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16/02/2018

Angela et sa coalition-zombie en cours de désintégration

Ex: http://www.dedefensa.org

Il y a eu un accord entre le SPD et la CDU/CSU pour un gouvernement allemand dite de “Grande Coalition”(laquelle n’a plus la majorité dans les sondages, mais passons puisque les sondages ne sont que des photographies d’un instant) ; c’est-à-dire qu’il y a eu un accord d’abord entre Martin Schulz et Angela Merkel, les deux dirigeants des deux partis et comme deux bois morts de la forêt dévastée qu’est la politique allemande ; puis, aussitôt après cet accord déjà des protestations très vives dans les “parties” prenantes, surtout au SPD, jusqu’à un coup de théâtre. Schulz, l’ancien et insupportable président du Parlement Européen fameux pour ses menaces méprisantes à l’encontre des Grecs et des Polonais, a dû en rabattre. Sorti de la salle de négociation en annonçant triomphalement qu’il prenait le poste convoité de ministre des affaires étrangères, il a dû reculer, pressé par la fureur qui a parcouru la direction de son propre parti devant lequel il s’était engagé à ne jamais faire partie d’un nouveau gouvernement Merkel, et renoncer à ce poste au profit du titulaire actuel, le SPD Sigmar Gabriel qui a mené la fronde. Ce qu’Alexander Mercouris nommait déjà “la Grande Coalition-fantôme” est devenue instantanément la “Grande Coalition-zombie” quasiment unijambiste sinon hémiplégique.

Mercouris, grand connaisseur de l’Allemagne et jugeant la crise allemande actuelle particulièrement grave, avait commencé son article de fond sur l’accord Schulz-Merkel avec la situation initiale (Schultz ministre des affaires étrangères). Il l’a terminé par un “postcript” relatant par le biais du Financial Times les dernières péripéties :

« M. Schulz a fait face à une vague de colère de la part du SPD après avoir accepté le poste, bien qu'il ait juré de ne jamais servir dans un cabinet dirigé par Angela Merkel :

» “Les sociaux-démocrates ont déclaré que la volte-face [de Schulz] a laissé le parti avec un énorme problème de crédibilité alors qu'il lance un sondage national de ses 460 000 membres sur l'accord de coalition conclu cette semaine avec les conservateurs de Mme Merkel.

» Dans une déclaration vendredi, M. Schulz a déclaré que la discussion de son rôle “mettait en danger le succès de l’accord” et qu’il espérait qu’en abandonnant le ministère des Affaires étrangères, il pourrait mettre fin aux “discussions sur les questions de personne au sein du SPD”. “Nous faisons tous de la politique pour les gens de ce pays”, a-t-il dit, “il est donc approprié que mes ambitions personnelles soient reléguées au second plan des intérêts du parti“.

» Son retrait inattendu intervient après qu'il ait été l’objet d’une attaque furieuse du ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui l'a accusé d'avoir trahi ses engagements en acceptant son poste. M. Gabriel a déclaré au groupe de presse Funke qu'il avait été un ministre des Affaires étrangères efficace et populaire, mais que ‘les nouveaux dirigeants du SPD se fichent clairement de cette appréciation publique de mon travail’.

» Berlin a été secoué de tumulte depuis que les conservateurs d'Angela Merkel et le SPD de M. Schulz ont dévoilé mercredi leur nouvel accord de coalition, au milieu d'une fureur généralisée sur la façon dont les postes ministériels étaient répartis entre les deux partis.

» L'accord de 177 pages est conçu pour mettre fin à l'impasse politique laissée par les élections peu concluantes de septembre, au cours desquelles les deux partis ont perdu des voix en faveur de l'Alternative d'extrême droite pour l'Allemagne. Mais l’affaire a été éclipsée par la dispute sur quelles personnalités ont obtenu quels ministères.

» De leur côté, les conservateurs sont absolument déchaînés : le SPD, qui n'a remporté que 20,5% des suffrages – son pire résultat dans l'histoire de l'Allemagne d'après-guerre – s’est vu également confier le ministère des Finances, qui depuis huit ans est le fief de la CDU de Mme Merkel. Au SPD, la colère à propos de la nomination de M. Schulz au ministère des Affaires étrangères était encore plus grande ...” »

Cela conduit Mercouris à sa conclusion finale qui laisse ouverte, sinon grande ouverte la porte à de nouveaux rebondissements dans ce qui est désormais, et de loin, la crise politique la plus grave de l’Allemagne d’après-guerre : « Cette révolte et la décision de Schulz d’abandonner le ministère des Affaires étrangères soulignent le fait qu’essayer de perpétuer le gouvernement de la ‘Grande Coalition’ qui a perdu tant de soutien en septembre est une très mauvaise idée. Le fait que Schulz ait été obligé de partir, et la réaction également furieuse à propos de cet accord de la part de nombreux membres du SPD et de la CDU/CSU, semblent signaler que l’accord pourrait bien être en train de se désintégrer... »

L’épisode laisse effectivement présager d’autres tribulations pour cette “Grande Coalition” qui semble être rien de moins que mort-née ; qui, si elle se met tout de même en place, n’aura guère d’autorité ni de latitude d’action, comme un gouvernement de crise perpétuant l’apparence d’une sauvegarde... L’accord avec ses péripéties permettent d’avoir une vision impressionnante des ravages causés au système politique allemand, aussi bien par la politique de Merkel de ces dernières années que par la décrépitude de l’establishment, le vieillissement et l’inanité du personnel de direction, et notamment des dirigeants les plus en vue, le désordre interne des deux principaux partis, etc. Quelle différence avec l’Allemagne d’il y a trois ans, qui dictait sa loi à la Grèce comme si elle était le IVème Reich et faisait marcher l’Europe au pas de l’oie ! L’Europe justement : alors que Macron commence à rencontrer des difficultés sérieuses après l’hébétude fascinée qui suivit sa victoire, son attente des retrouvailles d’un “partenaire” allemand solide pour relancer une dynamique européenne selon la vision conventionnelle se trouve confrontée à de très sérieux obstacles. D’ores et déjà, l’élimination de Schulz du poste des affaires étrangères représente un sérieux revers pour Macron, Schulz étant un partisan acharnée d’une intégration européenne au forceps, selon ses habitudes ; au contraire, Gabriel est plus tenté par un équilibrage de la politique allemande, passant par une amélioration des relations avec la Russie, à laquelle une Merkel extraordinairement affaiblie ne pourra guère s’opposer.

Encore tout cela reste-t-il de la spéculation du meilleur des cas, celui où l’accord SPD-CDU/CSU de mercredi dernier serait accepté sans autre remous, et le nouveau gouvernement mis en place dans les mêmes conditions. Après l’épisode Schulz et le constat d’un si fort mécontentement des cadres des deux partis pour un accord qui ne satisfait personne, l’hypothèse d’une désintégration de cet accord est loin d’être hors de propos. On se trouverait alors dans une impasse, après avoir essayé toutes les formules, avec la possible nécessité de nouvelles élections qui pourraient être catastrophiques, – en fait, une autre sorte d’impasse pour les partis dominant, ou ex-dominant. (Actuellement, le SPD est à 17%, presque rejoint par l’AfD eurosceptique d’extrême-droite avec 15%, et il est probable que les dernières péripéties ont encore réduit cette marge minimaliste. D’autres déplacements de voix sont probables et ces divers facteurs font que de nouvelles élections pourraient réserver des surprises catastrophiques pour l’establishment.)

Il se confirme par conséquent que l’Allemagne se trouve dans une crise politique profonde, qui ébranle le régime lui-même. L’Allemagne suit la tendance crisique très forte qui affecte tous les pays du bloc-BAO, d’une façon ou l’autre, spécifiquement selon les pays, alors que les crises extérieures (en Syrie et au Moyen-Orient avec la “folie-compulsive” US, à “D.C.-la-folle” où se poursuit l’affrontement autour du pouvoir, etc.) continuent à se développer au rythme du “tourbillon crisique”. C’est un des derniers pôle d’une stabilité-Système qui tend à se dissoudre, tandis que le partenaire français de l’Allemagne, incapable de se dégager des engagements extérieurs catastrophiques de ces dix dernières années, continue à cultiver une exceptionnelle absence d’influence par rapport à ce que ce pays pourrait prétendre, – contribution française à la Crise Générale de l’Effondrement.

Avec la quasi-sécession en cours des pays d’Europe de l’Est (“les quatre de Visegrad”), l’Europe est sur la voie d’une sorte de désintégration par délitement et par dissolution de l’intérieur (autre approche du même processus que risque de suivre la “Grande Coalition” de la pauvre Merkel). Tout semble donc fonctionner, avec une quasi-parfaite coordination, pour poursuivre le processus de l’effondrement. Ce qui est remarquable, c’est la diversité des approches, et combien, les divers dangers identifiés (la montée du populisme, identifiée depuis 4-5 ans) ne se manifestent pas comme on les attend mais s’adaptent aux diverses situations. C’est qu’en vérité, il n’y a pas à craindre un danger ou l’autre qui attaquerait le Système puisque le seul danger est le délitement et le processus d’autodestruction alimentés par le Système lui-même. C’est de plus en plus une affaire qui roule...

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La nouvelle politique militaire des États-Unis – attention – danger !

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Qu’y a-t-il de nouveau dans la politique militaire et nucléaire américaine rendue publique par le Pentagone le vendredi 2 février dernier ? (1)

  • Un accroissement des dépenses militaires américaines, du « Déjà vu » (2)
  • Le développement de nouvelles armes nucléaires tactiques de faible capacité et de portée limitée.
  • La menace d’utiliser ces armes nucléaires létales contre un État non nucléarisé.
  • La menace d’utiliser ces armes létales le premier (et non plus en riposte à une attaque nucléaire) et contre n’importe quel pays où qu’il se trouve sur la planète.

Quels pays sont visés par le gouvernement américain par cette nouvelle politique belliqueuse ?

  • La Russie en tant que fournisseur d’énergie et bras armés de la superpuissance économique et financière chinoise, son alliée (3).
  • La Chine en tant que première puissance concurrente de l’Amérique économique – financière – boursière et militaire.
  • La Corée du Nord en tant qu’allié et terrain de confrontation par procuration entre les deux géants se battant pour l’hégémonie mondiale.
  • L’Iran en tant que fournisseur d’hydrocarbure à la Chine et en tant qu’État récalcitrant tenant tête aux visées hégémoniques américaines. Ainsi l’Iran refuse de faire du dollar américain la seule devise de son commerce international.
  • L’Union européenne alliée des États-Unis qui reçoit cet ultimatum « Vous êtes avec nous dans cette aventure belliqueuse nucléarisée ou vous êtes contre nous ! » Or, les États européens risquent d’être à nouveau sur la ligne de front comme lors des deux guerres mondiales précédentes et il n’est pas du tout certain que le Grand capital européen mondialisé souhaite jouer la tête de Turc à une troisième reprise.
  • Tous les pays du monde grands et petits, alliés ou ennemis des États-Unis, que le Pentagone menace ainsi de représailles nucléaires s’ils osent résister à son hégémonie délétère.
  • Le peuple américain lui-même, si jamais en réaction à sa misère grandissante il osait résister et se soulever contre ses geôliers.

Pourquoi cette nouvelle politique militaire est-elle dévoilée à ce moment-ci ? Que cherchent aujourd’hui les États-Unis ?

