Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 4

  • La tribune de Macron révélatrice du néant de la pensée de l’oligarchie et de la violente aversion des dirigeants pour nos libertés

    La tribune de Macron révélatrice du néant de la pensée de l’oligarchie et de la violente aversion des dirigeants pour nos libertés

    De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

  • La propagande apocalyptique de La République en Marche pour les européennes

    Capture-18.png

    De mieux en mieux, ou de pire en pire. C’est selon. « Vous n’avez pas le choix ». Pas d’autre choix que de voter Emmanuel Macron aux élections européennes le 26 mai prochain. Voter Emmanuel Macron, enfin, façon de parler. Il ne sera pas candidat, forcément, mais c’est du pareil au même : Buzyn, Poirson, embrassez qui vous voulez, la vraie tête de liste de La République en Marche sera Emmanuel Macron. La preuve, la campagne est lancée et l’on ne sait pas encore qui sera la tête de gondole.

    « Regardez notre époque, regardez là en face et vous verrez que vous n’avez pas le choix » : c’est justement ce que nous dit Emmanuel Macron dans le clip de lancement de campagne de La République en Marche. Un extrait du fameux « discours de La Sorbonne ». Des paroles proférées sur un ton incantatoire, menaçant, osons le mot… prophétique ! Dieu merci, diront certains, nul n’est prophète en son pays… « Vous n’avez qu’un choix simple, celui de choisir de laisser un peu plus de place à chaque élection aux nationalistes, à ceux qui détestent l’Europe. Et dans cinq ans, dans dix ans, ils seront là. » Comme les envahisseurs. Des paroles mais aussi des images : catastrophe naturelle, émeute, défilé d’extrême droite, migrants, bidonvilles, mer polluée, barbelés, Salvini, drapeaux FN, chars d’assaut, Bannon et, brochant sur le tout, évidemment, Marine Le Pen… « Nous les avons déjà vu gagner. Ici. » Et le clip d’enchaîner d’une image de la présidente du Rassemblement National, d’abord en couleur puis en noir et blanc, à celles, aussi en noir et blanc, de ces femmes et hommes déblayant les décombres dans l’immédiate après-guerre (ils n’ont pas dû oser les camps de concentration). Comprendre de cet enchaînement (car, on est bien d’accord, il s’agit bien d’un clip de campagne pour des élections) : Marine Le Pen, c’est le chaos, la haine, les catastrophes naturelles, la pollution de la planète, la guerre, le malheur – Ach, la guerre, grosse malheur ! L’Apocalypse, c’est maintenant, si vous ne votez pas pour moi ! Ils n’ont pas osé ou pas eu le temps ou pas les moyens, allez savoir, mais on sent bien que s’ils avaient pu ajouter la pluie de sauterelles ou de crapauds, ils l’auraient fait. Plus c’est gros, plus ça passe.

    Puis le clip, enchaîne sur Schuman signant le traité de Rome, la destruction du mur de Berlin (comme si l’Union européenne y avait été pour quelque chose…), Vaclav Havel, Mitterrand-Kohl main dans la main, Chirac embrassant Walesa. Tiens, ils n’ont pas osé De Gaulle. Bizarre. Rien cependant sur l’ex-Yougoslavie des années 90, il est vrai, triste démonstration que l’Europe, ce n’est pas nécessairement la paix… Et enfin, l’appel à la jeunesse, encore la jeunesse, toujours la jeunesse, forcément la jeunesse. Faut reconnaître, c’est de la belle ouvrage. Et puisque, de façon subliminale, ce clip évoque les pires heures de notre histoire, comment ne pas se dire que, finalement, le docteur Goebbels, en matière de propagande, était un petit amateur. Encore un peu, et l’on avait Emmanuel Macron marchant sur les eaux du Rhin, main dans la main avec Merkel.

    La question maintenant est de savoir si cette « propagande absolument délirante », pour reprendre les mots de Natacha Polony, n’est que de la grosse propagande qui tache, ou bien si elle correspond vraiment aux convictions profondes de ses instigateurs. A bien y réfléchir, ce serait le pire.

    Si vous voulez vous faire peur, voir le clip : ici

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/la-propagande-apocalyptique-de-la-republique-en-marche-pour-les-europeennes/

  • Dans Rivarol de cette semaine Robert Spieler appelle à soutenir lia campagne contre la menace de dissolution du Bastion social

    1840536640.jpgLe 20 février, au dîner du Crif, Emmanuel Macron avait annoncé qu'il allait dissoudre le Bastion social, une organisation hautement sulfureuse puisqu'elle consacre la majeure partie de ses activités à la défense de la civilisation européenne et à l'aide aux SDF français. Malgré les fermetures de leurs locaux, souvent sous couvert de normes administratives, le Bastion social avait courageusement résisté.

    Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale a, dans un esprit unitaire et trans-courants, pris l'initiative de lancer une pétition demandant au Président de la République de ne pas prendre une "décision injuste, partisane etgravement attentatoire aux libertés démocratiques essentielles." On lit en introduction de cet appel : "Les signataires, qui ne partagent pas forcément les idées du Bastion social sur de nombreux points, s'inquiètent de ce lynchage démocratique d'une association qui n'a comme réel tort que d'aimer son peuple et sa patrie et demandent au Président de la République de revenir sur ses intentions".

    De nombreuses personnalités de la mouvance nationale, nationaliste et identitaire, dont Jean-Marie Le Pen, ont d'ores et déjà signé cet appel contre la dissolution du Bastion social. Rivarol, bien entendu, s'y associe. Manifestez vous aussi votre soutien en envoyant un courrier avec vos coordonnées à Synthèse nationale 9, rue Parrot (CS 72809) 75012 Paris.

    Rivarol, n°3368, du 13 mars 2019

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Jean Sévillia : « Retrait d’Abdelaziz Bouteflika : une victoire de la rue à court terme qui ne résout rien ! »

    L’annonce du retrait de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de l’Algérie est-elle le signe d’une victoire du peuple algérien ? Le pays peut-il espérer sortir de cette crise de manière pacifique en évitant un scénario islamiste ?

    Analyse de la situation algérienne par Jean Sévillia au micro de Boulevard Voltaire

    Après plusieurs semaines de pression de la rue, Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat.
    Est-ce une victoire du peuple algérien ?

    À court terme, c’est évident. Le système du parti au pouvoir militaro-politico-industriel du FLN a reculé devant la pression de la rue. Ces manifestations, sur l’ensemble du territoire algérien et spécialement dans les grandes villes, ont été impressionnantes. Le fait que le pouvoir a reculé devant la rue est un résultat immédiat et assez inédit dans l’Histoire de la République algérienne. Le pouvoir a voulu lâcher du lest. Il a bien vu qu’une confrontation directe n’était pas possible avec des millions de personnes contre soi. Il y a un moment où on peut difficilement tenir.
    Pour autant, cela ne résout rien. Abdelaziz Bouteflika est toujours au pouvoir. Mais en fait, il s’agit d’un pouvoir fantôme. Derrière sa personne, c’est un système tout à fait opaque, un clan qui est au pouvoir. Il concerne sa famille, le frère de Bouteflika, la haute hiérarchie militaire algérienne et certains milieux d’affaires. Ce même clan se maintient au pouvoir.
    Nous avons de multiples interrogations. Comment va se dérouler l’avenir ? Il nous annonce un report de l’élection présidentielle, mais pour quand ? Et les candidatures seront-elles libres ?
    C’est une victoire de la rue algérienne, mais c’est une victoire à court terme qui pour l’instant ne résout rien.

    On se souvient de la guerre civile. L’Algérie peut-elle s’en sortir pacifiquement ?

    Ce n’était pas Bouteflika, mais c’était les mêmes hommes qui réprimaient sévèrement les manifestations.
    En 1988, l’armée algérienne a tiré à balles réelles sur la foule faisant des centaines de morts.
    En 1992, le processus électoral a été interrompu, puisque les islamistes allaient gagner les élections législatives. Le système algérien est capable de violence.
    D’un côté, cette réalité-là est évidente. De l’autre côté, c’était il y a 30 ans. Depuis le temps a passé. La haute hiérarchie algérienne n’a pas changé. Il y a sûrement une certaine perméabilité entre les attentes de la société civile et l’armée algérienne, notamment chez les jeunes militaires qui ne sont pas ceux d’il y a 30 ans.
    L’Algérie s’accroît d’un million d’habitants par an. Ils étaient 42 millions en 2018, ils seront 43 millions à la fin 2019. Sur ces 43 millions, 45 % ont moins de 25 ans.
    Aujoud’hui, il y a une forme de naïveté et d’innocence de cette foule qui ne mesure pas à quel point la haute hiérarchie militaire est capable de déclencher un processus répressif extrêmement fort.
    Dans quel sens cela va-t-il basculer ? Les meilleurs spécialistes de l’Algérie sont eux-mêmes dans l’expectative. Tout le monde est extrêmement prudent. Il y a une grande opacité. On ne sait pas qui dirige. Il n’y a pas moyen de pénétrer ce système et d’avoir des informations. Même les journalistes très spécialisés n’arrivent pas à avoir des informations inédites. Tout le monde est donc très prudent.
    Le scénario islamiste paraît-il probable ?

    Ce scénario est peu probable aujourd’hui. Cela ne veut pas dire que les islamistes ne sont pas présents dans la société algérienne. Ils sont même très actifs. Vraisemblablement davantage dans les campagnes que dans les villes. On n’est pas dans cette logique-là dans l’immédiat. On a vu physiquement que c’était une foule musulmane, mais pas une foule islamiste. Cela n’est pas dans la mentalité algérienne, même si certains réseaux travaillent dans ce sens-là. Ils ne représentent pas du tout la majorité algérienne.

    http://www.bvoltaire.fr/jean-sevillia-retrait-dabdelaziz-bouteflika-une-victoire-de-la-rue-a-court-terme-qui-ne-resout-rien/

  • Zoom – Philippe Montillet : Paris, le dessous des cartes

     

    L’historien Philippe Montillet présente l’ouvrage qu’il a coécrit avec Hervé Blumenfeld et Pierre Pinon : »Les environs de Paris ». Un livre dans lequel ils proposent de revenir sur l’histoire de la géographie d’Île-de-France à partir de cartes sélectionnées depuis le XVIème siècle.

