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l'information nationaliste - Page 4

  • Après la Libération, il faudra procéder à une Épuration

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    Bernard Plouvier

    ... et cela aura un petit air de « déjà vu » !

    Non seulement, il faudra punir les traîtres à la patrie qui auront favorisé l’essai de destruction de notre Nation par une immigration-invasion d’une ampleur incommensurablement plus grande que les tentatives perpétrées par les hordes de Huns ou de mahométans, jusqu’à ce que ces derniers reçoivent deux déculottées, près de Bordeaux et de Poitiers.

    Mais aussi, il faudra se souvenir du traitement honteux infligé au peuple de France par Grand Président Macron, son joueur de poker favori, le sieur Castaner, et leurs hordes de flics déchaînés.

    Dans l’article de Claude Janvier – excellent comme toujours, avec ce rédacteur enthousiasmant –, paru in Eurolibertés du 11 janvier 2019 cliquez ici, on lit une déclaration issue d’un syndiqué de France Police, exprimée fin décembre, où le zélé fonctionnaire se retranche derrière « les ordres des ministre, préfets et commissaires », pour justifier les yeux et les membres perdus de manifestants dits « Gilets jaunes », les centaines de personnes tabassées ou intoxiquées par les gaz projetés.

    Il est bon de rappeler à nos pandores que, si certains d’entre eux sont de redoutables carriéristes sans conscience, ils ne sont pas des robots et que la Loi est faite pour eux comme pour tout autre citoyen.

    L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (ONU) et l’art. 9 de la Convention Européenne des susdits ont reconnu une Liberté de Conscience (encore faut-il en avoir une !), soit – entre autres choses – le droit pour un militaire ou un policier de s’opposer à certains ordres, notamment ceux dont l’exécution est une flagrante violation de la Loi, comme le fait de tirer avec une arme potentiellement léthale (ou tueuse, comme on voudra) sur des individus désarmés. 

    Comme le Bon Peuple ne doit pas trop espérer de ses « forces de l’ordre », censées le protéger, puisque ses membres sont soldés par le produit des impôts et des taxes, le Bon Peuple doit, pour l’heure, faire un effort de mémoire et se préparer à l’apurement des comptes... qui suivra l’inévitable période de Libération.

    Nous avons connu Philippe Le Bel (Homme) et le Grand Charles (le Général de TSF bien connu). De nos jours, il faut compter avec Emmanuel Le Pétochard et ses sbires. C’est assez dire notre déchéance. Toutefois, même chez une Nation en déclin, le réveil des pauvres – forcément plus nombreux que les riches – est toujours dangereux. Macron and Co., manifestement ignares en matière d’histoire, risquent de l’apprendre à leurs dépens.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Gilets jaunes : 12 personnes ont perdu un œil, 4 ont perdu une main

    Gilets jaunes : 12 personnes ont perdu un œil, 4 ont perdu une main

    Le LBD 40 (lanceur de balles de calibre 40 mm), la nouvelle arme à la mode pour le maintien de l’ordre, a remplacé le “Flash Ball”. Il est plus puissant (il porte plus loin) et il est plus précis.

    Jim venait de l’île d’Oléron, avec sa femme, pour participer à la manifestation du 8 décembre à Bordeaux.

    « On ne connaissait pas la ville. On a essayé de partir par les petites rues mais les policiers en civil bloquaient et nous tiraient dessus. J’ai voulu protéger ma femme. Après… Je ne me souviens plus de rien ».

    Il a été victime d’un tir de LBD 40 au visage et a perdu un œil tandis que l’autre a perdu en acuité.

    « On m’a fait une piqûre d’adrénaline. Je me rends compte que j’ai failli y passer. Je me suis réveillé le dimanche. J’ai 15 fractures au visage et désormais, j’ai une plaque en titane sur le côté droit ». « J’ai la rage. Je suis un ancien para. Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres ! 220 joules en pleine tête, ce n’est pas anodin. C’est pour faire peur aux autres. Qui radicalise l’autre ? Vous savez, tous les proches des victimes sont très en colère. Il faut changer la politique de maintien de l’ordre ».

    Selon Reflets, c’est voulu :

    Au cours de chacune des manifestation que nous avons suivies depuis le 8 décembre, le processus se répète : les manifestants marchent dans le calme. Soudain, les forces de l’ordre organisent une nasse. Enferment les manifestants dans un périmètre restreint pendant une demi-heure ou une heure. La tension monte, les forces de l’ordre tirent des gaz lacrymogènes, la tension monte encore d’un cran, les affrontements deviennent plus violents, la police riposte avec des grenades de désencerclement et des tirs de LBD 40. Il ne s’agit pas de prendre parti dans un match qui opposerait les gilets jaunes aux forces de l’ordre, mais de dresser un constat objectif, basé sur une observation in situ. A chaque fois que la police a nassé sans raison apparente les manifestants, cela a dégénéré. Ce fut le cas par exemple lors de l’Acte VIII quand la police a soudain stoppé la manifestation au niveau du musée d’Orsay et de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. Jusque là, il n’y avait pas eu d’affrontements. A de très nombreuses reprises, l’usage des grenades de désencerclement ou les tirs de LBD étaient inutiles, la sécurité des forces de l’ordre n’étant pas mise en cause. Rien en tout cas qui ne pouvait se régler avec du gaz lacrymogène.

    Selon Me Pichon

    Le fait est que des effectifs de la BAC et de la BRI, dont ce n’est pas la mission première, sont mobilisés en maintien de l’ordre et se lâchent littéralement parce qu’ils se sentent couverts par la hiérarchie.

    Et il ajoute :

    l’usage n’est pas proportionné et les règles d’utilisation en la matière sont très strictes. J’ai des dizaines de témoignages précis et circonstanciés de personnes qui se sont fait tirer dans le dos par des policiers de la BAC ainsi que de la DOPC de la Préfecture.

    https://www.lesalonbeige.fr/gilets-jaunes-12-personnes-ont-perdu-un-oeil-4-ont-perdu-une-main/

  • Italie : arrestation de 15 trafiquants qui organisaient des traversées de combattants djihadistes en les faisant passer pour des réfugiés

    Après avoir reçu des informations d’un ancien djihadiste, la police italienne a arrêté 15 passeurs appartenant à une organisation soupçonné d’avoir aidé des djihadistes à entrer clandestinement en Europe en tant que demandeurs d’asile, via des traversées en bateau.

    Les arrestations ont eu lieu cette semaine dans les villes de Palerme, Trapani, Caltanissetta et Brescia.

    L’ancien djihadiste a fait sauter le couvercle de l’opération en disant à la police : « Il y a une armée de kamikazes en Italie ».

    Les procureurs ont ajouté que l’organisation, qui a en grande partie fait passer clandestinement des djihadistes de Tunisie, « constitue une menace actuelle et concrète pour la sécurité nationale car elle est capable de fournir à plusieurs migrants illégaux un passage maritime caché, sûr et rapide.’

    (…)

    Il Giornale

    http://www.fdesouche.com/1139127-italie-arrestation-de-15-trafiquants-qui-organisaient-des-traversees-de-combattants-djihadistes-en-les-faisant-passer-pour-des-refugies

  • Ils aiment Marguerite, son clip « Les gentils, les méchants ». Mais…

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    Car il y a un mais...

    Ce 5 janvier, L’Obs salue la performance de Marguerite« une jeune chanteuse de jazz qui cartonne, avec une reprise inspirée de la chanson de Michel Fugain “Les gentils, les méchants” ». Succès mérité, reconnaît Konbini, un site d’« infodivertissement », qui applaudit les « douze personnes, enfants, ados et adultes confondus, […] bourrés d’entrain » que le clip met en scène. Mais… car il y a un « mais ». Un gros « mais ». Un truc infect, putride ou même carrément pourri, qu’ils n’auraient sans doute jamais imaginé chez cette Marguerite si jeune et si fraîche dans son gilet jaune.

    « Controversé »« le clip a été taxé d’antisémistime », expliquent d’abord deux journalistes de Konbini qui, consciencieux, ont aussitôt « voulu y voir plus clair ». Les conclusions de leur enquête (un quart d’heure de lecture des réseaux sociaux, pause café comprise ?) concordent précisément avec celles de L’Obs : « En cause, sa dédicace de la chanson à “BHL et Cohn-Bendit” et une phrase dans laquelle elle dénonce “l’ENA, Rothschild, Bercy” ». Les deux journaux citent la défense publiée par la jeune femme : « Je fais une dédicace à BHL et Cohn-Bendit, car BHL a discrédité le mouvement des gilets Jaunes dès le début, et Daniel Cohn-Bendit s’est offusqué de leur “violence”, lui, le révolutionnaire, symbole de mai 1968 […] Quant à “l’ENA, Rothschild, Bercy”, c’est une métaphore pour désigner Emmanuel Macron, puisqu’il s’agit de son parcours. » Effectivement, l’explication se tient. Circulez, y a rien à voir. Marguerite ne fait manifestement pas partie de ces « gilets jaunes qui voudraient que les Juifs portent l’étoile jaune » dénoncés par Benoît Rayski dans Atlantico le 23 décembre.

