il est permis de caricaturer Mahomet ou Jésus mais pas un homosexuel.Puisque nous avons des lois mémorielles. Mais on peut dire aussi qu’il y a une sorte de contradiction entre la liberté de l’individu et son contrôle de plus en plus précis par l’Etat. En le contrôlant, l’Etat garantit son bien-être, sa santé. L’individu est libre mais assisté pour ne rien perdre du bonheur. La liberté n’inclut-elle pas une forme de risque ?

    Cette fébrilité indique-t-elle que nous allons en finir bientôt avec le terrorisme intellectuel ?

    Nous avons déjà beaucoup avancé ! Quand nous étions étudiants, on ne pouvait pas critiquer Staline sans être taxé de nazisme, et le vocable « droite » ne pouvait pas être employé, on utilisait à la place des mots-valises comme « indépendants ». Mais je pense qu’une certaine dose de terrorisme intellectuel est constitutive de la France, pays de 93. C’est un pays violent, vous savez. Démocratique seulement parce qu’il le faut bien, vu l’époque. Mais la démocratie n’est pas ce qui lui convient. Il préfère quelque chose comme un despotisme éclairé. [...]"

    Michel Janva

  • La République n'est pas la France

    Historia consacre un numéro à la plus ancienne nation d'Europe, dont l'avenir dépend de notre rapport au passé. Or, se référer sans cesse à des cassures ou des fractures n'est pas le signe d'une nation se reconnaissant comme enracinée. Appuyons-nous plutôt sur le culte de Jeanne d'Arc.

    La revue Historia de février 2009 présente en ces termes un dossier sur les origines de la France : « La France est la plus ancienne nation d'Europe. Depuis la Gaule de Vercingétorix jusqu'au deuxième millénaire, son histoire fait preuve d'une continuité que ni les grandes migrations, ni les guerres, ni les révolutions n'ont entamée. Un parcours jalonné par des événements fondateurs qui permettent de comprendre d'où nous venons pour savoir qui nous sommes. »

    Rois chrétiens

    Jusqu'ici tout semble établi à tout jamais : la France ne peut mourir... Puis soudain, quelques pages plus loin, comme perdu au milieu d'un récit sur l'essor de l'agriculture au temps d'Henri IV et de Sully, un encadré rappelle la dure réalité de notre temps : « Être Français c'est ringard. » On y apprend que dans un collège parisien, sur dix-huit élèves "sondés", « seulement deux se sentent Français ». Citons encore : « Les jeunes s'identifient désormais à telle ou telle communauté : religieuse, éthique, sexuelle. Au nom de la lutte contre les discriminations, le modèle républicain de l'égalité va-t-il disparaître ? » On assiste ainsi « à la mise en exergue des identités particulières au détriment de l'identité nationale ».

    Donc, il est temps de se rappeler, comme Paul Valéry le disait des civilisations, que les nations sont mortelles, et qu'elles ne perdurent que par l'obstination à vouloir vivre de ceux qui en héritent d'âge en âge. Historia fait alors un inventaire des racines historiques de notre pays. Nous y retrouvons dans toute sa fraîcheur le baptême de Clovis à Reims en 496, véritable événement fondateur dont il résulte que de naissance, donc de nature, la France est chrétienne, car si le roi des Francs avait alors suivi la mode de se rallier à l'arianisme au lieu de s'appuyer sur le déjà vieux fonds chrétien de la Gaule, jamais il n'aurait fondé un royaume indépendant.

    Les descendants de Clovis, encore un peu barbares malgré de belles figures de saints, ne surent pas oeuvrer dans la durée, ni les descendants de Charlemagne aux rêves démesurés. Hugues Capet survint alors, fondant avec sagesse sur l'hérédité aux règles fixes, une dynastie qui allait régner plus de huit cents ans et réellement "faire" la France au rythme des heurs et des malheurs des temps, donnant à chaque Français dans l'allégeance à la couronne le sentiment de son appartenance à une communauté de destin à toujours enrichir et transmettre.

