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28/02/2013

Repos dominical : la trahison attendue de la gauche

Faut-il en rire ou en pleurer ? Jusqu’à présent la loi de dérégulation du repos dominical portait la signature d’une droite ultra-libérale. Revenue au pouvoir, la gauche socialo-libertaire lui emboîte le pas sans complexe.

Le président Sarkozy voulait le travail du dimanche coûte que coûte. Comme le lui demandaient Bernard Arnault le PDG de LVMH, ou Jacques Séguéla. Habilement, c’est un député, Richard Mallié (UMP, Bouches-du-Rhône) qui avait porté le projet sous la forme d’une proposition de loi.

Le texte fut signé au Lavandou un beau jour d’été 2010, et publié au Journal officiel le 11 août. Souvenons-nous en longtemps. Une page de civilisation se tournait. Face à Richard Mallié et ses épigones, la gauche fut alors vent debout, soutenue dans cette bataille par quelques trop rares députés de droite. Aux injustices annoncées, comme l’avaient prédit les acteurs d’une défense exemplaire, succède désormais le temps de tous les dangers.

Joseph Thouvenel vice-président de la CFTC, Étienne Neuville, Jean Dionnot et le collectif des amis du dimanche (CAD), FO, l’avocat Vincent Lecourt, Liberté Politique et nombre de parlementaires, n’avaient pourtant pas ménagé leur peine pour faire valoir l’intérêt des petits commerces, le temps de loisir pour tous, le temps gratuit dévolu à autre chose qu’à la consommation, le temps qui recrée du lien social.

La suite sur le site de la Liberté politique

http://www.actionfrancaise.net

“que faire face à la crise sociale européenne ?”

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Dans un peu moins d’un mois maintenant se tiendra à Chartres de Bretagne (à côté de Rennes) un évènement à ne pas rater : le meeting-débat organisé par Jeune Bretagne sur le thème “que faire face à la crise sociale européenne ?”

Pour vous y inscrire, deux solutions :

Par chèque, à l’ordre de Jeune Bretagne à : jeune bretagne, lieu dit milin coz, 29650 Guerlesquin (bulletin d’inscription ici )

Par Internet, via notre billetterie en ligne , à l’adresse suivante : http://www.weezevent.com/meeting-dbat-que-faire-face-la-crise-sociale-en-europe

Toute personne non inscrite et identifiée au préalable pourra se voir refuser l’entrée.
Les journalistes souhaitant couvrir l’évènement doivent en faire la demande en nous contactant par téléphone au 06 01 06 08 58 ou par mail : jeune.bretagne@gmail.com

Découvrez en exclusivité ci-dessous le programme de la journée :
Ouverture des portes à 14h.

Début des débats à 14h30.

- Présentation de la journée par Yann Vallerie, de Jeune Bretagne
– Intervention de Padrig Montauzier, de la revue War Raok
– Intervention de Guillaume Faye : “la nouvelle lutte des classes”
– Table ronde “quel syndicalisme pour le 21eme siècle” ? Avec Serge Ayoub, Laurent Legros (syndicaliste breton) et le Mouvement d’Action Sociale (MAS)/
– Présentation du NSV, le syndicat nationaliste flamand

Pause entre 16h30 et 17h

- Présentation de l’association “Entraide Solidarité
– Présentation du combat de Casapound Italia et de l’ONG “SOLID”, par Xavier Eman
– Table ronde “Europe, France, Bretagne, quel cadre face à la crise sociale” ,avec Ronan Le Gall (Adsav), Pierre Cassen (Riposte Laïque) et Thomas Ferrier (PSUNE)
– Intervention de Richard Roudier, pour le Réseau identités

Synthèse et conclusion de la journée.
Questions-réponses en compagnie de tous les orateurs participants.

19h30 : apéritif et soirée cochon grillé, avec animation musicale

Fermeture des portes à Minuit.

Toute la journée, une buvette ainsi que de nombreux stands seront mis à disposition des participants. Les enfants auront également le plaisir de découvrir ou redécouvrir les joies de la vie à la campagne.

http://fr.altermedia.info

21:38 Écrit par pat dans actualité, Europe, social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La scandaleuse idée de taxer les prestations familiales

Selon Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur  de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a suggéré le  dimanche  17 février 2013 de fiscaliser les prestations familiales afin d’augmenter les recettes de l’Etat ! Les socialistes ne savent qu’augmenter les prélèvements et les impôts !

Taxer et tondre la laine sur le dos des pères de famille nombreuse, c’est plus facile que de s’attaquer à l’immigration extra-européenne (coût 70 milliards d’euros par an !), réduire les dépenses publiques françaises éhontées de fonctionnement  les plus élevées d’Europe  avec deux millions de fonctionnaires en trop par rapport à l’Allemagne, supprimer les régimes spéciaux des retraites qui, après la pseudo-réforme  de l’illusionniste  Sarkozy, nous coûtent encore plus cher qu’avant , ou  supprimer d’un trait de plume l’inutile  Conseil  Economique et social dont le seul objet  est  recaser les petits copains !

Le démantèlement continu de la politique familiale en France depuis 1945

Le coût actuel de la politique familiale française est de 5% du PIB. Des progrès restent à faire afin de permettre aux femmes d’avoir les enfants qu’elles désirent. Les études qui se sont penchées sur la question l’ont montré : les femmes arrivant à la cinquantaine constatent, en moyenne, qu’elles ont eu au final un enfant de moins que le nombre qu’elles auraient aimé avoir. Cet enfant qui manque, c’est la solution à nos problèmes démographiques et de retraites. L’Europe ne fait pas de 3e enfant. Un 3e enfant coûte cher en France, bien plus que les 150 euros supplémentaires par mois que donnent les allocations familiales. En un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70% pour les familles avec trois enfants. Il faudrait que ces prestations atteignent 5%  du PIB contre 3% aujourd’hui, ce qui est à comparer aux plus de 20%  du PIB consacrés annuellement aux retraites et à la santé.

Malthus triomphe  en Europe. Il en est de même  en France, si l’on se réfère au taux de fécondité insuffisante de 1,71 des Françaises de souche européenne et  au démantèlement continu de la politique familiale dont les fondements avaient été posés dès 1945 par le général de Gaulle. Le Général avait multiplié les mesures destinées à relever la natalité française : indexation des allocations familiales sur le salaire de base et non sur les prix (car leur but n’est pas de maintenir un pouvoir d’achat initial mais de permettre aux familles de voir leur niveau de vie s’améliorer parallèlement à celui de l’ensemble de la société) ; refus de soumettre les allocations familiales à l’imposition (car elles ne constituent pas un revenu, mais la juste compensation d’investissements privés avec un intérêt collectif fondamental) ; refus de les soumettre à condition de ressources ; et enfin instauration du quotient familial dans le calcul de l’impôt sur le revenu,  étaient autant de mesures concrètes permettant de bien distinguer la politique familiale de la politique sociale à visée égalitariste.

Les allocations familiales n’ont pas pour but de combler le fossé entre riches et moins riches, mais d’éviter que les ménages avec enfants voient leur niveau de vie se dégrader par rapport à ceux qui n’en ont pas. Or, depuis les années 70, ce principe de base du printemps démographique français d’après guerre n’a cessé d’être bafoué.

En 1970, Pompidou introduit des primes à condition de ressources. Dans le même temps, les prestations familiales sont décrochées de la croissance des salaires pour être alignées sur les prix. Mais les cotisations continueront  quant à elles d’être indexées sur les salaires, d’où les excédents des Caisses d’allocations familiales qui seront utilisés pour combler les déficits d’autres caisses : assurance vieillesse et maladie. En 1987,  Chirac soumet l’allocation jeune enfant à condition de ressources et en 1988, Michel Rocard crée le RMI à la charge des  CAF. Ainsi souligne le démographe Philippe Bourcier de Carbon, « depuis près de 30 ans, les gouvernements successifs dévoient la politique familiale de la France en l’éloignant sans cesse du soutien initial à la fécondité, pour la spécialiser dans l’assistanat, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion ou le chômage ». Les grands bénéficiaires de cette politique sont les populations d’origine immigrée qui emploient le terme  « d’allocations braguette »  et il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que leur taux de natalité soit supérieur à celui de leur pays d’origine, et en moyenne deux fois supérieur au taux  de souche européenne. Le paradoxe, c’est que les allocations familiales censées enrayer à l’origine en 1945  l’insuffisance de la natalité française de souche européenne contribuent aujourd’hui à accentuer les déséquilibres démographiques en attirant les populations immigrées extra-européennes et en développant leur taux de natalité.

Elever des enfants diminue le niveau de vie des ménages !

La politique familiale française ne couvre que 15% des dépenses qu’entraînent les enfants contre 65% à la fin des années 40. Dans les années 50, les allocations familiales stricto sensu, représentaient plus du quart du budget social français ; aujourd’hui elles en représentent moins de 4%.

L’arrivée du premier enfant dans un couple se traduit par une baisse du niveau de vie (après impôts et transferts) de l’ordre de 13%, et  6% pour chacun des enfants suivants. Le taux de pauvreté augmente fortement avec la taille des ménages. Ainsi s’explique la diminution constante du nombre des familles nombreuses d’origine européenne,  qui sont pourtant nécessaires au simple remplacement des générations puisque 10% des femmes n’ont pas d’enfant et 20% un seulement. Une famille sur cinq seulement (1,7 millions) est composée aujourd’hui d’au moins trois enfants. Elever des enfants signifie des  grandes joies familiales, mais aussi des  soucis, des peines et des privations dans un monde de plus en plus dur soumis à la concurrence des pays émergents !

Les socialistes veulent ils encourager davantage les Français à gaspiller leur argent au Club Med ou dans les loisirs sans fin, plutôt que de continuer à investir dans l’avenir humain du pays, seul domaine où la France est moins décadente à ce jour que les autres pays européens. Les socialistes seraient ils devenus les spécialistes pour porter le coup de grâce à   tout ce qui fonctionne  encore  un peu en France ? Les socialistes veulent ils vraiment achever le nouveau grand malade de l’Europe ? Les socialistes auraient-ils déjà oublié leurs seuls  et uniques cocoricos démographiques lorsqu’ils comparent la France à l’Allemagne pour se consoler de notre déroute économique ?

Il est donc  hors de question, M. Migaud, de fiscaliser la majoration de retraite pour les familles nombreuses, de diminuer encore  les prestations  ou de les fiscaliser ! Elles n’ont déjà que trop diminué depuis 1945 !

En conclusion, une politique familiale pour la France et pour l’Europe, telle que celle mise en place par le général de Gaulle, est bien au contraire  la seule alternative à la politique d’immigration massive extra-européenne par le biais du regroupement familial, de la clandestinité, des mariages mixtes au pays et d’un taux de natalité très élevé de ces populations. Un revenu parental avec des droits à la retraite et des prêts familiaux à taux zéro pour les familles nombreuses démunies s’imposera  bien au contraire un jour dans toute l’Europe  pour assurer la survie et la vitalité démographique de la population d’origine. Le rôle des parents éducateurs doit être reconnu. Seule une politique familiale  peut éviter les graves déconvenues identitaires de non assimilation des populations immigrées et assurer l’avenir de la France, de l’Europe et du continent paneuropéen.

http://www.scriptoblog.com/

Schopenhauer

Schopenhauer, philosophe de la volonté et archétype du solitaire méprisant la politique

Il y a 150 ans mourrait Arthur Schopenhauer (1788-1860)

« L’absence d’esprit prend toutes les formes pour se dissimuler : elle se camoufle en pathos, en emphase ; elle prend le ton de la supériorité et se donne des grands airs et tout cela de cent autres façons. »

La philosophie allemande classique du XIXe siècle peut se subdiviser, grosso modo, en 2 courants majeurs qui, tous 2, commencent avec Kant. Celui-ci avait accompli dans sa Critique de la raison pure une « révolution copernicienne » passant ainsi de l’ontologie à la théorie de la connaissance ; il avait aussi affirmé que la capacité humaine de connaître était intrinsèquement liée aux formes de la représentation que sont le temps et l’espace [formes a priori de la sensibilité], d’une part, les 12 catégories de la raison, d’autre part, parmi lesquelles le principe de causalité. Pour faire en sorte que la raison ne produise pas elle-même ces propres objets, Kant s’était vu contraint d’accepter une « chose en soi » transcendantale [qui concerne les conditions de possibilité de la connaissance], qui, pour le sujet connaissant, n’était pas connaissable au-delà de cet appareil fonctionnel.

Côté subjectif de ce monde coupé en 2 par Kant, nous trouvons vers 1800 la philosophie idéaliste, qui culminera dans les grands systèmes de Hegel et de Schelling, puis, sous le signe du matérialisme, sera poursuivie par Marx et Engels. L’autre courant est moins visible, il est plutôt souterrain et cherche à saisir la face objective, en dépit de la césure kantienne. Ce courant-là commence avec Arthur Schopenhauer et nous amène, au-delà de Nietzsche, vers la modernité, une modernité qui n’est pas seulement philosophique.

Schopenhauer, né le 22 février 1788 à Dantzig dans le foyer d’un négociant, est un penseur et une personnalité de la transition. Selon la tradition philosophique allemande, et surtout selon cet idéalisme allemand contre lequel il engage la polémique, Schopenhauer participe lui aussi à cette volonté de systématiser, c’est-à-dire de chercher à expliquer les principes métaphysiques du monde en un seul ouvrage : en effet, c’est ce qu’il tentera de faire dans son ouvrage principal, Die Welt als Wille und Vorstellung (Le monde comme volonté et comme représentation), dont le premier volume paraît dès 1819 et dont le second ne paraitra qu’en 1844. Il amorce ses réflexions au départ du principe fondamental de Kant, celui de la subjectivité de la faculté de connaître, et le soumet à une métaphysique volontariste, dans la mesure où il identifie la « chose en soi » avec la volonté (Wille), qu’il interprète comme une pulsion d’existence [une force vitale], agissant derrière tous les phénomènes. Contrairement à l’usage habituel, il entend la volonté comme un principe irrationnel, que l’on n’expérimente pas seulement lorsque l’on procède à une analyse introspective de soi et, partant, comme une pulsion vitale et sexuelle, mais qui se manifeste, compénétrante, à travers la nature toute entière voire aussi dans le déroulement causal non vivant.

En dépit du caractère universel de la volonté qui se combat elle-même éternellement par le truchement des phénomènes qu’elle génère et qui détermine ainsi tout élan individuel de volonté, comme l’explique Schopenhauer dans un écrit de 1839, qui lui vaut un prix de la Société Royale Norvégienne des Sciences, et qui a pour titre Über die Freiheit des menschlichen Willens (De la liberté de la volonté humaine), eh bien, en dépit de cela, il existe tout de même 2 portes dérobées par lesquelles l’homme peut se dégager de la souffrance que lui inflige le monde : l’une est constituée par la morale, l’autre par l’esthétique. Par empathie avec les autres créatures souffrantes, l’homme peut dépasser son isolement apparent et reconnaître la même volonté de vivre (et en fin de compte se reconnaître lui-même) en tous les autres êtres, ce que Schopenhauer exprime par les mots « tat twam asi » (« cela, tu es »), empruntés aux Upanishads de l’Inde ancienne. Dans son éthique de la compassion, qu’il explicite dans Über das Fundament der Moral (Du fondement de la morale), il se tourne, de manière radicale, contre l’impératif catégorique de son maître Kant, dont il mésinterprète l’appel à toujours penser aux conséquences de sa propre action pour l’universalité (pour la chose publique), comme une obligation à se soumettre à une pensée obéissante à l’autorité. Tout anti-étatiste pourrait, en se soumettant à une telle pensée, considérer que les lois ne sont que contraintes et non par autant de formules dont la validité est universelle.

L’autre échappatoire vers le paradis (toutefois sans Dieu) est la « contemplation détachée de tout intérêt » qu’offre la contemplation esthétique : en jouissant d’une œuvre d’art, surtout une œuvre musicale, l’homme peut aussi dépasser le principium individuationis et s’unir au fond cosmique de l’univers.

Schopenhauer comme précurseur de la psychanalyse freudienne

Aujourd’hui on ne juge pas tant l’importance de Schopenhauer à la teneur de ses principales idées philosophiques qu’à ses multiples influences postérieures. De son vivant, son ouvrage principal n’a quasiment pas été pris en considération. Il a fallu attendre le der nier tiers du XIXe siècle, donc après la mort de Schopenhauer, pour assister à une réception de son œuvre d’une rare intensité. Schopenhauer a amorcé ses réflexions philosophiques à l’époque dite des Biedermeier en Allemagne ; dans sa jeunesse, il a encore connu Gœthe. Sa mère, Johanna Schopenhauer, écrivait des romans et tenait un salon littéraire à Weimar. Sa célébrité posthume, Schopenhauer la doit au fait qu’il fut un contemporain de Richard Wagner, dont L’Anneau des Nibelungen avait été fortement imprégné par la pensée de notre philosophe. Il la doit également à Friedrich Nietzsche qui, dans ses Considérations inactuelles, évoque « Schopenhauer comme éducateur » et fait l’éloge de sa « volonté de vérité » et de son pessimisme héroïque. C’est justement au départ de cette réflexion nietzschéenne sur Schopenhauer qu’un filon s’amorce en direction de la critique révolutionnaire/conservatrice du XXe siècle. En effet, l’archétype du solitaire et du précepteur oisif, méprisant la politique, se repère dans le philosophe grognon des Considération d’un apolitique de Thomas Mann. Celui-ci reconnaît encore sa dette à l’endroit de Schopenhauer dans quelques-uns de ces récits, dont la nouvelle Tobias Mindernickel, où il traite de l’éthique de notre philosophe.

L’œuvre de Schopenhauer a eu un impact considérable sur des écrivains aussi importants que Hermann Hesse, Samuel Beckett et Thomas Bernhard. Dans l’univers des philosophes, l’impact a d’abord été moindre et ce sont, dans un premier temps, des figures marginales du monde universitaire du début du XXe siècle qui se sont intéressées à lui : songeons à Georg Simmel et à Max Scheler qui, tous 2, font démarrer leurs réflexions à la suite de Schopenhauer. La plupart du temps, les philosophes universitaires l’ont considéré d’abord, et souvent à raison, comme un disciple original de Kant ou comme un précurseur de Nietzsche. Certes, il fut l’un des principaux précurseurs de Nietzsche mais il fut surtout l’une des principales figures anticipatrices de la psychanalyse. La réduction freudienne de la vie sentimentale à la pulsion sexuelle se retrouve, bien avant Freud, dans l’œuvre de Schopenhauer, et sans la moindre ambiguïté. Dans la conception schopenhauerienne de la volonté comme une puissance irrationnelle dépassant la conscience individuelle, nous trouvons les prémisses essentielles de l’inconscient collectif de Carl Gustav Jung.

Schopenhauer nous a transmis aussi la sagesse indienne, ce qui ne fut pas le moindre de ses mérites. Le premier contact qu’il a eu avec l’univers mental indien date de 1813, lorsqu’il séjournait à Weimar et qu’il y rencontra pour la première fois l’orientaliste Friedrich Majer, disciple de Herder. Sous l’influence des études de Majer, Schopenhauer finit par se considérer comme « le premier bouddhiste d’Europe ». Ainsi débuta l’histoire d’une méprise créatrice, comparable à l’interprétation quiétiste de l’antiquité classique, dont on vantait « la noble simplicité et la grandeur tranquille ». Les conséquences de cette méprise résident surtout dans une interprétation fausse du bouddhisme comme nihilisme, un nihilisme qui reposerait sur une rétention vis-à-vis de tout agir et verrait le but le plus élevé de l’existence dans une immersion dans le “néant”. On a vu l’effet de cette mésinterprétation du bouddhisme sévir dans la décennie qui suivit la Grande Guerre, où régnait une ambiance de déclin, comme, plus tard, dans la vogue bouddhiste qui se retrouve en Occident jusque aujourd’hui.