    Qu’à cela ne tienne. « Piqués au vif » (sic), les deux journalistes de Konbini poursuivent leurs investigations. « Qui est donc Marguerite ? Pourquoi ce clip ? Derrière cette vidéo, visionnée un grand nombre de fois dont le public ignore la genèse, y aurait-il une quelconque idéologie sous-jacente ? », s’interrogent ces probables fans de « Faites entrer l’accusé ». C’est qu’« en creusant un peu le compte Facebook perso de Marguerite », ils ont « [découvert] des affinités avec des groupes anti-avortement, mouvances cathos tradis ». Et se sont tout naturellement, donc, « demandé s’il fallait relire cette vidéo virale autrement ». Réponse de l’intéressée : « Non, le clip ne fait aucune allusion à la religion. » Poursuivant l’interrogatoire avec la même implacable absence de logique, ils insistent : « Mais on peut quand même être très catho et pro-gilet jaune ? » « Peut-on par exemple être gilet jaune et avoir défilé, quelques années plus tôt, dans la Manif pour tous ? » Peine perdue : « Les confidences s’arrêteront là », déplorent-ils. Même regret chez L’Obs, qui révèle quant à lui que la chanteuse « apparaît également en 2014 dans le clip d’une chanson anti-mariage pour tous ». Irrémédiablement damnée, cette Marguerite qui a naguère vendu son âme au diable de la Manif pour tous ? Non car, elle l’avoue, ses « opinions bougent, avec plus de questionnements que de certitudes ». Ouf, nos Cauchon de la bien-pensance ont pu lui épargner le bûcher. Preuve qu’il ne faut pas désespérer de l’humanité et qu’il y a encore de « gentils méchants ».

    Christine Célérier

    http://www.bvoltaire.fr/ils-aiment-marguerite-son-clip-les-gentils-les-mechants-mais/

  • RAPPEL samedi 12 janvier : Paris Fierté honore Sainte Geneviève

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    Un communiqué de Paris Fierté :

    L’association Paris Fierté vous donne rendez-vous le 12 janvier pour sa traditionnelle Journée de la Fierté Parisienne, suivie d’une marche aux flambeaux en l’honneur de Sainte-Geneviève, patronne de Paris.
    Cette année, la Journée de la Fierté Parisienne honorera celles qui sont tout à la foi saintes, mères et guerrières, celles sans qui Paris ne serait rien : les Parisiennes.

    Samedi 12 janvier
    13 h : Journée de la Fierté Parisienne
    La Journée de la Fierté parisienne se tiendra dans une péniche. Vous pourrez profiter d'un bistrot Guinguette à la parisienne dans une ambiance familiale. Un espace dédié sera prévu pour les enfants.
    Le lieu d’amarrage exact de la péniche sera communiqué ultérieurement.

    18 h : Marche en l'honneur de Sainte-Geneviève
    La Marche en l’honneur de Sainte Geneviève débutera au pont de la Tournelle au niveau de la statue de Sainte-Geneviève (Paris V, métro Pont Marie, près de l’Île Saint Louis). Cette marche aux flambeaux, festive et animée, se terminera par un spectacle surprise.

    A la journée ou à la marche, ne fut-ce qu’un moment, seuls, en couple ou en famille... le 12 janvier 2019, vous êtes pris !

    Nous comptons sur tous les amoureux du Paris populaire et enraciné pour nous rendre visite et faire de cet événement unique un grand succès !

    La sécurité du public sera garantie pendant l'intégralité de la journée par un service d'ordre professionnel, en lien avec la Préfecture de Police.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/01/03/samedi-12-janvier-paris-fierte-honore-sainte-genevieve-6117748.html

  • Le sénateur RN Stéphane Ravier interroge Marlène Schiappa sur sa politique contre les cagnottes en ligne

    Le sénateur RN Stéphane Ravier interroge Marlène Schiappa sur sa politique contre les cagnottes en ligne

    La secrétaire d’Etat s’en est prise à la cagnotte destinée à soutenir la famille du boxeur Christophe Dettinger, actuellement en détention, mais n’avait pas réagi à celle pour Tarik Ramadan, accusé de viols et d’agressions sexuelles… :

  • Gilles-William Goldnadel : « Ce sont les mêmes qui crient au loup s’agissant des gilets jaunes et qui ne veulent pas voir la forêt islamiste »

    Benjamin Griveaux vient de déclarer qu’« il y a un antisémitisme qui est en train de remonter dans le pays ». Réaction décapante de Me Gilles-William Goldnadel au micro de Boulevard Voltaire.

    Benjamin Griveaux a déclaré ce matin que l’antisémitisme grimpait et que ceux qui ne le voyaient pas s’en rendaient complices.
    Il parle évidemment d’un antisémitisme supposé venant des gilets jaunes.
    Faites-vous le même constat que le secrétaire d’État ?

    J’avoue qu’à chaque fois que le porte-parole de ce gouvernement ouvre la bouche, c’est pour dire une incongruité. Et celle-ci est de taille. Les gilets jaunes n’est pas un mouvement, mais un faux mouvement. C’est une sorte d’auberge espagnole en France, où chacun veut y apporter ce qu’il veut bien y trouver.
    Je sais bien que beaucoup, même à droite, regardent ce mouvement avec les yeux de Chimène. Je vous mentirais en vous disant que tel est mon regard, car on y trouve de tout, y compris des choses sympathiques d’ailleurs. Je continue de regarder beaucoup de choses avec sympathie. Il n’en demeure pas moins que, dès le départ, il ne me plaisait pas que la loi ne soit pas respectée par certains.
    Moi qui suis un défenseur acharné de l’État de droit, de la démocratie et des forces de l’ordre, beaucoup de choses ne me plaisent pas.
    J’ai l’impression que ce mouvement, qui était à revendication et identitaire, sans doute par le truchement des médias qui font un peu leur marché pour trouver à quel porte-parole tendre le micro, est désormais davantage axé sur les questions économiques. Et il tient davantage de l‘économie insoumise que de la culture patriotique. Je peux me tromper, mais c’est la grande impression que me donne ce mouvement en ce début janvier.

    On a l’impression que chacun peut y trouver ce qu’il cherche…

    C’est exactement cela. C’est pour cela que je vous ai parlé de l’auberge espagnole en France. Je ne suis donc pas un soutien inconditionnel des gilets jaunes, loin s’en faut. Ceci posé, comment voulez-vous, même si ce mouvement est polymorphe et polyphonique, ne pas trouver des abrutis et des antisémites, y compris venant des deux bords extrêmes de la sphère politique. C’est le contraire qui serait anormal.
    Ce faisant, j’observe que ce n’est pas parce qu’il y a trois gilets jaunes ‘’avinés’’ dans un métro qui s’en prennent à une vieille dame juive, puis quelques abrutis de chez Dieudonné qui font la quenelle à Montmartre que l’on doit immédiatement considérer que l’antisémitisme en France est en train de grimper. C’est réellement prendre le détail pour un tout et une toute petite partie de rien, ou presque, pour un phénomène ascendant.

    Vous aviez noté sur Twitter qu’aujourd’hui est commémoré l’attentat de Charlie Hebdo, mais également celui de l’hypercacher.

    Si cette constatation apocalyptique de monsieur Griveaux s’était arrêtée là, ma colère aurait été limitée. Mais ça ne se passe pas comme cela au sein de ce gouvernement, de cette classe politique et de cette classe médiatique.
    En réalité, en même temps qu’on veut voir ce qui ne s’y trouve pas, on ne veut pas voir ce qui s’y trouve. C’est bien commode. Ce sont les mêmes qui crient au loup s’agissant des gilets jaunes, qui ne veulent pas voir du tout la forêt islamiste. Rendez-vous compte que l’on commémore l’hypercacher et que c’est aussi aujourd’hui l’ouverture du procès Medhi Nemmouche, le Français auteur de l’attentat du musée juif de Bruxelles. Ces gens-là ne parlent jamais de cet antisémitisme islamique criminel qui n’est même plus dans sa phase ascendante, puisqu’il en est à son apogée.
    Ces gens-là n’insistent pas sur le fait qu’on ne peut pas parler de shoah, dans beaucoup d’écoles de banlieues. Ces gens-là n’ont jamais un mot pour ce qui se passe sur la toile et sur Twitter, où des gens comme moi sont insultés à longueur de journée.
    Monsieur Griveaux a parlé sur France Inter de son épouse, juive sans doute, qui avait été insultée par Ryssen. Mais nous sommes insultés tous les jours. Je sais de quoi il parle, puisque c’est moi qui ai fait condamner Ryssen encore récemment. De là à en tirer la conclusion que cet antisémitisme-là serait dans une phase ascendante, c’est d’une bêtise sans nom.

    http://www.bvoltaire.fr/gilles-william-goldnadel-ce-sont-les-memes-qui-crient-au-loup-sagissant-des-gilets-jaunes-et-qui-ne-veulent-pas-voir-la-foret-islamiste/

  • Justice et justice…

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    Quand le fait d’être un Français de France rend la justice implacable 

    Au soir d’une longue et belle et pleine existence professionnelle, mon regretté confrère Georges-Paul Wagner constatait que, globalement, la justice pénale était plus sévère avec les gens de droite qu’avec les gens de gauche.

