Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/04/2017

Contre le pays légal, pour la France !

Le résultat d’hier a le mérite de la clarté. Les partis dits « de gouvernement », discrédités par leurs bilans respectifs, sont éliminés et le débat politique s’organise désormais autour d’oppositions plus lisibles et plus concrètes que l’ancien clivage droite-gauche : pays légal contre pays réel, libéralisation contre protection, mondialisation contre identité nationale.

Répondant aux injonctions des fabricants d’opinion, du monde des affaires et même des puissances étrangères, les candidats malheureux des vieux partis, Messieurs Fillon et Hamon, empruntant le chemin de tous ceux qui les avaient trahis, ont aussitôt appelé à voter pour Emmanuel Macron, confirmant qu’il est le candidat officiel du système.

Le comportement de ce dernier au soir du premier tour, sa manière de déjà fêter sa victoire sans respect pour les Français qui lui sont opposés, l’immaturité politique de son discours, tout confirme que les patriotes doivent tout mettre en œuvre pour le combattre et le vaincre, lui et l’ensemble de ses soutiens.

L’Action française, dans le droit fil de sa position du premier tour en faveur du vote souverainiste, appelle donc sans ambiguïté ses militants et sympathisants ainsi que tous les Français à voter au second tour de cette élection présidentielle pour Marine Le Pen.

https://www.actionfrancaise.net/2017/04/24/contre-pays-le...

Stoppons Macron ! #35 avec Arnaud de Robert

Le crépuscule de la France d’en haut?

De la Grande Mosquée de Paris aux différentes sectes maçonniques, du PC au Medef, du Crif aux officines immigrationnistes dites antiracistes et/ou pro-palestiniennes, de la chancellerie allemande à Hollywood, de la CFDT à la City, des instances bruxelloises aux écolo-gauchistes,  de Fillon à Hollande, du bureau politique de LR à EELV,  ou encore, sur un mode plus implicite, de la  Conférence des évêques de France  au porte parole de la France Insoumise  Eric Coquerel, les appels en faveur du vote Macron se multiplient. L’héritier de François Hollande a reçu par ailleurs,  en toute logique,  le soutien du PS et plus particulièrement de 160 ministres, parlementaires et élus locaux « hollandistes », au nom de la défense du bilan du quinquennat et leur « culture sociale-démocrate »… Le chouchou de Pierre Bergé et de la banque Rothschild , adoubé par tous les prébendiers du Système qui s’engraissent sur le dos de la France d’en bas, bénéficiera-il pour autant des suffrages d’une majorité  de Français ? Les électeurs (et les  23% d’abstentionnistes du premier tour ) sommés de ne pas voter « en  dehors des clous » le 7 mai  par les directeurs de conscience de la  caste politico-médiatique  obéiront-ils servilement aux consignes ? La peur et le grégarisme l’emporteront-ils ?

Si à droite, Christine Boutin (Parti Chrétien  démocrate, PCD affilié à LR) a clairement annoncé qu’elle votera Marine, le comble de l’audace semble pour l’instant se réduire au « ni- ni » - théorisé un temps par Nicolas Sarkozy qui a annoncé qu’il votera Macron. Une posture qui sera celle notamment du filloniste et  président de Sens Commun, Christophe Billan. Il  déverse,  avec une mauvaise foi en béton armé dans Famille Chrétienne ,  une propagande assez caricaturale  en faveur du non vote en faveur de la candidate national. Certes,  à l’instar d’une certaine bourgeoisie catholique,  éternelle cocue d’une droite libérale qui porte la lourde responsabilité que l’on  sait dans affaissement moral, culturel, spirituel de notre pays. Si Dieu vomit les tièdes, les générations futures jugeront elles  aussi sévèrement les  pharisiens  de cette espèce là…

Dans Famille Chrétienne toujours, Marion Maréchal-Le Pen  rappelle pourtant les positions sociétales qui sont défendues  par Marine, autrement plus fermes que celles qui étaient portées par M. Fillon et son parti. Ce qu’ont bien compris notamment les catholiques culturels, identitaires, ceux qu’Emmanuel Todd appelle (sans aménité)   les « catholiques zombies », c’est-à-dire non seulement les 12% de catholiques pratiquants mais  aussi  les  23% de catholiques non-pratiquants qui selon l’Ifop ont voté le 23 avril pour la présidente du FN.

Marion souligne aussi qu « Emmanuel Macron est le candidat du libéralisme intégral ! Il met les envies individuelles au-dessus du bien commun. Pour lui, la réponse à la destruction du lien social n’est qu’économique, alors que c’est un problème moral. Nous, nous considérons qu’un peuple, c’est un lien moral, avec un socle commun de principes, de valeurs, de codes. A partir de là, le choix qui s’offre aux Français, c’est soit la vision post-nationale de l’individu-roi, nomade, interchangeable, dans une société multiculturelle où prospérera l’islam radical, soit la défense du principe national, avec les limites que cela implique, pour la défense du peuple et de son unité. Le choix aujourd’hui est limpide. Je suis convaincue que beaucoup d’électeurs de François Fillon seront beaucoup plus lucides que leurs responsables politiques. Je crois qu’Emmanuel Macron est un danger civilisationnel ! ».

Sur le site de Valeurs Actuelles, l’avocat Philippe Fontana, qui a soutenu la candidature Fillon, fustige les atermoiements, la mauvaise campagne de ce dernier, et surtout son appel à voter Macron, notant avec une certaine logique : « Comment la droite républicaine pourra-t-elle faire campagne aux élections législatives alors qu’elle aurait appelé ses électeurs à lui  (Macron, NDLR) donner une légitimité qu’il ne mérite pas ?».« Emmanuel Macron poursuit-il,  personnifie le parti de l’étranger »,  « la dilution de l’identité nationale ». « C’est Emmanuel Macron qui dans des déclarations réitérées a promis de faire de la France une terre d’accueil pour tous les étrangers. C’est lui qui malgré ses dénégations a livré Alstom aux Américains. La conséquence ne s’est pas fait attendre : des centaines de salariés ont été sacrifiés et se retrouvent au chômage. La politique économique à laquelle a participé Emanuel Macron comme ministre a échoué. Pourtant l’indice de la bourse de Paris monte en flèche ce matin à l’annonce de sa qualification au deuxième tour. C’est bien la preuve qu’il est le candidat du système dans lequel se vautrent les profiteurs de la mondialisation heureuse. Ce n’est pas ma France. C’est pourquoi le 7 mai 2017, je ne voterai pas Emmanuel Macron. »

Toutes choses que les près de 7, 7 millions de Français qui on voté Marine dimanche dernier, la hissant en tête  dans 18 445 communes  (contre 7222 pour M. Macron) et 48 départements (notamment dans les vieux  bastions du vote national que sont les régions du Nord-Est et du Sud-Est)  ont acté. Nous retrouvons dans cette carte électorale plus largement la dichotomie entre la France  des inclus et des exclus, celle des centre-villes  boboïsés (et des banlieues babélisées qui ont aussi beaucoup voté Mélenchon) d’un côté,  et de l’autre, la France périphérique, périurbaine  et rurale. Clivage souligne Bruno Gollnisch, qui  remplace largement le  traditionnel clivage droite-gauche, au profit de celui beaucoup plus pertinent  entre les partisans plus ou moins naïfs du  mondialisme  eurobruxellois et les  défenseurs des identités, protections et souverainetés nationales.

Christophe Guilluy, géographe-sociologue qui vient de sortir  un nouveau livre, Le  Crépuscule de la France d’en haut , le souligne de nouveau dans l’entretien qu’il a accordé à Éléments (numéro de  mai 2017, sortie en kiosque avant le premier  tour), à cette aune, « il n’y a plus ni droite, ni gauche dans (les) catégories périphériques. L’ouvrier qu votait naguère à gauche et le rural qui votait à droite partagent la même perception du monde et adoptent les mêmes positions sur les médias, sur la mondialisation, sur l’immigration. C’est le modèle économique mondialisé qui a créé lui même sa propre contestation populiste. Le populisme est la traduction d’un processus de désaffiliation vieux de trente ans. Il s’est fait au rythme de la sortie de la classe moyenne: d’abord la classe ouvrière, ensuite les employés et les professions intermédiaires, autant de catégories populaires qui ne sont plus intégrées, ni politiquement, ni économiquement. La rupture est consommée. Il n’y aura pas de retour en arrière (…). La domination des partis de gouvernement  est assez factice. En gros,  la droite tient grâce aux retraités, la gauche grâce à la fonction publique, deux populations qui ne sont pas directement confrontées à la mondialisation. Le système se maintient  grâce à ces catégories protégées de la mondialisation, et grâce aux populations  qui en bénéficient, les  bobos. »

Et M. Guilluy de conclure: «Cette distorsion va s’inverser. Le système ne pourra éternellement s’arc-bouter sur des sociologies peu ou pas représentatives de la jeunesse ou de la population active. C’est ce qui me fait dire qu’on assiste au crépuscule de la France d’en haut. » Ite missa est.

https://gollnisch.com/2017/04/25/crepuscule-de-france-den...

