Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 3

  • Il n’y a pas que l’essence qui flambe, il y a aussi les dépenses ministérielles

    Il n’y a pas que l’essence qui flambe, il y a aussi les dépenses ministérielles

    Pendant que les Français raclent leur fond de tiroir pour pouvoir subvenir à leurs besoins quotidiens, la France d’en haut, celle de Macron, dépense sans compter :

    C’est ce qui ressort d’un document récemment publié en annexe au Projet de loi de Finance. Si l’enveloppe globale des rémunération des cabinets est restée globalement stable, on y apprend que plusieurs ministres on laissé déraper la masse salariale de leur équipe.

    La hausse la plus importante est à mettre à l’actif de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des armées : entre 2017 et 2018, son staff est passé de 3 à 5 membres et leur rémunération brute globale de 271 204 à 542 781 euros en 2018. Soit une culbute de 100% !

    La secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes Marlène Schiappa n’a pas non plus mégoté. Alors que le nombre de ses conseillers baissait de cinq à quatre, son budget, lui, a connu une augmentation de 26%. Mécaniquement, la rémunération brute mensuelle de ses membres est passé de 5.767 à 9.079 euros.

    Benjamin Griveaux figure aussi dans ce palmarès. Alors que le cabinet du porte-parole du gouvernement est resté stable – à 5 membres -, sa dépense totale a elle grimpé de 86%. Le salaire moyen y est donc passé de 4.926 euros à 9.180 euros par mois.

    A l’autre bout de notre classement, Jean-Yves Le Drian s’est montré à l’inverse particulièrement économe. Alors que la taille de l’équipe du ministre des Affaires étrangères est restée stable – 10 membres – sa rémunération totale a baissé de 5,4%. Même cure d’austérité chez Agnès Buzyn avec une masse salariale en baisse de 5%. L’entourage de la ministre de la Santé n’est toutefois pas à plaindre : avec 11.084 euros par mois, ils affichent la plus haute rémunération moyenne de tous les conseillers du gouvernement Macron.

    https://www.lesalonbeige.fr/il-ny-a-pas-que-lessence-qui-flambe-il-y-a-aussi-les-depenses-ministerielles/

  • L’exact contraire du patriotisme c’est l’euromondialisme

    drapeau-francais-autorise-300x169.jpgL’Union européenne serait menacée non seulement par l’explosion démographique du continent africain, la superpuissance chinoise, l’isolationnisme protectionnisme de Trump, l’ogre Poutine, mais aussi par les peuples européens qui  veulent défendre leur identité,  recouvrer leurs  libertés et leur souveraineté. Européens debouts dont le peuple polonais a donné l’exemple hier avec la marche pour le centenaire de son indépendance à laquelle ont participé  à Varsovie  200 000 personnes. Un   grand défilé patriotique qui a réuni notamment et majoritairement les sympathisants de toutes les chapelles et formations  nationales, nationalistes,  populistes- conservatrices de la droite polonaise. Une menace populiste qui  inquiète plus que jamais le camp des marcheurs et le premier d’entre eux. 

    Le quotidien Le Monde le constatait comme ses confrères le 9 novembre, «à près de six mois des élections européennes, Emmanuel Macron tente plus que jamais de résumer l’enjeu du scrutin du 26 mai 2019 à un duel entre les  progressistes  et les  nationalistes. Le président de la République veut fédérer les pro-européens contre les forces d’extrême droite du Vieux Continent (la Française Marine Le Pen, le Hongrois Viktor Orban et l’Italien Matteo Salvini). A-t-on oublié quel est le parti qui a gagné les dernières élections européennes en France ? Le Front National (M.  Macron se refuse sciemment à utiliser le nouveau nom de Rassemblement National, NDLR). J’espère qu’il ne gagnera pas , a-t-il affirmé le 6 novembre, sur Europe 1. Pour contrer la vague populiste, il a même dramatisé l’enjeu européen ces derniers jours, en dressant un parallèle entre la période actuelle et celle de l’entre-deux-guerres.  Il faut se souvenir de la précarité de la paix , a-t-il souligné jeudi 8 novembre, lors d’un entretien sur France 3. »

    Une paix bruxelloise  qui passerait aussi par l’accueil obligatoire de l’immigration clandestine , des « migrants. »  C’est en tout cas l’opinion d’ Emmanuel Macronn qui, de plus en plus isolé notait  RT,   a tancé fin octobre lors de sa tournée  en Europe de l’Est les pays du groupe de Visegard - Hongrie, Slovaquie, République tchèque et Pologne-  qui ne sont  pas assez convaincus des joies indépassables du vivre-ensemble muliticulturaliste… Ce  «leitmotiv» présidentiel, pour ne pas dire cette obsession, a pollué singulièrement les  commémorations du 11 novembre. Un  moment de mémoire, de recueillement, d’émotion, de communion nationale,  préempté par les discours idéologiques sur l’Europe de Bruxelles définie  comme notre horizon indépassable, facteur de paix et de progrès

    Une pilule européiste que nos compatriotes doivent impérativement  gober en mai prochain comme il a été pareillement rappelé avec bien  peu de subtilité dans le texte du président de la République qui était lu hier lors des cérémonies  au pied de tous les  monuments aux morts de France et de Navarre.

    Devant les 70 chefs d’Etat et de gouvernement réunis hier  à  l‘Arc de Triomphe pour commémorer l’armistice, il était normal que M. Macron  dénonce dans son allocution les ravages de cette terrible guerre civile européenne, explique notre attachement commun à la paix. La dimension  par définition internationale de ce conflit pouvait légitimer que  l’ouverture de  cette   cérémonie ait été confiée  au grand violoncelliste américain d’origine chinoise  Yo-Yo Ma qui a joué une sarabande de Bach  et que celle-ci ait été conclue par l‘orchestre des jeunes de l’Union européenne interprétant le Boléro de Ravel.

    Un  hommage  aux  troupes  africaines ayant pris part aux combats de la Grande guerre était aussi dans l’ordre des choses. Il  s’est incarné ici avec   la prestation de l’artiste béninoise Angelique Kidjo, soutien de Barack Obama en 2009, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef. Cette  « grande icône de la musique africaine »  a interprété le morceau  Blewu à la mémoire des sacrifices des soldats du continent noir.   Un hommage en tout point  légitime, répétons-le,  pour peu qu’il ne serve pas une  basse propagande en faveur de la poursuite de l’immigration de peuplement  vue  comme nécessaire  à la bonne marche de la  France et à des fins de culpabilisation du de souche.  «Gloire aux  Africains qui ont  courageusement et même héroïquement participé aux combats de la  Grande Guerre » notait Bernard Lugan sur son blogue il ya trois ans. En 14-18 soulignait-il  «l’Afrique noire fournit  189.000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français »; les  troupes noires subirent des pertes conséquentes de 30 000 à 35 000 morts- la guerre 14 ce fut en moyenne 1000 soldats français tués quotidiennement.  Pour autant  durant le premier conflit mondial,« l’Afrique dans son ensemble (du Nord et subsharienne)  fournit à la France 3,5% de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.»

    Manipulation sémantique avérée en tout cas de la part du locataire de l’Elysée qui lors de son allocution devant la tombe du soldat inconnu a exalté l‘UE, l’ONU, le multilatéralisme  mais aussi   avancé que  « le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison.» Non M. Macron! l‘exact contraire du nationalisme c’est le cosmopolitisme, le transfrontiérisme, l’immgrationnisme, l’euromondialisme. Toutes choses et idéologies qui, elles, sont des trahisons de l’intérêt national quand elles sont embrassées par ceux qui ont la charge des destinées de notre pays et qui sont  assurément  des  facteurs de chaos, de violences et de souffrances.

    Enfin,  les patriotes de l’espèce amoureuse que sont les nationaux  ne se reconnaissent en rien dans la vision de ce  nationalisme agressif, caricatural  que les Macron, Soros, Juncker, Merkel prêtent à leurs adversaires.  Nous ne nous identifions pas plus à  cette Europe de Bruxelles qui ne parvient pas à s’extraire des chaînes de l‘Otan,  combat la Russie de Poutine au lieu d’en faire un partenaire et qui est  un  travestissement du génie européen, une  grossière et inefficace  caricature  de la nécessaire collaboration entre  nations de notre continent. Et ce, avec  un état  d’esprit de la superclasse européiste  «qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices nourrit les extrêmes et l’obscurantisme» pourrions nous dire en paraphrasant Emmanuel Macron…

    Cette cérémonie n’était pas le seul temps fort de cette journée puisque a débuté quelques heures plus tard le premier Forum de Paris sur la  Paix qui doit durer trois jours en présence de dizaines de  chefs d’Etat et de gouvernement …mais sans Donald Trump qui a boycotté ce raout et n’y a même pas envoyé une délégation. Là aussi, comme Mme Merkel débitant les mêmes poncifs sur le danger national, Emmanuel Macron, pourtant un spécialiste du pasdamalgame (à géométrie variable)  a mis dans le même sac  européens soucieux de la défense de notre modèle civilisationnel, culturel  et les islamistes.  «On a une offensive idéologique du jihadisme, de régimes autoritaires a-t-il dit, de mouvements extrêmes qui de tous côtés se dévoilent être des ennemis de la liberté (…), cherchent à contrôler, censurer, exporter leur modèle, qui lancent des campagnes massives de désinformation et qui s’attaquent aux journalistes. »

    Un droit à la libre information, à la pluralité de l’expression des opinions dans le champ médiatique,   auquel s’attaque pourtant  aussi la Macronie  en refusant notamment de donner une accréditation  aux journalistes qui  sont jugés pas assez dociles, comme c’est le cas de ceux  de RT ou de Sputnik Pas besoin  d’être grand clerc pour prévoir d’ores et déjà avec Bruno Gollnisch que la propagandastaffel,  les gros médias vont donner de la voix dans les mois à venir pour perser sur le résultat des urnes,  mettre en garde les électeurs contre  la lèpre populiste.  Et qu’il est à craindre un certain nombre de nouveaux  coups tordus pour peu que les sondages favorables à l’opposition nationale se confirment…

    https://gollnisch.com/2018/11/12/lexact-contraire-du-patriotisme-cest-leuromondialisme/

  • Comment Jacques Bainville avait envisagé la guerre et la paix future au soir du 31 décembre 1914 ...

    1487830565.JPG

    Hindenburg, Guillaume II et Ludendorff, 1917  

    Comme j'écrivais ces lignes, l'aiguille des pendules a franchi minuit ...

    31 décembre 1914 - L'année s'achève. Et qui ne fera son compte, sa récapitulation, ce soir ?

    Guillaume II à son quartier-général, qui est, dit-on, Mézières, nos ministres dans leurs palais fragiles, les soldats dans leurs tranchées, à leur foyer les femmes et les mères... Cinq mois d'une guerre dont on ne saurait entrevoir la fin, des événements qui, selon la coutume de tous les grands événements de ce monde, ont trompé les calculs les plus savants, tourné contre l'attente de tous. La France est encore envahie mais Paris est inviolé, en sûreté complète. Les Russes ne sont pas arrivés à Berlin pour la Noël, mais les Autrichiens sont chassés de Belgrade. Qui oserait, après cela, oser une prophétie ?...

    Cependant ce jour-ci incite à tenter de lire l'avenir. On se défend mal de pronostiquer. Et des faits accomplis, de la situation générale, de l'avis, du sentiment donné par tels ou tels qui ont pris part aux batailles, qui ont éprouvé le fort et le faible de l'ennemi, voici ce qu'après réflexion mûre il est peut-être permis d'induire. Voici ce qu'on croit entrevoir... 

    D'ores et déjà - on peut dire depuis la victoire de la Marne - l'entreprise de l'Allemagne a échoué : c'est un fait qu'elle-même ne discute plus. L'écrasement de la France, l'anéantissement de la « méprisable petite armée du général French»comme a dit l'empereur Guillaume, étaient la condition préalable et nécessaire d'une grande victoire sur la Russie. L'Allemagne ne peut plus gagner la partie, et son mot d'ordre, celui que le Kronprinz, Von Kluck et les autres chefs ont donné pour Noël à la nation allemande, c'était celui de la France au mois d'août : résister, tenir.  

    Quelle résistance peut fournir maintenant l'armée allemande ? Voilà la question. 

    Un pays qui est capable d'efforts pareils à ceux que l'Allemagne a faits jusqu'ici, un pays qui depuis cinq mois soutient sur deux fronts une rude guerre, qui tient tête à une coalition géante, ce pays-là peut sans doute mener loin ses ennemis. La grande machine de guerre allemande est encore sur pied. La masse de la population allemande est dans un état d'esprit qui permet aux dirigeants de compter sur des sacrifices durables. De ces dirigeants eux-mêmes, il serait fou d'escompter une défaillance.

    Leur volonté restera tendue jusqu'au bout. Ils ont eu manifestement quelques faiblesses : quand les Anglais leur ont déclaré la guerre, quand Guillaume II a dégarni le front ouest pour sauver Königsberg. Erreurs diplomatiques, erreurs militaires, ils ont tout de suite travaillé à les réparer. Ils ont en eux-mêmes la conviction que l'Allemagne est indestructible. Tant que cette conviction ne les aura pas abandonnés - et il faudrait pour cela des revers formidables - il n'y a pas à attendre que l'Allemagne officielle, armature du peuple allemand tout entier, vienne à mollir. 