    Depuis, le constat s’est aggravé et il ne porte plus seulement sur la justice pénale. Il y a, dans les affaires civiles, et notamment les affaires familiales, des « profils » humains qui, dès le premier contact, disqualifient l’homme, ou la femme, à qui certains traits les attribuent : catholiques pratiquants, fonctionnaires d’autorité et particulièrement, militaires, chefs d’entreprise ou patrons de P.M.E.…

    Les nouveaux critères

    Nous n’en sommes plus aux « gauche » ou « droite », mais aux « réacs », « fachos », « machos », « nantis », qui se repèrent à leur allure, leur façon de s’habiller, de s’exprimer. Une étonnante séparation se crée entre la vie normale, familiale, professionnelle, sociale et l’appréhension judiciaire de la même existence. Tout ce qui paraît sain et recommandé dans la vie réelle : une bonne tenue, une certaine élégance, une aisance de parole, le goût du travail bien fait, le sens de l’autorité et de la discipline, est pratiquement considéré comme suspect en arrivant devant les tribunaux. Si on y ajoute une raisonnable aisance financière et un nom sentant la vieille France, la cause est entendue.

    2198106445.jpgUn bon exemple a été le traitement judiciaire des manifestants de La Manif Pour Tous. On y voyait une différence d’appréciation avec les délinquants habituels et les manifestants des banlieues (photo), mais aussi une étonnante divergence entre le Ministère public, chargé de la répression, requérant parfois avec une violence inouïe, et les magistrats du siège plus raisonnables dans l’appréciation des sanctions.

    Aujourd’hui, avec les Gilets jaunes, il semble que la volonté de réprimer se fasse plus sévère encore. Ici, ce ne sont plus les familles de La Manif Pour Tous, souvent disqualifiées comme bourgeoises, voire aristo-réactionnaires ou catholiques intégristes. Le ton est différent, mais le reproche est le même. Ils ne sont pas « vieille France », mais ils sont « franchouillards » et ressemblent aux manifestants du 6 février 1934 qui étaient, dans leur immense majorité, des gens du peuple.

    Donc, c’est le peuple de France qui est mal vu par la Justice de France qui est pourtant rendue « au nom du peuple français ». Il y a là comme une « contradiction dans l’essence même des choses », aurait dit Lénine, et qui laisse prévoir une explosion. Car la justice se dit aujourd’hui « gérante du contrat social et du pacte républicain ». Si la République et ses juges sont contre le peuple, parce que ce peuple est français et que les « autorités morales » le disent pour cela « homophobe, raciste, xénophobe, etc. », la tension va monter et le pacte républicain voler en éclats. Dès lors, la justice ne pourra pas, même avec une répression sévère, modérer l’exaspération. Au contraire, les condamnations vont entraîner une solidarité… On connaît l’engrenage : provocation, répression, révolution.

    Une justice qui n’existe plus pour les justiciables

    Il est temps de rappeler que, depuis Aristote, la justice veut l’égalité de ceux qui comparaissent devant elle et une harmonie des traitements réservés aux délinquants. On ne peut pas, à Coutances, comme on l’a vu tout récemment, acquitter un violeur au motif que sa culture ne lui permet pas de savoir que la victime n’était pas consentante, et, à Strasbourg, jeter en prison un homme au gilet jaune parce que son entrave à la circulation met en danger la vie d’autrui.

    Déjà, en 1661, notait Louis XIV dans ses Mémoires, « la justice, à qui il appartenait de tout réformer, était la première à devoir l’être », car les jugements rendus au nom du Roi disaient le contraire les uns des autres. Cette unité dans le droit et l’application du droit est la seule garantie d’une société éprise de justice. Elle est aussi la condition de la confiance. Aujourd’hui, en France, les justiciables n’ont plus confiance. Ils vont vers la justice quand ils ne peuvent faire autrement, mais dans la crainte, le tremblement et, surtout, la défiance. Nous avons là un symptôme fort et certain d’une grande maladie sociale. Il ne semble pas que nos « élites » s’en préoccupent. Elles ont tort.

    Le besoin de justice est attaché au cœur de la vie sociale plus fort encore que l’aorte au cœur de l’homme. Qui le contrarie, s’expose au pire des infarctus. Pour un régime aux abois tenté de s’acharner démesurément sur des hommes en colère, le moment est d’en prendre conscience. Avant le collapsus.

    Actu justice : La sévérité des peines prononcées, quand même ce ne serait que du sursis, contraste avec l’étonnante mansuétude dont jouissent les petits malfrats et leurs frasques ordinaires.   

    Jacques Trémolet de Villers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/09/justice-et-justice-6119573.html

  • Le Journal de la Réplique du 09/01/19 avec Jean-Yves Camus : les Gilets Jaunes à la loupe

    Pour ce numéro du « Journal de la Réplique », Pierre Henri et Arnaud Menu reçoivent le politologue spécialiste des radicalismes Jean-Yves Camus. Ils évoquent l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes, sa sociologie, son aspect géographique, sa différence avec Mai 68. Ils parlent aussi du consentement à l’impôt, du référendum d’initiative citoyenne et des élections européennes.

  • Gilets Jaunes : un débat national qui tourne au fiasco – Journal du jeudi 10 janvier 2019

     

    Social / Gilets Jaunes : un débat national qui tourne au fiasco

    Le débat national voulu par Emmanuel Macron pour apaiser la colère des Gilets Jaunes tourne au fiasco avant même d’avoir débuté. Outre la démission de Chantal Jouanno de l’équipe d’organisation des échanges… c’est la défiance des français qui pourrait rendre le dialogue impossible.

    Politique / Debout la France met le cap sur Bruxelles

    Mercredi, Nicolas Dupont-Aignan a présenté son QG de campagne pour les élections européennes de mai prochain. L’occasion d’expliquer son programme de reconquête de la souveraineté en pleine crise des Gilets Jaunes.

    Environnement / La biodiversité en danger de mort

    L’actualité en bref

  • Le vrai débat? Brisons nos chaînes!

    BCE.jpgLe sondage Ifop-Fiducial pour  Paris Match et Sud Radio, indique, sans grande surprise,  que les scènes de violences auxquelles les gros médias ont voulu réduire les récentes mobilisations des Gilets Jaunes, ont permis à l’exécutif de bénéficier d’un petit rebond. Le désordre étalé  permet souvent  aux détenteurs de l’ordre d’obtenir un sursis, une nouvelle légitimation. Emmanuel Macron gagne ainsi 5 points, avec 28% d’approbation de son action, Edouard Philippe 7 points, (33 % d’approbation). Pour autant, est-il noté, le chef de l’Etat enregistre « son deuxième plus mauvais score depuis le début de son mandat » et «pour la première fois, le Rassemblement National de Marine Le Pen (35%, + 2 points en un mois, + 13 points depuis septembre) détrône  La France insoumise» (30%, –4 points, -12 points depuis septembre). Invitée de Guillaume Durand sur radio classique, Marine Le Pen  s’est appliquée à mettre en lumière la  cynique et dangereuse  stratégie de survie de ce gouvernement qui consiste à criminaliser les Français qui rejettent sa politique, illustrée par « les vœux de hargne » de M. Macron qui s’est drapé dans «  la posture d’un chef de clan. » Il ne faut pas  que nos compatriotes  « (tombent)  dans le piège de ce gouvernement  qui est l’unique responsable  et coupable  de cette situation de violences, des désordres » a relevé Marine,  sachant que  les déclarations provocatrices de MM. Macron et Griveaux , de Mme Schiapa  contribuent sciemment à « (hystériser)  le débat. » « Le piège consiste à jeter des Gilets Jaunes  face à des policiers, à jeter de l’huile sur le feu .» Or, «ce sont des Français de part et d’autres qui bien souvent partagent les mêmes espoirs, les mêmes inquiétudes, les mêmes préoccupations ». Alors, a-t-elle précisé,  il s’agirait de « sortir par  le haut » de cette crise, par  une  « sortie par les urnes »  avec l’instauration de « la proportionnelle intégrale », du «  referendum d’initiative populaire », la «  dissolution de l’Assemblée nationale» pour entamer dans un hémicycle renouvelé et représentant  enfin tous les Français,  le débat essentiel sur  une nouvelle «  politique fiscale et sociale » 

    La présidente du RN a relevé également  que d’ores et déjà le grand débat  annoncé  par Benjamin  Griveaux avait été vidé de sa substance avant même de commencer , puisque les sujets centraux, ceux qui intéressent les Français,  ne seront pas abordés.  Sur le site de l’AgrifBernard Antony notait pareillement à ce sujet:  « il y a des limites à tout et il ne pourra évidemment être débattu de ce qui ne saurait être remis en cause, à savoir : la suppression de la peine de mort ; le droit à l’avortement, le mariage pour les homosexuels, le racisme des pseudo-antiracistes.  Et bien sûr, il ne sera surtout pas non plus possible de parler de l’immigration. (…) Somme toute, ce Griveaux, porte-parole du gouvernement macronien annonce aux Français un débat ou plutôt un non-débat, bordé, limité, circonscrit, surveillé, censuré. Des fois qu’ils parleraient de ce qu’il ne faut pas… Car lorsque le peuple parle du plus important, gare, il y a danger de populisme !»