Prochaine étape : le triomphe de la Haute-Finance sur le Populisme ?

ob_c1db2e_ob-0629bc-macron-1.jpg

Bernard Plouvier

Les dés en sont jetés Macron triomphe sur toute la ligne. La première place du podium lui revient, accompagnée d’une foule de désistements. Tous les féaux lécheurs de bottes du grand capital se précipitent pour lui apporter aide et soutien : la droite affairiste comme la gauche caviar...

Certes, on a connu de rares exemples de victoires populistes en dépit d’un soutien massif de la Finance internationale. Juan Perón ou Getulio Vargas ont réussi à battre, en Argentine et au Brésil, le candidat soutenu par les négociants et les banquiers de New York et de Washington, mais c’était une autre époque, remontant à plus d’un demi-siècle.

Alors, dans un monde où la télévision n’existait pas ou presque, l’on écoutait les arguments des uns et des autres au lieu de beugler « au fascisme » dès qu’un populiste propose une autre voie que celle du consumérisme, sans âme et à crédit, ou la voie de la basse démagogie des marxistes, qui furent, il est bon de le rappeler, les pires criminels de l’histoire humaine.

Selon divers humoristes, sous Pompidou, RF ne signifiait plus : République Française, mais Rothschild Frères. Avec Macron, c’est l’ensemble du gratin de la finance globalo-mondialiste qui va se goinfrer. Son candidat aura, durant un lustre au moins, le pouvoir de redistribuer l’argent des contribuables et d’aider puissamment ceux et celles qui furent ses sponsors et ses grands électeurs à multiplier leurs bénéfices. Quel retour sur investissement !

Comme la seule logique de ces vampires est une consommation effrénée, l’on va importer encore plus de consommateurs exotiques. Si les impôts et taxes ne suffisent pas à induire l’hyperconsommation de tous, travailleurs authentiques et parasites non moins authentiques, il suffira de poursuivre la méthode des quarante dernières années : gouverner à coups de déficits budgétaires annuels.

Et Macron, après un premier tour de piste de cinq années, sera assez jeune et dynamique pour en refaire un second, voire davantage, car avec ce jeunot, ce surdoué de la prestidigitation politique, on peut en prendre pour dix ans, sinon quinze !

À moins, à moins que la Nation ne fasse quelque chose que l’on n’attend plus d’elle, après toutes ces années de déchéance morale : qu’elle réfléchisse, en s’abstrayant de la propagande des media officiels – singulièrement des chaînes télévisées qui, toutes, travaillent pour Macron.

Peut-il y avoir une majorité de Français osant penser par eux-mêmes, votant pour l’avenir de leurs enfants et petits-enfants ? Dans le très joli mot Populisme, il y a la racine peuple et c’est une erreur, car c’est la racine Nation que l’on devrait utiliser. Nation suppose une origine ethnique commune. Après tout, la France est encore majoritairement peuplée d’individus de souche européenne, qui ne sont nullement obligés de courir après l’immigré exotique ou d’applaudir à la désertification industrielle de leur pays.

Après Macron, dans deux ou trois lustres, le prochain Président de la République islamique de Franchouia sera issu de la nouvelle Nation, majoritairement composée d’Africains et de Proches- et Moyens-Orientaux. Cette brillante perspective vaut peut-être la peine d’une minute de réflexion. L’intelligence d’un être humain n’est nullement corrélée à ses activités réflexes. Bien au contraire, elle repose sur des facultés un peu plus élaborées.

Plutôt que de braire : « Mort au fascisme », comme un vulgaire Mélenchon, un Hamon ou les dames patronnesses de l’écologie politico-marxiste, il serait souhaitable de faire un effort de prévision statistique.         

Le problème est double. 14 à 15 millions d’extra-Européens avec un taux de fécondité égal à deux fois et demie celui des Français de souche européenne et une Dette d’État pharaonique, stricto sensu irremboursable.

Le traitement populiste serait de renvoyer le nouvel Occupant dans ses foyers, de renégocier la Dette auprès des requins et de ne plus excéder en dépenses publiques les recettes fiscales.

Mais chacun sait qu’il est plus facile de jouer au chien de Pavlov, et de saliver ou de gueuler sur commande, que de faire un pénible effort d’autocritique et de se dévouer au Bien commun.  

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Marine Le Pen au deuxième tour : tout commence !

marine-macron_vfejhkazl-600x274.jpg

8848-20170425.jpgTrois, deux, un… A 20 heures, c’est une formidable clameur de joie. La salle chavire, les gens pleurent et rient et se sautent dans les bras. Marine est au second tour. Après la déferlante de haine des médias toute la semaine et les sondages belges qui circulent sous le manteau et la donnent troisième derrière Fillon, le stress retombe.

Pour sa soirée électorale Marine le Pen a choisi de mettre la cité minière d’Hénin-Beaumont à l’honneur. C’est cohérent avec sa campagne : elle est allée chaque semaine dans des petites villes de la France des oubliés. Les candidats du système sont à Paris, Emmanuel Macron dîne à La Rotonde entouré du show-biz avec un menu qui n’est pas à base de fricadelle et dont le prix ronflant tourne sur Twitter, Marine est à Hénin. Les VIP ici sont petits commerçants, chômeurs, descendants de gueules noires. Lorsque le score explose et que surgissent les deux silhouettes des finalistes, ils ont les larmes aux yeux. Les journalistes les zooment en gros plan d’un air un peu dégoûté.

Plusieurs journalistes sans vergogne arrivés en retard espéreront soutirer leurs chaises à des militants qui ont fait la queue pendant trois heures pour avoir une bonne place. « C’est pour ma caméra, c’est pour la presse, pour l’info » insistent les « grands reporters » parisiens.

— « Pas question, ma chaise n’est pas négociable et vos infos nous insultent en permanence. »

« C’est un record de voix pour le Front national » explique David Rachline aux journalistes, « avec 21,4 % des voix, Marine Le Pen réalise le meilleur score de son parti à une élection présidentielle. Nous sommes en tête dans 47 départements, (…) en tête en Outre-Mer, (…) la dynamique est extrêmement forte. » Steeve Briois, David Rachline, Gilbert Collard, les lieutenants de Marine Le Pen sur place (Aliot, Philippot, Marion sont sur les plateaux de télévision) répètent que même si la marche semble haute, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre et qu’elle a « le meilleur adversaire ».

Lorsqu’apparait François Fillon sur les sept écrans géants vers 20 h 30 et qu’il donne la consigne à ses électeurs de voter Macron, il est puissamment conspué par le public. « Le candidat catholique appelle à voter pour le candidat du Mariage pour tous, de la GPA et de la PMA, de l’accueil des migrants, du voile à l’Université », ironise une jeune militante du FNJ à côté de moi, « ça va leur faire plaisir à Sens Commun ! » Du début à la fin de cette campagne, Fillon aura incarné la mauvaise défense, le reniement et la médiocrité. Aigri ce soir, humilié par son égalité de score avec Mélenchon, il illustre comme Hamon le rejet des vieilles badernes et autres apparatchiks issus des merveilleuses primaires. « Certains LR nous ont déjà assuré qu’ils allaient appeler à voter pour nous », se félicite Jérôme Rivière, ex-UMP, investi dans le Var sous les couleurs FN.

La salle n’attend plus qu’elle. A l’arrivée de Marine, la musique s’amplifie et tout le monde retient son souffle. Le moment se savoure. Dès qu’elle apparaît, la foule ravie se déchaîne : « On va gagner ! », « Marine Présidente », « On est en finale ! »

« Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle. J’en mesure l’honneur avec humilité et reconnaissance. Je voudrais vous exprimer à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude. La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie. (…) Ce grand débat va maintenant enfin avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre. »

La deuxième marche, seule contre tous, sera-t-elle infranchissable ? Que vont faire au deuxième tour ceux qui disaient voter Fillon pour ne pas avoir Macron ? Où est le vote utile maintenant ? Que vont faire les mélenchonnistes dont le chef n’a pu se résoudre à appeler à voter pour le candidat de la finance et des médias, ce qui lui a valu d’être traîné plus bas que terre dès hier soir par les journalistes, Jean-Michel Aphatie en tête ? Fini le grand tribun, le frondeur si drôle, l’homme au parler vrai. Du moment qu’il ne s’allie pas au grand pacte UMPS contre Marine, il est devenu bon à jeter aux chiens. Et que vont faire les électeurs de Dupont-Aignan ?