Petit bourgeois réactionnaire et ennemi des bourgeois étriqués

Schopenhauer est lié à son temps quand il exprime son système philosophique basé sur la volonté ; il l’est également dans l’insouciance relative dont il fait montre à l’endroit de toute recherche empirique, ainsi que dans sa prétention à pouvoir présenter une interprétation générale du monde qui sera à jamais irréfutable. Mais les impulsions qui partent de son œuvre pour aboutir à notre temps sont fort nombreuses. Parmi elles : son habitus non académique de philosophe artiste et de littérateur. Il y a aussi son attitude ambivalente face à la classe bourgeoise : d’une part, Schopenhauer est très nettement un petit bourgeois réactionnaire qui méprise la période prérévolutionnaire d’avant 1848, le Vormärz ; d’autre part, en tant que demi bohémien, il est un ennemi de la mentalité bourgeoise étriquée (le Spiessertum), qui se manifeste surtout dans l’institution du mariage, cible de sarcasmes perpétuels pour ce misogyne grognon et animé par ses pulsions. Pour s’assurer un certain équilibre émotionnel, notre célibataire endurci s’est flanqué pendant toute sa vie d’un compagnon canin, un caniche : dès que l’un de ces animaux favoris mourrait, il s’en procurait un nouveau qu’il baptisait invariablement « Atman », comme tous ses prédécesseurs. Ce nom signifiait en sanskrit “souffle de vie” ou “âme individuelle”, car, croyait-il, il y avait, actif, dans chaque caniche un seul et même principe de vie, le Pudels Kern, le « noyau du caniche ».

 Arthur Schopenhauer meurt le 21 septembre 1860, comme un vieil original, peu célèbre et bizarre, à Francfort sur le Main, ville où, après ses années de pérégrination et d’études, il s’était fixé pour y passer la seconde moitié de sa vie. Quelques années après son passage de vie à trépas, Léon Tolstoï le nomme « le plus génial de tous les hommes ».

► Baal Müller (article paru dans Junge Freiheit n°38/2010, Berlin).

http://vouloir.hautetfort.com

Les pays de l’OCDE presque aussi endettés qu’après la seconde guerre mondiale

Selon un rapport de l’OCDE, l’endettement brut des pays de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut s’approche de son record enregistré peu après la seconde guerre mondiale.

La dette publique dans le monde en 2011 (54.000 milliards de dollars) – En bas à gauche, le PIB dans le monde en 2011 – Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Calculé en tenant compte de la parité de pouvoir d’achat, l’endettement public brut des dix principaux Etats de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut (PIB) s’approche de son record historique (environ 116 % du PIB) observé peu après la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’une des observations de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) dans son rapport annuel, publié mercredi, consacré aux besoins d’emprunt publics de ses pays membre.

« Lever d’importants volumes de fonds au coût le plus bas pour refinancer leurs émissions restera le principal défi à relever par les gouvernements. La plupart des gestionnaires de la dette publique continueront d’ajuster leur portefeuille en émettant des obligations à long terme tout en réduisant les titres à court terme », indique l’Organisation.

En effet, les analystes du château de la Muette prédisent une hausse sensible des besoins d’emprunts bruts cette année. Ils devraient s’élever à 10.900 milliards de dollars après 10.800 milliards en 2012. Résultat : le ratio de dette publique rapporté au PIB progressera à 111,4 %. Une tendance à la hausse prévue malgré un recul des déficits publics. Comme le souligne l’Organisation, le déficit public est appelé à reculer à 4,6 % du PIB (2.300 milliards de dollars) cette année après 5,5 % l’an passé (2.600 milliards).

Si les besoins liés au financement du déficit sont appelé à baisser, les gouvernements doivent cependant faire face à un montant élevé de remboursement d’emprunts contractés par le passé. « Les gouvernements devront refinancer environ 30 % de leur dette émise dans les trois prochaines années », indique le rapport. Autre mauvaise nouvelle, il est probable que le coût des émissions à venir va augmenter.

Sur ce plan, l’organisation s’attend à ce que le taux d’intérêt à long terme moyen grimpe à 4 % cette année contre 3,8 % en 2012. « Cette prévision part du principe que lorsque le taux d’endettement de l’Etat dépasse la barre des 75 % du PIB, les taux d’intérêt à long terme augmentent de 10 points de base à chaque fois que le ratio dette/PIB s’accroit de un point de pourcentage », soulignent les analystes.

Les Echos  http://fortune.fdesouche.com

Quant au vote des Étrangers – par Éric E.G. Nogard

Nous sommes le Peuple de France, catholiques romains, et nous sommes Européens. N’est-ce pas beau, n’est-ce pas beaucoup. Or, nous voudrions donner chez-nous le droit de vote aux  Étrangers, en plus de la considération que nous leur portons, et en plus de l’hospitalité que nous leur assurons.
Dans quelle mesure voterions-nous Français si l’Étranger, si redevable que nous puissions être envers lui, glissait son bulletin de vote dans nos Urnes.
Ne connaissons-nous pas assez ce que peut être  la chose frelatée…  le lait, la viande, et pis encore.
Ou alors, pourquoi un tel branlebas quand nous y sommes confrontés, comme nous l’enseigne l’actualité sur le cheval.
Donner chez-nous le droit de vote à qui ne vote pas chez lui, n’est-ce pas pousser loin le bouchon de l’Humanisme, ou alors, est-ce savoir de quoi on parle quand on dit « Humanisme ».¢ 
Et pour répondre sans parti-pris à ce questionnement, ne serait-il pas sage de notre part que nous tentions : 
D’obtenir le droit de vote, chez eux-mêmes et pour eux.
D’obtenir pour nous-mêmes, le droit de vote chez les autres.
D’obtenir un pacte de réciprocité avec les autres Peuples, en matière de droit de vote.
Et pourtant, serions-nous des oisifs chez les autres quand chez eux, pour eux, à leur demande, nous aidons, nous formons, nous montons des usines, nous secourons…
Nous participons à une Société plus ouverte et plus Universelle, comme le font des Peuples « si nombreux » qu’on les compte sur les doigts d’une seule main.
En revanche, quel Peuple a, à ce jour, eu la moindre idée de se préoccuper de nous donner en son sein le droit de vote, quand il y existe.
Sommes-nous conscients, sommes-nous sérieux, sommes-nous sincères quand nous réclamons le droit de vote pour les étrangers.
Met-on à ce point la charrue avant les bœufs. 
Ou alors, par malice, serions-nous assez pervers pour prendre de tels risques dans notre acharnement à détruire notre clocher.
Ou alors, à quoi nous servent nos Universités, nos Universitaires, nos Philosophes, nos Moralistes et nos Leaders pour que nous en arrivions là.
Ou enfin, qui sont les plus dangereux ou les plus fous de ceux qui protègent ou de ceux qui jouent d’un coup de poker, le peu qu’ils ont et qui fait tant d’envieux.

Méfions-nous de nous-mêmes quand nous réclamons chez nous le droit de vote pour les Étrangers.

http://www.francepresseinfos.com/

Considérations sur les élections italiennes

Les 24 et 25 février, les italiens se sont rendus aux urnes pour renouveler la Chambre et le Sénat après presque un an et demi de direction anti-démocratique du banquier européiste Mario Monti.

C’est une Italie meurtrie par l’austérité, soumise au chômage des jeunes ou aux suicides des petits patrons qui se rendait aux urnes. Quatre coalitions (ensemble de partis derrière un parti principal) étaient favorites. La coalition de centre gauche menée par le Parti démocratique (équivalent du PS) de l’ancien communiste Bersani , la coalition de droite menée par Silvio Berlusconi et le Parti de la Liberté (équivalent de l’UMP), la coalition du centre menée par Mario Monti à laquelle était rallié Gianfranco Fini et enfin le parti populiste « de gauche » de Beppe Grillo, humoriste italien, fer de lance du Mouvement 5 étoiles (pour eau, transport, environnement, connectivité et développement). De fait, premier constat, aucun parti d’extrême-droite ou d’extrême-gauche traditionnel n’était annoncé comme potentiellement outsider du scrutin.

1) Une Italie ingouvernable

Le premier bilan de ces élections, est que l’Italie est ingouvernable. A la Chambre, la coalition de centre-gauche arrive en tête avec 29.5% des voix devant la coalition de droite qui parvient à réunir 29.1% des voix. La vague rouge n’a pas eu lieu et la droite résiste bien, déjouant une nouvelle fois tous les pronostics. Silvio Berlusconi réussit son retour avec un discours hostile à l’Euro et italo-centré lui ayant permis de fédérer quelques officines de la droite radicale italienne comme la Lega Nord (régionaliste) et la Destra (proche du FN). Son discours est qualifié de « populisme de droite », une façon polie de dénoncer un discours aux « relents fascistes ». Le Cavaliere ne s’est pas privé d’ailleurs de commettre un « dérapage » louant les réussites sociales du fascisme. Au Sénat les scores sont également très serrés, toujours en tête la gauche réunit 31.6% des voix et la droite la talonne avec 30.7%.

beppe-grillo.jpgL’instabilité est renforcée par les scores du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo avec 25.5% à la Chambre et 23.8% au Sénat. Ce dernier a réussi son pari et devient la troisième force du pays. Bien qu’ancré à gauche par un discours sur la réduction drastique du temps de travail, mais également anti-impérialiste et pacifiste, le comique italien fait nettement moins rire l’intelligentsia lorsqu’il demande la sortie de l’Euro et s’oppose au droit du sol ou encore critique l’immigration. Flattant l’esprit de nos vieux soixante-huitards de journalistes, sa réussite est également du à son discours protectionniste. Grillo a surement attiré des déçus de la politique (seuls 15% des Italiens croyaient encore aux hommes politiques avant les élections) mais aussi des électeurs issus de la droite et de la gauche, attachés à une certaine justice sociale. Grillo, qui ne peut pas lui-même être élu, devra donc compter sur ses lieutenants et tenir la barre pour éviter des alliances qui nuiraient à son discours. De toute évidence, aucun des deux camps ne peut se passer du quart des voix et la crise politique italienne ne fait que débuter.

2) Les perdants du scrutin

Première victime de ce scrutin, Mario Monti avec 10.5% des voix à la Chambre et 9.1% au Sénat, qui a payé sa politique pilotée par les banques et l’UE. Et malgré le soutien du Vatican, toujours prompt à semer la zizanie dans la politique italienne, c’est un véritable désaveu pour « le Professeur » dont les italiens semblent se passer assez sereinement des cours d’austérité. Cela n’empêchera pas les zélateurs de l’UE et les démagogues aux mains de la finance de fustiger des Italiens qui ne veulent pas se serrer la ceinture et sombrent dans le « populisme ». Surtout cela ne fait que confirmer le caractère illégitime du gouvernement Monti sortant, parachuté sans élection suite à la démission de Berlusconi (pilotée très probablement depuis l’UE et le Vatican). Le « coup d’Etat » de Goldman Sachs aura fait long feu.

D’autres partis ont sombrés dans ce scrutin. Fini est surement bel et bien… fini, son parti n’attire que 0.5% des voix à la Chambre. Pour l’ancien responsable d’Alleanza Nazionale et ancien allié de Berlusconi, il semble que les Italiens lui montrent le chemin de la sortie. Les trahisons ne paient pas. Une leçon que doivent méditer tous les nationalistes qui voudraient vendre leur âme à la droite ou au centre… mais surtout à l’oligarchie.

lega-nord-padania.jpgLa Lega Nord qui parvenait à obtenir d’excellents résultats dans le nord du pays avec un discours régionaliste et hostile à l’islam avait rapporté 8.3% des voix à la coalition de droite en 2008 contre 4.1% à la Chambre lors du dernier scrutin. Quelques scandales auront surement joué en sa défaveur, de même qu’une politique immigrationniste assez surréaliste pour un parti soit disant anti-immigration… mais les électeurs du nord ont été impitoyables. Dans la circonscription du Veneto 1 par exemple, la Lega était première avec 28.2% des voix en 2008 alors qu’elle récolte 10.5% des voix sur le scrutin du week-end dernier. Elle parvient tout de même à un honorable 17.5% en Lombardie 2, mais loin du très beau 31.3% du scrutin précédent.

3) L’inexistence des « extrêmes»
CPI elections.jpgD’autres résultats sont plus surprenants, la Destra de Storace obtient 0.7% des voix à la Chambre et 1.8% dans la circonscription du Lazio 1… alors que Storace était le leader de la coalition dans la région. Le vote a clairement bénéficié au PdL (20.6%) et l’électorat aurait pu propulser Storace à la Chambre tout en appuyant le PdL au détriment de son parti « plus à droite ». La constellation des partis de droite radicale (Forza Nuova – 0.3%, Fiamma Tricolore – 0.1% et Casapound – 0.1% à la Chambre) n’aura pas profité de la crise italienne pour gagner des sièges. Il en va de même à gauche où le Parti Communiste des travailleurs obtient 0.3%.

Les italiens ne semblent pas favorables à confier leur destin à des partis trop marqués idéologiquement. La réussite de Bepe Grillo et le retour en fanfare de Berlusconi illustrent surtout d’après mois une forme de « nihilisme » politique, renforcé par une participation en baisse (75.18% à la Chambre et 75.21% au Sénat). Les médias pourront qualifier Grillo de « populiste de gauche » et Berlusconi de « populiste de droite », la réalité est que l’un n’est pas communiste et que l’autre n’est pas fasciste.

Aussi les Italiens ont choisis de voter pour des personnalités : Bersani, Berlusconi, Grillo ou Monti, les candidats novices ou moins médiatiques ont eu des difficultés à gagner la confiance d’un électorat en déroute. Cela est surement accentué par une crise générationnelle. Le vote au Sénat ne concerne que les plus de 25 ans, et nous constatons un recul de voix pour Casapound entre la Chambre et le Sénat, du fait que le mouvement à la tortue fléchée est un mouvement tourné vers la jeunesse urbaine qui ne constitue pas, loin s‘en faut, la majorité de l’électorat. De là une telle dichotomie entre des élections lycéennes et étudiantes favorables au Blocco Studentesco (syndicat lycéen et étudiant de Casapound) à Rome et des élections nationales plutôt très défavorables au mouvement. Peut-être cette crise générationnelle a aussi joué pour Bepe Grillo dont le score est un peu moins fort au Sénat qu’à la Chambre.

Les partis « populistes » ont besoin pour exister d‘un tribun, comme l’illustre la réussite des partis comme le Front de gauche, le Front national, l’Aube Dorée et le M5S. Bien que Syriza en Grèce ait pu démontrer le contraire, les peuples continueront encore et toujours à adhérer à une « figure » lorsqu’ils perdent leurs repères politiques. C’est ce qui aura permis à Silvio Berlusconi, tout comme à Nicolas Sarkozy d’exister politiquement malgré les cabales médiatiques.

Au fond le principal enseignement de ce scrutin, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un corpus idéologique cohérent pour réussir électoralement, les grands partis et les grandes figures médiatiques tirent leur épingle du jeu, comme c’est le cas avec les conservateurs en Grèce alors qu’on se demande bien que peut croire que les conservateurs vont régler la crise Grecque… Ici aussi on a du mal à croire que Bersani ou Berlusconi auront les clefs du redressement de l’Italie.

Jean

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Résultats à la Chambre: Repubblica.it

Résultats au Sénat: Repubblica.it

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

Aymeric Chauprade : les grandes tendances géopolitiques du moment, la place de la France (2/2)

Seconde partie - Aymeric Chauprade revient sur les grandes tendances géopolitiques du moment et se penche sur la place de la France dans le monde. Entretien réalisé avec Xavier Moreau pour Realpolitik, le 13 février 2013.

Dans cette partie Chauprade parle en particulier de la situation en  Syrie. Il met en évidence l’incohérence de la position du gouvernement français entre son action au Mali et sa position en Syrie face au djihadisme. Pour Chauprade l’action de la France au Mali est conforme à ses intérêts géostratégiques, en Syrie au contraire elle est opposée à ses intérêts.

La première partie est ici.

À propos de l’auteur
Aymeric Chauprade. Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

Source : Realpolitik.tv – 28 février 2013


Aymeric Chauprade : les grandes tendances... par realpolitiktv

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Faudra-t-il un printemps français ?

Un homme s’immole en Tunisie. C’est le Printemps arabe. En France, c’est le début... d’un buzz médiatique. Charles Consigny veut réveiller notre pays.

Par Charles Consigny

La semaine dernière, un homme s’est planté devant une agence Pôle emploi et a mis le feu à ses vêtements qu’il avait imbibés d’essence. Le temps pour les gens qui étaient là d’essayer de le sauver, c’était trop tard, il est mort brûlé. On n’est pas parvenu à décrocher la corde du pendu. À cet homme on avait refusé des allocations, il n’avait pas suffisamment cotisé, ou pas dans les règles, quelque chose comme ça. Les médias ont relaté les faits, les gens qui travaillent à la gestion du chômage ont invoqué leur manque de moyens, il y a eu quelques larmes de crocodile et quelques larmes sincères, et puis c’est passé. En Tunisie, c’est l’immolation d’un homme qui a déclenché la révolution, et celles de l’Égypte et de la Libye ensuite. Chez nous, rien. Chez nous, on mange n’importe quoi, on ferme les usines, on laisse les narcotrafiquants faire leur loi sur des villes entières, on déplore tous les jours mille chômeurs supplémentaires, on assiste impuissants au désastre scolaire et, de toute façon, on conseille aux jeunes de quitter le pays, à moitié en espérant qu’ils reviendront moins bêtes, à moitié parce qu’on a abdiqué et qu’on veut leur éviter les années qu’on leur fabrique.

Comme il l’avait annoncé, le président déjà sortant gouverne dans la concertation, c’est-à-dire en prenant soin de ne rien enlever aux privilèges catégoriels et individuels et en laissant divers lobbies lui dicter sa politique : il est faible avec les banques, faible avec les Allemands, faible avec l’idéologie des sociologues de gauche (pléonasme), du magazine Elle et d’Harlem Désir (triple pléonasme), faible avec les syndicats (quadruple pléonasme), faible avec les barons locaux (quintuple). Il est le roitelet d’Ile-de-France à la main de vassaux plus puissants que lui.

La suite sur Le Point.fr

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vae victis - Un monde absurde

17:54 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Mezri Haddad : « la révolution du jasmin était une manipulation du Qatar et des Etats-Unis »

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Interviewé par le quotidien algérien La Nouvelle République, Mezri Haddad revient sur les causes de la révolution du jasmin et dévoile les objectifs stratégiques et géopolitiques du printemps arabe. Pour le philosophe tunisien, ce printemps n’est que la mise en oeuvre du « Grand Moyen-Orient » conçu par les néoconservateurs pour domestiquer l’islamisme en vue de perpétuer l’hégémonie américaine. « Le triomphe de l’islamisme en tant qu’idéologie provoquera la déchéance de l’Islam en tant que religion », prévient M.Haddad. Voici la reproduction de cette interview réalisée par Chérif Abdedaïm et publiée à la Une de la Nouvelle République du 12 février 2013.

Vous êtes de ceux qui considèrent que la « révolution tunisienne » n’est en fait qu’une  imposture qui ne relève pas seulement du ressort des islamistes. Quels sont d’après-vous les responsables de cette déstabilisation de la Tunisie et pourquoi ?

Les responsables de cette déstabilisation c’est d’abord un régime qui n’a pas été capable d’amorcer, en temps opportun, un véritable processus démocratique et qui a laissé se propager le clientélisme et la corruption. C’est aussi une opposition qui a manqué de patriotisme en se mettant au service d’agendas étrangers. Oui, j’ai considéré dès le départ que la « révolution du jasmin » était un conte de fées pour adolescents. Il s’agissait plutôt d’une révolte sociale que des traitres locaux et des services étrangers ont déguisé en révolution politique. Cette révolte sociale est semblable à celle de janvier 1978, à celle de janvier 1984 et à celle d’octobre 1988 en Algérie. Elles exprimaient toutes des revendications sociales et salariales parfaitement légitimes. Ce qui s’est passé en janvier 2011 est donc une colère sociale qu’une poignée de cyber-collabos ont transformé en soulèvement politique, selon un plan que les services américains ont mis en œuvre dès 2007. Volontairement ou inconsciemment, plusieurs jeunes tunisiens et arabes d’ailleurs ont été embrigadé par l’organisation OTPOR, par l’Open Society Institute du vénérable George Soros, et par la Freedom House, qui a été dirigé par l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, et qui compte parmi ses membres le théoricien du choc des civilisations, Samuel Huntington, ainsi que Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, qui ont commis des crimes contre l’Humanité en Irak. C’est par la magie du Web, d’internet et de facebook qu’un simple fait divers –l’immolation par le feu d’un jeune alcoolique- s’est mu en « révolution du jasmin » pour se transmuer en « printemps arabe ».

Au même titre que dans beaucoup de pays arabes et même européens, la Tunisie a connu son malaise social, mal vie, chômage, etc, qui sembleraient être à l’origine du soulèvement du peuple tunisien. Toutefois, quand on  constate qu’avec la nouvelle configuration du paysage politique tunisien  cette situation sociale s’est au contraire aggravée ; qu’aurait-il fallu faire pour redresser cette situation ?