  • L’establishment financier américain, et un groupe important de généraux, sont aux abois, car ils sont conscients de l’effondrement économique de l’Amérique. Le dollar est menacé et à travers lui l’ensemble de l’échafaudage bancal de l’économie américaine. L’endettement est ahurissant, le déficit commercial titanesque et récurrent, le chômage réel est effarant et la pauvreté s’épand, les tensions sociales palpables et la société précarisée est sur le point d’éclater. Notre webmagazine publie une série d’articles décrivant la misère qui se répand http://www.les7duquebec.com/?s=effondrement 
  • Comme nous le disons depuis une année, Donald Trump n’est pas un isolationniste, mais un mondialiste (4). Les États-Unis renégocient présentement tous ses traités commerciaux avec ses partenaires et concurrents immédiats. Les forfanteries de Donald l’épouvantail ne visent qu’à conditionner les gouvernements concurrents.
  • Cette annonce publique largement médiatisée d’une nouvelle politique belliqueuse, vise à intimider les bourgeoisies du monde entier afin qu’elles s’inclinent, conservent le dollar comme principale devise du commerce international, et se soumettent aux dictats commerciaux étatsuniens (exemple pour le Canada dans l’ALENA, qu’il renonce à la gestion de l’offre, etc.)

Quelles peuvent être les conséquences de cette nouvelle politique militaire et nucléaire ?

  • Cette annonce ne peut qu’encourager le camp adverse, Chine – Russie – Iran notamment, à se rapprocher et à se lancer dans une course aux armements, qui ne peut qu’être un gaspillage de ressources ce qui accentuera les problèmes économiques qu’engendrent toujours ces dépenses improductives (déficit budgétaire en hausse, endettement croissant, déplacement des investissements mondiaux de la sphère sociale vers la sphère militaire improductive, grève générale de protestation, etc.)
  • Cette annonce a déjà eu l’effet d’encourager le réarmement des pays européens qui pour certains viennent d’annoncer la croissance de leur budget militaire. Sans compter que l’Alliance atlantique (OTAN) sera fragilisée suite à cette mise en demeure américaine aux chancelleries européennes qui ne sont plus dans la situation désespérée du Plan MarshallL’Union européenne est de facto la première puissance économique et commerciale mondiale. Elle risque de se le rappeler et de se crisper face à un allié de plus en plus spoliateur (sic).
  • De nombreux pays déjà nucléarisés, et d’autres pas encore nucléarisés seront poussés à s’équiper d’armes nucléaires de manière à se protéger dans l’éventualité d’un chantage américain à la nucléarisation d’une agression.
  • Bref, comme nous le disons depuis un certain temps, par cette politique le monde se rapproche dangereusement d’une troisième guerre mondiale – en dépit des plumitifs pacifistes utopistes (Voir nos articles sur ce thème www.les7duquebec.com/ ?s=GUERRE

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Les États-Unis peuvent-ils atteindre leurs objectifs stratégiques par cette nouvelle politique militaire et nucléaire ?

  • Aucunement. Cette politique de menace nucléaire est la suite logique de la politique de menace militaire que les États-Unis appliquent depuis la naissance de cette puissance au XVIIIe siècle. Il ne faut pas oublier que ce pays impérialiste est en guerre perpétuelle sur un continent ou sur un autre depuis son apparition. Les États-Unis n’ont pratiquement jamais été en paix. Certains pensaient qu’ayant été rossé via leurs mercenaires djihadistes stipendiés en Irak et en Syrie, le Pentagone aurait compris et aurait retiré son contingent de soutien aux pseudo islamistes de l’EI. L’administration américaine vient d’annoncer que ses troupes occuperont la Syrie un temps indéfini, comme en Afghanistan ou pourtant leurs soldats d’occupation sont confinés à un petit périmètre dans Kaboul, justifiant les tueries des talibans.
  • Le budget de la « défense » des États-Unis est le plus important dans le monde, et ce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et pourtant, depuis leur défaite au Vietnam (1973) les États-Unis n’ont pratiquement jamais gagné une guerre et ne parviennent qu’à tuer des civils en grand nombre et à s’enliser. Plus ils injectent d’argent dans l’armement moins ces dépenses sont efficientes. Le problème de l’armée américaine ce n’est pas son armement insuffisant, ce sont les soldats américains qui n’ont plus le cœur à se sacrifier pour les potentats de Wall Street.
  • Bref, cette nouvelle politique nucléaire est le fruit de l’escalade du désespoir de la part de l’establishment financier américain qui constate l’effondrement éminent de son système économique et financier décadent et ne peut faire autrement que de résister à son essoufflement.
  • Malgré les sacrifices que la classe capitaliste américaine impose au prolétariat américain, et mondial, l’économie de l’Amérique n’est pas concurrentielle et s’effondre alors que de nouveaux prétendants à l’hégémonie, économique d’abord, politique et militaire ensuite (Chine et ses alliés VS Union européenne) s’avancent pour les écarter.

Conclusions

Les États-Unis d’Amérique se retrouvent dans la situation ou se trouvait l’Empire britannique après la Seconde Guerre mondiale. L’Empire, sur lequel le soleil ne se couchait jamais, avait deux choix face à la concurrence de son allié américain : résister et le confronter, entraînant le monde dans une nouvelle guerre d’Apocalypse ; ou encore, plier, se ranger, négocier une position privilégiée dans l’économie mondiale post-britannique, ce qui donna la City. Malheureusement, contrairement aux Britanniques, il est peu probable que le Grand capital étatsunien se résigne à cette éventualité.

NOTES

  1. « Les États-Unis veulent se doter de nouvelles armes nucléaires de faible puissance en réponse notamment au réarmement de la Russie, selon la nouvelle « posture nucléaire » publiée vendredi par le Pentagone. Ces nouvelles armes, qui font craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflits nucléaires, représentent une « réponse à l'expansion des capacités [nucléaires] de la Russie », a indiqué à la presse Greg Weaver, responsable des capacités stratégiques à l'État-major américain. » http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1081918/pentagone-nou...
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_armées_des_États-Uni...
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_nucléaire
  4. http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/leviction-de-ste...

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13:50 Écrit par pat dans géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Dimanche 18 mars : Les Brigandes en concert en Avignon

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Le lieu du concert sera donné 48h avant l’événement aux personnes ayant réservé leur place !
Réservation et informations sur la page suivante : https://leconcertdesbrigandes.fr/
Attention, les places sont limitées !

 

UN MINISTRE BELGE TERRASSE LES FAKE NEWS DE LA GAUCHE

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Le Monde vient de le qualifier de « Flamand antimigrants »dans son édition du 13 février.

Theo Francken (N-VA, droite nationaliste flamande), secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration, vient de sortir vainqueur du combat qui l’opposait aux organisations droits-de-l’hommistes, hébergeurs de migrants, partis de gauche et d’extrême gauche, médias traditionnels, manifestants professionnels qui, tous, lui vouent une haine profonde.

C’est que le bulldozer de Lubbeek n’est pas du genre à se laisser impressionner. Avec son allure de catcheur, l’homme aime ferrailler dans l’arène. Et peu lui importe que ses adversaires coalisés dirigent l’opinion. Il a, avec lui, le peuple, y compris du côté wallon, ce qui, pour un nationaliste flamand, n’était pas gagné.

Depuis peu, Francken doit faire face à une de ces fake news relayées par les médias et partis traditionnels, toujours déconfits quand leur grille de lecture est invalidée par le réel. 

Selon eux, des migrants soudanais que la Belgique avait renvoyés vers leur pays d’origine auraient subi de mauvais traitements à leur retour. Pendant un temps, le ministre s’est retrouvé en mauvaise posture, acculé, caricaturé sous les traits du nazi, pressé par des demandes de démission, vilipendé dans les manifestations de la gauche radicale.

Un rapport du Commissariat général belge aux réfugiés et apatrides (CGRA) juge, aujourd’hui, qu’aucune « certitude ou précision » absolue quant à d’éventuelles tortures n’existe. En d’autres termes, circulez, il n’y a rien à voir.

Personne, pourtant, dans le sérail politico-médiatique, n’a daigné adresser des excuses en bonne et due forme à Theo Francken. D’ailleurs, si aucune preuve n’existe, c’est probablement parce que « l’enquête n’a pas encore été poussée assez loin », selon le député Benoit Hellings. Pour Alexis Deswaef, l’inénarrable président de la Ligue des droits de l’homme, il est désormais évident que les premiers migrants renvoyés n’allaient pas subir de dommages, « mais bien les suivants », quand la pression médiatique sera retombée.

À entendre, aujourd’hui, se justifier les grandes âmes qui prétendaient mordicus que les Soudanais avaient été torturés, on en vient à penser que la gauche espère aujourd’hui, pour avoir raison, que les migrants en question le soient réellement. Notre humanisme n’est apparemment pas le leur.

En attendant, un ministre belge vient de terrasser les pourvoyeurs de fake news.

 Conseiller politique Son blog 

12:41 Écrit par pat dans actualité, Europe, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Carl Lang : "La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle"

6a00d83451619c69e201bb09f3c821970d-320wi.pngCarl Lang, qui était présent lors de la dernière Marche pour la Vie, répond dans son livre-entretien à la question de l'avortement, de la politique familiale et sur la PMA et GPA :

Le rôle d'un Etat digne de ce nom est de mettre en place une politique d'accueil de la vie.

Les défenseurs de l'IVG nous parlent toujours "du libre choix, du libre choix, du libre choix!". En réalité, il n'y a pas de réel libre choix aujourd'hui puisque l'Etat n'offre pas aux femmes qui veulent avorter une alternative économique et sociale protectrice et crédible. Sue cette question de l'IVG, il me semble qu'il y a deux niveaux distincts de responsabilité. La responsabilité individuelle et la responsabilité politique. je laisse le domaine de la responsabilité individuelle à la conscience de chacun.

Pour ce qui est de la responsabilité politique, le rôle d'un Etat national est de mettre en place une politique d'accueil de la vie, une politique de protection de la mère et de l'enfant en créant un statut de la mère de famille. Ce statut implique la mise à disposition de ressources financières d'une protection sociale, d'une facilité d'accès au logement ainsi que le droit à la retraite le moment venu. La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle.

Cela s'inscrit, de plus, dans la mise en place d'une politique de la famille et de soutien à la natalité française. Il y a eu dans certains Etats d'Europe des politiques familiales qui furent très efficaces en termes de natalité, en particulier en Scandinavie dans les années 80. Une vraie politique familiale est efficace en matière démographique. Il va sans dire que cette politique n'est envisageable que dans le cadre du patriotisme social. L'attribution des aides sociales doivent se faire exclusivement au profit des familles françaises. La famille, dans sa conception traditionnelle. Ainsi, le mariage basé sur l'union d'un homme et d'une femme forme le socle de l'organisation sociale. Cela devrait être une évidence pour tous (...)

La GPA n'est rien d'autre que la marchandisation du corps, une abomination qui piétine la dignité humaine et souille les valeurs les plus essentielles de l'homme, et ce, quelles que soient les croyances religieuses. C'est de la traite d'enfants. Une abjection.

La PMA me parait d'une autre nature. C'est la recherche de la vie, pas le commerce de l'enfant. Elle ne me parait concevable que dans le but de bâtir une famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Je suis donc hostile à la PMA pour tous.