C’est une nouvelle élection qui commence. Deux meetings sont annoncés déjà entre les deux tours, jeudi à Nice et le 1er mai à Villepinte, le grand débat Macron-Marine est prévu le 3 mai. Ils ne partent pas à armes égales. Marine va être la cible de toutes les attaques. C’est là qu’elle est la meilleure. Chacun sait que la quinzaine va être saignante et passionnante.

Caroline Parmentier Article paru dans Présent daté du 325 avril 2017

https://fr.novopress.info/

Saluons le courage de Christine Boutin et de Françoise Hostalier !

Quand les grands prêtres LR se couchent, celles-ci se lèvent.

Or, donc, le candidats des Républicains, LE vote utile, celui dont il fallait glisser le bulletin pour faire rempart à « l’imposteur » Macron, a appelé à voter… pour Macron. Enfin, jusqu’aux législatives, car évidemment, une fois le second tour passé et Macron couronné avec son aide, il mobilisera ses électeurs… contre Macron. Comprenne qui pourra, bon courage.

Au-delà de l’incohérence politique, il y a l’incompréhension intime, personnelle : comment peut-il rallier ceux qui ont orchestré son lynchage et, plus encore, celui de sa femme, la mère de ses cinq enfants – conspuée, raillée, traînée dans la boue, dont le prénom peu usité est devenu pour toute la France synonyme de couleuvre, feignasse, sotte désœuvrée ?

Certains, autour de lui, refusent heureusement de le suivre dans ce suicide moral. Mais la plupart optent pour le « ni-ni ». On me dit que c’est déjà très courageux, que dans cette Union soviétique feutrée qu’est devenu le parti des Républicains, ne pas appeler à voter Macron, renvoyer dos à dos la peste et le choléra, c’est déjà être suspect, prendre des risques, se mouiller, qu’il est absolument impossible d’en faire plus, quoi que l’on en pense par-devers soi – il suffit de regarder ce pauvre Charles Millon qui, 18 ans après, n’a toujours pas été pardonné de son baiser au lépreux -, sous peine de perdre son influence, son réseau, son investiture, etc. Bref, de se carboniser. Est-il préférable de laisser carboniser la France et l’avenir de ses enfants, j’avoue que je me le demande – cinq ans, c’est très, très long – mais enfin, puisqu’ils sont admirables, admirons-les.

Dans ce concert prudent, deux voix résonnent cependant, discordantes et téméraires. Celles de Christine Boutin et de Françoise Hostalier, coordinatrice de la campagne de Fillon dans le Nord. Toutes deux ont été ministres sous des gouvernements de droite, et toutes deux sont prêtes à voter réellement contre Macron.

La première optera pour Marine Le Pen si celle-ci lui donne des garanties – essentiellement en matière sociétale. Non qu’elle soit devenue une grande fan, soudain, du FN et de sa présidente, ni qu’elle souscrive à tous ses points de vue, mais parce que Marine Le Pen se déclare contre le mariage pour tous et la GPA quand Emmanuel Macron marche dans les pas de Hollande et de Bergé. Christine Boutin a laissé parler sa raison et sa conscience : à quoi bon défiler inlassablement dans les rues en dénonçant une révolution anthropologique, un changement de civilisation, si, au moment de voter, on considère finalement tout cela comme assez secondaire, à mettre sur le même plan que la sortie de l’euro ou la retraite à 60 ans : la peste et le choléra, on vous dit !

La deuxième votera Marine Le Pen parce qu’elle « [veut] faire battre Macron », qu’elle considère « qu’il n’est pas digne de pouvoir exercer la fonction suprême » et qu’il a « déshonoré la République tout au long de la campagne », notamment lorsqu’il a qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité ». Françoise Hostalier ne fait que rester fidèle, en cela, avec constance, aux propos de Fillon pendant la campagne. 

Mais il est vrai que la raison, la conscience, la fidélité, la constance sont des mots si démodés.

François Mauriac rapporte cette phrase de Jacqueline Pascal, sœur de Blaise, tenue à une époque où la bravoure était réputée vertu virile :

« Quand les évêques ont des courages de femme, il faut que les femmes aient des courages d’évêques. »

Quand les grands prêtres LR se couchent, celles-ci se lèvent. Cela leur vaudra peut-être d’être « carbonisées », comme Jeanne d’Arc, sur le bûcher médiatique et politique, mais elles sont la preuve vivante – et la théorie du genre n’a rien à voir là-dedans – que certaines femmes en ont plus que bien des hommes.

http://www.bvoltaire.fr/saluons-courage-de-christine-bout...

Politique & éco n° 130 : Une France écartelée avec Hilaire de Crémiers

Marine Le Pen remercie la patriosphère | Marine 2017

Le Bureau politique de LR soutient Macron (sans citer son nom)

6a00d83451619c69e201b7c8f10870970b-320wi.png

6a00d83451619c69e201b7c8f10854970b-320wi.jpgLes responsables LR se sont battus dimanche soir pour être parmi les premiers à appeler à voter pour Emmanuel Macron. Christian Estrosi a obtenu la médaille d'or en se ralliant dès 20h03 et François Baroin la médaille d'argent à 20h07. Bravo à tous les deux ! Ensuite, après le ralliement de François Fillon, les autres ont suivi mécaniquement : Jean-Pierre Raffarin, NKM, Valérie Pécresse etc...

Sauf qu'ils se sont rendus compte ensuite, mais trop tard, qu'ils trahissaient ainsi les 7 millions d'électeurs qui avaient soutenu Fillon contre le péril Macron, successeur de François Hollande.

Du coup, le Bureau politique de LR a réfléchi toute la journée pour rédiger un communiqué de soutien à Macron sans citer le nom de Macron : 

"Face au Front National l'abstention ne peut être un choix, nous appelons à voter contre Marine LE PEN pour la faire battre au second tour de l'élection présidentielle, et nous engagerons dès demain la campagne des législatives avec notre projet d'alternance, le seul capable de redresser la situation de la France."

Les électeurs LR doivent donc traduire : Pas d'abstention + voter contre Marine Le Pen = VOTER POUR MACRON

Philippe Carhon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

LOUIS-PHILIPPE Iᵉʳ (1773-1850), ROI DES FRANÇAIS | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1

06:32 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/04/2017

Marine Le Pen: « Je vous propose la grande alternance, l’alternance fondamentale. »

Marine Le Pen réagit après l’annonce de son élection pour le second tour des élections présidentielles. Avec 7 millions de voix, Marine Le Pen dépasse le record historique des suffrages du FN, toutes élections confondues. C’est la deuxième fois que le FN arrive au second tour des élections présidentielles. Jean-Marie Le Pen avait obtenu entre 4 et 5 millions de voix en 2002. Ce résultat manifeste donc une nette progression de l’électorat identitaire et souverainiste, malgré une quantité de chausse-trappes dressés tout au long de la campagne par les médias du Système Macron et une certaine magistrature aux ordres du pouvoir socialo-macroniste.

Voir aussi: Mgr Lefebvre appelait à faire barrage à l’Islam selon une longue tradition de l’Eglise d’Urbain II à Saint-Pie V

http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-je-vous-propo...

Le dangereux programme du candidat Macron ... S’il est appliqué, les classes moyennes seront laminées

Après avoir dit notre opposition à Macron, il faut surtout en formuler les raisons Etudier, analyser, avec méthode, précision et lucidité, ses idées, son programme, ses orientations, c'est ce que fait ici Roland Hureaux [Causeur 24.04]. Que nous ne puissions pas voter pour Emmanuel Macron, dans quinze jours n'est pas, alors, le plus important. Ce qui est important, est que, s'il est élu, nous aurons à combattre sa politique pour la durée d'un quinquennat.  LFAR      

L’annonce en fanfare du programme d’Emmanuel Macron avait tout pour impressionner:  500 experts, 3000 ateliers avec, paraît-il, la participation de 30 000 Françaises et Français. Fallait-il tant de monde pour aboutir à un résultat aussi creux ?

