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31/05/2018

Bordeaux, vendredi 1er juin à 18 h : pour la libération de Tommy Robinson

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Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France :

Quoi que l'on puisse penser de Tommy Robinson, son incarcération est le symbole de l'implacable répression de l'oligarchie cosmopolite contre les patriotes européens qui refusent de se taire face à la colonisation migratoire et la criminalité qui en découle. Bravo aux nationalistes bordelais pour ce rassemblement unitaire !

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Une géopolitique pour la France, par Ivan Blot

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Emmanuel Macron était en visite en Russie. Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples avait d’ailleurs rédigé un article sur cet épisode diplomatique.
Aujourd’hui, Ivan Blot nous rappelle ce qu’Emmanuel Macron semble avoir du mal à comprendre : la géopolitique avant tout !

La géographie conditionne l’histoire

La géographie conditionne l’histoire et donc la politique depuis toujours. Cette réalité explique les réactions parfois hystériques de la diplomatie américaine.
L’Amérique doit sa position dominante aux suites catastrophiques des conflits sur l’ancien continent européen. Deux guerres mondiales, la prise du pouvoir par les communistes en Russie puis par les nazis en Allemagne ont permis la domination de l’Amérique sur l’Europe pendant un demi-siècle.

Mais les fondamentaux demeurent. La Russie et l’Europe forment un bloc de 520 millions d’habitants contre 330 millions pour les Etats-Unis. Le PIB européen global a vocation à dépasser celui de l’Amérique du Nord.
L’héritage culturel européen demeure écrasant.
L’intérêt des européens et des russes est donc de mettre leurs puissances en synergie.

La place de la France ? Elle est au centre de l’Europe et non outre-atlantique. La politique diplomatique de la France a donc une grande carte à jouer.

Religieusement, les capitales du Christianisme demeurent Rome et Moscou.
Le christianisme américain est éclaté en sectes, influencé par le matérialisme et l’utilitarisme.

Politiquement, la disparition de l’URSS a changé la donne. Le pôle des valeurs conservatrices américaines s’affaiblit. En Europe, c’est l’inverse, à l’Est bien sûr avec la Russie mais aussi la Pologne, la Hongrie par exemple.

L’avenir est-il à l’est ?

Économiquement, l’Amérique est rongée par l’endettement. L’Europe s’éloigne enfin du socialisme étatique inefficace.
Socialement, la démographie reprend à l’Est, pas à l’Ouest.
Enfin, l’Eurasie peut passer des accords importants avec la Chine, l’Inde notamment. L’Amérique n’a pas cette ressource. Les matières premières feront plus défaut à l’Ouest qu’à l’Est.
La courbe de l’innovation s’infléchit. L’Amérique reste très brillante mais le redressement à l’Est se fait de plus en plus sentir.

Bref, l’avenir à long terme est à l’Est. La France doit se situer dans ce vaste courant mondial. Elle ferait une grave erreur en s’alignant sur les USA même s’il faut ménager des transitions et des compromis avec Washington.

La classe politique ouest-européenne comprend-elle ce changement ?
Le Brexit est un signe avant coureur. La montée des mouvements populistes conservateurs et patriotes aussi.

La France a son avenir plus dans le peuple que dans ses élites, plus dans les vieilles nations eurasiennes que dans les sociétés cosmopolites fragiles qui apparaissent à l’Ouest. Le choix est clair. Il ne faut pas ignorer la Russie ! Moins que jamais !

Ivan Blot 30/05/2018

Crédit photo : Novopress [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

Ivan Blot 

Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, auteur de nombreux ouvrages dont « La démocratie directe », « L’oligarchie au pouvoir », « La Russie de Poutine, « L’homme défiguré ». Il est membre de l’Académie catholique de France. Il est aussi membre du comité des experts de Rethinking Russia et du Club d’experts de Valdaï, proches de la présidence de la Fédération de Russie.

Attentat islamiste de Liège : le terroriste était fiché

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La justice belge a qualifié d’attaque terroriste le triple homicide qui a eu lieu ce mardi dans le centre de Liège.

Plusieurs témoins ont filmé la scène et enregistré le terroriste crier Allah Akbar alors qu’il venait de tuer deux policières et un jeune homme de 22 ans.

Après voir brièvement pris en otage une employée d’un centre scolaire, l’assaillant a été abattu par la police.

Quatre policiers ont été blessés.

Selon les médias belges, le meurtrier était Benjamin Herman, un délinquant multirécidiviste qui était incarcéré depuis 2003 et bénéficiait d’une permission.

Une source proche de l’enquête citée par l’AFP révèle que le terroriste était fiché comme radicalisé par la police belge.

https://fr.novopress.info/210968/attentat-islamiste-de-li...

La Villette : nouveau démantèlement sans expulsion - Journal du Mercredi 30 Mai 2018

Fausse nouvelle : la grosse presse tombe dans le panneau de la mort d'un journaliste russe

Comme il s'agissait de s'en prendre à Poutine, la presse a sauté à pieds joints :

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En insistant lourdement sur la piste russe :
"Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes, où il était désigné comme un traître et un fasciste et son visage livré en pâture aux téléspectateurs. « Cela fait dix ans que j’ai peur, expliquait-il au moment de son départ. Quand tu es dissident en Russie, on peut te tuer, on peut t’emprisonner... »

6a00d83451619c69e20224df36e04a200b-200wi.jpgIl s'agissait d'une fausse nouvelle, mise en scène par le gouvernement ukrainien :

"Les autorités ukrainiennes ont annoncé, mardi 29 mai, la mort du journaliste russe, critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, ajoutant que le meurtre avait été "commandité par les services spéciaux russes". Mais retournement de situation, mercredi 30 mai. Le journaliste en question est apparu, bien vivant, lors d'une conférence de presse du chef de la Sécurité d'Etat ukrainienne. Le gouvernement urkainien a expliqué avoir mis en scène le meurtre pour déjouer un assassinat commandité par la Russie. "Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime par les services spéciaux russes", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité Vassyl Grytsak, aux côtés du journaliste, précisant que cette "provocation" consistait à assassiner ce dernier."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

JEAN-FRÉDÉRIC POISSON : « L’UNION EUROPÉENNE FAIT UN VÉRITABLE COUP D’ÉTAT EN ITALIE ! »

L’Italie occupe le devant de la scène politique ; le Mouvement 5 étoiles et la Lega, grands vainqueurs des dernières élections, ont présenté un candidat au ministère des Finances italien, Paolo Savona, connu pour ses positions ouvertement anti-euro. Candidature refusée par le président de la République italienne qui, sous la pression de l’Union européenne, a choisi Carlo Cottarelli, ancien responsable du FMI, pour gérer les affaires courantes avant la tenue d’élections anticipées.

Réaction de Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, au micro de Boulevard Voltaire.

http://www.bvoltaire.fr/l-union-europeenne-veritable-coup...

30/05/2018

Jérôme Bourbon Rivarol ou la Presse indépendante de droite

Editorial de la 1ère UDT du Pays Réel, par le Père Joseph, O.F.M

 « Pour la reconstruction d’une France catholique et française »

affiche-udt-2018-1.jpgChers amis,

Nous sommes très heureux de vous inviter à la première université du Pays réel, organisée par Civitas, qui se tiendra du 16 au 18 août 2018 près de Poitiers. Nous vous convions à ne pas manquer ce rendez-vous qui sera d’une haute importance pour tous ceux qui aiment la France, qui sont décidés à ne pas la laisser aux mains des bradeurs et des liquidateurs, pour tous ceux qui ont déjà retrouvé des raisons d’espérer ou qui désirent en retrouver.

Si nous nous adressons d’abord aux jeunes, nous souhaitons la présence de tous ceux qui sont résolus de combattre avec nous la secte maçonnique dont le but immuable est de sectionner définitivement les racines chrétiennes de la France.

Aussi notre université d’été, aux antipodes d’un langage convenu, s’emploiera à démontrer comment et pourquoi l’idéologie au pouvoir des droits de l’homme constitue un poison mortel. Sous couvert de liberté, elle a fabriqué un peuple d’esclaves manœuvré par une poignée d’oligarques, imbéciles ou pervers, pour qui la France n’est pas une terre mais une idée que l’on triture à sa guise.

Loin de nous contenter de stigmatiser la guerre que mène le pays légal contre le pays réel (1), nous vous exposerons aussi le programme de nos réponses théoriques et pratiques pour la reconstruction d’une France catholique et française.

Nous ne vous dissimulons pas notre espérance de persuader ceux qui nous ferons l’honneur de leur présence que nous disposons des réponses vraies. Ce n’est point là une prétention exorbitante mais c’est au contraire l’affirmation humble de ceux qui savent que « la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a , elle est, c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété ». (2)

Connaître, enseigner les principes de l’ordre naturel et surnaturel, nous soumettre et les mettre en pratique : tel est notre programme et telle est aussi notre force. Là se trouve l’explication de la surprenante dynamique d’un mouvement privé de tous les moyens humains pour réussir mais qui progresse peu à peu sur l’échiquier politique. Rejoindre le pays qui ne veut pas mourir et découvrir le Catholicisme vrai, c’est aujourd’hui bien possible par l’intermédiaire de Civitas.

Nous nous adressons aux patriotes, aux catholiques, aux hommes de bonne volonté. Nous misons sur notre langage de vérité pour convaincre vos intelligences, sur notre enthousiasme pour stimuler les vôtres et sur la grâce de Dieu pour toucher vos cœurs.

Quiconque a l’espérance du redressement de notre pays et est fermement disposé à y apporter sa quote-part est le bienvenu à notre université d’été pour nous y entendre et, s’il le veut, s’associer à notre œuvre de reconstruction que nous confions au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie.

Père Joseph (3), O.F.M.

Morgon, le 5 mai 2018, en la fête de saint Pie V, Pape et Confesseur.