    Populisme, c’est-à-dire, phénomène politique par lequel le peuple réaffirme son droit d’être entendu, écouté, de recouvrer la maitrise de sa souveraineté, de son  destin,  qui,  loin d’être un danger  , constituerait plutôt la réaction de survie  d’une communauté nationale trahie par ses élites hors-sol. Sur voxnrNicolas Bonnal rappelait à bon escient   «l’admirable étude» sur La révolte des élites  (parue en 1994 mais plus actuelle que jamais)  de Christopher Lasch qui  écrivait :« Naguère c’était la révolte des masse qui était considérée comme la menace contre l’ordre social… De nos jours, la menace semble provenir de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie» « (Une caste qui)  a peu le sens d’une gratitude ancestrale ou d’une obligation d’être au niveau des responsabilités héritées du passé. Elle se pense comme une élite qui s’est faite toute seule et qui doit ses privilèges à ses efforts. » « Le multiculturalisme leur convient parfaitement car il évoque pour eux l’image d’un bazar universel où l’on peut jouir indéfiniment de l’exotisme…Leur vision est celle d’un touriste, ce qui a peu de chances d’encourager un amour passionné de la démocratie. »« (Elites qui) sont sorties de la vie commune, elles ne voient plus l’intérêt de payer pour des services publics qu’elles n’utilisent plus. »« Lorsqu’ils se trouvent confrontés à de l’opposition devant leurs initiatives,  écrivait encore Cristopher Lasch, ils révèlent la haine venimeuse qui se cache sous le masque de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent de voir la lumière…ceux qui ne sont pas dans le coup, pour parler le langage du prêt-à-penser politique »…

    «Cette élite virtuelle (…) souligne M. Bonnal,  n’a plus aucune attache avec son pays et ses racines. Elle a été mondialisée, comme le disait Jean-Pierre Chevènement, elle a été convaincue que l’Etat-nation est  une monstruosité  et elle se moque de son cheap ex-concitoyen voué aux gémonies et diabolisé comme populiste, bon à être jeté dans les poubelles de l’histoire. Le remplacement de population, elle s’en accommode mieux que les autres puisque les populations elle n’est pas pour les côtoyer, mais pour les exploiter. Cette classe bobo-techno est transhumaine sans le savoir… Elle marche plus vite que ses robots. »

    Il y a un mois déjà, Jean-Pierre Maugendre, invitait les Gilets Jaunes à se poser les bonnes questions, ils sont fort heureusement  nombreux à le faire et à y apporter des réponses sensées. Il rappelait ainsi que « depuis longtemps, la France n’est plus maîtresse de son destin. Elle n’est plus un état indépendant, libre de faire les choix qu’impose sa situation. Ainsi,en raison des accords de Maastricht le déficit public ne peut dépasser 3% du PIB. Lié à l’Euro, notre pays ne peut dévaluer sa monnaie afin de retrouver une compétitivité perdue. Le seul moyen est de peser, à la baisse, sur les salaires et pour cela de faire appel à une main d’œuvre immigrée moins exigeante. Endettée d’un montant à hauteur de son PIB soit 2300 milliards d’Euro, 37 259 € par habitant, la France est entre les mains des détenteurs de sa dette, placée sur les marchés financiers internationaux. L’intérêt de la France n’est clairement pas la préoccupation majeure de ces institutions. Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette disait John Adams, deuxième président des États-Unis. 80% des lois votées à l’Assemblée Nationale ne sont que la transposition en droit national de directives européennes. Au titre des accords de Schengen la France n’a plus la maîtrise de ses frontières (…). Le processus auquel nous assistons est En Marche depuis longtemps. Anatole France qu’il sera difficile de faire passer pour un suppôt de la réaction conservatrice écrivait en 1908 dans L’île des pingouins :  Après s’être soustraite à l’autorité des rois et des empereurs, la France s’est soumise à des compagnies financières qui disposent des richesses du pays et, par les moyens d’une presse achetée, dirigent l’opinion. »

    C’est donc  à bon escient que l’on  entend aussi, au nombre des revendications des Gilets jaunes, la remise en cause de la loi dite Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973. La  nocivité  de celle-ci  – les  esprits taquins  soulignent que M. Pompidou avait fait  carrière à la banque Rothschild, comme un certain Emmanuel Macron- est évoquée de longue date par Marine;  ce fut un des thèmes de sa première campagne présidentielle en 2012, mais aussi par Nicolas Dupont-Aignan,  Jean-Luc Mélenchon, de nombreux économistes, essayistes, intellectuels, cercles   de la  mouvance souverainiste et patriote.

    Cette loi a pour conséquence « d’interdire au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». L’Etat français se trouve ainsi de facto sous l’emprise financière directe des banquiers privés. Il a donc été accepté  par nos dirigeants le transfert de la création monétaire au secteur privé, en clair aux banques privées. Nous empruntons désormais à un taux de 3% à des banques alors que la banque centrale publique prête elle à 1% .

    L’article 104 du traité de Maastricht rappelle Bruno Gollnisch,  a achevé de « verrouiller » le dispositif en ôtant le droit de création monétaire à la Banque de France , qui n’est plus qu’un simple relais, une chambre d’enregistrements des décisions prises par la Banque Centrale Européenne (BCE) de Francfort et en livrant notre monnaie aux banques et autres sociétés d’assurance. Or, la dette publique française est largement due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Fin 1979 notre dette s’établissait à 239 milliards d’euros, fin 2008 à 1327 milliards d’euros, à 2322 milliards 10 ans plus tard, selon le décompte opéré le 30 septembre  dernier et rappelé plus haut par M Maugendre.  Soit prés de 100% du PIB,  une hausse de 2000  milliards en 40 ans, pendant lesquels nous avons dû nous acquitter de  plus de 1400 milliards d’intérêts ! On le voit, si grand débat il doit y avoir, il devrait en toute logique, aller au fond des choses. Mais ce régime acceptera-t-il que soit dévoilée, exposée sur la place publique, toute  l’étendue de ses trahisons, de ses obstinations coupables, de ses lâchetés? 

    https://gollnisch.com/2019/01/10/le-vrai-debat-brisons-nos-chaines/

  • Des milliards versés à l’Afrique. Et des miettes pour les Français en difficulté ?

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    Dans cet éditorial du 3 janvier, Bernard Lugan dresse un bilan de l’année 2018 ainsi que des perspectives pour l’année 2019. Il en profite pour rappeler – en pleine crise des Gilets jaunes – les sommes énormes versées pour aider l’Afrique et les politiques d’aide à l’intégration.

    Durant l’année 2018, l’Afrique a connu plusieurs grandes zones de conflictualité. Qu’il s’agisse de l’Afrique du Nord, de l’espace saharo-sahélien, de la zone tchado-nigériane, de la Centrafrique (RCA), de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ou de la Corne de l’Afrique, en 2019, toutes continueront à faire l’actualité. Nulle part, en effet, le réel n’est pris en compte, toutes les solutions proposées étant d’ordre électoral.
    Or, les élections africaines relevant de l’ethno-mathématique, elles ne font que confirmer les rapports démographiques, à savoir que les peuples les plus nombreux l’emportent toujours sur les moins nombreux.
    Tant qu’une évolution du « One man, one vote » individualiste vers un vote de groupe ne sera pas définie, au lieu de pacifier les situations conflictuelles, la démocratie ne fera donc que les envenimer.

    Au point de vue économique, durant l’année 2018, les pays producteurs de matières premières n’ont toujours pas entamé l’impératif mouvement de diversification qui, seul, pourrait leur permettre d’échapper aux malédictions liées à la variation des cours.

    Au point de vue social, le continent continuera à s’enfoncer dans le néant, sa démographie y étant plus forte que le développement.
    Le cas du Sahel est à cet égard particulièrement parlant. Voilà en effet une région incapable de nourrir ses habitants et où la population double quasiment tous les 25 ans avec un croît de 3,9% et une moyenne de 7,6 enfants par femme. En 2040, cette région fragile, en voie de désertification et aux ressources plus que limitées, devra ainsi faire vivre plus de 150 millions d’habitants !!!

    Pour simplement stabiliser la pauvreté, il faudrait à l’Afrique une croissance de 7% par an durant plusieurs décennies. Or, avec une croissance moyenne de 2 à 3%, le continent s’appauvrit année après année.

    Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand, par manque de confiance, les investisseurs boudent l’Afrique ? Là encore, les chiffres sont sans appel : en 2017, sur 2000 milliards de dollars d’IED (investissements étrangers directs) mondiaux, le continent dans la globalité de ses 55 Etats et de son 1,2 milliard d’habitants, en a reçu 60, soit moins que l’Irlande qui, avec ses 5 millions d’habitants en a engrangé plus de 79 milliards…

    Les « Gilets jaunes », et plus généralement tous les contribuables, seront intéressés d’apprendre que, selon les chiffres officiels du gouvernement, en 2018, la France aura versé 10,45 milliards (mds) d’euros pour l’APD (Aide publique au développement), soit 2 mds de plus qu’en 2015, 75% de cette somme allant à l’Afrique.

    Si à ces cadeaux faits grâce aux impôts des Français, nous ajoutons les 2 mds liés à l’asile et à l’intégration, le milliard de l’aide aux mineurs isolés et divers autres postes associés à la gestion de l’immigration africaine, comme l’aide médicale, ce sont au minimum 15 mds (sans compter les dons faits par les régions), qui auront servi à contenter le Zambèze tout en rationnant la Corrèze…
    A titre de comparaison pédagogique, le budget du ministère du Travail et de l’emploi est de 13,1 mds, celui du ministère des Solidarités et de la Santé de 9 mds, celui de la Sécurité de 13,64 mds et celui de la Justice de 7,29 mds…

    Bernard Lugan

    Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

    https://fr.novopress.info/213189/des-milliards-verses-a-lafrique-et-des-miettes-pour-les-francais-en-difficulte/

  • Les idées à l’endroit – Transhumanisme : l’homme du futur sera-t-il augmenté ?