    -les-environs-de-paris-p43-1.jpgHervé Blumenfeld, Philippe Montillet, Pierre Pinon, Jean-Eudes Tilloy : Les environs de Paris
  • Alex Newman explique les raisons de la migration de masse


    Voici la retranscription d’un entretien avec Alex Newman publié par The New Americansur le thème de la migration de masse souhaitée par le « Nouvel Ordre Mondial » dans les pays occidentaux. La vidéo renvoie vers une publication certainement passionnante sur l’« Etat profond».– J.S.

    Un entretien avec Alex Newman sur les raisons de la migration de masse
    Bill Jasper, TNA : Avec l’ONU, Peter Sutherland et George Soros ont été déterminants pour déclencher la crise des migrants en Europe en 2015. Comment ce processus s’articule-t-il avec le Nouvel Ordre Mondial et le rôle joué par l’Union européenne ?
    Alex Newman :

    Il est intéressant que vous ayez mentionné le nom de Peter Sutherland : je vois que vous avez le communiqué de presse diffusé par les Nations unies après l’entretien mené avec lui alors qu’il était représentant spécial de l’ONU pour les migrations. Il a déclaré lors de cet entretien que les frontières sont un obstacle, qu’il faut se débarrasser des « vaches sacrées » de la souveraineté nationale et que nous devons nous rendre compte que les Etats-nations qui se cachent derrière des murs sont derrière nous. Il nous faut avancer vers le Meilleur des mondes (ce n’est pas le terme qu’il avait employé) – en substance, une seule humanité gouvernée par une seule entité. Je pense que nous avons eu affaire là à la meilleure synthèse présentant le véritable plan en cours.
    Avant tout, il faut savoir qu’ils mentent. Je crois qu’il est important de l’établir. D’abord, ils ont essayé l’angle humanitaire, affirmant avoir un vrai souci de tous ces gens qu’il fallait faire entrer en Europe et aux Etats-Unis par le biais de l’ONU. C’est si visiblement frauduleux que cet argument n’est plus employé. Trump a fait remarquer lors de son discours à l’assemblée générale de l’ONU que nous pouvons supporter un nombre bien plus considérable de vrais réfugiés, dès lors qu’ils sont proches de nous. Une étude d’un chercheur suédois aboutit à cette estimation : on peut supporter de 25 à 50 fois plus de réfugiés en Jordanie, en Turquie, au Liban qu’on ne peut en établir en Suède, en Allemagne ou aux Etats-Unis. Si leurs préoccupations étaient véritablement d’ordre humanitaire pourquoi n’aider qu’un 50e de ces gens en les amenant aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne ou en France ou n’importe quel autre pays ? C’est absurde, et ce n’est pas humanitaire du tout. Dans le même temps, on fait du tort à leurs pays d’origine. On en sort des gens prudents qui pourraient y retourner pour y monter de nouvelles affaires, pour les expédier vers un nouveau pays. Cela n’a rien d’humanitaire.
     Ce n’est pas davantage humanitaire que de faire exploser leur pays au départ. A regarder les pays qui produisent ces réfugiés, tous sans exception – dès lors qu’il s’agit de réfugiés véritables – sont des pays détruits par les mondialistes. La Libye n’était certes pas un paradis sous Kadhafi, mais c’était un pays stable et les gens y vivaient leur vie, ils y avaient leur foyer, ils n’étaient pas tirés comme des lapins ni vendus comme esclaves. Même chose en Syrie : les chrétiens pouvaient librement y rendre leur culte à Dieu, ouvertement et paisiblement. Ils constituaient une minorité de 10 %. Le pays est aujourd’hui en ruines et les gens se font massacrer. Même chose en Irak…

    La migration masse ne se justifie ni par l’humanitarisme ni par l’économie
    TNA : Ce que vous dites à propos des chrétiens mérite d’être souligné. Les personnes les plus en danger, ceux qui méritent le plus le statut de réfugiés sont les chrétiens qui restent dans ces pays. Ce sont eux qui ont subi des discriminations de la part de l’ONU et de l’Union européenne. On ne les a acceptés qu’à toutes petites proportions et ils sont régulièrement massacrés.

    A.N. : En effet, lorsqu’ils font leur entrée dans les soi-disant camps de réfugiés de l’ONU, ils sont battus, persécutés, torturés, et souvent tués. Autant dire qu’ils évitent d’y entrer. C’est une tromperie complète que de dire qu’il est « humanitaire », ce processus constitué par les efforts mondialistes en vue d’importer des millions de personnes.
    Leur deuxième idée a été de dire : nous en avons besoin car nous n’avons pas assez de monde pour faire le travail nécessaire. En Europe la population est trop vieille, il n’y a pas eu assez de bébés, les retraites vont s’effondrer. Mais voilà une nouvelle tromperie massive et gigantesque ! La quasi-totalité des études qui se sont intéressées à cette question constatent que ces nouveaux arrivants vont peser indéfiniment sur le contribuable à l’avenir. Il n’y a pas de moment où l’on peut se dire qu’après, disons, 20 ans, ils seront devenus contributeurs nets au Trésor public. Pour autant que nous puissions savoir, c’est en tout cas ce que je pense, il y aura indéfiniment un déficit net du trésor. Si vous vous faites des soucis à propos de votre future retraite, ou sur le point de savoir qui fera le travail que les Allemands, les Français ou les Américains refusent, c’est que vous avez été pris pour un pigeon. Il ne s’agit en aucun cas d’une bonne solution à ces problèmes. L’automatisation pourrait en régler certains, tout comme le fait d’avoir davantage d’enfants – mais il faudrait arrêter de faire du lavage de cerveau parmi les jeunes en leur expliquant qu’ils aggravent le réchauffement global, et tout ce qu’on leur raconte à l’école. C’est nous qui sommes trompés dans cette affaire.

    Destruction de la civilisation chrétienne occidentale
    A quoi correspond en réalité le plan ? Il n’est pas humanitaire et sur le plan économique il n’est pas défendable. Alors, pourquoi ? Je crois que la réponse est très claire. Je crois que Victor Orban, Premier ministre hongrois, l’a explicité de la manière la plus forte et la plus éloquente : le vrai plan est la destruction de la civilisation chrétienne occidentale et le sabotage de l’Etat-nation. Car ce qui se passe, dans une grande partie des plus grosses villes européennes, c’est que les autochtones deviennent minoritaires dans leur propre cité : Francfort, Londres, Malmö… la population autochtone y est déjà une minorité.
    Alors, que va-t-il se produire ? Un beau jour, ces autochtones vont se réveiller et se demander ce que signifie d’être par exemple allemand. Personne parmi ces gens ne parle notre langue, nous n’avons pas la même religion, nous n’avons pas la même histoire, nous n’avons pas la même culture, ni les mêmes valeurs, ni les mêmes croyances, pourquoi avoir un pays qui s’appelle Allemagne ?

    TNA : Au sein de l’UE, un grand nombre de personnes favorables à ce plan disent qu’il faut s’y résigner, et ne pas y avoir d’Allemand ou d’Anglais tels que nous les connaissons. La nouvelle norme, c’est la civilisation internationale multiculturelle.
    A.N. : Et après, ils racontent qu’ils aiment la diversité ! Incroyable ! Ils éliminent l’authentique diversité et après ils nous disent qu’ils aiment la diversité !
    Traduction

    Anne Dolhein

    https://reinformation.tv/alex-newman-raisons-migration-masse-dolhein-90366-2/

  • Un djihadiste de l’État islamique à Baghouz : “Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia”

    djihadiste-etat-islamique-600x337.jpg

    L’étau semble se resserrer autour de Baghouz, cette poche encore tenue par le groupe Etat islamique. Les combattants des Forces démocratiques syriennes ont engagé dimanche un assaut contre cette ville dans l’est de la Syrie. Et ce mardi, près de 2000 personnes se seraient rendues.

    Des images présentées comme ayant été filmées à Baghouz, ont été publiées ce lundi sur les réseaux sociaux. On y entend un homme Abu Abd al-Azeem, militant du groupe Etat islamique déclarer ceci :

    Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi est-ce qu’on nous bombarde ? Pourquoi le monde entier est contre nous ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi sommes-nous assiégés ? Pourquoi le monde entier reste-t-il silencieux ? Quel est notre crime ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia, la loi de Dieu. Si Dieu le veut, demain, nous serons au paradis. Et eux, nos ennemis iront brûler en enfer.

  • Algériens pro-fellouzes : dégagez… de chez nous !

    Par Alain Sanders

    algérie.jpg

    Jean Madiran disait (et il l’a même écrit dans Présent) : « La France ne peut plus rien en Algérie, la France ne peut plus rien pour l’Algérie. » Il avait raison. Une page est tournée. Ils sont – de satrapes en satrapes – indépendants depuis près de soixante ans. Pour réussir à transformer un pays moderne, qui leur fut remis clefs en main, en un champ d’épandage que des centaines de milliers de jeunes rêvent de quitter. A tout prix.

    On entend les manifestants d’Alger scander : « FLN dégage » (sans oublier d’y associer son complice de gouvernement, le RND). Ils auront mis le temps à se réveiller. Mais bon... Qu’ils s’arrangent entre eux, ça ne nous regarde pas. Mais ça commence à nous concerner quand ce même slogan est lancé dans des manifestations organisées en France. Par des « Algériens » dont on ne sait pas s’ils sont Algériens, Français, Algériano-Français ou Franco-Algériens.

    Dimanche dernier, ils étaient très nombreux à manifester, youyous à l’appui, place de la République à Paris. Imaginez-vous une manifestation politique de ressortissants français au cœur d’ Alger ? Ils brandissaient des centaines de drapeaux algériens. C’est le cœur serré et la rabia au ventre que j’ai regardé ça. Car ce drapeau algérien, c’est la souquenille FLN. Celle qui a flotté sur les massacres des nôtres. A Oran, en juin 1962, tandis qu’éclataient les youyous stridents des femmes, les dépeceurs, les égorgeurs, les écorcheurs d’Européens, de Juifs, de Français musulmans, arboraient ce même emblème.

    Les avez-vous entendus, ces « Algériens » de la place de la République dire leur attachement à l’Algérie (« J’ai l’Algérie au cœur », dira notamment une femme qui, pourtant, excluait d’y retourner, mais embrassait son drapeau comme une kesra sortie du four...) ? Les avez- vous entendus en rajouter avec des trémolos comme là-bas, dis... Des déclarations d’allégeance qui n’auraient rien d’anormal en Algérie. Mais incongrues, indécentes et même inquiétantes, en France.