Ce sont là des choix éthiques qui sont liés à nos valeurs humaines et à nos valeurs de civilisation. Nous croyons que la vie humaine est sacrée et que l'on ne peut tuer ni l'innocent ni le juste. Nous croyons au droit inviolable de tout être innocent à la vie et nous sommes attachés au respect de la dignité des personnes. Nous croyons aussi à la loi morale naturelle et au sens moral. Non, la personne humaine et l'enfant à naître ne sont pas des marchandises."

Philippe Carhon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Les méthodes répugnantes du lobby pro-mort

Utiliser les photos d’une enfant handicapée, sans l’aval de ses parents cela va de soi, pour promouvoir l’extermination des indésirables, c’est le procédé pour le moins répugnant utilisé par le lobby pro-mort. L’information a été donnée par Le Salon Beige dans son édition du 6 février.

Natalie Weaver est la maman de Sophia, une petite fille atteinte du syndrome de Rett, une maladie génétique extrêmement rare qui se développe chez le très jeune enfant, principalement la fille, et provoque un handicap mental et des atteintes motrices sévères. Elle tombe un jour par hasard sur une photo de sa fille, utilisée pour promouvoir l’avortement. Sur Twitter, elle réagit : « Cette fois, c’est trop. Cette personne n’a pas le droit d’utiliser la photo de ma fille pour promouvoir quelque chose d’aussi horrible ». Suite à la découverte de cette photo, Natalie Weaver a mobilisé l’ensemble de ses abonnés pour la faire disparaître le plus rapidement possible. Si dans un premier temps Twitter osait répondre à la maman que le tweet en question ne violait pas son règlement, celui-ci a finalement décidé de suspendre le compte de la personne à l’origine du post. Depuis la naissance de Sophia, sa maman se bat pour l’insertion des enfants malades dans la société. Celle-ci souhaite avant tout montrer que malgré leurs différences, les enfants handicapés ont besoin de notre amour et méritent d’être traités comme tous les enfants. Natalie partage d’ailleurs régulièrement des photos de Sophia entourée de ses parents et de ses frères et soeurs. Des clichés pleins de tendresse qui émeuvent tous les internautes et qui prouvent que la famille de Natalie est une famille comme toutes les autres malgré le handicap de la petite fille.

On voit tout « l’humanisme » des partisans du lobby pro-mort, prêts à n’importe quelle récupération, au mépris des souffrances des familles, pour promouvoir leur culte kalinais. Y compris s’approprier des photos de famille.

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/les-methodes-repugnantes-du...

ILE DE FRANCE : LE CERCLE DE FLORE INVITE JEAN-MICHEL VERNOCHET

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Le cercle de Flore invite, le vendredi 16 février à 20h00, au siège, Jean-Michel Vernochet, écrivain, essayiste, journaliste, pour une conférence sur "La théogonie républicaine" suivie d'une séance de dédicace.

Renseignement : cercledeflore@actionfrancaise.net

https://www.actionfrancaise.net/evenement/ile-de-france-c...

10:30 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Artisans de France #8 : le moulage d’art nordique

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Retour à Maurras : « Ce pays-ci n'est pas un terrain vague ... »

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L’hospitalité 

3513117260.jpgIl s'agit de savoir si nous sommes chez nous en France ou si nous n'y sommes plus ; si notre sol nous appartient ou si nous allons perdre avec lui notre fer, notre houille et notre pain ; si, avec les champs et la mer, les canaux et les fleuves, nous allons aliéner les habitations de nos pères, depuis le monument où se glorifie la Cité jusqu'aux humbles maisons de nos particuliers. Devant un cas de cette taille, il est ridicule de demander si la France renoncera aux traditions hospitalières d'un grand peuple civilisé. Avant d'hospitaliser, il faut être. Avant de rendre hommage aux supériorités littéraires ou scientifiques étrangères, il faut avoir gardé la qualité de nation française. Or il est parfaitement clair que nous n'existerons bientôt plus si nous continuons d'aller de ce train. (…)

Ce pays-ci n'est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d'un chemin. Notre sol est approprié depuis vingt siècles par les races dont le sang coule dans nos veines. La génération qui se sacrifiera pour le préserver des barbares et de la barbarie aura vécu une bonne vie.

(…) La jeune France d'aujourd'hui est en réaction complète et profonde contre ce double mal. Elle rentre chez elle. Ses pénates intellectuels, ses pénates matériels seront reconquis. Il faut que l'ouvrier français, le savant, l'écrivain français soient privilégiés en France. Il faut que les importations intellectuelles et morales soient mises à leur rang et à leur mérite, non au-dessus de leur mérite et de leur rang. L'étiquette étrangère recommande un produit à la confiance publique : c'est à la défiance du pays que doit correspondre au contraire la vue de tout pavillon non français. Qu'une bonne marque étrangère triomphe par la suite de cette défiance, nous y consentons volontiers, n'ayant aucun intérêt à nous diminuer par l'ignorance ou le refus des avantages de dehors, mais l'intérêt primordial est de développer nos produits en soutenant nos producteurs. Le temps de la badauderie à la gauloise est fini. Nous redevenons des Français conscients d'une histoire incomparable, d'un territoire sans rival, d'un génie littéraire et scientifique dont les merveilles se confondent avec celles du genre humain.  

Charles Maurras 

L’Action française, 6 juillet 1912

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08:57 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Gérard Depardieu au sujet des Algériens de Marseille : “ils ne pourraient pas se comporter comme ça en Algérie”

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Gérard Depardieu était l’invité de l’émission Quotidien sur TMC, le 13 février dernier. Il a ainsi été question de Marseille, ville où l’acteur a tourné la deuxième saison de la série éponyme de Netflix.
Gérard Depardieu en a profité pour évoquer le comportement des ressortissants algériens qui y vivent :
Les Algériens qui vivent à Marseille ne pourraient pas se comporter comme ils se comportent à Marseille en Algérie. Jamais vous voyez un Algérien mal se comporter en Algérie parce qu’ils sont vite ramenés au respect par les anciens.
 
 

Gérard Depardieu à propos des Algériens de Marseille : "ils ne pourraient pas se comporter comme ça en Algérie"

https://fr.novopress.info/

Le Comte de Chambord [Au coeur de l'histoire]

08:01 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le ministère de la justice révèle le nombre de détenus étrangers en France

6a00d83451619c69e201b8d2dab451970c-250wi.jpgLes double-nationalités ne sont pas comptabilisées.

Sur 69 077 détenus au 1er février 2017, on compte 14 964 étrangers soit plus de 20% des détenus. Les nationalités les plus représentées sont :

  • algérienne 1 954
  • marocaine 1 895
  • roumaine 1 496
  • tunisienne 1 002
  • albanaise 551
  • portugaise 480
  • congolaise 427
  • espagnole 319
  • turque 301
  • surinamaise 271
  • néerlandaise 239
  • géorgienne 237
  • brésilienne 216
  • italienne 213

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME : LA FRANCE TOUJOURS PLUS SOUMISE

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C’était le 31 octobre 2017, à Strasbourg. Emmanuel Macron, qui adore – semble-t-il – se mettre en scène devant les instances internationales, prononçait un discours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Discours passé relativement inaperçu et durant lequel le Président s’était engagé à ratifier le protocole 16 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Ce protocole facultatif – mais lorsqu’il s’agit de toujours plus de supranationalité, avec Emmanuel Macron, cela devient vite obligatoire – prévoit la possibilité, pour les « plus hautes juridictions » des États signataires de la Convention, de demander « un avis consultatif à la CEDH sur des questions de principes relatives à l’interprétation ou à l’application des droits et libertés définis par la Convention », et sous réserve que cette saisine intervienne « dans le cadre d’une affaire pendante devant elle ». On notera avec intérêt le peu d’enthousiasme – à la différence d’Emmanuel Macron – d’un certain nombre de pays parties à signer ce protocole 16. En effet, depuis 2013, seulement 18 pays l’ont signé sur les 47 membres du Conseil de l’Europe, et certains États ont carrément refusé de signer : la Russie, la Pologne, le Royaume-Uni et… l’Allemagne !

L’objectif de ce protocole, comme l’exprime pudiquement le projet de loi présenté à l’Assemblée nationale cette semaine, est de « renforcer le dialogue entre les juges de la CEDH et les juges nationaux ». En clair, le but est de poursuivre l’entreprise de soumission de nos juridictions nationales à des instances supranationales, sans aucune légitimité démocratique. Ce projet de loi est donc discuté ces jours-ci à l’Assemblée car Macron a dit, Macron le fait – comme on sait. Et, sans surprise, il sera certainement voté.

Précisons que les « hautes juridictions », qui seront habilitées à saisir la CEDH, sont le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État et la Cour de cassation. Ainsi, on notera que, curieusement, le Conseil constitutionnel se voit qualifié de « juridiction », alors même que la Constitution le considère comme une institution sui generis qui ne relève pas de l’ordre judiciaire. D’ailleurs, ses membres n’ont pas le statut de magistrats, comme les conseillers d’État. Consulté sur ce projet de loi, le Conseil constitutionnel a, évidemment, donné un avis favorable sur le fait qu’il fasse partie de ce club très fermé qui sera habilité à dialoguer avec la CEDH… Un pas de plus vers le gouvernement des juges, donc.

En 2015, Marion Maréchal-Le Pen, à la tribune de l’Assemblée, avait bien résumé le danger que représente l’emprise croissante de la CEDH sur notre souveraineté en soulignant « la méconnaissance de cette juridiction […] inversement proportionnelle au poids qu’elle exerce sur notre pays ». La députée de Vaucluse poursuivait : « Partie d’une louable intention – la défense des droits de l’homme –, cette juridiction s’est peu à peu érigée en gouvernement des juges étrangers dont les décisions s’imposent dans les législations nationales […] La convention européenne des droits de l’homme sur laquelle s’appuie la Cour était à l’origine un texte général, une proclamation de principe […] Y voyant un levier de pouvoir sans limite, ce texte fut constamment interprété et surtout politisé par la pratique et la jurisprudence des juges de Strasbourg. Une interprétation extensive au service d’un politiquement correct affirmé… » Tout était dit.

Mme Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, est montée à la tribune de l’Assemblée ce 15 février 2017 pour, elle aussi, dénoncer les dérives de cette CEDH. Mais plutôt que de dénoncer ces dérives, ne faudrait-il pas plutôt carrément dénoncer cette Convention ? Ratifiée entre deux portes par l’intérimaire Alain Poher en 1974, alors que de Gaulle et Pompidou avaient toujours refusé de le faire, la dénonciation de cette Convention rendrait à la France une grande partie de sa souveraineté juridique.

Une petite précision, pour terminer : à la Cour de Strasbourg siègent des magistrats de Turquie et d’Azerbaïdjan, grandes patries des droits de l’homme devant l’Éternel, comme chacun sait…

http://www.bvoltaire.fr/cour-europeenne-droits-de-lhomme-...