    Mais cette même Allemagne officielle, elle sait aussi qu'elle ne peut plus compter sur une paix plus favorable que celle qu'elle arracherait en ce moment à la lassitude des alliés. Elle a trahi sa pensée secrète en faisant des ouvertures à la Belgique, à la France, on dit même à la Russie. Traiter tandis que ses armées occupent presque tout le territoire belge, plusieurs grandes villes et un large morceau du territoire français, tandis que les Russes sont encore contenus en Pologne, elle sait bien qu'elle ne peut pas obtenir une situation meilleure, que cette situation même ne peut plus être améliorée. Quand l'Allemagne parle du million d'hommes qu'elle jettera de nouveau contre nous au printemps, elle sait bien que ces hommes-là ne vaudront pas ceux qui étaient partis au mois d'août. L'idée profonde de l'Allemagne, c'est qu'elle a fait partie nulle. Tout son effort tend à obtenir que cette idée devienne celle de ses adversaires. 

    Quant à nous, la tâche qu'il nous reste à accomplir est lourde, la route est longue. Chasser l'envahisseur du territoire, on pensait, après la victoire de septembre, que ce serait une affaire de semaines. Quatre mois se sont écoulés. Nous « progressons », mais pas à pas, ligne à ligne. Nous faisons toujours le siège (c'est un vaste siège : un état-major a demandé l'autre jour à Paris, d'urgence, un traité de Vauban), nous faisons le siège des fortifications que l'ennemi a construites sur notre sol et même celui des forteresses inutilisées par nous lorsque l'invasion s'est produite et que l'envahisseur a su rendre formidables : Laon, Reims, Maubeuge aussi peut-être... Les difficultés à vaincre sont immenses, on en peut se le dissimuler. Il y a trois jours, L'Echo de Paris, non sans dessein d'instruire et peut-être d'avertir le public, en donnait cette idée : 

    « Dans cette guerre de positions, les Allemands ont fortifié leurs abris et tranchées avec les derniers perfectionnements, tant au point de vue de l'attaque que de la défense. Les engins les mieux appropriés à ces sortes de combats, ils les ont, et à foison. Rien ne leur manque. Ils ont les gros et petits projecteurs utilisés pour les combats de nuit et alimentés par des dynamos très puissantes . Ils ont des fusées éclairantes. Ils ont de véritables engins de place montés sur affûts ; ils ont des lance-bombes dernier modèle qu'ils appellent « Minenwerfer » (autrement dit lance-mines) de 245 millimètres. Ils se servent encore de canons de 50 millimètres protégés par des coupoles cuirassées, et de canons-révolvers de 57 millimètres. » 

    Ainsi, faute de mieux, les Allemands s'efforcent d'éterniser le combat. Est-ce-à-dire qu'il sera éternel ? Pas du tout. Le commandement français se flatte, d'approche en approche, d'arriver à conquérir sur certains points (plateau de Craonne par exemple, je pense) des positions, des crêtes, des hauteurs, d'où notre artillerie rendra les tranchées allemandes intenables. Alors on ne « progressera » plus, on avancera. Jusqu'où ? C'est une autre affaire. Le chemin de l'Aisne et de l'Yser à la Meuse et au Rhin, le chemin est long, et les Allemands ont eu le loisir de préparer, aux endroits favorables, de nouvelles lignes de défense. Faudra-t-il recommencer la même lutte ? 

    Il semble que le commandement français, s'il le pense, ne s'en effraie pas. Il fait, au vu et au su d'éléments militaires qui ne sont nullement priés de garder le secret (peut-être même au contraire), des préparatifs pour une campagne sur le territoire allemand. Mais n'est-ce pas ce qu'il doit faire ? N'est-ce pas, tant que le gouvernement français est résolu à tenir « jusqu'au bout », son devoir étroit de prévoir l'écrasement de l'ennemi, de faire espérer la victoire complète à l'armée et à l'opinion ? 

    Eh bien ! surtout chez les combattants (certes je ne dis pas chez tous), une idée forte, une idée qui s'enfonce, c'est que la guerre est virtuellement finie : c'est que, lorsque les armées qui sont entrées en campagne avec leurs cadres, leur matériel, leur entraînement, se sont battues plusieurs mois et se sont usées, le résultat est acquis, rien d'essentiellement nouveau ne peut plus survenir : c'est qu'il y  a dès maintenant chose jugée, c'est que nous ne pourrons faire beaucoup plus que ce que nous avons déjà fait et que c'est très beau, c'est que la guerre se terminera sans solution décisive - avec une Allemagne humiliée, sans doute, mais non vaincue - par une paix qui ne changera rien d'essentiel à l'état de choses préexistant. Il a fallu la guerre de Trente Ans pour mettre à bas l'ancienne Allemagne. Comment en quelques mois se flatter d'anéantir l'Empire le plus formidablement préparé à la guerre qui ait surgi dans les temps modernes, de l'abattre sans reprendre haleine ? 

    Sans doute cette opinion ne tient pas compte des événements qui peuvent se produire : intervention de l'Italie, de la Roumanie, paix séparée de l'Autriche. Mais d'autres événements, moins heureux, peuvent survenir aussi... Ceux qui sont dans cet esprit (je répète que ce sont le plus souvent ceux qui, par le contact des armes, ont acquis le sentiment que, d'Allemagne à France, les forces se font équilibre et que cet équilibre ne saurait être rompu, essentiellement du moins, à notre profit), ceux-là définissent la paix future une « cote mal taillée ». Le mot s'est répandu. De divers côtés, je l'ai entendu dire. Et ceux qui le répètent ne le désirent pas, ne se cachent pas que ce serait pour notre pays une catastrophe, qu'il importe d'éviter, au moins d'atténuer par une persistance courageuse. 

    Car, dans cette hypothèse, chacun rentrant chez soi après cette vaine débauche de vies humaines, cette consommation d'énergies et de richesses, la carte de l'Europe étant à peine changée, les problèmes irritants demeurant les mêmes, on se trouve conduit à prévoir une période de guerres nouvelles où l'Allemagne humiliée, mais puissante encore et prompte à réparer ses forces, où l'Angleterre tenace, où les nationalités insatisfaites engageraient de nouveau le monde. 

    Cet avenir, est-ce celui auquel il faut s'attendre ? Comme j'écrivais ces lignes, l'aiguille des pendules a franchi minuit. Que de rêves se forment sans doute, sur les champs de bataille, aux foyers des absents, d'une Europe affranchie, d'une paix longue et sûre pour 1915. Bienfaisante illusion : y attenter serait un crime. C'est en secret que l'on confie au papier de pareils doutes. Que l'espèce humaine s'endorme donc, dans la croyance que les choses obéissent aux vœux des hommes ; qu'elle s'imagine conduire quand elle subit. Misereor super turbam, est le grand mot sur lequel doit se clore cette année 1914, où les peuples se sont déchirés en vertu de  causes lointaines, d'un passé presque oublié, de responsabilités héritées des ancêtres, et de forces obscures à peine connues d'eux-mêmes et qu'eux-mêmes pourtant auront déchaînées...

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Le Samedi Politique S02E10 Macron, 18 mois face à l’Armée avec le colonel Jacques Hogard

    Commémorations du centenaire de la Grande Guerre sans défilé militaire, récupération politique, invités douteux reçus en grande pompe à l’Elysée, démission du chef d’Etat major des Armées, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, les écarts face à la Grande Muette s’enchainent.

    Le colonel Jacques Hogard, officier supérieur, ancien parachutiste de la légion étrangère, commentera l’attitude du chef de l’Etat à l’égard de l’Armée depuis le début du quinquennat… Une relation tendue.

  • Les carburants à prix coûtant sont-ils une arnaque ?

    Capture-21.png

    L’une après l’autre, les grandes chaînes de distribution annoncent qu’elles vont vendre les carburants à prix coûtant, la promotion se terminant pour certains le 20 novembre, d’autres le 30. Mais ce cadeau est limité, car elles ne gagnent en moyenne que 1 à 2 centimes par litre vendu. En effet, avant la campagne actuelle, l’essence et le diesel étaient déjà des produits d’appel qui permettaient d’attirer le chaland. Les stations-service indépendantes achètent les carburants aux grossistes au même prix qu’Auchan et ses confrères mais sont obligées de prendre des marges de 10 à 15 centimes pour pouvoir vivre, au risque d’apparaître comme des « voleurs ». Les automobilistes ont, du coup, l’impression de faire une affaire en remplissant leur réservoir dans les stations des hypermarchés.

    Cette promotion supplémentaire est-elle une bonne nouvelle pour les consommateurs ? Non, car la ristourne risque de n’être que de 40 à 80 centimes par plein ! Une paille, une aumône ! Tout au plus cette opération va inciter les compagnies pétrolières à répercuter plus rapidement la détente des cours du brut observée depuis septembre (–20 % !). Elles traînaient jusqu’alors les pieds afin de tirer le maximum de bénéfices de la situation, mais leur attentisme ne sera plus de mise.

    Il n’y a rien de gratuit : l’avantage sur les carburants est remboursé par le consommateur sur d’autres marchandises. Le principe économique sur lequel reposent les hypermarchés est le suivant : sacrifier les marges sur un produit attrayant et emblématique, mais augmenter tous les autres. Pour finir, le consommateur est dupé. Les hypermarchés sont un facteur d’inflation et lorsqu’on fait une étude macro-économique fine, on s’aperçoit qu’ils sont, en fait, chers et peu attractifs au niveau des prix, bien plus que les supermarchés, même s’ils sont en apparence plus achalandés.

    Et Mme Brune Poirson, secrétaire d’État à l’Écologie, a raison quand elle remarque que la promotion consentie par Auchan, Carrefour, Leclerc et autres ne porte jamais sur les produits bio qui, même s’ils ne sont pas exempts de pesticides, restent meilleurs pour la santé que les autres fruits et légumes. Les chaînes de distribution ne font pas non plus d’effort sur les doubles emballages. Or, si le réchauffement climatique est une vaste fumisterie et une escroquerie, le plastique est un des problèmes écologiques majeurs de l’humanité et, sans doute, le pire. On ne peut pas continuer à tolérer que se crée un sixième continent d’emballage du fait des courants marins, ni que les animaux marins soient forcés d’ingurgiter les polymères avec leur alimentation habituelle.

    Les grandes chaînes de distribution ont surfé sur la vague de ras-le-bol fiscal qui submerge les Français et se font, du coup, de la publicité à moindres frais. Or, leur démarche est purement mercantile. Il n’y a, derrière cette « promotion », aucun souci de l’intérêt public. C’est une conséquence du cynisme froid du capitalisme, mais cette forme d’organisation économique comporte malgré tout maints avantages, et c’est même la seule qui marche. L’effondrement des pays communistes et du Venezuela nous le prouve abondamment a contrario.

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/les-carburants-a-prix-coutant-sont-ils-une-arnaque/

  • A propos de censure, Castaner veut supprimer les vidéos des réseaux sociaux

    A propos de censure, Castaner veut supprimer les vidéos des réseaux sociaux

    Dictature et censure vont de paire :

    Embedded video
    Tancrède ن@Tancrede_Crptrs

    .@CCastaner souhaite que les vidéos des rixes soient retirées plus rapidement des réseaux sociaux et que les médias arrêtent de les relayer.
    La censure reste le meilleur moyen pour cacher la réalité désastreuse du terrain.
    Ces gens vont ensuite donner des leçons de démocratie.

    2 310 personnes parlent à ce sujet

    https://www.lesalonbeige.fr/a-propos-de-censure-castaner-veut-supprimer-les-videos-des-reseaux-sociaux/

  • Patrick Buisson : Les effets de Mai 68 jusqu'à nos jours.

  • Dernière guerre et points de détail

    6a00d8341c715453ef022ad3bf1d94200b-320wi.jpgOn n'entend plus l'expression de "der des ders". De nos jours lorsque nous parlons de "la dernière guerre" nous évoquons la suivante, dernière "en date".

    En principe, "les faits sont sacrés, les commentaires sont libres"[1].

    Dans la Russie post-communiste, citer certains faits, pourtant avérés, mais supposés contraires au jugement de Nuremberg, expose cependant à des sanctions pénales[2]. Cela nous semble très dommageable et cela dénote chez certains une volonté bien arrêtée de laisser libre cours à la réhabilitation de Staline. Son portrait avait disparu des manifestations communistes, sous l'URSS, depuis 1956. Il a réapparu et on a pu le voir cet été dans les manifestations contre la réforme des retraites.

    Dans ce qui tient lieu de débat franco-français, une législation analogue existe depuis la loi Gayssot. On éprouve au contraire un sentiment différent, presqu'inverse. Nous pensons que n'importe qui peut écrire n'importe quoi sur les faits, sauf [évidemment] ce qui tombe sous le coup de ladite Loi Gayssot, sans que les commentaires puissent apparaître librement.

    Dans un article mis en ligne le 7 sur Figarovox[3], le colonel Michel Goya, docteur en histoire, rappelle ainsi : "Il existe quelque chose qui s'appelle l'Histoire, qui est l'étude et l'écriture scientifique des faits et des événements passés." (…) et on peut apprendre au paragraphe suivant : "Ce que dit l'Histoire est pourtant simple : l'Allemagne déclare la guerre à la France puis envahit la Belgique neutre avant de pénétrer en France." Cela fut vrai en 1914, encore que la France et l'Angleterre aient déclaré la guerre à l'Autriche-Hongrie dans l'écheveau d'engagements des diverses puissances qui se retrouveront belligérantes.

     Les choses ne se sont absolument pas passées de la même manière en 1939 Inutile de rappeler à la plupart de nos lecteurs ce que dit, à l'inverse, l'histoire pour la "dernière" guerre.