    Vous l’aimez tant que ça, votre pays de fellouzes ? Bravo. Mais que faites-vous en France ? Qu’attendez-vous pour retourner là-bas prendre part à cette (r)évolution politique annoncée et souhaitée ? Ce n’est pas place de la République, à Paris, qu’il faut rouler des mécaniques mais – où vous voulez, zenqetblasaberrafi wast lamdinachariel’ baladiya – au bled !

    Aussi, Algériens pro-fellouzes (car ce n’est pas le FLN fellagha que vous rejetez, mais ce qu’en ont fait vos politicards corrompus) qui vivez et prospérez en France, un conseil : dégagez de chez nous ! Vous pourrez ainsi manifester sur place et, à l’occasion, voter in situ plutôt que dans les officines « bouteflikesques » de Paris, Marseille, Lille, Roubaix, Mulhouse, Saint-Denis, etc. Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vive les rats, y’a un moment où ça va bien comme ça... Quand on veut se réconcilier, il faut être deux à le vouloir. On ne peut avoir, d’un côté une France qui se prosterne devant la doxa FLN (par soumission, « femmelitude », diplomatie, business, peu importe), et de l’autre une Algérie qui, dans ses livres scolaires, son enseignement universitaire, les articles de presse, les émissions télé, les diatribes de ses hommes politiques (qui utilisent ce truc depuis 1962 pour juguler tous opposants dès lors considérés comme traîtres aux moudjahidin des années de braise), distille une haine cuite et recuite. Une Algérie arabo-musulmane qui persécute les chrétiens, détruit leurs églises et leurs temples, tient les Kabyles sous le joug. FLN historique ou FLN relooké, c’est kif-kif bourricot finalement. Ce qui va se passer en Algérie ? C’est leur affaire. Et, pour tout vous dire, mâshi souqi ! (« Je m’en fous. »)

    Source : Présent 13/03/2019

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Leur Europe n’est pas un but, c’est une construction sans fin

    Leur Europe n’est pas un but, c’est une construction sans fin

    Quand l’Union européenne se montre incapable de résoudre une crise (financière, migratoire…), les européistes ont une solution toute trouvée : il faut plus d’Europe. Dans son ouvrage sur le mensonge de la construction de l’Union européennePhilippe de Villiers montre bien qu’il ne s’agit pas là d’une déviance par rapport au projet originel, ni une trahison de la volonté des “Pères fondateurs”, mais que cette fuite en avant est présente dès le début. L’auteur évoque une discussion avec Jean Foyer, qui lui disait :

    Ce sont les démocrates-chrétiens, disciples de Schuman, qui font tourner la machine crantée. Ils nous expliquent que ce n’est pas grave, que ce n’est qu’un petit cran de plus. Et on paie au cran suivant. Ils appellent ça la méthode Monnet […] C’est lui qui a théorisé l’Engrenage. Les Anglos-Saxons parlent, eux, du spin over effect, l’effet de débordement. Tout cela vient du traité de Rome, qui appelait à “un processus créant une union sans cesse plus étroite”. Leur Europe n’est pas un but, c’est une “construction” sans fin ; elle se définit par son propre mouvement. Ce traité a été pensé, écrit même, pour faire coulisser un noeud coulant invisible. Il suffit de resserrer chaque jour le noeud : celui dont les juristes, les commissaires, tiennent la corde, et plus encore le noeud prétorien, le noeud des juges qui vous glissent la corde autour du cou. L’Europe nous a mis entre leurs mains.

    Et plus loin, Philippe de Villiers ajoute :

    Chaque crise engendrée par l’intégration ne promet d’être résolue que par un surcroît d’intégration. Euro, migrations, commerce : plus on ouvre les frontières, plus on multiplie la méfiance et les difficultés entre pays différents embarqués ensemble, plus il faut alors règlementer et donc transférer de pouvoirs vers des organes supranationaux. Sur chaque sujet, c’est le même cycle infernal. Il n’est pas accidentel. C’est la stratégie du gouvernement par le chaos. Jacques Delors l’a théorisée sous le nom de “crise bénéfique”, selon laquelle chaque crise est une bonne raison de franchir un nouveau pas vers plus de supranationalité.

    Gouverner par le chaos ? Les lecteurs attentifs du Salon beige se souviendront certainement de deux recensions récentes, l’une sur le mondialismel’autre sur la franc-maçonnerie. Cette coïncidence n’est sans doute pas un hasard.

    https://www.lesalonbeige.fr/leur-europe-nest-pas-un-but-cest-une-construction-sans-fin/

  • La grande arnaque en débat

    pinochio-300x199.pngCe n’est pas faute de l’avoir dit, il est plus facile d’entrer dans l’Union Européenne que d’en sortir, quand bien même un Etat y aurait   posé un pied prudent et aurait  conservé sa monnaie nationale. Le Royaume-Uni en fait aujourd’hui l’expérience, tant il est vrai que le cas d’Albion, forcément perfide aux yeux  des Bruxellois les plus enragés, doit servir d’exemple et dissuader tous ceux  qui seraient tentés de s’en évader. A   J-17 avant la date officielle du Brexit, une large majorité de 391 députés britanniques (contre 242) ont infligé hier un nouveau désaveu cinglant à la pugnace Theresa May,  en rejetant son accord de rupture avec l’UE. Un nouveau vote aura lieu aujourd’hui qui jugera de la possibilité d’une sortie sans accord et demain ces mêmes députés devront se prononcer sur la proposition d’un report (limité) du Brexit. On admirera dans ce contexte ce tweet  de Michel Barnier, négociateur en chef pour l’Union européenne chargé de mener les négociations liées au Brexit, jouant le  registre de la bonne volonté et de la sincérité douloureuse: «L’Union européenne a fait tout son possible pour que l’accord soit adopté.  L’impasse ne peut être résolue qu’au Royaume-Uni. Nos préparatifs en vue d’une sortie sans accord sont maintenant plus importants que jamais.» Euronews rapporte pareillement les avertissements de Donald Tusk, le président du Conseil européen: «s’ils doivent demander le report du Brexit il faudra qu’ils  se justifient de manière crédible pour ne pas perturber le bon (sic) fonctionnement de l’Union européenne.»

    Telle est  l’actualité européenne qui sert de toile de fond aux derniers jours de  ce Grand débat national initié par Emmanuel Macron, lequel  doit officiellement s’achever vendredi. Grand débat ou plutôt grande arnaque  d’un représentant  d’un Système  aux abois qui a trouvé ce moyen, cette diversion,  au plus fort de la crise des Gilets Jaunes (mais le feu couve toujours)  pour gagner du temps, tout en affirmant qu’il ne dérivera pas du cap politique, économique et idéologique qui est le sien. Félicitons nous tout de même de ce que le  Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), saisi notamment par le Rassemblement National, ait officiellement confirmé lundi  sur son site que les interventions fleuves  de M Macron  dans le cadre du Grand débat (plus de 140 heures de prose élyséenne et jupitérienne ont été  diffusées sur l’ensemble des chaînes d’information!) seraient  décomptées  du temps de parole de l’exécutif. Voilà qui devrait également réjouir le juriste Régis de Castelnau, opposant de la première heure au nouveau monde macroniste   qui voyait dans ce  Grand débat, un «Macron Tour  »  de soutien à la liste LREM aux élections européennes,  «strictement illégal et qui  caractérise un comportement pénal. »

    Les Français, certes, ne sont plus dupes de grand chose.  Un récent  sondage Ifop-Fiducial indique que 62% des personnes interrogées  pensent qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ne prendront pas en compte les propositions et demandes formulées par les Français dans le cadre du grand débatEt BFMTV notait hier que les  cinq  garants  désignés du grand débat (Jean-Paul Bailly, Nadia Bellaoui, Guy Canivet, Isabelle Falque-Pierrotin, Pascal Perrineau) «ont déploré ce mardi les interventions répétées d’Emmanuel Macron et des membres du gouvernement dans la consultation, qui ont selon eux pu renforcer la méfiance des Français (…). Il était peut-être utile qu’il y ait une communication présidentielle et gouvernementale importante au début du processus pour mobiliser les citoyens, a souligné (le politologue) Pascal Perrineau au cours d’un point de presse du collège des cinq garants. Mais, la manière dont ça s’est prolongé a pu contribuer, après avoir mobilisé, à entraver la mobilisation. » Bref, autrement dit, cette manœuvre  a manqué singulièrement de finesse.

    Pascal Perrineau, est-il dit encore,  a souligné à ce propos «des difficultés pour rassembler ces échantillons de citoyens dans certaines régions. La participation moyenne pourrait, selon lui, se situer plutôt aux alentours de 50 à 70 citoyens par conférence au lieu d’une centaine prévue au départ.»  RT, citant ici un article du Parisien, a précisé par ailleurs, dixit un autre politologue, Jérôme Fourquet,  que «la France qui a participé à cette vaste enquête est celle qui a voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. Par voie de conséquence, il note des disparités entre la participation des départements les plus riches et celle des moins aisés (…) Aussi, le Grand débat initié par Emmanuel Macron, et organisé par le gouvernement en dehors d’un cadre indépendant (comme le souhaitait à l’origine la Commission nationale du débat public) semble être, d’abord, une affaire macronienne. La carte des non-contributeurs correspond à celle du non à Maastricht, résume par ailleurs Jérôme Fourquet qui constate une fracture civique et démocratique».

    Lors de l’émission 20 heures politique sur BFM hier soir, le sondage en ligne repris sur son compte twitter était sans appel et balayait d’un revers de la main les «10 000 réunions organisées, les 1,4 million de contributions récoltées en ligne et les 16 000 cahiers de doléances ont été remplis par des citoyens.». À la question posée aux auditeurs Etes-vous optimistes quant aux réponses que le gouvernement va apporter ? , 87% des sondés répondaient NON… Et Jean-Paul Bailly enfonçait le clou en estimant que le compte-rendu (du grand débat) ne sera pas un sondage représentatif de l’opinion des Français.»

    D’autant que la crédibilité de ce gouvernement, dans sa capacité à dire le vrai, a été très largement  anéantie par sa gestion de la crise des Gilets Jaunes. Déni pathétique du chef de l’Etat , infox, fausses nouvelles véhiculées à la tête de l’Etat et par ses relais,  diabolisation, reductio ad hitlerum, délires verbaux des Griveaux, Schiappa, Castaner…: des sommets dans la propagande mensongère à gros sabots ont été atteints.