    Deux faits des temps capétiens retiennent l'attention d'Historia. D'abord la création du franc par Jean le Bon en 1360, « une pièce de bon aloi qui porte bien son nom », et dont, dix ans après son abandon sous la pression de l'Europe apatride, 61 % des Français regrettent la disparition. Ensuite le redressement de l'économie par Henri IV et Sully après quarante ans de guerres civiles, grâce au développement de l'élevage et de l'agriculture.

    La fracture de 1789

    Arrivent ensuite les « symboles républicains identitaires » à propos desquels nous doutons fort qu'ils aient leur place dans les événements "fondateurs" de la France. D'ailleurs, Historia rappelle bien que « notre république a vu le jour dans l'émeute et le sang ». Loin de penser que « la république démocratique française a tiré de ces origines dramatiques toute la richesse de son appareil symbolique », nous voyons plutôt en ces événements des années 1789 et suivantes le reniement des origines, reniement que l'on allait ensuite imposer aux Français par l'école, avec cette sacro-sainte laïcité « érigée en dogme national » au prix d'ignobles spoliations et de la mise hors la loi des catholiques français.

    Se référer sans cesse à ces événements qui sont essentiellement des cassures ou des fractures n'est pas le signe d'une nation se reconnaissant comme enracinée. À force de toujours remettre en cause le passé et d'identifier la France à l'idéologie de 1789, on a dénaturé le patriotisme devenu impératif catégorique beaucoup plus qu'acte d'amour charnel. Pas étonnant qu'un sentiment aussi artificiel se soit vite érodé et qu'aujourd'hui l'on ne soit plus capable de le transmettre aux jeunes générations, à celles du terroir comme à celles issues de l'immigration...

    Faut-il à notre tour renier toute l'histoire depuis 1789 ? Absolument pas ! Si la France a duré encore, c'est bien parce qu'elle avait été solidement charpentée par nos rois, et nul ne niera ce qu'il s'est réalisé de beau de grand malgré le régime absurde. Même si nous pensons que la Révolution, inaugurant le temps des guerres de masses et inventant le principe de nations fondées sur des volontés de puissance plus que sur l'Histoire, est responsable de tant de déflagrations européennes, nous ne pouvons ignorer ce que représente dans l'imaginaire français l'héroïsme sublime de tant de soldats qui, sous les plis du drapeau tricolore et au son de la Marseillaise, des soldats de l'An II aux poilus de 1914 et aux résistants de 1940, ont sauvé l'indépendance et l'intégrité du territoire.

    Faits et idées

    Toujours il faut en revenir au conseil de Maurras : accepter la Révolution-fait, mais rejeter la Révolution-idée, afin de reprendre, comme disait Henri V comte de Chambord, sur de nouvelles bases le mouvement qu'ont détourné les révolutionnaires de 1789. Cet effort de redressement intellectuel et moral dans le souci de l'union de tous les Français, donc dans le rejet des mythes diviseurs, ne doit-il pas s'appuyer sur le culte de Jeanne d'Arc, la sainte de la Patrie, qu'Anne Bernet, à la fin de ce dossier d'Historia, exalte comme le symbole de l'indépendance française – ce qu'elle est toujours même aux yeux de bon nombre de républicains ?

     

    MICHEL FROMENTOUX L’ACTION FRANÇAISE 2000  du 5 au 18 février 2009

  • Gollnisch sur France info

    Bruno Gollnisch  intervenait  hier soir sur France Info, questionné sur l’actualité « brûlante » du Front National

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  • Marine Le Pen veut s’opposer à une candidature de Jean-Marie Le Pen aux régionales en PACA

    Dans une interview au Figaro publiée jeudi, Marine Le Pen assure qu’elle ne soutiendra pas la candidature de son père aux régionales en Paca :

    Je me trouve obligée, dans l’intérêt de mon pays, de prendre une décision difficile qui met en cause des liens filiaux. Mais le Front national est le seul outil d’espérance pour la France. Personne ne peut l’affaiblir et je ne laisserai personne le faire. En tout cas, pas tant que je serai présidente.