Il suffit d’écouter les Français pour connaitre leurs principales préoccupations, finalement assez simples : chômage et baisse des revenus, immigration, éducation, justice et sécurité, lourdeur de la pression fiscale et donc des dépenses publiques, système social pléthorique et désordonné.

Le pédagogisme toujours roi

Sur tous ces sujets majeurs, peu ou pas de propositions sérieuses.  Rien sur la justice, rien sur l’immigration (et comment cela intéresserait-il Macron qui a félicité Merkel d’avoir ouvert largement ses frontières ?), aucune réponse aux attentes des « travailleurs pauvres », immigrés compris, qui ont le sentiment frustrant d’être moins bien traités que les assistés. Rien par ailleurs sur la famille et la politique familiale –  et donc aucune perspective de revenir sur sa destruction par les socialistes.1 Et il n’est guère question de politique étrangère : pour quoi faire ? Macron compte poursuivre la politique d’alignement servile sur l’OTAN qui a valu à Hollande le mépris universel. Est seulement proposé un « quartier général européen »: pour faire la guerre à qui ?

Sur la sécurité, les rares propositions sont d’une pauvreté affligeante : retour à la police de proximité (dite « police de sécurité quotidienne »), « ne plus tolérer les incivilités », plus vite dit que fait. « Toute peine prononcée sera exécutée », mais encore faut-il que ces peines soient prononcées, ce qui n’est pas évident aujourd’hui vu les dérives de la justice, dont Macron ne s’émeut pas.

Sur l’éducation, à quoi sert de proclamer que l’on donnera « la priorité à l’école primaire » si on n’en change pas les méthodes, ce dont il n’est nullement question ? Ou de donner plus d’autonomie à des chefs d’établissement habitués à ne pas faire de vagues ? Ne sont remis en cause ni les méthodes pédagogiques aberrantes, ni le tronc commun, ni la réforme désastreuse du collège par Najat Vallaud-Belkacem, ni celle des rythmes scolaires, réformes que même Jean-Luc Mélenchon veut abroger.

Pas question non plus de « la France périphérique », provinciale et rurale, qui souffre et dépérit : on peut imaginer que le quart des départements qu’il projette de supprimer sont de cette France-là.

L’affaiblissement de l’Etat

Les Français croulent sous les impôts : le programme prévoit de supprimer la taxe d’habitation, la seule que tous, Français et étrangers, payent. Il prévoit aussi la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 20 % et, comme Fillon, l’abrogation de l’ISF. Quoique cela ne soit pas dit, Macron envisage de compenser ces baisses par un super-impôt foncier. Moins d’impôts pour le haut et le bas de l’échelle, encore plus pour les classes moyennes, soit les 58 % de Français ayant un bien foncier, qui seront un peu plus laminés.

Sur les 96 propositions, 27 annoncent une augmentation des dépenses, presque aucune ne tend à les réduire; il est seulement question de « lutter davantage contre la fraude fiscale ou sociale », ce qui laisse supposer que le ministre Macron ne le faisait pas assez. Propositions dépensières : augmenter le minimum  vieillesse de 100 € par mois, augmentation de  l’allocation adulte handicapé de 100 €  aussi, extension du  bénéfice de l’assurance chômage à ceux qui démissionnent, remboursement à 100 % des lunettes et des prothèses dentaires,  plan de 5 milliards pour la santé, de 5 milliards pour l’agriculture,   grand plan d’investissement de 50 milliards, 2% du PIB pour la défense nationale (précisément l’objectif fixé par l’OTAN), soit au moins 20 milliards de plus. Ajoutons : « Nous augmenterons les salaires de tous les travailleurs, des ouvriers, des employés » d’un 13ème mois. Le Fonds pour l’industrie et l’innovation, prévu en sus, sera financé par la vente des participations  de l’Etat dans les industries stratégiques, ce qui va encore affaiblir sa capacité de manœuvre. De politique industrielle, il est à peine question chez celui qui a autorisé la cession d’Alstom à General Electric.

Comme Marine Le Pen et à la différence de François Fillon, Emmanuel Macron maintient la retraite à 60 ans, sans même exiger, comme elle, 40 ans de cotisation.

L’Europe, l’Europe…

Macron a beau promettre de « construire une Europe qui développe nos emplois et nos économies », qui « protège nos industries stratégiques », on sait bien qu’elle a fait le contraire jusqu’ici. Il ne servira donc à rien de réunir « des conventions citoyennes pour redonner un sens au projet européen » (toujours le peuple ignare à qui on a mal expliqué les choses !) si le logiciel de l’Europe de Bruxelles n’est pas revu en profondeur.

François Fillon est pour le maintien de l’euro mais il intègre à son programme les disciplines que cela implique (abrogation des 35 heures, retraite à 65 ans, réduction de la fonction publique). Emmanuel Macron est pour l’euro mais sans les disciplines qu’implique son maintien. Marine Le Pen les refuse aussi mais se propose de mettre fin à l’euro. François Fillon et Marine Le Pen, chacun à leur manière, sont cohérents. Emmanuel Macron, lui, ne l’est pas. Si son programme était appliqué, il ne lui resterait qu’à faire comme François Hollande : attendre le retour de la croissance pendant cinq ans en regardant d’un air désolé grimper chômage et déficits, ce qu’il faisait comme principal conseiller économique de l’actuel président.

Autres contradictions sur l’Europe : il propose que les agriculteurs « soient payés au prix juste » et ne vivent plus de subventions, alors même que c’est Bruxelles qui a imposé en 1992 la réforme de la PAC laquelle a remplacé la rémunération par les prix par une rémunération par les primes. Comment d’ailleurs concilier ces intentions avec la volonté d’étendre le libre-échange à travers l’accord économique et commercial global (CETA), traité euro-canadien qu’il est le seul candidat à soutenir et qui fera encore baisser les prix ?

Hollande en pire

Loin de laisser espérer plus de liberté, le programme d’Emmanuel Macron annonce en outre, entre les lignes, le resserrement de toutes les contraintes bureaucratiques et idéologiques liées à la pense dominante: environnement (50 % de produits bios dans les cantines ou mise à la casse des vieilles voitures), parité à tous les étages, non-discrimination à tout va : « Nous ferons de la lutte contre la discrimination une priorité nationale » ; et même discrimination positive sous la forme d’ « emplois francs » pour les ressortissants de certaines banlieues. Le nom des entreprises ne respectant pas la parité homme/femmes sera rendu publique.  Evaluation systématique des services publics dont on sait le  caractère arbitraire des critères. En perspective, une société orwellienne où la pression du politiquement correct se fera encore plus étouffante. Bonjour le candidat jeune et libéral !

Tout cela est assorti, ficelle un peu grosse, de quelques propositions ponctuelles clinquantes: interdiction de téléphones portables à l’école primaire et au collège (et au lycée ?), ouverture des bibliothèques le soir et les week-ends, un pass culturel (ce que font déjà beaucoup de maires), remboursement des lunettes et des prothèses dentaires à 100%. L’enseignement du fait religieux à l’école, vieille lune là aussi, fait craindre des abus.

Rares propositions positives : le rétablissement de classes bilingues, promis aussi par François Fillon, et la limitation des sessions parlementaires.

En résumé, ce programme, souvent flou et toujours démagogique laisse apparaître le prolongement et même l’aggravation des tendances majeures du quinquennat Hollande : immigration non contrôlée, déclin du système éducatif, explosion de la délinquance, sacrifice des familles et dénatalité, alourdissement des dépenses publiques et de la fiscalité, persistance d’un volant de chômage, système social injuste, police de la pensée. C’est ce qui explique sa pauvreté, mal masquée par le « bling bling » : la société du spectacle, chère à Guy Debord, est plus que jamais « en marche ».

La philosophie générale de son programme est claire : davantage d’Europe et d’ouverture des frontières (aux hommes, aux marchandises, à la finance), pour une société mondialisée où la France, coupable de crimes contre l’humanité et qui, dit-il, n’a pas de culture propre, ne pèsera guère. Tout ce que demande le peuple… 

 
* Sauf les familles immigrées principales bénéficiaires des allocations « ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin », les natifs pauvres n’ayant plus guère d’enfants. 

Roland Hureaux
essayiste

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

BATTRE LE CANDIDAT MONDIALISTE !

