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l'information nationaliste - Page 7725

  • 14 février 1945 Dresde réduite en cendre

    Dans la nuit du 13 au 14 février 1945, la ville de Dresde est victime du plus brutal bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale (à l'exception de Tokyo, Hiroshima et Nagasaki).

    Dent pour dent...

    Dès le début du conflit, le Premier ministre britannique Winston Churchill confie au«Bomber Command» de la Royal Air Force la mission de détruire les sites stratégiques de l'ennemi. Il veut de cette façon relever le moral de ses concitoyens, durement affecté par les attaques aériennes sur les villes anglaises (le «Blitz»).

    Le «Bomber Command» lance d'abord des attaques sur des sites stratégiques uniquement (zones industrielles et noeuds de communication). Cependant, ces attaques ciblées se révèlent de plus en plus coûteuses et inefficaces.

    Le Premier ministre place alors le général Arthur Harris à la tête du «Bomber Command» et, le 14 février 1942, autorise les bombardements massifs étendus aux zones urbaines. Churchill espère de cette façon dresser la population allemande contre Hitler...

    Escalade de la violence

    1,35 million de tonnes de bombes seront au total déversées sur l'Allemagne par les Anglo-Saxons. Un rapport américain estime le nombre de victimes à 305.000 morts et 780.000 blessés ( *). La France occupée n'est pas épargnée. Elle reçoit 0,58 million de tonnes de bombes qui auraient causé 20.000 morts.

    Dresde marque le paroxysme de cette stratégie. L'ancienne capitale du royaume de Saxe est surnommée la «Florence de l'Elbe» en raison de ses richesses artistiques et architecturales. Dans les dernières semaines de la guerre, l'afflux de réfugiés hisse sa population de 600.000 habitants à près d'un million.

    Le bombardement des 13 et 14 février 1945 survient alors même que ces réfugiés tentent d'oublier les horreurs de la guerre dans un carnaval improvisé.

    dresde après le bombardementAu total, en quinze heures, 7.000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles.

    Une grande partie de la ville est réduite en cendres et avec elle environ 35.000 personnes, dont 25.000 ont été identifiées. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C.

    L'évaluation actuelle de 35.000 morts (dont 25.000 corps identifiés) résulte des travaux d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40.000 morts dans son livre Der Brand (L'incendie).

    http://www.herodote.net/14_fevrier_1945-evenement-19450214.php

  • 300 viols par jour… surtout pas d’amalgame !

    N’y aurait-il pas, derrière ce silence de nos féministes, toute la mauvaise conscience européenne et le refus d’approfondir une question dérangeante ?

     

    Dans La France Orange Mécanique, Laurent Obertone annonçait trois chiffres forts, sur l’ampleur de l’ensauvagement de la France : quotidiennement, il y aurait 13.000 vols, 2.000 agressions et 200 viols. Le 3 février dernier, il enfonçait le clou et évoquait 4.000 agressions physiques et sexuelles par jour, en France !

    Dans ces colonnes, il accusait l’État français de « laisser violer 300 Françaises par jour ». Soit le nombre de plus de 100.000 par an, 12 par heure, 1 toutes les cinq minutes !

    On se souvient des campagnes féministes menées contre le viol, dans les années 1970, et notamment du procès d’Aix-en-Provence qui, en 1978, avait bénéficié d’une couverture médiatique nationale. On n’a pas oublié le mémorable film de Yannick Bellon, L’Amour violé, qui, en 1977, montrait le mécanisme des rapports hommes-femmes qui amenait au viol (commis dans ce film par quatre Français respectables, dont deux pères de famille).

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  • Pourquoi je quitte l’UMP pour le SIEL

    Ancien militant actif de l’UMP depuis 2006, j’ai décidé de rejoindre le SIEL, parti dirigé par Karim Ouchikh et constituant l’aile droite du Rassemblement Bleu Marine, pour lequel je serai candidat pour les élections départementales de mars Prochain. Ce choix est le fruit d’une longue réflexion. 