    Laurent Dauré l’a (d)écrit longuement sur le site Les crises, «la synthèse des délires macronistes à propos des Gilets jaunes » parle d’elle même  : «il s’agit d’un mouvement de factieux néonazis incendiaires dont le mouvement est orchestré en sous-main par Stephen (dit Steve) Bannon, Vladimir Poutine et le gouvernement italien. La pensée complexe, ça décoiffe (…). Les médias dominants ont maintes fois condamné les Gilets Jaunes pour les fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, ils en ont proposé des compilations (quelques exemples : BFM-TV, France Inter, Le Parisien, TF1, CNews, RTL), en occultant presque systématiquement leurs pendants macronistes. Pourtant, si on prétend s’intéresser avec honnêteté et rigueur aux phénomènes des fake news et du conspirationnisme – qui ne sont pas récents –, il convient de se pencher aussi et peut-être même en priorité à l’abondante production du pouvoir..»

    Quitte en effet  à se pencher sur le sujet (bien réel) de la pensée conspirationniste et de son impact sur nos comportements, notamment électoraux, «On attend avec impatience des études sur la perméabilité de la petite et grande bourgeoisies à certaines théories du complot (en particulier sur la Russie), la spécificité de leurs biais intellectuels et la faible dilection des  classes éduquées  à l’égard de la démocratie. À ce sujet, on a pu constater que les médias dominants se sont abstenus de rendre compte d’une étude importante exposée dans le New York Times le 23 mai 2018 : « Les centristes sont les plus hostiles à la démocratie, pas les extrémistesDifficile de ne pas reconnaître le macronisme sous les traits de ce  centrisme totalitaire ».

    Difficile en tout état de cause  de croire encore aux lendemains qui chantent et de penser printemps. Et ce, affirme Bruno Gollnisch en cette période ou les défis qui attendent la France et les Français (ils vont atteindre leur taille critique dans les mois et les années  à venir),    certainement  les plus dangereux  que nous aurons à affronter depuis les commencements de notre longue histoire, commanderaient de rompre,  définitivement et urgemment , avec la  catastrophique utopie euromondialiste.

    https://gollnisch.com/2019/03/13/la-grande-arnaque-en-debat/

  • Marine Le Pen continue d'affirmer qu'un retraité français modeste est "moins bien traité qu'un migrant"

    marine-le-pen.jpgLa présidente du Rassemblement national affirme notamment que les migrants, "fraîchement débarqués" ou non, sont aidés en priorité au détriment des Français.
    "Je pense que les Français ont plus de droits que n'importe qui d'autre dans leur propre pays", estime Marine Le Pen.
    Invitée de BFMTV ce mardi matin, la présidente du Rassemblement est revenue sur l'injustice majeure que subiraient, d'après elles, les Français les plus modestes vis-à-vis des immigrés arrivant sur notre sol.
    "Il faut réserver la solidarité nationale, y compris en matière de logement, à nos propres compatriotes", a-t-elle déclaré, affirmant que la totalité des logements d'urgence était aujourd'hui attribuée aux "migrants fraîchement débarqués". 

    "Combien de retraités modestes, mais qui ont un petit capital, ne demandent pas le minimum vieillesse parce qu'ils veulent laisser quelque chose à leurs enfants? (...) Ils préfèrent vivre extrêmement chichement, en dessous (...) du seuil de pauvreté pour pouvoir laisser le petit capital qu'ils ont réussi à se constituer par leur travail durant toute leur vie à leurs enfants", estime Marine Le Pen.
    [...]
    En savoir plus sur bfmtv.com

    https://www.peupledefrance.com/2019/03/marine-le-pen-continue-daffirmer-retraite-francais-moins-bien-traite-quun-migrant.html#more

  • La BCE ouvre les vannes pour retarder l’explosion à venir

    2211121730.jpg

    Par Marc Rousset    

    L’économie mondiale va tout droit dans le mur car elle ralentit en dépit du laxisme monétaire des banques centrales, de l’hyper-endettement et des déficits publics des États.

    Au terme de sa réunion du 7 mars 2019, la BCE vient de laisser ses taux directeurs inchangés à 0 % jusqu’à la fin de 2019, au lieu de l’été 2019, et même très probablement jusqu’à 2020. Elle s’engage également à réinvestir sur le marché obligataire l’intégralité des remboursements de titres arrivant à l’échéance déjà à l’actif de son bilan,« pendant une période prolongée après la date à laquelle elle commencera à rehausser ses taux » , ce qui, en langage clair, signifie : pas avant 2021 ! Il est même précisé :« aussi longtemps que nécessaire pour maintenir les liquidités favorables et un degré élevé de soutien monétaire », ce que l’on pourrait traduire par : « pour l’éternité ».

    Et, cerise sur le gâteau, pressentant l’explosion à venir du côté des banques et de l’État italien, la BCE va encore beaucoup plus loin que la Fed américaine. Elle s’engage à perpétuer, de septembre 2019 jusqu’à mars 2021, une série d’opérations de refinancement exceptionnels TLTRO (Targeted longer-term refinancing operations) à taux zéro, voire négatifs, pour sauver les banques européennes, et plus particulièrement italiennes, menacées de faillite immédiate. La BCE nous assure qu’elle n’est pas à court d’instruments, mais ses digues semblent bien fragiles face à l’endettement public et privé qui continue d’augmenter tandis que la croissance économique ralentit de la zone euro jusqu’à la Chine et au Japon.

    En réalité, la crise économique a déjà commencé depuis 2015, date du premier ralentissement de la Chine. La situation se dégrade lentement d’une façon inexorable, tout comme la grenouille dans la casserole d’eau froide qui ne prend pas conscience de la mort qui approche lorsque l’on augmente d’une façon faible mais continuelle la température. Suite au surendettement mondial, le cygne noir déclencheur peut apparaître n’importe où. L’OCDE vient de constater, par exemple, que la dette obligataire des entreprises dans le monde a doublé en dix ans et met en doute leur capacité à rembourser les obligations. Le ratio d’endettement mondial est de 318 % du PIB, soit 49 % de plus qu’avant le pic de la faillite de Lehman Brothers. Selon certains experts, l’épargne mondiale serait en train de s’assécher.

    Bruxelles presse Rome de redresser la barre « avec des perspectives économiques qui s’assombrissent » et « une dette publique qui ne devrait pas diminuer dans les années à venir », tandis que le revenu citoyen démagogique du Mouvement 5 étoiles est lancé. La mesure devrait profiter à 1,3 million de personnes pour un revenu de 421 euros. Le risque est de détourner du travail de nombreux bénéficiaires, d’alimenter le travail au noir et d’enrichir la mafia, très impliquée dans des activités de main-d’œuvre pas chère. Quant à la banque Carige, elle supprime un quart de ses effectifs, souhaite réaliser une augmentation de capital de 630 millions d’euros, mais a échoué à lever 400 millions.

    Les États-Unis, malgré la hausse de droits de douanes, affichent un déséquilibre commercial, en 2018, de 621 milliards de dollars tandis que le déficit commercial avec la Chine s’est aggravé à 419,2 milliards de dollars. La croissance chinoise, qui était de 14,2 % en 1992, sera de seulement 6,2 % en 2019. Le montant des prêts intérieurs chinois dépasse les 230 % du PIB. Les États-Unis ralentissent tandis que l’empire du Milieu s’essouffle et empile les dettes, avec 50 millions d’appartements inoccupés, soit 22 % du parc immobilier national. Les exportations japonaises de composants et robots vers la Chine ont diminué de 17,4 %, nonobstant les menaces douanières de Donald Trump aux États-Unis.

    Le monde entier est tombé dans le piège des taux bas et de l’argent gratuit. Quand l’argent n’a plus de prix, tout le monde s’endette ! La croissance ne repose plus que sur la dette et l’émission laxiste de monnaie par les banques centrales pour injecter des liquidités. Sans les banques centrales, l’épargne ne pourrait pas financer les déficits publics des États et les besoins d’investissement des entreprises. Les taux d’intérêt devraient être aujourd’hui à 20 % et non pas à 0 % ! Avec 250.000 milliards de dollars de dettes à travers la planète, 1 % d’augmentation des taux d’intérêt correspond au PIB de la France ; le remboursement devient donc impossible.

    Le monde et la zone euro sont entrés dans une période où les banques centrales ne peuvent plus remonter les taux, ce qui prendra fin par l’explosion du Système, l’hyper-inflation vénézuélienne et la perte totale de la valeur des monnaies, avec un seul survivant : l’or.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Le malus appliqué aux retraites complémentaires : une injustice de plus

    Désormais, si vous prenez votre retraite à 62 ans, la punition tombe : 10 % de moins sur votre complémentaire brut, pendant trois ans, grâce à un coefficient dit de solidarité !
    En clair, l’État vous prive d’un trimestre de complémentaire sur cette période – ce n’est pas rien – et cet acte appelle quelques remarques.
    Concoctée, en 2015, par ceux qui nous gouvernent, ceux qui gèrent, et avec l’accord de ceux qui sont censés nous défendre, cette loi montre combien les gilets jaunes ont raison sur le fond.
    Les acquis disparaissent de plus en plus ; la retraite à 62 ans en était un. 
    Naïf que je suis, je pensais que, pour avoir un malus, il fallait avoir eu un accident avec responsabilité, comme en voiture, ou avoir commis une faute. 
    Prendre sa retraite à 62 ans à taux plein ou non est un choix personnel : en partant sans avoir le taux plein, vous partez avec moins de pension ; ce qui est juste. 
    En revanche, qu’on vous « taxe » depuis le 1er janvier ne l’est pas, la liberté de prendre sa retraite à 62 ans n’existe plus, avec ou sans taux plein, elle est conditionnelle : vous pouvez partir, mais sous réserve de vous affranchir d’un « billet d’entrée en retraite valant un trimestre de complémentaire sur 3 ans ». 
    Sujet du grand débat ? Eh bien, non…
    Si je comprends une mesure incitative de bonus, si vous travaillez au-delà de 62 ans, je déplore la taxe pour le départ à 62 ans, car cela sanctionne. 
    Et la question est : de quoi ? 
    Du droit de prendre sa retraite à l’âge légal. 
    Ce nouvel impôt a un côté pernicieux car il instaure une taxe sur la retraite, avec un curseur âge qui pourra bouger dans le temps ; il ne me semble, d’ailleurs, à titre personnel, pas totalement légal au regard du principe de sanction qu’il institue pour ceux qui décident de prendre leur retraite à 62 ans, dit âge légal.
    Ceux qui sont nés en 1973 et après devront s’acquitter de 173 trimestres (43 années), alors que pour ceux nés en 1957, 166 trimestres suffisent (41 années et 6 mois). Je vous laisse alors imaginer l’âge réel de départ à taux plein, compte tenu des différents emplois (pour ma part, j’en ai tenu cinq sans aucun lien professionnel, avec des périodes de chômage entre, bien que je ne me sois pas contenté de traverser la rue).
    La réalité sur laquelle le gouvernement ne communique pas, avec l’aval surprenant des syndicats, est que dans les années à venir, vous aurez toujours la liberté de partir à 62 ans, mais à condition d’acquitter un impôt de solidarité : paradoxal, d’autant que la pension diminuera de plus en plus, au regard des trimestres nécessaires croissants pour bénéficier du taux plein.
    Pendant que le grand débat accouche d’une souris, il est important d’informer nos concitoyens de la réalité de demain : de plus en plus, ceux qui décideront de prendre leur retraite à 62 ans auront de moins en moins de pension et seront, en sus, « punis » d’un malus leur enlevant un trimestre de complémentaire globalement, pour être solidaire. 
    De qui ? 
    Même la CSG ne leur suffit plus. 
    Le jaune a encore de beaux jours devant lui.