15/02/2018

Proposition de loi visant à reconnaître les crimes contre la Vendée

6a00d83451619c69e201b7c9501e97970b-250wi.jpgLes députés Emmanuelle Ménard et Marie-France Lorho ont déposé une proposition de loi

visant à la reconnaissance des crimes commis contre la population vendéenne en 1793-1796 et annulant les lois en exécution desquelles ils ont été commis

Elles expliquent :

"Les opérations militaires connues sous le nom de « guerre de Vendée » ont causé la mort d’environ 200 000 personnes dont 170 000 habitants de la Vendée et 30 000 morts parmi les forces chargées de la répression contre la « Vendée militaire ». Au cours des années 1793 à 1796, 20 à 25 % de la population de cette région a péri. Cette guerre a été scandée par des massacres systématiques de prisonniers vendéens, par des pillages et des destructions massives des biens de la population vendéenne (leurs habitations, leurs récoltes, leurs troupeaux), ainsi que par de nombreux actes de barbarie (viols, tannerie de peaux humaines, utilisation de graisse humaine pour fabriquer du savon…). Les expéditions des « colonnes infernales » (de janvier à mai 1794) ont perpétré des crimes qui seraient qualifiés aujourd’hui, selon les cas, de crimes de guerre, de crime contre l’humanité ou de génocide.

Ces violences ont été ordonnées par plusieurs lois votées par la Convention nationale et exécutées par les armées aux ordres du Comité de salut public, sous la surveillance constante des Représentants en mission, membres de cette même Convention et investis par elle sur proposition de ce même Comité de salut public. Trois lois majeures sont à l’origine de ces faits. [...]

La Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948, définit ce crime comme étant constitué par divers actes commis dans l’intention de « détruire en tout ou partie, un groupe national, racial, ethnique ou religieux, comme tel ». La jurisprudence des Tribunaux Pénaux Internationaux (pour le Rwanda - TPIR - et pour l’ex-Yougoslavie - TPIY) a précisé l’interprétation de cette définition puisque le crime de génocide peut être défini à partir d’un ensemble d’éléments nationaux, raciaux, ethniques et religieux. Ces critères peuvent s’entendre de manière objective (c’est-à-dire de manière factuelle) mais aussi subjective (c’est-à-dire du point de vue du persécuteur). Cette dernière interprétation s’impose dès lors que le critère racial n’existe que de manière subjective : les races n’existent que dans l’esprit des racistes.

Pour déterminer si les Vendéens ont fait l’objet d’un génocide, il convient de se demander s’il a existé, ou non, un « groupe vendéen » (dans l’esprit de la Convention, de son Comité de salut public et des armées placées sous leur autorité) dont la destruction totale ou partielle, en raison de sa seule existence, aurait été recherchée. [...]

Concrètement, le « groupe vendéen » peut être défini à partir de traits ethniques (ce sont des ruraux qui défendent un modèle social villageois traditionnel contre des élites urbaines qui veulent la promotion d’une société différente) mais surtout religieux. Devenus hors la loi, la foi catholique a été ardemment défendue par les Vendéens contre un régime qui voulait imposer une nouvelle religion.

Mais surtout ce groupe se définit, selon la jurisprudence pénale internationale, par le regard stigmatisant des autorités parisiennes qui exigeaient l’anéantissement de cette « race mauvaise », « race rebelle », « race maudite », « race infernale », « race de brigands », « race abominable », « race impure » et qui « doit être anéantie jusqu’au dernier » selon les mots du représentant du peuple Garnier de Saintes, envoyé en mission auprès de l’armée de l’Ouest pour surveiller la mise en œuvre de ce programme.

Le XIXème siècle est marqué par un déni où l’affirmation de l’idéal républicain n’était pas compatible avec la reconnaissance de la nature criminelle des violences commises par la Terreur en général et des massacres commis en Vendée en particulier.

À partir des années 1960, il apparaît dans les travaux universitaires que les violences de la Terreur ne pouvaient être excusées au nom de la « théorie des circonstances », mais qu’elles ont bien constitué la mise en œuvre d’une politique délibérée. La République étant désormais la forme du gouvernement de la France, elle n’a plus besoin d’être protégée par un mythe révolutionnaire dans lequel il n’était pas possible de distinguer le bien du mal, la gloire du crime.

L’article 1 de la présente proposition de loi vise à rétablir la mémoire historique nationale. L’opposition au régime républicain a longtemps été nourrie de la dénonciation des violences criminelles du régime de 1793-1794, c’est pourtant au nom de ce même idéal républicain qu’il convient aujourd’hui de reconnaître la nature criminelle des actes perpétrés à cette époque.

L’article 2 entend dénoncer la survivance des lois qui ont ordonné le génocide des Vendéens dans l’arsenal juridique français. Elles n’ont, en effet, jamais été abrogées. Pourtant elles sont la négation même des principes régissant la Déclaration des droits de l’homme de 1789.

L’article 3 vient préciser que cette proposition de loi n’ouvre la voie ni à des sanctions ni à des réparations qui, après deux siècles, seraient dépourvues de sens."

Michel Janva

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MACRON EN CORSE : UN JACOBIN AU SERVICE DE BRUXELLES

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Pourquoi aurions-nous à prendre parti pour Macron contre les prétendus « nationalistes » corses, ou, au contraire, pour les seconds contre le premier ? Le succès récent, aux premières élections territoriales de la nouvelle collectivité, des autonomistes (représentés par Simeoni) et des indépendantistes (représentés par Talamoni) sous la marque déposée « nationaliste », est indéniable. Comme l’est l’apparente fermeté de Macron, lors de son voyage récent sur l’Ile de Beauté, face à des revendications inacceptables en tant que telles. Elles sont de trois ordres.

Des revendications inacceptables

Les premières sont anticonstitutionnelles. Il en est ainsi de la co-officialité de la langue corse, le français étant l’unique langue officielle de la « république » (article 2 de la Constitution), c’est-à-dire de l’Etat français. Ou du statut de résident, qui aboutirait à dénier aux autres citoyens français l’exercice de leurs pleins droits sur une partie du territoire national. Certes, une modification de la Constitution est toujours possible ; il en a été ainsi en Nouvelle-Calédonie pour favoriser les indépendantistes par la création, sous Mitterrand, d’une catégorie propre à l’archipel de sous-citoyens français auxquels il sera interdit de voter à l’automne prochain lors du scrutin d’autodétermination. Nul doute que, s’agissant du statut de résident, même si c’est la question immobilière que les séparatistes mettent aujourd’hui en avant, c’est à l’exemple néocalédonien qu’ils pensent, dans l’espoir d’un futur référendum sur l’indépendance de l’île.

Les secondes exigences sont insupportables au plan éthique, puisqu’elles visent à faire passer pour des prisonniers politiques de vulgaires et lâches terroristes, comme l’assassin du préfet Érignac.

La troisième série d’exigences — les moins choquantes — a trait à la fiscalité, la Corse ayant déjà, du reste, un statut fiscal dérogatoire qui remonte au Consulat, en raison de son insularité. Macron a fait justement observé qu’une éventuelle réforme fiscale entraînerait nécessairement une réduction équivalente des importantes dotations de l’Etat attribuées à l’île.

Doit-on dès lors applaudir la fermeté de Macron, qui a refusé, apparemment comme un Jacobin pur sucre, toutes ces exigences ? Natacha Polony se trompe lorsque le 9 février dernier, dans FigaroVox, elle écrit qu’ « en opposant un mépris suffisant aux légitimes aspirations corses d’une démocratie plus proche du peuple, Emmanuel Macron est passé à côté de l’Histoire », ajoutant : « On attendait de Gaulle, il n’y eut que Guy Mollet » — pense-t-elle au président du Conseil envoyant le contingent en Algérie pour y organiser la répression ? Dans ces conditions, elle irait encore plus loin que les séparatistes qui se sont contentés, dans un jeu de rôles des plus classiques, de qualifier de « haineux, provocateurs et méprisants » les propos du chef de l’Etat, menaçant, il est vrai, du retour à la situation chaotique qui a prévalu des années 70 jusqu’à une période relativement récente.

Un problème corse ?

Il existe un problème corse, dont témoigne l’élection de cette chambre introuvable pour les « nationalistes ». Mais, paradoxalement, ces élections territoriales sont le copié-collé des élections présidentielle et législatives nationales.  Les Corses, en portant au pouvoir une majorité « nationaliste » n’ont fait rien d’autre que de chercher à se débarrasser de leur vieille classe politique vermoulue sur l’île comme les Français, en général, de la leur en élisant Macron et une assemblée En marche. Mais c’est, dans les deux cas, sans enthousiasme puisque l’abstention a frôlé les 48 % au second tour en Corse.

Surtout, pour nous, qui ne sommes pas jacobins, le problème posé par une population française à forte identité culturelle régionale ne saurait être résolu dans le cadre d’un régime républicain, incapable de décentraliser sans nuire à l’unité nationale. Ou plus exactement, c’est la République qui fait de ces identités régionales autant de problèmes, alors même qu’une monarchie fédérative forte pourrait les laisser s’épanouir sans que leur particularité menaçât l’unité du Royaume. Ce que n’a pas vu Natacha Polony. Et refusent de voir tous ceux qui voudraient en finir avec un jacobinisme effectivement mortifère pour les forces vives de la nation, mais sans remettre en cause les institutions qui le rendent nécessaires.

Corse… et Européen !

Ou du moins le rendaient nécessaire. Car ne commettons aucun contresens sur la prétendue attitude de fermeté de Macron. Son jacobinisme, si jacobinisme il y a, n’est au service ni de la République ni, encore moins, de la France. Outre que M. En-Même-Temps s’est dit favorable à une reconnaissance de la Corse dans la Constitution, par un aménagement de son article 72 consacré aux collectivités territoriales, reconnaissance qui ouvrira la boîte de Pandore de revendications régionalistes plus ou moins fondées, il a surtout avoué son désintérêt du maintien de la Corse dans l’ensemble français comme tel, en déclarant : « Personne ne vous reprochera de vous dire Corse et Français, Français parce que Corse, Corse parce que Français, Européen… Dans cette identité indissociable je veux ouvrir avec la Corse cette page pour qu’elle puisse réussir. »  Oui, qu’allait donc faire l’Europe en cette galère ? N’oublions pas que le nouveau manifeste d’En marche, adopté à la fin de l’année dernière, a supprimé toute référence à la France et à la nation : seule l’Europe y subsiste. En étendant l’« identité indissociable » constituée par le fait d’être corse et français au fait d’être européen, Macron met sur le même plan l’appartenance à une institution supranationale et celle à une patrie, une histoire et une culture. Il dilue l’identité nationale et régionale dans le fourre-tour européen. Comme l’a montré l’exemple catalan, l’Europe ne favorise plus, directement du moins, l’éclatement des Etats-nations, à partir du moment où elle les a affaiblis suffisamment pour imposer ses directives. Pourquoi favoriserait-elle, du moins dans l’état actuel des choses — il peut changer —, de nouvelles communautés jalouses de leur jeune souveraineté, quand les vieux Etats ne sont plus jaloux de la leur ? Des régions à forte identité pourraient devenir, dans ce grand espace bureaucratique soumis au mondialisme, autant de grains de sable dans une mécanique désormais bien huilée. Macron, dont l’horizon indépassable est l’Europe, n’est jacobin que dans la mesure où son « jacobinisme » est au service de Bruxelles.