    Alain de Benoist reçoit le mathématicien et philosophe Olivier Rey, l’historien Olivier Dard et l’animatrice de l’Association française contre l’intelligence artificielle, Marie David. Est-ce que l’homme du futur sera un homme augmenté, capable de voir la nuit, de transférer son cerveau dans une machine ? Est-ce que les progrès de la technologie parviendront à la suppression des maladies, des handicapes, du vieillissement ou de la mort ? C’est à toutes ces questions qu’ils tenteront de répondre. Eclairant !

    https://www.tvlibertes.com/transhumanisme-lhomme-du-futur-sera-t-il-augmente

  • Manifeste pour une mobilisation générale

    Manifeste pour une mobilisation générale

    Nous, opposants à la loi Taubira dite du mariage pour tous, à la destruction de la filiation naturelle et à toutes les conséquences qui en découlent logiquement, transformant notamment l’enfant et le corps de la femme en simples marchandises, appelons à une mobilisation générale.

    En effet, nous constatons que le régime oligarchique d’Emmanuel Macron s’en prend directement à la dignité de la personne humaine quand il retire le droit à nos concitoyens de vivre dignement du fruit de leur travail et quand il envisage de priver délibérément un enfant de son père ou de sa mère.

    Il a d’ores et déjà annoncé son intention de faire voter de nouvelles mesures anti-familiales après les européennes.

    Nous considérons donc que le régime se moque ouvertement de nous et que cette forfaiture cynique nous provoque à redescendre dans la rue.

    Mais, au-delà de cette première mobilisation, nous réclamons que les lois concernant la famille et la dignité de la personne humaine soient soumises systématiquement à un référendum d’initiative citoyenne (RIC).

    A défaut, nous annonçons notre intention de redescendre inlassablement dans la rue jusqu’à ce que le RIC soit enfin accessible aux citoyens et jusqu’à ce que les lois anti-familles, qui figurent parmi les principales causes de la pauvreté dans notre pays soient abrogées. Nos enfants sont les premières victimes de l’individualisme consumériste érigé en système de gouvernement par M. Macron et ses amis.

    Pauline Betton, membre du bureau politique du Parti Chrétien Démocrate

    Guillaume Bernard, historien des institutions et politologue

    Camel Béchik, Président de Fils de France

    François Billot de Lochner, Président de la Fondation de Service politique

    Catherine Bolze, conseillère régionale Rhone-Alpes, déléguée Parti Chrétien Démocrate Isère

    Marie-Claude Bompard, maire de Bollène

    Fabien Bouglé, Conseiller Municipal Versailles Familles Avenir, Porte-Parole du Collectif ONLR

    Béatrice Bourges, Fondatrice du Printemps français

    Stéphane Buffetaut, ancien député européen

    Xavier Fruleux, Conseiller Départemental du Vaucluse

    Charles Gave, économiste

    Emmanuelle Gave, Directrice Exécutive de l’Institut des Libertés.

    Jacques Hogard, colonel (er), ancien officier de la Légion étrangère et des forces spéciales, essayiste

    Thierry Mariani, ancien ministre

    Agnès Marion, Conseillère région Auverge Rhone-Alpes RN

    Barbara Mazières, Présidente de Cercle Anjou Conférences

    Thibault Monnier, Conseillère région Auverge Rhone-Alpes RN

    Xavier Moreau, membre du bureau politique du Parti Chrétien Démocrate

    Pierre-Antoine Plaquevent, journaliste et écrivain

    Julien Rochedy, écrivain et politologue

    Fabrice Sorlin, Président de la Société Française de Démographie

    Bruno Subtil, Conseiller regional RN Grand Est

    Nicolas Tardy-Joubert, conseiller régional Ile-de-France, Parti Chrétien Démocrate

    Guillaume de Thieulloy, directeur du Salon beige

    Guillaume de Vigneral, Maire de Ri

    Sabine de Villeroche

    https://www.lesalonbeige.fr/manifeste-pour-une-mobilisation-generale/

  • Perles de Culture n°195 : « Le pape dictateur »

    Anne Brassié et Arthur de Watrigant vous conseillent les films « Happy Prince », « L’empereur de Paris », « L’homme fidèle » et « Edmond ». Jeanne Smits présente ensuite l’ouvrage d’Henry Sire « Le pape dictateur » aux Presses de la Délivrance.

    https://www.tvlibertes.com/perles-de-culture-n195

  • Marseille & Région, lundi 21 janvier, conférence-débat avec André Bercoff ... A ne pas manquer !

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    Programme du lundi 21 janvier 2019 à Marseille

     À 19h, Messe à la mémoire du roi Louis XVI et des victimes de la Révolution, en la Basilique du Sacré-Coeur, 81 avenue du Prado. La Messe, chantée, avec musique et orgue, sera célébrée par Monseigneur Jean-Pierre Ellul, recteur de la basilique. L'homélie sera donnée par le père Antoine Deveaux. 

     A 20h30, conférence-débat avec André Bercoff, invité exceptionnel 2019 : «Situation explosive de la France et du monde ». 

    Lieu de l'événement : Maison des Travaux Publics & du Bâtiment, 344 bd. Michelet - 13009 Marseille (Parking gratuit)

    Conférence-débat et buffet-dînatoire : 25 € - Jeunes 15 €

    Inscriptions urgentes et renseignements par courriel, texto ou téléphone 

    Courriel : urp@outlook.fr  - Téléphone : 06 08 31 54 97

    Règlements de préférence par PayPal (Noter : « 21 janvier »)

     
  • Le très jeune Jordan Bardella, tête de liste aux Européennes pour le RN

    Le Rassemblement National vient de désigner officiellement sa tête de liste aux Européennes lors d’un bureau exécutif ce dimanche 6 janvier. Ce sera le très jeune Jordan Bardella, conseiller régional d’Île-de-France, âgé de 23 ans. Exit donc les figures phares de l’ex-Front National. Comme si cette jeunesse pouvait faire fuir les mauvais présages et rebooster le parti de Marine Le Pen en perte de vitesse malgré une conjoncture économique et sociale qui devrait lui être favorable…

    “Dans cette période trouble, il faut donner des signes d’espoir à notre jeunesse, montrer qu’on donne la chance à des jeunes issus de milieux populaires”, a fait valoir Louis Aliot sur BFMTV et RMC.

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/le-tres-jeune-jordan-bardella-tete-de-liste-aux-europeennes-pour-le-rn/103309/

     

     
  • La France subit-elle une immigration de peuplement ?

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    Par Paul Tormenen, juriste ♦ La politique d’immigration de la France peut-elle être qualifiée de peuplement ? Les termes habituellement utilisés sont issus des catégories administratives : regroupement familial, études, asile, travail, etc. Pourtant, selon Paul Tormenen, différentes caractéristiques d’une véritable politique de peuplement par l’immigration seraient bien présentes dans notre pays.

    La politique d’immigration de peuplement est déclinée en une série de mesures et d’actions administrées par le pouvoir politique. Elle s’applique tant dans la gestion des entrées sur le territoire national que dans la gestion des migrants légaux et clandestins présents en France. Des mesures récentes ne viennent que renforcer cette tendance.

    La politique de peuplement en matière d’arrivées d’étrangers

    Les entrées illégales : La maîtrise des frontières est une dimension essentielle de ce qui « fait nation ». La France a abdiqué cette prérogative en signant l’accord de Schengen en 1985. Cet accord permet cependant dans certaines circonstances une suspension temporaire de la libre circulation entre pays européens. Compte tenu de la pression migratoire et de la menace terroriste, le contrôle des frontières nationales a été rétabli jusqu’en avril 2019. Mais comme l’indique une note des autorités françaises adressée au Conseil de l’Union Européenne (1), « il ne s’agit pas de contrôles systématiques mais d’une possibilité de procéder à des vérifications d’identité aux frontières, par dérogation aux règles de la libre-circulation dans l’espace Schengen ».

    Les conséquences de la politique de contrôle aléatoire et non systématique des entrées sur le territoire sont tangibles. Par exemple dans la ville de Bayonne, près la frontière franco-espagnole, une centaine de clandestins arrivent chaque jour, souvent en taxi, comme le relate la presse quotidienne régionale (2). Plus globalement, le Pôle national d’analyse migratoire estime que le nombre de clandestins qui entrent annuellement en France est passé de 26 000 en 2014 à 79 500 en 2017 (3).

    Le gouvernement a délibérément décidé de ne pas procéder, à tous les points de passage aux frontières, à des contrôles systématiques et continus. La frontière franco-espagnole est ainsi devenue la nouvelle porte d’entrée des clandestins dans notre pays (4). L’immigration de peuplement est donc favorisée dans le cas des entrées illégales par le laxisme du pouvoir politique dans sa gestion des frontières.