  • La grande mascarade du grand débat, par Ivan Rioufol

    9150-p2-macron.jpg

    Le grand débat national s’achemine vers la grande débâcle annoncée (blog du 9 janvier). En dépit de la propagande d’Etat qui survend le “succès” de l’initiative présidentielle, les chiffres apportent un sérieux bémol à l’euphorie. S’il y a eu 1,4 million de contributions, elles ne proviennent que de 300.000 contributeurs. Cette faible participation, au regard des 46 millions d’électeurs inscrits, relativise l’auto-contentement d’Emmanuel Macron. D’autant que c’est une France “urbaine, favorisée et retraitée” qui s’est majoritairement exprimée, aux dires de Jérôme Fourquet (IFOP) : c’est-à-dire une population éloignée des préoccupations des Gilets jaunes, éléments déclencheurs de la manoeuvre élyséenne. 10.000 communes ont également ouvert 16.000 cahiers de doléances. 7000 réunions ont été tenues, sans qu’il soit possible de savoir si elles ont été suivies par beaucoup de citoyens.

    Au total, l’opération aura surtout été le prétexte pour Macron de s’inviter à plusieurs reprises, et sur la longueur, dans des débats encadrés et retransmis en direct sur les chaines d’information. Il a trouvé là l’occasion de se laisser aller à un one man show, en mettant en scène une incontestable maîtrise des dossiers techniques. Mais, trois mois après le lancement du grand débat, qui se termine cette fin de semaine, que faut-il retenir ? La semaine dernière, Macron a demandé à ses ministres de lui transmettre “des propositions le plus rockn’roll possible“. Cette infantilisation des enjeux laisse perplexe. La grande mascarade colle aux basques de la macronie.

    Le point de départ est, rappelons-le, de répondre à la révolte existentielle des Français oubliés. Quand, mardi dernier à Milan, Bernard-Henri Lévy dépeint les Gilets jaunes qui manifestent à Paris chaque samedi comme des types qui ne pensent qu’à “casser du flic, du juif et du pédé“, l’écrivain proche de Macron laisse voir sa profonde incompréhension de la révolte et sa rupture avec la France périphérique et rurale. Dans son outrance, incroyablement haineuse, BHL fait aussi comprendre que seule lui importe la défense du chef de l’Etat. Or cet esprit de meute est partagé par le reste de la cour. Elle se montre incapable d’entendre les critiques qui lui portées. Le désarroi du camp présidentiel s’observe aux crocs montrés par la garde rapprochée, mais aussi au manque d’imagination des politiques.

    Alors qu’une partie des Français réclame moins de taxes, d’impôts et de technocratie, le pouvoir ne cesse de raisonner en terme de fiscalité supplémentaire et d’usines à gaz. La dernière idée en date serait, selon le député LREM Cédric Villani entendu ce lundi matin sur Europe 1, d’augmenter les impôts pour les riches. Il n’était pas utile de faire tout ce tintouin pour en arriver à cette banalité démagogique. En fait. Depuis la première manifestation des Gilets jaunes le 17 novembre, rien n’a bougé. A la (bonne) question initiale posée par Jacline Mouraud à l’adresse de Macron : “Qu’est-ce que vous faites du pognon des Français ?“, aucune réponse n’a été apportée à ce jour. Oui, les prochaines semaines s’annoncent rockn’roll … pour Macron.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 11 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • 12 fausses nouvelles macronistes sur les Gilets jaunes

    34473_02_capture-d_u2019ecran-2019-01-14-a-11-09-19-d3d0f-230x180.jpg

    Tout est daté et extrêmement documenté si vous suivez les liens :

    Fake news n°1 : Les Gilets jaunes réunis sur les Champs-Élysées sont des séditieux d’ultradroite

    – Qui ? : Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
    – Quand ? : 24 novembre 2018

    Fake news n°2 : Un Gilet jaune a fait un salut nazi sur les Champs-Élysées

    – Qui ? : Team Macron (un important compte Twitter semi-officiel dédié à la défense de la Macronie), Naïma Moutchou (députée LREM, rapporteur de la loi relative à la lutte contre les fausses informations)
    – Quand ? : 24 novembre 2018

    Fake news n°3 : C’est la peste brune qui a manifesté sur les Champs-Élysées

    – Qui ? : Gérald Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics)
    – Quand ? : 25 novembre 2018

    Fake news n°4 : Des Gilets jaunes ont incendié le Musée du Jeu de paume

    – Qui ? : Team Macron
    – Quand ? : 1er décembre 2018

    Fake news n°5 : Plusieurs milliers de personnes vont se rendre à Paris pour casser et tuer

    – Qui ? : L’Élysée, Jacqueline Gourault (ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
    – Quand ? : 5 décembre 2018

    Fake news n°6 : Steve Bannon a orchestré le mouvement des Gilets jaunes

    – Qui ? : Team Macron, Émilie Chalas (députée LREM), Coralie Dubost (députée LREM), Aurore Bergé (députée LREM, porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale)
    – Quand ? : 5 décembre 2018

    Fake news n° 7 : Des comptes Twitter liés à la Russie attisent la révolte des Gilets jaunes

    – Qui ? : Différentes sources gouvernementales anonymes, Team Macron (comme nous l’avons vu dans la 1re partie, il s’agit d’un important compte Twitter semi-officiel dédié à la défense de la Macronie ; il a changé de nom en février et s’appelle désormais – de façon aussi pompeuse qu’usurpée – « Team Progressistes. »)
    – Quand ? : 8 décembre 2018

    Fake news n° 8 : Le SMIC va augmenter de 100 euros en 2019

    – Qui ? : Emmanuel Macron (président de la République), puis l’ensemble de la macronsphère
    – Quand ? : 10 décembre 2018

    Fake news n° 9 : Le mouvement des Gilets jaunes n’aurait pas existé sans BFM

    – Qui ? :Emmanuel Macron, Richard Ferrand (député LREM, président de l’Assemblée nationale), Team Macron
    – Quand ? : 26 décembre 2018

    Fake news n° 10 : Des Gilets jaunes ont mis le feu à des voitures devant les locaux du Parisien et des Échos

    – Qui ? : Richard Ferrand, Hugues Renson (député LREM, vice-président de l’Assemblée nationale), Olivia Grégoire (députée LREM), Cédric Villani (député LREM), Jean François Mbaye (député LREM), Anne-Christine Lang (députée LREM)
    – Quand ? : 29 décembre 2018

    Fake news n°11 : L’Italie finance les casseurs qui agissent lors des manifestations des Gilets jaunes

    – Qui ? : Marlène Schiappa (secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes)
    – Quand ? : 10 janvier 2019

    Fake news n° 12 : Les forces de l’ordre ne sont responsables d’aucun mort pendant le mouvement des Gilets jaunes

    – Qui ? : Emmanuel Macron
    – Quand ? : 28 janvier 2019

  • L'appel contre la menace de dissolution du Bastion social rassemble des nouvelles signatures

    2019 bs 5.jpg

    Plusieurs centaines de patriotes indignés cliquez ici par l'annonce faite par le président de la République, Emmanuel Macron, lors du dernier dîner du Crif (un conseil prétendu "représentatif" des juifs de France) au mois de février de dissoudre le Bastion social, ont d'ores et déjà signé l'appel lancé par Synthèse nationale contre cette menace inconsidérée.

    Le Bastion social est en effet un mouvement de jeunes nationalistes qui a, comme d'autres, l'audace de s'élever contre l'assassinat programmé par l'hyperclasse (politique, économique et médiatique) de notre nation et celui de notre civilisation. Lorsqu'il a été créé, il y a deux ans, le BS a fait beaucoup parler de lui en occupant, durant quelques semaines, avant d'en être délogé par la police, un immeuble abandonné dans le centre de Lyon. Il voulait en faire un foyer d'accueil pour Français en détresse. Le BS appliquait ainsi concrètement les principes solidarises identitaires. Depuis, il a ouvert dans plusieurs villes (Chambéry, Strasbourg, Clermont-Ferrand...) des locaux dans lesquelles des permanences sociales sont tenues. Certains de ces locaux ont été attaqués par les chiens de garde du Système que sont les antifas sans que cela n'émeuve les "bien-pensants institutionnalisés".

    En fait, le combat mené par ces jeunes gens est apparemment insupportable pour le Pouvoir en place car il met le doigt là où cela fait mal, à savoir la paupérisation grandissante du peuple français. La Défense des intérêts des nôtres avant ceux des autres étant, pour les nationalistes, une priorité absolue.

    Nous ne pouvions donc pas rester muets face à la prétention présidentielle de dissoudre le BS. Voilà pourquoi nous avons pris l'initiative, à quelques uns, de lancer il y a une semaine cet appel qui a déjà reçu de nombreux soutiens aussi bien de personnalités (élus, responsables politiques, associatifs, écrivains, journalistes, éditeurs, artistes... cliquez ici) que de patriotes et de non-conformistes.

    Enfin, il faut savoir que le Président Jean-Marie Le Pen recevra en fin d'après-midi ce mardi une délégation du Bastion social à Strasbourg où il siège actuellement au Parlement européen.