    Je ne renie aucun de mes engagements passés 
    J’ai commencé à militer activement à l’UMP en 2007, lors de la première campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, et ce jusqu’en 2013, après la campagne pour la présidence du parti. Comme pour de nombreuses autres personnes à l’époque, la motivation première de mon engagement actif était liée à la personne de Nicolas Sarkozy. J’ai été séduit tant sur le fond par sa volonté de décomplexer idéologiquement la droite, que sur la forme par sa rupture avec un certain conservatisme folklorique, dont l’admiration pour le panache d’un Cyrano de Bergerac n’a souvent d’égale que l’inefficacité brouillonne du personnage d’Edmond Rostand. A l’image d’un Bruno Larebière, j’ai considéré et considère toujours que la réélection du président en 2012 aurait été une bonne chose pour la France. Comme l’ancien rédacteur en chef du journalMinute, je considère que bien qu’insuffisante et trop peu suivie d’effet, la remise en cause d’un certain nombre de tabous imposés par la gauche aura permis un réveil idéologique de notre peuple. Je considère enfin, comme l’affirme le politologue Patrick Buisson, que ce viol salutaire de l’idéologie bien-pensante aura été l’étincelle à l’origine du mouvement de La Manif Pour Tous. 
    Aussi, c’est en toute bonne conscience que j’affirme n’avoir aucun regret d’avoir soutenu jusqu’au bout le président Sarkozy, jusqu’à cet engagement total qu’aura été pour moi la campagne de 2012 menée tambour battant sur la ligne idéologique dite « ligne Buisson ». Je n’ai aucun regret pour toutes les nuits blanches passées à conduire dans Paris les camionnettes de colleurs d’affiches que j’allais louer sur mes pauses déjeuner. Ma position actuelle est identique à celle du politologue Patrick Buisson, pour qui « ce n’est pas moi qui ai trahi Nicolas Sarkozy, c’est Nicolas Sarkozy qui a trahi ses électeurs ». Comme je m’en suis déjà expliqué, je considère que la présidence de Nicolas Sarkozy était un passage nécessaire pour notre pays, mais que le temps est venu de dépasser cette étape. 
    Un moment historique 
    Ma décision de choisir ces élections pour rejoindre le SIEL vient du fait que le moment que nous vivons est une période charnière, pour ne pas dire historique, et ce pour plusieurs raisons. 
    Sur un plan politique, les changements de fond mis en œuvre par Marine Le Pen depuis son accession à la tête du Front National, que j’ai déjà eu l’occasion de détailler, commencent à produire leurs effets électoraux à grande échelle. Comme l’a rappelé le directeur du département opinion de l’Ifop Jérôme Fourquet, « les 25 % que le Front National a obtenu aux européennes, loin d’être un nouveau plafond de verre, constituent au contraire un nouveau plancher ». Le relativement faible score de 18% de Marine le Pen à l’élection présidentielle de 2012 peut s’expliquer par la campagne authentiquement de droite menée par Nicolas Sarkozy à cette occasion, les deux dernières années ayant montré qu’il ne s’agissait que du buisson masquant le désert idéologique de l’UMP. L’important n’est pas tant que le FN soit ou non crédible que le fait qu’il soit maintenant considéré comme tel par une fraction notable de l’électorat, ce qui le rend incontournable sur la scène politique. 
    Sur un plan idéologique, la période que nous vivons est marquée par un déniaisement général du peuple français, accentué par la crise et validé par les sondages. Le fait que les livres d’écrivains tels Éric Zemmour, Laurent Obertone ou encore Michel Houellebecq fassent partie des plus vendus en ce début d’année est le signe d’un mouvement de fond. En particulier, le livre Soumissionde Houellebecq a la particularité d’exposer avec un naturel désarmant une réalité dénoncée depuis des années dans l’indifférence et sous les crachats par nombre d’entre nous. Enfin, comme l’a montré le politologue Gaël Brustier dans son livre Le Mai 68 conservateur, la principale conséquence du mouvement de la Manif pour tous aura été de radicaliser un électorat catholique à l’origine modérément conservateur, auquel les atermoiements idéologiques actuels de Sarkozy n’offriront plus un débouché politique acceptable. 
    En finir avec l’hypocrisie 
    Ma décision de rejoindre le SIEL vient également d’une volonté de ma part de ne plus cautionner une certaine hypocrisie régnant au sein de la droite dite classique vis à vis de la mouvance Front National. 
    « En n’appelant pas à voter pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen est responsable de sa défaite ! », entend-on régulièrement sur un ton hystérique de la part de certains adhérents de l’UMP. Il est bien entendu évident qu’un parti sur lequel on jette régulièrement l’anathème en se poussant du col est censé appeler à voter pour vous alors même que demander la réciproque vaut exclusion immédiate. L’une des principales leçons humaines à retenir du quinquennat Sarkozy est que soumettre l’adversaire par l’humiliation ne fonctionne qu’en position de force, pas en situation de faiblesse. 
    « Le Front national n’est pas crédible, son programme économique est d’extrême gauche ! » est sans doute le lieu commun le plus éculé sur le sujet, sur lequel j’ai déjà eu l’occasion de revenir. Mais cet argument est d’autant plus sournois qu’il est souvent masqué par le conservatisme abstrait d’une certaine droite collet monté dont on se demande si les souverains poncifs sur le « paganisme » supposé du FN relèvent davantage de la mauvaise foi ou de la niaiserie. A entendre certains de ses représentants les plus caricaturaux, il semblerait que le remplacement en cours de la population française par une population d’origine étrangère ne pose aucun problème du moment que celle-ci n’avorte pas, n’euthanasie pas ses parents et ne couche pas hors mariage. Les résultats des dernières élections européennes ont montré que les français ne sont pas dupe de cette posture dont l’argument moral n’est le plus souvent que le cache-sexe d’un atavisme social. 
    Enfin, il convient de détromper ceux qui, souvent de bonne foi, choisissent de rester dans leurs partis de la galaxie UMP afin de « peser en interne ». Une chose importante à comprendre concernant le Front National est qu’avant d’être un parti, c’est avant tout un symbole. Le principal bienfait de la montée du FN n’est pas tant de changer les lois par un pouvoir régalien qu’il ne détient pas encore que de libérer la parole en décomplexant l’expression de certaines opinions dans l’espace public. Un élu ou responsable politique, si influent soit-il, cautionne toujours symboliquement les idées majoritaires du parti dont il est porte l’étiquette. Reste l’argument d’opportunité électorale, souvent évoqué en Off par les malgré-nous de l’UMP, dont les sondages évoqués précédemment montrent qu’il tient de moins en moins. 
    Conclusion : l’objectif majoritaire 
    « La question n’est pas celle des alliances mais celle de l’attractivité électorale », rappelait le politologue Patrick Buisson avant sa rupture avec Nicolas Sarkozy. Comme je l’ai déjà développé, la dynamique aujourd’hui en œuvre autour du Front national et des partis associés lui donne l’opportunité de devenir le pilier d’un rassemblement politique à vocation majoritaire. De quelques partis qu’ils soient, les militants et responsables politiques patriotes ne doivent pas manquer cette chance qui leur est offerte de rompre avec la politique des demi-mesures et de s’assumer enfin pleinement dans l’intérêt de notre pays.
  • Ils ont peur, ils paniquent : le peuple français reprend la parole