    Les entrées légales : L’immigration de peuplement est également organisée par l’octroi de titres de séjour toujours plus nombreux. Des spécialistes de la question (5) en soulignent l’ampleur depuis plusieurs années, ainsi que les transformations que ce phénomène implique dans la société française. Les chiffres de l’INSEE montrent une envolée depuis 2012 des premiers titres de séjour délivrés à des immigrés extra-européens (6), ceci bien que notre pays ne brille pas par sa cohésion sociale et le dynamisme de son économie. 262 000 nouveaux titres de séjour ont ainsi été délivrés en 2017. Le fait que l’immigration de travail soit très minoritaire dans le nombre de premiers titres de séjour délivrés illustre la volonté d’organiser une immigration de peuplement. C’est-à-dire une action délibérée visant à accroitre la population du pays avec des étrangers.

    La politique de peuplement passe par la répartition administrée des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile

    La politique de peuplement passe également par l’accueil inconditionnel des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile et leur répartition sur le territoire.

    Les jeunes étrangers sont de plus en plus nombreux à se prévaloir de leur minorité pour demander une prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Ils seraient selon les chiffres officiels 40 000 en ce début d’année (7). Le phénomène a pris une telle ampleur que de nombreux départements connaissent une saturation de leurs capacités d’accueil. Pour « résoudre » ce problème, ou à tout le moins en réduire les effets, le gouvernement a décidé par Décret ministériel pris en 2016 d’appliquer une clef de répartition des orientations des mineurs étrangers. L’objectif est de « répartir de manière proportionnée les mineurs entre les départements » (8). Il en résulte que des départements qui étaient jusqu’à maintenant à l’écart des flux d’immigration se voient imposer de fait la création de structures d’accueil pour les jeunes étrangers et/ou de les loger à l’hôtel (9). On commence à assister à des arrivées en nombre de jeunes étrangers dans les chefs-lieux et autres communes de départements, à la recherche d’une prise en charge impliquant hébergement, nourriture, loisirs, formation et recherche d’emploi.

    Les demandeurs d’asile sont également de plus en plus nombreux dans notre pays (10). Près de 120 000 ont fait cette démarche en 2017. A l’arrivée, seule une minorité se verra reconnaitre le statut de réfugié. Il est vrai que le « benchmarking » (comparaison entre pays) tourne souvent à « l’avantage » de la France (11). Les règles françaises permettent à des ressortissants de pays sûrs de demander l’asile et de s’inscrire dans le processus d’assistance sociale (demande d’asile, prise en charge, allocations, etc.). Ainsi, les ressortissants d’Albanie et d’Haïti figurent parmi les pays en tête du nombre des demandes d’asile en France (12). Des pays que l’on ne peut pas considérer comme des « zones de conflit ». Le phénomène a atteint une telle ampleur que la Cour des comptes parlerait de l’asile en France comme d’une nouvelle filière d’immigration clandestine (13).

    Comme pour les mineurs étrangers, les structures d’accueil, essentiellement présentes dans les métropoles, sont arrivées à saturation. A tel point que les centres d’hébergement d’urgence prévus pour les SDF logent des demandeurs d’asile et que des campements sauvages émergent dans différentes villes. L’étude d’impact de la Loi asile et immigration (14) fait le constat en février 2018 que « les flux de demandeurs d’asile sont en constante progression dans certains territoires. Les régions de l’Île-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes, des Hauts-de-France et du Grand-Est sont principalement concernées ».

    Sous l’impulsion du Président de la République qui a fait en septembre 2017 de la « mise à l’abri » des migrants, indistinctement légaux et clandestins, une priorité (15), des centres d’accueil et d’hébergement voient le jour dans de nombreux points du territoire. La Cimade, une association d’aide aux migrants, en dresse une cartographie impressionnante (16). Des crédits toujours plus importants sont alloués pour créer de nouvelles structures (17).

    Pour y établir les migrants, une répartition administrée a également été mise en place avec la Loi asile et immigration promulguée en 2018 (article 13) (18). Cette répartition des demandeurs d’asile est organisée selon un schéma national d’accueil. « Le projet de loi entend équilibrer la répartition de ces flux sur le territoire national » et « mettre en place un mécanisme d’orientation directive des demandeurs d’asile vers une région déterminée dans certaines conditions », peut-on lire dans l’étude d’impact du projet de Loi. Si les demandeurs d’asile ayant obtenu une réponse positive auront le choix de s’établir où bon leur semble, ils auront été préalablement répartis de façon administrée et installés en différents points du territoire. Comme le relate l’Observatoire du journalisme, la presse quotidienne régionale annonce les ouvertures de nouvelles structures d’accueil pour les demandeurs d’asile et mineurs étrangers en province comme autant de bonnes nouvelles (19).

    On le voit, la politique du gouvernement aboutit à accueillir un nombre toujours croissant d’étrangers en France. L’immigration de peuplement est rendue possible par :

    • l’absence de maîtrise des frontières nationales,
    • un nombre croissant et élevé de titres de séjour délivrés,
    • l’accueil inconditionnel des mineurs étrangers et demandeurs d’asile,
    • le nombre dérisoire de reconduites à la frontière ou dans le pays d’origine,
    • la répartition administrée sur le territoire des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile.

    En matière de flux, les entrées en France, tous motifs confondus, ne font qu’augmenter. Les jeunes étrangers et demandeurs d’asile présents sur le territoire sont répartis en différents points du pays en application de ratios, les départements les moins pourvus étant sommés de rattraper rapidement un retard sans doute considéré comme insupportable. Nous sommes donc en présence d’une politique gouvernementale visant à organiser un peuplement sur l’ensemble du pays. Quant à l’avis de la population, c’est un autre problème…

    Paul Tormenen 05/01/2018

    (1) « Les contrôles aux frontières prolongés jusqu’en avril 2019 ». Le Figaro. 5 octobre 2018.

    (2) « Afflux de clandestins à la frontière franco-espagnole : un problème de prise en charge pour les médias ». OJIM. 12 novembre 2018

    (3) « Les frontières avec l’Italie et l’Espagne sous pression ». Le Figaro. 19 mars 2018

    (4) « Pourquoi l’Espagne est devenue la nouvelle route des migrants ». Le Progrès. 22 octobre 2018.

    (5) « Immigration, la catastrophe, que faire ? ». Jean-Yves Le Gallou. 2016. « Une guerre sans fin ». Pierre Lellouche. 2017. Les ouvrages de la démographe Michèle Tribalat et de Jean-Paul Gourévitch.

    (6) « Les chiffres de l’immigration en France ». Le Figaro. 20 juin 2018.

    (7) « Congrès de l’ADF-Départements, l’amorce d’un dégel ? ». Assemblée des Départements de France. 18 novembre 2018

    (8) Décret 2016-840 du 24 juin 2016. Legifrance. JO 26 juin 2016. Décision du 26 avril 2018 fixant pour l’année 2018 les objectifs de répartition proportionnée de l’accueil des mineurs. JO 10 mai 2018.

    (9) « Montpellier, la situation complexe de ces mineurs étrangers protégés ». Le Midi Libre. 2 novembre 2018.

    (10) « La France débordée par les demandes d’asile ». Le Figaro. 29 août 2018.

    (11) « Oui, les migrants font du benchmarking ». Le Figaro. 1er juin 2018.

    (12) Chiffres clefs. Demandes d’asile. Ministère de l’intérieur. 12 juin 2018.

    (13) « Ce que révèle le rapport confidentiel de la Cour des comptes sur le droit d’asile ». 20 minutes. 13 avril 2015.

    (14) Etude d’impact. Projet de Loi asile et immigration. Assemblée nationale. 20 février 2018.

    (15) « Emmanuel Macron veut « une réorganisation en profondeur » de la politique d’asile et d’immigration ». La Gazette des communes. 6 septembre 2017.

    (16) Dispositif d’accueil des demandeurs d’asile, état des lieux. Cimade. 18 novembre 2018.

    (17) Rapport sur le projet de Loi de finances. Assemblée nationale. 11 octobre 2018.

    (18) Loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée. Article 13. JO 11 septembre 2018.

    (19) « L’accueil des migrants en maisons de retraite vu par la PQR : un filet d’eau tiède ». OJIM. 13 mai 2018.

    https://www.polemia.com/france-subit-immigration-peuplement/

  • Un leader des “gilets jaunes” appelle à retirer l'argent des banques

    distributeur-billets.jpgSur Facebook, le “gilet jaune” Maxime Nicolle, alias “Fly Rider”, appelle chaque manifestant à retirer l’argent des banques, pour créer un phénomène de “panique bancaire”.
    Toutes les méthodes sont bonnes pour atteindre ses objectifs. Le « gilet jaune » Maxime Nicolle a lancé un appel sur Facebook, lundi 7 janvier, rapporte Capital. Celui de retirer son argent de la banque pour déstabiliser le système. 
    « Nous allons faire peur à l’Etat » 
    « On va retourner aux urnes mais en passant par le distributeur », annonce sur Facebook celui qui est devenu un des leaders du mouvement des « gilets jaunes ». L’opération, nommée le « référendum des percepteurs », consiste à retirer simultanément le maximum d’argent aux distributeurs de billets. « Beaucoup de gens vont retirer leur argent des banques. Beaucoup, beaucoup, beaucoup », prévient-il. Avec un simple objectif : créer ce qu’on appelle un « bank run » ou « panique bancaire ». L’initiative a, en fait, été lancée la veille par un autre « gilet jaune » : « Pour l’Acte IX, nous allons faire peur à cet Etat en toute légalité et sans la moindre violence », annonce un certain Tahz San sur Facebook. « Nous savons tous que les pouvoirs du pays ne sont pas entre les mains du gouvernement mais dans celles des banques. Si les banques faiblissent, l’Etat faiblit aussitôt. […] Samedi nous allons tous voter en retirant notre argent pour lui imposer le RIC en urgence », poursuit-il.
    [...]
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  • Gillets Jaunes: La colère s'explique!

  • Depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, le PDG de Renault Carlos Ghosn n’est plus résident fiscal en France

    Selon les informations recueillies par franceinfo, Carlos Ghosn est locataire, depuis 2002, d’un appartement à Amsterdam. Cette adresse servirait avant tout de résidence fiscale à Carlos Ghosn qui a souhaité quitter la France en 2012 avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Bercy refuse de confirmer.

    […]

    Un appartement à 8 000 euros par mois à Amsterdam

    Selon les informations recueillies par franceinfo, Carlos Ghosn est locataire, depuis 2002, d’un appartement à Amsterdam. Un appartement – avec vue sur un parc, dont le loyer de 8 000 euros est payé par Nissan -, dans lequel Carlos Ghosn s’installe quand il assiste aux réunions de l’alliance.

    Mais selon une source proche du dossier contactée par franceinfo, cette adresse sert avant tout de résidence fiscale à Carlos Ghosn qui a souhaité quitter la France en 2012 avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande.

    […]

    France Info

    http://www.fdesouche.com/1138821-depuis-2012-le-pdg-de-renault-carlos-ghosn-nest-plus-resident-fiscal-en-france

  • « Les principes libéraux sont en train de voler en éclats » [2]

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    Cet article (Figarovox, 31.12) est long, raison pour laquelle nous l'avons publié en deux parties, hier et aujourd'hui. Mais il est capital, surtout dans ses conclusions qui démontrent le grand retour du politique, sa reprise en mains de l'économique, la fin prévisible du néolibéralisme et du multilatéralisme mondialistes. A lire dans sa totalité.  LFAR     

    La mort du multilatéralisme 

    Tensions commerciales, fin du cycle de croissance américain, contexte international déprimé, division au sein de l'administration américaine sur les politiques budgétaires et monétaires… On le voit, cette fin d'année 2018 n'incite guère à l'optimisme pour 2019. Aussi, la question que se posent aujourd'hui la plupart des économistes n'est pas de savoir s'il y aura ou non une récession l'année prochaine (celle-ci semble acquise) mais si cette récession était à l’image de 2001, de courte durée, ou si elle s’accompagnerait d'un effondrement plus brutal comme ce fut le cas en 2008. 

    En réalité, ce ne sera certainement ni 2001, ni 2008. Ce qui se passe aux États-Unis et plus largement dans le monde relève d'une logique nouvelle et d'un profond tournant dans la gouvernance économique. 

    Premier bouleversement : la politique de Trump acte la mort du multilatéralisme. Cette fin touche de nombreuses organisations internationales, en premier lieu l'ONU et ses agences, dont l'Organisation internationale du travail (OIT) qui n'est plus depuis longtemps un lieu de de développement du droit social. Mais c'est surtout l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui connait la crise existentielle la plus grave. Depuis l'échec du cycle de Doha, acté en 2006, les accords commerciaux se négocient et se signent de manière bilatérale, sans l'aval de l'OMC, à l'initiative des pays riches. Des accords qui excluent presque systématiquement les pays les moins avancés. Plus grave, l'Organe de règlement des différends (ORD), chargé de résoudre les contentieux commerciaux entre pays ne fonctionne plus qu'au ralenti et pourrait définitivement cesser toute activité en décembre 2019. En effet, les États-Unis bloquent le renouvellement des juges. Alors qu'ils devraient être sept pour un fonctionnement optimal, il n'en reste plus que trois, dont deux titulaires d'un mandat qui s'achève fin 2019. 

    L'ORD apparaît surtout totalement dépassé par les conflits commerciaux qui ne cessent de se développer. La gestion unilatérale du commerce international par l'administration Trump crée en retour des représailles tout aussi unilatérales de la part de ses partenaires commerciaux. Impossible d'instruire judiciairement ces conflits alors qu'ils ne cessent de se multiplier. À force, les nouvelles relations commerciales à la sauce Trump menacent de rendre caduc tous les traités commerciaux multilatéraux négociés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Donald Trump n'est pourtant pas le seul responsable de l'affaiblissement du multilatéralisme économique. De fait, la manière dont les États-Unis tentent de s'accorder de nouveaux privilèges commerciaux n'est pas sans rappeler la manière dont l'administration Obama a fait plier le secret bancaire suisse en imposant aux banques du monde entier l'extraterritorialité de son droit national… ou, pour remonter plus loin encore, la manière dont Nixon mit subitement fin au système monétaire de Bretton Woods en renonçant (de manière là aussi unilatérale) à assurer la convertibilité en or du dollar. 

    Une reprise en main du politique sur l'économie 

    Le mythe d'une économie mondiale qui serait organisée autour de règles décidées en commun a vécu. La gestion contemporaine de l'économie en revient à un ordre mondial originel, bien éloigné de celui anticipé par George Bush senior en 1990. Ainsi, le nouvel ordre mondial qui émerge n'est pas celui de la règle mais celui d'un ordre fondé sur la logique des rapports de force, qui pousse chaque pays à mettre ses armes économiques au service de ses seuls intérêts. Ce passage d'une gestion par la règle à une gestion par la force suppose le retour du pouvoir politique et de sa capacité à agir de manière discrétionnaire. 

    3447786819.2.jpgVoilà qui permet de mieux comprendre les tensions actuelles entre Donal Trump et la Fed. En effet, derrière le conflit relatif au niveau des taux d'intérêt se trouve une question bien plus fondamentale : une banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique ? Lorsque vendredi 21 décembre, Bloomberg annonce que le président américain a demandé à ses conseillers s'il était possible de démettre Powell (photo) de ses fonctions, la presse américaine et la plupart des économistes ont crié à l'hérésie. Interrogé par le Washington Post, le Sénateur démocrate Mark Warner, membre de la Commission bancaire sénatoriale, a parfaitement résumé le sentiment général : « Ce que le Président ne comprend pas, c'est que la politique monétaire doit être séparée de la politique. Toute mesure prise pour démanteler l'indépendance de la Fed serait non seulement inappropriée, mais menacerait les institutions qui protègent notre État de droit.» 

    Mais dans un monde où les règles s'affaiblissent et où les rapports de force deviennent prédominants, ne serait-ce pas Trump qui aurait raison ? La doctrine selon laquelle la banque centrale doit être strictement indépendante du pouvoir politique repose sur l'idée qu'il faut à tout prix éviter l'interférence du politique sur l'économie. C'est une doctrine d'obédience libérale qui consiste à mettre la politique monétaire sur une sorte de pilotage automatique confié à un comité d'experts chargés de créer un cadre favorable à l'épanouissement des marchés. 

    Mais dans un monde où l'incertitude domine et où la gestion économique est un important levier d'action, on ne peut plus gérer la politique monétaire en s'extrayant de toute considération politique. Prenons la crise des pays émergents. Le principal problème de pays tels que l'Argentine ou la Turquie c'est que leurs entreprises ont profité des taux faibles pour emprunter en devises étrangères, notamment en dollars. La hausse des taux américains met ces entreprises en difficulté et l'effondrement de leurs monnaies les rend insolvables. Ces pays auraient donc besoin d'un dollar plus faible et d'une politique monétaire qui ne restreigne pas trop vite l'accès à la liquidité. Or, une gestion purement administrative de la politique monétaire américaine par la Fed est incapable de prendre ces questions en considération. 

    L'ère de la gouvernance économique illibérale

    Du point de vue de Trump au contraire, les négociations commerciales difficiles dans lesquels il est plongé impliqueraient des alliés et donc une capacité à utiliser la politique monétaire comme une arme de négociation vis-à-vis de pays tiers. Hérésie économique ? Ce qui est sûr c'est que l'affaiblissement des règles et le retour de la souveraineté politique sur les marchés impliquent de reconsidérer l'ensemble des vérités établies auxquelles nous nous sommes habitués. Car c'est une véritable gouvernance économique illibérale qui est en train d'émerger aux États-Unis, mais également en Chine et en Russie. 

    C'est la raison pour laquelle le prochain retournement économique n'aura rien à voir avec ceux de 2001 et de 2008. Les principes libéraux qui ont tracé les grandes lignes de l'économie mondiale au cours des dernières décennies sont en train de voler en éclat. La politique qui avait été mise à distance de la sphère économique et des marchés au nom d'une gouvernance d'experts d'inspiration libérale est en train de faire son grand retour. Aussi, si une crise économique apparaît aux États-Unis en 2019 elle ne manquera pas d'ouvrir une nouvelle ère dont la gestion marquera le grand retour des politiques économiques souveraines. C'est une ère à laquelle l'Union européenne, avec son système institutionnel extrêmement rigide, figé dans l'idéologie des années 80 et 90, n'est absolument pas préparée. (FIN)    

    David Cayla est économiste, maître de conférences à l'université d'Angers. Il a notamment publié L'Économie du réel (De Boeck Supérieur, 2018) et a contribué à l'ouvrage collectif, coordonné par Henri Sterdyniak, Macron, un mauvais tournant (Les liens qui libèrent, 2018).