    Dans un communiqué de presse publié mercredi, Marine Le Pen avait déjà clairemement marqué ses distances avec son père :

    Jean-Marie Le Pen semble être entré dans une véritable spirale entre stratégie de la terre brûlée et suicide politique. Compte-tenu de cette situation, j’ai informé Jean-Marie Le Pen que je m’opposerai, lors du bureau politique du 17 avril prochain qui doit investir les têtes de listes pour les élections régionales, à sa candidature en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
    Son statut de Président d’honneur ne l’autorise pas à prendre le Front National en otage, de provocations aussi grossières dont l’objectif semble être de me nuire mais qui, hélas, portent un coup très dur à tout le mouvement, à ses cadres, à ses candidats, à ses adhérents, à ses électeurs.
    C’est avec une profonde tristesse que je suis contrainte de réunir rapidement un bureau exécutif afin d’envisager avec lui les moyens de protéger au mieux les intérêts politiques du Front National.

    Pour sa part, Robert Ménard qui condamne “des propos moralement inacceptables” a réclamé une “commission de discipline” pour Jean-Marie Le Pen. Pour le maire de Béziers, “C’est peut-être l’occasion historique de mettre Jean-Marie Le Pen hors des rangs du FN”.

    Quant à Stéphane Ravier, interrogé sur les régionales ce jeudi sur les ondes d’Europe 1, il a marqué sa préférence pour Marion Maréchal-Le Pen :

    J’espère que Jean-Marie Le Pen n’ira pas jusqu’au bout et que Marion Maréchal-Le Pen sera candidate.

    pour voir les videos 

  • La CGT en perte de vitesse

    Alors que le syndicat marxiste appelle à la grève aujourd'hui, un article du Figaro pointe ses défaites électorales :

    "SNCF, La Poste ou encore la RATP. Trois grandes entreprises françaises et autant de défaites pour la CGT lors des dernières élections professionnelles. Alors certes, la CGT y est toujours la première force syndicale mais les écarts se réduisent avec ses concurrents. Ce n'est en revanche plus le cas à Air France, véritable bastion de la CGT qui y a subi un échec cuisant.Premier syndicat de la compagnie aérienne, la CGT y a non seulement perdu son trône mais a reculé jusqu'à la quatrième place, devancé par la CFE-CGC, FO et Unsa. Idem chez Orange où la CGT a subi également un revers historique.

    Michel Janva

  • Le casse-tête de la croissance

    Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

    La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

    Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

    Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
    En fait, même si la productivité augmentait au même rythme que ces cinquante dernières années, la croissance mondiale déclinerait de 40 pour cent, soit bien en-dessous du taux de croissance anémique des cinq dernières années. La croissance de l’emploi devrait également se ralentir considérablement. En conséquence, même compte tenu du ralentissement de la croissance démographique, la croissance du revenu par habitant déclinerait de 19 pour cent environ.

    Le PIB mondial n’en serait pas moins multiplié par trois et le revenu par habitant par deux au cours des 50 prochaines années. Mais ce taux de croissance à long terme constitue une rupture avec la multiplication par six du PIB et de presque par trois du revenu par habitant ces cinquante dernières années.

    Malgré ses avantages potentiels, en particulier pour l’environnement, ce ralentissement imminent de la croissance comporte des risques importants. Si la croissance n’est pas une fin en soi, elle permet de réaliser un large éventail d’objectifs sociétaux, notamment la création de possibilités économiques et d’emploi pour des millions d’individus pauvres et vulnérables, et de fournir des biens publics, tels l’éducation, les soins de santé et les retraites.

    Comment faire en sorte que ces impératifs soient concrétisés, malgré les contraintes démographiques et environnementales ? La première étape est d’assurer une croissance économique au moyen de gains de productivité.

    La nécessaire accélération de la croissance de la productivité – de 80 pour cent pour maintenir la croissance du PIB global et de 22 pour cent pour maintenir le revenu par habitant aux taux du dernier demi siècle – paraît presque irréalisable. Mais sur la base d’études de cas dans cinq secteurs économiques, le rapport du MGI conclu que, tout en étant « un défi majeur », il est possible d’y parvenir, sans tabler sur des avancées technologiques imprévues.