    Nous l’annoncions, Bruno Gollnisch devait débattre hier soir, à l’invitation de l’IEP de Strasbourg,  dans la capitale alsacienne avec le dirigeant de  l’UDI Yves Jégo sur le thème de l’avenir de l’UE. Il en a été finalement empêché par une poignée de militants communistes venus de l’extérieur s’autoproclamant étudiants (de l’ UEC pour être précis), qui se sont introduits dans la salle, et par un rassemblement à l’extérieur du maigrelet (et très vieillissant) collectif d’extrême gauche baptisé par antiphrase « Justice et libertés » (sic). Un triste aréopage  assez caricatural, d’extrémistes nostalgiques de la Terreur, de  l’époque bénie ou les opposants au communisme étaient liquidés, envoyés au goulag ou en hôpital psychiatrique. Bref au  nom de la lutte contre le fascisme, nos vertueux démocrates ont empêché ainsi toute possibilité de confrontation des idées qui est pourtant  la base même d’une liberté d’expression que les régimes totalitaires ont toujours redouté. Il est vrai que les extrémistes qui combattent le FN ne sont pas à un paradoxe prés…

     Courageuses mais pas téméraires, les autorités universitaires ont donc choisi d’abdiquer devant la dizaine de trublions qui s’étaient  introduits dans la salle où devait voir lieu ce débat, alors même qu’une grosse  centaine d’étudiants étaient présents pour y assister. (Voir ici la réaction « à chaud » de Bruno Gollnisch : https://www.youtube.com/watch?v=KR4JlydA2VM).