    Roland Hélie

    Directeur de Synthèse nationale

    Si vous souhaitez signer cet appel cliquez ici

    ou retournez-nous ce bulletin cliquez là

    Aujourd'hui, nous publions quelques noms de nouveaux signataires : 

    Gabriele Adinolfi, Président de l'Institut Polaris (Rome)

    Gaston Alcide, écrivain

    Serge Ayoub, ancien président du mouvement Troisième voie, lui-même dissout en 2013

    Alain de Benoist, éditorialiste de la revue Eléments

    François Bousquet, directeur de la Nouvelle librairie

    Patrick Cocriamont, ancien député belge

    Thierry Dreschmann, libraire

    Franck Buleux, écrivain normand, directeur de la collection Les Cahiers d'Histoire du nationalisme

    Pascal Eysseric, directeur de la rédaction d'Eléments

    Philippe Josselin, mathématicien

    Patrick Lusinchi, directeur artistique d'Eléments

    Massimo Magliaro, directeur de Nova Historica (Rome)

    Jacques Mayadoux, ancien responsable de l'Union des lycéens nationalistes

    Bernard Plouvier, écrivain

    Joël Provansal, Afrique du Sud

    Claudette Rose, retraitée de l'Aviation civile

    Alain Sanders, écrivain et journaliste à Présent.

    Pour en savoir plus cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • L’illusion démocratique est-elle en train de se dissiper ?

    image-3-845x475.png

    C’est la question la plus cruciale, aujourd’hui. Bien sûr, elle en appelle une autre : qu’est-ce que la démocratie ?

    À celle-ci, il n’est guère difficile de répondre, sauf aux esprits les plus tordus. La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. L’expression la plus pure de ce régime est la démocratie directe lorsque tous les membres de la Cité, les citoyens, participent directement aux décisions qui engagent l’avenir de la Cité. L’image de l’agora athénienne surgit alors comme le modèle qui a inspiré l’idéal démocratique des Occidentaux.

    Mais apparaissent avec elle les ombres qui l’ont accompagnée : tous les habitants ne sont pas des citoyens, et parmi ces derniers, il y a ceux qui sont minoritaires. C’est pourquoi une nouvelle forme de démocratie est née qui associe à la souveraineté des peuples la protection des individus et des minorités, pour que la démocratie ne soit pas une dictature des majorités. La Suisse représente sans doute, aujourd’hui, le pays qui se rapproche le plus de cet équilibre.

    Partout ailleurs, à des degrés variables, le spectacle démocratique vient compenser le manque de démocratie réelle. Aux deux extrêmes, on rencontre des États où la foule a remplacé le peuple. D’un côté, il y a le système totalitaire où la foule enrégimentée affirme en défilant sa foi, réelle ou apparente, dans la puissance du régime. À l’autre bout, on trouve la foule rebelle qui envahit les rues, manifeste aux abords des lieux de pouvoir, et parfois y pénètre pour renverser le gouvernement en place. Le spectacle des foules révoltées contre un régime corrompu et illégitime a beaucoup servi.

    L’étonnante ressemblance des révolutions de couleur dans les anciennes démocraties populaires et républiques soviétiques puis la propagation du printemps arabe ont éveillé des doutes sur la spontanéité du mouvement. Le processus a conduit à l’existence de démocraties là où les conditions historiques et de psychologie collective étaient réunies, non sans que le résultat ne soit conforme à une certaine identité nationale. Il a échoué lamentablement dans les sociétés qui ne possédaient pas le terreau culturel nécessaire. On ne peut vouloir ériger une démocratie mondiale sur l’effacement des identités nationales.

    Face à lui se dressent des démocraties nationales plus que libérales, ces démocraties « illibérales » dont parle Viktor Orbán, où les urnes viennent confirmer l’adhésion du peuple à un pouvoir qui privilégie l’intérêt national par rapport aux libertés individuelles au risque de détruire les nations au profit des minorités. Ce risque est, lui aussi, une menace pour la démocratie, particulièrement forte dans notre pays.

    Il faut se féliciter de la relative réussite de la rue contre des régimes tels que ceux de l’Algérie ou du Venezuela : dans les deux cas, des gouvernants à la tête d’États disposant de ressources naturelles abondantes ont, par leur incompétence et leur rapacité, empêché leurs peuples de jouir de ce privilège. Les Algériens subissent une dictature « laïque » sans doute préférable au totalitarisme islamique, mais ils semblent encore bien éloignés d’une démocratie pluraliste.

    Depuis plusieurs mois, la France connaît, elle aussi, la démocratie de la rue face à une oligarchie issue d’élections étranges. Le pouvoir a diabolisé et réprimé les manifestations sans recourir à de nouvelles élections. Il a même inventé un nouveau spectacle dérivatif et compensatoire : le débat. Le moyen semble tellement efficace pour calmer l’opinion et étouffer la contestation que pour éviter les cortèges lycéens, on va débattre dans les lycées. De quoi ? Mais d’écologie, bien sûr, et de réchauffement climatique, qui intéressent plus les jeunes, bombardés de slogans à ce sujet, que le pouvoir d’achat, les taxes et plus encore les retraites. L’idée, quelque peu perverse, est d’amener les Français à penser que la fiscalité « écologique » qui a allumé la révolte était justifiée alors qu’elle n’est qu’un expédient budgétaire.

    À notre Président, metteur en scène, il paraît urgent de dire : plus la politique se confond avec le spectacle, moins il y a de démocratie. En Suisse, la politique n’a rien de spectaculaire et les politiciens ne sont pas des vedettes. En France, le spectacle est roi.

  • Robert Ménard : « les Gilets jaunes ne sont pas complètement abrutis ! »

    robert-menard-600x429.jpg

    Gilets jaunes, union des droites, vie de Béziers, état du journalisme : Robert Ménard a répondu aux questions d’Edouard Chanot.

    Entretien avec le maire le plus polémique de France.

  • Enfants du djihad

    Capture-15-845x475.png

    La mort d’un bébé dans un camp syrien provoque des remous outre-Manche. L’enfant est né de Shamima Begum, une Britannique partie pour la Syrie rejoindre l’État islamique en 2015 et, depuis, déchue de sa nationalité par le gouvernement de Londres. Une pneumonie l’a emporté il y a quelques jours.

    L’opposition travailliste se déchaîne. À l’instar des « humanistes » français, elle estime que cet enfant est une victime et que le refus britannique de laisser rentrer sa mère est à l’origine de ce décès. « Un enfant innocent est mort des suites de la déchéance de nationalité d’une Britannique. C’est insensé et inhumain », écrit Diane Abbott, député du Labour. Cette déclaration est révélatrice de l’inversion des valeurs qui prévaut de ce côté-ci du Channel comme de l’autre côté.

    L’enfant n’est, évidemment, pas mort des suites de la perte de nationalité de sa mère ! Il est mort, comme des milliers d’enfants chaque jour, des conditions sanitaires déplorables dans lesquelles il est né. Il est mort en raison du choix de sa mère de rejoindre un « califat » islamique dépourvu de toute structure médicale, au sein duquel la femme est considérée comme une esclave d’un rang inférieur à l’homme. Il est mort des suites du fanatisme d’une femme d’origine cinghalaise qui avait fait sa vie en Grande-Bretagne et que son fanatisme musulman a poussée à rejoindre ses frères en islam.

    En France, également, de nombreuses femmes, parfois françaises de souche, ont quitté le pays pour rejoindre les rangs de l’État islamique. Elles l’ont fait pour des raisons incompréhensibles à nos yeux, préférant l’asservissement volontaire à la liberté. Elles y sont devenues des ventres, portant les futurs combattants d’Allah, au lieu de vivre leur dignité de femmes dans une société occidentale. Elles savaient ce qu’elles faisaient et ne méritent pas plus de compassion que leurs compagnons qui, les armes à la main, ont combattu pour établir le règne d’Allah sur la Terre. Rien ne justifie qu’elles soient rapatriées. Adultes, consentantes, pour certaines converties, leur responsabilité est entière. Quelques-unes ont expressément refusé de revenir en France, telle la compagne de Fabien Clain, qui a craché sa haine de la France devant les caméras de télévision.

    Mais que faut-il faire de leurs enfants ? Faut-il considérer leur nationalité – nés de mère française, ils sont français de plein droit – et les faire revenir au pays ? Mais pour en faire quoi ? Les placer dans ces sinistres centres départementaux de l’enfance, auxquels les orphelinats d’antan n’ont rien à envier ? Avec l’aide d’éducateurs aux idées floues, on en fera des déracinés, sans culture, sans éducation. D’ailleurs, leurs mères n’accepteront jamais de les laisser partir. Si les mères rentrent, leur place est en prison. Ce n’est pas celle des enfants. Quant à ceux qui, plus âgés, ont déjà reçu l’endoctrinement musulman, les rapatrier comporte un risque que nos sociétés ne peuvent pas se permettre de prendre.

    La froideur voire le cynisme de ces réflexions ne doivent pas occulter une réalité essentielle. Un enfant est ce que son éducation familiale en fait. Peut-on, dans notre société libérale, libertaire, jouisseuse et consumériste, donner à ces enfants une contre-éducation suffisamment efficace pour en extraire toute trace d’endoctrinement ? Notre régime, sidéré par le phénomène islamique et incapable de le traiter autrement que par un laïcisme aussi éculé qu’inefficace, a montré son impuissance à juguler ce phénomène.

    Alors, sans doute, faut-il laisser ces enfants à leurs mères dont ils partageront le sort. Jusqu’au jour où la France sera capable de leur offrir une autre perspective. Ce n’est pas pour demain.

    François Teutsch

    http://www.bvoltaire.fr/enfants-du-djihad/

  • Vandalisme à la basilique de Saint-Denis : le grand silence du gouvernement et des médias

    capture-de28099ecc81cran-2019-03-08-acc80-12.53.09.png

    Un communiqué du MNR :

    Dans la nuit du 2 au 3 mars derniers, l'un des vitraux de la basilique de Saint-Denis, près de Paris, a été cassé, les portes du buffet du grand orgue (l'un des plus beaux de France) ont été endommagées, ainsi que le moteur. On ignore l'identité et les mobiles du ou des malfaiteurs. Cependant, compte tenu du prestige de cet édifice (nécropole des rois de France), on est éberlué par le silence total des « grands » médias et de nos gouvernants, contrastant avec le battage effectué dès que les lieux de culte musulmans ou israélites sont touchés, si peu soit-il. Comment s'étonner d'une certaine désaffection du public à l'égard des médias ?
    Avec tous les défenseurs de notre civilisation, battons-nous pour que cesse le « deux poids, deux mesures » dont est victime le christianisme dans le traitement des (nombreux) faits divers le concernant.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/12/vandalisme-a-la-basilique-de-saint-denis-le-grand-silence-du-6135331.html

  • Passé Présent n° 230 : Charles Maurras, le nationaliste intégral

     

    Dans ce nouveau numéro de Passé-Présent, Philippe Conrad reçoit le Professeur Olivier Dard qui réédite sa biographie de Charles Maurras : Charles Maurras, le nationaliste intégral. (Editions Echo).