17800267_2098464806845371_5434144600676950838_n.jpg

Ça y est, le premier tour est passé et la France s'est réveillée avec la gueule de bois et la perspective d’un avenir peu radieux. Le pire scénario s’est en effet produit : le candidat du parti de la finance apatride, Emmanuel Macron, est arrivé en tête. Le lot de consolation, c’est qu’il est talonné par Marine Le Pen, la candidate du Front national.

Les résultats n’étaient pas encore définitifs que le champion de la pseudo droite, François Fillon, annonçait pitoyablement qu’il se désistait en faveur de Macron, ressuscitant ainsi le spectre du « Front républicain » avec les résidus du Parti socialistes, l’autre grand perdant de la soirée. En se conduisant ainsi, Fillon est fidèle à la tradition gaulliste qui consiste à toujours pactiser avec le parti de l’étranger, quel qu’il soit, plutôt que se rallier au mouvement national.

Même si ses résultats sont en dessous de ceux qu’espéraient, compte tenu de la situation actuelle, beaucoup de patriotes, Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour. Elle devra donc, dans quinze jours, rassembler l’ensemble des forces nationales et identitaires pour battre le prétendant mondialiste soutenu par le CAQ 40 et tous les thuriféraires de la bien-pensance institutionnalisée.

Synthèse nationale

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Marion Maréchal-Le Pen salue “une grande victoire idéologique”

Marine Le Pen est donc arrivée en seconde place du premier tour de l’élection présidentielle avec 21,7% des voix.

Marion Maréchal Le Pen, qui s’est exprimée sur le plateau de TF1, a salué une “victoire idéologique” :

À travers ce ticket, on a un clivage clair, enfin, qui s’instaure. D’une certaine manière, les Français vont maintenant avoir un choix limpide.

Edition spéciale 1er tour de l'élection présidentielle

Ces responsables LR qui refusent de voter Macron

Georges Fenech : "Je n’ai pas trouvé 1 seul des électeurs de droite que je connais qui m’ait dit « Je vais voter Macron »"

Nadine Morano : "Je ne peux pas comprendre cette incohérence consistant à appeler à voter Emmanuel Hollande comme l’appelait Fillon!"

Philippe Carhon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Stoppons Macron ! #34 avec Didier Maïsto

L’appel du 7 mai : le sursaut ou le chaos

 

marine-le-pen-mlp-belle.jpg

J’appelle tous les Français, où qu’ils se trouvent, à rejoindre la candidate Marine Le Pen

Nos gouvernants, de droite comme de gauche, qui depuis près de 50 ans sont à la tête du pays se sont soumis aux traités de l’Union européenne, à la dictature de la finance mondiale et ont capitulé devant la caste non élue de la Commission européenne. Le peuple français s’est ainsi trouvé dépossédé de sa souveraineté nationale sans l’avoir souhaité. Cependant, rien n’est perdu car il ne se résignera jamais à cette dépossession.

Ces gouvernants ont ainsi livré le pays à la servitude et à l’insécurité par la disparition de nos frontières nationales et une immigration massive incontrôlée. Nous ne nous résignerons jamais à ce que l’insécurité chronique et le terrorisme ne deviennent le quotidien des Français. Nous allons tourner le dos à cette gauche qui, sous couvert de progrès et de prospérité, a étendu partout la misère, le désespoir, et empêché le retour de cette droite coresponsable de cette situation.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par un monde globalisé et dérégulé où les marchés financiers règnent en maîtres aux dépens de l’économie réelle, et où l’islam radical gagne du terrain chaque jour. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y ait, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour les ennemis du peuple.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! L’enjeu n’est pas limité au territoire de notre pays. L’enjeu est mondial.

Les bouleversements politiques de 2016 qu’ont été le Brexit, la victoire de Donald Trump et le non au référendum constitutionnel italien ont montré la voie. Le groupe Europe des nations et des liberté au Parlement européen soutiendra notre initiative de renégociation des traités européens en vue de récupérer les quatre souverainetés : budgétaire, territoriale, monétaire et législative. La Commission européenne, tétanisée par la victoire du peuple français, devra céder à la volonté des peuples européens de reprendre en main leur destin. La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, quittera l’organisation intégrée de l’OTAN afin de faire entendre sa voix singulière et de faire rayonner sa diplomatie. Une autre Europe, de l’Atlantique à l’Oural, balayant les relents fédéralistes et atlantistes de ses maîtres actuels, naîtra ainsi sur le principe de la subsidiarité et de la coopération entre des pays libres.

Les adversaires de la France vont essayer de faire élire un jeune banquier BCBG ne possédant aucune volonté régalienne, afin de museler la voix de la France. Il sera favorable à un utopiste fédéralisme de la zone euro, qui est en voie d’écroulement et ne résistera ni à l’islamisme ni au communautarisme qui nous gangrènent. Incapable de défendre l’intérêt de l’État, il ne sera pas en mesure de négocier quoi que ce soit avec Angela Merkel et l’Union européenne. Il ne sera que l’héritier de politiques qui ont échoué.

Alors, j’appelle tous les Français, où qu’ils se trouvent, à résister à cette tentation mortifère et à rejoindre la candidate Marine Le Pen, la seule à défendre la flamme de la résistance française, qui sera « la Présidente qui protège, la Présidente des Français qui veulent continuer à vivre en France comme des Français ! Et [elle sera] la seule à le faire, car [elle sera] la seule à assumer le bras de fer avec l’Union européenne et à s’engager à redonner à la France le plus sacré de ses biens : sa liberté ! »

http://www.bvoltaire.fr/lappel-7-mai-sursaut-chaos/

Déclaration de Marine Le Pen au soir du 1er tour de l'élection présidentielle | Marine 2017

MACRON OU LA FIN PROGRAMMÉE...

17016146_1949407631948804_1499896711_o.jpg

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Editorial du n°45 (Printemps 2017)

Publié le 25 mars 2017

Il ne reste plus que quelques semaines avant cette élection présidentielle dont la pré-campagne, et la campagne, nous réservent bien des surprises. Certes, depuis le début de la Ve République, nous savons que les jeux ne sont jamais faits d’avance. Ce qui semble évident six mois avant le scrutin s’avère toujours faux le moment venu. Preuve de la versatilité de notre peuple s’offusqueront les uns ou de l’aveuglement des médias s’exclameront les autres… qu’importe. Il n’y qu’une chose qui est constante, c’est que, de Présidentielle en Présidentielle, le gagnant a toujours été pire que le sortant.

Cette année, nous sommes devant un cas de figure assez curieux. Soucieux que sont les partis institutionnalisés de vouloir accentuer leur image démocratique et voulant sans doute singer l’Amérique, ceux-ci nous ont imposé, à gauche comme à droite, le spectacle pathétique des « primaires ». Car il n’y a rien de tel qu’une primaire pour introduire les divisions dans un parti politique. Regardez-les, ils se sont tous entretués pendant six mois et, maintenant, les disqualifiés passent leur temps à en savonner la planche de ceux qui ont gagné.

Des primaires qui tournent au vinaigre

En plus, c’est hasardeux car dans les deux cas, chez les Républicains comme chez les socialistes, les vainqueurs ne sont pas ceux que le Système aurait voulu. Ni Juppé, ni Sarkozy, ni Valls, ni Montebourg, ces petits valets serviles de l’idéologie dominante n’ont réussit à l’emporter. À chaque fois, c’est un « outsider » qui est arrivé en tête. Benoît Hamon chez les socialistes (mais cela n’a pas beaucoup d’importance vu l’état actuel du PS) et, à « droite », François Fillon, personnage réputé pusillanime qui a été cinq ans Premier ministre de Sarkozy sans que personne ou presque ne s’en souvienne.

Maudite primaire ! Si les gogos commencent à ne plus faire ce que l’oligarchie leur demande, où va-t-on ?

Mais, rassurez-vous, le Système avait son joker : Emmanuel Macron évidemment… Un ancien de la Banque Rothschild reconverti dans le « politique buisness attrape tout » qui, avec sa prudence de banquier, avait justement pris soin d’éviter de passer la case risquée des primaires. Il se retrouve donc promu comme étant le candidat chéri des mondialistes de tous bord. Car avec lui, les mondialistes pourront dormir tranquilles. Il est bien dressé, il saura accélérer le processus de désintégration nationale et de reniement identitaire engagé. Il saura défendre les intérêts des multinationales apatrides et ceux de la haute-finance spéculative aux dépens des peuples et des nations.