François Marcilhac

https://www.actionfrancaise.net/2018/02/12/macron-corse-j...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [IV]

La production automobile de masse

Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

1ère partie : l’Homme Masse

« De Caillaux à Giscard » : le système libéral

En effet, si la production élimine progressivement la masse, la consommation lui reste soumise. Quand les belles âmes s'indignent que certains proposent de renvoyer chez eux les immigrés, un calcul cynique explique l'appui qu'elles reçoivent des « médias «. Il ne faut pas laisser partir des consommateurs. Tout ralentissement des achats serait catastrophique. La massification ne s'explique pas que par le travail à la chaîne. Une transformation plus profonde peut-être s'est opérée. Pendant des millénaires, l'homme produisait pour consommer. Il fallait se nourrir, se vêtir, mais aussi satisfaire d'autres besoins, d'ordre spirituel, militaire ou intellectuel, construire des temples et des palais, entretenir des prêtres, des sorciers, des guerriers, des administrateurs. Désormais l'homme consomme pour produire. Les besoins étant, pour l'essentiel, satisfaits, l'organisation rationnelle du travail et le machinisme n'ont pas épuisé leurs capacités productives. Il convient donc de susciter le désir de marchandises qui ne sont pas nécessaires. La publicité s'en charge et rapidement le désir se transforme en besoin. L'habitant des villes peut sans difficulté, se passer d'une automobile, disposant de transports en commun confortables et souvent plus rapides. Qui ne possède pas sa voiture particulière passe pourtant soit pour un miséreux soit pour un attardé. Le conformisme et l'individualisme se conjuguent pour obliger à consommer, fut-ce des objets parfaitement inutiles, les gadgets. Si la consommation se ralentit, pour une raison ou pour une autre, que les gens ont moins d'argent, que la mode change, que la saturation apparaît, il faut fermer des usines et mettre des gens au chômage. Toute diminution du niveau de vie de la masse entraîne une crise économique. Si l'on veut assurer un développement harmonieux de la production, chaque individu doit pouvoir continuer de se procurer les produits de la grande industrie, qu'il soit en bonne santé ou malade, jeune ou vieux, riche ou pauvre.

Le système libéral n'a pu fonctionner qu'aussi longtemps que la production de masse n'affectait qu'un secteur, le textile. Quand la demande l'emportait sur l'offre, les patrons devaient embaucher et accepter de payer des salaires plus élevés, des entreprises mal gérées parvenaient à subsister puisqu'elles trouvaient des débouchés. Le moment venait nécessairement où l'offre finissait par dépasser la demande. Les stocks s'accumulaient, les prix baissaient. Les entreprises mal gérées disparaissaient, les autres subsistaient en réduisant les salaires de ceux qu'elles conservaient. Peu à peu, les stocks s'écoulaient et la crise se résorbait. L'économie en sortait assainie. Seules les entreprises les mieux équipées, les mieux administrées subsistaient. Grâce aux gains de productivité qu'il leur avait fallu réaliser, elles produisaient à meilleur marché, elles avaient amélioré la qualité et la diversité de leurs fabrications. Ainsi les crises cycliques représentaient un facteur de progrès.

Ce mécanisme ne fonctionnait qu'en raison de la structure de la consommation. Le budget des familles ouvrières, essentiellement consacré à la nourriture et au logement, comportait, sans doute, quelques achats de produits manufacturés (vêtements, meubles, quincaillerie) mais seulement en période de relative aisance, quand il était possible d'économiser. Les classes aisées absorbaient l'essentiel de la production. En temps de crise, elles continuaient d'acheter, moins sans doute mais suffisamment pour que s'écoulent les stocks. Certes, les ouvriers, réduits au chômage, survivaient dans les conditions les plus pénibles. Quelques philanthropes s'efforçaient d'adoucir leur sort mais personne, en dehors de catholiques sociaux et de socialistes, ne s'indignait d'une situation qui s'accordait à la nature des choses.

Tout changea lorsque l'introduction du travail à la chaîne permit la production de masse. Ford et non Lénine, fut le grand révolutionnaire du début du siècle. Rompant avec la pratique patronale des bas salaires, il comprit que ses ouvriers étaient aussi ses futurs clients et qu'il convenait qu'ils gagnent assez pour acheter des voitures. La production de masse débouchait sur la consommation de masse. Ce qui allait modifier totalement la structure de l'économie. Ainsi la production de masse suppose l'immobilisation de capitaux considérables que l'autofinancement ne suffit plus à réunir. Entre le moment où le constructeur décide de lancer un nouveau modèle de voiture et le moment où celui-ci sort des chaînes, il s'écoule plusieurs années. De même l'innovation technologique devient l'affaire de bureaux d'études, qui mobilisent des équipes de chercheurs. Les entrepreneurs doivent faire appel aux banques, leurs fonds propres ne suffisant plus. Mais l'appareil financier recherche le profit à court terme. L'argent immobilisé ne « travaille pas » ou du moins trop lentement pour rapporter. Le banquier emprunte les sommes qu'il prête. Il faut que le capital dont il dispose soit toujours disponible. Ainsi l'entrepreneur a besoin de crédits à long terme et le banquier ne peut consentir que des crédits à court terme, sinon le taux d'intérêt deviendrait si élevé qu'il découragerait l'entrepreneur. Comment en sortir ? Par des artifices comptables qui transforment le court terme en long terme.

Cette contradiction en a engendré une autre. L'investissement ne saurait être supérieur à l'épargne, c'est-à-dire à la part du revenu national soustrait à la consommation, d'une manière ou d'une autre. Cette vérité de bons sens convient à une économie de type classique où l'entrepreneur utilise ses propres capitaux ou ceux qu'il se procure en multipliant le nombre de ses associés grâce à des souscriptions d'actions. Vaut-elle encore, quand il lui faut investir à très long terme ? Il est conduit dans ses choix à anticiper. Le modèle que prépare le constructeur risque d'être périmé avant d'être mis en vente, de ne pas correspondre à l'évolution des goûts et des besoins de la clientèle.

Et surtout, il est obligé de vendre à crédit. L'acheteur d'une voiture a rarement les moyens de payer comptant. Lui aussi anticipe. Il dépense l'argent qu'il n'a pas encore mais dont il compte disposer, pour autant que ses revenus continuent d'augmenter. Les organismes financiers, en principe, utilisent l'épargne reçue en dépôt d'une manière ou d'une autre (dépôts à vue, emprunts obligatoires, gestion de portefeuilles etc.…) pour financer ces diverses anticipations. Tout semble donc rentré dans l'ordre, mais à condition que les banquiers ne commettent aucune erreur, qu'ils ne se montrent ni trop timorés, car ils casseraient l'expansion, ni trop laxistes car ils cesseraient de la contrôler. En théorie, ces excès inverses devraient se compenser. Ce qui se révélerait exact si chaque opérateur prenait ses décisions par un calcul rationnel. Les risques d'erreur s'annuleraient à peu près. Les choses ne se passent pas ainsi en pratique. Il existe un effet d'entraînement. A certains moments, les banquiers, emportés par l'euphorie, prêtent avec trop de facilité, à d'autres, ils s'effraient et resserrent le crédit, étranglant les entreprises.

Que s'est-il passé en 1929 ? La prospérité a conduit les industriels, les particuliers et les banquiers à anticiper sur un progrès supposé indéfini tant de la consommation que de la production. Les industriels ont succombé au vertige du gigantisme, les particuliers ont multiplié les achats à crédit - y compris les achats d'actions  et les banquiers ont trop utilisé les artifices comptables qui permettent de transformer le court terme en long terme, si bien que les Etats-Unis investissaient plus qu'ils n'épargnaient. Tout fonctionnait convenablement parce que la bourse de New York drainait les capitaux du monde entier. Il a suffi que le flux d'épargne diminue, même légèrement pour provoquer la catastrophe. Il fallait donc réajuster l'épargne et l'investissement. Les économistes libéraux ont immédiatement présenté une solution d'apparence raisonnable. Il suffisait de diminuer les salaires et même, de l'opinion de Rueff, de supprimer purement et simplement les allocations de chômage, en un mot de pratiquer une politique de déflation. C'était oublier que désormais la consommation de masse fournissait le moteur de la production de masse. Quand on fabriquait quelques milliers de voitures par an, la misère du peuple n'empêchait pas les stocks de s'écouler peu à peu et puisqu'il fallait bien les reconstituer, les commandes relançaient la production. Il n'en va plus de même, quand le stock se chiffre par millions de voitures. L'économie avait changé d'échelle et les libéraux, enfermés dans leurs abstractions ne s'en étaient pas aperçu. La solution fut trouvée non par un théoricien mais par deux hommes de terrain, l'allemand Schacht financier d'Hitler et Morgenthau, le principal conseiller de Roosevelt. L'un et l'autre partirent d'une idée simple. La mécanique libérale ne fonctionnait plus, les stocks ne diminuaient pas parce que les achats des classes aisées n'avaient plus qu'une influence marginale sur le marché. La production de masse ne reprendrait que si l'on donnait à la masse les moyens de consommer d'où une politique de grands travaux financée artificiellement. Il fallut néanmoins la seconde guerre mondiale pour surmonter la crise, les armements constituant une production dont la consommation n'est pas entravée par des considérations budgétaires.

Ni Schacht ni Morgenthau n'avaient pu s'inspirer de la célèbre « general theory of employment, interest and money » de John Maynard Keynes, publiée seulement en 1936. Cependant, l'inspiration demeurait la même. Les uns et les autres substituaient à une conception statique de l'économie, où les équilibres se rétablissaient automatiquement, une « description dynamique » selon l'expression de Keynes. Les classiques visaient en fait un état quasi stationnaire. Ce qui donnera, sous une forme journalistique, la « croissance zéro » préconisée par le club de Rome, croissance zéro de la production et de la démographie. Mais l'expérience montre assez qu'il n'y a jamais d'état quasi stationnaire. En économie, comme dans les autres domaines, qui n'avance pas recule.   •  (A suivre - A venir : « De Caillaux à Giscard : Le système libéral » suite)

Illustration ci-dessus : Pierre Debray au rassemblement royaliste des Baux de Provence [1973-2005]

Lire les articles précédents ...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [I]

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [II]

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [III]

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Relaxe « surprise » de Bendaoud, par Franck Deletraz

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9052-20180216.jpgUne chose est sûre : Jawad Bendaoud pourra remercier les gros médias. A force d’insister sur son interview surréaliste de novembre 2015, ses bouffonneries insupportables, et de le présenter comme une « petite frappe », ceux-ci auront en effet donné un prétexte à une justice noyautée par le Syndicat de la magistrature pour prononcer mercredi la relaxe de cet homme qui a logé les djihadistes responsables de la mort de 130 personnes lors des attentats de Paris.

Conscient de sa dangerosité, le parquet – qui a immédiatement fait appel de cette décision – avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison. Mais le tribunal correctionnel présidé par Isabelle Prévost-Desprez, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir que Bendaoud avait conscience d’héberger des islamo-terroristes et que lui-même n’en était pas un, a décidé de le remettre en circulation dès mercredi soir. Tout comme Youssef Aït Boulahcen qui, bien que condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crimes terroristes », a pu repartir libre, faute de mandat de dépôt délivré par le tribunal…

Très en colère, la mairie de Saint-Denis, qui s’était portée partie civile dans cette affaire, a en tout cas fort justement dénoncé cette relaxe qui, a-t-elle souligné, « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2018

https://fr.novopress.info/209610/relaxe-surprise-de-benda...