    Les dates restent les suivantes  :

    • 23 août 1939, l'Allemagne hitlérienne et l'Union soviétique signent un "pacte de non-agression"[4];
    • 1er septembre 1939, invasion allemande de la Pologne occidentale ;
    • 16 septembre l'accord Molotov-Togo met fin aux hostilités russo-japonaises en Corée et en Mandchourie ;
    • 17 septembre invasion soviétique de la Pologne orientale ;
    • 22 septembre défilé militaire germano-soviétique à Brest-Litovsk
    • les deux armées effectueront leur jonction et le partage du territoire polonais fut [à sa manière] "équitable", 189 000 km2 à l'Allemagne, 199 430 km2 à l'URSS ;
    • 3 octobre 1939, Beria signe le décret 16/91-415 du Politburo autorisant le NKVD à échanger avec les Allemands, du 24 octobre au 23 novembre 1939, 46 000 prisonniers polonais qu'ils détenaient contre 44 000 en sens inverse.
    • entre-temps le 3 septembre ce furent les Britanniques et les Français qui avaient déclaré la guerre à l'Allemagne hitlérienne [et non l'inverse].
    • l'Union soviétique conquiert dans ce contexte de nombreux territoires en Europe orientale, conquêtes que les Anglais, les Américains et quelques autres[5] confirmeront à Yalta, mais elle échoue piteusement devant la résistance héroïque de la Finlande au cours de la guerre d'hiver à partir du 30 novembre 1939.
    • en mai 1940, accessoirement, la Wehtmacht ne fit pas seulement l'impasse sur la neutralité de la Belgique, mais également sur celle des Pays-Bas, et envahit les Ardennes françaises en passant par le Luxembourg, également neutre. Les stratèges de la lIgne Maginot ne l'avait pas prévu. Mais dès l'automne 1939 ils avaient fait évacuer Strasbourg, application avant la lettre du principe de précaution.
    • le 23 octobre à Hendaye le dictateur allemand cherche à négocier-er avec Franco l'entrée en guerre de l'Espagne et une possible prise de contrôle de l'Afrique du nord alors française
    • le 24 octobre il passe au retour par la France dont il va rencontrer le nouveau chef d'état

    Parmi les reproches que l'on fait au maréchal Pétain figure cette rencontre du 24 octobre 1940 en gare de Montoire, où pour la première fois apparaît le mot – mais non la chose – de "collaboration".[6].

    Le bilan véritable de ces deux entretiens fait apparaître que, les 23 et 24 octobre 1940, ni la France occupée, pas plus que l'Espagne de Franco, ne firent la moindre concession réelle au conquérant de l'Europe, qui sortit de ces négociations très contrarié : "j'aurais préféré que l'on m'arrache, déclara-t-il, cinq ou six dents."

    JG Malliarakis  

    Pour soutenir L'Insolent et souscrire un abonnement payant cliquer sur ce lien.

    Apostilles

    [1] devise du Guardian de Manchester
    [2] Le 1er septembre 2016, la Cour suprême de Russie a confirmé la condamnation, en juin, à une amende de 200 000 roubles de Vladimir Luzgin, coupable d'avoir écrit que l'Allemagne hitlérienne et l'Union soviétique avaient envahi la Pologne de commun accord en septembre 1939. Selon la Cour suprême, cette assertion constitue une "négation publique des procès de Nuremberg et la mise en circulation de fausses informations sur les activités de l'Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale". cf. Halya Coynash, "USSR did not invade Poland in 1939’ court ruling upheld", Radio Poland, 2 septembre 2016 et aussi Legal Case of the Week: Vladimir Luzgin
    [3] Son aricle est intitulé : "Polémique sur l'hommage à Pétain : Le futur n'efface pas le passé""

    [4] L'examen des clauses et de la correspondance permet de parler plutôt d'une alliance. Je ne puis ici que renvoyer à mon livre "L'Alliance Staline Hitler".
    [5] Si les historiens (cf. Arthur Conte) et théoriciens gaullistes dans les années 1960 ont utilisé le concept anti-Yalta d'un point de vue mythique, et l'ont développé d'un point de vue rhétorique, il faut reconnaître que la France n'a guère protesté contre les amputations de territoires avalisées par les Alliés anglais et Américains, notamment à Yalta dans la Déclaration sur l'Europe libérée du 11 février 1945.
    [5] Le mot fut repris à Paris par les journaux et les partis "collaborationnistes". La "collaboration d'État" ne constitua la ligne officielle du gouvernement siégeant à Vichy, sous l'autorité nominale du Maréchal Pétain, que dans les premiers mois du second gouvernement Laval en 1942, lequel avait déclaré "je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que sans cela le bolchevisme s'instaurerait partout". Son prédécesseur à la tête du gouvernement l'amiral Darlan, resté commandant en chef des forces militaires françaises, passera en Afrique du nord le 5 novembre 1942, où les Américains allaient débarquer le 8 novembre.

    https://www.insolent.fr/

  • Le 17 novembre 2018, nouvelle opposition entre pays réel et pays légal

    Voici le communiqué de Civitas au sujet du 17 novembre :

    Le 17 novembre, nouvelle opposition entre pays réel et pays légal

    Après les “bonnets rouges”, voici les “gilets jaunes” qui appellent à une action de résistance au racket organisé par le gouvernement. Nous voici devant une nouvelle illustration concrète de la fameuse opposition entre pays réel et pays légal.
    C’est qu’il faut en avoir conscience, l’Etat républicain (le pays légal) est intrinsèquement antagoniste aux intérêts du pays réel.
    L’Etat républicain pratique la préférence étrangère au détriment des Français.
    L’Etat républicain organise la destruction de la Famille, cellule de base de la société.
    L’Etat républicain, foncièrement maçonnique, combat le christianisme, la foi du pays réel indispensable au salut de la France.
    L’Etat républicain est soumis aux forces occultes, aux lobbies cosmopolites et à leurs puissances d’argent apatrides.
    L’Etat républicain est le vassal du Nouvel Ordre Mondial.
    L’Etat républicain se maintient par le totalitarisme démocratique.

    Lire la suite

  • « Et la gauche devint la putain de l'Islam », le nouveau livre de Pierre Cassen

    Gaucheputain1-600x827.png

    Ce livre est remarquable et un outil pour nos futurs historiens, ceux qui seront débarrassés du politiquement correct (et il nous faut lire, savoir… pour renverser la vapeur et donner une chance à nos descendants de pouvoir lire et écrire une véritable Histoire de France), pour de nombreuses et excellentes raisons :

    Pierre Cassen y fait le portrait au vitriol  de 12 salopards, islamo-collabos de compétition, magnifiquement croqués par Ri7.

    On y découvre, en sus, des anecdotes croustillantes sur ces prétendus hommes de gauche qui ont trahi leur mission et leurs électeurs en se détournant des Français pour se consacrer aux étrangers et à l’islamisation de notre pays… C’est que Pierre, au cours de ses 3 décennies de militant de gauche, en a côtoyé certains. Il raconte leurs trahisons, leur arrogance, leur mépris pour le petit peuple, pour ceux qu’on n’appelait pas encore les « sans-dents ».

    La partie du livre où Pierre raconte son « autobiographie politique » permettra à nombre d’entre nous de se reconnaître et permettra aux autres de comprendre pourquoi et comment on est passé, après les Trente Glorieuses, de la fierté nationale, d’une école où l’ascenseur républicain marchait à plein régime, d’un pays où l’on vivait en paix et en sécurité, assurés de la protection de politiques qui, malgré tous leurs défauts, avaient une haute idée de la France et de leur mission, à l’enfer qu’est devenue la France. Elle permettra de comprendre pourquoi les fondateurs de Riposte laïque et de Résistance républicaine, tous venus de la gauche historique, sont devenus des « lépreux », des « infréquentables »… Parce que, eux, ont continué à défendre le peuple français, en véritables hommes et femmes de gauche.

    Ce livre se lit d’une traite, comme un roman. On en sort un peu assommé parce que l’on a, en 325 pages, un tableau d’ensemble des félons, des trahisons, des choix faits au nom de la préférence étrangère. C’est bon à rappeler, à savoir… Pour nous, mais aussi et surtout pour avoir des éléments clairs, irréfutables… à opposer aux contempteurs des lépreux dans les réunions de famille ou les soirées associatives.

    Nous, nous savons, mais le minimum c’est que nous utilisions notre savoir pour éclairer et convaincre les aveugles. Il en va de l’existence même de la France.

    À offrir à ceux qui savent et veulent comprendre. À offrir à ceux qui ne veulent pas voir, pas comprendre.

    Cela peut être aussi un geste militant, profiter des prix pour un achat en nombre, pour oublier quelques livres dans une boîte aux lettres, sur un banc, dans une salle d’attente, dans un train…

    Pour le commander cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Bruno Gollnisch : Le patriotisme français, qui n’a pas été dévoyé en nationalisme agressif par l’idéologie révolutionnaire, c’est notre piété filiale

    Bruno Gollnisch : Le patriotisme français, qui n’a pas été dévoyé en nationalisme agressif par l’idéologie révolutionnaire, c’est notre piété filiale

    Allocution prononcée par Bruno Gollnisch, député européen, à l’occasion d’un récent dîner rassemblant divers « amoureux de la France » :

    Sollicité pour traiter du patriotisme français, à l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918‚ je me suis demandé si les organisateurs de cet événement n’avaient pas remarqué une séquence de télévision dans laquelle j’affrontais Jean-Luc Mélenchon et Vincent Peillon, ancien ministre socialiste de l’Éducation dite nationale. Il est prétentieux de se citer soi-même, et vous m’en excuserez j’espère. Je leur disais vivement mon indignation de la conception exclusivement idéologique qu’ils avaient de la France : les droits de l’homme (que le regretté Jean Madiran appelait très justement les DHSD : droits de l’homme sans Dieu), la démocratie, etc. toutes définitions qui pourraient aussi bien s’appliquer aujourd’hui ou demain à l’Ouzbékistan, au Guatémala ou à la Tanzanie. Je leur disais que mon patriotisme à moi, était d’une autre nature, que c’était une affection charnelle, et que j’aimais la France comme on aime une Mère.

    Une France qui est d’abord un territoire d’une infinie diversité, véritable jardin où il fait bon vivre, nonobstant les catastrophes naturelles comme celle qui vient d’éprouver nos compatriotes de l’Aude. Une France qui est ensuite un peuple qui procède principalement de la fusion des trois composantes européennes celtique, latine et germanique.

    Celtique comme ces gaulois dont nous avons hérité la bravoure et le goût de l’indépendance, parfois aussi le goût de l’affrontement et de la néfaste division.

    Latine comme ceux par qui nous sommes devenus héritiers de Rome et donc d’Athènes.

    Germanique comme ces Francs auxquels nous devons notre nom.

    Alliance de ces Francs avec le fonds gallo-romain que sacralise le baptême à Reims de Clovis par l’évêque Rémi, premier sacre de nos rois. Ce n’est pas à vous, qui le savez mieux que moi, qu’il faut dire l’importance de cet apport chrétien à notre civilisation particulière.

    Aimer la France c’est aimer ces paysages, ces terroirs, ces clochers et tous les fruits d’une admirable civilisation, exceptionnelle autant par sa diversité que par sa profusion, comme en témoigne l’harmonie du moindre de nos villages.

    Le patriotisme français c’est aussi l’amour d’une langue complexe mais admirable par sa clarté, qui fut la langue des cours d’Europe et du monde diplomatique, dotée d’un immense patrimoine littéraire et politique.

     Le patriotisme français, le vrai, celui qui n’a pas été dévoyé en nationalisme agressif par l’idéologie révolutionnaire, c’est tout simplement notre piété filiale. Un sentiment d’affection mais aussi un devoir que nous impose le droit naturel, gravé en chaque conscience droite, et proclamé par Moïse dans le Décalogue comme dans le livre de la Grande Étude par Confucius, même en l’absence de révélation. Une convergence que constatait feu le révérend Célestin Lou Tseng Tsiang, Premier ministre de Chine dans les années 20, devenu plus tard moine bénédictin au monastère Saint-André de Bruges.

    Je parlais de notre territoire. Il est le seul en Europe à avoir accès aux trois mers : du Nord, de l’Atlantique et de Méditerranée. Le patriotisme français, le vrai, n’a pas honte de l’œuvre des marins, des pionniers, des explorateurs, des missionnaires, des défricheurs, des médecins qui se sont répandus sur les cinq continents et, n’en déplaise aux bien-pensants, y ont laissé une œuvre dont il n’y a pas à rougir comme le savent et le regrettent les populations que nous y avons rencontrées. Le patriotisme français chérit donc nos compatriotes d’outre-mer. Il connaît le prix de ce qui nous reste de notre ancien Empire, confettis épars dans les vastes océans, mais qui nous valent aujourd’hui le deuxième territoire maritime du monde par son étendue.

    Dans le Manifeste du premier numéro de la luxueuse revue Globe, son directeur M. Benamou écrivait : « Bien sûr tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref franchouillard ou cocardier nous est étranger voire odieux. » Et bien, le fond du problème, en effet, c’est que pour les patriotes que nous sommes tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref français et national, ne nous est ni étranger ni odieux, mais au contraire familier et attachant.

    Être patriote français c’est donc avant toutes choses se reconnaître héritier de l’immense héritage que nous ont légué nos légistes, nos savants, nos médecins, nos architectes et bâtisseurs, nos poètes, nos philosophes, nos écrivains, nos peintres, nos musiciens, nos sculpteurs, nos navigateurs, nos héros, nos saints.