Haro sur le Sarthois

Pour les fins stratèges de l’intelligentsia en place (ceux qui jouaient Clinton gagnante, le refus du Brexit et la chute de Bachar…), le calcul est simple : celui qui se retrouvera en deuxième position au premier tour derrière Marine Le Pen (à condition bien sûr que celle-ci soit en tête) à toutes les chances de l’emporter au second. Comme Fillon, par son côté notable provincial et certaines de ses prises de positions iconoclastes, ne répond pas aux critères de la bien-pensance, tout doit donc être mis en œuvre pour qu’il soit recalé en troisième position. Macron contre Marine Le Pen, c’est forcément Macron qui l’emportera croient-ils. Un duel Fillon-Le Pen, dans lequel Macron serait hors jeu, vous n’y pensez pas… Voilà pourquoi, depuis le début janvier, une campagne de presse reposant sur des abus plus ou moins avérés est lancée afin de déstabiliser Fillon. Je ne prétends pas que le Sarthois soit un modèle de vertu, mais force est de constater que ce qui lui est reproché est somme toute assez banal pour un politicien qui a vécu toute sa vie aux crochets de la République.

Mais n’allez surtout pas imaginer que je cherche à le défendre. Même si je lui reconnais un certain panache dans le fait qu’il se soit maintenu en vers et contre tous, à commencer ceux de son propre camp, comme candidat des Républicains, la compassion s’arrêtera là. La manière avec laquelle il a snobé récemment certaines personnalités non conformistes de droite (comme Charles Million et Charles Beigbeder par exemple) qui souhaitaient le soutenir est significative de l’état d’esprit du personnage. En bon gaulliste qu’il est, Fillon a peur d’être classé trop à droite. Il espère sans doute se faire une place au soleil au centre ou ailleurs, mais pas de chance Macron l’occupe déjà.

Et la droite nationale dans tout cela ?

Paradoxalement, c’est au moment où une partie de plus en plus importante de nos compatriotes commence à ouvrir les yeux et à se rendre compte que tout ce que les nationalistes annonçaient depuis des décennies est en train de s’avérer vrai que la candidate qui est sensée représenter notre famille politique adopte un positionnement de plus en plus « clean ». Ce qui est plutôt regrettable.

L’obsession de « la dédiabolisation » a conduit le Font national depuis quelques années à aller à l’encontre des aspirations de son électorat. Heureusement pour lui, ceux qui placent leur dernier espoir en Marine Le Pen ne se sont pas encore vraiment rendus compte de la dérive de son mouvement. C’est d ‘ailleurs peut être mieux ainsi.

Notre peuple, aseptisé par des décennies de culpabilisation et de repentance visant à le rendre honteux de son identité, conditionné par des médias aux ordres champions de la désinformation et accablé par les contraintes d’une existence de plus en plus précaire commence à s’interroger sur l’avenir que lui propose le Système. Il voit dans le FN l’alternative à celui-ci car il ne sait pas que la direction actuelle du FN ne pense qu’à être reconnue par ce Système. On peut toujours rêver…

Quoiqu’il en soit, nous estimons que le vote Marine (additionné à celui en faveur des autres candidats en marges comme Jean Lassalle ou Nicolas Dupont-Aignan) devra être considéré comme un « vote baromètre » qui prouvera le refus grandissant de cette classe politique usée et ternie. Il montrera que les Français sont à la recherche d’une autre voie que celles, éculées, que veut leur imposer le Système.

Vous l’avez compris, Synthèse nationale, en tant que revue, ne donnera pas de consigne à ses lecteurs et amis. Nous savons que la candidate « officielle » de la droite nationale est loin de faire l’unanimité dans notre camp. Cependant, nous sommes aussi conscients de l’enjeu de cette présidentielle. L’élection programmée de Macron serait la pire des choses qui puisse arriver à la France car elle scellerait son asservissement total et définitif au parti de la finance, ce qui, en termes clairs, signifierait la fin de son existence. Et cela nous ne pouvons l’accepter. Eliminer Macron dès le premier tour est donc une priorité absolue, un acte de résistance patriotique et identitaire. Chacun saura, en son âme et conscience, ce qu’il lui reste à faire…

Au-delà de la Présidentielle…

Quel que soit le gagnant du second tour, même et surtout si c’est Macron, nous devrons continuer notre combat. Plus que jamais la France et les Français auront besoin d’une forces nationaliste digne de ce nom. En ce qui nous concerne, à Synthèse nationale, nous continuerons à œuvrer pour l’émergence d’un véritable pôle de rassemblement, fidèle aux fondamentaux qui font la spécificité de notre famille d’idées, résolument tourné vers l’avenir.

Pour l’heure, nous vous donnons à tous rendez-vous comme chaque année à Rungis (94) le dimanche 1eroctobre prochain pour notre XIe Journée nationale et identitaire.

88155295.2.jpgCommandez ce n°45

En savoir plus cliquez ici

Le commander en ligne cliquez là

Bulletin de commande

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Enfin la clarification du débat

vote-urne.jpg«Tout sauf eux » titrait Libération samedi en une, photos de François Fillon et de Marine Le  Pen  à l’appui. Le quotidien du milliardaire binational et soutien d’Emmanuel Macron Patrick Drahi, à peine les résultats connus, préconisait hier soir dans la rubrique «analyse »de son site la mise en place d’ «un centre anti poison contre le Pen ». Car la barre du premier tour a bien été franchie! Quinze ans après le coup de tonnerre du 21 avril 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle (16,7%, 17,8% au second), Marine réalise un score inédit pour l’Opposition nationale, populaire et sociale dans une élection présidentielle. Elle recueille 21,53% des suffrages ( 7,7 millions des voix ), améliorant d’environ quatre points son score de 2012 (17,9 %). Certes beaucoup de nos amis espéraient que la présidente du FN vire en tête hier soir et ont exprimé leur surprise devant le score très élevé d’Emmanuel Macron (23,75%).  Mais la vraie confrontation  commence maintenant, face au gourou d’En Marche! Un candidat archétypal du sans-frontièrisme dans tous les domaines, du mondialisme libéral-libertaire face aux tenants des protections et des solidarités nationales, de la justice sociale,  aux défenseurs de l’enracinement, des saines  limités et des valeurs helléno-chrétiennes de notre civilisation. Marine a salué dés hier dans son résultat, l’« acte de fierté (…) d’un peuple qui relève la tête » et a immédiatement appelé à la mobilisation de toutes énergies patriotes, pour mettre en place une « alternance fondamentale » face à « l’héritier de François Hollande ».

Le premier grand enseignement de ce scrutin du 23 avril c’est bien sûr l’élimination des deux candidats des « deux grands partis de gouvernement » qui se succèdent au pouvoir par roulement depuis cinquante ans,  à savoir François Fillon  le champion de la coalition LR-UDI (19, 91%) et Benoit Hamon qui représentait ici l’attelage PS-EELV (6,35%). Deux éliminés qui, toute honte bue, ont appelé à voter Macron pour faire barrage à Marine Le Pen. Un appel qui a encore un semblant de logique quand il émane de ce qui reste de la fraction du PS qui soutenait M. Hamon. Mais qui révèle la pusillanimité d’un Fillon, confronté tout le long de sa campagne à l’hostilité des progressistes de LR, qui se voulait un candidat désormais anti Système, celui d’une droite décomplexée, quasiment hors les murs, moins inféodé à Bruxelles, plus gaullien dans sa vision des relations internationales, au tropisme identitaire et défenseur des valeurs traditionnelles. Ce qui lui avait valu le soutien de Sens commun ou encore la bienveillance des partisans d’une France libérée de notre inféodation à l’Otan. Comment justifier dans ces conditions aux yeux d’une très grande partie de son électorat cet appel à voter Macron pour faire barrage à l’extrême-droite?

Notons encore le score très important réalisé par Jean-Luc Mélenchon (19,64%),  vrai tribun et maître du logos qui a mené une campagne dynamique et ingénieuse. Le candidat socialo-lambertiste qui avait badigeonné habilement de populisme et de patriotisme son programme initial, mettant notamment la pédale douce sur son immigrationnisme rédhibitoire dans les classes populaires, a presque réussi son pari.