     Quand on a plus d’arguments à opposer à l’adversaire,  l’empêcher de parler est le stade ultime de la déroute intellectuelle, le signe d’un terrible aveu d’impuissance. M. Jégo l’a d’ailleurs avoué  en s’offusquant hier du « cadeau » fait par l’extrême gauche au FN qui se verrait ainsi renforcer dans sa posture de victime de laquelle il «joue ».

     Bruno Gollnisch a eu beau jeu de lui rétorquer, cette réplique n’a pas été reprise par l’article des DNA relatant cette soirée, que la politique n’est pas un jeu pour un FN qui se bat depuis quarante ans  pour porter aux pouvoir les conditions de notre renaissance nationale.

     Sur slate.fr, le journaliste Eric Dupin notait d’ailleurs dans un article publié aujourd’hui (« Non le FN n’est pas le diable »)  le terrible échec de la stratégie de diabolisation du FN par les partis du Système. « Le scrutin législatif partiel de dimanche dernier (qui) devrait enterrer définitivement ces vaines tentatives d’écarter symboliquement le FN du champ démocratique »,  en apporte une nouvelle preuve. «Cette posture morale, qui emprunte diverses figures rhétoriques, a amplement prouvé son inefficacité depuis maintenant une trentaine d’années! ».

     « Sa variante la plus fruste poursuit-il, consiste à séparer soigneusement le FN, parti qu’il faudrait combattre sans merci au nom de valeurs sacrées, de ses électeurs, dont il conviendrait de comprendre les souffrances, les frustrations et autres peurs. Cela revient, au final, à prendre ceux qui votent frontiste pour des imbéciles, mus par des rancœurs irrationnelles ».

     «Le moins qu’on puisse dire est que cette stratégie a régulièrement échoué. De plus en plus nombreux sont d’ailleurs les électeurs du FN qui votent pour ce parti, pas seulement pour envoyer un message protestataire, mais aussi et surtout pour adhérer aux idées qu’il porte: sur l’immigration, l’insécurité ou encore l’Europe… ».

     Et si « la droite d’inspiration libérale et européiste » entend (surtout) s opposer au FN  sur le terrain des idées écrit  encore M. Dupin, «  à la gauche, également, de trouver les mots pour lutter contre les thèses du FN. (…) La question reste entière de savoir comment la gauche –ou les gauches– sauront contredire efficacement le FN et lui opposer d’autres représentations de la société sans nier la réalité des problèmes de la période. Mais ceci est infiniment plus difficile que de se contenter de brandir mécaniquement de grands principes d’exclusion des exclueurs ».

     Jérôme Fourquet,  directeur du Département opinion publique à l’IFOP, note également, interrogé par le site Atlantico sur les chances de succès de l’opposition nationale lors des  élections départementales de mars prochain,   que « l’électorat frontiste souhaite voir ses représentant appliquer leur politique, tenir le gouvernail. Le Front National est construit à partir d’un rejet des partis » . « Mais on observe une adhésion de plus en plus nette à une vision du monde. On devrait donc avoir une confirmation de cette dynamique aux élections départementales de 2015 ».

     Il ajoute que «tous les scrutins montrent en tout cas la volonté de laisser sa chance à une gestion frontistes des affaires. Un simple vote de protestation entraînerait un reflux des scores de second tour après un bon premier tour. Or, ce n’est plus le cas. Et je rappelle que deux sénateurs FN ont été élus, et ils l’ont été par des grands électeurs, eux-mêmes élus dans des conseils municipaux, des mairies. C’est un signe supplémentaire que la vocation uniquement protestataire ne correspond plus au principal ressort du vote en sa faveur ».