    Mais aussi plus humblement les deux milliards d’êtres humains qui, depuis l’aube des temps historiques, ont vécu sur cette terre de France y ont travaillé, aimé, souffert et qui trop souvent sont morts pour elle. Je n’épuiserai pas en un laps de temps si court la description des caractères moraux du patriotisme français. J’en mentionnerai seulement une : c’est le sens de l’honneur, qui parfois nous a rendu certaines défaites plus glorieuses que nos victoires.

    Depuis notre enfance, nous vibrons au souvenir de Vercingétorix vaincu jetant ses armes aux pieds de César. Nous nous sentions proches du jeune prince Philippe, trop jeune pour manier la lourde épée auprès du roi, son père, à la bataille de Poitiers, « Père gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche » et auquel son courage vaudra le surnom « Le Hardi ». Nous pensons à François Ier écrivant à sa mère Louise de Savoie après le désastre de Pavie : « Tout est perdu Madame, sauf l’honneur ». À Bayard, blessé à mort, le dos brisé, disant au Connétable de Bourbon qu’il préfère son propre sort à celui de son vainqueur, qui a trahi le roi son suzerain.

    Il ne manque hélas pas dans notre Histoire de tels épisodes malheureux autant que valeureux. La Garde qui meurt plutôt que de se rendre à Waterloo, les légionnaires à Camerone, les dernières cartouches de l’infanterie de Marine à Bazeilles, la charge de Reichshoffen, les Cadets de Saumur, le dernier et poignant échange radio du camp retranché de Diên Biên Phù avant qu’il ne succombe.

    Que le souvenir de ces glorieuses défaites reste en nos mémoires, c’est bien. Encore ne faut-il pas trop en faire et j’ai été assez scandalisé qu’on ait trouvé le moyen d’envoyer notre porte-avions pour commémorer, célébrer l’anniversaire de la défaite de Trafalgar mais qu’on ait refusé d’envoyer ne serait-ce qu’une section d’infanterie, pour la commémoration de la victoire d’Austerlitz, où le rôle des Français dut être tenu par des soldats slovaques.

    Alors j’aimerais bien que notre patriotisme français puisse se nourrir et se réjouir d’un peu plus de victoires, pas nécessairement dans le domaine militaire, mais aussi des victoires politiques, diplomatiques, économiques, culturelles et morales et pas seulement footballistiques.

    Et puisque, en fait de victoire, vous voulez marquer celle du 11 Novembre, permettez-moi d’évoquer la mémoire de l’un de ceux qui m’ont transmis ce patriotisme. Mon grand-père maternel, Pierre Collier, chevalier de la légion d’honneur à 23 ans, issu d’une très modeste famille de Haute-Marne, ancien élève de la Communale à Langres, qui réussit à 19 ans le concours d’entrée à Polytechnique en juillet 1914, s’engage en août, fait quatre ans de guerre comme lieutenant d’artillerie. Faisant fonction de capitaine lors de la dernière offensive allemande en mai 1918, il reçoit l’ordre de se faire tuer sur place plutôt que de reculer, afin de ralentir l’avance de l’ennemi. Il commande, impassible, le tir de la batterie. La vague des assaillants n’est plus qu’à mille mètres, à cinq cent mètres, à cinquante mètres. Il s’effondre soudain frappé d’une balle qui lui est entrée dans l’œil et qui est sortie par la tempe. « Le lieutenant est tué », sont les derniers mots qu’il entend. Laissé pour mort sur le champ de bataille, il est déclaré tel par l’autorité militaire française. Seule sa mère, qui va tous les jours à l’église prier pour lui, refusera de croire à sa mort. Il ne doit la vie sauve qu’à un médecin militaire français prisonnier qui persuade les Allemands de ne pas l’enterrer.

    Et comme il existait encore dans ces terribles tueries un reste d’humanité, legs des patients efforts de l’Église, il est emmené dans une ambulance, énucléé sur le champ, échangé des mois plus tard par l’intermédiaire de la Croix Rouge avec d’autres grands blessés incapables de reprendre le combat. Il rentre dans sa ville de Langres. Il entend soudain toutes les cloches sonner à toute volée. C’est l’armistice, c’est la victoire ! C’est le 11 novembre. Évoquant ce souvenir devant moi, il ne pouvait retenir ses larmes. Et moi-même aujourd’hui je ne puis le faire sans émotion.

    Vive la France !

    https://www.lesalonbeige.fr/bruno-gollnisch-le-patriotisme-francais-qui-na-pas-ete-devoye-en-nationalisme-agressif-par-lideologie-revolutionnaire-cest-notre-piete-filiale/

  • Défense européenne : Macron a encore frappé

    170714-D-PB383-1003-845x475.jpg

    M. Macron a encore frappé !

    Le gamin immature, chef des armées, a jugé opportun, à deux jours de la commémoration du 11 novembre 1918, de faire une déclaration agressive vis-à-vis de trois pays étrangers, dont aucun ne présente une menace à court terme. « On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne […] Il faut nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis. »

    La Chine, c’est si loin ; la Russie, dont l’OTAN tant vilipendé nous protège, apparaîtrait moins hostile si nous avions nous-mêmes montré moins d’hostilité à son égard ; et alors – cerise sur le gâteau – mettre les États-Unis, nos alliés depuis 250 ans, qui nous ont sauvé la mise trois fois* au cours du siècle passé, au rang des ennemis potentiels est proprement insultant, comme l’a dit le président américain. Lui faire ce coup au moment où il atterrissait en France, à l’invitation de la France, pour les cérémonies du 11 Novembre est proprement hallucinant de bêtise, d’ingratitude, d’injustice, et manifeste en outre un manque total de « lucidité » diplomatique. À la place de M. Trump je serais aussitôt rentré dans mon pays.

    La presse servile, effrayée par la bévue, essaie d’en minimiser la portée et a transformé sa déclaration, qui est devenue un simple désir de voir se concrétiser une défense non inféodée aux États-Unis.

    Que l’Europe ait besoin d’une défense dans l’absolu, évidemment. Même si on ne peut pointer du doigt dans l’instant une menace exogène probable, ne serait-ce que parce que forger un outil militaire efficace prend vingt ans au moins. La définition de la menace sera donc plus floue et tiendra davantage compte de sa forme que de son objet précis. Et les problèmes à résoudre pour y arriver sont nombreux. Ne serait-ce que le fait qu’on ne voit pas, en dehors d’alliances, comment créer une défense européenne alors qu’il n’y a pas d’Europe politique.

    M. Macron, dont j’accueillais avec bienveillance et patience certaines des initiatives économiques, me paraît de plus en plus inapte à exercer ses fonctions régaliennes.

    * Je compte l’aboutissement heureux de la guerre froide. Car imagine-t-on que l’Europe aurait échappé à l’ogre soviétique sans l’appui prépondérant des États-Unis ?

    Général (2s) Roland Dubois

    http://www.bvoltaire.fr/defense-europeenne-macron-a-encore-frappe/

  • Les Gilets jaunes et la théorie du complot

    Les Gilets jaunes et la théorie du complot

    Dans Libération, Vincent Glad conteste que le mouvement des Gilets jaunes soit une manoeuvre pilotée par la droite de la droite :

    […] S’il ne fait pas de doute que cette grogne fiscale réunit de nombreux sympathisants d’extrême droite (qui constituent 20% de l’électorat français et sont surreprésentés dans les zones périurbaines et rurales), sa genèse n’a rien à voir avec Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, qui ont annoncé soutenir la cause. C’est un ras-le-bol qui est parti de l’Internet vrai : une pétition change.orgdes événements Facebookdes groupes Facebook et des vidéos virales filmées en mode selfie. Bien davantage que la «fachosphère», le carburant de cette mobilisation aura été le nouvel algorithme Facebook. Depuis un changement majeur effectué au début de l’année, le news feed survalorise les contenus issus des groupes au détriment des contenus des médias. Il suffit de deux ou trois likes sur les publications d’un groupe Facebook pour voir immédiatement son fil inondé de publications issues de ce groupe.

    Voir la marque de l’extrême droite derrière le mouvement relève d’une forme de théorie du complot très courante dans le discours médiatique et politique. Un mouvement de citoyens ne peut être que manipulé par des gens plus intelligents et aguerris qu’eux, les fameux corps intermédiaires. Ce qui frappe justement chez les «gilets jaunes», c’est l’absence de chef, l’absence de structure formelle qui chapeaute la lutte, ou pour le dire autrement, l’absence des syndicats, des associations et des partis politiques. Le mouvement s’est littéralement constitué au fur et à mesure de la discussion sur Facebook. Comme l’a expliqué CheckNewsce sont deux chauffeurs routiers trentenaires originaires de Seine-et-Marne qui ont lancé l’idée d’une action le 17 novembre en créant un événement «Blocage national contre la hausse du carburant». Dans ces mouvements grassroots venus d’Internet, le chef, c’est l’admin de la page Facebook. Rien de plus.

    Le communiqué de la CGT sur le sujet est un modèle de réaction de l’«ancien monde». Entre mépris, jalousie et incompréhension, le syndicat décrit «une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs»«Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre», ajoute la CGT. «Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération !» dénonce la centrale, dont le métier est précisément d’instrumentaliser l’exaspération. On retrouve la même morgue du supposé «nouveau monde» : «Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, a déclaré Emmanuel Macron. On trouve derrière un peu tout et n’importe quoi, des choses qui n’ont rien à voir ensemble.» Tout ce qui n’a pas les traits d’une organisation représentative traditionnelle est forcément suspect aux yeux du créateur d’En marche, le mouvement participatif le moins participatif de tous les temps.

    […] En 2014, un collectif hétéroclite baptisé «Jour de colère» avait appelé à une grande journée de mobilisation contre François Hollande. Ce mouvement réunissait une forme de Tea Party à la française, une myriade de collectifs ou de pages Facebook se battant au choix contre le mariage pour tous, contre l’islam, contre le complot sioniste, contre les impôts excessifs, tous réunis par un seul coagulant : l’anti-hollandisme. Par certains égards, la mobilisation des «gilets jaunes» est une héritière de ce «Jour de colère». Au-delà de la question des prix du carburant, très vite, la question devient celle d’Emmanuel Macron, jugé seul et unique responsable de la situation. Il suffit de voir l’incroyable succès de cette vidéo où Emmanuel Macron se fait bousculer par des manifestants en 2016. Une vidéo ressortie opportunément, comme si elle était récente, et qui cumule 2 millions de vues sur Facebook. L’anti-macronisme qui monte pourrait devenir un puissant vecteur de révoltes sur Internet.

    Quatre ans après «Jour de colère», la mode n’est plus à la page Facebook, mais plutôt aux groupes et surtout à la vidéo. Plusieurs vidéos, filmées au portable, de Français expliquant leur ras-le-bol, ont connu un immense succès viral, cumulant des millions de vues: Jacline MouraudFred Tfevent ou Frank Buhler (un membre de Debout la France). En 2018, les manifestes s’écrivent avec un smartphone. La vidéo horizontale est le nouveau blog.

    «Je ne suis pas habitué à faire des vidéos, prévient un internaute qui se lance dans un long édito filmé et n’est manifestement un spécialiste de l’agit-prop. Vous pourrez d’ailleurs vous en apercevoir par mon attitude plutôt maladroite.» Les «gilets jaunes», c’est l’avènement d’une nouvelle génération digitale, une génération où tout le monde est passé aux réseaux sociaux, du petit-fils au grand-père.”

    Dans Le Figaro, Francis Brochet estime que ce mouvement est une jacquerie numérique

    L’apolitisme revendiqué des gilets jaunes oblige à reposer autrement l’éternelle question de la «récupération» politique: le problème ne serait pas qu’ils soient récupérés, mais qu’ils ne puissent pas l’être. Le poujadisme avait ainsi été «récupéré» en entrant en force à la chambre des députés, puis en nouant une alliance avec le général de Gaulle. Une évolution semblable n’apparaît plus possible – sauf à imaginer une déclinaison française du Mouvement 5 Étoiles, porte-voix de toutes les frustrations nationales, né sur Internet, dont les contradictions éclatent avec l’arrivée au pouvoir.

    https://www.lesalonbeige.fr/les-gilets-jaunes-et-la-theorie-du-complot/

  • La misérable polémique Pétain

    6a00d8341c715453ef022ad39f7bc1200d-320wi.jpgDepuis 2012, une loi avait institué la fête du Onze-Novembre, comme hommage qui serait désormais rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures. Il ne s'agit donc plus d'une évocation de la grande guerre, mais du respect que nous devons aux soldats.

    Tous les Français seraient d'accord, je crois, ‑ tous les Allemands aussi, je le pense, - pour rendre hommage non pas aux maréchaux, encore moins aux politiciens, mais à tous les "soldats oubliés"[1], qui à la fin de la guerre s'estimaient réciproquement, en tant que combattants courageux. Ils se savaient sacrifiés par quelques sanglantes ganaches comme Nivelle, et par trop de bellicistes de l'arrière. L'une des raisons, au contraire, de la popularité de Philippe Pétain auprès des hommes de la troupe, provenait, rappelons-le, de son économie du sang des soldats.

    On eût pu certes imaginer, en souvenir du centenaire, qu'on fasse défiler sur les Champs Élysées des représentants des pays alliés comme on le fit en 1919, pour le premier anniversaire.

    Mais tel n'a pas convenu aux communicants officiels. Plus de 70 pays ont été invités, dont certains n'existaient pas. Il fallait contenter la terre entière. Nous nous trouvons en présence d'une velléité habituelle de cette malencontreuse diplomatie française. À vouloir faire plaisir à tout le monde elle n'inspire plus confiance à personne.