    Les trois quarts de cet accroissement de la productivité pourraient provenir d’améliorations de « rattrapage ». Les pays devraient mettre en œuvre diverses mesures –  dont la modernisation du secteur du commerce de détail, la consolidation de la construction automobile dans un nombre réduit d’usines plus grandes, une meilleure efficacité des soins de santé et la réduction du gaspillage dans le conditionnement alimentaire – qui ont déjà fait leur preuve.

    Le quart restant proviendrait d’innovations technologiques, opérationnelles et commerciales – avec, par exemple, le développement de nouvelles semences pour accroître les rendements agricoles, l’utilisation de nouveaux matériaux (dont les matériaux composites de fibres de carbone) pour construire des voitures et des avions plus légers et plus solides, ou la numérisation des dossiers médicaux.

    Une autre avenue de croissance se présente avec la valorisation de l’emploi et de la productivité des femmes. Aujourd’hui, près de la moitié seulement des femmes en âge de travailler sont employées. Elles ne gagnent que les trois quarts de la rémunération des hommes à travail égal, et sont surreprésentées dans les emplois informels, temporaires et à faible productivité.

    Le MGI estime qu’une meilleure intégration des femmes à la population active pourrait se traduire par une croissance potentielle de la main d’œuvre de près de 60 pour cent au cours du prochain demi siècle.

    Pour réaliser ce potentiel, des efforts devront être consentis à la fois par  les gouvernements et les employeurs pour éradiquer les pratiques discriminatoires qui entravent l’embauche, la rétention et la promotion des femmes. Des politiques de soutien financières, fiscales et familiales seront également nécessaires pour aider les salariées à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie de famille.

    Dans le même temps, afin d’atténuer les répercussions environnementales d’une croissance rapide constante, les pays doivent grandement améliorer l’efficacité des ressources. Le MGI et d’autres études ont identifié de nombreuses occasions de croissance, responsables au plan écologique, issues d’une utilisation plus intelligente de ressources limitées.

    Prenons par exemple l’amélioration de l’efficacité énergétique, qui pourrait réduire de moitié la demande énergétique prévue entre aujourd’hui et 2020. Comme l’a démontré la Californie – la huitième économie mondiale – des normes strictes d’efficacité énergétique peuvent être bénéfiques à la fois pour la croissance et l’emploi.

    En fait, ces politiques ont permis à la Californie de maintenir une demande énergétique constante par habitant ces trente dernières années – alors qu’elle augmentait de 50 pour cent dans le reste des États-Unis – sans compromettre la croissance.

    Il y a de très bons arguments, du point de vue des entreprises comme des consommateurs, en faveur d’une meilleure productivité des ressources puisqu’elle peut se traduire par des économies de coût substantielles. Heureusement, les politiques qui sous-tendent ces objectifs rallient une adhésion de plus en plus grande, à la fois dans les pays en développement et les pays avancés.

    Même si une plus grande participation des femmes à la vie active et une croissance de la productivité liée à une utilisation efficace des ressources permettent des taux élevés de croissance, un problème majeur persiste : l’inégalité des revenus. En fait, il n’existe pas de relation simple entre la croissance et l’inégalité des revenus ; les inégalités vont croissants à la fois dans les économies développées à faible croissance et dans les économies émergentes à croissance rapide.

    Selon l’économiste Français Thomas Pikkety, l’inégalité des revenus augmente lorsque le rendement du capital excède la croissance économique, signifiant qu’une croissance économique plus rapide réduirait de manière inhérente les inégalités. Utilisant une autre approche, des économistes du Fonds monétaire international trouvent également une relation positive entre une moindre inégalité des revenus et une croissance plus rapide, concluant qu’une politique de redistribution des revenus peut encourager une croissance plus rapide et plus durable.

    La croissance reste importante. Alors que le vent arrière démographique se transforme en un vent contraire et que les problèmes environnementaux sont chaque jour plus évidents, les entreprises et les gouvernements doivent soigneusement réfléchir à la manière d’améliorer l’efficacité des ressources tout en encourageant une croissance économique plus inclusive.

    Project Syndicate

    http://fortune.fdesouche.com/379763-le-casse-tete-de-la-croissance#more-379763