     Il faudra bien  plus que des intimidations stériles, des anathèmes creux, des vociférations qui ne  fonctionnent plus, ou en tout cas de moins en moins,  pour enrayer la dynamique du courant patriotique. Un cycle se ferme, un autre s’ouvre.  Le peuple français reprend la parole. 

    http://gollnisch.com/2015/02/12/ils-ont-peur-ils-paniquent-le-peuple-francais-reprend-la-parole/

  • Béziers arme la police municipale

    Robert Ménard, la maire de Béziers, vient de respecter une autre de ses promesses de campagne : armer la police municipale grâce notamment à une convention entre la ville et les services de l'Etat. Et il le fait savoir. Ce qui forcément ne plait pas aux biens pensants :

    La-nouvelle-campagne-publicitaire-de-la-ville-de-beziers_1305395_667x333
    A l'heure où des tirs de Kalachnikov accueillent le 1er ministre à Marseille, l'affiche aurait pu être illustrée de cette citation du président Louis-Napoléon Bonaparte :

    "Il est temps que les bons se rassurent et que les méchants tremblent"

    Philippe Carhon

  • Ukraine : la Russie doit intervenir

    On a oublié, à la suite des attentats islamiques en France de janvier, la tragédie qui se déroule dans l’est et le sud de l’Ukraine : les forces armées et les milices du gouvernement de Kiev alimentent une guerre civile épouvantable pour les populations, en majorité russophones. Il est maintenant démontré qu’elles sont armées et financées par Washington, qui entretient sur place des conseillers. Beaucoup plus que les forces des dissidents russophones par Moscou. Avec la complicité des Européens, qui n’ont rien compris au film. Certes, M. Hollande et Mme Merkel, pour reprendre la main diplomatiquement, essaient de négocier avec le gouvernement de Kiev et avec Vladimir Poutine, paraissant refuser la stratégie belliciste de John Kerry (Secrétaire d’ État américain) qui, lui, donne des armes à Kiev. Mais c’est insuffisant. C’est pourquoi, cet article plaide en faveur d’une reprise en mains du problème par le Kremlin.
    Les exactions de Kiev 
    Dans la région de Donetsk (où existe une république autoproclamée) on a dénombré en janvier 295 victimes civiles des bombardements ukrainiens, sans compter, en plein hiver dans ce pays au climat difficile, les innombrables destructions de maisons, d’infrastructures, avec des cohortes de réfugiés et de blessés non soignés, les pensions qui ne sont plus payées, la misère qui s’installe. Depuis le début de la guerre civile, près de 4.000 morts ont été dénombrés, la majorité chez les populations russophones. Un épisode assez sinistre s’est produit, qui n’est pas à l’honneur du gouvernement de Kiev ni de l’Union européenne : dans l’hôpital de Kalinina, pour l’instant épargné par les bombardements ukrainiens, des patients diabétiques sont en manque de dialyse par insuline. Ils risquent une mort prochaine, parce que le ministère de la Santé de Kiev ne fournit plus les doses. L’hôpital a demandé l’aide de l’Union européenne, de la Commission de Bruxelles. Il a essuyé un refus. Parce qu’on n’aide pas le camp désigné comme ”ennemi”. Cette position est tout simplement criminelle. Honte aux autorités européennes.
    Depuis plusieurs mois, la ”communauté internationale” ferme les yeux sur les exactions et les bombardements des populations russophones par l’armée ukrainienne. C’est pourtant une réalité que même les reporters occidentaux ont du mal à cacher, mais que les médias minimisent. Ce sont les Russes qui massacrent et qui détruisent ? Non, ce sont les troupes et les milices de Kiev, armées, soutenues, payées par l’Otan et approuvées par l’Union européenne (au nom de la ”démocratie”, bien entendu) qui commettent des exactions qui relèvent du Tribunal pénal international. Mais personne n’en parle ! Personne n’ose saisir ce tribunal contre le gouvernement de Kiev qui procède à des bombardements d’artillerie contre des zones urbaines habitées sans aucun intérêt militaire. Deux poids, deux mesures, quand on pense aux réactions face à Bachar el-Assad… 
    La situation est dans l’impasse