(1) Thème de cette première UDT : « Les droits de l’homme contre le Pays Réel »

(2)Saint Pie X in « Notre charge apostolique »

(3)Ex-abbé Régis de Cacqueray-Valménier

Toutes les informations pratiques sont sur le site de la 1ère UDT du Pays Réel : www.udt-du-pays-reel.com

. Vous inscrire à la 1ère UDT du Pays Réel : http://udt-du-pays-reel.com/?page_id=6

http://www.medias-presse.info/editorial-de-la-1ere-udt-du...

Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [5]

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Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

LʼU.N.E.F. 

La grande centrale du syndicalisme étudiant français, lʼU.N.E.F., entretenait des « relations bilatérales continues et cordiales »[1]avec lʼUnited National Student Association (U.S.N.S.A.), un syndicat étudiant américain né en août 1947 à Madison, dans le Wisconsin. Ses fondateurs, Alice Horton et Bill Ellis, lʼont créé en vue dʼen faire la branche américaine de lʼUnion internationale étudiante (U.I.E.), première organisation internationale étudiante à voir le jour, le 17 novembre 1946 à Prague, notamment sous lʼimpulsion de lʼU.N.E.F.

Or, suite au coup de Prague de 1948, Al Lovenstein, président de lʼU.S.N.S.A., organise à Stockholm une conférence qui amène à la création de la Conférence internationale étudiante (C.I.E.). Celle-ci devient ainsi lʼinternationale étudiante pro-américaine quand lʼU.I.E. tend à être son pendant pro-soviétique. À partir de ce moment-là lʼU.S.N.S.A. devient une antenne de la C.I.A., qui sʼen sert pour « obtenir des informations sur les activités internationales des syndicats étudiants »[2] LʼU.S.N.S.A. reçoit de généreux subsides de la part de la C.I.A.  Le service de sécurité extérieure américain « finance secrètement une partie du programme de sa commission internationale. »[3] Son soutien financier sʼélève à 200 000 $ annuels.

Grâce à cette collaboration, lʼU.S.N.S.A et la C.I.E. disposent de « ressources financières importantes qui leur permettent dʼêtre omniprésentes sur la scène internationale »[4]. Mais cette collaboration suscite un scandale quand elle est révélée publiquement. Jean Lamarre évoque « la divulgation en 1967 par la revue Ramparts du soutien financier que la Central Intelligence Agency (CIA) accordait à lʼU.S.N.S.A depuis le début des années 1950 »[5].

Dans les années 1960, lʼU.N.E.F., en situation de crise aiguë, avait précisément besoin dʼargent. Ses effectifs avaient fondu, ce qui avait provoqué une situation de banqueroute. Elle était en outre minée par des jeux dʼappareil, entre une aile modérée – lʼentrisme du Parti socialiste unifié (P.S.U.) – et une aile radicale – lʼentrisme trotskiste –.

La Fédération des étudiants révolutionnaires (F.E.R.) sʼingénia à « provoquer une certaine terreur dans la direction, en faisant, de temps à autre irruption à son siège, 15, rue Soufflot, pour menacer, et parfois molester, ses dirigeants. Peu avant Pâques, la situation est telle que la direction de lʼU.N.E.F. est obligée de se réunir à Bois-Colombes, cité universitaire et à municipalité communiste. Venus saboter la réunion et prendre de force la direction de lʼU.N.E.F., les militants de la F.E.R. tombèrent à la fois sur un service dʼordre policier classique et les ʽʽgros brasʼʼ du P.C.F. La F.E.R. bat en retraite […]. Quelques jours plus tard, à Pâques, la F.E.R. se venge à la Sorbonne, en contraignant Perraud, président de lʼU.N.E.F., à démissionner, ʽʽà cause de sa mollesse, de son incapacité et de ses échecs.ʼʼ À cette occasion, Jacques Sauvageot, vice-président, prend la tête de lʼU.N.E.F., en attendant le prochain congrès prévu alors pour juillet à Caen. »[6]

Entre temps eurent lieu les événements de Mai 1968, où Sauvageot occupa un rôle majeur puisquʼil fit partie du groupe assurant la direction du mouvement. Il avait obtenu son poste à la tête de lʼU.N.E.F. suite à un coup de pression des trotskistes de la F.E.R., le mouvement de jeunesse de lʼOrganisation communiste internationaliste (O.C.I.), fondé et dirigé par lʼouvrier du livre encarté à F.O. Pierre Lambert (son vrai nom étant Boussel).

À la fin du mois de mai, la veille du meeting du stade Charléty, F.O., ce syndicat piloté par les Américains, avait participé à la coalition qui avait tendu la main aux trotskistes de la direction du mouvement de contestation dans le but de soutenir le projet de remplacer de Gaulle par lʼ « atlantiste »[7] Pierre Mendès France. Le 27 mai « des ambassadeurs du PSU, de la CFDT, de FO, des ʽʽpersonnalitésʼʼ se sont rencontrés en présence de Mendès. Krivine aurait reçu un carton dʼinvitation. À lʼordre du jour : un gouvernement de transition qui accorderait sa place au ʽʽcourant de maiʼʼ. »[8]

Alain Krivine appartenait à une autre obédience du trotskisme français que lʼO.C.I. Il animait la Jeunesse communiste révolutionnaire (J.C.R.), « quʼon prononce en Sorbonne la ʽʽJcreuʼʼ »[9], qui avait été fondée le 2 avril 1966. Dans une logique dʼouverture, la J.C.R. incitait ses militants à adhérer également au sein de lʼU.N.E.F. À Nanterre, dʼoù est parti Mai 68 avec le Mouvement-du-22-mars, son représentant est aussi membre de la J.C.R. : « Lʼannexe nanterroise du syndicat étudiant est à peu près aussi déliquescente que le bureau national et nʼattire que les mandataires de factions rivales qui sʼétripent en dʼinterminables assemblées générales où la victoire revient au plus endurant. Le bureau est ʽʽtenuʼʼ par un trotskiste mélomane, Jean-François Godchau, membre de la JCR dʼAlain Krivine. »[10]   

En réalité, comme lʼaffirme Claude Paillat, durant la crise de Mai, celle-ci a occupé la fonction dʼinfrastructure organisationnelle de lʼU.N.E.F. « Il est évident quʼau cours des événements de mai-juin, lʼU.N.E.F. était tellement désorganisée, affaiblie par ses dissensions, ses dettes, son recul aux élections de facultés, quʼelle nʼétait plus capable dʼassurer la moindre action. Cʼest donc principalement la J.C.R. qui soutient, conseille, prépare le travail de lʼU.N.E.F. »[11] Lors de la création du Mouvement-du-22-mars, puis lors de la première émeute de grande ampleur, le 3 mai à la Sorbonne, J.C.R. et U.N.E.F. étaient effectivement présents.

On peut noter, enfin, quʼun syndicat étudiant américain autre que lʼU.S.N.S.A, le Students for a Democratic Society (S.D.S.), fondé par Tom Hayden, a concouru à lʼexaltation de la colère étudiante contre le gouvernement quand elle nʼétait quʼà ses prémices. Le 28 mars 1968, le doyen Grappin, à cause de lʼoccupation la tour de la faculté de lettres de Nanterre, décide de suspendre les cours et de fermer pour quelques jours lʼuniversité. Quand Nanterre est rouverte, ils sont mille deux cents jeunes à se rassembler pour écouter Karl Wolf, président de la branche allemande S.D.S., venu soutenir la contestation étudiante.

Les « enragés » de Mai 1968, qui se réclament du communisme le plus intransigeant, nʼeffrayent en rien les autorités américaines. Ce qui est pour le moins paradoxal. Au contraire elles voient dʼun bon œil cette révolte estudiantine contre le pouvoir gaulliste.

Vincent Nouzille écrit que « lʼambassadeur Shriver donne pour consigne à ses équipes dʼaller au contact de ce mouvement étudiant imprévisible. Lui-même, un libéral passionné par les courants de protestation aux États-Unis, se rend plusieurs fois rive gauche afin de prendre la mesure des manifestations. La résidence de lʼambassadeur, près de lʼÉlysée, se transforme en lieu de rencontres informelles, ouvert du matin au soir à de longues discussions entre professeurs, étudiants, fonctionnaires du ministère de lʼÉducation et diplomates. Un de ses conseillers, Robert Oakley, est chargé de monter un ʽʽcomité de jeunesseʼʼ parallèle à lʼambassade pour dialoguer avec des leaders étudiants ou politiques »[12]. En quelque sorte un comité de parrainage destiné à la jeunesse contestataire de France, si utile aux Américains, que de Gaulle exaspère au plus haut point.  

Lʼextrême-gauche

Lʼalliance entre U.N.E.F. et révolutionnaires professionnels est visible durant la crise de mai-juin 1968. Par exemple, à lʼintérieur du Mouvement-du-22-mars ou lors de la première nuit dʼémeute dans le Quartier latin. Également, lorsque le mouvement sʼessouffle, suite à lʼannonce de la dissolution de lʼAssemblée nationale entraînant la tenue dʼélections législatives ainsi quʼà la grande marche pro-de Gaulle du 30 mai, le syndicat étudiant et les gauchistes entendent continuer les manifestations, dénonçant le principe du vote comme étant le moyen le plus efficace de museler les réelles aspirations populaires, un piège à cons en somme. « LʼUNEF est seule, le 1er juin, à organiser un défilé de Montparnasse vers Austerlitz. La CGT désavoue, le PC aussi, la CFDT sʼexcuse, le PSU se divise. Cohn-Bendit, Geismar, Sauvageot, Krivine, suivis de vingt mille obstinés, traversent le quartier Latin, drapeaux rouges et noirs en tête, et rodent leur nouveau slogan. ʽʽÉlections, tahisons !ʼʼ »[13]   (Dossier à suivre)  

[1]  Jean Lamarre, « Les relations entre les mouvements étudiants américain et français dans les années 1960. Une méfiance cordiale », Vingtième siècle, n° 129, janvier-mars 2016, p. 130.

[2]  Ibid., p. 129.

[3]  Idem.