    Ma génération ayant grandi au contact de combattants des deux guerres, et de leurs récits, où la camaraderie jouait un si grand rôle, il nous paraît facile de comprendre l'étonnement de nos enfants et de nos petits-enfants.

    Ils découvrent en effet la prolongation de débats qui opposaient la génération de nos parents, qui avaient vécu la situation gérée par les gouvernements successifs du maréchal Pétain[2], et celle de nos grands-parents, qui ne voyaient en lui que le vainqueur de Verdun.

    Quand on observe d'ailleurs le nombre de nuisances instituées, à des titres divers par ces gouvernements, et qui n'ont jamais été abolies, on peut s'étonner que nos étatistes les dénigrent à ce point. Car les circonstances tragiques de l'occupation ont conduit à des réformes aussi néfastes aujourd'hui que la retraite par répartition, le monopole des caisses sociales, etc.

    Or, il se révèle toujours très difficile de concilier, fût-ce dans le symbole, des choses inconciliables.

    Giscard d'Estaing en avait expérimenté l'absurdité en cherchant à instituer le 8 mai comme fête de l'Europe.

    Jupiter élyséen, adepte du "en même temps" semble, à son tour, l'avoir découvert à ses dépens, pratiquement contraint de se renier trois fois au cours de la même semaine. Valse à trois temps : 1° on honore les maréchaux, mais attention seuls ceux qui sont enterrés aux Invalides ; 2° puis, on rend un hommage au vainqueur de Verdun ; 3° et pour finir on remarque que celui en qui Léon Blum voyait "le seul maréchal républicain de l'armée française"[3], après son investiture par la chambre du Front populaire, manifesta immédiatement le souci de fermer, dès août, le temple même de ladite république, la franc-maçonnerie[4]. À partir d'octobre, se mit en place une persécution des Juifs, sur laquelle la documentation ne manque pas[5].

    Sordide polémique.

    On divise la France en prétendant l'unir pour le futur.

    Je ne crois pas que cela fasse beaucoup avancer le redressement de l'Europe.

    En cet an de grâce 2018, l'été de la saint Martin, apôtre des Gaules et de la Miséricorde, reste donc bien oublié. On l'annonce pluvieux. Voilà une promesse à laquelle on peut croire.

    JG Malliarakis  

    Pour soutenir L'Insolent et souscrire un abonnement payant cliquer sur ce lien.

    Apostilles

    [1] Ce titre d'un grand livre de Guy Sajer, faisait dire à Arletty, avec son inimitable accent parigot "c'est 'le' grand bouquin de la guerre, 550 pages pour 20 millions de morts, ça fait beaucoup de morts à la page".

    [2] Il y en eut quatre : Pierre Laval du 12 juillet au 13 décembre 1940 ; Pierre-Étienne Flandin du 13 décembre 1940 au 9 février 1941, François Darlan du 9 février 1941 au 18 avril 1942 ; puis à nouveau Laval du 18 avril 1942 au 19 août 1944. Il pourrait être important de comprendre que chacun poursuivit une politique spécifique.

    [3] Rappelons au besoin que Lyautey était clairement royaliste et Franchet d'Esperey le grand espoir dont se réclamaient les comploteurs de la Cagoule, etc.

    [4] cf. loi du 13 août 1940 rédigé par le maurrassien Raphaël Allibert et le néo-socialiste Adrien Marquet.

    [5] Dernier apport à l'Histoire de cette horreur : "Vichy et la Shoah" par Alain Michel, préfacé par le Dr Richard Prasquier, qui fut président du CRIF de 2007 à 2013, ce livre répond à la double question "comment expliquer, en effet, que 75% des Juifs vivant en France pendant la guerre aient pu échapper à la Shoah ? Et comment expliquer, aussi, que la France fut le pays d’Europe où les réseaux de sauvetage juifs furent les plus nombreux, les plus actifs et les plus efficaces ?"

    https://www.insolent.fr/

  • La guerre djihadiste ne fait que commencer…

    djihadiste3.jpg

    Un rapport de l’Institut Montaigne sur l’islamisme est paru récemment.

    Son auteur est un proche d’Emmanuel Macron, Hakim El Karoui. Il avait déjà rédigé auparavant un rapport sur l’islam en France, dans lequel il disait qu’un islam Français était «possible». Ce nouveau rapport vise à faire avancer la même idée.

    Le rapport précédent était censé montrer qu’une part croissante de la population musulmane française était «tentée par l’intégrisme», et se «séparait de la république» – ce qui impliquait une «réaction» : la constitution d’un islam français, bien sûr!

    Ce rapport insiste sur la «montée en puissance de l’intégrisme» et est censé montrer que la réaction est «urgente».

    Ce qui est sous-jacent aux deux rapports est l’idée qu’il est possible de créer un islam français qui serait distinct de l’islam dans le reste du monde, et tout particulièrement dans le monde musulman.

    C’est une idée inepte qui devrait susciter un immense éclat de rire, et conduire à déclarer qu’Hakim El Karoui prend ses lecteurs pour des imbéciles.

    Quand bien même il y a des courants et des sous-courants, des clivages plus ou moins profonds et des conflits dans l’islam, il n’existe pas d’islam qui s’arrête aux frontières d’un pays. L’islam est transnational et ignore les frontières.

    Un discours musulman tenu par des docteurs de la foi au Caire ou à La Mecque vaut pour la totalité de la communauté des croyants (umma). C’est d’autant plus le cas que nous sommes à l’heure d’internet et que des textes, des vidéos, des messages audio musulmans circulent sans cesse d’un bout à l’autre de la planète. Il ne peut y avoir un islam français distinct de l’islam dans le reste du monde, non!

    Ce qui est sous-jacent aussi est qu’il existe une distinction profonde entre islam et islamisme, et que ce qui s’appelle islamisme (ou intégrisme) est une maladie de l’islam, voire un mouvement sectaire étranger à l’islam. Cette distinction est profondément fallacieuse parce qu’elle est infondée.

    L’islam est un dogme total qui implique tous les aspects de la vie. Il repose sur le Coran, qui est censé être la parole de Dieu et qui doit être obéi, à la lettre. Un musulman qui n’obéit pas à la lettre n’est pas un bon musulman. Un musulman qui obéit à la lettre est un islamiste (ou intégriste) et la lettre du Coran implique de faire avancer l’islam sur terre par tous les moyens : la persuasion, mais aussi la violence qui tue, et est censée inciter à la soumission.

    Un musulman qui n’est pas un bon musulman peut se trouver ramené à tout instant dans le droit chemin de l’islam et redevenir un bon musulman – ce qui se produit chaque jour.

    Cette distinction, outre le fait qu’elle est fallacieuse, est délétère, car elle vise à retirer aux populations réticentes face à l’islam leurs défenses immunitaires en leur faisant croire que l’islam est ce qu’il n’est pas : une religion de paix, d’amour et de fraternité. Hakim El Karoui n’est pas un djihadiste : il pratique ce qui s’appelle en islam la da’wa, l’invitation par la tentative de séduire et de persuader. Il n’est pas le seul.

    Pour remettre les points sur les i, j’ai écrit un livre dans lequel je rappelle ce qu’est l’islam, sans rien édulcorer, comment il s’est répandu sur terre (par la guerre la plus barbare), comment et pourquoi il a glissé vers la déliquescen­ce, mais aussi pourquoi et comment il a pu flamboyer à nouveau depuis les années 1960-1970 et renouer avec la guerre la plus barbare (le terrorisme est un moyen de guerre).

    J’y explique le rôle des idiots utiles et des compagnons de route de l’islam, mais aussi le rôle des agents de la da’wa tels qu’Hakim al Karoui. J’y souligne que le flamboiement n’est pas achevé, quand bien même il n’y a pas eu d’attentat majeur dans le monde depuis plus d’un an.

    J’ai eu du mal à le faire publier : nombre d’éditeurs craignent attentats et représailles. Il est disponible. Tout comme mon livre «Ce que veut Trump» est un antidote face à l’intoxication anti-Trump, ce livre, «L’ombre du djihad», est un antidote face aux discours fallacieux sur l’islam. L’un et l’autre sont complémentaires. La guerre djihadiste ne fait que commencer.

    Texte paru sur le site les4verites.com daté du 30 octobre 2018

    https://fr.novopress.info/212530/la-guerre-djihadiste-ne-fait-que-commencer/

  • Les lobbies qui n’existent pas…

    Il est des lobbies qui existent mais dont il faut taire la réalité sous peine d’être sévèrement rappelé à l’ordre…

    C’est la mésaventure arrivée à la député de LREM Agnès Thill. Dans un tweet, effacé depuis, cette député de mouvement macronien osait dénoncer « un puissant lobby LGBT à l’Assemblée nationale ». De quoi déplaire aux instances dirigeantes de son parti qui, par le biais du patron par intérim Philippe Grangeon, et celui du groupe de députés Gilles Le Gendre, l’ont rabrouée vertement tout en condamnant ses propos « avec la plus grande fermeté ».

     Et pour mieux enfoncer le clou et empêcher tout débat rationnel sur ce tweet, les deux cadres de LREM ajoutent l’argument qui discrédite d’avance : « les termes de ‘lobby LGBT’ relèvent d’une sémantique homophobe ». Serait-ce à dire alors que la multitude d’associations d’invertis qui se glorifient, de par le monde, du titre de Lgbt seraient homophobes ? Ces politiciens n’ont vraiment pas peur du ridicule de leurs affirmations…

    Agnès Till a rapidement obtempéré au rappel à l’ordre tout en essayant de sauver la face :

    « Je regrette mes propos qui ont pu heurter certains de mes collègues et d’autres. Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s’exprimer sereinement. Je m’y engage.
    Je remercie les collègues qui sont venus à moi individuellement pour parler. »

    Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a pour sa part qualifié le tweet de Mme Thill d’ « absolument inacceptable ». Agnès Thill a plusieurs fois exprimé ses critiques quant à l’extension de la PMA à toutes les femmes, une mesure soutenue par Emmanuel Macron durant la campagne. Elle avait aussi fait polémique sur Twitter en juillet en répondant à un internaute favorable à l’euthanasie: “Le suicide n’est pas interdit en France”.

    Il est des lobbies qui existent mais dont il faut taire la réalité sous peine d’être sévèrement rappelé à l’ordre…

    C’est la mésaventure arrivée à la député de LREM Agnès Thill. Dans un tweet, effacé depuis, cette député de mouvement macronien osait dénoncer « un puissant lobby LGBT à l’Assemblée nationale ». De quoi déplaire aux instances dirigeantes de son parti qui, par le biais du patron par intérim Philippe Grangeon, et celui du groupe de députés Gilles Le Gendre, l’ont rabrouée vertement tout en condamnant ses propos « avec la plus grande fermeté ».

     

    Et pour mieux enfoncer le clou et empêcher tout débat rationnel sur ce tweet, les deux cadres de LREM ajoutent l’argument qui discrédite d’avance : « les termes de ‘lobby LGBT’ relèvent d’une sémantique homophobe ». Serait-ce à dire alors que la multitude d’associations d’invertis qui se glorifient, de par le monde, du titre de Lgbt seraient homophobes ? Ces politiciens n’ont vraiment pas peur du ridicule de leurs affirmations…

    Agnès Till a rapidement obtempéré au rappel à l’ordre tout en essayant de sauver la face :

    « Je regrette mes propos qui ont pu heurter certains de mes collègues et d’autres. Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s’exprimer sereinement. Je m’y engage.
    Je remercie les collègues qui sont venus à moi individuellement pour parler. »

    Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a pour sa part qualifié le tweet de Mme Thill d’ « absolument inacceptable ». Agnès Thill a plusieurs fois exprimé ses critiques quant à l’extension de la PMA à toutes les femmes, une mesure soutenue par Emmanuel Macron durant la campagne. Elle avait aussi fait polémique sur Twitter en juillet en répondant à un internaute favorable à l’euthanasie: “Le suicide n’est pas interdit en France”. 

    Agnès Thill
    @ThillAgnes

    Je regrette mes propos qui ont pu heurter certains de mes collègues et d’autres. Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s’exprimer sereinement. Je m’y engage.
    Je remercie les collègues qui sont venus à moi individuellement pour parler.

    199 personnes parlent à ce sujet

    Pour en revenir au tweet polémique, il y a comme ça en France, des puissants lobbies qui n’existent pas…

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/les-lobbies-qui-nexistent-pas/100721/

    Pour en revenir au tweet polémique, il y a comme ça en France, des puissants lobbies qui n’existent pas…

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/les-lobbies-qui-nexistent-pas/100721/

  • La censure érigée en principe marque le crépuscule du pouvoir

    La censure érigée en principe marque le crépuscule du pouvoir

    Le 4e Forum de la Dissidence se tiendra le samedi 17 novembre prochain à Paris sur le thème : « Face à la censure, tous dissidents ! »

    Charles de Meyer, patron d’émission sur Radio Courtoisie, répond à Polémia :

    Avez-vous récemment été confronté à la censure ?

    La censure touche toutes les activités du militant sincère. S’il échoue, on lui reprochera de n’avoir pas compris que ses maîtres le conduisaient inéluctablement à la catastrophe. S’il réussit, on lui reprochera de le faire au bénéfice du mal, de l’ignoble. S’il résiste à ces menées, on l’abandonne au silence. Dans mes diverses activités, je connais ces étapes.

    Selon vous, l’accélération de la restriction de la liberté d’expression est-elle un aveu de la panique des élites ? 