Le malaise social était bien réel mais on en a exagéré l’ampleur. Contrairement à tout ce qui a été dit par propagande, par ignorance ou par suivisme, ce n’était pas du tout une révolte de la pauvreté et de la misère économique mais de la prospérité et de la croissance mal répartie entre les strates sociales et les régions géographiques. L’économie de la Tunisie se portait nettement mieux que les économies dopées de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de la Grèce, un Etat en faillite malgré trois plans de sauvetage à coup de millions d’euros. L’Etat tunisien n’était pas en faillite, bien au contraire. C’est maintenant qu’il est en faillite, avec un endettement qui s’est multiplié par sept, une croissance en berne et plus d’un million de chômeurs, alors qu’il était à 400000 en janvier 2011. En moins de deux ans, la Tunisie a perdu les acquis de 50 ans de dur labeur.

Si vous aviez à comparer l’époque Bourguiba, celle de Ben Ali, et la gouvernance actuelle,  quelle serait  d’après-vous celle qui répond le mieux aux aspirations du peuple tunisien ?

Celle de Bourguiba, incontestablement. C’était l’époque où le géni d’un homme se confondait avec l’esprit d’une nation. Je préfère employer ce concept de nation plutôt que le mot peuple dont tout le monde se gargarise depuis janvier 2011. Bourguiba, qui reste pour moi un exemple inégalable, n’était pas un démocrate mais un despote éclairé. Sa priorité n’était pas la démocratie, mais la construction d’un Etat moderne, le raffermissement d’une nation, l’affranchissement des esprits par l’éducation et l’émancipation de la femme par jacobinisme. Ben Ali n’a ni la dimension charismatique de Bourguiba, ni sa puissance intellectuelle. C’est un président pragmatique que le hasard et la nécessité ont placé à la tête de la Tunisie. Il avait deux priorités : le redressement économique du pays et la neutralisation des islamistes. Quoique l’on dise aujourd’hui, dans ces deux objectifs, il a remarquablement réussi. Sa faute majeure dont la Tunisie n’a pas fini de payer le prix, c’est qu’il n’a pas profité de ses deux atouts pour instaurer une véritable démocratie. Enivré par le pouvoir, mal conseillé, se sentant invulnérable, il n’a pas su répondre aux aspirations démocratiques d’une société à plus de 60% jeune et éduquée. Quant à la gouvernance actuelle, elle cumule l’incompétence et la suffisance. Mais plus grave encore que l’incompétence, ce gouvernement dit de la troïka n’a aucun sens du patriotisme, puisque les uns subissent les injonctions de Washington, les autres sont sous l’influence de l’ancienne puissance coloniale, et les troisièmes sont aux ordres du Qatar.

On accuse justement le Qatar de jouer un rôle déstabilisateur dans les pays arabes ; êtes-vous de cet avis ? Si oui, dans quel intérêt cet émirat joue-t-il ce rôle ?

Non seulement je suis de cet avis, mais j’ai été l’un des rares, sinon le premier à dénoncer le rôle moteur que cet émirat féodal et esclavagiste a joué dans ce fameux « printemps arabe ». Je l’avais analytiquement démontré dans mon livre « La face cachée de la révolution tunisienne », dès 2011. Le rôle de cette oligarchie mafieuse a été, en effet, déterminant. Par la propagande et l’intoxication d’Al-Jazeera, par l’activisme diplomatique, par la corruption financière des instances décisionnelles occidentales, et par le recrutement de mercenaires chargés de semer la panique et la terreur au sein de la société. Il existe des preuves matérielles selon lesquelles les premières victimes dans les rangs des manifestants ont été abattues par des snippers d’Europe de l’Est payés par les services qataris. Ce fut le cas en Tunisie mais aussi en Egypte. Dans quel intérêt le Qatar a-t-il joué ce rôle ? Primo par sous-traitance de la géopolitique israélo-américaine. Secundo par ambition énergétique. Tertio par messianisme islamo-wahhabite.

La France et les Etats-Unis, semblent également impliqués dans la déstabilisation de la Tunisie, à l’instar de l’Egypte, la Libye et maintenant la Syrie et bientôt le Sahel. Dans ces différents cas, ils semblent  se « réconcilier » avec les mouvements islamistes qu’ils combattaient depuis le 9/11 au nom de la lutte anti-terroriste. Comment peut-on interpréter cette nouvelle  « alliance »?

Pour ce qui est des anglo-saxons, cette alliance n’est pas nouvelle mais très ancienne. Elle remonte à la fameuse grande révolte arabe sous le commandement de Lawrence d’Arabie, puis à la naissance des Frères musulmans en 1928, une secte qui est le produit du géni politique anglais pour marginaliser le nationalisme arabe en guerre contre le colonialisme. L’âge d’or de l’alliance islamo-impérialiste a été en Afghanistan et contre l’URSS. Les événements du 11 septembre 2001 ont sans doute marqué un tournant. L’esclave s’est retourné contre son maître. L’administration Bush a trouvé dans cet événement l’occasion d’envahir l’Irak et croyait pouvoir éradiquer rapidement le terrorisme islamiste en Afghanistan. Mais parallèlement, dans le cadre du « Grand Moyen-Orient », les néoconservateurs renouaient avec tous les mouvements islamistes qui ont fait allégeance au gendarme du monde. Le nouveau deal : on lâche les dictatures qui vous ont persécuté, on vous aide même à prendre le pouvoir, mais en échange, vous gardez bien nos intérêts, vous ne franchissez pas la ligne rouge par rapport à Israël et vous contribuez au maintien de l’omnipuissance américaine contre la Russie, la Chine, l’Inde et les autres puissances émergentes. Comme je l’avais dit dans une interview il y a plus d’une année, « A vous la charia, à nous le pétrole. Chacun sa religion ! ». C’est ainsi que je résume le sens ultime du « printemps arabe ».  

Vous dites également, dans l’un de vos articles que « C’est l’impatience et l’insolence d’un Rached Ghannouchi  galvanisé par le soutien américain, la crise algérienne et le bras de fer entre le FLN et le FIS qui ont changé la donne en Tunisie. » Pouvez-vous  nous éclairer à ce sujet ?

Il me semble que je parlais des rapports entre Ben Ali et Ennahda entre 1987 et 1991. Il faut d’abord rappeler que deux Etats ont joué un rôle important dans l’arrivée au pouvoir de Ben Ali : l’Italie et l’Algérie. La France avait un autre successeur à Bourguiba et les Américains jouaient déjà la carte islamiste. Ben Ali a été reconnu par les Etats-Unis à la seule condition qu’il partage le pouvoir avec leurs protégés islamistes. C’est ainsi qu’il les a libéré de prison, qu’il a reçu à Carthage Ghannouchi, que les islamistes ont été autorisé à participer aux élections de 1989 avec des listes indépendantes, qu’ils ont signé le Pacte national…Le point de discorde a été la légalisation d’Ennahda. Bien installé au pouvoir, Ben Ali voulait gagner encore du temps avant de faire cette dernière concession. Excédés, confortés par l’allié anglo-américain, les islamistes ont retrouvé leurs vieux reflexes : manifestations, agitations à l’université, complots contre la sécurité de l’Etat et tentatives d’assassiner Ben Ali. Celui-ci a trouvé dans le début de la crise algérienne l’occasion de mettre hors d’état de nuire les islamistes.

En extrapolant l’impact de ces « révolutions » déstabilisatrices, on constate également, qu’un autre bras de fer se déroule en catimini entre les Etats-Unis ( y compris leur alliés Occidentaux) et les pays du BRICS. D’après-vous, quelles pourraient être  les conséquences de cette nouvelle donne ?

Ce n’est pas une extrapolation mais une expression essentielle du « printemps arabe ». Je dirai même que le premier sens géopolitique et géostratégique de ce « printemps arabe » est de saborder par anticipation tout rapprochement entre le monde arabo-islamique et les puissances du BRICS, principalement la Russie et la Chine. Il faut relire Bernard Lewis et Samuel Huntington pour une meilleure intelligibilité du « printemps arabe », à l’aune du projet de Grand Moyen-Orient. Dans le « Choc des civilisations », Huntington –qui a d’ailleurs commencé sa carrière universitaire en tant que spécialiste de la Tunisie !- parle clairement de « l’alliance islamo-confucéenne » qu’il faut empêcher par tous les moyens. La carte islamiste, comme la carte du bouddhisme tibétain, pourrait d’ailleurs tout à fait servir à l’implosion de la Chine, qui compte une trentaine de millions de musulmans. Idem pour l’Inde, autre puissance émergente, qui compte 130 millions de musulmans et que les Anglais avaient déjà affaibli par la création artificielle et sur une base confessionnelle du Pakistan en 1947, au grand désespoir de Gandhi. En termes géopolitiques, les Américains cherchent à constituer en Méditerranée un Arc sunnite, la fameuse « ceinture verte », qui partirait du Maroc jusqu’en Turquie, en passant par l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Liban, la Syrie et le futur Etat jordano-palestinen ! Avec le Pakistan, l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite et les pétromonarchies, l’Iran chiite sera isolé, le pétrole sera bien gardé et a foi des musulmans, bien conservée ! Mais il y a aussi un Arc chiite en prévision. C’est que les Etats-Unis ne cherchent pas tant à détruire l’Iran qu’à aseptiser son chiisme, le désamianter plus exactement. Le chiisme aura forcément un rôle à jouer, ne serait-ce que pour que la puissance de l’islamisme sunnite ne dépasse jamais le seuil de tolérance américaine.

On accuse également les instigateurs de cette déstabilisation du monde arabe de convoiter les ressources naturelles de ces pays au moment où la crise économique bat son plein en Europe et aux Etats-Unis. Dans ce cas, pourquoi alors s’être attaqué à la Tunisie qui ne dispose pas de pétrole ou d’autres ressources minières importantes ?

C’est le principal argument que les idiots utiles de la pseudo-révolution tunisienne ont utilisé pour répondre à ceux qui ont analysé cette « révolution » dans ses implications géopolitiques, en accusant d’ailleurs ces analyses de théories du complot. La Tunisie n’a pas été visée parce qu’elle regorge de pétrole mais parce qu’elle répondait au critère du parfait laboratoire. Elle devait servir de mèche à la poudrière arabe. C’était le pays socialement, économiquement et politiquement le mieux prédisposé à une telle crise. Pendant des années, on avait présenté le régime tunisien comme la plus grande dictature policière du monde arabe. Les événements de janvier 2011 ont démontré qu’il était le régime le plus vulnérable et même le plus libéral. Quant à l’appropriation des ressources naturelles par les colonialistes new look, cela ne fait pas le moindre doute. La Libye n’est plus maitresse de son gaz, de son pétrole et même de ses nappes phréatiques. Exactement comme l’Irak, depuis 2003.

Récemment les islamistes viennent de passer à une nouvelle étape  celle des assassinats ; celui du militant Chokri Belaïd, après ceux de Lotfi Nakhd, de Nidaa Tounès, il y a quelques mois ; de quoi  cela pourrait-il présager ?

C’est le présage d’une série d’attentats ciblant les politiques, les intellectuels, les journalistes, mais aussi d’un cycle de violence que la Tunisie n’a jamais connu auparavant. C’est la conséquence de deux ans de laxisme et de décisions irresponsables. Dès le 14 janvier 2011, au nom de la « révolution du jasmin », des terroristes ont été libéré, d’autres sont revenus des quatre coins du monde, des centaines de criminels qui n’ont rien à voir avec la politique ou l’islamisme ont été amnistiés par le président provisoire. Tous ces individus dangereux se promènent librement dans le pays. Il y a aussi les criminels qui sont partis faire le jihad en Syrie et qui vont revenir chez eux. Le rétablissement de l’ordre et de la paix civile vont être la tâche la plus difficile.

Enfin, à quelles conséquences pourrait-on s’attendre avec cette montée de l’islamisme radical ? Et qui en serait (ent)  le(s) véritable(s) bénéficiaire(s) ?

Première conséquence, la banalisation du choc des civilisations et la fracture entre Orient et Occident. Avec ce « désordre créatif » comme disent les architectes du « printemps arabe », les pays déstabilisés ne se relèveront pas avant une quinzaine d’années. Ils vont connaître l’anarchie, l’insécurité, l’instabilité politique et le marasme économique. Mais le plus grave à mon avis, c’est la régression sociale, éducative et culturelle que connaissent déjà ces pays et qui va connaitre une amplification dans les années qui viennent. C’est l’ère de la sacralisation du bigotisme et de l’ignorance, l’époque du repli identitaire. Mon combat contre l’idéologie islamiste n’a jamais été celui d’un marxiste, d’un freudien ou d’un laïciste. C’est parce que je me sens profondément musulman que je suis radicalement anti-islamiste. Le pire ennemi de l’islam, c’est l’islamisme. Faire de la religion de Mouhammad un enjeu politique et géopolitique entre les mains des puissances occidentales, c’est un crime impardonnable. Réduire le Coran à un manuel politique, c’est trahir l’esprit de l’islam et poignarder la transcendance de Dieu. Dès 1937, Abbas Mahmoud Al-Akkâd disait que « les groupes religieux qui recourent à la religion pour atteindre des objectifs politiques sont des agents payés qui se cachent derrière l’islam pour abattre cette religion, car la réussite de leur cause finit par la perte de l’islam ». Je considère, en effet, que le triomphe de l’islamisme en tant qu’idéologie provoquera la déchéance de l’Islam en tant que religion. En faisant du saint Coran un manuel de subversion, en réduisant la Sunna aux miasmes de la scolastique médiévale qui offense la haute spiritualité de l’Islam et la supériorité de la philosophie islamique, en faisant de l’islam un enjeu de politique internationale, en transformant cette religion en instrument de chantage , de pression ou de négociation entre les mains des « mécréants » occidentaux comme ils disent, en l‘impliquant dans des actions terroristes aussi abjectes qu’étrangères à ses valeurs intrinsèquement humanistes, ces marchands de l’islam, ces imposteurs de Dieu, ont déjà beaucoup porté atteinte à l’Islam. Vous pourriez donc facilement deviner à qui profite cette subversion de l’Islam et cette image si injuste que l’on donne des musulmans.
Tunisie-Secret.com

Interviewé par Chérif Abdedaïm
La Nouvelle République

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Indignez-vous…

La mort hier à l’âge de 95 ans de  Stéphane Hessel, né en Allemagne et naturalisé  Français avant guerre, résistant-déporté,  diplomate, écrivain,  homme de gauche « mendésiste », droit-de-l’hommiste, tiers-mondiste, partisan de la disparation des Etats-nations, du fédéralisme européen,  immigrationniste convaincu, a été salué (quasi) unanimement par l’ensemble de la classe politique et de la médiacratie. Normalien  à la vaste culture, à la  vie bien  remplie dans les allées du pouvoir  et à la gentillesse proverbiale, selon ceux qui l’ont connu, M. Hessel fut  de tous les combats progressistes.  Titulaire du prix Jean Zay en 2008 pour son livre de conversation « Citoyen sans frontière », son petit bréviaire d’une trentaine de pages paru en 2010, «  Indignez-vous! »,  d’une toute aussi  grande pauvreté dialectique et d’analyse, n’ a pas  peu contribué ces dernières années à le mettre sur le devant de la scène et  à asseoir son statut de saint républicain. Vendu à quatre millions d’exemplaires ( !), il y appelait à une « insurrection pacifique » et dénonçait pêle-mêle, de manière brouillonne et sans grande cohérence, la dérégulation du capitalisme, la dictature des marchés financiers, les écarts croissants de richesses,  l’égoïsme des Français refusant l’immigration et la régularisation des clandestins (« sans-papiers ») ; le tout mis sur le même plan que le totalitarisme nazi, et  agrémenté  d’attaque contre  Israël,  « l’Etat tyrannique » coupable quelques mois auparavant de  l’opération  « Plomb Durci » qui avait coûté la vie à 1 400 Palestiniens…

 Cet ami de Michel Rocard, Daniel Cohn-Bendit et de José Bové,  figurait encore  sur la liste européenne d’EELV en 2009, et apporta son soutien à François Hollande lors de l’élection présidentielle. Il  signa   en compagnie du militant anti FN  Raymond Aubrac,  dans le quotidien  Libération en mars dernier, une tribune appelant à voter pour le candidat socialiste ,  au nom de la « sauvegarde  du programme du Conseil national de la résistance ».  Faisant suite au déferlement des tweets rendant hommage à M. Hessel, un appel au rassemblement a été lancé  hier  place de la Bastille pour honorer sa mémoirequi a réuni moins de 200 personnes.

Si une époque, une société se juge aussi aux figures qu’elle honore et qu’elle propose en exemple à ses citoyens, le vœu émis par certains de faire entrer Stéphane Hessel au Panthéon en dit long sur la décrépitude intellectuelle, la  perte du sens commun qui accompagne inévitablement toutes les décadences.  Au-delà même des idées politiques qui furent celles de l’auteur d’Indignez-vous! et qui sont de la même veine  philosophique que celles exprimées par  de nombreuses  personnalités  inhumées en ce lieu, sa vie et son œuvre militent-elles pour un hommage républicain de cette « dimension » ?

Dans une pétition adressée à François Hollande,  Eva Joly, le député PS Pouria Amirshahi, l’ancien député UMP Étienne Pinte, les historiens Pascal Blanchard et François Durepaire ont demandé au chef de l’Etat que Stéphane Hessel  fasse son entrée au Panthéon. Interrogé sur ce point par BFMTV , Jean-Luc Mélenchon a assuré qu’il « ne (dirait) rien contre ».    Ce choix revient en effet au président de la République. Quelques heures auparavant,   six députés socialistes, Patrick Mennucci, Alexis Bachelay, Yann Galut, Jean-Louis Touraine, Jérôme Lambert, et déjà M. Amirshahi, avaient demandé un « hommage national »  pour Stéphane Hessel, par une lettre au chef de l’Etat.

« Nous avons maintenant une mission : celle de transmettre sa mémoire, ses valeurs et sa pensée qui doivent à tous, et particulièrement aux jeunes générations, nous servir de modèle pour l’avenir », »Le parcours de Stéphane Hessel fait en effet de lui un grand républicain, bien au-delà des clivages partisans » (sic) , écrivent-ils. « Son engagement dans la Résistance, son courage jamais démenti, sa droiture dans le service de la France, sa défense de la démocratie, son acharnement à promouvoir les valeurs des droits de l’homme, son souci constant des plus démunis, donnent au mot de citoyenneté tout son sens », jugent-ils encore.

Reste que la panthéonisation de M. Hessel relève du vœu pieu et ne sera certainement pas suivi d’effet, prenons-en le pari. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, interrogé par Europe 1, a estimé que « d’une façon ou d’une autre, il faudra lui rendre hommage, mais déjà tous ceux qui ont souhaité s’exprimer l’ont fait ». Son corps aurait-il sa place au Panthéon ? Réponse embarrassée :  « Il faut laisser un peu le temps des choses. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’(il) aurait souhaité ça, c’était un homme simple »…M. Ayrault ou l’art de noyer le poisson!

On l’aura compris, l’antisionisme militant de M. Hessel, partagé  par  de nombreux journalistes aux  idées gaucho-tiers mondistes, même si les soutiens traditionnels à l’Etat hébreu ne sont pas non plus négligeables dans le petit monde médiatique , est tout de même un frein sérieux à cette canonisation républicaine. Il y a trois ans, M. Hessel  membre par ailleurs  du comité de parrainage du Tribunal  Russell sur la Palestine (très marqué à gauche), avait appelé  à participer à  la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël, lancée en 2005 à l’appel des Palestiniens. Une campagne menée en France par les communistes et les verts, qui avait soulevé  l’indignation du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme  (BNVCA) qui porta  plainte pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » .

Un BNVCA qui  organisait le  18 février dernier  un colloque sur «  Les sources contemporaines de l’antisémitisme », placé sous le Haut Patronage du socialiste  Claude Bartolone,  actuel  Président de l’Assemblée nationale. Ce dernier,  ne devrait pas être lui aussi  au nombre  des partisans d’un hommage trop appuyé à M Hessel…Un parti socialiste clientéliste  qui drague l’électorat  arabo-musulman mais qui est pourtant  traditionnellement très proche de l’Etat  d’Israël. Et ce n’est pas Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), chassé du PS en  2003, qui nous dira le contraire. En  butte à l’hostilité notamment de Pierre Moscovici et de Dominique Strauss Khan, M. Boniface  fut évincé car il lui était reproché ses critiques vis-à-vis de l’Etat hébreu et notamment    une note invitant le candidat Jospin, en 2002, à modérer son soutien inconditionnel à Israël afin de séduire l’électorat des « banlieues »

Il était donc logique que   Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), à moins d’un mois de l’incontournable dîner de gala de cette association communautaire,  le 20 mars, qui marquera la  fin de son  second mandat et l’ouverture de la campagne pour sa succession, fasse  entendre une voix discordante dans le concert de louanges adressées à Stéphane Hessel

 M. Prasquier qualifie ce dernier de «  maître à ne pas penser » et affirme que «  le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué ». Il  a donc dénoncé « sa volonté obsessionnelle de faire de Gaza l’épicentre de l’injustice dans ce monde et du Hamas un mouvement pacifique, quasiment d’assistance sociale, contrastant avec son indifférence aux tragédies humaines et aux crimes de masse qui se déroulent de nos jours dans un silence général. Il est vrai que nous étions stupéfaits par sa propension à grandir ou à laisser grandir par ses thuriféraires dévoués, le rôle qu’il avait tenu dans plusieurs événements importants de notre histoire ainsi que par la volonté des médias de ne pas relayer ses déclarations sur la bénignité de l’occupation nazie en France qui, émises par tout autre que lui, auraient soulevé l’indignation ».

Le patron du Crif fait ici allusion a  un entretien publié par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans lequel Stéphane Hessel avait déclaré : « Si je peux oser une comparaison audacieuse sur un sujet qui me touche, j’affirme ceci : l’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art ».  Dire que l’occupation allemande ne fut pas particulièrement  inhumaine vaut en effet excommunication et  conduit  en général directement devant les tribunaux !

Nous ne reviendrons pas ici sur la question  israélo-palestinienne sur laquelle  le FN a la position mesurée que l’on sait.   Bruno Gollnisch  met d’ailleurs  depuis longtemps  en garde contre  les différents lobbies de tous bords, groupuscules et autres  officines  qui estiment de leur intérêt  d’importer et d’instrumentaliser  ce conflit  sur notre sol. Mais nous faisons notre (en partie)   le jugement de l’avocat  « sioniste »   Georges-William Goldnadel qui  battait en  brèche la prose indigente de l’auteur d’ « Indignez-vous ! » , dans son livre « Le Vieil Homme m’indigne » qui se voulait une réponse à celui-ci.

Me Goldnadel démontait  avec force  l’idolâtrie suscitée par le « non-livre » de  ce « grand prêtre encore vivant d’une religion profane moribonde » et  qui a pour nom « une idéologie victimaire » couplée à de la « xénophilie ». C’est en effet ce qui explique l’hommage disproportionné  rendu à  M. Hessel.   Et c’est de cet aspect de l’idéologie hesselienne,   partagée  largement par nos   « élites », et  en bonne place dans leur panthéon personnel,  que notre pays est en train de mourir. 

http://www.gollnisch.com

Les syndicats se goinfrent

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués (le taux le plus bas de l'Union européenne). Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur. Subventions à gogo, permanents par milliers, voyages somptueux. Rien n'est assez beau, assez cher pour assurer le confort des syndicats. À titre d'exemple, 12 délégués syndicaux du groupe France Telecom se sont rendus, en février 2011, au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Ils étaient porteurs d'un mandat du Comité central de l'unité économique et sociale, que tous nos lecteurs connaissent, bien sûr. Pour représenter les salariés de France Télécom face à la « place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud », la délégation a reçu un petit chèque de 12 000 euros, pour leurs petits frais. Il fallait bien se payer quelques plaisirs annexes, histoire de décompresser, après des conférences d'une haute valeur intellectuelle et stratégique.
La CGT, quant à elle, mène la vie de château. L'une des maisons de vacances du comité d'entreprise de la RATP est un château du XVIIe, propriété de l'Union des syndicats CGT de l'entreprise. Cette splendide propriété, nichée dans la vallée de Chevreuse, au cœur d'un parc boisé de 75 hectares, dispose de trois terrains de tennis, d'un minigolf et d'un camping. Il manque une piscine. Mais pas de souci pour les lecteurs de Rivarol intéressés : il est prévu de la construire prochainement. Le château s'est fait remarquer par ses fêtes annuelles, dont la facture s'élève à 447 000 euros en moyenne.
Certains députés ont fini par s'émouvoir de tant de gabegie et d'opacité. Une commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le financement des organisations professionnelles et syndicales, présidée par le député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, composée de 29 députés, avait été mise en place le 12 juillet. Une commission mal perçue, dès le départ, tant par le gouvernement, l'UMP, l'opposition de gauche, les syndicats, que par le patronat.
La commission a cependant organisé 45 auditions et entendu cent personnes. Ce qui avait débouché sur la rédaction d'un rapport, relevant une opacité certaine dans l'utilisation des fonds, notamment au sein des comités d'entreprise.
Concernant les syndicats, la commission note que l'essentiel de ses moyens vient des temps de délégation. De nombreux personnels ne travaillent absolument pas pour leur entreprise, mais sont mis à temps plein à la disposition des syndicats, comités d'entreprise et fédérations professionnelles (près de 200 à la SNCF, 35 permanents et 47 personnels de secrétariat à EDF). Selon une estimation, l'enveloppe apportée aux syndicats dans le cadre des délégations serait de 250 euros par agent et par an. Soit 1,3 milliard d'euros, rien que pour l'ensemble de la fonction publique. La commission relève que certaines organisations disposent de patrimoines "considérables". C'est le cas de l'UIMM, le syndicat patronal de la métallurgie qui dispose par ailleurs d'une trésorerie de plus de 500 millions d'euros, ses ressources annuelles atteignant sans doute un milliard. La commission note aussi que les Comités d'entreprise sont « soumis à des règles de transparence minimalistes », ceux-ci bénéficiant cependant de versements financiers "considérables".
Nicolas Perruchot avait quelques idées pour réguler ce système. Il proposait de soumettre les CE. à l'obligation de transparence, de certification de leurs comptes et à la contrainte de procéder à des appels d'offre pour leurs achats. Il suggérait aussi que les employeurs ou salariés pussent solliciter l'Inspection du travail pour des contrôles. Il préconisait surtout de limiter la durée de mise à disposition des délégués syndicaux par leurs employeurs.
Devinez ce qui se passa ? La majorité de la commission, élus UMP, PS et communistes réunis, vota contre le rapport final, pourtant très prudent, et décida que ce rapport ne serait pas diffusé.
C'est ainsi que ça se passe en France...
R. S. Rivarol du 23 décembre 2011 au 5 janvier 2012

Indignation sélective : seuls trois députés à l’hommage rendu par leurs collègues aux deux policiers tués sur le périphérique parisien

PARIS (NOVOpress) - Hier, lors de la marche blanche en hommage aux deux policiers de la BAC tués par la racaille multirécidiviste Malamine Traoré, seulement 3 députés étaient présents : Gilbert Collard (RBM), Marion Maréchal-Le Pen (Front national) et Nicolas Dupont-Aignant (Debout la République). Tous trois qui plus est non inscrits.

Un nombre trop faible de représentants de la Nation qui ne peut manquer d’interloquer. Certes, quant aux députés de gauche plus sensibles au laxisme judiciaire de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, si c’était Traore et son ami Bensassou qui avaient été tués par un policier, beaucoup plus de députés auraient participé à la marche en leur honneur… Ce qui infirme clairement les rodomontades sécuritaires de Manuel Valls.

Mais l’UMP, qui prétend incarner la défense  de nos concitoyens contre la délinquance et le soutien aux policiers contre les voyous, cette absence risque de rester longtemps dans la mémoire des membres des forces de l’ordre qui, parce que citoyens, votent…

http://fr.novopress.info

La date maudite du 19 mars

Signés la veille avec les représentants du FLN, les accords d'Évian ont mis fin à la guerre d'Algérie le 19 mars 1962. Du moins officiellement, car leur conclusion engendra de multiples souffrances.
Le 18 mars 1962, les négociateurs d'Évian signaient un accord de cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN qui dirigeait la rébellion indépendantiste. Le texte était accompagné de "déclarations gouvernementales" censées garantir la sécurité des Européens présents en Algérie, comme de ceux, de toutes origines, qui s'étaient opposés au FLN. Les harkis 1, supplétifs de l'armée française, n'étaient pas mentionnés. La promesse, toute verbale, du FLN qu'il n'y aurait pas de représailles contre eux fut jugée suffisante par Louis Joxe 2.
Violences sans précédent
Le texte d'Évian fut publié le 19 mars. Depuis, certaines organisations "anticolonialistes" considèrent cette date comme celle de la fin da la guerre d'Algérie. Il faut pour cela tout le cynisme dont sont capables les tenants du marxisme, leurs alliés et compagnons de route, car, loin que le conflit s'apaisât à partir du 19 mars, il s'ouvrit une période de violences sans précédent. Il en fut ainsi non seulement jusqu'au 3 juillet, où Paris reconnut l'indépendance de l'Algérie, mais ensuite également, jusqu'à l'automne de 1962 et au-delà. La période suivant l'indépendance fut marquée d'un surcroît d'enlèvements et d'horribles massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent probablement plus nombreuses durant ces six mois qu'elles ne l'avaient été durant les huit années précédentes. Le nombre des Pieds-Noirs enlevés quintupla 3, contraignant l'immense majorité d'entre eux à un exil définitif résultant d'une épuration ethnique pure et simple. Ajoutons que durant ce semestre abominable, nombre de militaires français furent tués ou enlevés ; 177 d'entre eux demeurent portés disparus à ce jour (chiffres provisoires sans doute inférieur à la réalité 4). Donner la date du 19 mars comme nom à des places, des rues, des ponts (prochainement à Toulouse), fêter cette journée, prétendre y voir la fin du conflit algérien, est donc une insulte à toutes les victimes de cette époque, un outrage à l'Armée française, un défi au sens national le plus élémentaire et une injustice criante.
Contrairement à ce qui s'affirme parfois avec légèreté, le FLN, représenté par Krim Belkacem, à l'époque homme fort de ce mouvement, a bien signé et paraphé les accords d'Évian. Cette organisation a donc délibérément violé le texte auquel elle avait souscrit (et qu'elle négocia durement). Elle a totalement engagé sa responsabilité morale et matérielle dans ce qui suivit. La participation ouverte de ses commandos, de son armée et de ses militants aux enlèvements massifs et aux exécutions durant les neuf mois postérieurs au 19 mars devrait inspirer une condamnation unanime. Ce n'est pas le cas, ce qui illustre le relativisme troublant de l'idéologie des droits de l'homme, devenue le fondement de l'univers occidental actuel. L'opprobre ne devrait d'ailleurs pas épargner certains responsables politiques français de l'époque.
Terrorisme silencieux
Dès le 17 avril 1962, l'encre d'Évian à peine sèche, le FLN inaugura le terrorisme silencieux, les enlèvements massifs d'Européens à Alger, à Oran, dans la campagne oranaise et en Mitidja. Ces rapts prenaient pour prétexte la lutte contre l'Organisation armée secrète (OAS) 5. Après l'échec du putsch des généraux en avril 1961, les partisans de l'Algérie française avaient en effet tous rejoint cette organisation clandestine. Ils usaient de méthodes violentes. Les "anticolonialistes", qui donnent le ton aujourd'hui dans les médias et les milieux officiels, font de l'OAS le responsable de l'échec d'Évian et de l'exil des Pieds-Noirs. C'est un procédé commode mais malhonnête. L'organisation secrète, surtout en fin de course, en juin 1962, n'avait plus ni stratégie, ni tactique. Il en résulta des dérives diverses et une confusion chaotique terminées par une (pseudo) négociation avec le FLN 6. À ce stade, l'OAS menaça de pratiquer la "terre brûlée". Des historiens de pacotille lui imputent cette politique depuis sa naissance, alors qu'elle ne dura qu'une semaine. L'histoire de l'OAS s'étend sur seize mois, de mars 1961 à juin 1962. Quelles que furent ses errances finales – elles furent indéniables et eurent des conséquences –, en faire le bouc émissaire de tous les échecs ultimes des autorités françaises n'est qu'une manière peu subtile d'exonérer le pouvoir d'alors et de blanchir le FLN de ses crimes vis-à-vis de l'Algérie, des harkis et des Pieds-Noirs.
Car après le ratissage de Bâb El Oued, ceux-ci subirent aussi la fusillade du 26 mars 1962 rue d'Isly 7, puis la longue succession des crimes des nouveaux maîtres du pays. Un exemple en donnera une idée : en mai 1962, 272 Européens furent enlevés en Alger contre 44 en avril. A la fin du mois de juin, on évaluait à près de mille les victimes européennes de rapts dans le seul département d'Alger. À partir du 17 juin, à la suite d'un accord FLN-OAS, les enlèvements ralentirent. Ils reprirent de plus belle après le 3 juillet, date de la proclamation de l'indépendance. Deux jours après, le 5 juillet, à Oran, une manifestation venue des quartiers musulmans submergea le centre-ville européen. Quelque sept cents Pieds-Noirs et une centaine de musulmans (sans doute pro-français) furent massacrés 8. Ceci accentua l'exode et le rendit irréversible.
Représailles sanglantes
Les victimes les plus nombreuses se situent toutefois parmi les musulmans. Dès la signature des accords du 19 mars, des harkis furent attaqués à Saint-Denis-du-Sig. À Saïda, des membres du commando Georges furent enlevés et tués par l'organisation indépendantiste alors même que plusieurs d'entre eux étaient des officiers français. Après le 3 juillet, les représailles contre les musulmans ayant combattu le FLN s'intensifièrent. Des dizaines de milliers furent assassinés, emprisonnés ou persécutés de diverses manières 9. Quelque quatre-vingt-dix mille harkis, familles comprises, furent transférés en France grâce à l'action clandestine de quelques officiers.
Les autorités militaires, tout en signalant les épreuves subies par nos compatriotes musulmans, n'en relayèrent pas moins des recommandations insistantes et répétées de ne pas les faire venir en France. Ces faits, largement établis historiquement n'en sont pas moins dissimulés, voire niés aujourd'hui par quelques chercheurs "engagés". Ceux qui ont vécu les événements de ce vilain temps en sont marqués à jamais. La date du 19 mars 1962 demeurera celle d'une ineffaçable forfaiture.
Jean Monneret L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 15 mars au 4 avril 2012
Chronologie
❏ 19 mars 1962 : publication des accords d'Évian.
❏ 17 avril : le FLN lance une campagne massive d'enlèvements d'Européens.
❏ 3 juillet : le gouvernement français reconnaît l'indépendance de l'Algérie.
❏ 5 juillet : massacre à Oran de plus de sept cents Européens et d'une centaine de musulmans ; l'exode des Pieds-Noirs s'accentue.
❏ Automne : le tandem Ben Bella-Boumedienne prend le pouvoir en Algérie ; les enlèvements ralentissent puis cessent progressivement.
1 - Les harkis étaient les supplétifs mobiles de l'armée française ; par extension, le terme tout musulman ayant combattu le FLN.
2 - Ministre d'État chargé des affaires algériennes, Louis Joxe dirigeait la délégation française à Évian.
3 - Jean-Jacques Jordi chiffre à 332 les Européens disparus avant le 19 mars et à 1253 après. S'y ajoutent 123 personnes dont les corps furent retrouvés et 170 cas incertains. Cf. Jean-Jacques Jordi, Un silence d'État, éd. Soteca.
4 - À ce jour, le gouvernement français a refusé d'ouvrir les archives concernant ces militaires disparus ; seuls les civils ont été étudiés.
5 - Cf. Maurice Faivre, Les Archives inédites de la politique algérienne, éd. L'Harmattan ; collectif, Vers la paix en Algérie, éd. Bruylant ; les pages signées y sont reproduites.
6 - L'OAS fut créée à Madrid le 10 février 1961 et devint active en mars et surtout à l'automne suivant. Le FLN et ses séides prétendent aujourd'hui que les enlèvements ciblaient ses militants. Dans La Phase Finale de la Guerre d'Algérie (L'Harmattan), nous avons montré que les rapts pouvaient toucher aveuglément n'importe quel Européen.
7 - Voir notre ouvrage Une Ténébreuse Affaire - La Fusillade du 26 mars 1962, éd. L'Harmattan..
8 - Cf. Jean-Jacques Jordi, op. cité.
9 - Maurice Faivre, Les Combattants musulmans de l'Armée française, éd. L'Harmattan.

Le vieux monde et l'enfance

Remboursement intégral de l'avortement, eugénisme, recherches sur l'embryon, adoption d'enfants par les couples homosexuels : les menaces sur l'enfance se multiplient, sous-tendues par une conception matérialiste et utilitariste de l'être humain.
En 1966, Gilbert Cesbron écrivit un livre au titre prophétique : C'est Mozart qu'on assassine racontait l'histoire d'un jeune garçon de sept ans brisé et déraciné par le divorce et les querelles de ses parents. Au fil du temps, les manières d'assassiner Mozart se sont multipliées et ont été légalisées, à commencer par l'avortement devenu droit des femmes, qu'il est question de rembourser intégralement en dépit du vertigineux déficit de la Sécurité sociale. La mort des enfants à naître figure ainsi parmi les objectifs prioritaires du gouvernement. Le socialisme est une épée de Damoclès suspendue sur la tête des enfants.
Les menaces, ces temps-ci, se multiplient, même sur des sujets qui paraissaient avoir été, sinon réglés, du moins temporairement pacifiés : est-il si urgent de revenir, déjà, sur la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, en reposant la question de l'autorisation des recherches sur les cellules souches embryonnaires, ces expériences sur le vivant qui le détruise ?
L'autorisation deviendra la règle
La lecture du compte rendu analytique de la séance du 15 octobre au Sénat, au cours de laquelle a été discutée une proposition de loi du sénateur Françoise Laborde (groupe RDSE, radicaux de gauche), contient des aveux intéressants. La proposition vise à remplacer le principe d'interdiction des recherches sur l'embryon avec dérogations exceptionnelles, figurant dans la loi de juillet 2011, par un régime d'autorisation encadrée - il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'autorisation deviendra la règle.
« Les tenants de l'interdiction voient dans le fœtus un être humain en puissance, a expliqué Françoise Laborde. Selon cette logique, il aurait fallu maintenir une interdiction totale, sans dérogation. Si l'embryon est une personne humaine potentielle, la seule potentialité ne suffit pas à constituer cette personne. Le potentiel de vie (...) n'existe pas en soi ; il est fonction de la nature et du projet du couple pour lequel l'embryon est conçu en assistance médicale à la procréation. »
Remarque préliminaire : les tenants de l'interdiction ne voient pas dans le fœtus « un être humain en puissance », mais un être humain tout court. Au contraire, pour Françoise Laborde, c'est finalement le projet du couple qui fait de l'embryon une personne. C'est donc d'une certaine manière son utilité.
Cette réification de l'être humain se retrouve dans le raisonnement de Gilbert Barbier, rapporteur de la commission des affaires sociales et lui aussi radical de gauche, qui observe qu' « il s'agit d'embryons surnuméraires voués à la destruction après cinq ans de conservation. » Par conséquent, autant les utiliser...
Le verbe utiliser est expressément employé par Muguette Dini (groupe Union centriste et républicaine). Après avoir précisé que, pour elle, « L'embryon est un amas de cellules indifférenciées ayant au maximum cinq jours d'existence », elle poursuit : « D'où viennent ces embryons ? Ils ne sont plus utilisés dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation En France, 160000 embryons surnuméraires ne font pas l'objet d'un projet parental. Qui décidera de leur sort ? Les parents, au terme de cinq ans. Ce sont donc, de toute façon, des embryons destinés à la destruction qui serviront à la recherche. »
Suit une contradiction flagrante : « Sait-on comment les embryons non désirés sont détruits ? Ils sont décongelés sur une paillasse avant d'être jetés ! Une collègue, qui a recouru à l'AMP, l'a découvert avec horreur ». Pourquoi être horrifiée, s'il ne s'agit que d'un amas de cellules ?
Curieusement, le sénateur Barbier aborde lui aussi un terrain mouvant en déclarant : « Si, demain, la recherche sur les cellules souches induites progresse, celle sur les cellules souches embryonnaires prendra fin. Le texte est donc conforme à la convention d'Oviedo. » Voire. L'article 2 de la dite convention d'Oviedo sur les droits de l'Homme et la biomédecine, est ainsi rédigé : « Primauté de l'être humain. L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. » Qu'en est-il, en l'occurrence ?
Et que penser de l'intervention du socialiste Bernard Cazeau, qui déclare : « Les laboratoires partout dans le monde, ont au reste centré leur recherches sur les cellules souches embryonnaires. Allons-nous donner à nos chercheurs let moyens de lutter à armes égales ou faudra-t-il nous en remettre à l'industrie américaine ou japonaise ? » Est-elle compatible avec la convention d'Oviedo ?
L'injustice est notre affaire a tous
Mme Dini, décidément en verve, est en revanche parfaitement logique lorsqu'elle dit : « Je peux comprendre ceux qui considèrent que l’on ne peut toucher à la vie humaine mais alors, il faut revenir à l'interdiction totale, sinon, c’est l'hypocrisie. » C'est la première question qui se pose, en effet : peut-on toucher à la vie humaine ? La deuxième question est celle de la conception matérialiste de l'homme qui conduit à l’utiliser et à lui accorder du prix en fonction de son utilité.
Des réponses à ces deux questions découlent non seulement les expériences sur l'embryon, mais aussi l'avortement, les tendances eugénistes qui conduisent à dépister pour le supprimer les enfants trisomiques, et plus généralement la mentalité utilitaire qui réduit l'enfant - comme d'ailleurs la femme ou l’homme adultes - à un simple moyen, comme on le voit dans le cas de l'adoption par les couples homosexuels.
« Que ce monde soit absurde, c'est l’affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu’il soit injuste, c'est notre affaire à tous », a écrit Gilbert Cesbron.
Eric Letty  monde & vie . 20 octobre 2012

Théorie des Cordes : Ce qu'Einstein ne Savait pas Encore (FR) - Version longue

13:17 Écrit par pat dans culture et histoire, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Mali : la facture explose, la résistance jihadiste se durcit

Pour financer les opérations militaires, 950 millions de dollars sont nécessaires, estime le ministre ivoirien des Affaires étrangères, le double de ce qui était prévu fin janvier. Sur le terrain, l’arsenal dont dispose les jihadistes inquiète de plus en plus.