Il a su en tout cas tirer parti de la décrépitude du PS, de la médiocrité de son candidat officiel, du triste bilan, des reniements et des mensonges du quinquennat Hollande;  bref, il a su capter la révolte du peuple de gauche contre l’enfumage du hollandisme et la violence eurolibérale. M. Mélenchon n’ a pas donné de consigne de vote pour le second tour, souhaitant consulter les adhérents de La France Insoumise. Il serait  en tout cas dans l’ordre des choses qu’une partie des électeurs de ce dernier se dirige elle aussi vers un vote Marine le 7 mai. Ce qui sera aussi certainement le cas de ceux du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui réalise un score très honorable (4,73%), plus élevé que l’addition de ceux réalisés par tous les autres petits candidats, le sympathique Jean Lassalle (1,21%), François Asselineau (0,92%), Jacques Cheminade (0,18%),  les très antipathiques Poutou (1,10%) et Arthaud (0,65%).

Invité hier à s’exprimer sur France inter, France info, France 24 et BFM, Bruno Gollnisch a relevé que les électeurs hostiles à l’euromondialisme, quelles que soient leurs attaches partisanes affichées au premier tour, ont tous vocation à barrer la route dans les urnes le 7 mai au projet inquiétant et flou de M. Macron. Lequel s’est illustré une nouvelle fois par son discours indigent, grotesque et «filandreux» prononcé hier soir devant ses partisans dans lequel, par un tour de passe-passe sémantique assez grossier,  il s’est dit le représentant des  des« patriotes » face « à la menace des nationalistes ». Le député frontiste s’est félicité de ce que l’heure du vrai débat, programme contre programme, a sonné, amenant enfin l’indispensable clarification que les Français attendent. Le candidat de Bruxelles, de Mme Merkel et des forces obscures du mondialisme devra sortir du bois. Et Bruno Gollnisch de rappeler que comme l’observait le cardinal de Retz,  « On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens ».

Emmanuel Macron a  commencé à le faire hier lors de sa sa soirée de victoire (prématurée?) à la brasserie La Rotonde, dans le VIe arrondissement de Paris, là où François Hollande avait célébré en 2011 sa victoire à la primaire du PS. Le candidat d’En marche!  avait invité pipoles, acteurs, financiers, des personnalités comme Jacques Attali, Daniel Cohn-Bendit et même Dominique Strauss-Kahn si l’on en croit le Le journaliste Jean Quatremer.  On tombe toujours du côté où l’on penche. 

https://gollnisch.com/2017/04/24/enfin-clarification-debat/

Replay du direct sur le 1er tour de la Présidentielle

Charles Saint-Prot : l’Allemagne tire les ficelles de l’Europe des régions

Directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques, Charles Saint-Prot vient de publier un plaidoyer pour la sauvegarde de l’indépendance nationale face à toutes les forces de dissolution, où il dénonce notamment la constitution d’une « Europe des tribus ».

Votre livre pointe les dangers de la ratification de la Charte des langues régionales ou minoritaires : quels sont-ils ?

Une double menace pèse sur l’État-nation : le supranationalisme et le particularisme régionaliste. L’un nivelle les nations, l’autre les morcelle. L’affaire de la Charte des langues régionales ou minoritaires, concoctée par le Conseil de l’Europe, est particulièrement emblématique dans la mesure où celle-ci fait partie du dispositif normatif des diverses instances eurocratiques dont « tous les canons sont braqués contre l’État-nation » et plus singulièrement contre la nation française. La Charte européenne est un bon exemple du combat insidieux contre l’identité nationale. L’objectif ultime des promoteurs de ce texte n’est pas ambigu. Il s’agit de démanteler encore plus l’État-nation pour mettre en place l’Europe fédérale des régions. C’est une vieille idée, héritée de la propagande de l’Allemagne nazie des années trente, qui réapparait périodiquement sous divers travestissements depuis les années soixante-dix.

Vous parlez de « l’État-nation face à l’Europe des tribus » (c’est le titre de votre livre) ; pensez-vous que nous soyons face au danger d’un démembrement des nations européennes ?

Sans aucun doute. C’est la nation qui est la cible d’une idéologie européiste supranationale, et de facto mondialiste, laquelle a pour objectif essentiel de mettre fin à la souveraineté de l’État-nation. Cette idéologie a pour obsession de faire sauter le verrou de la nation. Ce qui est en cause est le respect de la diversité des nations, c’est-à-dire celle des civilisations, face à la menace d’un monde globalisé qui serait celui d’une uniformisation synonyme de totalitarisme et de régression. L’acharnement antinational est une véritable obsession des officines d’une eurocratie qui veut des États faibles et la fin des nations pour finalement créer l’Europe des tribus qui n’est jamais que l’autre nom de cette Europe des régions dont le président Pompidou pouvait dire qu’elle s’appelait le Moyen Âge.

Quel est le jeu de l’Allemagne ? La constitution d’une Europe des régions sert-elle ses intérêts ?

Le projet visant à la déliquescence de l’État-nation pour anéantir la nation française s’inscrit très exactement dans la stratégie de la nouvelle grande Allemagne qui est le chef de file de l’eurocratie. C’est bien naturel puisqu’il s’agit d’une Europe de plus en plus allemande, avec l’Anschluss de fait d’une bonne partie de l’Europe centrale. La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires a d’ailleurs été imaginée par des courroies de transmission de la Fédération des groupes ethniques européens (plus connue sous le sigle FUEV pour Föderalistische Union europaïscher volksgruppen) qui est dépositaire d’une conception “ethnique” (“völkisch”) d’une Allemagne qui, en fin de compte, tire les ficelles. C’est l’Allemagne, à travers de puissantes fondations, qui encourage les dérives supranationales au sein d’une Union européenne qu’elle a phagocytée. Au XXIe siècle, l’Allemagne, redevenue prussienne depuis la funeste unification de 1990, est bien l’« homme dangereux de l’Europe » dont se méfiait tant le chancelier catholique rhénan Konrad Adenauer.

Le particularisme régional n’aurait-il donc aucune légitimité ? Faut-il toujours le condamner ?

Soyons clair : nous sommes le dos au mur. La menace est la mise en place d’entités minoritaires fondées sur l’ethnie, c’est-à-dire la balkanisation des nations. Dès lors, on ne peut qu’être frappé par la naïveté de ceux qui ne comprennent pas qu’on ne décentralise pas, on n’encourage pas les replis sectaires et ethniques, on ne fait pas la promotion de dialectes minoritaires et folkloriques quand il y a le feu à la maison commune, quand l’identité nationale est menacée de toute part, quand le communautarisme s’infiltre partout, quand un nombre de plus en plus important de jeunes Français parlent de plus en plus mal leur langue, la lisent à peine et l’écrivent encore moins bien. Quand, enfin, la culture et la langue françaises sont sur le point de disparaître, quand la souveraineté nationale est saccagée par tous les moyens, il serait puéril de célébrer des particularismes désuets ou dangereux. À vrai dire, on pourrait à la rigueur admettre qu’une monarchie bien enracinée, nationale et populaire, reposant sur une autorité légitime et forte, puisse laisser une place aux folklores régionaux, mais cela est criminel de la part d’une république qui conduit inexorablement à la déliquescence de l’État et à l’affaiblissement de la nation que nos rois ont unifiée.

Dans un tel contexte, quelles sont à vos yeux les conditions de la renaissance nationale ?

Il s’agit de concevoir les hommes comme appartenant d’abord à une nation. Il faut avoir la conviction d’une unité de destin pour faire quelque chose ensemble. Cela s’appelle l’Histoire. C’est la nation – et elle seule – qui constitue, comme l’enseigne Charles Maurras, « la plus précieuse des libertés », puisqu’elle donne à l’homme sa dignité en lui permettant d’être non seulement un animal social mais plus encore un animal historique. Par la nation, l’individu périssable et la société périssable défient la mort et le néant. Dès lors, la politique n’a pas pour objet de servir les intérêts de groupes particuliers, les ambitions d’un parti ou les chimères des idéologues ; la politique doit mettre en œuvre les moyens permettant à la nation de ne pas périr. Cela revient à défendre le pouvoir de l’État qui garantit le bien commun. La préservation du rôle central de l’État est une question vitale pour la France. Or, depuis plus de deux siècles (avec de trop rares exceptions), les causes du déclin résident dans la mauvaise politique due à un système débile et malfaisant qui favorise le règne de l’étranger. Nos rois avaient combattu ce parti de l’étranger (Bourguignons, ligueurs, frondeurs, anglomanes…) qui est le véritable mal français De nos jours, on est frappé par l’importance des partis de l’étranger : parti américain, parti allemand (camouflé sous le slogan de l’Union européenne), parti israélien, parti russe de ceux qui, plus qu’une saine alliance avec la Russie, prônent une servile soumission à Moscou… Face aux lâches renoncements qui ont toujours nourri l’esprit de collaboration, où est le parti de la France quand il n’y a plus d’autorité légitime pour l’incarner ?