[4]  Idem.

[5]  Ibid., p. 127.

[6]  Claude Paillat, Archives secrètes. 1968/1969 : les coulisses dʼune année terrible, Paris, Denoël, 1969, p. 67.

[7]  Hervé Hamon, Patrick Rotman, Génération. Les années de rêves, Paris, Seuil, 1987, p. 555.

[8]  Ibid., p. 554.

[9]  Ibid., p. 302.

[10]  Ibid., p. 389.

[11]  Claude Paillat, op. cit., p. 59-60.

[12]  Vincent Nouzille, Des secrets si bien gardés. Les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents (1958-1981), Paris, Fayard, 2009, p. 199-200.

[13]  Hervé Hamon, Patrick Rotman, op. cit., p. 560. 

L'ouvrage de l'auteur ...

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Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/29...

Joris Hébrard, maire FN du Pontet : "Je crains que nous allions vers de graves événements"

Au Pontet, dans le Vaucluse, des militants turcs ont saccagé un kiosque à journaux, arrachant des affiches publicitaires du « Point » qui titrait « Le dictateur » sur une photo de leur président vénéré. Joris Hébrard, le maire FN, réagit dans Minute :

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Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

L’Italie s’enfonce dans une crise politique majeure

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EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
C’est une confrontation sans précédents entre les partis et les institutions représentées par le Président dont le rôle est de veiller à l’équilibre institutionnel du pays. Le Mouvement 5 étoiles a réagi en invoquant l’amendement 90 de la Constitution qui permet de mettre le chef de l’Etat en accusation devant le Parlement italien pour haute trahison ou atteinte à la Constitution.
Comment on est-on arrivé là ?

Cela fait 85 jours que l’Italie se cherche un gouvernement, après les élections législatives du 4 mars. Les deux premiers partis, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, avaient décidé de s’allier le 17 mai, malgré leurs antagonismes. Il y a trois jours, ils nommaient Giuseppe Conte président du conseil, pour former un gouvernement. Or, le président Sergio Mattarella a rejeté dimanche soir sa proposition, refusant l’attribution du ministère de l’Économie à Paolo Savona, économiste eurosceptique. Devant ce refus, Giuseppe Conte a jeté l’éponge. Le président italien a désigné Carlo Cottarelli, incarnation de l’austérité budgétaire et ancien haut responsable du Fond Monétaire International, pour diriger le pays vers de nouvelles élections.

Les réactions se sont fait rapidement sentir

« L’Italie n’est pas un pays libre, c’est un pays occupé financièrement, pas militairement, par les Allemands, par les Français et par les bureaucrates de Bruxelles», a réagi Matteo Salvini de la Ligue. Pour Nicolas Dupont-Aignan, M. Mattarella a été « désigné non par les Italiens mais par l’ancienne majorité parlementaire du Parti Démocrate laminée aux élections. Il n’a aucune légitimité pour bloquer un ministre issu de la nouvelle majorité ». Le FN a dénoncé, lui, « un coup d’État » et un « fascisme financier » de l’Union européenne en Italie.

https://fr.novopress.info/210957/litalie-senfonce-dans-un...

Zoom - Henri-Christian Giraud : l'énigme De Gaulle à Baden-Baden

16:10 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Nouveaux et anciens hybrides (délinquants radicalisés)

rodin-le-penseur.jpgLe procureur François Molins ne cachait pas hier ses craintes en expliquant  que 40 islamistes  en lien  avec des activités terroristes sortiraient des prisons françaises d’ici 2019. Les autres pays  européens  ont aussi du souci à se faire.  Délinquant multirécidiviste, multi-condamné pour vols, agressions violentes, trafic de drogues , Benjamin Herman , incarcéré depuis 15 ans,  a abattu hier à Liège (Belgique)  lors d’une permission de sortie,  aux cris de Allah Akbar,    deux policières en les désarmant facilement (les patrouilles entièrement   féminines ne sont-elles pas des cibles faciles?) et un passant. Il avait  massacré la veille avec un marteau  un toxicomane,  un de ses   compagnons de détention à son domicile. 

Herman  est un cas typique d‘hybride, c’est-à-dire de délinquant radicalisé, profil que l’on retrouve derrière la quasi totalité des auteurs  d’attentats commis en France et en Europe.  Hybridation qui ne manque pas d’inquiéter pour notre futur proche si l’on considère le nombre  d’individus   qui dans les quartiers pluriels seraient susceptibles de basculer à leur tour. D’autant que la violence n’a pas besoin d’être repeinte aux couleurs du djihadisme par des incultes bas de plafond  pour être une réalité bien présente et en progression.

Elle est consubstantielle aux rivalités entre gangs pour le contrôle des trafics depuis des cités, les quartiers qui, malgré les milliards  engloutis grâce aux impôts des Français,  se transforment sous l’effet de la poursuite de l’immigration en favelas brésiliennes, les prédicateurs barbus en plus… Un chiffre suffit à le comprendre: alors que l’INSEE douchait  hier les espoirs des macronistes en pointant  une croissance en berne retombée à 0,2 % au premier trimestre, loin de ce qui était espéré par le gouvernement, l’INSEE publiait également aujourd’hui  son estimation du chiffre d’affaire du  trafic de drogue en France.  Celui-ci a été  intégré pour la première fois  depuis ce mois de mai dans le calcul du PIB français,  à l’image ce qui se fait dans les autre spays de l’UE. Un estimation réalisée à partir des données collectées sur la foi d’enquête auprès des ménages, et qui sont   fournies par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).  Cette activité  rapporterait ainsi  aux trafiquants près de 2,7 milliards d’euros par an ( 0,1 point de produit intérieur brut, PIB),  trafics de stupéfiants  qui servent aussi  à financer de longue date les réseaux terroristes.

Faut-il le redire, tous les immigrés bien évidemment, y compris les clandestins, ne sont pas animés par la haine des Européens, ni attirés forcément par des activités délictueuses. Ils sont même invités par certains de leurs dirigeants à retourner chez eux.  La rumeur qui circule actuellement sur les réseaux sociaux affirme même que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta    a téléphoné à son compatriote  Mamoudou Gassama, ce clandestin qui a   bravement sauvé la vie d’un enfant samedi  à Paris, non seulement pour le féliciter mais pour lui demander   de rentrer au pays où il  serait intégré dans l’armée malienne.

Ce qui est en tout cas certain c’est que le millier d’immigrés clandestins  Somaliens,  Érythréens, Soudanais, évacués ce matin par les forces de l’ordre  de leur campement sauvage du  bassin de la Villette (XIXe arrondissement de Paris), en attendant le départ des centaines d’ Afghans  occupant dans la capitale  le  canal Saint-Martin et la porte de la Chapelle, ne seront  pas expulsés du territoire national. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb l’a confirmé aux Français en expliquant dans un communiqué que les  migrants  délogés  seront hébergés «  dans une vingtaine de sites de Paris et de la région parisienne. » Hébergement « temporaire » dans des gymnases, en attendant la dispersion-ventilation des immigrés hors-la-loi dans des  centres d’accueil et des hôtels de province pour ne pas gêner les bobos qui votent Macron… avant des régularisations massives?  Rappelons une donnée factuelle, le chiffre scandaleusement et dérisoirement  bas des expulsions effectives (26 000 en 2017 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur) , lesquelles ne concernent d’ailleurs très majoritairement les migrants en provenance d’autres pays européens comme le Kosovo, l’Albanie, la Roumanie… expulsés qui ont   tôt fait de revenir chez nous dans cette Europe dans frontières.

Hébergement des clandestins qui se fait bien évidemment au détriment  de la communauté nationale affirme Bruno Gollnisch, de  cette France des oubliés qui souffre en silence et bascule dans une paupérisation teintée de  résignation: 85% des Français les plus pauvres, c'est-à-dire dont les revenus sont inférieurs à 60% du  salaire  median,  ne vivent pas dans les grands centres urbains ni dans les  banlieues immigrées,   mais dans la France périphérique,  celle  des villages, des bourgs, des petites villes.

Toutes choses qui ne tracassent pas outre mesure George Soros qui, fort du  soutien  officiel du commissaire européen Pierre Moscovici après qu’il ait été invité par le gouvernement de Viktor  Orban  à ne pas poursuivre, via son  Open Society  Foudation,  ses activités délétères en Hongrie, distribue les bons  points à Emmanuel Macron  sur son blogue. 

M. Soros a mis en ligne hier les remarques formulées par lui devant l’officine mondialiste  European Council on Foreign Relations (ECFR). Il explique son souhait d’une remise en cause du  Brexit via une nouvelle élection,  son approbation de la feuille de route européiste et des fumeuses « consultations citoyennes »  annoncées par le président français pour tenter de (re)légitimer l’Europe bruxelloise.  Il   s’inquiète dans les mêmes termes que l’ancien cadre   de la banque Rothschild   de la percée politique des  opposants à l’immigration  en Allemagne et de l’arrivée au pouvoir en Italie de la Ligue et du M5S. Le milliardaire américano-hongrois en profite pour réactiver  la formule (ça ne mange pas de pain) d’un  « plan Marshall » pour aider Afrique  assorti de la libre circulation totale et sans frein de tous  les «migrants » au sein d’une  Europe  sans frontières intérieures,  rendant obsolète les  répartitions obligatoires  de clandestins dans chaque pays de l’UE  par quotas…

Emmanuel Macron et Angela  Merkel  doivent continuer à marcher « dans les pas de Jean Monnet » et multiplier « les initiatives pro-européennes. »   « Moi et mon réseau (Open Society) ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider soutenir ces initiatives » conclut-il. Autant de propos   qui doivent être pris au sérieux car ils sont  le fruit d’une idéologie délirante largement partagée au sein  des hybrides euro-mondialistes des  instances bruxelloises  et par  leurs affidés.

https://gollnisch.com/2018/05/30/nouveaux-et-anciens-hybr...