    Grande figure intellectuelle du XXè siècle, Maurras grandit en Provence. Orphelin tôt, sourd dès l’enfance, autodidacte (il ne peut suivre aucun cours), boulimique de lectures, ambitieux, il correspond avec Maurice Barrès mais, contrairement à son aîné, rejette le système républicain. Il voyage en Grèce en 1896 à l’occasion des Jeux Olympiques, se mobilise dans l’affaire Dreyfus, crée l’Action française en 1908, journal qui connaîtra un écho profond pendant des décennies. Théoricien de la décentralisation, il proposera une restauration monarchique, mais fondamentalement élitiste il ne comprendra pas l’influence des masses.
    De sensibilité gréco-latine, il n’assimilera jamais le culte de la force, ni de la guerre, et observera toute sa vie une germanophobie exarcerbée. Pendant l’occupation, le père de l’Action française sera confronté à des dissidences parmi ses proches, avant d’être victime d’un procès politique en 1945. Il s’éteindra sept ans plus tard à la clinique de St-Symphorien-lès-Tours.
    Et au programme chargé de ce magazine :

    Philippe Conrad trace le parcours de Gustave Courbet, à l’occasion du bi-centenaire de la naissance du peintre (1819-1877).

    Le futur chef d’école du réalisme est né au coeur de la Franche-Comté, à Ornans. Peu porté sur les études, n’appréciant guère que le dessin, il accentuera ses dispositions artistiques au collège royal de Besançon avant de rallier Paris en 1839 dans le but de copier les maîtres au Louvre. Davantage sensible aux peintures espagnole et hollandaise plutôt qu’à l’école italienne, il n’effectuera pas, comme le veut la coutume, le voyage à Rome. Après avoir essuyé un refus au Salon de 1841, il lui faudra patienter jusqu’en 1844 pour qu’une de ses toiles soit acceptée. Il voyagera aux Pays-Bas pour y étudier les maîtres néerlandais autour de Van Ostade. Une médaille au Salon de 1849 le récompensera, d’autant que la même année l’Etat français acquiert une de ses huiles. Négligeant les genres mythologique, historique, religieux alors en vogue, il connaîtra le succès en brossant des scènes paysagistes et des portraits réalistes, tels l’Enterrement à Ornans (1851), les Cribleuses de blé (1855), le Sommeil (1866).
    Courbet s’intéressera à la politique. Farouche républicain, il s’opposera au second empire. Bien que n’en étant pas l’organisateur, on le considérera responsable du déboulonnage de la colonne Vendôme, ce qui aura pour conséquence de compromettre sa carrière picturale. Réfugié en Suisse en 1873 afin d’échapper à l’emprisonnement, il y terminera ses jours le 31/12/1877. Sa dépouille sera transférée à Ornans en 1919.

    Anne Sicard poursuit l’historique des tentatives maritimes chargées de trouver le point de passage du Nord-Ouest arctique. Après une première émission, elle évoque aujourd’hui la tragédie de l’expédition Franklin (1845-1848).

    18 mai 1845 : 134 hommes partent d’Angleterre à bord de deux navires, l’Erebus et le Terror, placés sous le commandement du britannique John Franklin, mais l’enfer blanc aura raison d’eux. En 1848, toujours sans nouvelles des équipages, des recherches furent entreprises, suivies de bien d’autres. Au total, onze expéditions et cinquante-deux navires seront nécessaires pour retrouver des traces de ces pionniers, et ce jusqu’à nos jours puisque l’Erebus fut localisé près de l’île Victoria en 2014, et le Terror en septembre 2016, par 24 mètres de fond.
    Anne Sicard évoque le destin de ces hommes qui butèrent sur le mythique passage du Nord-Ouest, ce graal géographique qui ne cédera que cinquante-cinq ans plus tard. Cela fera l’objet d’une 3è émission.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n-230-charles-maurras-le-nationaliste-integral

  • Macron : l’Européen au service des lobbys ? – Journal du mardi 12 mars 2019

     

    Macron : l’Européen au service des lobbys ?

    Marine Le Pen avait jeté un pavé dans la mare la semaine dernière. La présidente du RN affirmait que la ALDE, l’alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, où siègent les eurodéputés ralliés à la République en Marche était financée par les multinationales. Une information confirmée qui prouve encore combien le Parlement Européen est gangréné par le lobbying.

    Algérie : la dangereuse pirouette de Bouteflika

    Face à une contestation puissante dans son pays, le président Abdelaziz Bouteflika a finalement annoncé qu’il ne se représenterait pas pour un 5ème mandat… Pour autant, il retarde la prochaine élection présidentielle et prolonge sine die son pouvoir. De quoi calmer la révolte ? Pas sûr !

    Brexit : jeux dangereux

    Alors que Theresa May rentre de Strasbourg avec quelques nouveautés, son opposition a bien décidé de mettre des bâtons dans les roues du premier ministre. L’objectif devient de plus en plus clair : obtenir un nouveau référendum pour balayer le Brexit.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/macron-leuropeen-au-service-des-lobbys-journal-du-mardi-12-mars-2019

  • Jacques Myard : Emmanuel Macron Ier ou l’Europe médiatique

    3040038669.jpg

    Un article où Jacques Myard frappe fort - mais juste, à son habitude. Il a malheureusement raison ; ses diagnostics sont exacts. [Boulevard Voltaire, 8.03]. 

    Tous les médias européens ont publié bon gré mal gré la tribune d’Emmanuel Macron Ier, dont la lecture laisse pantois.

    On y découvre à la fois les « rêveries d’un promeneur solitaire » de Jean-Jacques Rousseau et le prêche d’Urbain II, en 1095 à Clermont, appelant aux croisades, le tout dans un pathos un tantinet vaniteux car l’auteur parle au nom de la vérité et de sa foi inébranlable dans sa vision eschatologique de l’Europe, bien éloignée des réalités.

    Un proverbe indien nous apprend à juste titre qu’il faut certainement suivre celui qui cherche à tâtons la vérité mais qu’il faut surtout fuir celui qui l’a trouvée.

    Il est vrai que cette tribune relève davantage de la rhétorique que d’un réalisme pragmatique dont l’Europe a besoin aujourd’hui pour se ressaisir.

    Parler de civilisation européenne comme d’un tout qui nous unirait, c’est employer un concept-valise qui ne décrit rien, n’explique rien car il existe d’abord des cultures nationales propres à chaque peuple.

    De plus, vouloir défendre notre liberté et la dénier à certains en les disqualifiant comme nationalistes est une singulière conception de la liberté. On ne peut que s’interroger sur son projet de créer une « Agence européenne de protection des démocraties » : voilà un beau retour des méthodes sentencieuses du « politiquement correct », qui rappelle la formule de Brecht : « Le peuple s’est trompé, changeons de peuple. »

    Évoquer la remise à plat de Schengen est un bon projet, mais que propose-t-il ? Cette réforme passe d’abord par le contrôle aux frontières nationales. Il n’en dit mot !

    En revanche, il souhaite un traité de défense et de sécurité propre aux Européens ; sans doute a-t-il oublié le traité de l’UEO (Union de l’Europe occidentale) des années 50 dont l’article V a été repris à l’article 42-7 du traité sur l’Union européenne (assistance mutuelle en cas d’agression), mais il passe sous silence que nos partenaires européens, britanniques, roumains, polonais, les États baltes sont des adeptes fidèles à l’OTAN avant toute autre alliance.

    Vouloir rétablir une préférence communautaire est, certes, louable, mais là encore, c’est oublier que nos partenaires, Allemagne en tête, mais aussi les pays de l’Est, ont tendance à acheter américain pour leur défense, et même australien pour les gigots de mouton, plutôt qu’à appliquer une préférence communautaire révolue à leur yeux.

    Prôner la création d’une banque communautaire du climat pour financer la transition écologique risque fort de faire doublon avec la Banque européenne d’investissement (BEI), dont la mission pourrait être élargie. C’est un effet d’annonce.

    Se tourner vers l’Afrique est une nécessité mais pour résoudre les problèmes de ce continent, il est prioritaire de maîtriser son explosion démographique. Il n’en dit mot.

    Emmanuel Macron Ier nous appelle à ne pas être les somnambules d’une Europe amollie et propose une grande conférence pour l’Europe à laquelle seront associés des panels de citoyens.

    Voilà le grand débat qui revient, avec tous les risques d’accoucher d’un projet d’une incohérence totale. C’est l’impasse assurée !

    On ne peut qu’être étonné de tels propos, de ce prêche plein de rêveries et dénué de tout pragmatisme réaliste.

    Il y manque un mot qui dénote qu’Emmanuel Macron Ier est toujours dans la fuite en avant d’une logique européenne qui mène l’Europe dans le mur : ce mot est un principe, le principe de subsidiarité, qui permettrait de redonner vie aux démocraties nationales face à la captation technocratique de Bruxelles.

    Nos démocraties nationales sont désormais vides de sens, les Parlements nationaux sont des théâtres d’ombres. Il est temps que l’Union européenne s’en tienne à l’essentiel, en cessant de vouloir tout réglementer et contrôler, et noue des politiques de coopération dans les domaines qui affectent le continent dans son ensemble.

    Une chose est certaine : la posture de chevalier blanc d’Emmanuel Macron Ier a plus de chance de heurter nos partenaires que de relancer la nécessaire coopération entre les peuples européens.  

    Jacques Myard

    Homme politique

  • Angers : rien pour les SDF, tout pour les clandestins

    Angers : rien pour les SDF, tout pour les clandestins

    Suite à la mort d’un Français sans domicile fixe dehors, sur un banc, l’association l’Alvarium a écrit au maire et au préfet pour l’alerter sur la situation des SDF angevins. Courrier resté sans réponse.

    C’est pourquoi, l’association lance une pétition pour demander au maire et au préfet de tout mettre en oeuvre afin de s’occuper enfin des angevins les plus démunis.

    Il existe à Angers des milliers de logements vides, la préfecture finance des dizaines et des dizaines de places d’hôtel au profit des mineurs clandestins, la municipalité subventionne par dizaines de milliers d’euros différentes associations d’extrême-gauche ou qui aident les clandestins… A Angers, plusieurs squats bénéficient ainsi de la bienveillance des institutions, logeant grâce à cela des clandestins et des militants gauchistes, mais JAMAIS des SDF français. Pourtant, ils sont des centaines en Anjou à souffrir de la faim, du froid, et de la solitude, abandonnés de leur propre patrie et de ceux qui sont censés les représenter.

    Face à cela nous réclamons une assistance matérielle, alimentaire et psychologique pour ces angevins les plus démunis. Parce qu’il en va de notre honneur de ne plus en laisser mourir sur des bancs pendant que des pseudos réfugiés mènent la doce vita dans des hôtels. Parce que la solidarité nationale est plus qu’une question d’honneur : elle est un impératif moral lorsque certains de nos compatriotes crèvent la gueule ouverte dans la rue !

    https://www.lesalonbeige.fr/angers-rien-pour-les-sdf-tout-pour-les-clandestins/

  • Acte XVI des Gilets jaunes : « Démobilisation »… ou refus de récupération ?, par Franck Deletraz

    lors-de-l-acte-x-des-gilets-jaunes-a-bordeaux-600x300.jpg

    Invoquant les effets supposés positifs du grand débat national, les prétendus « efforts » effectués par le gouvernement pour répondre aux attentes de nos compatriotes ou bien encore une certaine lassitude qui se serait installée dans les rangs des Gilets jaunes, les grands médias ne cachaient pas leur joie samedi devant la mobilisation moindre enregistrée à l’occasion de cet acte XVI. Un acte XVI qui aura tout de même, rappelons-le, jeté dans les rues près de 40 000 personnes partout en France (selon l’Intérieur), dont 4 000 à Paris. Un recul qui, en réalité, est loin de constituer une victoire pour le gouvernement, et cela pour plusieurs raisons que les journalistes se gardent bien d’évoquer.

    Un mouvement peu à peu confisqué par la gauche

    On rappellera d’abord que l’écrasante majorité des vrais Gilets jaunes sont des gens qui travaillent et sacrifient donc leurs journées de repos pour manifester. Ce sont aussi souvent des gens aux revenus modestes, n’ayant pas les moyens de multiplier les déplacements pour les grandes manifestations parisiennes et autres. Cependant, au-delà de ces raisons matérielles, on trouve également des motifs bien plus politiques, tels que le refus d’être récupéré et même d’être mêlé à la faune anarcho-trotskiste qui a peu à peu confisqué ces manifs. Dans Présent du 1er mars, nous évoquions ainsi les innombrables tentatives de récupération du mouvement opérées ces derniers mois par les partisans de Mélenchon. Mais ils ne sont pas les seuls : samedi encore, alors que nombre de Gilets jaunes s’apprêtaient à rejoindre le cortège sur les Champs-Elysées, ceux-ci ont finalement renoncé après avoir constaté que la tête de la manif était constituée de femmes brandissant des banderoles LGBT et criant des slogans pour la PMA et contre « le patriarcat », suivies de la CGT !

    L’indignation à géométrie variable de « frère Castaner »

    Quoi qu’il en soit, cet acte XVI aura à nouveau donné lieu à un certain nombre de heurts entre manifestants et forces de l’ordre, au cours desquels ces dernières, regonflées la veille par un Castaner qui avait promis que « chaque brute sera punie », n’auront guère fait dans la dentelle. Dès le lendemain soir, en effet, le parquet de Paris annonçait avoir confié à l’IGPN une énième enquête, après la prise en charge par les secours d’un homme grièvement blessé au visage, « probablement » par un tir de LBD. En même temps, une vidéo tournée samedi à Quimper, et visionnée plus de 640 000 fois sur les réseaux sociaux, montrait un Gilet jaune sérieusement passé à tabac par un gendarme qui, après l’avoir frappé à deux reprises à la tête, lui assénait au moins neuf coups de matraque sur le dos…

    Des incidents qui ont jusque-là laissé de marbre Castaner, celui-ci préférant en effet s’indigner contre les quelques dégradations perpétrées dans la nuit de samedi à dimanche par plusieurs Gilets jaunes contre le temple maçonnique de Tarbes. Fin en colère, le franc-maçon Castaner s’est en effet exclamé : « Après les juifs, les francs-maçons… Quand la bêtise rivalise avec l’intolérance la plus crasse. » Avant d’annoncer bien sûr l’ouverture immédiate d’une enquête qui, n’en doutons pas, aura, elle, tôt fait d’aboutir…

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 11 mars 2019

    https://fr.novopress.info/

  • Le centre droit a-t-il un avenir ?

    6a00d8341c715453ef0240a444a1b8200c-320wi.jpgEn 2017 les élections présidentielles, puis législatives, ont démontré, tant par le nombre des abstentions, que par celui des votes réputés extrêmes, tant même par le succès inattendu d'un candidat qui semblait nouveau, combien le peuple de France souhaitait ce qu'on appelle désormais le dégagisme.

    Cette aspiration, pourtant, ne conduit pas à grand-chose si l'on n'élabore pas de nouvelles formules, si l'on ne rompt pas avec les modes de fonctionnement, et de raisonnement, périmés, usés jusqu'à devenir écœurants.

    Ne doutons pas que les forces de gauche, elles-mêmes ankylosées et alourdies par plus de 30 ans de mitterrandisme, asphyxiées mentalement par bientôt 150 ans de mainmise de Marx sur l'Internationale, gavées par 80 ans de mensonges sur la Résistance et le Front populaire, ne reconstruiront une part de ce qui mérite d'être retenu de leurs anciens idéaux, qu'après un sérieux décrassage.

    N'éprouvant aucune sorte d'attirance pour ce camp-là, l'auteur de ces lignes ne peut souhaiter qu'une grande lenteur à ce processus d'apocatastase.

    Symétriquement en revanche, on peut considérer l'urgence d'une réflexion nouvelle de la part de ceux qui entendent s'opposer précisément aux forces de destruction.

    On pourrait commencer par le sigle, assez ridicule, de LR, car qu'est-ce que ça veut dire "les républicains" ? S'agit-il d'admirer béatement les constitutions successivement calamiteuses, en tout cas boiteuses, y compris l'actuelle, qui se sont succédé depuis la victoire des jacobins en 1792 ? Alors cela ne représente pas la droite, cependant que l'électorat, lui, attend, de la part des gens qui se veulent, au fond, conservateurs, mais il paraît que le mot fait trembler, qu'on dira antimarxistes et antitechnocrates, puisque le terme libéral fait encore plus peur, en économie, héritiers d'une civilisation nationale et occidentale, qu'ils appliquent enfin leur programme.

    On peut, certes, appeler centre droit l'expression, peut-être plus mesurée, peut-être plus raisonnable, peut-être plus prudente, de cette ligne politique. On peut ne pas considérer comme plus efficace la cocarde noire que la cocarde blanche. Mais à une condition : celle de comprendre que les exclusives au sein de la droite ne servent qu'à alimenter la survie délétère de la vieille gauche pourrie, qui se nourrit de ces hypocrites condamnations morales.

    Tout le monde sait très bien, par exemple, à quoi sert le sempiternel chantage : vous devez perdre les élections pour ne pas perdre votre âme, vous ne devez pas accepter les voix qui sentent le poisson, etc. Appliquer de tels mots d'ordre, venus du camp adverse, c'est précisément trahir, c'est piétiner l'idée dont on se réclame, c'est annoncer d'emblée que l'on fait profession de mentir.

    Une telle attitude s'est affirmée en théorie en 1985, quand Balladur, Chirac et consorts se sont chargés d'inventer la cohabitation. Elle s'est figée en 1988 autour de la provocation montée de toutes pièces à Carpentras. Son plus clair résultat aura été de permettre une meilleure utilisation, par la gauche, des éléments les plus naïfs se voulant les plus purs, à qui l'on a fait croire qu'ils pouvaient vaincre seuls. Cette niaiserie-là, elle aussi, n'a que trop duré.

    Mitterrand en a été le maître. Avant sa victoire électorale de 1981, il l'expliquait sans fard : la France étant majoritairement à droite, la gauche ne peut accéder au pouvoir qu'en divisant ses adversaires. Lui-même au contraire n'a jamais refusé une seule voix venant du parti communiste. Cette réserve halieutique d'un genre un peu spécial étant épuisée, les grands habiles du centre gauche ont déplacé leurs zones de pêches vers les territoires de l'immigration, de l'antifascisme vers l'antiracisme. L'imposture n'a fait que changer de déguisement.

    La présidente de la région Ile-de-France a récemment souligné la situation explosive des banlieues[1] insistant sur la gravité du problème. "La dernière fois que j'ai rencontré Emmanuel Macron, déclare-t-elle, je lui ai dit qu'il existait une crise des banlieues masquée par celle des gilets jaunes. La situation est explosive. 80 lycées ont été attaqués en décembre. Ces attaques étaient perpétrées par des bandes cagoulées, organisées et extrêmement violentes. Elles visaient à mettre le feu aux poubelles, aux voitures, aux lycées… Des enseignants ont été aspergés d'essence. J'ai vécu cela comme un signal d'alerte. Pour la première fois, un mouvement dirigé contre l'institution scolaire n'avait aucune revendication politique. Le seul objectif était la destruction et le chaos."

    Or, jamais les sympathies du peuple français pour la gauche n'ont été aussi basses : 24 % toutes tendances confondues dans les plus récents sondages. Mais toutes les pseudo solutions avancées actuellement s'inspirent de vieux rogatons d'inspiration socialiste.

    Outre la fadeur des propositions concrètes, habituelles à une classe politique, qui persiste à croire aux subventions et à l'école étatique monopoliste, il est clair qu'il faut changer de paradigme et sortir de l'ambiguïté. La fin des exclusives à droite en constitue le préalable.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. son entretien dans Le Figaro "La situation des banlieues est explosive !".

    https://www.insolent.fr/2019/03/le-centre-droit-a-t-il-un-avenir-.html