La guerre au Mali coûtera plus cher que prévu, le double plus précisément. En clair, aujourd’hui ce sont 950 millions de dollars de dollars (715 millions d’euros euros) qui sont nécessaires pour financer les opérations militaires et renforcer les effectifs africains, soit plus du double des fonds de l’enveloppe promis de 455 millions de dollars (338 millions d’euros) promise à la force africaine dans ce pays (Misma) fin janvier par la communauté internationale ( voir la vidéo des Echos TV ), a affirmé lundi Charles Koffi Diby, le ministre ivoirien des Affaires étrangères.

La Misma prévoit de déployer à terme 6.000 hommes, au lieu des 3.300 annoncés au départ, auxquels s’ajoutent les 2.000 soldats tchadiens promis par N’Djamena, qui ne font pas partie de la Misma mais travaillent en coordination avec elle.  Il est « primordial » que la Misma, qui doit à terme « assurer le remplacement progressif » des forces françaises, « puisse disposer de toutes les ressources nécessaires », a souligné le ministre ivoirien. Selon lui, il est également prioritaire de « protéger les populations touareg contre toutes formes d’exactions ».

Risque de guerre asymétrique

Face au risque d’une « guerre asymétrique » menée par les jihadistes, le renforcement des troupes africaines, fixé à terme à 8.000 hommes, « s’impose comme une priorité », portant « l‘estimation financière globale à 950 millions de dollars », a déclaré le ministre à l’ouverture d’une réunion de ministres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Abidjan. Une priorité d’autant plus urgente que, sur le terrain, les force maliennes et françaises vont de surprise en surprise  : obus de char, lance-roquettes multiples, fusils de précision, M16… dans la région de Gao (nord), l’armée malienne doit faire face à un ennemi aussi bien, sinon mieux équipé qu’elle. La principale menace restant, selon les militaires français, les engins explosifs artisanaux. Alignés sur la base 1 de l’aéroport de Gao, aux côtés de fusils d’assaut américains M16, de fusils de précision de fabrication tchèque, et autres roquettes russes ou chinoises, des explosifs et des détonateurs mais aussi des uniformes de différents corps de l’armée malienne.

Pour le colonel-major Didier Dacko, commandant opérationnel de la zone, « l’impression qu’on a, c’est qu’eux et nous (armée malienne) avons quasiment les mêmes armes, sauf la troisième dimension, l’aviation, qu’ils n’ont pas ». « Ils ont aussi des engins blindés, mais on s’est rendu compte qu’ils ne savaient pas les utiliser ou les réparer », relève-t-il. « Ca nous donne une idée d’une armée, en fait des organisations qui ont les capacités d’une armée, la capacité de destruction d’une armée », a déclaré pour sa part le colonel Laurent Mariko, commandant de la zone de Gao, lors d’une présentation dimanche à la presse d’armements saisis depuis le 26 janvier, date de la reprise de la principale ville du nord du Mali aux islamistes armés qui l’occupaient depuis dix mois.

Ces armes, récupérées par les forces spéciales maliennes, l’armée française ou encore par des groupes de « jeunes patriotes », proviennent de « stocks de l’armée malienne -il y a eu des défections massives avec des capacités militaires-, mais aussi de la gendarmerie sénégalaise ou d’autres pays limitrophes », a indiqué le colonel Mariko. Au milieu du stock d’armes, un panier de roquettes de fabrication russe, à monter sur hélicoptère, mais aussi des autocollants du drapeau des Emirats arabes unis, présentés par erreur à la presse comme « libyens ».

La crainte des « IED »

Les forces françaises s’inquiètent en particulier de la découverte d’IED (Improvised Explosive Device), qui étaient déjà leur cauchemar en Afghanistan. « Ce qui nous inquiète le plus ce sont les moyens artisanaux mis en oeuvre, avec les roquettes, notamment de 122 », déclare le colonel Denis Mistral. Selon lui, « les groupes armés jihadistes arrivent à mettre en place des systèmes télécommandés avec des téléphones et ils le font pour faire peser une menace permanente sur la ville de Gao ».

« On cherche ces systèmes-là en permanence de manière à les détruire. On en a encore trouvé la nuit dernière. C’est une des choses difficiles à gérer », ajoute-t-il, soulignant qu’« il faut innover en permanence, de jour et de nuit, pour surprendre l’ennemi ». Selon des sources militaires maliennes et françaises, plusieurs des éléments islamistes infiltrés jeudi au centre de Gao étaient porteurs de ceintures d’explosifs. Un IED avait été installé précisément à l’entrée des jardins de la mairie, mais les démineurs français ont découvert que son artificier n’avait pas eu le temps de l’activer.

Lire la suite de l’article dans Les Echos

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Belgique : discussions ouvertes sur la légalisation de l’euthanasie pour les mineurs

Jeudi 21 février se sont ouvertes, en Belgique, des discussions relatives à l’euthanasie : se déroulant dans le cadre de la Commission de la Justice et des Affaires sociales du Sénat, elles ont envisagé la possibilité d’une extension de l’autorisation faite aux mineurs d’avoir recours à l’euthanasie.

La RTBF rapporte en effet que «la question de l’âge est une donnée centrale dans les discussions qui ont démarré mercredi à propos des mineurs qu’une majorité de sénateurs souhaitent voir apparaître parmi les bénéficiaires de la loi actuelle».

Le but d’une telle extension ? Mettre fin à l’euthanasie des mineurs, pratiquée, paraît-il, de manière régulière quoi qu’illégale. Le Figaro souligne en effet que «l’un des experts auditionnés mercredi au Sénat a affirmé qu’il était ‘évident’ que l’euthanasie était déjà pratiquée chez des mineurs, hors du cadre légal. ‘Nous le savons tous’, a souligné Dominique Biarent, chef du service des soins intensifs à l’Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola, précisant qu’il s’agissait d’euthanasie ‘active’. Pour tenir compte de cette réalité, ‘les médecins ont besoin d’un cadre légal, a-t-elle insisté, citée par l’agence Belga. Ils doivent pouvoir agir sans devoir se demander si leurs collègues devront leur apporter des oranges‘».

Voilà donc où a mené la légalisation de l’euthanasie en Belgique : des enfants sont régulièrement euthanasiés, et dans la plus stricte illégalité ! Et ces bons médecins de le souligner pudiquement, comme si l’information était banale. Cynique ! Pour remédier à de tels abus ? Étendons donc la légalisation de l’euthanasie aux mineurs ! Ainsi, ce qui était illégal deviendra légal… C’est tellement plus simple que de fermer la boite de Pandore !! Car il est évident qu’une telle légalisation n’encadrera rien du tout : celle de l’euthanasie a déjà permis les abus que l’on évoque à propos des enfants ; la nouvelle suscitera de nouvelles occasions d’abus, plus grandes encore puisque le principe sera acté. C’est sans fin. Ouvrir plus grand la boite de Pandore pour limiter les abus que sa première ouverture à permis, c’est absurde ! Car des abus, il y en aura dorénavant à la pelle !!

C’est le principe de l’euthanasie lui-même qui est criminel. Donner la mort pour faire cesser la souffrance est un raccourci un peu rapide et, permettez-nous, moralement suspect. L’homme en effet n’a pas à légiférer, à partir de cas particuliers pris à chaud, et sous le coup de l’émotion, sur la vie et sur la mort : car il n’en est pas le maître. Sauf à pouvoir ressusciter les morts, il doit humblement reconnaitre que de telles lois lui échappent, car il n’est pas lui-même l’auteur de la vie.

Accompagner les personnes en fin de vie au seuil de la mort, ce n’est pas les pousser dans l’escalier de la mort…

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[Exclusivité Novopress] Le prologue de “Sale Blanc” de Gérald Pichon

PARIS (NOVOpress) - “Sale Blanc, chronique d’une haine qui n’existe pas” de Gérald Pichon est la dernière publication d’Idées éditions. Il est préfacé par Pierer Sautarel de Fdesouche.

Comme l’affirme la quatrième de couverture : « Longtemps dénoncée comme un fantasme, assimilé à un outil de propagande de l’extrême droite, la haine antiblanche était jusqu’à récemment déconsidérée par nos élites politiques et médiatiques. Pourtant, cette douloureuse réalité touche un nombre grandissant de Français. Agressions, insultes, viols… Cette forme particulière de haine raciale existe bel et bien. Mais aux yeux de ses détracteurs, affirmer en être victime est une erreur, c’est refuser le sacro-saint vivre-ensemble érigé en valeur suprême de la société multiculturelle. A l’heure où de grossières et opportunistes tentatives de récupération politicienne se font entendre, l’ouvrage “Sale Blanc” vient, témoignages et chiffres à l’appui, rendre compte d’une réalité méconnue, volontairement dissimulée par les gouvernements de droite comme de gauche. »

En attendant un entretien avec l’auteur – qui tiendra une conférence samedi 2 mars à Tours à l’invitation du Cercle Jean Royer – et les bonnes feuilles du livre, en exclusivité pour Novopress vous trouverez ci-dessus le prologue.

« Trop seul, trop pâle,
Trop seul pour qu’on te craigne
Trop pâle pour qu’on te plaigne »
Vae Victis

C’est un petit garçon rentrant en sang chez lui, une adolescente terrorisée à l’idée de sortir, un jeune homme tombé sous des coups d’une violence inouïe, une grand-mère martyrisée que sa famille n’oubliera jamais. Tous ont connu la détresse, la peur, les sanglots étouffés, la solitude. Aucun ne pourra oublier ces scènes de violences maintes fois rejouées. Ces souvenirs qui restent et ceux qui s’envolent, ce traumatisme que l’on n’oubliera jamais. Combien de fois revoit-on la scène ? Et si, en fin de compte, nous l’avions provoquée ? Pourquoi moi, pourquoi nous ? Pourquoi toi et pourquoi vous, les agresseurs, les violeurs et les violents ? Pourquoi cette rencontre entre toi et moi, entre nous et vous ? Pourquoi moi et nous et pas lui et eux ? Pourquoi moi et pas toi ? Le hasard ? Le destin ? Dieu ou le diable ? Qu’a-t-on fait ou pas fait pour mériter ça ?

Tu brandis un poing vengeur, tu as l’air énervé, tu as juste le temps de maugréer un « sale Blanc » avant de lui couper le fil de la vie, de lui enlever sa confiance dans les hommes ou de le laisser vieillir en paix. Devant les policiers, les tribunaux, vous, les agresseurs, justifierez votre acte. Tout y sera et même plus. Nous vous écouterons avec attention, avec une inquiétude mêlée d’espoirs : nous pourrons alors enfin comprendre cette agression, ce viol, cette mort… Procès, prison, amendes pour vous. Perte de confiance, peur et parfois oubli pour nous. Plus tard, vous vous moquerez de la victime, vous vous jouerez d’elle. « Victime ! Victime ! », c’est devenu la nouvelle insulte à la mode dans les cours de récréation. Vous ne regrettez rien, ou si peu. Vous êtes en guerre, nous sommes en pleurs. Si on ne t’a rien dit sur moi alors pourquoi nous ? C’est notre gueule, notre visage, notre faciès qui ne vous reviennent pas ? Oui…. trop pâle, trop blanc, trop simple… pas assez couleur locale dans ce quartier, cette ville. Cette époque ?

Alors, t’as pas compris encore « petit Blanc » ? Je t’ai brisé car tu n’es pas comme moi et je te l’ai fait payer cher. Cette haine, elle est là. Elle est en moi et cette haine, c’est de toi, de ta couleur de peau : je prends ma revanche, je t’écrase, je t’humilie. Tu ne comprends pas, je te frappe, tu comprends, nous te frappons. Moi, on m’excusera ; toi, on t’oubliera. T’as rien compris encore. Regarde-toi dans le miroir, tu es faible dans tous les domaines, tu n’as même pas la force de réagir à tout ça. Mais regarde-toi, nous sommes forts, nous sommes forts de vos faiblesses. C’est vous qui nous avez appris à vous détester, on a bien retenu la leçon. Vous êtes nos défouloirs, la vie n’est pas tendre avec nous, alors on vient se servir sur votre dos, passer nos nerfs et oublier. Oublier quoi ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr c’est qu’on vous oublie rapidement, vous les victimes. Ne sois pas blanc de peur, car pour nous ce serait un nouvel appel du sang…

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Le professeur Jean Tulard (la Révolution) « Ce fut la revanche des humiliés, pas celle des opprimés »

Jean Tulard est le grand spécialiste de Napoléon. Membre de l’Institut (Académie des Sciences morales et politiques) après avoir été directeur d’études à l’École pratique des hautes études, professeur à l’université de Paris-Sorbonne et à l’Institut d’études politiques de Paris, il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages.
Il a collaboré au Livre noir de la Révolution française à paraître ce lundi aux éditions du Cerf. Ouvrage collectif regroupant les noms des plus grands spécialistes, ce pavé jeté dans la mare de la mémoire nationale fait le bilan des destructions révolutionnaires qui ont pesé et à bien des égards pèsent encore sur les destinées de la France. Il a bien voulu répondre à nos questions.
L’ACTION FRANÇAIS 2000 - Ce Livre noir de la Révolution française paraît presque vingt ans après les célébrations du bicentenaire qui avaient donné lieu à de nombreuses publications. Certains se souviendront du livre de René Sédillot, Le coût de la révolution française, ou encore des ouvrages de Reynald Sécher sur le génocide vendéen. Depuis lors, nous avons vu émerger une querelle autour des travaux de François Furet, puis comme une suite à cela un débat autour du Livre noir du communisme. Que s’est-il passé depuis lors ?
JEAN TULARD - Il faut d’abord remarquer que, paradoxalement, le bicentenaire a donné lieu à un réquisitoire contre la Révolution, y compris pour des gens venus de la gauche comme Furet : la révolution était décrite comme un dérapage, une perte de contrôle qui, si elle n’était pas entièrement condamnable, ne méritait pas une telle commémoration. Après le bicentenaire on a pu constater un tarissement des publications qui abondaient précédemment.
De Robespierre à Lénine
A.F. 2000 - Vous avez évoqué le nom de François Furet. Sur ses traces d’autres historiens ont entamé un véritable examen critique du communisme et partant de sa paléontologie, la Terreur jacobine : le directeur du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois a également collaboré à ce Livre noir de la révolution française. Comment envisagez-vous cette collaboration ?
J.T. - Je ne suis pas surpris de voir des personnalités abusées par l’idéologie communiste, qui ont commencé leurs recherches sur le communisme les poursuivre par des travaux sur la période révolutionnaire. C’est le même réflexe qui est à l’oeuvre dans les deux révolutions. Des liens très étroits unissent le communisme à la Révolution française. Lénine admirait Mathiez, le grand robespierriste de la Sorbonne. Des noms de révolutionnaires ont été donnés à des navires soviétiques. Il était nécessaire que le rapport Krouchtchev, critiquant le modèle stalinien de la révolution communiste conduise à une révision de la révolution française, tant la révolution russe s’était constituée en héritière de la Révolution française.
A.F. 2000. - Pourquoi la Révolution a-t-elle été si sanglante ?
J.T. - Tout d’abord il y a les excès de la foule révolutionnaire avec ses débordements sanglants. Enfin et surtout la Terreur. En effet la Terreur est irréductible à des “débordements”. La Terreur est voulue pour terroriser les adversaires : dès le 14 juillet, lorsque la foule promène la tête de Launay cela n’a pas d’autre but. Il s’agit dès lors d’annihiler les résistances. La guillotine est dissuasive, mais lorsque l’on promène les condamnés dans une charrette au pas sur des kilomètres avant d’arriver à l’échafaud nous avons déjà à faire à un système terroriste. Les noyades de Nantes aussi sont dissuasives, lorsque les pêcheurs à la ligne sur les bords de Loire ont vu passer les cadavres au fil de l’eau ça a dû tempérer leurs sentiments contrerévolutionnaires.
La haine et l’envie
A.F. 2000 - Vous avez écrit il y a plus de dix ans Le Temps des passions : espérances, tragédies et mythes sous la Révolution et l’Empire. À quelles passions la Révolution a-t-elle donné libre cours ?
J.T. - La haine et l’envie. Je vous répondrai en citant un mot de Napoléon : « Qu’est-ce qui a fait la Révolution ? La vanité. La liberté n’a été qu’un prétexte. » Il s’agissait de détruire une société bloquée, dont la mobilité sociale s’était réduite. Il y eut la haine de Marie-Antoinette entretenue par les gazettes et les chansons évoquant sa toilette et sa brioche. La Révolution trouve sa source dans la lutte de la vanité des uns contre l’arrogance des autres. Ce fut la revanche des humiliés, pas celle des opprimés. Avec la nationalisation des biens du clergé émerge une nouvelle classe dominante, celle des bourgeois acquéreurs de biens nationaux : l’aristocratie laisse sa place à la ploutocratie. En effet, les révolutions sont toujours une bonne occasion de faire fortune.
A.F. 2000 - N’est-ce pas d’abord la passion de l’égalité comme l’a dit si justement Tocqueville ?
J.T. - Il faut appeler les choses par leur nom. Ce à quoi se refusent le libéral fumeux Tocqueville et ses disciples. Préférez lui l’ultra Fiévée, ce contre-révolutionnaire qui rejoindra Bonaparte d’ailleurs, qui dans son merveilleux roman La dot de Suzette rend si bien compte de ce que j’évoquais à l’instant : l’envie, la vanité, l’ambition et la cupidité. J’ai jadis écrit un petit livre sur Fiévé, mais je vous renvoie surtout à la conclusion de mon livre Les révolutions paru chez Fayard.
A.F. 2000 - Croyez-vous ces passions toujours à l’oeuvre dans la société française ?
J.T. - C’est évident. Elles sont partout à l’oeuvre. On ne change pas l’homme, et s’il n’y avait pas l’envie il n’y aurait pas d’histoire. C’est l’éternelle histoire d’Iznogoud.
Corruption
A.F. 2000 - Comment expliquer le contraste entre la réalité de la Révolution française et sa perception à l’école, dans les médias et dans la vie politique ?
J.T. - On ne peut pas dire que la déclaration des droits de l’Homme procède des iniquités révolutionnaires, l’on retient plutôt Valmy que la Terreur. C’est le fruit d’une politique. Voyez Mitterrand. Cet homme cultivé qui devait d’ailleurs connaître Fiévée, (il lui succéda sur le fauteuil de préfet de la Nièvre) a choisi de célébrer le bicentenaire de la fausse bataille de Valmy en 1989 alors qu’elle eut lieu en 1792 ! Il savait ce qu’il faisait. ! En célébrant Valmy il gommait les massacres de septembre, que pourtant cette fausse victoire, achetée par Danton à Brunswick avec les joyaux de la couronne, rendit plus odieux encore, leur ôtant toute justification. Avec Valmy tout le monde est content, cette bataille, qui n’a pas versé de sang, est une victoire française remportée avec les canons de la monarchie ; Louis-Philippe y était, ce qui contente les orléanistes, ainsi que Kellermann que Bonaparte fit duc de Valmy, ce qui satisfait les bonapartistes.
A.F. 2000 - Quel est selon vous l’aspect le plus noir de la révolution française ?
J.T. - Il y en a tant… Je serai tenté de dire la Terreur, qui ajoute au sang la corruption. L’aspect le plus noir est peut-être d’avoir inventé le régime parlementaire et son corollaire, la corruption. Prenez l’exemple du décret de la compagnie des Indes.
Se dessine dès les débuts de ce nouveau type de tyrannie qu’est la dictature des Chambres le désir effréné de se maintenir. Le décret des deux-tiers est là pour l’attester. On assiste à la destruction de la démocratie que l’on croyait instaurer. La brigue, la corruption et la banqueroute (l’assignat…) en plus de la Terreur.
Un nouveau regard
A.F. 2000 - Quel changement positif peut-on directement attribuer à la Révolution française ?
J.T. - La vente des biens nationaux… Cela a permis l’avènement des notables (notaires, magistrats, médecins…) qui ont assuré une certaine stabilité. Ils se sont substitués à des nobles à bout de souffle.
A.F. 2000 - Le livre noir de la Révolution française contribuera largement à l’inversion de tendance depuis le départ des Mathiez et des Soboul… Quels progrès historiographiques sur la période révolutionnaire discernez-vous ?
J.T. - Quelques progrès notables, en réalité. Pour l’essentiel un regard moins complaisant sur l’événement. Vovelle, personnage très sympathique au demeurant, héritier de Soboul et Mathiez a été très largement marginalisé et ses ouvrages n’ont plus le succès qu’ils connaissaient avant le bicentenaire et la chute du communisme.
A.F. 2000 - Comment faire changer le regard du plus grand nombre à qui l’on enseigne encore la Révolution française comme un temps fondateur et même enchanté de l’histoire de France, en particulier dans les écoles ?
J.T. - C’est très difficile. Pour arriver à un tel résultat il faudrait une terreur blanche. La déférence à l’égard de la Révolution est tellement ancrée dans les moeurs, c’est la formation même des enseignants qui est en jeu, beaucoup ont été formés à l’école de Soboul. Je note tout de même un progrès, Furet commence à faire son effet, ils n’en sont pas encore à Tulard ! (rires).
A.F. 2000 - Vous qui êtes un passionné de cinéma, ne croyez vous pas que cela puisse être un moyen d’articuler l’histoire savante avec la culture populaire ?
J.T. - Je constate que le traitement de Bonaparte au cinéma est très contrasté, de même pour Marie-Antoinette. La Marie-Antoinette du Front populaire, de Renoir, produite avec l’argent de la CGT et dont Mathiez fut le conseiller historique et technique n’est pas celle de Delannoy incarnée par Michèle Morgan, ni celle de Sofia Coppola. Le cinéma est dans ces matières plus un reflet de l’époque et de ses préoccupations. Les films témoignent de la manière dont le regard sur la Révolution a changé plus qu’ils n’y contribuent.
A.F. - 2000 - Quel regard l’historien que vous êtes jette-t-il sur l’enseignement de l’histoire à l’école, au lycée voire à l’université ?
J.T. - Désabusé. J’en suis en partie responsable. Je n’ai que très peu enseigné au lycée. Et j’ai consacré tous mes efforts à dégager l’histoire napoléonienne de l’anecdote d’une part et à le prémunir de la nouvelle histoire de l’autre. Entre Castelot et Braudel ça n’a pas été simple. Voilà quelle fut ma contribution à la discipline.
A.F. 2000 - Vous avez dit « L’historien est au service de la vérité et non de la morale », l’histoire révolutionnaire n’est-elle pas une annexe de la morale « républicaine » ?
J.T. - C’est tout à fait cela…
Propos recueillis par l'A.F 2000 L’Action Française 2000 du 17 janvier au 6 février 2008

Du grillon dans les lasagnes

Nul hasard si l’on trouve de nombreux grillons, des petits grillons en pagaille, des « grillini », dans la radieuse Italie : ces sympathiques insectes prisent la lumière. Mais il en est aussi qui recherchent grottes, caves noires, tunnels de métro. Ceux-là, l’avenir dira s’ils feront entendre leurs stridulations, dans ce trou noir qu'est le Parlement. Et si, comme la nature le veut, leur durée de vie ne sera que d’un an.

On dit aussi que certaines variétés se vautrent dans les nids de fourmis ou de termites, pour les bouffer. Jolie image pour une élection : le pied dans la fourmilière politicienne !

Peut-être aussi faudrait-il porter attention à un des rôles non négligeables du petit grillon. Il creuserait des galeries profondes, travail de sape, comme l’on sait. Et cette lasagne géante qu’est la démocratie italienne, cette pâte combinée de trafics, arrangements entre coquins, de dosages savants et de substitutions de viandes, risque de s’effondrer sur elle-même.

Les cris d’horreur des grillophobes font plaisir à entendre. Même si nos compétences en entomologie interdisent une connaissance exhaustive de l'invasion grillonnesque, on se dit que pour susciter l’ire des instances européennes, des journalistes, des experts es libéralisme, des politiciens labellisés et néanmoins frauduleux, il faut ne pas être tout à fait mauvais. Et Beppe Grillo représente bien cet Arlequin collant qui enquiquine tous les Pantalons, les Capitans, les Docteurs, et même les Brighellas, ces valets qui veulent devenir maîtres. Une Commedia dell’arte, certes, mais, au lieu de verser dans les stéréotypes anti-italiens, comme n’ont pas manqué de faire les « commentateurs », rappelons que les coups de bâton, sous la risée populaire, ne tombent pas toujours sur le dos des éternels cocus de la politique…

D’aucuns de ces plumitifs, comme ceux du Nouvel Obs, par exemple, ou comme Marc Selmo, du service étranger du tartuffard Libération, voient dans Grillo ni plus ni moins qu’un Dieudonné péninsulaire. A la botte de la bête immonde, si vous voyez… Il faut dire que le point Godwin a été, pour le coup, passé à la vitesse du çon. Il voit des complots partout, le Grillo ! Complot américain, complot sioniste… Un paranoïaque, un fou, un autocrate qui vire tous ceux qui le gênent. En attendant pire… Un Duce du Web. En plus, il a une femme iranienne. Si ce n’est pas une association de malfaiteurs, ça ! Nauséabond. On l’a entendu proférer des propos antisémites. Il s’en prend régulièrement au présentateur de télévision Gad Lerner. Le pauvre. Il a pris aussi la défense d’un antisioniste notoire, le communiste Marco Ferrando. Il soutient, malgré toutes les démonstrations véritables portées par les médias au-dessus de tout soupçon, qu’Ahamadinejad n’a jamais nié l’Holocauste et n’a jamais prôné la destruction d’Israël. Idiot. Il fricote de l’extrême gauche à l’extrême droite. Ni droite, ni gauche. Comme Mussolini. D’ailleurs, rajoute le Nouvel Obs, son dernier meeting, qui a rempli de plus de 500 000 personnes la Piazz San Giovanni , c’était la Marche sur Rome. Carrément. Il ne manquait plus que les chemises noires. Il y avait dans la foule probablement plus de calumets et de grisgris que de matraques et de flacons d’huile de ricin, mais qu’importe… Voilà aussi qu’il souhaite qu’Al Qaïda bombarde le Parlement pour débarrasser l’Italie de la vermine politicienne ! On en a l’échine frissonnante rien que de penser à un tel malheur... Il vocifère, il insulte, et communie avec le peuple en délire. Le salut romain, et ce serait la dernière olive sur la pizza !

Et pourtant, il roule, le Grillo, dans son « Tsunami Tour ». Mot d’ordre : A bas l’euro ! A casa ! (à la maison !), « Va Fanculo ! ». C’est direct. Avant l’uppercut électoral.

La force de Beppe Grillo, outre de conjuguer tous les mécontentements face à une rigueur impitoyable imposées par la finance internationale et l’Europe de Bruxelles, c’est d’attirer l’utopie : la démocratie directe, les élus probes (en Sicile, où le Mouvement cinq étoiles a recueilli, aux élections régionales, la majorité des suffrages, ses représentants ont accepté de baisser leurs indemnités de 9000 à 2500 euros, la différence étant versée à une fonds de subvention pour les petites entreprises), la semaine de 20 heures, un revenu minimum de 1000 euros… Il y a quelque chose d’anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle, dans cette rébellion. Manque l’idée du Grand Soir.

Somme toute, c’est la manière italienne de contester le système. En France, où la mémoire est saturée des souvenirs de 89, de Bonaparte, de De Gaulle, et, en arrière plan, des quarante rois qui firent l’Etat français, rien ne se passe sans qu’on n’ait en tête le putsch, le parti dur et discipliné, ou bien le salut par le haut. L’Italie vint très tardivement, et mal, aux réquisits de l’Etat. Le fascisme, qui y était une forme de modernisation, n’exalta la volonté centralisatrice que parce qu’elle manquait. L’Italien, dans maintes régions, est naturellement anarchiste. Ou, plus précisément, la société italienne est assez riche, par sa diversité, sa vie locale, sa culture de proximité, ses associations, ses coutumes traditionnelles, sa trajectoire historiques, qui fut une merveilleuse procession de génies, dont la plupart étaient citoyens de leur patrie singulière, de Florence, de Rome, de Naples, de Venise, de Milan, de Palerme…, pour qu’elle se soit passée d’un appareil étatique comme celui de la Grande Nation. En Italie, tout vient d’en bas. C’est en partie à ce titre que la Commission de Bruxelles est rejetée, tout autant que les souffrances imposées.

L’Europe des peuples expérimente sous nos yeux. Il est clair que plusieurs équations sont essayées, éprouvées. En Grèce et en Espagne, les manifestations monstres et les heurts avec la police font long feu. En France, le système électoral interdit toute véritable perspective de bouleversement à terme. L’Italie formule une proposition, à sa manière. Il faut observer, enregistrer. Ce qui est bon là-bas ne l’est peut-être pas ici.

L’erreur serait de croire qu’il y ait des résultats politiques traditionnels à espérer, après la victoire, qui ne seraient que des fruits empoisonnés. Les « spécialistes » espèrent que les élus du mouvement de Beppe Grillo se corrompent, qu’ils se pourrissent au contact de la vase politicienne romaine. Ce désir juge le système et sa morale. Mais est-ce au Parlement ou au Sénat que gît la vie, la vraie vie ? Pour l’heure, bloquer le système est un bien. Mais si l’on veut qu’une alternative crédible se présente pour remplacer la dictature du fric et du mensonge, c’est bien la société qu’il faut débloquer.

Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

Vae Victis-Après la mort l'éternité

11:07 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L'Escroquerie d'Einstein: la Relativité de Poincaré - Radio Courtoisie

[Paris] cercle d’étude : Application de la pensée d’Action Française vendredi 01 mars

L’école de pensée qu’est l’Action Française ouvre ses portes trois vendredis par mois pour la tenue du cercle des étudiants animé par Pierre de Meuse pour les parties initiation et application de la pensée d’AF.. C’est l’occasion d’apprendre les bases ou de se refamiliariser avec la pensée nationaliste maurrassienne !

RDV 18h

10 rue Croix des Petits Champs Paris 1er (2ème étage)

Métro : Palais Royal - Musée du Louvre.

Renseignements : etudiants.paris@actionfrancaise.net

LE MINISTERE DE L’INJUSTICE par Louis-Joseph DELANGLADE

Le débat est ancien : dès lors qu’une faute est commise, faut-il privilégier la sanction ou la possible rédemption du coupable ? Coteries et médias de la bien-pensance nous serinent que le fautif ne l’est jamais autant qu’on le croit et que, moins il serait « puni » par l’incarcération, plus il serait « réinsérable ». 

C’est le point de vue de Mme Taubira dont l’habileté tactique repose sur une démarche en deux temps. D’abord, pour ne pas affoler l’opinion, on ne parle que des petits délinquants – c’est-à-dire, dans les faits, ceux qui pourrissent quotidiennement la vie des autres. Ensuite, on feint l’objectivité - c’est ainsi que mercredi dernier, un jury dit de consensus [?] sur la prévention de la récidive a remis des conclusions  qui vont souvent beaucoup plus loin que certains engagements du parti socialiste.

L’irréalisme forcené de Mme Taubira se heurte pourtant aux faits les plus évidents. Ainsi, et quoi qu’on puisse en penser par ailleurs, la mansuétude « taubiresque » appliquée en Grande-Bretagne n’a rien réglé tandis que la tolérance zéro appliquée à New-York a entraîné un recul du tiers de la délinquance. En France même, depuis trente ans, l’explosion de la violence (jusqu’à 13000 vols, 2000 agressions et 200 viols par jour, d’après l’enquête de Laurent Obertone dans La France orange mécanique) est parallèle à la diminution de l’accomplissement des peines (qui peut atteindre les deux tiers !) - sans parler des 80% de petits délinquants qui ne voient pas de juge, des milliers de peines qui ne sont pas appliquées et très souvent de l’absence d’emprisonnement pour les peines inférieures à deux ans (grâce à M. Sarkozy et Mme Dati).

Jeudi dernier, au petit matin, MM. Malamine Traoré et Mehdi Bensassou, percutent volontairement avec leur 4x4 un véhicule de la BAC parisienne, tuant deux policiers et en blessant grièvement un troisième. Le conducteur, âgé de 22 ans, est ivre et sans permis mais avec un casier chargé (huit condamnations, deux séjours en prison). On aimerait savoir combien de temps ce voyou a passé derrière les barreaux pour avoir récidivé aussi souvent… Petit délinquant « mis à l’épreuve », M. Malamine Traoré n’était pas en prison : il a tué deux policiers. S’il avait été à sa place, c’est-à-dire en prison, deux pères de famille seraient toujours en vie.

On objectera qu’il ne faut pas généraliser. Mais il s’agit là d’un exemple parmi des centaines, des milliers d’autres – souvent moins tragiques mais toujours insupportables. Jusqu’à l’impossible preuve du contraire, la seule solution juste, et quel qu’en soit le coût, réside dans la fermeté des peines et de leur application : n’en déplaise à Mme Taubira, la société a le devoir de mettre le délinquant hors d’état de lui nuire.