Si la vitesse était limitée à zéro km/h, il y aurait zéro morts

Paysan Savoyard sur Facebook

INFO : Le compte que j’avais ouvert sur Facebook a été bloqué le 28 avril 2018, sans explications. Il aura tenu 3 semaines…

 « Sur l’invasion »

« Expulsion d’un imam salafiste dont les prêches radicaux et haineux attiraient de nombreux fidèles » Une expulsion pour 100 000 arrivées…

J’invite les lecteurs du Monde à méditer ce passage : « ses prêches radicaux et haineux attiraient de nombreux fidèles »

Et donc on pense que l’expulsion de l’imam est une mesure suffisante ? On fait quoi de tous les fidèles attirés par les discours haineux ? On continue à Vivre ensemble ?

A la vérité, salafiste ou pas, l’islam n’a pas sa place en Europe

« La sélection de Deschamps » Pour ce qui est du foot en France, le Grand remplacement est achevé

« Un rappeur mexicain a dissous dans l’acide les corps de 3 étudiants » Au Mexique comme en France et partout dans le monde, le rap annonce le programme. Et nous ne voulons pas entendre.

« Maître Gims à l’école de la variété française » « Française ? » Il doit y avoir erreur de frappe

« 50 % de bio dans les cantines en 2022 » Et 100 % de produits halal

« Malte vend des passeports européens » Le monde entier veut un passeport européen, les richards comme les blédards… Quant à nous, Européens de base, nous aimerions tellement rester entre Européens…

S’il n’y avait en France que des Français moyen de souche européenne, on pourrait se passer de la plupart des juges, de la plupart des policiers et de la plupart des prisons

Il suffit de prendre le métro pour pouvoir conclure que le Grand Remplacement est décidément un fantasme né dans des cerveaux malades

« Sur le Système mondialiste et immigrationniste, son projet, sa propagande, ses collabos, ses dissidents »

Immigration et mondialisation : l’alliance improbable des milliardaires et des idéologues « citoyens du monde »

« Journalistes en prison en Turquie » En France ceux qui iront bientôt en prison pour délit d’opinion, ce sont les dissidents du Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire

« Emeutes de Toulouse » A quoi reconnaît un immigrationniste ? Il met sur le même plan les « jeunes » et les policiers, comme s’il s’agissait de deux bandes rivales

On rappelle qu’en novlangue, « jeune » signifie « personne originaire de l’immigration non européenne »

« Poursuivi pour un doigt d’honneur à un radar » Les juges, maillons essentiels du totalitarisme en marche

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Ces dizaines de Français qui ont sauvé des vies héroïquement en 2018 sans intéresser le pouvoir politico-médiatique

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Chaque semaine, des Français – parfois des enfants – sauvent des vies au péril de la leur. Parfois la presse locale en parle… Par exemple, rien que pour 2018 :
« À Fougères, en mars, un homme a sauvéu ne fillette de 3 ans qui tombait d’une fenêtre. Là encore, hormis la presse locale, cette histoire n’a pas suscité l’émotion ni d’Anne Hidalgo ni de Ian Brossat. Pas une légion d’honneur non plus, pour cet homme qui sauva, en janvier, l’homme qui voulait voler la voiture de son frère. Rien non plus sur cet homme qui, grâce à un massage cardiaque et à l’application Staying Alive, a sauvé une vie à Agen.

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La guerre sans la guerre, drôle de guerre !

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Par Mathieu Épinay*

Moyen-orient. Le président Macron a déclaré que le fait d’envoyer des missiles frapper des sites en Syrie n’était pas un acte de guerre, mais juste des « représailles ». Dans cette affaire, tout n’aura été que postures. 

Stupéfiant dans l’art consommé qu’il a de prendre les Français pour des imbéciles, le talentueux Macron, après avoir abordé les questions religieuses aux Bernardins, s’est mis à traiter les questions stratégiques avec la même sophistique. Toujours avec le même brio ! Dans l’entretien télévisé incongru du 16 avril, il a expliqué au journaliste Plenel de Mediapart que, grâce à nos frappes en Syrie, nous avons « réacquis de la crédibilité à l’égard des Russes ». Pas de chance, le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères faisait savoir, sans être démenti, que « la Russie et la coalition internationale dirigée par les USA ont été en contact au niveau du commandement peu avant les frappes contre la Syrie. Moscou a notamment mis en garde contre les frappes sur certaines régions syriennes qui signifieraient le franchissement de lignes rouges. » Il ajoutait que « le chef d’état-major des armées russes avait averti la coalition internationale, bien avant qu’elle ne réalise ses frappes contre la Syrie, que si les activités militaires quelconques de la soi-disant coalition touchaient des militaires russes, la partie russe répondra d’une manière dure et claire. » Pour Macron, une opération négociée avec les Russes et encadrée par leurs lignes rouges – ils ont aussi les leurs –, nous aurait donc rendus crédibles et dissuasifs à leur égard.

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Serge Dassault : « Dans un pays de tradition catholique comme la France, il faut être catholique. »

6a00d83451619c69e20223c84ed840200c-800wi.jpgDe Francis Bergeron dans Présent à propos de la mort de Serge Dassault :

"Le travail conserve. Si vous en doutiez, regardez donc la vie de Serge Dassault et celle de son père, Marcel. Marcel est mort à l’âge de 94 ans, alors qu’il dirigeait encore – du moins officiellement – l’entreprise qui portait son nom. Serge vient de mourir à l’âge de 93 ans, à son bureau du Rond-Point des Champs-Elysées, pris d’un malaise alors qu’il était en train de travailler. Serge était toujours, officiellement, le patron du groupe Dassault. Dans cette famille, le travail est dans les gènes et ne connaît pas de limite dans le temps.

Marcel Dassault était bâti de ce bois-là, et Serge aussi qui ne succéda à son père qu’à 61 ans, mais n’avait toujours pas désigné un successeur à l’heure de sa mort.

La vie des Dassault démontre que le travail conserve, et aussi qu’il paye. Les Dassault constituent aujourd’hui l’une des grandes fortunes françaises, estimée à vingt milliards d’euros. Le père comme le fils ont su faire traverser à leur entreprise les périodes noires : les guerres, les crises économiques, la nationalisation de 1981, les restrictions budgétaires de l’Armée, variable d’ajustement par excellence.

Il y a la face sombre des Dassault aussi, et singulièrement celle de Serge. On pense aux opérations de blanchiment de fraude fiscale ou à sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour achat de voix, lors d’une campagne électorale, dans son fief de Corbeil.

Mais à l’heure de la mort, il ne faut penser qu’aux périodes glorieuses et flamboyantes. Marcel et Serge se confondent alors par les succès industriels de leurs avions, Serge ayant en outre su faire évoluer son groupe en l’orientant vers l’aviation civile, « l’aviation d’affaires ». La famille Dassault, c’est donc une réussite industrielle exceptionnelle, des avions militaires, ce qui a permis à la France de maintenir son rang dans le monde. La famille Dassault, c’est aussi un engagement politique. En 1995, Serge Dassault avait repris au PC la mairie de Corbeil, et a su la garder à droite jusqu’à ce jour.

En France, il faut être catholique

Les quatre enfants Dassault : Olivier, Laurent, Thierry et Marie-Hélène, sont tous impliqués dans l’entreprise familiale, et Olivier pourrait être le prochain patron du groupe.

En politique, les Dassault sont plutôt consensuels. On a vu Marcel subventionner L’Humanité, au nom du pluralisme et de ses souvenirs de camp de concentration, et investir, en parallèle ou presque (1962) dans Minute, qui allait devenir le grand Minutedes années Goudeau, Bourdier, Mara, Devay, Boizeau, Brigneau etc.

Serge Dassault, comme son père, était né Bloch. Mais la famille s’est convertie au catholicisme en 1950. Marcel avait été enterré religieusement à Saint Louis des Invalides. Quant à Serge, il déclarait, (dans Marianne en 2004) : « Dans un pays de tradition catholique comme la France, il faut être catholique. » C’est certes un bien modeste engagement de catholique. Mais dans la France de 2018, une telle formule serait considérée comme une atteinte à la laïcité et à la loyauté républicaine ! [...]"

RIP

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La petite histoire : Affaire Jumonville : l'assassinat qui a déclenché la guerre de Sept Ans

11:00 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Rendre aux Français la plénitude de leurs libertés individuelles

Aujourd’hui, dans notre pays, les Français ne jouissent plus d’une liberté pleine et entière. Le Système a en effet mis en place une post-démocratie qui s’apparente en réalité à un totalitarisme larvé. Ligne droite estime en conséquence essentiel de rétablir la liberté sous toutes ses formes. Elle préconise à cette fin de restaurer la démocratie, de mettre fin à la dictature des minorités comme au gouvernement des juges, mais aussi de garantir la liberté d’expression, de restaurer la sécurité et de desserrer le carcan fiscal.

Dénoncer la post-démocratie comme un totalitarisme mou

Aujourd’hui, en effet, les interdits se multiplient et les libertés publiques ne cessent de se réduire, les opinions sont encadrées, les comportements contrôlés et l’intrusion répressive de l’État dans la vie privée s’étend constamment pour les motifs les plus divers comme la santé, la sécurité routière, l’écologie ou la lutte contre le terrorisme.

Ce phénomène n’est cependant pas fortuit car il découle du projet mondialiste porté par le parti de Davos. La « gouvernance mondiale » qu’il préconise signifie en réalité la mise sous tutelle des peuples, et d’abord des Européens. Les tenants du Système, qui désignent ce processus par la formule pudique de post-démocratie, cherchent en effet à construire une société où les Français ont de moins en moins la parole et deviennent des citoyens de seconde zone. La post-démocratie correspond ainsi à une forme larvée de totalitarisme comparable, en plus mou, à celui des « démocraties populaires » de l’ancien bloc soviétique.

Ligne droite dénonce ce projet totalitaire et considère que la droite nouvelle doit porter le projet prioritaire de rendre leur liberté aux Français.