    La Russie devrait se demander maintenant si elle doit taper du poing sur la table ou laisser passer l’orage. La diplomatie discrète de M. Lavrov n’a pas été entendue. L’hypothèse d’une intervention militaire russe dans l’est et le sud-est de l’Ukraine, immédiate et déterminée, a été écartée par le Kremlin, afin de ne pas envenimer les choses. Et de ne pas tomber dans la provocation américaine Il faudrait peut-être reconsidérer cette position. On accuse M. Poutine de brutalité et de cynisme ? Il a été jusqu’à maintenant très patient et très modéré ; la récupération de la Crimée par la Russie (référendum massif) a été parfaitement démocratique et légitime puisque c’est un territoire russe. Le processus s’est déroulé dans la paix civile : y a-t-il une guerre en Crimée ? Non. Le Kremlin veut éviter le retour de la guerre froide. Mais Washington a décidé que la guerre froide devait recommencer, ce qui est fait. Il faut en prendre acte et choisir son camp.
    Le gouvernement russe a été très patient vis à vis de l’”Occident” dirigé malheureusement par Washington, surtout la France qui, avec Chirac, Sarkozy et Hollande (pas Mitterrand) est revenue dans le giron de l’Otan et n’a plus de politique étrangère indépendante. La russophobie est largement relayée par les médias, disons à 80%. On diabolise notre ami principal, la Russie. Avec les sanctions économiques stupides (et souvent illégales au regard du droit international, concernant notamment les avoirs personnels des dirigeants) qui nuisent grandement à la France et à l’Allemagne, qui poussent la Russie dans les bras de la Chine en plombant l’économie russe, la situation est totalement bloquée. 
    Aucune négociation n’est plus possible. Les cessez-le–feu ont été violés les uns après les autres. Les grands pays de l’UE sont trop dépendants de Washington pour être crédibles dans un déblocage de la situation. Et surtout, ils sont, de manière complètement ridicule, influencés par les gouvernements de la Pologne et des Pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui développent une obsession antirusse haineuse et délirante en se prétendant menacés.
    L’Ukraine a tout perdu
    De toutes façons, il ne faut pas rêver : jamais, après ce qui s’est passé, après plusieurs mois de guerre civile et d’hostilité brutale du gouvernement de Kiev, les populations de l’est et du sud de l’Ukraine, en majorité russophones, n’accepteront désormais l’autorité de Kiev, voire même de rester ”ukrainiennes”. Elles ont trop souffert. Même l’hypothèse de ”provinces autonomes” dans un cadre ukrainien fédéral est compromise. C’est trop tard. Les russophones qui, avant le conflit, acceptaient de se dire ”Ukrainiens” ne l’accepteront jamais plus. L’amputation de l’Ukraine de sa partie russophone (en réalité ”russe”, pour dire les choses clairement) semble inévitable. Si l’on organisait un référendum dans ces régions, il y a fort à parier que l’opinion, traumatisée, choisirait soit une république indépendante liée à la Russie, soit même l’union pure et simple avec la Russie. Mais de toutes façons, le gouvernement de Kiev, qui a versé dans une russophobie aussi stupide que suicidaire, sur injonction de Washington et des milieux atlantistes européens, ne récupérera jamais les provinces russophones.
    Ce qui est dramatique pour l’Ukraine, c’est que son intérêt était de s’allier pacifiquement avec la Russie pour un développement conjoint entre peuples proches ; et qu’elle a choisi la pire voie possible, en obéissant à des maîtres qui se moquent d’elle et qui ne veulent qu’une seule chose : provoquer la Russie, la sanctionner, l’empêcher de redevenir une grande puissance et de s’allier à l’Europe. En faisant entrer l’Ukraine dans l’OTAN (obsession de Washington) en créant un casus belli avec la Russie. La pauvre Ukraine a été sacrifiée et elle est aujourd’hui dirigée par un gouvernement et une idéologie complètement contraires à ses intérêts. Ce qui est lamentable dans toute cette histoire, c’est que, finalement des Européens s’affrontent entre eux, alors que l’ennemi, le véritable ennemi est ailleurs.
    Pour une intervention militaire russe d’interposition
    La Russie n’a plus rien à perdre à une intervention directe et ouverte – y compris militaire, je le dis tranquillement – pour défendre les populations civiles russophones. En effet, les sanctions économiques ne pourront pas s’aggraver significativement. Et l’OTAN n’a absolument pas les moyens militaires d’intervenir. D’autre part, la politique poutinienne de restauration de l’armée russe avec un budget sérieux met Moscou à l’abri de toute réaction occidentale armée. 
    Une intervention de l’armée russe, comme force d’interposition dans l’Est et le Sud de l’Ukraine (Marioupol), pour dissuader l’armée et les milices de Kiev de continuer leurs destructions semble indispensable, puisqu’aucune force d’interposition de l’ONU (par ailleurs en général inefficace) ne sera jamais déployée. La Russie doit mettre l’Occident devant le fait accompli. 
    Dès lors que la Russie aura déployé une force d’interposition militaire pour protéger les populations russophones de l’armée et des milices de Kiev, ces dernières reculeront et cesseront leurs exactions et leurs rêves de ”reconquête”. Il y a peu de chances que la guerre reprenne et que les politiciens de Kiev choisissent d’affronter l’armée russe. Dans le même temps, Moscou doit organiser dans la foulée un plan immédiat d’aide et de sauvetage (humanitaire, sanitaire) aux populations civiles scandaleusement délaissées par la ”communauté internationale”. Dans un troisième temps, après ce coup de force nécessaire, le Kremlin doit exiger une conférence internationale sur le sort des provinces Est et Sud de l’Ukraine, suivie d’un référendum sous contrôle international (ONU et OSCE). Ce référendum porterait sur trois options : maintien dans une Ukraine fédéralisée, constitution d’une république indépendante, adhésion à la Fédération de Russie. Seuls les peuples peuvent décider de leur sort, pas les politiciens. Surtout quand ils prennent leurs ordres de l’autre côté de l’Atlantique.
    Comme le disait le général de Gaulle, il y a des moments dans l’histoire où il ne faut plus tergiverser, négocier, calculer, mais où il faut décider. Les conséquences de l’indécision sont toujours pires que celles de la décision. Le Kremlin doit maintenant décider d’intervenir : dans le poker géopolitique, M. Poutine a un meilleur jeu que les autres. À lui d’abattre ses cartes.