    Je crois que les Progressistes sont confrontés à une question : acceptent-ils de réintégrer les ostracisés au débat public pour lui conserver une apparence de crédibilité démocratique ou doivent-ils durcir la persécution médiatique de leurs opposants quitte à sacrifier leur légitimité ? Certains, comme The Economist récemment, admettent qu’ils vont vers la disparition de leurs propres idées s’ils ne consentent pas à ouvrir “la plateforme démocratique” à des pensées alternatives, d’autres, et c’est très sensible en France, pratiquent la politique de la terre brûlée. Je penche donc pour l’aveu de panique, un peu à l’image du journaliste de Quotidien qui termine son entretien avec Charlotte d’Ornellas en disant : “On a croisé Eric Zemmour, en sympa, on est mal barré”.

    Comment faire pour lutter contre cette censure ? 

    Le sujet est infiniment complexe, d’autant plus qu’il engage le courage et le devoir d’état de chacun, mais je souligne deux médecines systématiquement efficaces : la rectitude de la doctrine par son approfondissement et la précision dans ce que nous produisons. L’impertinence ne souffre pas l’approximation.

    Quel message adresser à ceux qui peuvent perdre espoir face à la toute-puissance apparente du système politico-médiatico-culturel ? 

    Que la censure érigée en principe organisateur du débat d’idées et de la vie politique d’un pays marque toujours le crépuscule d’un pouvoir. A nous d’être ceux qui le ramasseront, laissons le désespoir à ceux qui le quitteront.

    https://www.lesalonbeige.fr/la-censure-erigee-en-principe-marque-le-crepuscule-du-pouvoir/

  • Après l’avertissement octobre 2018, un octobre 2019 pire qu’octobre 1929 !

    3650118671.14.png

    L’économie européenne ralentit en 2018 alors que la BCE a injecté 2.700 milliards d’euros en rachetant des obligations, ce qui est plus qu’inquiétant.

    Le secteur bancaire italien est très fragile tandis que l’économie italienne, la troisième de la zone euro, vacille avec un taux de croissance zéro. Le feu couve sous la braise italienne ; les taux d’intérêt vont inéluctablement remonter en 2019. S’il est impossible de prévoir l’avenir, l’Italie paraît de mieux en mieux placée pour mettre le feu aux poudres.

    Les actions des pays émergents sont dans un marché baissier de 25 % par rapport à janvier 2018, et celles de l’Euro Stoxx 50 en baisse de 15 %, soit leur niveau d’il y a deux ans. Aux États-Unis, Trump remporte des victoires économiques à la Pyrrhus avec un déficit budgétaire de 779 milliards de dollars, suite à un accroissement des dépenses militaires et à une baisse des recettes fiscales. Depuis le début de l’année, les taux sur les obligations américaines sur deux et dix ans ont significativement augmenté de 1 % et 0,85 %.

    Bruxelles a rejeté le budget italien tandis que Salvini affirme « qu’il ne reculera pas d’un demi-centimètre ». Depuis mai 2018, la Bourse de Milan a perdu 22 %. Le secteur bancaire, qui compte dans son portefeuille 372 milliards d’euros de dette italienne, a dévissé de plus de 37 %. L’Italie pourrait être le prochain pays, après la Grèce, à avoir besoin du MES, le Mécanisme européen de solidarité chargé d’aider les pays confrontés à des crises de financement.

    Le 19 octobre, l’agence Moody’s a déclassé la notation des titres d’État italiens de Baa2 à Baa3, un degré seulement avant d’être assimilés à des obligations spéculatives (« junk bonds »). Depuis mai 2018, les investisseurs internationaux ont vendu 67 milliards d’euros de titres d’État, soit un dixième des titres détenus.

    L’agence Standard & Poor’s, le 26 octobre, a maintenu la note BBB de l’Italie, mais en passant la perspective de « stable » à « négative ». Aujourd’hui, 430 milliards d’euros de titres d’État, représentant 20 % de la dette souveraine italienne, sont détenus par la Banque d’Italie et le Système européen de banques centrales. La BCE a déjà fait savoir qu’elle ne vendrait pas ses titres italiens lorsqu’elle arrêtera ses achats début 2019. Si les taux d’intérêt augmentent, le déficit italien deviendra ingérable. Avec une simple différence de taux d’intérêt de 4 % par rapport aux taux allemands, il sera nécessaire que l’État italien recapitalise les banques italiennes qui détiennent déjà 35 % des emprunts d’État italiens ! À noter que les banques françaises sont présentes en Italie au travers de filiales qui financent les entreprises et les ménages à hauteur de 280 milliards d’euros…

    Pour l’instant, la différence avec les taux allemands a atteint 3,592 % ; on n’est donc pas très loin du seuil critique de 4 %. Si les quatre grandes agences rabaissent encore leur notation, la BCE sera obligée, selon ses procédures, d’arrêter les refinancements de la dette italienne, ce qui reviendrait à exclure l’Italie de la zone euro. La croissance nulle de l’Italie n’arrange pas les choses. L’Italie fait face à la quadrature du cercle ; son déficit public est incompatible avec son désir de rester dans la zone euro. L’Italie se dirige tout droit vers la banqueroute, l’explosion et la sortie de la zone euro, ou vers un scénario peu probable à la grecque, car trop lourd à supporter pour les autres pays et qui ne ferait, de toute façon, que retarder l’explosion inéluctable à venir.

    La BCE, face au dilemme, déclare qu’elle n’augmentera pas ses taux avant septembre 2019. Pour qu’elle puisse voler au secours de l’Italie, encore faudrait-il que Salvini accepte auparavant les conditions budgétaires strictes et les réformes structurelles du MES, ce qui est peu probable.

    La triste vérité c’est que la BCE, la Fed et les gouvernements, avec l’éléphant dettes dans le corridor, ont déjà tout donné, ont les mains liées et sont impuissants si le cycle économique se retourne. On se dirige tout droit vers un krach monstrueux avec « la plus formidable bulle spéculative depuis 1929 », selon le célèbre économiste Nouriel Roubini, qui avait déjà prévu la crise de 2008. Le seul élément étonnant, selon l’économiste en chef d’Allianz Mohamed Aly-El-Erian, c’est que le krach, depuis les niveaux délirants atteints en 2015 par les marchés, ne se soit pas encore produit ! « Arrive là-dessus Donald Trump qui crée un nouvel emballement de la croissance avec un choc fiscal et qui tend encore plus le ressort », s’alarme l’économiste Philippe Béchade.   

      Économiste, Ancien haut dirigeant d'entreprise

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/11/09/apres-l-avertissement-octobre-2018-un-octobre-2019-pire-qu-o-6103568.html

  • L'agriculture intensive détruit la planète

  • Un prof écarté de l’université de Toulouse : le système se protège bien !

    Rock_crusher_gears-845x475.jpg

    George Orwell écrivait, dans 1984 : « Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé. »

    Nous avons appris, le 9 novembre, qu’un enseignant de philosophie qui devait intervenir en tant qu’intervenant extérieur avait finalement été écarté de l’université Jean-Jaurès de Toulouse. Les compétences de Philippe Soual ne semblent pourtant pas remises en question. Il est agrégé et titulaire d’un doctorat, il a publié des articles dans des revues à comité de lecture, des ouvrages, et dirigé de nombreuses thèses à l’Institut catholique de la faculté de Toulouse.

    Le tort de cet enseignant est à rechercher dans une de ses prises de position citoyennes. Il a, en effet, participé à l’université d’été de la Manif pour tous en 2015 et a critiqué « le sophisme de Judith Butler », pionnière de la théorie du genre. Dans sa grande sagesse, la présidence de l’université a jugé qu’il était plus prudent d’évincer cet enseignant « devant les risques potentiels de troubles entre lui et certains étudiants ».

    Voici donc où en est l’Université française. Cette anecdote traduit l’état d’idéologisation de l’enseignement supérieur. Renversons simplement un instant la situation. Imaginons un gouvernement de droite qui tenterait de faire main basse sur les médias et l’Éducation nationale en plaçant tel ou tel pion sur une chaîne de télévision ou sur un campus… Ce serait un tollé, on crierait au fascisme et à la dictature. Eh bien, la gauche n’a pas besoin de faire tant d’efforts. Nous connaissons les juges et leur « mur des cons », les médias et les journalistes, le Conseil supérieur des programmes qui transmet une vision bien orientée de l’Histoire de France à nos petites têtes blondes, et l’université, véritable bourrage de crâne pour transmettre la doxa aux étudiants. Tout ce système organisé fonctionne comme un appareil idéologique pour promouvoir cet « ULM » que je décris dans mon roman, à savoir l’axe ultralibéral, libertaire, multiculturaliste. Ajoutons à cela ces milices d’extrême gauche, ces mains armées que sont les antifas et nous nous retrouvons dans un système de quasi-propagande où celui qui ne pense pas comme il faut ne peut accéder aux secteurs clés du pouvoir.

    Le seul problème de ce système bien huilé semble qu’il n’est, finalement, pas majoritaire dans la population. On le voit, il craque de toutes parts dans le monde où « la lèpre populiste » s’exprime pour des candidats du peuple. Le peuple va-t-il encore accepter de se faire dicter un modèle dont il ne veut plus ? Ce peuple va-t-il laisser les « élites » continuer à décider de ce qui est bon pour lui ? Le « bon sens », qui pousse chacun à se rendre compte que la société est fracturée par plus de cinquante ans de déconstruction, va-t-il enfin s’exprimer ? Le peuple est finalement la variable inconnue, le « x » de l’équation instable de notre société. Sa faiblesse ou son courage s’exprimeront, et il n’aura que ce qu’il mérite…

    Axel Vontargier

    http://www.bvoltaire.fr/un-prof-ecarte-de-luniversite-de-toulouse-le-systeme-se-protege-bien/

  • LA GAUCHE PERD PARTOUT, MAIS N’APPREND RIEN ! (L’Imprécateur)

    1.pngLaREM, le parti de l’étranger qui nous gouverne avec les socialistes est en état de sidération. Partout, l’idéologie mondialiste qu’elle défend recule, avec au premier plan son étape européenne qui, elle le sait, va encore s’effriter à l’élection de mai 2019. Après le départ de l’Angleterre, les cinq contestataires de Visegrad refusent les migrants et sont rejoints par l’Italie, maintenant la Tchéquie, bientôt la Croatie qui vient de refuser le plan « migrants » de l’ONU. Et voilà le Brésil, première puissance d’Amérique du Sud qui suit le bon exemple de Trump au Nord et, avec le soutien du « petit » peuple, rejette la gauche profondément corrompue qui a amené le Brésil à la faillite économique, comme partout où la gauche a été ou est au pouvoir.

    Lire la suite

  • La "Marche pour la reconquête" organisée par la Dissidence française s'est déroulée samedi après-midi à Paris

    45809489_505201163334661_230047605244035072_n.jpg

    Annoncée par Vincent Vauclin, Président de la Dissidence française, le dimanche 14 octobre dernier lors de la Journée de Synthèse nationale à Rungis cliquez ici, la première « Marche pour la reconquête » s’est déroulée sans incident samedi après-midi à Paris.

    Malgré la présence pathétique d’une poignée de provocateurs « antifascistes » aux abords de la place de la Bourse, les patriotes se sont donc retrouvés dans le calme et la bonne humeur autour des nombreux drapeaux et calicots des mouvements appelant à participer à cette manifestation (la Dissidence française bien sûr, mais aussi Terre & peuple, le PNF, ainsi qu'une délégation de nos amis belges de Nation...). Il faut dire que les forces de police étaient présentes en nombre. Le cortège se dirigea ensuite vers la Place des Victoires (tout un symbole).

    C’est donc aux pieds de la statue de Louis XIV que prirent successivement la parole Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, puis Vincent Vauclin qui appela à la création d’un vaste Front unitaire de lutte contre le mondialisme.

    Félicitons la Dissidence française pour cette initiative combattante.

    S.N.

    Les interventions de Roland Hélie et de Vincent Vauclin :

     

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Intransigeance européenne et Brexit sans concession

    867884759.jpg

    Europe. Que n’auront dit et prédit les eurocrates et les journaux français dans leur sillage ? C’était la fin de l’Angleterre, la City allait la fuir ! Elle viendrait à résipiscence. Michel Barnier lui ferait payer cher sa faute morale, politique, métaphysique ! Eh bien, Theresa May est toujours là et mène sa barque, certes à la godille, mais en gardant son cap.  

    Theresa May, la Première ministre britannique, a prévenu les Européens, lors du sommet de Salzbourg, le 19 septembre : « Que cela soit clair, il n’y aura pas de second référendum », assimilant ce dernier à une « trahison grave » de la décision du peuple britannique, qui, il y a deux ans, a choisi sa voie en toute lucidité, « les yeux ouverts ».

    Et d’ailleurs, il n’est plus temps pour cette prétendue solution. L’organisation d’un référendum demanderait neuf mois et, même en raccourcissant les délais autant que possible, le scrutin ne pourrait se dérouler avant le 28 mars, c’est-à-dire la veille du début de l’application effective du Brexit.

    La volonté et la mission de Mme May

    Mme May est depuis toujours une brexiter convaincue, même si, le 23 juin 2016, elle a voté en faveur du Remain, au nom de la solidarité et de la cohésion ministérielles. Devenue Première ministre à la suite du départ de David Cameron, elle se sent impérativement tenue de réaliser la sortie de son pays de l’Union européenne, conformément au vœu de son peuple, et ne conçoit pas de retournement possible, fût-ce par voie référendaire. Il faut d’ailleurs admettre que si cette éventualité se réalisait, la Grande-Bretagne paraîtrait passablement ridicule et un rien pitoyable. Les Britanniques, peuple fier et indomptable – on se souvient du « We’ll never surrender » de Churchill en 1940 –, en sont parfaitement conscients ; et, soit dit en passant, les Européens qui croient en une victoire assurée du Remain en cas de second référendum, feraient bien de s’aviser de ce sens anglais de la dignité.