Restaurer les libertés collectives avec le retour de la démocratie

Retrouver la liberté signifie d’abord rétablir la démocratie. Car les libertés collectives découlent de la souveraineté politique et, sans elles, il ne peut y avoir de libertés individuelles durables, comme l’a montré hier l’exemple des pays de l’Est européen.

Or, aujourd’hui, en France comme en Europe, la post-démocratie imposée par l’oligarchie compromet elle aussi la souveraineté populaire et donc les libertés individuelles. Le système veut en effet nous faire croire que nous serions « libres » parce que nous utilisons des portables, que nous faisons du vélo dans les rues et que nous consommons sans contrainte. Mais il s’agit d’une tromperie car en réalité nous ne maîtrisons plus notre destin. Le Système et, derrière lui, les puissances économiques et financières ont en effet usurpé la souveraineté politique en Occident et veulent désormais dicter leur loi égoïste aux États et aux nations. Ainsi, par exemple, a-t-on imposé à notre peuple une immigration de peuplement qui modifie complètement la physionomie de notre pays sans jamais l’avoir consulté.

Aussi, pour rétablir la démocratie et s’affranchir de la tutelle de Davos, Ligne droite estime-t-elle indispensable de réguler l’économie mondiale et, ce faisant, d’affirmer à nouveau la prééminence du politique sur l’économique et la primauté du « gouvernement des hommes » sur « l’administration des choses ».

En finir avec la suprématie des juges

Cet impératif de souveraineté populaire exige par ailleurs de mettre un terme au gouvernement des juges. Ceux-ci sont en effet sortis de leur rôle et, loin d’appliquer les lois, ils les censurent ou les contournent dès qu’elles ne sont pas conformes à leur idéologie politiquement correcte. Ce faisant, ils se substituent au pouvoir politique, c’est-à-dire aux représentants élus des Français, et brident d’autant leur liberté collective. Aussi le programme de la droite nouvelle doit-il comporter un volet prioritaire destiné à remettre la justice à sa place.

Mettre fin à la dictature des minorités

Le retour de la liberté politique en France exige par ailleurs d’en finir avec la dictature des minorités. Contrairement à ce que prétendent les oligarques, la démocratie ne réside pas dans la protection des « droits » des minorités mais dans la mise en œuvre de ceux de la majorité. Nier cette vérité revient, comme on le voit de nos jours, à donner la primauté aux lobbies et donc à bafouer la démocratie en mettant en cause les droits de la population.

C’est notamment ce qui se produit lorsque par exemple les minorités sexuelles imposent à leur seul profit des législations qui vont à l’encontre des traditions et des mœurs de la majorité du peuple. Ou lorsqu’on donne aux immigrants irréguliers des droits supérieurs à ceux des autochtones.

La droite nouvelle devra donc redonner la parole à la majorité du peuple par une réforme constitutionnelle appropriée rétablissant la prééminence des législateurs ainsi que par le recours au référendum pour passer outre aux blocages provoqués par les minorités et les lobbies.

Rétablir la liberté d’expression

Rendre leur liberté aux Français, c’est aussi rétablir leur liberté d’expression. Dans le cadre de la post-démocratie totalitaire mise en place par le Système, la liberté d’expression est en effet de plus en plus limitée. Car l’oligarchie entend diaboliser et sanctionner tous ceux qui ne se soumettent pas à son idéologie. Et, s’appuyant sur le gouvernement des juges et sur un arsenal de lois liberticides sans cesse renforcé, elle impose le politiquement correct par la force. Il est ainsi devenu quasi impossible de critiquer l’immigration de peuplement, les provocations des minorités sexuelles, l’avortement de masse ou l’islamisation sans risquer de se retrouver devant les tribunaux.

La droite nouvelle devra donc abolir les législations liberticides, prétendument « mémorielles » ou de « lutte contre les discriminations » qui brident la liberté d’expression, attaquent la liberté de conscience et découragent la recherche et l’innovation. Elle retirera aussi tout privilège et tout financement aux associations qui organisent la délation des citoyens en tirant de surcroît un profit financier de cette « chasse aux Français ».

Enfin, parce que la liberté d’expression passe par le droit à une information libre, elle garantira le pluralisme dans les médias d’information qui aujourd’hui sont avant tout des instruments de propagande au service du Système.

Garantir la sécurité

La liberté exige par ailleurs la sécurité. Or, celle-ci n’est plus assurée dans notre pays depuis que l’idéologie du Système est devenue dominante. Les frontières ne jouent plus leur rôle protecteur et le système judiciaire obéit à une idéologie laxiste qui encourage la violence et le crime.

La droite nouvelle devra donc en finir avec le chaos sécuritaire et judiciaire, notamment en mettant fin à l’impunité dont bénéficient les délinquants quelle que soit leur origine, impunité qui démoralise les forces de l’ordre comme les honnêtes citoyens. Les pouvoirs publics, qui font preuve aujourd’hui d’une créativité sans bornes pour réprimer et taxer les automobilistes français, devront à l’avenir s’occuper prioritairement des vrais auteurs de crimes et de délits dans notre pays.

Lever le carcan fiscal

Rétablir la liberté suppose enfin de réduire le poids des impôts, des taxes et des prélèvements de toute nature qui pèsent sur les Français et qui font de la France l’un des pays où les charges sociales et fiscales sont le plus élevées.

Cet excès fiscal spolie les Français en les privant des fruits de leur travail et de leur épargne et rend difficiles la constitution et la transmission des patrimoines familiaux, source de sécurité pour l’avenir. L’impôt est par ailleurs devenu un moyen de contrôle que l’oligarchie veut encore renforcer en cherchant à réduire la circulation de l’argent liquide pour le remplacer par des virements bancaires dématérialisés. L’argent est de « la liberté frappée », a-t-on coutume de dire : sa suppression ne peut donc qu’assurer une surveillance totale de la population.

La droite nouvelle devra là encore œuvrer pour le rétablissement des libertés et le programme économique qu’elle préconise par ailleurs permettra d’y parvenir.

La liberté redevient une idée neuve en Europe. Une idée neuve que la droite nouvelle doit désormais incarner.

https://lignedroite.club/rendre-leur-liberte-aux-francais/

Immigration : attention au chiffon rouge !, par Ivan Rioufol

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Mamoudou Gassama, 22 ans, a été reçu comme un héros, ce lundi matin à l’Elysée par le chef de l’Etat. Ce jeune Malien, arrivé clandestinement à Paris en septembre 2017, s’est vu proposer la nationalité française. “Tous les papiers vont être régularisés”, a annoncé Emmanuel Macron. Le président lui a également offert d’intégrer le service civique des sapeurs-pompiers. Samedi en fin d’après midi, ce jeune homme athlétique a sauvé un enfant suspendu dans le vide, au 4 e étage d’un immeuble de la rue Max Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris. La scène, spectaculaire, a été filmée et diffusée sur l’internet (4 millions de vues jusqu’à présent). On y voit Mamoudou Gassama escalader à mains nues et en 30 secondes environ quatre balcons de l’immeuble pour arracher l’enfant de la chute. “Je n’ai rien pensé, j’ai pensé à le sauver et Dieu merci je l’ai sauvé”, a déclaré le jeune homme. Nombreux ont été, par la suite, les appels à régulariser ce “migrant sans papiers”.

Dès dimanche soir, la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait lancé sur Twitter : “Un grand bravo à Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure”. Le chef de l’Etat a précisé que sa décision de régularisation et de naturalisation était néanmoins “exceptionnelle” car, en tant de migrant non demandeur d’asile, Gassama n’aurait pas dû être régularisé. Le geste a pourtant été soutenu par l’ensemble de la classe politique. Les partisans d’une régularisation des clandestins veulent aussi voir dans cet homme courageux, généreux et modeste le symbole d’une immigration qu’ils ont sacralisée.

L’exploit méritait assurément récompense. Faire comprendre que la France se mérite et se reconnait dans des valeurs d’altruisme ne peut déboucher néanmoins sur l’accueil pour tous, cette politique irresponsable que poursuit la mairie de Paris dans l’indifférence des conséquences humaines. Le héros du jour ne peut, non plus, faire oublier les craintes populaires face à une immigration incontrôlée qui s’incruste et une immigration légale qui ne s’intègre pas. Vendredi, une dizaine d’hommes issus de la communauté turque du Pontet (Vaucluse) a exigé le retrait de la une du Point, affichée sur un kiosque, au prétexte que l’hebdomadaire y qualifie Erdogan de dictateur.

Samedi, à Paris, le comité Adama (du nom d’un délinquant mort en fuyant la police) a ouvert la petite “marée populaire” organisée par l’extrême gauche, aux cris de : “Tout le monde déteste la police”. Lors d’une prise de parole, la sœur d’Adama Traoré a déclaré : “En Afrique ils vont renverser le président, (…) ils rentrent dans le palais, ça se passe comme ça en Afrique. Pourquoi ça ne devrait pas se passer comme ça en France ?”. En Italie, l’immigration est au cœur de la vague populiste qui a été portée par les législatives du 4 mars. Or, dimanche, la décision du président de la République, Sergio Mattarella, de mettre son veto au nouveau gouvernement risque d’amplifier la colère des électeurs qui ne tolèreront pas de voir leurs votes ainsi confisqués par une autorité sans légitimité démocratique. L’immigration est un chiffon rouge que les pouvoirs auraient tort d’agiter encore.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

https://fr.novopress.info/210959/immigration-attention-au...

Exit un grand bonhomme : Jean-François Parot

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Bernard Plouvier

En ce mois de mai, où se multiplient les émeutes de gauchistes, les grèves et les atteintes de tous types à la liberté des honnêtes gens, un grand bonhomme de la littérature romanesque est mort, discrètement, comme il avait vécu.

Érudit, bien disant, fin et très distingué, excellent connaisseur de la seconde moitié du XVIIIsiècle français, britannique et nord-américain, Jean-François Parot nous a offert – à nous ses lecteurs, réellement endeuillés – une quinzaine de cadeaux royaux : les aventures du Commissaire Nicolas Le Floch, marquis de Ranreuil et l’un de ces nombreux bâtards de la famille royale française.