Jawad : un criminel en liberté - Journal du Jeudi 15 Février 2018

Le bras d’honneur d’Orban à l’UE : gardez vos migrants musulmans, on ne les prendra pas

Le bras d’honneur d’Orban à l’UE : gardez vos migrants musulmans, on ne les prendra pas

Bon sang, si l’Europe avait des dirigeants comme en Hongrie, l’Europe, et la France en particulier, seraient restées ce qu’elles étaient : des pays purement de civilisation judéo-chrétienne, des pays où rèignerait la paix, avec des écoles où on enseignerait l’Histoire du pays, où la JUSTICE serait rendue, où les touristes voulant visiter la Tour Eiffel ne se trouveraient pas nez à nez avec à un mur de vitres blindées, où la capitale de la France redeviendrait la ville des lumières. 

Jack

« La Hongrie d’abord ». Orbán promet de « combattre ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de l’Europe »

8 février 2018, par Victoria Friedman sur Breitbart, retranscrit sur le site de Pamela Geller le 9 février

L’Union européenne menace de forcer la Hongrie à accepter les migrants musulmans. À cela, le courageux Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclare : « Notre présidence a pris position : nous ne pouvons pas céder à l’extorsion. Pour nous, la Hongrie passe d’abord. Nous combattrons ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de la Hongrie et de l’Europe ».

Bravo. Viktor Orbán dit qu’il ne participera pas au suicide de l’Europe. Tous les dirigeants européens devraient dire la même chose, mais ils veulent faire l’inverse.

Faisant écho au cri de ralliement « America First » du président américain Donald J. Trump, le Premier ministre conservateur Orbán a critiqué son collègue belge Charles Michel qui a déclaré que les pays d’Europe centrale seraient forcés d’accepter les migrants dans des termes décrits par le parti hongrois au pouvoir Fidesz comme une « extorsion ».

« La présidence du Fidesz a examiné hier l’annonce du Premier ministre belge, selon laquelle les pays d’Europe centrale, y compris la Hongrie, seront obligés, si nécessaire par la force, d’accepter des migrants », a déclaré mercredi le Premier ministre hongrois.

« Selon leur plan, cela se fera en juin au sommet des Premiers ministres à Bruxelles » a ajouté Viktor Orbán : « Notre présidence a pris position : nous ne pouvons pas céder à l’extorsion . Pour nous, la Hongrie passe d’abord »… «Nous combattrons ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de la Hongrie et de l’Europe ».

Dans une interview au site d’information belge Le Soir, le Premier ministre Michel a évoqué l’envoi d’un « ultimatum » aux pays du groupe Visegrád qui « rejettent la solidarité ».

L’ultimatum serait que si un consensus n’était pas atteint lors du Conseil européen de juin, les réformes prévues seraient adoptées à la majorité qualifiée, ce qui ferait passer outre la position de dissidents (tels qu’autres mouvements anti-migration de masse, nations pro-souveraineté).

En réponse aux commentaires du ministre belge, le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjártó, a déclaré : « La Hongrie ne deviendra pas un pays d’immigration, n’a jamais admis et n’admettra jamais d’immigrants illégaux » lors d’une conférence de presse mardi.

Péter Szijjártó a ajouté que les commentaires du Premier ministre belge étaient « révoltants » et « scandaleux », car « c’est la première fois que Bruxelles planifie ouvertement de faire passer le quota de réinstallation obligatoire par la force tout en ignorant totalement la volonté de certains Etats membres ».

« La Hongrie n’a jamais admis et n’admettra jamais d’immigrants illégaux, qu’il y ait ou non des pressions dans ce sens le long des frontières ou de Bruxelles », a-t-il ajouté.

Traduction pour Résistance républicaine par Jack

https://gellerreport.com/2018/02/hungary-first-orban.html/ 

Note de Christine Tasin

On n’a vraiment pas de chance. On n’a ni Trump, ni Orban, et on a Macron… Mais sans doute que les Français l’ont mérité…

http://resistancerepublicaine.eu/2018/02/11/le-bras-dhonn...

« Bobard Merah » : le bobard rock’n’roll des Inrocks

Les premiers candidats des très convoités Bobards d’Or ont été dévoilés. Après une thèse pseudo-scientifique défendue par trois journalistes féministes, c’est au tour des Inrocks d’être sous les feux de la rampe ! Leur relai béat de la « leçon de journalisme » prétendument infligée à Eugénie Bastié sur le plateau de Pascal Praud valait bien une nomination. Car oui, Mohammed Merah était bien inspiré par la défense des Palestiniens.

 Candidats : Les Inrocks
Comme annoncé par un grand nombre de nos amis parmi les médias de la réinformation, notre soirée consacrée aux Bobards d’Or se déroulera le lundi 12 mars 2018, dans le cadre prestigieux du Théâtre du Gymnase, situé au 38 boulevard Bonne-Nouvelle à Paris 10earrondissement. Vous pouvez réserver votre place depuis le site internet de l’événement : bobards-dor.fr

Sur le plateau de Pascal Praud, Clément Viktorovitch avait appelé à ne diffuser que des informations vérifiées. Sans être catégorique, il a remis en cause deux affirmations d’Eugénie Bastié. Les Inrocks, qui avaient le temps de vérifier ces remises en causes prudentes, ont claironné qu’il s’agissait d’une leçon de journalisme alors qu’un minimum de recherches leur aurait démontré que les propos d’Eugénie Bastié étaient fondés.

Rage against the Bastié

« Quand Pascal Praud et Eugénie Bastié prennent une leçon de journalisme ». Le titre de l’article des Inrocks est cinglant. Il faut dire que le rappel à l’ordre adressé par Clément Viktorovitch à Pascal Praud et Eugénie Bastié était net. Il visait notamment Eugénie Bastié qui avait affirmé que Mohamed Merah « s’était senti solidaire des Palestiniens » (à 13 minutes 29 dans la vidéo ci-dessous).

La journaliste du Figaro avait également évoqué l’UOIF dans la revue de presse, courte émission préalable à L’Heure des Pros.

« Que Tariq Ramadan, qui a dit que Mohamed Merah était une victime, ait été invité pendant des années par l’UOIF qui est l’instance de représentation majoritaire des musulmans de France […], je trouve ça problématique. » (A 16 minutes 05 dans la vidéo ci-dessous)

Elvis Pressé

Clément Viktorovitch reste prudent sur la question de Merah : « A titre personnel, je n’ai pas vu de déclarations de Merah disant sa sympathie pour le peuple palestinien. Peut-être qu’il y en a mais je ne les ai pas vu passer, ce serait intéressant de vérifier. »

Sur l’UOIF, organisation majoritaire chez les musulmans également : « Je ne dis pas que c’est faux mais qu’en savez-vous ? ».

Un appel à la prudence et à la vérification qui n’a visiblement pas été entendu par Les Inrocks !

Bobard Inrocks Eugénie Bastié

En effet, alors qu’ils avaient la possibilité – et même le devoir – de vérifier ces deux propos avant de diffuser la séquence, Les Inrocks ont préféré juger que les propos d’Eugénie Bastié étaient faux.

Dans leur première version de l’article (le texte a été modifié depuis), les journalistes reprennent sans réserve : « Mais alors que ses acolytes s’égaraient dans des considérations inexactes, Clément Viktorovitch a mis les points sur les “i” en faisant un peu de fact-checking : non, Mohamed Merah n’a pas soutenu les Palestiniens, et non, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) n’est pas majoritaire — en tout cas rien ne permet de le dire. »

Bad Buzzcocks

Sur l’affaire Merah, Eugénie Basté avait clairement raison.

Clément Viktorovitch l’a d’ailleurs bien volontiers reconnu. 

 

(1/3) A ceux qui me l'ont fait remarqué : en effet, M. Merah semble bien s'être revendiqué de la lutte pour les territoires palestiniens.

Sur l’influence de l’UOIF, de nombreux indices tendent à donner raison à Eugénie Bastié. 

(1/3) A ceux qui me l'ont fait remarqué : en effet, M. Merah semble bien s'être revendiqué de la lutte pour les territoires palestiniens.

Outre le fait que l’UOIF est l’association musulmane qui rassemble le plus de mosquées, son influence – tant sur le débat public que sur la formation d’une élite musulmane – est avérée par un rapport de l’institut Montaigne.

Si ce rapport nuance son poids en expliquant que seuls 12 % des musulmans français s’en réclament et que l’islam salafiste est de plus en plus suivi, il met malgré tout en exergue sa réelle influence sur la formation des élites musulmanes, son influence sur les pouvoirs publics et sa capacité à mobiliser des centaines de milliers de personnes lors de son rendez-vous annuel.

La puissance de l’UOIF réside dans sa capacité à fédérer autour d’un discours et d’une idéologie des dynamiques locales relativement hétérogènes. Ainsi, à Bordeaux, les associations affiliées à l’UOIF sont majoritairement issues du milieu étudiant, universitaire et intellectuel, tandis que dans le Nord de la France, ce sont des associations populaires, ouvrières et obéissant à des logiques ethno-nationales. Cette stratégie de maillage territorial s’inspire de l’organisation des partis politiques. L’UOIF a ainsi divisé le territoire français en huit régions avec, à la tête de chacune, un représentant de la fédération. En sus des quelques 250 associations qui lui sont affiliées elle contrôle une trentaine de centres cultuels ainsi que deux grandes mosquées – Lille Sud dont le recteur est Amar Lasfar – actuel président de l’UOIF – et Bordeaux, qui a pour imam Tareq Oubrou.

En complément de cette fédération d’associations musulmanes s’ajoute une stratégie de sectorisation de ses activités et de quadrillage de la société islamique française.

Des Jeunes musulmans de France aux Étudiants musulmans de France, de la Ligue française de la femme musulmane à l’Association des imams de France, en passant par le milieu médical avec l’association Avicenne, c’est une véritable segmentation de la communauté musulmane française qui est opérée. « Chaque secteur de la “société musulmane” est considéré comme une part de marché à conquérir ». Cela permet à l’UOIF d’engager un processus de légitimation. La formulation d’un discours destiné à chaque segment, parfaitement calibré, lui permet de se définir comme l’instance représentative de ce segment.

Ce quadrillage de la vie islamique donne à l’UOIF un véritable avantage comparatif, voire une place en situation de quasi monopole. C’est le cas concernant la formation des imams.

[…]

Aujourd’hui, l’UOIF apparaît ainsi comme un acteur majeur de l’islam français. Son retrait du CFCM, en 2011, s’est traduit par la paralysie de cette instance, qui a été contrainte de réviser son mode de fonctionnement. Ses rencontres annuelles organisées au Bourget connaissent un succès grandissant ; si la première édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France, en 1983, avait réuni environ 300 personnes, celle qui s’est tenue en 2006 en a réuni environ 100 000 et celle de 2016 environ 200 000. »

Un bobard rock’n’roll !

Source : Site officiel des Bobards d’Or

 https://www.polemia.com/bobard-merah-inrocks

Volontaires et violeurs : le mythe des pures Ong s’écroule

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Les Organisations non gouvernementales, à vocation humanitaristes et immigrationnistes, sont au centre du sandale qui a éclaté le 9 février dernier après la publication sur le Times d’un reportage accusant des dizaines de leurs volontaires d’abus sexuels au cours de leurs missions humanitaires et d’assistance dans différents pays en guerre ou en état d’urgence.