    sourcegfaye.com :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukFyEEpuZWffszlXA.shtml

  • Républicain, comme ils disent…

    Transformé en chef d’Etat « jupitérien » par la grâce de l’événement, notre ex-« Président normal », comme les Sages, les Pythies et les Prophètes, s’exprime désormais par énigmes.

    Après avoir consacré sa conférence de presse du 5 février dernier à célébrer le mystérieux « esprit du 11 janvier », il a ainsi répondu à une question sur la législative partielle du Doubs par une formule à peine moins obscure : « Il y a des partis qui sont dans la République, ceux qui concourent aux suffrages sont dans la République, ont des élus dans la République, ont le droit, donc, d’avoir des candidats, et donc des élus. (…). Mais est-ce à dire que tous les partis sont pleinement dans les valeurs de la République ? Non. Adhérent aux valeurs de la République ? Non. Au moins, à toutes les valeurs ? Sûrement pas. » Aussitôt, l’aphorisme est contesté par Florian Philippot, invité sur une radio périphérique à commenter la conférence de presse : en l’occurrence, réplique le vice-président du Front national, ceux qui se targuent d’être républicains sont justement ceux qui ont renoncé à l’être en acceptant de noyer la France dans l’Union européenne et qui, par là même, ont renié le principe républicain par excellence, la souveraineté nationale.

    Étant donné la fréquence avec laquelle on utilise le mot « républicain » et les graves conséquences que l’on en tire, le débat n’est pas sans intérêt. Mais lequel des deux a raison ? Hollande et les ennemis du Front national, qui lui reprochent de ne pas l’être même s’il profite de la République, et qui n’hésitent pas à appeler au front « républicain » pour lui faire barrage ? Ou Philippot et les siens, qui accusent ces républicains autoproclamés d’avoir délaissé, au profit d’une mondialisation oligarchique, ce qui ferait l’essence et le cœur même de la république ?

    Dans l’absolu, ni les uns, ni les autres – dans la mesure où la notion de « république » s’avère aussi floue, aussi incertaine et finalement à peu près aussi inconsistante que celle de « démocratie ». Du reste, la petite querelle du 5 février n’est pas sans rappeler les interminables controverses du temps de la guerre froide, où les Etats socialistes (qui se qualifiaient de démocraties populaires) et les régimes libéraux (dits démocraties pluralistes) s’accusaient les uns les autres d’usurper le titre de démocratie, et prétendaient en être les seuls titulaires légitimes. Et encore le mot démocratie fournit-il quelques pistes pour savoir ce qu’il faut entendre par là, et qui peut s’en prévaloir : la démocratie, nous rappelle l’étymologie, est un système dans lequel le pouvoir appartient au peuple, démos. Pour le mot « républicain », les choses paraissent beaucoup plus aventureuses : personne ne peut dire ce que c’est, pas même l’imposant Dictionnaire critique de la république paru il y a quelques années, qui renonçait purement et simplement à définir son propre objet.[....

    Frédéric Rouvillois

    La suite dans Causeur

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Republicain-comme-ils-disent

  • Contre le conditionnement médiatique

    Son livre est sorti le 15 janvier et connait un très grand succès. Il n'a pourtant été invité qu'une seule fois à la télévision mais sur TV Liberté. Il a subi des dizaines de refus et d'annulations... On se demande bien pourquoi. Voici enfin une apparition sur un grand média le 11 février avec cette invitation sur BFM de Laurent Obertone auteur de "La France Big Brother" dans le quel il dénonce le conditionnement médiatique dont les Français sont victimes :On notera au passage la mauvaise foi de Ruth Elkrief et sa volonté, selon le même procédé utilisé par tous les journalistes avec Eric Zemmour à propos de son livre "Le sucide français", de vouloir absolument lier Laurent Obertone au FN... Ce manque d'originalité montre bien le conditionnement et le manque d'indépendance des journalistes dits "libres et indépendants". Philippe Carhon

  • Ces incivilités du quotidien qui illustrent l’échec de l’intégration

    Dans une tribune publiée sur FigaroVox, Laetitia Strauch dénonce l’absence de règles de respect légales mais aussi informelles au sein de la société française. Celle-ci explique l’apathie que suscite les incivilités du quotidien et ne facilite pas l’intégration.

    Prenez le TER dans le sud de la France, entre Nîmes et Montpellier par exemple, et vous y assisterez à des scènes consternantes. La dernière fois, c’était un jeune homme qui prenait à témoins ses voisins, vraisemblablement à propos des aides publiques: «Ouais vous les Français, vous êtes vraiment pas généreux!». Ce monsieur était d’origine maghrébine, parlait français couramment, et il était peut-être même Français. Les autres passagers feignaient de ne rien entendre. De telles scènes, de pires mêmes, on m’en a racontées tant d’autres, mais bien peu d’entre nous ne s’en rend compte, surtout à Paris, car la ségrégation y est telle que la population du RER de banlieue a peu de chance de croiser celle du métro.

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    Il y a certains quartiers de villes françaises, où les populations d’origine maghrébine, souvent musulmanes, sont majoritaires, et où les femmes, d’origine étrangère ou non, savent qu’elles ne peuvent se promener seules. Quand elles le font, elles font l’objet d’insultes à connotation sexuelle qui n’ont rien à voir avec la drague à la française. Si elles ont le malheur de porter une jupe au-dessus du genou et des talons, c’est mille fois pire.

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    Après les atrocités de janvier, quelques journaux ont relaté l’incompréhension totale de certains élèves musulmans lors de la minute de silence en mémoire des victimes, l’ampleur du fossé entre nos principes libéraux -avant même ceux de la laïcité!- et la nuée de croyances et de préjugés dans laquelle ces enfants sont plongés nous éclatant en pleine figure.

    Ces anecdotes expriment un problème bien plus fondamental, que les attentats de Paris ont fait ressurgir, et qui pointe régulièrement son nez vers la surface avant de replonger dans le néant, tant la peur d’évoquer ces sujets nous étreint: en France, aujourd’hui, de nombreuses personnes d’origine étrangère, souvent musulmanes, Françaises ou non, bien que sans aucun lien avec l’islamisme, n’ont pas choisi la voie de l’intégration.

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