http://lafautearousseau.hautetfort.com

Science sans conscience, arme de destruction massive

SOUS LE titre : « Cancer, mortalité infantile et ratio sexuel des naissances, Irak 2005-2009 », une toute récente étude épidémiologique révèle que les habitants de Fallujah ont été soumis à des radiations bien plus élevées que celles endurées par les populations d'Hiroshima et de Nagazaki, le 6 août 1945.
LE DRAME DE FALLUJAH
Située à une soixantaine de kilomètres de Bagdad, Fallujah a, en effet, été le théâtre d'un des plus horribles crimes de guerre de notre temps.
En avril 2004, sa population, en majorité sunnite, s'était rendue célèbre en résistant à l'assaut donné par les forces d'occupation U.S - occupation fondée sur des mensonges, on s'en souvient.
En juin, les notables de la ville ayant refusé ; d'accepter la légitimité du gouvernement provisoire du Premier ministre Iyad Allawi, l'oncle Sam décida d'en faire un exemple.
L'assaut fut donné le 7 novembre. Pendant dix jours, des milliers de tonnes d'explosifs et de balles s'abattirent sur la ville.
L'envoyé d'Infowars, James Cogan rapportait le 18 novembre 2004 : « Fallujah est dévastée. C'est un enfer de corps sans vie, de bâtiments détruits et partout l'odeur fétide de la mort... On peut voir des rescapés à la recherche de nourriture dans ce que furent leurs jardins. D'autres errent, hagards et émaciés alors que, laissés là où ils sont tombés, des corps bouffis se décomposent... La seule comparaison qui me vient à l'esprit sont les villes de Beyrouth et de Sarajevo... » (D'autres témoins oculaires affirmeront avoir vu des chiens affamés se nourrir de cadavres. Des cas de rage furent d'ailleurs signalés).
Tout homme de 15 à 55 ans s'était vu interdire de quitter la ville. Sur une population d'alors environ 350 000 âmes, quelques milliers étaient parvenus à s'enfuir. Alors que l'estimation des pertes et des prisonniers restait vague (un ou deux milliers pour chacun des cas), c'est la nature des blessures qui frappait l'esprit des témoins*, notamment la vue des corps calcinés sous des vêtements intacts... Chez l'occupant, on dénombra un cinquantaine de morts.
Pour justifier ce carnage, les media US puis internationaux avaient ressassé, des semaines durant, que la ville sunnite était aux mains de « terroristes étrangers » sous la conduite de l'extrémiste palestinien Abu Musaab al-Zarqawi - ce que niaient catégoriquement les habitants. Bien entendu, Zarquawi resta aussi introuvable que le furent les armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein. Cela n'empêcha pas le général US John Sattler de déclarer « avoir libéré Fallujah » et le camp des justiciers d'avoir eu raison « d'irrationnels fanatiques », qui se seront battus « jusqu'à la mort » dira d'eux le porte-parole américain, le colonel Regner.
UN URANIUM QUI N'A RIEN D'APPAUVRI
Cette nouvelle étude tant attendue, publiée le 23 juillet dernier dans « l'International Journal of Environmental Studies and Public Health » (IJERPH) a été produite sous forme de questionnaire, en janvier et février 2010. Ses auteurs furent pareillement taxés de "terroristes" (la voix de son maître... ) par les autorités irakiennes aux ordres, tentant d'intimider la population. Ce fut seulement en présence d'une personnalité connue de la communauté que les langues se délièrent ; 711 foyers représentant 4 843 personnes, y participèrent.
La conclusion fait dire aux enquêteurs que « les taux de cancer ont en effet quadruplé depuis 2005 et que leurs différentes formes se révèlent similaires à celles rencontrées par les survivants d'Hiroshima et de Nagazaki, exposés à d'intenses retombées nucléaires ».
Parmi les chercheurs, Chris Busby, professeur de sciences biologiques et moléculaires à l'Université de l'Ulster et directeur de la recherche scientifique de Green Audit (groupe de recherche indépendant) trouve ce résultat « extraordinaire et alarmant », n'hésitant pas à déclarer sur la chaîne de télévision italienne RAI 24 : « D'après moi, il s'agit d'uranium appauvri et les deux cas doivent être liés ».
Comparé aux populations d'Egypte, de Jordanie et du Koweït, le taux de leucémie à Fallujah, s'avère 38 fois plus élevé ; 12 fois plus chez les enfants ; il l'est 10 fois plus pour le cancer du sein. On remarque aussi de nombreuses insuffisances rénales, des cas anormaux de lymphome et de tumeur du cerveau se développant chez les adultes. Quant à la mortalité infantile (80 sur 1000), elle aussi est supérieure : 5 fois plus qu'en Egypte et Jordanie et 8 fois plus qu'au Koweït.
Si sous les pressions, les forces de coalition avaient dû admettre l'emploi intensif de napalm et de phosphore depuis 2003, il en est autrement pour celui de l'uranium (dit) appauvri (UA). Difficilement identifiable car contenu dans les munitions et les armes telles que le fusil d'assaut AK77, l'UA, malgré sa dangerosité, semble désormais l'arme de prédilection des créatures du Pentagone.
Issu de l'uranium enrichi, d'activité inférieure à celle de l'uranium naturel, l'uranium appauvri (U235) est particulièrement fissile en dépit de sa densité. Il est non seulement chimiquement toxique (tel que le plomb, l'arsenic) mais aussi radiotoxique. Pyrophorique, il pulvérise sans mal tanks et bunkers en transperçant des mètres de béton et causant d'incommensurables dommages collatéraux... Il dégage à l'impact - nous parlons là de tonnes - entre 40 et 70 % de sa masse et disperse d'infinies particules (notamment de l'uranium, des traces de plutonium et d'américium) de poussière radioactive emportée par le vent sur de longues distances, absorbée par les sols, les eaux de surface et les nappes phréatiques ; touchant humains, animaux et plantes... Inhalé tel un gaz, l'oxyde d'uranium pénètre alors le corps qui ne peut l'éliminer et l'irradie, indéfiniment.
L'emploi d'uranium appauvri par les États-Unis avait déjà été suspecté lors de la « Tempête du Désert » en 1991 et l'on sait désormais que près d'un million d'obus a été déversé en trois jours, sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite sur la route de Bassora - en violation de l'article 3 de la Convention de Genève.
Parmi les nombreux témoins, Carole Picou, qui faisait partie du « service santé » des armées américaines et reconnue aujourd'hui invalide à 100 %, a pu constater l'horreur, tout au long de cette « autoroute de la mort » de corps totalement calcinés ; « littéralement fondus, pareils à des scories » écrira-t-elle. À partir de 2003, ces scènes se banaliseront, à Fallujah comme dans tout l'Irak.
Dus à la présence de radioactivité, des tests avaient eu lieu dans six zones du sud du pays dont la ville de Bassora, particulièrement touchée. À l'aide d'un spectromètre gamma, un tiers des échantillons de végétaux collectés indiqua un taux de radioactivité trois fois supérieur à la normale. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes de plantes sauvages comestibles et près d'un tiers des animaux étaient contaminés. Aussi bien par inhalation qu'ingestion de liquides ou de solides, ce taux, mesuré sur cinq ans (1991-1996) représentait déjà, chez les enfants de moins de 15 ans, 70 % de l'ensemble de la population étudiée.
En octobre 2009, des médecins irakiens et britanniques ont demandé, via l'ONU, une commission d'enquête sur les maladies dues à la prolifération radioactive. Un mois plus tôt, les médecins de l'hôpital de Fallujah, alarmés par l'augmentation sans précédent d'anomalies du système nerveux central, avaient entre autres signalé que sur 170 nouveaux nés, 24 % d'entre eux n'avaient pas survécu plus d'une semaine, parmi eux, 75 % étant difformes.
De deux admissions par quinzaine, on peut désormais parler de deux admissions par jour, affectant spécialement la tête et la moelle épinière, créant simultanément des déficiences dans les membres inférieurs.
Nombre d'enfants qui survivent, développent avec le temps, cécités, infirmités (crânes anormalement développés, taches, excroissances apparaissant sur le visage et le corps) accompagnées parfois d'indicibles souffrances. Ceux qui s'étiolent, s'en vont accroître, pendant des décennies, la longue liste des victimes "différées", comme ce fut le cas au Japon.
ALTÉRATION DU PATRIMOINE GENETIQUE
Selon le dr. Roger Coghill, spécialiste anglais des radiations : « une seule particule de UA logée dans un ganglion lymphatique peut dévaster le système immunitaire entier ». Pour sa part, le professeur Siegwart Horst Günther, épidémiologiste autrichien, met en évidence la déficience du système immunitaire, provoquant, tel que pour le SIDA, l'apparition d'infections, d'herpès et de zonas, de dysfonctionnements rénaux, d'avortements spontanés et de malformations congénitales. Les leucémies, quant à elles, seraient dues à l'irradiation des cellules souches par des particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.
Hautement cancérigène, « L'uranium appauvri [devient] ainsi la plus dangereuse des toxines connues de la science des hommes » affirme, quant à lui, le professeur A. Durakovic, directeur du département de Médecine nucléaire à l'Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone (sic).
Lors de l'impact, l'UA s'enflamme au contact de l'oxygène, provoquant une chaleur extrême (jusqu'à 10 000°C, avancent certains) entraînant la dispersion de 10 à 100 % d'uranium selon le type de projectile. Ainsi, un obus tiré par un char M1 Abrams produit entre 1 et 3 kg de cette poussière. D'après les travaux du chercheur Leonard Dietz, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1 360 rem, soit plus de trois cents fois la dose annuelle autorisée chez les chercheurs de l'industrie nucléaire. Attaquant l'ADN contenu dans spermatozoïdes et ovules, le résidu radioactif et toxique est ainsi la cause de malformations congénitales monstrueuses - dont la vue est difficilement soutenable. La fixation de l'UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l'embryon par division cellulaire. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ; avec deux ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la thalidomide dans les années 1950 dont il serait intéressant d'en connaître l'exacte composition) ; souvent des organes en moins : yeux, nez, oreilles, anus et même cerveau... D'autres souffrent de graves problèmes cardiaques (absence d'oreillettes ou de valvules) ou pulmonaires ; d'autres encore, présentent des organes à l'extérieur du corps : cerveau, estomac, intestins...
« Il est frappant, constate le journaliste Tom Eley, de voir combien, après 2005, la proportion de filles nées à Fallujah a augmenté. En règle générale, le ratio est de 1 050 garçons pour 1 000 filles. Dans les quatre années qui ont suivi l'attaque U.S [donc dans le groupe d'âge de a à 4 ans] le nombre de garçons est tombé à 860 pour 1 000 filles ... » Cette réduction de 18 %, due à un stress mutagène, s'explique par la sensibilité du chromosome mâle - l'homme possédant un seul chromosome X et la femme, deux - ce qui lui permet d'absorber la perte de l'un d'eux en cas de dommage génétique. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit : une altération du patrimoine génétique, apparemment irréversible, dont il faudra plusieurs décennies pour mesurer l'étendue.
Depuis la conception de la première bombe atomique à Los Alamos (Nouveau Mexique), de nouvelles armes ont été testées, sans aucun état d'âme, sur différentes populations du globe. (Sait-on que le napalm fut employé pour la toute première fois** sur Royan et Coutances par les 1 200 bombardiers américains en route pour Dresde ?). En Irak, 1991 ; en Bosnie, 1994-95 ; au Kosovo et en Serbie, 1999 ; en Afghanistan, 2001 et de nouveau, en Irak depuis 2003 - lors de conflits souvent qualifiés d'humanitaires ! On peut y inclure le siège de Beyrouth et celui de Gaza, puisqu'Israël fait officiellement partie des trois pays ayant recours à l'emploi d'uranium appauvri, aux côtés des USA et du Royaume-Uni.
Quel est l'impact de ces actes irraisonnés sur notre propre santé ? Avons-nous conscience que, comme dans le cas de Tchernobyl, la contamination ne s'est pas arrêtée aux frontières ?
Interviewé par la BBC, le département de la Défense américain continue pourtant de nier « les causes de prolifération résultant d'actions militaires U.S ». Il faut dire que même en ce qui concerne les années de la coalition, la chape de plomb pèse lourd sur les statistiques qui, moins nombreuses, n'en sont pas moins dramatiques pour les troupes et leur progéniture... C'est de retour au pays que commence pour eux, la descente aux enfers.
La Convention de Genève condamne théoriquement l'emploi d'armes « sans distinction de civils ou de cibles » tandis que l'ONU classifie les munitions contenant de l'UA, « comme armes illégales de destruction massive » ! Faut-il donc en conclure que son emploi est sélectif, un genre de punition collective toléré selon le camp auquel on appartient ? Certes, cela n'est pas nouveau. Et qu'importe si l'arrêt des combats et des pilonnages n'apporte aucun soulagement aux souffrances des victimes, souffrances dont les stigmates n'ont pas fini d'affecter les générations futures.
Aussi pénibles soient-elles, il serait souhaitable que ces vérités soient proclamées au plus grand nombre et placardées, si nécessaire, sur les murs de certains édifices publiques. S'il n'est pas déjà trop tard.
Pour ce qui est de l' Afghanistan, les généraux McChrystal et Petraeus, tombés en disgrâce, ont été, tour à tour, limogés. Celui qui leur succède n'est autre que le général James Mad Dog, (chien fou) Mattis qui eut un rôle déterminant dans le massacre de Fallujah. En 2005, lors d'une réunion publique, il fit sensation en déclarant : « C'est amusant de tuer certaines gens... Vous savez, c'est diablement marrant ! (it's fun to shoot some people ... You know, it's a hell of a hoot) ». De la chair à canon au gibier sans défense, on prend les mêmes et on recommence !  
Certains, heureusement, font preuve de décence : La député travailliste, Alice Mahon, par exemple, qui démissionna en juin 2005, s'insurgeant publiquement contre le gouvernement Blair et dénonçant « la puante hypocrisie des USA, osant donner des leçons de morale au reste du monde ». Tout récemment, le secrétaire de la Défense britannique Liam Fox, dans un rapport adressé à la Chambre des communes, confessera : « Les forces du Royaume-Uni ont utilisé environ 1,9 tonnes d'uranium appauvri en Irak durant l'année 2003... ». Estimation modeste. En Amérique même, le professeur Francis A. Boyle de l'Université de l'Illinois à Urbana Champaign, affirmait quant à lui, déjà en novembre 2007 que « l'emploi d'uranium appauvri par les USA et la destruction de Fallujah [étaient) des crimes de guerre ». Une voix dans le désert.
Le 19 août, on pouvait voir sur nos chaînes de télévision, le retrait anticipé de certaines troupes américaines, heureuses assurément de rentrer chez elles, et « satisfaites, ajoutait le commentateur, d'avoir rétabli la démocratie dans ce pays ». Quel odieux mensonge dont témoignait ce départ furtif, en pleine nuit...
Que ce soit en Irak ou ailleurs, aux bombardements sans discernement répondent des attentats dans les lieux publiques, tout aussi condamnables que lâches. Les forces qui s'affrontent, de part et d'autre, n'ont que faire du sang des innocents et de jeunes vies dont l'idéal est sacrifié sur l'autel de la déraison. Devant un tel gâchis, comment s'étonner de la montée, toujours croissante, d'un Islam qui se veut conquérant et à qui nous fournissons des martyrs ? Chez nous où existe un danger potentiel, on envoie au loin nos forces vives, les persuadant d'aller contraindre, chez eux, des gens qui n'aspirent qu'à y rester. De quelle criminelle imposture devraient répondre nos dirigeants corrompus !
Au lendemain d'Hiroshima, Albert Camus prévenait déjà dans Combat du 8 août 1945 que la civilisation mécanique venait de parvenir à son dernier degré de sauvagerie ; qu'il allait falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes de l'homme... entre l'enfer ou la raison.
Saurons-nous le faire, et à quel prix ?
Michelle PAVARD-JIRARD. Rivarol du 17 septembre 2010
* vidéos disponibles sur Internet.
** « Chacun savait que la guerre allait prendre fin [ce fut fait quinze jours plus tard]... il y avait une petite poche de soldats allemands encore présents près de la petite ville de Royan. L'ordre nous fut donné de les bombarder ... » dira l'un des participants, le politologue américain, devenu pacifiste, Howard Zinc, lors d'un voyage dans la ville martyre en 1966. Pétri de repentir, son témoignage est d'autant plus intéressant qu'il avait auparavant participé au bombardement d'Hiroshima le 6 août 1945. En 2005, loin de ce qu'autrefois il acceptait sans question : « la moralité absolue de la guerre contre le fascisme » il ajoutera, au cours d'une interview : « Tout est fait à distance, provoquant de terribles atrocités... C'est ce qui se passe à présent en Irak et en Afghanistan.... Que faisons-nous en Irak ? »

 

Olivier Besancenot arrêté par les flics !

Mardi matin 26 février, Olivier Besancenot, ex-candidat à la présidentielle, ancien fondateur et patron du Nouveau parti anticapitaliste, a été embarqué par la police, à Paris, après après avoir manifesté près du ministère de l’Intérieur. Les membres d’un collectif de défense des clandestins ont été arrêtés avec lui. L’arrestation a eu lieu peu après 11H00, faisant suite à une action illégale du Collectif « Faut-il mourir pour avoir des papiers », à laquelle participait Olivier Besancenot. Il s’agissait d’un rassemblement spontané et non-déclaré, place des Saussaies (VIIIe), située non loin de l’Élysée.

L’objet de la manifestation ? Réclamer « la régularisation et l’installation de tous les sans-papiers« . Rien que cela. En un mot, les manifestants auraient voulu voir acter par le gouvernement la perte définitive de la maîtrise du territoire national. Pourtant indispensable à la poursuite du bien commun. Qu’importe en effet l’incidence qu’un tel appel d’air, à l’adresse du tiers-monde, peut avoir sur l’équilibre économique d’un pays dont la croissance, aux dernière nouvelles, ne se porte pas très bien…

Quoiqu’il en soit, cette manifestation était un véritable soutient à la délinquance, puisque les clandestins en question sont, par définition, des hors-la-loi. La manifestation n’étant pas déclarée, Olivier Besancenot était définitivement en rupture avec l’État de droit… ce qui, de la part d’un ancien candidat à la présidentielle, n’est pas très glorieux. Lui, en est fier.

Pour la petite histoire, Besancenot devait être emmené par la police rue de l’Évangile, dans le XVIIIe arrondissement. De là à ce que le communiste athée qu’il est soit touché par la grâce…

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Qu'est-ce que la guerre ?

"La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens." Si cette affirmation de Clausewitz était fondée, le monde serait plus facile à comprendre. Clausewitz, un vétéran prussien des guerres napoléoniennes, qui consacra ses années de retraite à rédiger ce qui allait devenir le plus fameux ouvrage sur la guerre Von Griege (De la guerre), écrivit en effet que la guerre est la continuation des "relations politiques (des politischen Verkehrs) mélangée à d'autres moyens" (mit Einmishung anderer Mittel).
L'allemand original exprime une idée plus subtile et plus complexe que les traductions fréquemment proposées. Malgré ce problème, la pensée de Clausewitz demeure incomplète. Elle suppose l'existence d'États, d'intérêts nationaux, et de calculs rationnels sur la manière de les mener à bien. Mais la guerre est antérieure de plusieurs millénaires à l'État, à la diplomatie et à la stratégie. Elle est presque aussi vieille que l'homme lui-même, et plonge ses racines jusqu'au plus profond du cœur humain, là où le moi érode la raison, où l'orgueil prévaut, où l'émotion est souveraine et l'instinct roi. "L'homme est un animal politique", disait Aristote. Clausewitz, disciple d'Aristote, se contenta de dire que l'animal politique est un animal qui fait la guerre. Il ne se hasarda pas non plus à aborder l'idée selon laquelle l'homme est un animal pensant dont l'intellect commande le besoin de chasser et l'aptitude à tuer.
Cette idée n'est pas plus facile à envisager pour l'homme moderne qu'elle ne l'était pour un officier prussien, petit-fils d'un pasteur et élevé dans l'esprit du XVIIIe siècle, le siècle des Lumières. Malgré toute l'influence que Freud, Jung et Adler ont exercée sur nos conceptions, nous avons conservé les valeurs morales des grandes religions monothéistes qui condamnent le meurtre de nos semblables en toutes circonstances, sauf les plus extrêmes. Ce que nous dit l'anthropologie, et que sous-entend l'archéologie, c'est que nos ancêtres non civilisés pouvaient avoir été des créatures sanguinaires. La psychanalyse tente elle aussi de nous persuader que le sauvage affleure en chacun d'entre nous. Nous n'en préférons pas moins reconnaître l'humanité de notre nature dans la conduite quotidienne de la majorité civilisée de l'époque moderne – imparfaite, il est vrai, mais certainement coopérative et fréquemment bienveillante. La culture semble être, à nos yeux, le facteur le plus déterminant du comportement humain. Dans l'impitoyable querelle académique entre nature et culture, c'est l'école prônant la théorie de la culture qui rencontre la plus grande adhésion. Nous sommes des animaux culturels et c'est la richesse de notre culture qui nous permet d'accepter notre indubitable potentiel de violence, tout en croyant malgré tout que cette violence est une aberration culturelle. Les leçons de l'histoire nous rappellent que les États où nous vivons, leurs institutions, leurs lois même, sont parvenus jusqu'à nous par une succession de conflits, souvent de la plus sanglante espèce. Notre ration quotidienne de nouvelles parle de sang versé, parfois dans des régions toutes proches de notre patrie, et dans des circonstances qui vont totalement à l'encontre de notre conception de la normalité culturelle. Nous parvenons malgré tout à placer les leçons respectives de l'histoire et de l'actualité dans une catégorie particulière et bien distincte, celle du différent qui ne ternit en rien nos espérances pour le monde de demain et d'après-demain. Nous nous persuadons que nos institutions et nos lois ont suffisamment entravé le potentiel humain de violence pour que celui-ci, dans son expression quotidienne, s'en trouve légalement condamné ; toutefois, dans le cadre des institutions de l'État, ce même potentiel sera utilisé et adoptera le statut particulier de "guerre civilisée".
Les limites de la guerre civilisée sont définies par deux types humains antithétiques, le pacifiste et le "porteur d'armes légal". Le porteur d'armes légal a toujours été respecté, ne serait-ce que parce qu'il a les moyens de l'être ; le pacifiste, lui, s'est vu reconnu au cours des 2000 ans de l'ère chrétienne. Leur réciprocité s'exprime dans le dialogue échangé entre le fondateur du christianisme et un soldat de métier romain qui lui demandait de guérir, d'une parole, l'un de ses serviteurs : "Moi qui n'ai rang que de subalterne", confie le centurion au Christ, lequel s'émerveille de sa foi. Cette foi, le centurion, en tant que soldat, la considérait comme un complément au pouvoir légal qu'il personnifiait. Peut-on supposer que le Christ reconnaissait le statut moral du porteur d'armes légal, qui doit vouer sa vie aux exigences de l'autorité et peut ainsi se comparer au pacifiste prêt à se sacrifier plutôt qu'à violer ses propres convictions ? C'est une pensée complexe, mais que la culture occidentale ne trouve pas difficile à assimiler. De la sorte, le soldat de métier et le pacifiste engagé parviennent à coexister – parfois très intimement : dans le Commando 3, l'une des unités britanniques les plus coriaces de la Seconde Guerre mondiale, les brancardiers étaient tous des pacifistes ; mais ils étaient considérés avec le plus grand respect par leur commandant, à cause de leur bravoure et de leur disponibilité au sacrifice. La culture occidentale ne serait en effet pas ce qu'elle est si elle ne respectait pas à la fois le porteur d'armes légal et celui pour qui le seul fait de porter une arme est intrinsèquement illégitime. Notre culture n'est pas avare de compromis et elle est parvenue ainsi, en ce qui concerne le problème de la violence publique, à en déprécier les manifestations tout en légitimant son usage. Le pacifisme a été élevé au rang d'idéal. Le port légal d'armes – selon un strict code d'éthique militaire et dans le corpus d'une législation humanitaire – a été, lui, accepté comme une nécessité pratique.
"La guerre comme continuation de la politique" fut la formule choisie par Clausewitz pour exprimer le compromis adopté par les États qu'il connaissait. Elle respectait leur morale dominante – souveraineté absolue, diplomatie organisée et traités légalement contraignants – tout en permettant au principe d'intérêt national de s'imposer. Bien que n'admettant pas l'idéal pacifiste, que le philosophe prussien Kant commençait seulement à transférer de la sphère religieuse à celle de la politique, elle opérait cependant une nette distinction entre le porteur d'armes légal et le rebelle, entre le mercenaire et le brigand. Elle présupposait un niveau élevé de discipline militaire et un impressionnant degré d'obéissance des subordonnés vis-à-vis de leurs supérieurs hiérarchiques. Elle escomptait que la guerre suivrait des formes étroitement définies – siège, bataille rangée, escarmouche, raid, missions de reconnaissance, de patrouille et d'avant-postes –, chacune possédant ses propres conventions admises. Elle présumait que la guerre avait un commencement et une fin. Mais elle ne se rapportait pas à une guerre sans début ni fin, à une guerre endémique ignorant la notion d'État, ni à des populations encore non étatisées pour lesquelles il n'existait pas de distinction entre le porteur d'armes légal et le porteur d'armes illégal puisque tous ses représentants mâles étaient a priori des guerriers. Cette dernière forme de guerre a prévalu durant de longues périodes de l'histoire de l'humanité et, indirectement, a toujours empiété sur la vie des États civilisés, finissant même par être récupérée à leur usage grâce au recrutement de troupes "irrégulières", dans les rangs de la cavalerie légère ou de l'infanterie. Les officiers des États civilisés préféraient détourner les yeux devant les méthodes illégales et non civilisées employées par ces soldats irréguliers pour s'enrichir lors des campagnes, ils se voilaient la face devant leurs formes barbares de combat. Et pourtant, sans leurs services, les armées surentraînées au sein desquelles Clausewitz et ses compagnons avaient été formés auraient été difficilement en mesure de garder leurs positions. Toutes les armées régulières, y compris celles de la Révolution française, ont recruté des irréguliers pour des patrouilles, des escarmouches ou des missions de reconnaissance. Le développement de ces forces – Cosaques, "chasseurs", Highlanders, "frontaliers", hussards – a été l'un des aspects les plus caractéristiques de l'histoire militaire du XVIIIe siècle. Les autorités policées qui les utilisèrent choisirent de jeter un voile sur leurs mises à sac, leurs pillages, leurs viols, meurtres, enlèvements et extorsions coutumiers, et sur leurs actes de vandalisme systématique. Ils préféraient ignorer cette forme de guerre plus ancienne et plus répandue que celle qu'ils pratiquaient eux-mêmes ; "la guerre... une continuation de la politique", voilà une pensée qui, une fois formulée par Clausewitz, s'avérait capable d'offrir à l'officier qui s'interrogeait un abri philosophique commode et de lui épargner une confrontation avec les aspects plus archaïques, plus sombres et plus fondamentaux de son métier.
Mais Clausewitz était lui-même à moitié convaincu que la guerre était entièrement ce qu'il en affirmait. Au début de l'un de ses plus fameux passages, il suggère que "les guerres des peuples civilisés sont moins cruelles et destructrices que celles des sauvages". Mais il n'approfondit pas cette pensée car, avec toute la puissance philosophique dont il disposait, il s'efforçait de faire accepter une théorie universelle de ce que la guerre devait être, et non de ce qu'elle était et avait été en réalité. Il y réussit très largement. Les hommes d'État et le commandement suprême s'appuient toujours sur les principes de Clausewitz pour la pratique de la guerre. Mais, lorsqu'il leur faut en décrire fidèlement la réalité, le témoin oculaire et l'historien doivent s'écarter de la méthodologie clausewitzienne, bien que son auteur ait été lui-même simultanément un témoin et un historien de la guerre, et qu'il ait dû observer ou pu consigner dans ses écrits quantité de choses sans rapport avec ses théories. "Sans une théorie, les faits demeurent silencieux", a écrit l'économiste F.A. Hayek. C'est peut-être vrai des froides réalités de l'économie, mais les faits de guerre, eux, ne sont pas froids. Ils brûlent de la chaleur des feux de l'enfer. Au soir de sa vie, le général William Tecumseh Sherman, qui avait incendié Atlanta et livré aux flammes une bonne partie des États du Sud américain, formula exactement cette idée en des termes amers devenus par la suite presque aussi célèbres que ceux de Clausewitz : "Je suis fatigué et dégoûté de la guerre. Sa gloire n'est que pacotille... La guerre, c'est l'enfer."
Clausewitz avait vu les feux infernaux de la guerre, il avait vu Moscou brûler. L'incendie de Moscou fut le plus grand désastre matériel des guerres napoléoniennes, un événement à l'échelle européenne d'un impact psychologique proche de celui provoqué par le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. À une époque de grande spiritualité, la destruction de Lisbonne fut ressentie comme une terrible manifestation de la toute-puissance divine, elle suscita un réveil religieux à travers le Portugal et l'Espagne. Aux temps de la Révolution, la destruction de Moscou fut considérée comme une manifestation de la puissance humaine, ce qu'elle était bien, en effet. On la considéra comme un acte délibéré – Rostopchine, gouverneur de la ville, s'en attribua le crédit tandis que Napoléon chassait et exécutait les incendiaires présumés – mais Clausewitz, curieusement, ne put admettre que cet incendie fut une action politique volontaire, un cinglant démenti à la victoire napoléonienne. Il écrivit au contraire : "Que les Français n'en aient pas été les agents, j'en étais fermement persuadé ; que les autorités russes fussent responsables de cet acte ne m'apparut guère plus fondé." Il préféra se persuader qu'il s'agissait d'un accident.
"La confusion que je constatai dans les rues de Moscou lorsque l'arrière-garde les traversait et ce fait que les premières colonnes de fumée se sont élevées tout d'abord dans les faubourgs extérieurs qu'occupaient encore les Cosaques m'avaient convaincu que l'incendie de Moscou avait été une conséquence du désordre et de l'habitude prise par les Cosaques de piller sérieusement tout ce qu'il fallait abandonner à l'ennemi et d'y mettre ensuite le feu. [.. .] C'est, dans tous les cas, un des faits les plus singuliers de l'histoire qu'une action à laquelle l'opinion commune attribue une si grande influence sur le sort dela Russie reste sans père comme le fruit d'un amour défendu et demeurera toujours selon toutes probabilités, comme voilée de mystère."
Pourtant Clausewitz aurait dû savoir qu'il n'y avait rien de vraiment accidentel dans cet acte "sans père" que fut l'incendie de Moscou, pas plus que dans aucune des nombreuses autres pratiques illégales qui marquèrent, en 1812, la campagne de Russie. La présence des Cosaques garantissait à elle seule une orgie de pillages, d'incendies, de viols, de meurtres et une bonne centaine d'autres atrocités ; pour les Cosaques, la guerre n'avait en effet rien de politique, elle était une culture et une façon de vivre.
Soldats du tsar, les Cosaques étaient en même temps rebelles à l'absolutisme tsariste. L'histoire de leurs origines se pare de mythologie et il ne fait aucun doute qu'au fil du temps, ils y ont eux-mêmes contribué. L'essence de ces mythes est à la fois simple et réelle. Les Cosaques – mot dérivé du turc pour "homme libre" – étaient des chrétiens qui fuyaient la servitude imposée par les souverains de Pologne, de Lituanie et de Russie, et préféraient tenter leur chance ("aller cosaquer") dans les grands espaces de la steppe d'Asie centrale, riches mais encore ingouvernés.
À l'époque où Clausewitz eut à connaître les Cosaques, le mythe de leur origine libre avait grandi tout en perdant de sa réalité. À l'origine, ils avaient fondé des sociétés authentiquement égalitaires – sans maîtres, ni femmes, ni propriété –, incarnations vivantes de ces hordes de guerriers indomptés, libres de vagabonder où bon leur semble, qui inspirèrent depuis toujours les récits épiques du monde entier. En 1570, Ivan le Terrible avait négocié avec les Cosaques de la poudre, du plomb et de l'argent – trois choses que la steppe ne produisait pas – en échange de leur soutien pour libérer les Russes prisonniers des Musulmans. Mais, avant la fin de son règne, il avait commencé à user de la force pour les incorporer au système tsariste. Ses successeurs maintinrent la pression. Pendant les guerres russes contre Napoléon, des régiments réguliers de Cosaques furent levés ; le terme "régulier" s'associe apparemment mal avec la nature des Cosaques mais le procédé demeurait cependant tout à fait conforme à la coutume, dans l'Europe contemporaine, d'incorporer dans les rangs des armées régulières des hommes originaires des forêts, des montagnes ou encore des peuples de cavaliers. Cette évolution s'acheva lorsque, en 1837, le tsar Nicolas 1er institua son fils "Ataman de tous les Cosaques". Leurs descendants peuplèrent encore les rangs de la garde impériale dans les régiments du Don, de l'Oural ou de la mer Noire, reconnaissables, par leur uniforme exotique, des autres unités de frontaliers (Lesquines, montagnards musulmans et caucasiens).
Toutefois, malgré ce lent processus de domestication, les Cosaques connurent toujours le privilège d'être dispensés de l'impôt du cens qui marquait chaque sujet russe au fer rouge du servage ; tout comme ils étaient exemptés de la conscription, considérée par les serfs comme une condamnation à mort. En fait, même à la fin du tsarisme, le gouvernement russe continua de traiter les diverses populations cosaques comme de libres sociétés de guerriers pour lesquelles la responsabilité d'un engagement militaire incombait au groupe tout entier et non à chacun de ses membres. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, le ministre russe de la Guerre demanda aux Cosaques de lui fournir des régiments complets plutôt que des soldats individuels. Il perpétuait ainsi un système à la fois féodal, diplomatique et mercenaire qui, dès l'apparition de guerres organisées et sous des formes diverses, avait procuré aux États des contingents déjà bien entraînés.
Les Cosaques que Clausewitz connut en son temps étaient beaucoup plus proches de leurs ancêtres maraudant librement dans la steppe que ne le furent les fringants aventuriers dépeints plus tard avec romantisme par Tolstoï dans ses premiers romans. Il était bien dans la nature des premiers d'allumer en 1812, dans les faubourgs de Moscou, des feux qui allaient embraser toute la capitale. Les Cosaques étaient restés un peuple cruel et un incendie de ce genre n'était pas la pire de leurs actions, même s'il laissa plusieurs centaines de milliers de Moscovites sans abri pour affronter un hiver polaire. Au cours de la retraite qui s'ensuivit, les Cosaques firent preuve d'une telle cruauté qu'elle réveilla chez leurs victimes le souvenir lointain des hordes barbares déferlant sur l'Europe occidentale, cavaliers nomades venus de la steppe, leurs bannières ornées de queues de cheval, semant la mort sur leur passage et marquant la mémoire collective d'une indélébile terreur. Les longues colonnes de la Grande Armée, pataugeant à mi-genoux dans la neige au cours de leur retraite désespérée, étaient suivies à portée de fusil par des escadrons de Cosaques à l'affût de la moindre faiblesse et fondant sans pitié sur les traînards. Quand un groupe de soldats s'arrêtait, exténué, il était aussitôt piétiné et anéanti. Quand les Cosaques rattrapèrent les restes de l'armée française qui n'avaient pas réussi à traverser la Berezina avant que Napoléon n'incendie les ponts, ils les massacrèrent tous. Clausewitz confia à sa femme qu'il avait été le témoin de "scènes épouvantables [...]. Si mon âme n'avait pas été endurcie, je serais devenu fou. Et même ainsi, il s'écoulera bien des années avant que je ne puisse me remémorer tout cela sans frissonner d'horreur."
Pourtant Clausewitz était un soldat de métier, fils d'officier et éduqué pour la guerre, un vétéran de 20 ans de campagnes et le survivant des batailles d'Iéna, de Borodino – la plus meurtrière jamais menée par Napoléon – et de Waterloo. Il avait vu le sang couler à flots, parcouru des champs de bataille jonchés de morts et de blessés gisant comme des gerbes coupées après la moisson. Des troupes étaient décimées à ses côtés, un cheval avait été blessé sous lui, et il n'avait échappé à la mort que par hasard. Son âme, en effet, devait bien avoir été endurcie. Alors pourquoi trouva-t-il si particulièrement épouvantables les horreurs perpétrées par les Cosaques lancés à la poursuite des Français ? En vérité, nous ne pouvons nous endurcir qu'à ce que nous connaissons déjà. Nous rationalisons et même justifions des actes de cruauté accomplis par nous-mêmes ou par nos semblables, tout en étant choqués, voire écœurés, par des comportements également cruels qui, lorsqu'ils sont commis par des étrangers, revêtent une autre dimension. Pour Clausewitz, les Cosaques étaient des étrangers. Ils le révoltaient par leur habitude de foncer sur les traînards pour les transpercer de leur lance, de vendre les prisonniers aux paysans pour de la menue monnaie, et de laisser nus ceux qui étaient invendables afin de s'approprier leurs haillons. Il devait probablement partager le mépris de cet officier français : "Lorsque nous leur faisions face bravement, ils n'offraient jamais de résistance, même s'ils étaient deux fois plus nombreux que nous". En somme, les Cosaques se montraient impitoyables avec les faibles et lâches envers les braves, une conduite exactement opposée à celle enseignée à un officier prussien et à un gentleman. Ces comportements persistèrent. À la bataille de Balaclava, pendant la guerre de Crimée de 1854, deux régiments de Cosaques furent envoyés en avant pour repousser la charge de la Brigade légère. Un officier russe rapporta "qu'effrayés par l'ordre discipliné des troupes de cavaliers [britanniques] qui les chargeaient, [les Cosaques] n'opposèrent aucune résistance et, au contraire, se tournant vers la gauche, commencèrent à tirer sur leurs propres troupes afin de se frayer une issue pour s'enfuir". Quand la Brigade légère eut été chassée de la vallée de la Mort par l'artillerie, "les premiers à se reprendre", raconte un autre officier russe, "furent les Cosaques qui, fidèles à leur nature, reprirent aussitôt la situation en main, rassemblant les chevaux sans cavaliers et commençant à les vendre". Ce spectacle aurait sans doute accru le mépris de Clausewitz et renforcé sa conviction que les Cosaques ne méritaient pas la dignité du titre de "soldat". Malgré leur conduite, on ne pouvait même pas les considérer comme de véritables mercenaires, ces derniers respectant généralement les termes de leurs contrats. Pour un homme comme Clausewitz, ils étaient surtout des hyènes, vivant des abats de la guerre mais reculant devant la boucherie qui les menaçait eux-mêmes.
Car la véritable finalité de la guerre, à l'époque de Clausewitz, était bien le carnage. Les hommes se tenaient en rangs, immobiles et passifs, souvent pendant des heures entières, prêts à se faire massacrer. On raconte qu'à Borodino le corps d'infanterie d'Ostermann-Tolstoï a tenu sous un feu d'artillerie tiré de prés deux longues heures "pendant lesquelles le seul mouvement était le resserrement des rangs chaque fois qu'un corps tombait". Survivre au massacre ne signifiait pas pour autant échapper à la boucherie. Larrey, le chirurgien en chef des armées napoléoniennes, effectua deux cents amputations dans la nuit qui suivit la bataille de Borodino et, encore, ses patients étaient de ceux qui avaient de la chance. Eugène Labaume raconte ce qu'il vit au fond des ravines en sillonnant le champ de bataille : "presque tous les blessés s'y étaient traînés dans un instinct naturel de survie, pour y chercher çà et là refuge [...] entassés les uns au-dessus des autres et nageant dans leur sang, impuissants, ils appelaient à l'aide ceux qui passaient à leur portée."
Ces scènes d'abattoir étaient l'issue inévitable d'une manière de faire la guerre qui incitait les Cosaques – qualifiés de sauvages par Clausewitz – à s'enfuir lorsqu'ils risquaient de s'y trouver entraînés ; elles les auraient fait rire s'ils ne les avaient vues de leurs propres yeux et qu'on se fût contenté de les leur décrire. Lorsque Takashima, le réformateur de l'armée japonaise, fit faire pour la première fois, en 1841, une démonstration des manœuvres militaires européennes devant quelques samouraïs de haut rang, ceux-ci les trouvèrent ridicules. Le Grand Maître de l'Ordre déclara que ce spectacle "d'hommes levant et maniant leurs armes tous en même temps et d'un seul mouvement évoquait un jeu d'enfants". C'était la réaction de guerriers habitués au corps à corps, pour lesquels le combat représentait un engagement personnel où l'homme démontrait non seulement son courage mais aussi sa personnalité. En 1821, lorsque éclata la guerre d'indépendance en Grèce, les klephts grecs – mi-bandits, mi-insurgés contre le gouvernement turc, que leurs sympathisants philhellènes français, allemands et britanniques (dont la plupart étaient d'anciens officiers des guerres napoléoniennes) tentèrent de former au combat rapproché – trouvèrent eux aussi cela ridicule, mais plus par incrédulité que par mépris. Leur propre style de combat remontait loin dans le temps et Alexandre le Grand avait déjà dû l'affronter lors de sa conquête de l'Asie Mineure. Il consistait à construire des murets au lieu supposé de rencontre avec l'ennemi, puis à provoquer celui-ci avec force railleries et insultes. Quand l'ennemi se rapprochait, ils s'enfuyaient. Ils survivaient ainsi, d'affrontements en affrontements, sans chercher à gagner la guerre, cette idée étant pour eux inconcevable. Les Turcs se battaient aussi selon leurs traditions ethniques qui consistaient à se ruer sur l'adversaire en une charge désordonnée avec un mépris fanatique des pertes. Les philhellènes expliquèrent aux Grecs que s'ils ne se décidaient pas à affronter courageusement les Turcs, ils ne remporteraient jamais une bataille. Mais les Grecs leur objectèrent qu'en exposant leurs poitrines nues aux mousquets turcs, à la manière européenne, ils seraient tous tués et, ainsi, perdraient de toute façon la guerre.
"Pour les Grecs, le rouge au front – pour la Grèce, une larme", écrivit Byron, le plus célèbre des philhellènes. Il avait espéré, avec d'autres amoureux de la liberté, "faire revivre de nouvelles Thermopyles" aux côtés des Grecs. Découvrir qu'ils n'étaient irréductibles que par leur ignorance des tactiques rationnelles le déçut et le déprima, et il en fut de même pour d'autres idéalistes européens. Au cœur du philhellénisme régnait la croyance que, sous leur saleté et leur ignorance, les Grecs modernes étaient semblables aux anciens. Dans sa préface à Hellas – "Les temps héroïques renaissent / L'âge d'or revient" –, Shelley exprima cette croyance dans sa forme la plus succincte : "Le Grec moderne est le descendant de ces êtres glorieux que l'imagination refuse presque de concevoir comme étant de notre sorte; il a beaucoup hérité de leur sensibilité, de leur rapidité conceptuelle, de leur enthousiasme et de leur courage." Mais après s'être battus aux côtés des Grecs, les philhellènes cessèrent rapidement de croire que ceux-ci étaient à l'image de leurs ancêtres. De ceux qui survécurent et retournèrent en Europe, "tous presque sans exception", écrit William St Clair, l'historien du philhellénisme, "haïssaient les Grecs avec une profonde répugnance et se maudissaient de s'être laissé aussi stupidement abuser". Les naïfs élans poétiques de Shelley proclamant le courage des Grecs modernes étaient singulièrement malvenus. Les philhellènes s'obstinaient à croire que ces derniers manifesteraient la même ténacité au combat en formation serrée, dans une "lutte à mort", que celle des anciens hoplites durant les guerres qui les opposèrent aux Perses. C'était ce style de combat qui, par des voies détournées, avait fini par donner sa marque à leur propre conception de la guerre en Europe occidentale. Ils espéraient au moins que les Grecs contemporains se montreraient désireux de réapprendre les tactiques de combat en formation serrée, ne serait-ce que parce que c'était le seul moyen de conquérir leur liberté contre les Turcs. Lorsqu'ils comprirent qu'ils n'en avaient nulle intention, que leurs "objectifs de guerre" se limitaient à la coutume klepht de narguer les autorités ennemies dans les montagnes frontalières, subsistant de rapines, retournant leur veste lorsque cela les arrangeait, assassinant leurs adversaires religieux quand la chance s'en présentait, paradant dans des accoutrements voyants, brandissant des armes menaçantes tout en remplissant leurs besaces par une corruption déshonorante et, surtout, ne s'exposant jamais, jamais, à être tués – pas même le premier d'entre eux –, les philhellènes furent bien obligés d'en conclure qu'un pareil effondrement de la tradition ne pouvait s'expliquer que par une rupture avec l'héritage héroïque des anciens.
Les philhellènes essayèrent d'enseigner aux Grecs leur culture militaire, mais ils échouèrent. Clausewitz ne se risqua pas à la même entreprise avec les Cosaques mais, si cela avait été le cas, il lui aurait été tout autant impossible de leur faire accepter sa propre culture militaire. Ce que ni lui ni les philhellènes n'ont compris, c'est que leur art occidental de la guerre, celui-là même que le grand maréchal de Saxe, au XVIIIe siècle, a résumé par "l'ordre, la discipline, et la manière de combattre, était l'expression de leur propre culture, à l'instar des tactiques guerrières de survie au jour le jour" des Cosaques et des Klephts.
En résumé, c'est au niveau culturel que la réponse de Clausewitz à la question "qu'est-ce que la guerre ?" est erronée. Cela n'est pas vraiment étonnant. Il est difficile pour chacun d'entre nous de conserver suffisamment de distance par rapport à notre propre culture pour percevoir ce que celle-ci fait de nous, en tant qu'individus. Les Occidentaux modernes, avec leur credo de la toute-puissance de l'individualité, n'ont pas mieux réussi que les autres cet exercice. Clausewitz appartenait à son temps, il était un enfant des Lumières, un contemporain du romantisme allemand, à la fois intellectuel et réformateur réaliste, un homme d'action apte à critiquer la société de son époque et croyant avec passion à son nécessaire changement. Il fut un observateur perspicace du présent et un inconditionnel du futur. Mais il n'a pas su voir à quel point il demeurait lui-même ancré dans son propre passé, le passé d'une classe d'officiers de métier, dans un État européen centralisé. S'il avait poussé plus loin ses capacités de raisonnement – et il était, en vérité, un esprit déjà fort distingué –, il aurait été en mesure de comprendre que la guerre englobe bien plus que le politique, qu'elle représente toujours l'expression d'une culture, étant souvent génératrice de nouvelles formes culturelles, jusqu'à même devenir, dans certaines sociétés, l'incarnation de la culture elle-même.
John KEEGAN

10:29 Écrit par pat dans culture et histoire, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

27/02/2013

Méridien Zéro - Demain un Gouvernement Mondial ?