    Ce que veulent les Européens : acculer la Première ministre à organiser ce second référendum, quitte à ajourner, pour cela les dates butoirs des négociations en cours. Lourde erreur de psychologie. Regrettable méconnaissance du peuple anglais et de l’histoire contemporaine. Les Britanniques ne se sont jamais sentis européens, et n’ont adhéré à la Communauté européenne – tardivement, en 1973 – qu’après l’échec de la solution alternative de l’AELE – Association européenne de libre-échange – qu’ils avaient conçue en 1960. Et encore, ils ont toujours eu soin de se faire accorder des dérogations les soustrayant à la règle commune, les délivrant des obligations des autres et ménageant leur souveraineté : ainsi ils refusèrent l’euro et l’espace Schengen. En clair, membre de l’UE, ils avaient un pied dedans, l’autre dehors.

    Le Brexit doux du plan de Chequers et la pertinence des objections des hard brexiters

    Au fond, c’est la pérennité de cette situation que visait le plan de Chequers de Theresa May. Son contenu le montre. Libre échange entre le Royaume-Uni et l’Europe pour les produits industriels et agricoles (avec des règles communes), arrangements ponctuels pour les services et les activités financières, fin de la libre circulation des personnes, cadre institutionnel commun pour garantir le bon fonctionnement des relations euro-britanniques avec mécanisme de résolution des conflits et instance d’arbitrage indépendante, droits de douane britanniques pour les produits destinés à la Grande-Bretagne et droits de douane européens pour ceux destinés aux pays européens. C’est le Brexit doux idéal, celui qui maintient le Royaume-Uni dans la même situation qu’auparavant avec encore plus d’indépendance. Oui, mais sans pouvoir de décision. Et c’est ce que redoutent les hards brexiters, avec Boris Johnson, Michael Gove et Jacob Rees-Mogg, en particulier. À leur esprit, Theresa May ne souhaite pas vraiment le Brexit et entend se contenter d’un contrat d’association avec l’Europe. Or, un tel contrat, s’il n’inclurait plus la Grande-Bretagne dans un ensemble supranational, la ligoterait par les obligations qu’il engendrerait tout en l’empêchant de participer à la confection de la politique européenne. Selon la formule métaphorique de Boris Johnson, « elle restera dans le taxi, mais enfermée dans le coffre, sans avoir son mot à dire sur la destination ». À cet égard, le Brexit, tel que l’envisage Theresa May ne libérerait pas le Royaume-Uni du carcan européen, mais, au contraire, l’y enserrerait davantage en le baillonnant, en le reléguant au rang d’un associé qui n’a pas voix au chapitre et doit, en revanche, exécuter les obligations découlant d’une politique arrêtée par les autres. Les négociations entre Londres et Bruxelles se concluraient ainsi par une caricature de Brexit qui aggraverait la dépendance de la première vis-à-vis de la seconde, tout en donnant l’impression d’une affirmation de souveraineté.

    L’intransigeance européenne engendrera le succès du Brexit dur

    Cette analyse n’est pas dénuée de pertinence, dans la mesure où, effectivement, suivant ce plan, le Royaume-Uni conserverait la même situation de membre à part de l’UE (un pied dedans, un pied dehors) sans toutefois participer aux prises de décisions, et pourrait, à tout moment – cela semblerait tout naturel et on ne peut plus logique – solliciter sa réadhésion à l’ensemble des traités. Les Européens et les remainers modérés devraient être relativement satisfaits de ce plan de Chequers. Or, ce plan, les uns et les autres le rejettent. Les Européens jouent l’intransigeance et demandent à la Grande-Bretagne d’accepter l’UE avec toutes ses obligations ou d’y être totalement extérieure, espérant mettre la Première ministre dans une situation impossible dont le référendum serait la seule issue.

    Leur calcul est d’autant plus aisé à deviner que, jusqu’en 2016, ils s’accommodaient du statut à part du Royaume-Uni au sein de l’UE. Toutefois, il n’entre pas que du calcul dans leur position ; il y entre aussi de la conviction. Ces Européens sont des doctrinaires. À la manière d’un Michel Barnier qui est chargé de traiter au nom de l’Union européenne et qui joue au grand-prêtre donneur de leçons et annonciateur de châtiments eschatologiques ! Il est le type même des eurocrates. L’Europe est leur credo ; et, si libéraux soient-ils en économie, ils ne veulent pas d’une Europe marchande qui laisserait subsister la souveraineté des États. À la jungle des nations qui se disputent des marchés, ils opposent l’idéal d’un monde unifié sans frontières politiques, réglementé et inspiré par une vision de l’homme et une éthique universalistes. Or, cette Europe « idéale » ne soutient pas l’épreuve du réel, lequel la transforme en un ensemble d’États qui, au sein des conseils européens et de la Commission de Bruxelles, défendent jalousement leurs intérêts propres, donnant ainsi le jour à une Europe à la mode anglo-saxonne. Cette Europe à la carte, qu’ils récusent et dont ils reprochent à Mme May de vouloir l’instituer, existe depuis déjà longtemps et est la réalité européenne actuelle. En effet, sur les 27 pays de l’Union, huit n’ont pas pu ou voulu adopter l’euro pour monnaie ; et c’était le cas de la Grande-Bretagne, et ce le resterait, même si elle réintégrait la communauté. Par ailleurs, certains pays de l’Est, comme la Pologne, la Hongrie et la Bulgarie ont opté en faveur d’un libéralisme général que l’on peut qualifier de sauvage sauf qu’il reste national, et en conséquence d’un dumping social contraires aux orientations bruxelloises ; et la Grande-Bretagne a fait de même, et continuerait à le faire si elle était demeurée membre de l’Union.

    D’autre part, ces mêmes pays se soucient comme d’une queue de cerise de la politique migratoire bruxelloise et, de la même façon, en matière de justice, des grands principes européens. Enfin, on l’a vu à maintes reprises, notamment lors de la guerre irakienne de 2003, il n’existe aucune politique étrangère commune aux pays européens : 22 de ces pays adhèrent à l’OTAN, dominée par les États-Unis, le pays qui impose au monde sa loi et celle du marché, de son marché.

    Bref, l’Europe est sans doute une réalité économique et, surtout, une réalité institutionnelle et administrative, mais elle n’est pas une réalité politique, à l’égal d’une nation. Elle n’est qu’une vaste zone de libre-échange réglementé et, en son sein, c’est le libéralisme anglo-saxon qui s’est imposé, certes tempéré par des règles et des exigences budgétaires communes. Et voilà l’autre raison pour laquelle les Européens institutionnels refusent le plan de Theresa May qui tend à permettre au Royaume-Uni d’être un partenaire conditionnel et variable, inspiré par ses seuls intérêts, prenant, de l’Europe ce qui l’arrange, refusant ce qui la contraint. Ce qu’ils appellent le cherry picking – soit la cueillette sélective des cerises ! Ce plan qui placerait la Grande-Bretagne dans une situation de partenaire privilégié – mais indépendant – de l’UE, analogue à celle de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein…, trois pays membres de l’AELE, constituée autrefois par la Grande-Bretagne comme rivale de la Communauté européenne ! Ainsi s’explique leur intransigeance.

    La bascule nationale s’impose

    Or, à tenir la dragée haute à Mme May, les Européens ne vont parvenir à rien d’autre qu’à la conforter dans sa résolution brexitiste et à la jeter dans les bras des brexiters intransigeants. Il faut comprendre son discours énergique du 19 septembre, à Salzbourg(photo du sommet) . Elle déclare : « Il n’y aura pas d’adhésion partielle à l’UE, d’association avec l’UE, ni rien qui nous laisse un pied dedans et un pied dehors. Nous ne cherchons pas à adopter un modèle déjà utilisé par d’autres nations, nous ne cherchons pas à maintenir des morceaux d’adhésions ». C’est précisément ce que disent les Européens eux-mêmes. Mais eux considèrent ce type de propos comme un avertissement solennel, voire une menace à l’égard du Royaume-Uni. Mme May, elle, le considère comme à la fois l’expression de son vœu le plus cher d’antieuropéenne (ou d’eurosceptique) et le moyen de tenir de fortes paroles qui sont destinées à rasséréner les hard brexiters. Elle a joué habilement ce jeu lors du dernier congrès tory à Birmingham, début octobre, en esquissant des pas de danse chaloupée pour mieux faire comprendre son propos ! Son réalisme l’a menée à élaborer son plan de Chequers, comme il l’avait incitée, en juin 2016, à voter en faveur du Remain plutôt que pour le Brexit, c’est-à-dire à voter selon sa raison plutôt que selon son cœur.

    Mais l’intransigeance européenne dont elle attend tous les effets d’une rare stupidité, pourrait bien la conduire à, finalement, agir suivant ses convictions véritables, brexitiennes et dures, plutôt que selon sa prudence. D’autant plus que l’entrée en rébellion de Johnson et Gove la pousse déjà en ce sens.

    Et, en fin de compte, on s’achemine bien pratiquement vers un Brexit dur. Ce scénario ne serait pas l’idéal pour elle, mais aurait au moins le mérite de remettre les pendules à l’heure, de clarifier les positions, de mettre fin à la duplicité en la matière et de dissiper salutairement les équivoques et les faux-semblants. Ou une Europe simple partie du monde et zone de libre-échange à la mode anglo-saxonne, ou l’Europe technocratico-bureaucratico-libérale de Bruxelles, de Macron, des gauches européennes et des avatars centristes, bâtards de la démocratie chrétienne ! Mme May sera ainsi en plein accord avec sa conscience et ses convictions profondes, tout comme d’ailleurs le gros du peuple britannique. Et on peut tenir pour certain que, à terme, en cas d’absence d’accord, le Royaume-Uni ne paiera pas plus à l’UE le prix de sa sortie sans accord que l’Allemagne, à partir de 1931, n’a continué à payer sa dette de guerre aux Alliés !

    Une Europe sans avenir

    L’Europe n’a plus d’avenir. La Grande-Bretagne en sort, l’Allemagne en a tiré grand profit et chacun des pays membres cherche à y défendre ses seuls intérêts. Seuls s’efforcent d’y croire encore nos dirigeants français et nos « élites » hexagonales, qui ont puissamment contribué, au fil des décennies, à l’édifier comme un système jacobin à leur manière. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? En dehors des prébendes assurées et des contraintes insupportables qui empêchent toute politique d’intérêt national.     

    Docteur ès-lettres, écrivain, spécialiste de l'histoire de l'enseignement en France, collaborateur de la Nouvelle Revue universelle 
    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/11/09/intransigeance-europeenne-et-brexit-sans-concession-6103482.html
  • Chaque “mineur étranger non accompagné” nous coûte 50.000 € par an, soit un coût total d’au moins 1,5 milliard d’euros

    mineurs-non-accompagnes-768x434.jpg

    Le 88e congrès des Départements de France, réuni à Rennes, aborde la problématique des immigrés classés “Mineurs non accompagnés” (MNA) qui, au titre de l’aide sociale à l’enfance, bénéficient de l’aide des collectivités. Ce qui crée un appel d’air et fait exploser les budgets.

    Ces “Mineurs non accompagnés” se présentent comme âgés de 15 à 18 ans, avec la quantité d’abus que l’on sait de jeunes hommes qui ont en réalité largement dépassé cet âge. La plupart (95 %) sont des garçons et 70 % viennent d’Afrique, en particulier d’Afrique de l’Ouest francophone, où il n’y a pas de guerre. C’est donc bien une immigration économique et illégale massive.

    Jean-Luc Chenut, le président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, a abordé le sujet, ce jeudi, à Rennes, en ouverture du 88e congrès des Départements : « Le Département est chaque jour sur tous les fronts de la solidarité, il faut redire l’urgence de la situation et l’impératif de réponses enfin à la hauteur de problèmes posés. »

    Car le coût de la prise en charge d’un “mineur étranger non accompagné” au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE) atteint au bas mot 50.000 € par an, ce qui, à l’échelle du territoire national, représentera une ardoise d’au moins 1,5 milliard d’euros d’ici la fin de l’année, chiffre sans cesse réévalué à la hausse.

    Et qui paye ? Vous et moi, les contribuables dindons de cette mauvaise farce.

  • Samuel Lafont : « Les jeunes s’informent librement et refusent de se laisser abattre ! »

    Samuel-Lafont-588x330.jpg

    Le 4e Forum de la Dissidence se tiendra le samedi 17 novembre prochain à Paris sur le thème : « Face à la censure, tous dissidents ! »
    Cet événement exceptionnel sera donc dédié au phénomène le plus brûlant de l’année 2018. En effet, la censure aura touché à peu près tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont rentrés en dissidence face au cosmopolitisme et à l’écroulement de la France et de la civilisation européenne.

    Parmi les intervenants : Samuel Lafont, président de Damoclès.

    Polémia : Avez-vous récemment été confronté à la censure ?