Après les volontaires d’Oxfam, de Save the Children, de Christian Aid, c’est au tour des purs et durs de Médecins sans frontières d’être accusés d’agressions et d’abus sexuels. L’année dernière, la puissante ONG a enregistré 24 cas d’abus, en grande partie au sein du personnel. Mais il n’est pas exclu que cela regarde aussi le personnel local en zone de guerre ou d’urgence. MSF admet également que deux cas impliquent directement « des patients ou membres des communautés » dans lesquelles elle intervient.

MSF, la moralisatrice, qui apporte par milliers les migrants en Italie, qui avait refusé l’été dernier de signer le code de bonne conduite destiné à mieux contrôler les sauvetages en mers mis en place par le ministère de l’Intérieur italien, qui dénonçait les viols dans les camps de détention en Libye comme si c’était la faute de l’Occident pas assez ouvert et accueillant, ne fait plus autant la fière aujourd’hui… L’image de l’ONG bien proprette, imbattable pour donner des leçons de morale et d‘humanitarisme aux pays européens envahis, se fane à vue d’œil…

Au cours de l’année 2017, MSF qui compte 40 000 volontaires, a reçu 146 dénonciations pour abus de pouvoir et agressions sexuelles. Si ce chiffre n’est pas spécialement élevé, c’est quand même un comble pour une ONG qui fait de l’esprit humanitaire un impératif moral et demande de l‘argent aux gens au nom de sa réputation d‘intégrité et de sa vocation absolue à venir en aide aux autres, et tout spécialement aux « migrants ».

MSF se vante aujourd’hui de « transparence » en diffusant les informations, sur une seule année, la concernant. Or le siège de Paris ne l’a fait qu’après le scandale de plus en plus abyssal qui frappe Oxfam et sort au grand jour malgré un système de silence et de protection.

Un système qui est en train de s’écrouler sous les coups de butoirs de la dénonciation publique devenue la nouvelle valeur à la mode d’un monde nihiliste schizophrène, qui a envoyé balader les lois naturelle, divine et morale, seules capables de dompter les passions humaines, pour ériger toutes les déviances sexuelles en suprême acte de liberté individuelle, tout en se posant en redresseur de tort face au mal sexuel…

Cette culture de la dénonciation, venue de la puritaine protestante Amérique, qui consiste à mettre au pilori sur la place publique en jetant en pâture sur les réseaux sociaux tout un chacun est, disons-le, abjecte et vulgaire. Mais nous ne pleurerons pas sur bien de ces hommes, femmes et aujourd’hui ONG, tous très politiquement et sexuellement corrects, frappés de plein fouet par cette « vertu » de la délation, fausse ou vraie. Ils étaient les premiers à en user et abuser pour discréditer leurs adversaires incorrects…

Francesca de Villasmundo

Entretien de février 2018 – Rivarol

Entretien N°2 d’actualité politique nationale et internationale pour Rivarol Hebdo, avec son directeur Jérôme Bourbon :

Sommaire :
0:58 – Présidence d’honneur du Front National par Jan-Marie Le Pen
14:28 – Les Patriotes de Florian Philippot
29:10 – Arrêt du journal d’Action Française 2000
43:33 – Humouriste Laura Laune accusée d’antisémitisme
50:22 – Blocage de la réédition de Céline
56:26 – Syrie de Bachar Al-Assad.

https://www.rivarol.com
contact@rivarol.com

https://florianrouanet.wordpress.com/2018/02/15/entretien...

L'enfumage du racisme

Mutilations génitales féminines : aveuglement de l’UE en matière d’immigration

Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen, s'est exprimée​ sur la question des mutilations génitales féminines :

"A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF), la commission du droit de la femme soumettait au vote des députés européens une proposition de résolution.

Ces pratiques barbares, massivement répandues en Afrique subsaharienne et dans de nombreux autres pays deviennent également, hélas, une véritable problématique à l’intérieur de l’Union européenne ; plus d’un million de femmes en seraient victimes dans 13 pays membres de l’Union.

Les quelques propositions positives développées dans la résolution comme de s’appuyer durablement sur les associations qui travaillent au soutien des femmes victimes de ces pratiques sont très vite éclipsées par celles concernant une révision du régime d’asile européen qui ferait des MGF un critère systématique d’octroi de l’asile. Si une collaboration internationale peut être effectivement un moyen d’éradiquer ces horreurs, notamment en proposant aux femmes victimes un service de chirurgie sur place, l’aveuglement de l’Union européenne en matière d’immigration et de ses conséquences nous est apparu ici particulièrement dangereux.

La délégation FN/RBM du groupe ENL s’est donc désolidarisée de cette proposition de résolution en s’abstenant suite au rejet de nos amendements qui tendaient à la rendre plus respectueuse des femmes, des peuples et de leurs intérêts."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Il y a soixante-quinze ans ..

Du 14 au 24 janvier 1943, La conférence de Casablanca visait à évincer le chef de la France libre :

Après le débarquement allié en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, sous commandement américain, et dont la France combattante avait été soigneusement écartée par le président Franklin Roosevelt, celui-ci, plus que méfiant à l’égard du général de Gaulle, se montrait plus que complaisant à l’égard de l’amiral Darlan, transfuge de Vichy. À telle enseigne que ce dernier fut même reconnu, le 22 novembre, comme haut-commissaire en Afrique du Nord, en charge du gouvernement militaire et civil dès lors qu’il se plaçait sous le contrôle des autorités américaines. Nomination officiellement provisoire et que le destin se hâta de sceller le 24 décembre suivant par le bras armé du jeune Fernand Bonnier de La Chapelle (20 ans). Croyant ainsi servir les intérêts de la France libre, à moins que ce ne fussent ceux du Royaume Uni, voire du comte de Paris, il avait servi, sans le savoir, les desseins Américains, qui tenaient alors un deuxième homme dans leur manche pour supplanter de Gaulle : moins sulfureux et plus docile que Darlan, le général Henri Giraud, candidat au poste de marionnette agitée depuis Washington, attendait alors son heure à Gibraltar.

     Curieux homme que ce général d’armée de 63 ans : hostile avant 1939 à l’emploi massif des blindés mais favorable à une offensive rapide contre l’ Allemagne ; fait prisonnier le 19 mai 1940 dans des conditions rocambolesques, parfaitement représentatives du ridicule de la désorganisation des forces françaises du moment : ayant perdu son armée, il s’était «  fait cueillir » sans opposer de résistance : ce sont les soldats du rang qui se sacrifient, pas les généraux d’armée ; fait grand croix de la légion d’honneur le 25 août, pendant son incarcération en Prusse orientale – mais oui ! ; évadé, dans des conditions restées mystérieuses, le 17 avril 1942 de la forteresse de Königstein ; refusant de rejoindre la Résistance et adressant des offres de service au régime de Vichy ; s’autorisant à donner des leçons sur les causes de la débâcle : à ses yeux, non point militaires mais civiles, attribuables à la dénatalité, aux congés payés, au syndicalisme, au parlementarisme, à la faillite de l’enseignement, à l’esprit de jouissance  - un vrai inventaire à la Prévert – mais nullement à l’incompétence de l’état-major, soit l’exact discours du maréchal Pétain en juin 1940.

    Approché à Vichy par des agents secrets américains, il accepte de travailler pour eux «  à la libération de la France » et ne parle plus qu’en futur général en chef vainqueur ; le voilà aéroporté par ses nouveaux amis à Gibraltar au moment du débarquement en Afrique du Nord puis, après le succès de celui-ci, à Alger et, après la mort de Darlan, à qui il sert brièvement d’adjoint puis de successeur, à Casablanca.

    Giraud n’a pas l’étoffe du titre de «  commandant en chef civil et militaire » dont l’a affublé Eisenhower de la part de Roosevelt. Installé dans ses fonctions, il maintient les lois antisémites de Vichy, la détention des résistants et fait arrêter des fonctionnaires français pour avoir aidé les Américains lors de leur débarquement ! Attitude que dénonce virulemment la presse américaine.  Mais Washington s’entête et organise, en janvier 1943, une conférence internationale, c’est-à-dire avec Churchill, de Gaulle et Giraud. Objectif : évincer le premier au profit du second. Devinant la mascarade, les Soviétiques ont décliné l’invitation. La réunion se tient à Anfa, quartier résidentiel de Casablanca où les Français ont, dans les années 1920, construit de confortables villas. Les Américains ont réquisitionné plusieurs d’entre elles, expulsé leurs occupants, et établi un périmètre de sécurité gardé par leurs seules forces militaires. «  Bref, écrit de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre, c’était la captivité (...) en terre de souveraineté française, elle me fit l’effet d’une sorte d’outrage. »

    Les Américains ne ménagent pas leur peine pour tenter d’humilier de Gaulle et de mettre Giraud en avant. Pour cela, ils offrent d’élégantes réceptions où se presse le «  tout Casa » afin d’écouter, admiratif, la énième narration par le héros du jour de son évasion d’Allemagne. Et de Gaulle, invité de bout de table,  plongeant son nez dans son assiette avant de relever la tête à la fin du récit de son challenger : « Et maintenant, général Giraud, si vous nous racontiez comment vous avez été fait prisonnier ? » Rien ne se retourne plus vite qu’une assemblée de rieurs convoquée pour voler au secours de la victoire...

    Roosevelt, qui tient alors Churchill sous sa coupe, voudrait mettre en place une direction collective de la France libre mais où de Gaulle serait néanmoins subordonné à Giraud. Le refus du premier est catégorique. Pour sauver les apparences, Roosevelt parvient, non sans mal, à ce que les deux Français se serrent la main puis acceptent officiellement de diriger conjointement l’ensemble des forces françaises en guerre : un expédient sans avenir qui fera seulement perdre du temps à la France libre, de Gaulle ne parvenant, après de multiples manœuvres, à éliminer définitivement Giraud qu’en avril 1944.

    La conférence de Casablanca ne fut cependant pas totalement inutile : les alliés convinrent de plusieurs points importants pour l’avenir de la conduite de la guerre, notamment l’exigence, à laquelle les Américains se montraient jusqu’ici réticents, d’une reddition sans conditions des puissances de l’Axe. Que, le 8 mai 1945, la France libre recevrait au même rang que les autres puissances victorieuses.

Daniel de Montplaisir

http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/2614-...

17:02 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

FRANÇOIS HOLLANDE A BEL ET BIEN HONORÉ À L’ELYSÉE L’AUTEUR D’UN APPEL AU MEURTRE

On est stupéfait que l’absolution de François Hollande ait couvert tardivement à l’Elysée, dans l’indifférence générale, le jour de son pot de départ, les paroles criminelles chantées par Black M dix ans plus tôt « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe-leur le pénis, laisse-les morts sur le périph ». Une présidence capable d’honorer le crime sous les lambris ne rassure personne, pas plus qu’un Président qui déclare qu’un fiché S est un « bon garçon malgré des trucs radicaux »

http://www.bvoltaire.fr/francois-hollande-a-bel-bien-hono...