Parot, grand admirateur d’Alexandre Dumas – il me l’avait écrit – multipliait les personnages qui, loin d’être des archétypes de caricature, vivaient, s’épanouissaient, voire vieillissaient et plutôt bien, puis, parfois, mouraient.

Dès le premier volume d’une fraîcheur superbe, il avait conquis ses lecteurs. Il les avait ensuite fidélisés, exploit qui n’est pas si simple à réaliser, sauf à faire dans la soupe populaire. Or la production JFP, c’était avant tout de la très bonne littérature romanesque, débitée à vive allure et en un style superbe, trop peut-être pour notre époque de vulgarité voire d’abjection. JFP, c’était de la qualité d’avant 1968, d’avant ces auteures à vapeur et ces auteurs à thèse politico-sociale de café du commerce, mâtiné(e)s de psychanalyse de salon.   

N’étant ni d’origine exotique ni membre d’une ethnie « ayant beaucoup souffert », n’étant pas Maçon ni politicard, étant simplement l’un des rarissimes auteurs passionnants de notre époque si pauvre en talents, il ne fut pas Académicien français, comme il l’eût souhaité… et il avait tort, car ces illustres cacochymes sont de vieilles machines dépourvues d’intérêt dans leur produits de consommation courante, tandis que Jean-François Parot est immortel, car son Le Floch rejoindra Sherlock ou Maigret parmi les personnages indémodables, donc classiques.  

Et comme JFP était à la fois un gourmand et un gourmet, l’on dira qu’à l’instar de telle brave bête si utilisée en cuisine européenne : « Dans Parot, tout est bon », enfin était puisque nous n’aurons plus de nouvelle aventure de son fabuleux héros. C’est le premier chagrin que JFP nous cause.

Salut, Monsieur le Grand ! 

Les livres cliquez ici  

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/05/2...

08:34 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le Franc CFA, une chance pour l'Afrique

Loi Asile Immigration. Vers le Grand Remplacement

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Le 22 avril 2018 le projet de Loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » porté par le Ministre de l’Intérieur, a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale.
Au cours des mois qui ont précédé, des échanges véhéments ont eu lieu entre les politiques, les associations et les médias. Pour les uns ce texte n’aborde pas l’essentiel de la submersion migratoire, vivier du terrorisme islamique. Pour les autres il s’agit d’un projet de loi liberticide contraire aux fameuses « valeurs de la République » toujours aussi fumeuses. De nombreux amendements ont été proposés, adoptés ou refusés.
En réalité si ce projet vise effectivement à mettre de l’ordre dans les procédures de l’asile et de l’éloignement et à les rendre quelque peu plus strictes, il permet en revanche de grandes avancées conformes à l’idéologie de l’oligarchie mondialiste et macronnienne de substitution de population et de civilisation en Europe et pour ce qui nous intéresse en France.

Ce texte a donc été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Avant son examen par le Sénat, Polémia se propose de présenter à ses lecteurs, pour une large partie sur la base du dossier de presse du Ministère de l’Intérieur, l’essentiel de ce texte complexe et assez disparate qui reflète bien le « en même temps » et l’ambiguïté de la politique d’Emmanuel Macron ».

Les objectifs proclamés

  • Améliorer le traitement du droit d’asile ;

  • Conduire une politique efficace de lutte contre l’immigration irrégulière et d’éloignement ;

  • Refondre la politique d’intégration et attire davantage de talents et de compétences ;

  • Agir en convergence avec le droit et les pratiques européennes.

Les améliorations à caractère technique apportées à l’asile et à l’éloignement

Pour ce qui est de l’asile, la ligne directrice est de réduire à six mois – contre environ onze auparavant – le délai d’instruction de la demande, recours compris. Pour cela :

  • Le délai pour déposer une demande d’asile après l’entrée en France est réduit de 120 à 90 jours. Au-delà, le dossier pourra être traité mais en procédure accélérée ;

  • Le délai de recours à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) est réduit d’un mois à 15 jours. Mais les demandeurs d’asile pourront faire une « saisine sommaire » de la CNDA, puis compléter plus tard leur demande de recours ;

  • Passage en procédure accélérée et jugement par le juge unique en cas de risque de menace  grave pour l’ordre public :

  • Certaines catégories de déboutés font l’objet d’un éloignement facilité : menaces graves pour l’ordre public, ressortissants de pays d’origine sûre, réexamens. L’éloignement peut avoir lieu avant le recours qui n’est plus systématiquement suspensif, sauf si le demandeur saisit le tribunal administratif.

Dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière les dispositions les plus intéressantes sont les suivantes :

  • Augmentation de la durée maximale de la rétention administrative, portée de 45 à 90 jours  alors qu’elle est de 180 jours en Allemagne et aux Pays bas. Le gouvernement voulait 135 jours. La rétention des mineurs étrangers avec leur famille a été maintenue malgré les protestations des bonnes âmes ;

  • Augmentation de 16 à 24 heures de la durée de la retenue administrative pour vérifier le droit au séjour, et renforcement des pouvoirs d’investigation, notamment en facilitant la prise d’empreintes digitales et la photographie et en renforçant les sanctions pénales en cas de refus de prise d’empreinte ;

  • Renforcement du régime de l’assignation à résidence pendant trois heures de suite en cas de menace à l’ordre public ;

  • Possibilité d’accorder l’aide au retour volontaire à un étranger placé en rétention.

Incidemment, l’article 30 vise à préserver l’intérêt des enfants et à lutter contre les reconnaissances frauduleuses de paternité en responsabilisant l’auteur de la reconnaissance.

En définitive, ces dispositions ont pour objectifs de rendre plus strictes les règles de l’asile et de l’éloignement afin d’en éviter les dérives actuelles. Dont acte, mais d’une part elles ne revêtent qu’un caractère technique et leur application dépendra largement du bon vouloir des juges. Surtout elles ne remettent pas en cause l’extrême et excessive judiciarisation de ces dispositifs et oublient des questions-clés comme, par exemple, celle des « pays peu coopératifs ».

De nouvelles routes de la submersion migratoire

Ce sur quoi bien évidemment,  les médias n’attirent pas l’attention c’est ce que ce projet de loi ouvre – ou élargit – de nouvelles routes à la submersion migratoire.

  • Le droit au séjour de ce qui est appelé en novlangue des « personnes vulnérables » est ainsi largement étendu.

  • Les victimes de violences conjugales ou familiales voient leur droit au séjour sécurisé. Elles auront droit à une carte de résident, en cas de condamnation définitive de la personne auteur des violences. Soulignons que le nombre de femmes brutalisées dans leur famille doit se compter par dizaines de millions en Afrique et dans les pays arabes.

  • L’article 3 vise à améliorer la protection des jeunes filles contre le risque d’excision. Une  remarque identique à celle-ci-dessus peut être formulée. Mais surtout en quoi un vieux pays européen et de civilisation chrétienne, est-il concerné par ces pratiques bestiales ?

  • Les bénéficiaires de la protection subsidiaire (une extension du statut de réfugié) et les apatrides se verront délivrer un titre de séjour pluriannuel d’une durée de 4 ans au lieu d’un an. Les mêmes bénéficieront de la carte de résident de 10 ans au bout de 4 ans de résidence régulière.

    Bien entendu ils bénéficient de la réunification familiale et les membres de leur famille ont accès aux mêmes conditions de durée de  séjour. La condition de régularité de leur séjour est supprimée pour la délivrance de la carte de résident. D’une manière générale nous assistons à la systématisation insidieuse du regroupement familial.

  • Un pays persécutant les homosexuels ne peut être considéré comme « sûr ».

  • Le « passeport talent » sera étendu à de nouvelles catégories et l’installation des « étudiants chercheurs » sera facilitée. Rappelons qu’en France, environ 6 millions de personnes relèvent de Pôle Emploi et que nous assistons chaque année au départ de nos diplômés et de nos ingénieurs à l’étranger. Ce sont eux qui devraient faire l’objet de l’attention de nos gouvernants. Mais il faut bien que le Grand Remplacement se fasse.

Dans le même ordre d’idées, le projet ouvre la possibilité, issue du rapport du député LREM Taché, aux demandeurs d’asile de travailler six mois après le début de leurs démarches, c’est-à-dire avant même l’acceptation de leur demande

Des dispositions discrètes mais lourdement immigrationnistes

1°- Le « délit de solidarité » imputable aux personnes venant en aide aux migrants est atténué. Ainsi « l’aide à la circulation » n’est plus susceptible de constituer un délit. C’est une loi Herrou.

2°- Un amendement « Emmaüs » a été adopté pour que des personnes étrangères accueillies par des organismes assurant l’accueil et l’hébergement de personnes en difficulté puissent bénéficier, après trois années de présence, du titre de séjour temporaire, de manière exceptionnelle, pour services rendus à la collectivité. Il est permis de penser que si cet amendement particulièrement vicieux est définitivement adopté, les effectifs accueillis par les associations immigrationnistes vont connaitre une expansion.

3°- Un schéma national d’accueil des demandeurs d’asile sera créé avec une clé de répartition régionale. Ce schéma national inclura les nouveaux centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) créés pour améliorer le premier accueil des migrants, avant même qu’ils ne déposent leur demande d’asile.

Il est ajouté que dans les orientations vers les régions, la vulnérabilité des victimes de la traite devra être prise en compte. Autrement dit, c’est aux Français, et plus particulièrement aux habitants de la France périphérique, de prendre en compte à leurs dépens les conséquences de la traite pratiquée en Afrique par les passeurs et les trafiquants d’êtres humains que les gouvernants européens sont incapables d’éradiquer.

Ce qui ne figure pas dans le projet de loi

Sans nous étendre outre-mesure, le projet de Loi ignore deux questions cruciales soulevées par l’opposition :
– L’expulsion des étrangers condamnés ou fichés par les services de renseignement ;
– Les régularisations de clandestins.

A titre personnel, nous y ajoutons le problème des naturalisations hâtives et massives ainsi que celui des doubles nationalités.

Conclusion

En définitive ce projet de loi est profondément ambigu et, au bout du compte, dangereux pour l’avenir de la population française. D’un côté il impose, c’est un fait, des règles technocratiques plus strictes pour l’asile et l’éloignement. De l’autre, il ouvre encore plus grandes les portes à l’invasion en ajoutant à la classique définition des personnes relevant de l’asile, la notion de personne vulnérable. Pour faire bonne mesure on systématise le regroupement familial qui est déjà la première source de l’immigration légale. Enfin après les bonnes grâces faites aux associations pro-invasion, ce texte contribue à l’organisation  du peuplement de notre pays par l’Afrique.

A ce titre il constitue une avancée importante du Grand Remplacement.

André Posokhow 28/05/2018

Crédit photo :  Irish Defence Forces [CC BY-SA 2.0] via Flickr

Passé Présent n°197 - Ces 30 "empereurs" de Chine

07:05 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les centristes sont les moins favorables à la démocratie

Alors que la grosse presse nous alerte du danger de la montée des extrêmes en Europe, David Adler, s'appuyant sur des études d'opinions, écrit dans le New York Times que ce sont les centristes et non les "extrémistes" qui sont les moins tolérants :

"[...] Ma recherche suggère qu'en Europe et en Amérique du Nord,les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l'autoritarisme.

Capture

[...] En Europe et en Amérique du Nord, le soutien à la démocratie est en déclin. Pour expliquer cette tendance, la sagesse conventionnelle pointe vers les extrêmes politiques. À la fois l'extrême gauche et l'extrême droite sont, selon ce point de vue, prêts à contourner les institutions démocratiques pour parvenir à un changement radical. Les modérés, au contraire, sont censés défendre la démocratie libérale, ses principes et ses institutions.

Les chiffres indiquent que ce n'est pas le cas. Alors que les démocraties occidentales tombent dans le dysfonctionnement, aucun groupe n'est à l'abri de l'attrait de l'autoritarisme - et encore moins des centristes, qui semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique désordonnée.

Dans le monde en développement, les hommes forts du monde en développement ont trouvé un soutien: du Brésil et de l'Argentine à Singapour et en Indonésie, les modérés de la classe moyenne ont encouragé les transitions autoritaires pour apporter la stabilité et assurer la croissance. La même chose pourrait-elle se produire dans les démocraties matures comme la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis?

Michel Janva

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LES HERBIERS : BRAS DE FER ENTRE MUSULMANS ET MUNICIPALITÉ

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Dans notre pays qui brandit la laïcité comme un étendard, certains ne comprennent pas (et c’est bien naturel) ce que la notion recouvre. Sans revenir sur la question, déjà traitée maintes fois, d’une définition du terme laïcité et de son interprétation à la française, force est de constater que beaucoup de musulmans qui vivent chez nous semblent s’en moquer comme d’une guigne.

Aux Herbiers, commune de Vendée autrefois combattante pour Dieu et le roi, une salle de prière est affectée aux pratiquants de l’islam. Une salle gracieusement mise à disposition par la mairie depuis 2009, qui accueillait à l’époque une vingtaine de fidèles. Les hommes en bas, les femmes en haut, ils sont désormais 130 dans 74 m². Ce qui, quand on se prosterne au sol, entraîne un encombrement évident. Les musulmans du coin réclament donc une salle plus grande à la mairie, qui refuse.

La municipalité ne veut rien entendre. Le président de l’association cultuelle locale estime que « s’il y a un accident il y aura de la casse ». Sans aucun doute, et nul ne le souhaite. En réalité, les vraies questions sont ailleurs.

La première est simple : pourquoi la ville mettrait-elle à la disposition des musulmans une salle de prière ? Légalement, elle n’y est pas tenue. Si elle met à disposition des catholiques une église, c’est parce qu’elle en est devenue propriétaire à l’occasion d’événements historiques particuliers alors que l’édifice a été construit par et pour les chrétiens, et a toujours eu cette affectation. Rien de tel pour les musulmans, qui n’ont pas construit de mosquées – confisquées par l’État – dans les siècles passés. Les musulmans peuvent donc librement chercher une pièce plus adaptée, cela relève de leur seule responsabilité – sous réserve du respect de l’ordre public et de la sécurité.

La seconde est moins simple : pourquoi ces fidèles mahométans se croient-ils autorisés à revendiquer quelque chose qu’ils savent parfaitement illégal ? Peut-être considèrent-ils qu’ils sont en terre d’islam, et que l’État doit leur assurer en tous temps et en tous lieux un lieu de culte ? Peut-être est-ce une manière de faire pression, de se victimiser par comparaison avec les chrétiens et de clamer que la France les empêche de prier librement ? Ils savent que de nombreux idiots utiles se rallieront à leurs lamentations et agiront pour « l’égalité » avec les autres religions, en oubliant le caractère historique de l’implantation chrétienne en France.

Enfin, comment expliquer que, d’une vingtaine de fidèles en 2009, la population pratiquante des Herbiers soit passée à 130 moins de dix ans plus tard ? Alors que, pendant ce temps, les assemblées dominicales se sont sans doute encore réduites et qu’il faut faire plusieurs kilomètres le dimanche pour aller à la messe dans une église voisine ? Les Herbiers, ce n’est pas Saint-Denis. Au cœur du vieux bocage vendéen, sur une terre nourrie du sang des massacrés de 93, dans ce pays qui s’est soulevé lorsque la République a prétendu lui enlever ses prêtres et envoyer ses enfants se faire tuer aux frontières, la présence d’une aussi importante communauté interroge. Combien sont-ils, pratiquants ou non, à vivre ici, en France rurale et traditionnelle ?

Les Herbiers, à deux pas du Puy du Fou, chez Philippe de Villiers, terre musulmane ? À Dieu ne plaise que non.

http://www.bvoltaire.fr/herbiers-bras-de-fer-entre-musulm...

29/05/2018

Angleterre : Tommy Robinson condamné et incroyablement censuré

6a00d83451619c69e20224df3674b5200b-250wi.jpgLu dans Valeurs Actuelles :

"La condamnation à 13 mois de prison du militant nationaliste britannique et journaliste indépendant, Tommy Robinson, arrêté alors qu’il filmait en direct sur Internet devant le tribunal de Leeds, où se tenait un procès supposé de prédateurs sexuels indo-pakistanais, suscite une avalanche de critiques.

Le cofondateur et ancien porte-parole de l’English Defence League (EDL), un mouvement identitaire qui s’oppose à l’immigration massive et à l’islamisation du Royaume-Uni, a été arrêté ce vendredi 25 mai pour « atteinte à l'ordre public » à l'entrée du bâtiment pendant qu’il interpellait plusieurs hommes quittant le tribunal, qui lui ont répondu par des injures.

« C'est ridicule ! Je n'ai pas dit un mot, je n'ai rien fait ! » Sur une vidéo virale, diffusée sur Facebook et visionnée plus de trois millions de fois, on peut voir Tommy Robinson demander les raisons de son arrestation, réclamer plusieurs fois la présence d’un avocat et déclarer aux policiers : « C’est la liberté d’expression, voilà où on en est ! »

Le même jour, le militant de 35 ans, déjà condamné avec sursis pour « outrage au tribunal » en 2017, écopait de 13 mois de prison ferme et était envoyé directement en détention, a rapporté Fox News. Dans son jugement, le juge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés.

Selon une source, contactée par la chaîne américaine, l’avocat de l’activiste s’inquiète que la sentence, compte tenu de la présence de membres de gangs musulmans en prison, ne soit une condamnation à mort : « L’avocat de Tommy a dit qu’il mourrait probablement en prison étant donné son profil et de précédentes menaces crédibles, et le juge a dit qu’il s’en moquait. »

Après avoir publié des articles sur l’affaire, les organes de presse anglais les ont brutalement censurés de leurs sites pour se soumettre à la décision orwellienne du juge, ajoutant à la colère de nombreux internautes. Ses soutiens ont diffusé le hashtag #FreeTommy sur Twitter et ont même manifesté samedi devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Theresa May, restée silencieuse. [...]

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Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [4]

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Jay Lovestone

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Il s’agit maintenant de s’intéresser au plus haut fait accompli par Irving Brown, lui qui « s’est […] vanté d’avoir favorisé la scission de la CGT »[1], à savoir la création du syndicat anti-soviétique Force ouvrière. 

Force Ouvrière 

Après-guerre la C.G.T., qui est le bras armé syndical du P..C.F., un parti politique agissant selon les ordres de Moscou, est toute-puissante. Son hégémonie sur le monde ouvrier cause des torts aux intérêts américains. Tel est le cas de l’influence du syndicat communiste sur les dockers, qui entrave gravement le bon déroulement de la coopération militaire entre les États-Unis et la France. « Depuis le début des années 1950, la CIA recourt en effet à des hommes de main sur les docks, à Marseille, mais aussi à Bordeaux, Cherbourg ou La Rochelle, pour s’opposer aux syndicats des dockers CGT qui menacent l’acheminement de matériels militaires américains en France. Irving Brown […] sert à l’agence de factotum. Dès 1948, il a pris contact avec Pierre Ferri-Pisani : ce sulfureux syndicaliste marseillais aux fréquentations éclectiques – il a été exclu de la SFIO après avoir tenté d’évincer Gaston Defferre de la direction de sa fédération des Bouches-du-Rhône – fait alors figure de ponte des sections des dockers de Force ouvrière. Avec lui, Brown fonde le comité méditerranéen ʽʽantikominformʼʼ (ou Comité des marins libres), où ʽʽgrenouillentʼʼ la mafia napolitaine et des pistoleros du milieu corse. Avec les nervis de Ferri-Pisani, rémunérés durant des années sur les fonds secrets de la CIA, les ports français seront aussi animés et dangereux que les rues de Chicago au temps de la prohibition... »[2] Si la mafia est si puissante à Marseille – là se trouve d’ailleurs l’origine de la French connection –, ce n’est pas lié qu’au hasard. Elle n’est pas apparue par magie.

La stratégie américaine consiste alors à affaiblir le syndicat communiste. « Depuis 1946, Brown intrigue et manœuvre pour rompre l’hégémonisme communiste à la direction de la CGT. Dans ce but, il appuie la fraction Force ouvrière qui s’est constituée depuis 1944, dirigée par Léon Jouhaux et surtout Robert Bothereau »[3]. Le 29 décembre 1947 ce dernier quitte la C.G.T. pour fonder F.O., s’appuyant sur le « soutien logistique et financier […] d’Irving Brown, mais aussi du puissant syndicat allemand DGB et des trade-unions britanniques qui servent de relais à lʼAFL. »[4] Outre ceux déjà évoqués, les membres fondateurs de F.O. sont Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer, Georges Delamarre, Rose Étienne, André Lafond, René Richard, Charles Veillon, Gabriel Ventejol et Raymond Le Bourre.

Parmi eux, André Lafond et Raymond Le Bourre sont ceux qui ont les relations les plus soutenues avec la C.I.A., c’est-à-dire Irving Brown et Jay Lovestone. Né Jacob Liebstein, il « est issu d’une famille juive émigrée de Russie. D’abord proche de la gauche du parti socialiste, il se radicalise sous l’influence de la révolution russe et participe à la fondation du parti communiste américain, dont il devient le secrétaire à la mort de Ruthenberg. En 1937, il rompt avec Staline. D’anti-stalinien, il devient anti-communiste. Ayant rejoint lʼAFL en 1941, il crée avec quelques hauts responsables le Comité des syndicats libres (Free trade unions comittee) dont il devient le secrétaire exécutif, et dont le but est d’assister les syndicats libres à l’étranger »[5].

Tania Frégin signale même qu’André Lafond « entretient d’excellents rapports avec Brown qu’il sollicite pour des services aux exilés, ou pour favoriser l’embauche de certains salariés dans les compagnies américaines. »[6] l’aide apportée par les États-Unis à F.O. était essentiellement d’ordre matériel.

Thierry Wolton soutient que « l’American Fédération of Labour a soutenu financièrement les premiers pas de Force ouvrière en lui versant 5 000 dollars toutes les trois semaines, et ce, jusqu’à la fin janvier 1948. Puis, lʼAFL lui a accordé un prêt de 25 000 dollars pour 1948, et l’ambassade américaine a entrepris des démarches pour obtenir de Washington 250 000 dollars supplémentaires. […] Une partie [des] ressources [du FTUC] provenait de centrales américaines, dont le puissant Syndicat international des travailleurs de la confection féminine. Un rapport financier de ce syndicat fait apparaître que Force ouvrière a reçu par son intermédiaire, de 1948 à 1950, 300 000 dollars. […] Thomas Braden, un ancien responsable des opérations de la CIA en Europe, affirmera en 1967 avoir remis lui-même à Irving Brown 50 000 dollars en petites coupures pour Force ouvrière. Braden prétendra encore que la CIA aurait versé 2 millions de dollars dans les années 50 au Free Trade Union Committee, pour le financement des syndicats français. »[7]

On peut par conséquent parler de véritable « guerre froide syndicale » opposant les deux superpuissances américaine et soviétique. Mais le syndicalisme ne se réduit pas à la défense des salariés. Il s’applique aussi notamment au domaine de la formation des élites, à l’orientation intellectuelle des futurs décideurs. Parmi les masses le modèle culturel américain a été très tôt dominant. Mais cela n’était pas le cas pour les élites. « La France de l’après-guerre voit la diffusion du ʽʽmodèleʼʼ américain, davantage dans la culture de masse que dans les formes traditionnelles et élitistes. Le PCF exerce d’ailleurs une attraction importante sur les intellectuels. L’affrontement idéologique est violent. Des entreprises anti-communistes regroupant des intellectuels venus d’horizons divers sont menées, soutenues par les fonds secrets américains. »[8]

C’est pour cette raison que l’effort de « containment » des États-Unis s’est également concentré sur le syndicalisme étudiant, puisque les universités sont le lieu de prédilection de l’émergence des élites nouvelles. L’Union nationale des étudiants de France (U.N.E.F.), le principal syndicat étudiant, a été l’objet d’une lutte d’influence entre Ouest et Est. Les Américains entendaient que leurs hommes y soient présents.  (Dossier à suivre)   

[1]  Thierry Wolton, La France sous influence. Paris-Moscou : 30 ans relations secrètes, Grasset & Fasquelle, 1997, p. 98.

[2]  Frédéric Charpier, « De la Synarchie à lʼénarchie » in Benoît Collombat, David Serveny (dir.), Histoire secrète du patronat..., op. cit., p. 70.

[3]  Frédéric Charpier, La CIA en France..., op. cit., p. 42.

[4]  Ibid., p. 43.

[5]  Tania Régin, « Force Ouvrière à la lumière des archives américaines », Cahier dʼhistoire. Revue dʼhistoire critique, n°87, 2002, p. 110.

[6]  Ibid., p. 109.

[7]  Thierry Wolton, op. cit.

[8]  Tania Régin, op. cit.  

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Dossier spécial Mai 68

L’affreuse vérité, c’est qu’à part les Pays-Bas, l’Europe du Nord et l’Allemagne, toute l’Europe dont la France est en faillite

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Marc Rousset

Le taux des bons du Trésor américain à 10 ans se sont envolés de 2,25 %, le 25 mai 2017, à 2,93 %, le 25 mai 2018. Le géant des marchés obligataires PIMCO estime que le rendement des « treasuries » pourrait atteindre 3,5 % d’ici la fin de l’année, certains gérants pensant même qu’il pourrait approcher les 4 %. Le Dow Jones est, aujourd’hui, deux fois supérieur à celui de l’avant-crise de 2008, tandis que l’endettement est au plus haut partout dans le monde, que la masse monétaire américaine est passée de 250 milliards de dollars, en 1985, à 3.750 milliards de dollars, en 2018, et que Trump, pour couronner le tout, assouplit la loi Dodd-Frank votée en 2010 sous Barack Obama pour mieux contrôler les risques pris par les banques.

Dans la zone euro, l’Italie, troisième puissance économique de l’Union européenne, pourrait se doter d’un gouvernement anti-système et se prépare à la rébellion ouverte en matière de politique économique, monétaire, sociale, d’asile et d’immigration contre l’Europe de Bruxelles et la BCE de Francfort. La Bourse de Milan a encore perdu, vendredi 25 mai, 1,54 % et le « spread » (l’écart entre le taux d’emprunt allemand du Bund à 10 ans de 0,50 % et l’italien) a clôturé à 206 points, ce qui équivaut à un taux italien de 2,56 %.

L’établissement allemand a déjà sorti ses griffes et proliféré ses menaces face aux menaces de l’Italie de quitter l’euro si elle n’obtient pas l’annulation des 250 milliards d’euros d’obligations italiennes détenues par la BCE, la mutualisation de dettes et des transferts fiscaux. L’économiste allemand Lars Feld a déclaré « qu’il était temps de prendre des mesures pour se protéger du risque italien » et qu’il n’était donc pas question de partager les risques dans la zone euro, comme le souhaite naïvement et utopiquement Macron. Dans ces conditions, c’est soit l’Allemagne soit l’Italie qui devra quitter la zone euro.

L’économiste Hans-Werner Sinn de l’université de Munich estime que les 923 milliards de crédits italiens « Target 2 » dus à la Bundesbank sont dores et déjà perdus pour l’Allemagne. La vérité, c’est que chaque pays doit être responsable de ses bêtises et de son laxisme passé, la France incluse, très bien placée avec ses 35 heures, ses structures socialistes pas compétitives et ses relances irresponsables de consommation keynésiennes favorisant les importations. Les exigences de l’Italie à venir seront la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Dans ces conditions, au moindre ralentissement conjoncturel, à la moindre hausse des taux à venir, l’équilibre de la zone euro est menacé.

L’autre vérité, c’est que l’alliance populiste italienne n’a pas les moyens de ses souhaits économiques irresponsables. Je ne partage pas l’avis d’Henri Temple sur Boulevard Voltaire : l’euro était une excellente chose, mais pas pour les États laxistes irresponsables tels que l’Italie, la France, les pays de l’Europe du Sud et la Grèce. Et un jour, il faut payer la note ! Même remarque pour Mylène Troszczynski lorsqu’elle approuve, toujours sur Boulevard Voltaire, les propos lénifiants de l’alliance populiste italienne : « Tourner le dos à l’austérité, combler les déficits tout en baissant les impôts. » Quant à Savona, le ministre des Finances italien candidat de l’alliance populiste, il a aussi entièrement raison de dire que « l’euro était une cage allemande pour l’Italie », mais c’était trop facile pour la France et l’Italie de profiter, depuis trente ans, des avantages de cette cage dorée, pour la rejeter aujourd’hui, maintenant qu’elle est devenue une cage de plomb et de fer.

L’affreuse vérité, c’est qu’à part les Pays-Bas, l’Europe du Nord et l’Allemagne, toute l’Europe (dont la France) est en faillite. Les taux d’emprunt grecs viennent de passer de 3,5 % à 4,5 % en quelques jours.

L’Argentine, révélateur des pays émergents, s’enfonce dans la crise avec un taux d’inflation de 25 % et une dette libellée en dollars, tandis qu’au Venezuela, l’inflation, entre 2000 et 2018, s’élève à 37,5 millions de %. L’once d’or, qui valait 200 bolivars vénézuéliens en 2000, cotant aujourd’hui 75 millions de bolivars vénézuéliens !

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“Mamoudou”, un héros presque parfait - Journal du Mardi 29 Mai 2018