    Samuel Lafont : Plusieurs fois déjà, j’ai été confronté à la censure. Deux faits me semblent les plus essentiels à relater.
    En 2013, lors du mouvement de La Manif Pour Tous, j’avais publié une tribune intitulée « Blancs, cathos et provinciaux, êtes-vous de trop ? » après que le journaliste Nicolas Domenach avait décrit avec mépris sur I-télé une « foule provinciale, blanche pour l’essentiel et très catholique » pour parler de la manifestation la plus récente. Un thème d’autant plus d’actualité aujourd’hui que les Français prennent conscience du caractère massif de l’immigration. Après que cet article publié sur L’Express avait commencé à bien circuler sur la toile, il m’a valu un échange houleux avec Eric Mettout, alors directeur adjoint de la rédaction, qui ne trouvait comme argument pour la suppression de la dite tribune que les qualificatifs suivants : « homophobe, raciste, xénophobe, insultant et mensonger ».
    Plus récemment, lors de la « Fête de la musique » 2018, Emmanuel Macron a été pris en photo avec les « artistes » invités à se produire à l’Élysée pour l’occasion. Alors que cette photographie déplorable pour l’image du président de la République a fait le tour du web et de l’ensemble des médias, elle a été arbitrairement supprimée de la page Facebook de Damoclès en plein buzz, sous prétexte qu’elle n’aurait pas correspondu aux conditions d’utilisation du réseau social. Trente jours de blocage ont suivi…

    Polémia : Selon vous, l’accélération de la restriction de la liberté d’expression est-elle un aveu de la panique des élites ?

    Samuel Lafont : Cette restriction accélérée de la liberté d’expression par une autorité extérieure – à différencier de l’autocensure – correspond à un quadruple phénomène.

    Le premier volet de ce phénomène : une partie des prétendues « élites » et de leurs soutiens croit vraiment que les manifestations de la vérité sont des « fake news ». Pour défendre ce qu’elles croient être la vérité, leur modèle politique actuel, et leur propre santé mentale, ces « élites » veulent faire taire ceux qui diffusent de mauvaises nouvelles. La naïveté concurrence ici la bêtise et l’étroitesse d’esprit.

    Deuxième volet, la lâcheté. De nombreuses personnalités politiques ou médiatiques actuelles sont tout simplement lâches : elles refusent de parler de ce qui dérange et préfèrent tenir un discours borné par des limites relatives de l’indicible. Leur discours évoluera probablement en même temps que ces bornes, tout le talent de ces lâches consistant à demeurer en permanence dans ce qu’il faut penser, dans le politiquement correct.

    Troisième volet, l’égoïsme exacerbé. D’autres de ces « élites » – je tiens aux guillemets – se sont déjà rendu compte de ce qui se passe en France, mais elles veulent absolument maintenir leur position sociale, ou défendre une idéologie que les faits ont terrassé depuis longtemps. Elles sauront tourner casaque dans un moment extrême et vous expliquer demain que ce sont elles qui vous ont alerté de longue date sur ce qui mine la France, sur le danger de l’immigration massive et de l’islamisation.

    Enfin, l’individualisme extrême accompagné du relativiste « tout se vaut » mènent au développement de lois liberticides pour interdire les « mauvaises » opinions, et l’humour. Chacun peut exiger « le respect », mais pas le respect du dictionnaire qu’ont connu nos ancêtres : ce « respect » répété en boucle par des racailles agressant les forces de l’ordre correspond à un laxisme et une tolérance de tous les comportements, y compris ceux qui détruisent le corps social. Pensez à la récente « glottophobie » mise en scène par la mordante Laetitia Avia, député de Macron… Cela peut sembler paradoxal, mais ce n’est que l’aboutissement logique du relativisme.

    Par ailleurs, les résultats électoraux à l’étranger, notamment aux États-Unis, en Italie, en Autriche, en Hongrie, en Allemagne et au Brésil désarçonnent les prétendues « élites » promouvant une « mondialisation heureuse », le relativisme culturel et l’immigration massive. Disons-le simplement : ces gens-là se sont trompés, et même les rares qui seraient prêts à le reconnaître ne veulent pas laisser leur place bien au chaud.

    Témoigner et diffuser pour lutter contre la censure

    Polémia : Comment faire pour lutter contre cette censure ?

    Samuel Lafont : La première chose à faire pour lutter contre cette censure et de ne pas tomber dans l’autocensure. Beaucoup trop de Français n’osent plus dire ce qu’ils pensent, y compris quand leurs propos se trouvent pourtant dans les limites légales actuelles et quand ils ne risquent pas grand-chose socialement. Car là est véritablement la force de la censure, phénomène bien décrit par Laurent Obertone dans son dernier ouvrage La France Interdite – la vérité sur l’immigration : l’homme a peur de se retrouver seul, ostracisé, et le pouvoir le sait. C’est un phénomène naturel que de vouloir correspondre au groupe dans lequel nous évoluons. Mais une fois que nous avons pris conscience de ce phénomène biologique, n’exagérons pas les conséquences négatives que pourraient avoir nos paroles. Et vous pouvez toujours utiliser des pseudonymes pour, au minimum, partager l’information. Dire ce que nous voyons et entendons, témoigner du réel, voilà l’arme de base pour lutter contre la censure.

    Souvenez-vous de cette vidéo issue d’une caméra de surveillance d’un bus de nuit à Paris et montrant un jeune étudiant de Sciences Po se faire agresser et dépouiller par des racailles. La diffusion de cet extrait vidéo par le site de revue de presse Fdesouche avait suscité un tollé dans le petit monde bien-pensant. Ce ne pouvait pas être la vérité, et si ça l’était, il ne fallait pas la montrer. Rendez-vous compte : cette vidéo a été diffusée en 2009, il y a moins de dix ans. En 2018, il n’y a pas une journée sans qu’une agression de ce type soit révélée au grand jour, parmi les plus de mille agressions quotidiennes. Internet a un avantage indéniable, malgré les censures qui peuvent être déplorées sur les principaux réseaux sociaux : la toile permet à une masse de Français, sur l’ensemble du territoire national, de voir, commenter et partager ce qui se passe chez eux.
    Prenons l’exemple de l’immigration : chez Damoclès, et avec Laurent Obertone, nous venons de lancer une pétition pour exiger un référendum sur l’immigration. La plupart des arguments utilisés dans ce texte n’étaient jamais abordés il y a seulement quelques années. Aujourd’hui ils sont au centre du débat public.

    En plus de témoigner du réel, il faut que chacun diffuse l’information. C’est bien de s’informer, c’est encore mieux d’informer les autres. Si chaque Français prend le temps de partager une information sur Facebook, de transférer des emails, de tweeter et retweeter sur Twitter, d’envoyer du contenu dans des groupes par SMS, Messenger, WhatsApp ou Telegram, nous pouvons empêcher que soit tu un certain nombre d’affaires dérangeantes pour les « élites ». Nous pouvons accélérer la prise de conscience dans le pays, et consolider les arguments de Français qui se rendent bien compte de la situation actuelle mais n’ont pas toujours à disposition les éléments factuels pour défendre ce qu’ils pensent. Il est politiquement inutile de garder égoïstement un savoir pour soi. Je le répète : le partage de l’information est essentiel.

    « Luttons ensemble ! »

    Polémia : Quel message adresser à ceux qui peuvent perdre espoir face à la toute-puissance apparente du système politico-médiatico-culturel ?

    Samuel Lafont : Un message d’espoir tout d’abord : nous savons que l’insécurité explose, que les conséquences de l’immigration massive sont terribles pour notre pays, que le matraquage fiscal diminue nos capacités de manœuvre, que les responsables politiques actuels sont souvent lâches ou pas au niveau pour diriger la France. Pourtant le combat n’est pas perdu. De plus en plus de Français sont conscients des enjeux actuels, et les plus jeunes générations, obligées de grandir avec l’insécurité, l’islamisation rampante et le terrorisme islamique refusent de se laisser abattre. Je souhaite attirer votre attention sur le fait que ces jeunes n’ont pas connu la vie sans internet. Ils peuvent s’informer librement et les programmes de l’Éducation nationale perdent mécaniquement de l’influence sur leurs esprits. Allez-vous laisser les plus jeunes lutter seuls ?

    Un message de responsabilité. On a coutume de dire que « les seuls combats perdus d’avance sont ceux qu’on refuse de livrer ». J’ajouterai qu’on n’a pas le droit de se plaindre si l’on n’essaie même pas. Si vous refusez d’agir, vous ne pourrez pas dire « je ne savais pas » quand les prochaines générations vous accuseront d’avoir détourné le regard. Nous nous battons pour les Français d’aujourd’hui, et pour ceux de demain. Pour nos enfants, nos petits-enfants, et tous les Français qui suivront. Voulez-vous laisser à nos descendants une France dans un pire état que celui dans lequel vous l’avez trouvée ?

    Un message de mobilisation. On peut évidemment regretter le manque de victoires électorales, mais la prise de conscience des Français s’accélère. J’entends trop souvent de la part de Français, qui saluent par ailleurs des résultats électoraux à l’étranger, que pour la France « ce n’est plus possible », ou que « cela va prendre un temps fou ». Ces remarques défaitistes reposent rarement sur des arguments rationnels, mais plutôt sur le fait que la situation empire depuis des décennies, et que des combats ont été perdus. Pourtant il ne faut pas en déduire une logique erronée : ce n’est pas parce que des combats ont été perdus que nous devons perdre les suivants, ce n’est pas parce que la France sombre depuis longtemps qu’il faudrait automatiquement attendre un temps équivalent pour qu’elle se relève. Pire : ce discours démoralisant a un effet démobilisateur sur l’entourage familial, amical ou militant. Il offre des victoires faciles aux ennemis de la France. J’invite ceux qui ont tendance à perdre espoir à se ressaisir et à se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls : luttons ensemble, rendons son honneur à la France et leur fierté aux Français !

    https://fr.novopress.info/212523/samuel-lafont-les-jeunes-sinforment-librement-et-refusent-de-se-laisser-abattre/

  • Quand "Nord Littoral" se conduit en délateur contre la résistance patriotique...

     image2.jpg

    Le "une" de Nord Littoral d'aujourd'hui

    image1.jpg

    L'article digne du site gauchiste La Horde...

    Le journal Nord Littoral, sévissant dans la région de Calais, vient, dans son édition d'aujourd'hui ainsi que sur son site cliquez là, de prouver une fois de plus sa servilité à l'égard du Système en calomniant notre amie Marie-Jeanne Vincent, courageuse militante de la résistance nationale et identitaire locale, suite à sa brillante intervention lors de notre 12e Journée de Synthèse nationale du dimanche 14 octobre dernier à Rungis cliquez ici.

    En effet, dans son discours, Marie-Jeanne, se référant à une étude réalisée par le site "Nous sommes partout" cliquez là en collaboration avec le journal Présent, avait dénoncé avec brio les méthodes utilisées par les petits domestiques de la finance mondiale que sont les "antifascistes" pour insulter les forces patriotiques. Méthodes liberticides directement inspirées, soit dit en passant, de celles utilisées par les bolcheviques en URSS dans les années 1930. Ainsi, le site intitulé La Horde, créé selon cette étude par des gens proches du quotidien Le Monde, est devenu un étalon en matière de délation. En le lisant, on comprend mieux pourquoi des excités obsessionnels style Méric ont agressé en juin 1973 avec la violence que l'on sait (cf. le n° hors série de Présent consacré à cette affaire actuellement en kiosques cliquez là) des jeunes patriotes à Paris.

    Mais, revenons aux délires du jour de Nord Littoral. Toujours à l'affut du moindre prétexte pour déceler en chacun les germes de "la bête immonde", le journaliste, si l'on peut appeler cela un journaliste, s'est donné des frissons en disséquant le discours de Marie-Jeanne Vincent. Il suffit d'avoir écouté cette intervention pour faire la comparaison avec les divagations du plumitif. Comme le rappelait notre directeur, Roland Hélie, dans un entretien sur la chaine TV Libertés (cliquez là) il y a quelques semaines, si on dit "J'aime la France", ces gens là comprennent "Je suis nazi" (ou "Je suis fasciste")... Ils n'entendent que ce qu'ils veulent entendre. Il leur suffit de retirer trois mots de n'importe quel texte (ou de n'importe quelle intervention), et ils ont vite fait d'envoyer n'importe qui, surtout s'il s'agit d'un de leurs opposants, devant un peloton d'exécution... 

    Rappelons que le 20 novembre prochain le directeur de Nord Littoral est convoqué devant le tribunal pour diffamations lors des dernières élections législatives (juin 2017) à l'encontre de Marie-Jeanne Vincent alors candidate (Civitas) de la Droite nationale à celle-ci. Il se pourrait bien que, dès lundi, l'article d'aujourd'hui soit ajouté au dossier.

    En attendant, les Calaisiennes et les Calaisiens qui subissent chaque jour les conséquences du "Grand remplacement" imposé par le Système sauront reconnaître ceux qui se battent à leurs côtés pour que la France redevienne française et l'Europe européenne...

    S.N.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Zoom – Tugdual Derville : Au service des plus fragiles

    Tugdual Derville a délaissé une carrière de chef d’entreprise pour se lancer dans l’aide aux plus faibles : personnes âgées, handicapés, enfants à naître… Porte-parole de La Manif pour Tous en 2013, le délégué général d’Alliance Vita multiplie les manifestations – souvent novatrices – pour dénoncer les apprentis sorciers de la natalité ou du transhumanisme. Non sans devenir la cible des extrémistes de la PMA ou de la GPA. Rencontre avec un chantre de l’écologie humaine.

    https://www.tvlibertes.com/2018/11/08/26696/tugdual-derville-service-plus-fragiles

  • Les quartiers flambent, mais la police est envoyée contre les Gilets jaunes

    Les quartiers flambent, mais la police est envoyée contre les Gilets jaunes

    Les images parlent d’elles-mêmes :