Propos recueillis par François Marcilhac

https://www.actionfrancaise.net/2017/04/21/charles-saint-...

Marine Le Pen : « Le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage »

Marine-Le-Pen-Premier-Tour-600x321.jpg

Qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a affirmé hier soir que « le grand débat va enfin avoir lieu ». Pour elle, « le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage qui met en danger notre civilisation ». « Il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes », a lancé la présidente du Front national, appelant tous « les patiotes sincères » à « l’unité nationale derrière notre projet de redressement ». Voici sa déclaration intégrale.

Mes chers compatriotes,
Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle.

J’en mesure l’honneur, avec humilité et reconnaissance.
Je voudrais vous exprimer, à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude.

La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie.

Ce résultat est historique.
Il fait reposer sur moi désormais la responsabilité immense de la défense de la nation française, de son unité, de sa sécurité, de sa culture, de sa prospérité et de son indépendance.

Il s’interprète également comme un acte de fierté française, celui d’un peuple qui relève la tête ; celui d’un peuple sûr de ses valeurs et confiant en l’avenir.

Il n’a échappé à aucun Français, que le système a cherché par tous les moyens, même les plus contestables, à étouffer le grand débat politique qu’aurait dû être cette élection.

Ce grand débat va maintenant, enfin, avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre.

Car le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage, qui met en danger notre civilisation.

Les Français ont un choix très simple :
Soit nous continuons sur la voie d’une dérégulation totale, sans frontières, et sans protection, avec comme conséquences : les délocalisations, la concurrence internationale déloyale, l’immigration de masse, la libre circulation des terroristes.

Ce règne, c’est celui de l’argent roi.
Soit vous choisissez la France, des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d’achat, notre sécurité, notre identité nationale.

Vous avez donc le choix de l’alternance.
La vraie.
Pas celle qui a vu des gouvernements se succéder sans que rien change.

Celle que je vous propose, c’est la grande alternance, l’alternance fondamentale, qui mettra en place une autre politique, d’autres visages au pouvoir, et le renouvellement auquel vous aspirez.

Ce n’est évidemment pas avec l’héritier de François Hollande et de tous les échecs de ce quinquennat catastrophique, que cette alternance tant attendue viendra.

Il est temps désormais de libérer le peuple français, tout le peuple, sans oublier nos compatriotes d’Outre-Mer qui ont exprimé à mon égard une confiance qui m’honore, il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes qui veulent lui dicter sa conduite.
Car oui je suis la candidate du peuple.
Je lance un appel à tous les patriotes sincères, d’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, quel qu’ait été leur parcours, et leur vote au premier tour, à me rejoindre.
Je les appelle à sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments parce qu’il y va de l’intérêt supérieur du pays.

C’est l’essentiel, vraiment l’essentiel, qui est en jeu : la survie de la France.

Je les appelle à l’unité nationale derrière notre projet de redressement.
Nous les accueillerons fraternellement.

Le 8 août 1943, le général de Gaulle le rappelait à Casablanca : « La grandeur d’un peuple ne procède que de ce peuple ».
C’est ce principe qui, durant les mille cinq cents ans de son histoire, a façonné la France que nous aimons.
C’est ce principe que je mettrai en œuvre.

Le rassemblement du peuple français auquel chacun aspire ne peut se faire qu’autour de l’amour de la France.
Vive le peuple français !
Vive la République !
Vive la France !

CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR MACRON, LE PANTIN DE LA FINANCE MONDIALISTE...

 http://synthesenationale.hautetfort.com/

Bande Annonce - Cortège Traditionnel de Jeanne d'Arc - 14 Mai 2017

Macron-Le Pen : la gauche libérale-mondialiste contre la droite patriote-populaire

cover-r4x3w1000-58f8a094a5be9-000-nj8s5-1000x660.jpg

C’est donc le scénario annoncé, et programmé, que les électeurs ont décidé de valider.

C’est donc le scénario annoncé, et programmé, que les électeurs ont décidé de valider : Macron-Marine Le Pen. Certes, ils ne l’ont fait que du bout des doigts. Mais ils l’ont fait et, désormais, il faut choisir. Non pas entre deux maux. Non pas « Macron ou le chaos », comme l’écrivait encore M. Castro il y a quelques jours. Le délire et le chantage médiatiques consistant à diaboliser Mme Le Pen et ses électeurs d’hier, d’aujourd’hui, et de demain ne fonctionne plus. Et c’est heureux.

Les médias nous ont répété que cette présidentielle mettrait aux prises deux candidats anti-système ou hors système et, en tout cas, adeptes du « ni droite ni gauche ». Mais c’est faux. En fait, ce premier tour de la présidentielle, c’était une double primaire, pour la gauche comme pour la droite. À gauche s’affrontaient une gauche populaire authentique (Mélenchon) et une gauche libérale-libertaire béate devant la mondialisation (Macron). Curieusement, après un quinquennat raté de la gauche libérale, c’est son représentant rajeuni qui l’a emporté. Cette fois-ci tout au moins, car la querelle des deux gauches n’est certainement pas terminée. À droite, le courant libéral et conservateur de M. Fillon a été vaincu par une droite populaire et patriote, qui ne doit son existence et son essor spectaculaire qu’à tous les abandons et les renoncements du premier, depuis quarante ans.

C’est un basculement historique. Pour la droite dite parlementaire, la catastrophe annoncée a donc eu lieu et elle ne s’en remettra pas de sitôt. Ironie de l’Histoire : c’est le nom de M. Fillon qui restera attaché à cette déconfiture, lui qui, pour une simple défaite aux régionales de 2004, avait évoqué un « 21 avril à l’envers »

En somme, ce duel Macron-Le Pen met face à face une fausse gauche et une vraie droite. Et le cas de conscience est donc bien plus aigu pour un authentique électeur de gauche que pour un électeur de droite. Le candidat de la vraie gauche, c’était Mélenchon. D’où sa dynamique de fin de campagne. Et tout électeur de gauche le sait bien. Il pourra toujours se raconter des histoires de fascisme et de résistance en allant voter Macron, mais ce sera pour lui, une nouvelle fois depuis vingt-cinq ans, une façon de se voiler la face et de cautionner le libéralisme économique et sociétal le plus délirant. Il faut reconnaître à M. Mélenchon l’honnêteté de n’avoir pas appelé à voter pour Macron. Mais gageons que la start-up Macron saura fournir toutes les pinces à linge nécessaires pour ces électeurs de Mélenchon qui iront mettre un bulletin pour le banquier Macron.

Quant aux électeurs de droite, ceux qui ont déjà franchi le pas du vote pour Mme Le Pen et les millions d’autres qui vont le faire d’ici le 7 mai, et après, ils savent bien que, comme M. Mitterrand avait dû le faire en 1983, M. Chirac en 1995, Mme Le Pen sera bien obligée, si elle est élue, de composer avec la réalité économique et financière de la France. Mais c’est bien pour avoir raté sa campagne en la matière qu’elle ne figure qu’à la seconde place, avec un score en deçà des espoirs que lui donnaient les élections précédentes et la situation du pays et de la droite.

Certes, tout Français sait bien – et l’attentat de jeudi soir l’a rappelé – que la question économique, dorénavant, et malgré la situation financière dramatique de la France, n’est plus première. La question nationale et identitaire, les politiques de sécurité et d’immigration sont désormais centrales. Et si Mme Le Pen l’a emporté dans sa primaire contre M. Fillon, c’est qu’elle peut se targuer, elle, d’avoir vu les problèmes et dénoncé leurs causes plus tôt, et de n’avoir pas appartenu à cette droite qui les a découverts bien tard, quand elle n’a pas contribué à leur aggravation…

Le duel entre M. Macron et Mme Le Pen, c’est l’affrontement entre une gauche de la trahison et de la déconstruction, bourgeoise et mondialiste (et heureuse de l’être) et une droite populaire et patriote, sincèrement malheureuse de l’état du pays, et qui a décidé de dire : « ça suffit ! »

http://www.bvoltaire.fr/macron-pen-gauche-liberale-mondia...

François Iᵉʳ, la bataille de Marignan (1515) | Au cœur de l’histoire | Europe 1

06:03 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

23/04/2017

Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits-13-couv-300x424-248x350.jpgLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon Editorial du n° 13 de la revue Conflits

https://fr.novopress.info/

Terres de Mission #29 : Qu’est-ce que le populisme chrétien ?