    David Cayla

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Un axe Rome-Varsovie pour un « nouveau printemps européen »

    Un axe Rome-Varsovie pour un « nouveau printemps européen »

    Matteo Salvini a déclaré mercredi à Varsovie que l’Italie et la Pologne seraient les « protagonistes du nouveau printemps européen » qu’il appelle de ses voeux pour réformer l’Union européenne.

    « l’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe ».

    « La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité ».

    « La sécurité ne s’obtient pas en aidant les contrebandiers, les trafiquants et les ONG complices, mais en défendant le droit de chaque pays à protéger ses frontières. Celui qui cède au chantage de Bruxelles ou des ONG rend un mauvais service non seulement aux Italiens, mais à tous les Européens ».

    https://www.lesalonbeige.fr/un-axe-rome-varsovie-pour-un-nouveau-printemps-europeen/

  • Yves Cochet propose de limiter les naissances en France pour mieux accueillir les migrants chez nous

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    “Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes”. C’est le projet pour sauver la planète décrit par Yves Cochet, membre d’Europe Ecologie Les Verts, dans un entretien au Nouvel Observateur. Considérant que les pays occidentaux polluent le plus, ce militant remplaciste souhaite qu’ils cessent d’enfanter. Il s’agirait, selon cet ancien ministre de Lionel Jospin, du premier geste écologique.

    Pour inciter les peuples blancs à disparaître pour laisser la place aux immigrés, Yves Cochet propose de supprimer les allocations familiales à partir du troisième enfant. Un projet de Grand Remplacement écologique qualifié par l’essayiste Laurent Alexandre de « masochisme suicidaire ».

    Curieusement, Yves Cochet omet de remarquer que l’immigration vers l’Europe conduit à augmenter l’empreinte carbone des immigrants venant de pays moins développés. Une mesure écologique serait donc d’arrêter cette immigration massive !

    Lire la suite

  • Taxer les classes moyennes plutôt que les « riches » : le honteux rétropédalage du pouvoir sur la taxe d’habitation

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    La politique du gouvernement d’Emmanuel Macron devient de plus en plus choquante et injuste. Le mépris des classes moyennes et la morgue du Président sont à l’origine du mouvement des gilets jaunes, mais le locataire de l’Élysée n’a rien appris et continue dans la même veine : pressurer les soi-disant « nantis » qui gagnent plus de 3.600 euros par mois.

    Le gouvernement avait promis, à la mi-2018, de supprimer la taxe d’habitation pour tous en 2021. Cette générosité générerait un trou de 23,8 milliards dans le budget car, en principe, cette taxe aurait dû être compensée, à l’euro près, par l’État, les collectivités locales ne pouvant se passer de cette manne. Or, vu la façon désastreuse dont nos comptes sont tenus, cet effort apparaît comme insupportable pour nos finances exsangues. Le gouvernement a, un moment, agité l’idée d’augmenter la CSG ou la TVA, des impôts intéressants pour des « serial taxeurs », car ils s’appliquent à tous, pauvres comme riches, et, de ce fait, rapportent beaucoup. Faire passer de 20 à 21,5 % le taux de la TVA aurait suffi à compenser le déficit. Mais vu la fronde des gilets jaunes, le pouvoir n’a sans doute pas eu le courage d’affronter la colère populaire qui n’aurait pas manqué d’éclater.

    Il se rabat donc sans honte vers une autre solution : revenir sur l’exonération totale et obliger les 20 % des plus « aisés » à payer la taxe d’habitation. Le gain attendu sera de huit milliards, presque autant que ce qui vient d’être concédé en décembre par M. Macron. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a sans vergogne écarté l’idée de réintroduire l’impôt sur la fortune, qui ne rapporterait que trois milliards. Seront donc spoliés, non les millionnaires, mais, par exemple, les couples sans enfant qui touchent ensemble 4.150 euros par mois, soit 2.075 euros chacun. Est-on riche si on perçoit un peu plus que le salaire moyen ? Bien sûr que non, on continue à faire partie des classes modestes ! Mais le pouvoir n’en a cure. Pour préserver le pouvoir d’achat des 1 % les plus riches, il pressure ceux qui ont un salaire à peine convenable. Et, comble de l’hypocrisie, il prétend s’appuyer derrière une demande des gilets jaunes, alors que jamais cette question n’a été mise en avant par le mouvement. Seul l’ISF est réclamé à cor et à cri.

    Ce maintien va faire très mal. L’État ne va compenser qu’en partie l’abandon de la taxe d’habitation. Tous les prétextes seront bons pour ne donner que la moitié ou les deux tiers des sommes promises, et ces fonds ne seront concédés qu’en culpabilisant les collectivités locales, décrites par le pouvoir comme dépensières alors qu’au sommet de l’État, on gaspille les deniers publics. Il manquera de six à dix milliards par an aux communes et elles les trouveront en augmentant l’impôt foncier et la taxe d’habitation pour ceux qui la payent encore : une catastrophe pour les classes moyennes dites supérieures.

    Seul espoir : du côté du Conseil constitutionnel qui avait montré les dents, il y a quelques mois, au sujet de cette suppression de la taxe d’habitation pour tous… sauf pour certains. Le principe d’égalité devant l’impôt avait été rappelé. Le gouvernement avait, alors, annoncé la suppression totale avant d’envisager, aujourd’hui, de revenir en arrière. L’entreprise de bricolage fonctionne à plein.

    http://www.bvoltaire.fr/taxer-les-classes-moyennes-plutot-que-les-riches-le-honteux-retropedalage-du-pouvoir-sur-la-taxe-dhabitation/

  • Papacito sur le boxeur de CRS et la poursuite du mouvement des Gilets Jaunes à Sud Radio

  • La répression ne calmera pas la colère

    La répression ne calmera pas la colère

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

  • Le coût de la crise : et si on ne s’en remettait pas ?

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    Pendant qu’on spécule sur les itinéraires des manifestations de gilets jaunes et qu’on suppute sur les manipulations de l’opinion et la provocation de certains candidats au martyre, la nation fait ses comptes. Et dans un État en faillite, l’économie du commerçant et de l’artisan moyen pourrait bien ne pas se relever de la crise qui s’éternise.

    Les chiffres tombent. Ils sont plus qu’alarmants. En huit semaines, l’activité économique du pays en a pris un grand coup dans le buffet, si je puis m’autoriser l’expression. On estime, en ce lundi 7 janvier, que « plus de quatre millions d’heures de travail ont été perdues depuis le début du mouvement des “gilets jaunes” », dit-on au ministère du Travail.

    Je sais bien qu’évoquer cette source la rend d’emblée suspecte pour certains, mais je pense qu’on est proche de la vérité. Ainsi, 58.000 personnes sont actuellement et très officiellement en chômage partiel, lequel est très souvent l’antichambre du chômage total. Dans ce dispositif qui permet aux entreprises de suspendre ou réduire l’activité de leurs salariés, l’État – c’est-à-dire vous et moi, il faut le rappeler avec insistance – prend en charge une partie du salaire. Le salarié, lui, ne touche que 70 % de sa rémunération habituelle.

    Faut-il préciser que les salariés actuellement dans cette situation ne sont pas les plus aisés ?

    Ainsi en est-il, par exemple, des chauffeurs routiers. La Fédération nationale des transports routiers estimait, la semaine passée, que sa perte d’exploitation dépassait les deux milliards d’euros. Nombre d’entreprises dont les camions ont été bloqués et empêchés d’effectuer leurs livraisons sont au bord du dépôt de bilan.

    Idem pour de nombreux commerçants et artisans dont le chiffre d’affaires de décembre s’est envolé en fumée au milieu des manifs.

    Selon la Banque de France – autre source qu’on jugera évidemment suspecte –, « tout compris, la facture pour cinq semaines de mouvement des “gilets jaunes” s’élèverait déjà à 4,4 milliards d’euros ». On en est à huit semaines et ce n’est pas fini…

    À la crise intérieure s’ajoute l’image désastreuse d’un pays secoué par les dépressions saisonnières. On l’a déjà oublié sans doute, mais la grève perlée qui a touché la SNCF durant trois mois, au printemps 2018, a coûté 790 millions d’euros à l’entreprise. Celle d’Air France, d’une durée de quinze jours, a crevé le plafond des 400 millions. Pour ceux-là, employés du rail ou rois du ciel que l’État – c’est-à-dire nous, une fois encore – perfuse et entretient, d’autres, infiniment plus nombreux, n’ont que leurs propres forces pour se maintenir à flot. Le véritable poumon économique du pays, ce sont les PME et les TPE. Les petites et très petites entreprises. Celles, naissantes, où le « salaud de patron » ne dégage même pas assez pour se verser un salaire et n’a pourtant d’autre solution que de se retrousser les manches pour survivre. Ce sont tous ceux-là qui vont crever.

    La faute aux gilets jaunes ? Non, bien sûr. La faute à un système à bout de souffle où – désolée de le dire, mais Macron avait raison – on balance « un pognon de dingue » dans la nature pour aucun résultat.

    À quoi, à qui sert-il, ce pognon ? Où va-t-il ?

    Seule certitude : ce n’est pas en privant les smicards de leur boulot et en gonflant les rangs des chômeurs qu’on va régler le problème.

    Marie Delarue

    http://www.bvoltaire.fr/le-cout-de-la-crise-et-si-on-ne-sen-remettait-pas/