Cerveaux malades? Une saine réaction s’impose

Ce drame a bouleversé  de nombreux Français. Six mois après les faits, Nordahl Lelandais, confondu par des traces de sang retrouvé dans son véhicule, a fini par avouer le meurtre de la jeune Maëlys, enlevée fin août lors d’un mariage. Sur son compte Facebook, la mère de la fillette s’est adressée à l’assassin : « Maëlys va te hanter nuits et jours dans ta prison jusqu’à ce que tu crèves et que tu ailles en enfer. Maëlys avait la vie devant elle », a notamment écrit cette mère qui demande également « que justice soit faite et que plus jamais un enfant ne subisse de tel acte ». Si le degré de civilisation d’une société, notamment en Europe, dépositaire de l’héritage chrétien,  se mesure (aussi) à son respect des plus faibles, des plus fragiles, de l’enfant à naître aux vieillards, que dire de la notre ? Monde de l’enfance qui est aujourd’hui attaquée par une  pensée libertaire qui a tout contaminé et dont « l’art» dit  contemporain,  nous offre aussi de tristes exemples à travers la mise en scène de toutes les perversions pour émoustiller le bourgeois branché et/ou légitimer implicitement toutes les déviances. S’il existe des cerveaux malades, ils ne sont peut-être pas à chercher là où certains s’évertuent à les voir…

Pêle-mêle et la liste est non exhaustive, les contribuables français ont ainsi été tapés au portefeuille ces dernières années pour  accueillir  Le vagin de la reine d’Anish Kapoor dans les jardins du château de Versailles ;  Domestikator, un  assemblage géant de cubes placé au jardin des tuileries puis près de Beaubourg,  représentant un acte sexuel entre un homme et un animal,  du néerlandais Joep Van Lieshout  l’expostion en Avignon  du Piss Christ du  new-yorkais Andres Serrano,  à savoir  un petit crucifix en plastique immergé dans un verre rempli d’urine celle baptisée  « l’Infamille » soutenue par le Fond régional d’art contemporain, ( Frac ) de Lorraine,  ouverte aux collégiens,   mettant en scène  des mutilations, évoquant la nécrophilie, le viol, la sodomie,   des scènes d’incestes en vidéo, des artistes Gina Pane, Patty Chang et  Eric Poug . Pareillement nous avons été priés de nous  esbaudir sur   les œuvres  de Paul Mc Carthy, un artiste obsédé pour les matières fécales, connu aussi pour  son plug anal dressé Place Vendôme ou encore pour   sa mise en scène d’un  acte zoophile impliquant un enfant…

« Nous souhaitons l’arrêt ferme et définitif de ses subventions » a  écrit sur Facebook la secrétaire départementale FN  Sophie Robert, tandis que l’Agrif s’arrête brièvement sur le contenu de ladite exposition : « Point n’est besoin ici de reproduire les photos exposées par l’association  Les céphalopodes.  Cet extrait des propos de deux organisatrices ( Laura Bottereau et Marine Fiquet)  commentant leur travail (plastiquement d’une grande médiocrité, au-delà même du fond, NDLR)  suffit : « Nous détournons des éléments de l’enfance et du jeu pour leur apporter des charges sexuelles et affectives. L’enfance est pour nous un espace qu’il nous plaît d’ébranler, de subvertir et de réinventer (…) , et de poursuivre :  Les deux fillettes arborent un membre métaphorique troublant la question du pénétrant-pénétré. »

Interrogée sur le site boulevard  voltaire, Isabelle Surply précise que les subventions octroyées à  la galerie en question par la région Auvergne Rhône-Alpes et de la ville de Saint-Étienne (dirigée par un maire LR)  « représentent 5000 euros pour la région et 4000 euros pour la ville. Cette subvention est passée en juin 2017 en commission culture au conseil Régional. Nous nous y étions opposés (…).  Je rappelle que cette galerie est coutumière des faits et présente régulièrement des expositions outrancières. Les avocats que j’ai contactés m’ont confirmé que cela pouvait être qualifié d’apologie à la pédophilie. Il n’y a pas d’autres termes, ce sont les termes légaux. »

Le site du magazine Valeurs actuelles  a consacré un article à ce scandale relevant notamment que  « sur son site, l’association Art Contemporain en Rhône-Alpes (ACRA) précise que « Les Limbes est soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région-Auvergne-Rhône Alpes, la Ville de Saint-Étienne, l‘Université Jean Monnet , entre autres. »

«Contacté par Valeurs actuelles, l’entourage de Laurent Wauquiez, président  dément tout soutien à cette exposition. « La DRAC, c’est l’Etat , rappelle un membre de son cabinet.  Nous avons subventionné cette structure en 2017, mais pas en 2018. Cette exposition n’est donc pas financée avec les crédits de la région. » . « Sur le fond, il n’appartient pas, en amont, à la région, concernant le financement de structures culturelles, de valider leurs programmes d’action. Il est évident qu’au vu de la nature des images diffusées, la région ne pourrait pas souscrire au financement de ce type d’expositions et ça n’a jamais été le cas. »

« Nous ne sommes pas des censeursmais toute action visant à promouvoir ce type de message, la région ne sera pas en mesure de s’y associer. Si nous avions financé cette exposition, nous aurions demandé probablement le retrait de ces œuvres , ajoute le conseiller de Laurent Wauquiez, qui déplore en outre les « attaques du FN sur fond d’amalgames  (sic). A titre personnel, le cadre du cabinet régional se dit même  choqué  :  La ligne rouge a été franchie. La collectivité regardera de près ce qu’elle est amenée à financer… »

Bruno Gollnisch en prend bonne note et nous voulons bien croire que la montée au créneau du Front National dans cette affaire  obligera (peut-être)  la droite couchée à ne plus servir  insidieusement de bailleurs de fonds avec notre argent  aux acteurs  du gauchisme culturel.Mais comme le notait Isabelle Surply dans l’entretien accordé à boulevard voltaire évoqué plus haut,   le  « problème est que Les Républicains ont un souci avec l’art contemporain. Ils n’assument pas vraiment leur ligne politique de peur d’être taxés de censeurs. Ils ont peur des représailles.Je rappelle que Laurent Wauquiez n’a pas de majorité franche. En étant trop dur avec son aile gauche, il pourrait perdre des suffrages. À chaque fois qu’il s’agit d’art contemporain dans cette commission, je peux vous garantir que la présidente de commission regarde ses pieds et n’assume pas sa ligne politique. »

Pour le reste, nous renvoyons à  L’imposture de l’art contemporain, livre imparable d’Aude de Kerros  (éditions Eyrolles, 2015)  et à l’entretien accordé  par le  peintre de grand talent Antoine Tzapoff  que nous citions sur ce blogue  en octobre 2014. Réflexions  qui achèvent d’éclairer les agissements et la vision du monde  d’une petite coterie qui participe du travail de sape et de la subversion mondialiste contre nos murs porteurs.

https://gollnisch.com/2018/02/15/cerveaux-malades-saine-r...

Théorie des hybrides (Jean-François Gayraud)

[VIDEO] Donald Trump face à l’Europe

Un an après l’élection de Trump, les cartes du jeu international sont rebattues. Alors que l’on imaginait un frein à l’interventionnisme des Etats-Unis, on assiste au contraire. Jean-Loup Izambert offre un décryptage brillant de la géopolitique américaine actuelle.

L'habitation dans la nation

Heidegger insiste sur le fait que l'homme n'est pas séparable du monde qui l'entoure et qui le pénètre. Il y a co appartenance entre le monde et l'homme à travers l'être. Être, c'est habiter. Or, l'homme habite dans la nation qui établit un lien communautaire entre l'individu et le collectif. Ce lien est affectif, comme l'a montré le sociologue Tönnies. C'est pourquoi le Gestell s'acharne à détruire ce lien, soit en le relativisant (société multiculturelle) soit en l'asséchant (tout réduire au marché et à l'échange utilitaire, élimination du don). On ne veut dans le système du Gestell n'avoir à faire qu'à des masses et des egos, ni nations, ni personnes humaines véritables.
     Michel Haar décrit bien cette situation : "le règne des masses fait partie du gigantesque, c'est-à-dire de ce par quoi le quantitatif devient une qualité propre. Il ne faut pas comprendre ce règne seulement comme un phénomène social, démographique ou politique, bien que le collectivisme ou l'américanisme en soient les manifestations les plus frappantes. La massification suppose une mutation logique du sujet qui prélude à son effacement. Le citoyen (national) d'autrefois est maintenant réprimé et embrigadé dans le Nous qui par l'intermédiaire des moyens d'information de masse normalise et standardise toutes les possibilités de décisions économiques et politiques. (...) L'homme ne subsiste plus que comme un matériau exploitable et manipulable aux seules fins de la conservation et de l'accroissement de tels ensembles." 
     L'homme est désormais installé sur toute la planète "où les conditions d'existence tendent hâtivement à s'uniformiser, l'homme habite-t-il encore quelque part ? Le "où" de son habitation semble anéanti. L'habitation est l'incarnation dans un lieu d'une relation spécifique à l'ensemble du monde. Habiter, c'es être, et être, c'est habiter. C'est pourquoi l'oubli de l'être est aussi l'oubli de l'habitation. (...) se déplaçant de plus en plus souvent et de plus en plus rapidement, l'homme tend à perdre ses attaches avec un lieu familier rassemblant son être et dont son être dépend, lieu natal ou lieu d'élection. Pourtant, ce n'est pas la planétarisation qui menace ou détruit le lieu familier, c'est inversement l'absence de terre familière (Heimatlosigkeit : absence de patrie) à demi avouée, à demi niée, de l'homme relativement à son essence est compensée par la conquête organisée de la terre (...) La Heimatlosigkeit (absence de patrie en allemand) a donc une double signification ; c'est le manque d'enracinement de l'existence et des œuvres dans une terre particulière (les productions de la culture se standardisent et s'universalisent toujours davantage dans le mauvais sens) ; c'est plus profondément une perte de familiarité de l'homme avec lui-même (...) La subjectivité ne lui assure plus de point d'appuis ou d'assise. Il se voit contraint de fuir le vide de son identité métaphysique par le pur accroissement quantitatif de puissance. (...) Mais l'homme techniquement aliéné ne peut pas sortir de son aliénation par une prise de conscience : celle-ci lui est interdite. L'errance constitue un esclavage plus radical que toute aliénation."
     C'est pourquoi l'homme moderne ne pourra prendre conscience des conditions de son salut qu'en subissant des crises de façon douloureuse. Ces conditions doivent pour Heidegger s'accompagner d'un certain détachement à l'égard des choses (Gelassenheit) et de l'ouverture au mystère de notre existence qui le conduiront à penser, c'est-à-dire à questionner, et donc à remettre en cause le Gestell.
     On se trouve donc, selon Heidegger, en présence de deux types d'hommes, l'animal calculateur et le "mortel". Seul ce dernier a le sens de l'histoire et du tragique ! Le premier est hostile à la nation : elle empêche en effet de rendre les hommes totalement interchangeables en tant que matières premières. Le mortel au contraire y trouve un sens à sa vie car la possibilité de la mort dans le sacrifice accroît la valeur de la vie, et même donne un sens à la mort comme c'est le cas du héros.
     Par contre, en détruisant la nation, le Gestell ramène l'homme au calcul et à l'animalité. Le calcul fait-il la supériorité de l'homme sur l'animal ? Toute notre tradition civilisatrice le nie : le martyr chrétien ou le héros guerrier qui peuvent parfois fusionner comme chez Jeanne d'Arc, ne calculent pas dans un but utilitaire pour donner un sens à leur vie ! Leur sacrifice est au-delà de l'utilitarisme.
Yvan Blot, L'oligarchie au pouvoir

14:09 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |