Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Violation des droits de l'homme : la France de François Hollande comparable à la Biélorussie de Loukachenko

    Manif pour tous : le Conseil de l’Europe saisi pour les violences policières

    Une question écrite dénonçant une « répression croissante » a été adressée par un élu italien au Comité des ministres.

    Il est plutôt habitué à dénoncer les violences policières dans les républiques du Caucase… Voilà que le Conseil de l’Europe se penche sur la « répression croissante » contre les opposants au mariage gay en France ! Le Comité des ministres de cet organisme siégeant à Strasbourg vient d’être saisi par l’Italien Luca Volontè, président du groupe PPE à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’une question écrite mettant en cause la gestion, par le gouvernement français, des manifestations contre la loi Taubira.

    « Le mouvement social de défense de la famille qui anime actuellement la France, écrit Luca Volontè, fait l’objet d’une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d’un État membre du Conseil de l’Europe ». « Ainsi, lors de la manifestation du 24 mars 2013, poursuit-il, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées par les forces de l’ordre. Régulièrement, des passants dans la rue sont arrêtés et verbalisés seulement en raison du port d’un vêtement à l’effigie du mouvement. » « Quelles mesures, demande le parlementaire, le comité des ministres entend-il prendre pour engager le gouvernement français à mettre un terme à cette violence ? » Le Comité des ministres, qui regroupe les ambassadeurs des 47 États membres du Conseil de l’Europe et exerce notamment un rôle de surveillance du respect par ces États de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit, devrait répondre avant la fin du mois.

    Le gouvernement français sait maintenant qu’il est observé ( Luca Volontè (PPE) )

    Mais si jamais la réponse n’était « pas satisfaisante », prévient l’Italien, il ne s’en tiendrait pas là. « Les abus de pouvoirs de ces dernières semaines seraient une nouvelle raison d’insister, indique-t-il. Rendez-vous compte qu’une femme handicapée a été battue à Caen par la police ! Ce sont des violations des droits de l’homme comme on en voit en Ukraine ou en Biélorussie ! Si l’on veut être crédible en défendant les droits de l’homme, on ne peut pas accepter que l’un de nos membres ne les respecte pas… »

    Directeur de l’European Center for Law and Justice, une ONG chrétienne accréditée auprès du Parlement européen et des Nations unies, Gregor Puppinck fera lui aussi un suivi. « On envisage, explique-t-il, de soumettre un mémoire en soutien à cette question écrite. » En attendant, Luca Volontè continue d’accumuler « de nombreux témoignages, vidéos et photos », enrichis « malheureusement presque quotidiennement ».

     « Le gouvernement français sait maintenant qu’il est observé et aura à se justifier !, lance-t-il. S’il ose continuer, je rassemblerai facilement de nombreux collègues derrière moi pour déposer, pourquoi pas, une proposition de résolution. »

    Le Figaro  http://www.actionfrancaise.net

  • Du discrédit de la Commission européenne archive 1999

    Pour la cinquième fois, la Commission européenne échappe à la censure du très timide Parlement européen. Un scandale qui intervient après l'euphorie des milieux financiers et de la modification honteuse de la Constitution qui prive la France de sa souveraineté. D'un côté on abandonne le franc, de l'autre le contrôle de l'immigration au profit d'une bureaucratie impliquée dans l'affairisme et soupçonnée de corruption.
    Les eurocrates de Bruxelles, qui prétendent gouverner les nations, sont discrédités et jamais les parlementaires européens n'ont manifesté une telle défiance. Certes, ils n'ont pas été jusqu'au bout, mais ceux qui prétendent régenter les autres se retrouvent contrôlés par un comité d'experts... Comme quoi on trouve toujours plus bureaucrate que soi.
    La Commission européenne se trouve hiérarchiquement juste au dessous du Conseil européen, organe de décision représentant les nations, et qui donne des directives préparées par ladite Commission. Elle est la cheville ouvrière et décisionnaire de l'Europe mondialiste.
    Elle est composée de vingt commissaires désignés par leurs gouvernements respectifs, des fromages souvent lots de consolation comme le prouve la présence, pour la France, de l'ancien et calamiteux Premier ministre socialiste, Edith Cresson qui, rejetée de Paris, aurait dû se faire oublier à Bruxelles. On a du mal à croire que l'apparition de son nom au cœur du scandale en compagnie de l'Espagnol Manuel Marin, est due à la seule méchanceté des médias allemands comme elle le prétend.
    Ce que l'on reproche à Manuel Marin et ses semblables, et dont il ne devra pas rendre compte - sauf si le comité d'experts que Jacques Santer, le président discrédité de la Commission, a dû accepter pour sauver son organisme, en décidait autrement - c'est tout de même une fraude gigantesque à l'aide humanitaire... C'est dans ce domaine que les fraudes sont les plus évidentes, pas les seules, mais les plus choquantes, ont été trouvées. Les crédits sont tellement multipliés que le personnel en place, débordé, fait appel à des consultants extérieurs, à des sociétés écrans. On connaît le processus. On agit dans l'urgence et, au passage, on se sert un peu dans la caisse, toujours pour la bonne cause, on établit des contrats bidon, des aides exagérées avec fausses factures à l'appui. Pour cent fois moins, le moindre petit maire qui fait tailler son jardin par un employé municipal se retrouverait en prison. Les fraudeurs de l'eurocratie, eux, doivent se sentir comme certains jeunes délinquants en banlieue : intouchables. Sauf que Santer et la Commission sont discrédités et sous tutelle. La Commission de Bruxelles termine son mandat sur un constat d'échec et dans un climat délétère, son action eurocratique s'en trouve paralysée.
    De ce scandale peut sortir un bien. À quinze jours de l'euphorie et en plein abandon de la souveraineté française, l'Europe est ramenée à ce qu'elle est : une construction sans âme et sans peuple, régie par des fonctionnaires vivant dans l'affairisme et risquant à chaque instant de devenir de super-Tapie en super-Carignon. Si ce n'est déjà fait...
    National Hebdo du 28 janvier au 3 février 1999

  • Le pape François a canonisé les 800 martyrs d’Otrante qui avaient refusé de se convertir à l’islam

    ROME (NOVOpress) - Bien que cela soit un “héritage” de son prédécesseur Benoît XVI, la première canonisation du pape François n’en reste pas moins symbolique. Ce dimanche 12 mai 2013, il a en effet canonisé les 800 martyrs d’Otrante (Italie du Sud).

    Le 13 août 1480, au lendemain du saccage d’Otrante par ses troupes, le commandant turc Gelik Achmet Pascia avait ordonné que tous les hommes survivants à partir de l’âge de quinze ans soient conduits à son campement et obligés de renier leur religion.

    La réponse immédiate avait été donnée par le seul des 800 martyrs à être aujourd’hui connu, un modeste cordonnier du nom d’Antonio Primaldo . Il aurait déclaré au nom de tous ses compagnons : “Nous considérons Jésus-Christ comme notre seigneur et le vrai Dieu. Nous préférons plutôt mille fois mourir que de le renier et devenir turcs”.

    Ils furent alors tous passés au fil de l’épée et décapités. Lors de la libération d’Otrante en 1481, leurs corps suppliciés a été découvert à l’église nommée ”A la source de la Minerve”.

    Leur martyre a commencé d’être honoré à partir de 1485. Les premières pièces du dossier en canonisation sont versées en 1539 par l’évêque local, recueillant les témoignages de survivants. En 1771, le pape Clément XIV acceptait un décret reconnaissant la béatification de fait des martyrs.

    C’est la guérison d’une religieuse en 2011 – un cancer en phase terminale qui a disparu suite à l’invocation des martyrs -, reconnue comme valide par la congrégation vaticane pour la cause des saints, qui a permis de canoniser ces 800 chrétiens fidèles.

    http://fr.novopress.info

  • L'immigration « nécessaire » : BRUXELLES REVIENT À LA CHARGE

    La Commission européenne revient à la charge sur le thème de l'immigration nécessaire.  Mais elle a dû mettre de l'eau dans son vin, car nombre d'Etats refusent de la suivre. Y compris, curieusement, la France...

    Au début de l'année, la Commission avait publié un « livre vert » dans lequel elle appelait à une relance de l'immigration en Europe, rendue nécessaire selon elle par le déclin démographique (considéré comme inéluctable), et donnait diverses pistes pour mettre ce projet en œuvre. Le livre vert fut généralement accueilli dans un silence gêné par des gouvernements qui veulent bien se soumettre aux instances européennes, mais sont confrontés à une opinion publique jugeant qu'il y a trop d'immigration, et non pas assez.
    Près d'un an a passé, et la Commission européenne remet son ouvrage sur le métier. Après avoir établi les principes et le diagnostic dans son livre vert, elle présente son programme de développement de l'immigration économique, censé résulter de la "consultation" des Etats sur le livre vert. D'ici 2009, elle proposera pas moins de quatre directives en ce sens.
    Cela dit, ces directives ont une portée très limitée, car elles concernent les conditions d'entrée et de séjour de catégories très précises de travailleurs (personnes hautement qualifiées, saisonniers, salariés transférés au sein de leur entreprise, stagiaires rémunérés).
    Autrement dit, la montagne accouche d'une souris. La raison en est que ces directives doivent être adoptées à l'unanimité, et que plusieurs gouvernements sont ouvertement ou secrètement hostiles à l'ouverture des frontières de leur pays à un surcroît de main d'œuvre immigrée. Sur ce plan, l'Allemagne de Schroeder a joué un rôle considérable. C'est en effet grâce à l'Allemagne que les directives sur l'immigration doivent être prises à l'unanimité. Le traité d'Amsterdam stipulait que dans un délai de cinq ans toutes les politiques d'immigration seraient du domaine communautaire. C'était l'abandon essentiel de souveraineté nationale que comportait ce traité. Mais au bout des cinq ans, à savoir fin 2004, l'Allemagne a catégoriquement refusé que la politique d'immigration légale puisse être définie à la majorité. Seule la lutte contre l'immigration illégale est désormais communautaire. A savoir nulle, bien entendu, et empêchant les gouvernements de prendre les mesures adéquates, s'ils en avaient l'intention.
    Quant à l'Allemagne de Merkel, elle vient d'annoncer sa volonté de remplacer 10 % des travailleurs agricoles saisonniers étrangers par des chômeurs allemands. Ce qui est diamétralement contraire à l'un des projets de directive ...

    Ce n'est pas une priorité, murmure la France
    Fort curieusement, l'un des gouvernements qui ont réduit comme peau de chagrin les velléités de la Commission européenne est celui... de la France. En effet, dans sa réponse, très confidentielle, à la consultation de Bruxelles, la France a fait valoir que, pour elle, « le recours à une main d'œuvre immigrée n'est pas actuellement une priorité ». C'était une fin de non-recevoir. Polie et diplomatique, mais claire. A quoi s'ajoutait cette précision : « L'effet concret des différents dispositifs d'immigration régulière sur les flux d'immigration clandestine n'a pas été démontré à ce jour. » C'était là un rejet sans ambiguïté de l'argument infantile (repris aujourd'hui dans le projet de la Commission) selon lequel une ouverture organisée des frontières à l'immigration légale supprimerait une bonne part de l'immigration clandestine.
    On ne peut que constater la flagrante contradiction entre la réponse de la France à Bruxelles et les propos de Villepin et Sarkozy sur "l'immigration choisie", venus directement du livre vert de la Commission. II y a là un double jeu qui laisse perplexe.
    Quoi qu'il en soit, l'immigration légale, non pas de travail, mais de peuplement (par le regroupement familial) se poursuit de plus belle, et l'immigration clandestine continue de déferler...
    Yves Daoudal National Hebdo du 12 au 18 janvier 2009

  • Israël bombarde la Syrie dans un assourdissant silence médiatique

    Pour une fois, je citerai Le Figaro, qui est à peu près le seul journal à en parler.

    Même (et surtout) le podcast de France Inter retire les paroles "imprudentes" du journaliste qui évoquait ce sujet brûlant dans les titres ce matin à 7h (si on compile les 4 articles entre 7h et 7h30, on s'aperçoit qu'il manque 2 minutes et 33 secondes : celles qui correspondaient à cette annonce).

    Ce qui s'appelle de l'auto-censure, au minimum, car je pense que des directives sont tombées avant que le sujet ne puisse être développé.

    En fait, il n'y a à ma connaissance aucun écho à cette info, nulle part, en dehors du Figaro et de quelques discrets media alternatifs..

    On nous parle comme d'habitude de sujets sans grande importance, mais sur ce sujet capital, motus et bouche cousue.

    C'est pourtant d'une importance majeure, un pas vers la guerre israélo-syrienne, en prélude à la guerre israélo-iranienne et donc à un conflit généralisé.

    Ainsi, des avions israéliens ont pu bombarder la Syrie, survoler le palais présidentiel, ce qui est un acte guerre caractérisé, sans attirer l'attention de nos journalistes, à part ici (citation) :

    Syrie : un troisième raid israélien passé sous silence

    Par Georges Malbrunot le 6 mai 2013

    Outre les deux raids menés le week-end dernier, un premier bombardement de l’aviation israélienne en Syrie est en revanche resté sous silence aussi bien à Tel Aviv qu'à Damas. Il eut lieu la nuit du samedi 27 au dimanche 28 avril, nous ont affirmé plusieurs sources diplomatiques et militaires. 

    Après avoir frappé leur cible dans la banlieue de Damas, les avions de combat israéliens ont ensuite survolé le palais présidentiel de Bachar el-Assad dans la capitale syrienne, selon un diplomate qui suit de près la crise syrienne. Comme ils l’avaient fait en 2007 lorsque l’aviation israélienne avait détruit un site nucléaire syrien dans le désert à l’est du pays.
    (http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2013/05/syrie-un-troisiemeraid-
    israel.html )
     
    Et il faut féliciter Georges Malbrunot, un des rares à avoir le courage d'en parler, puisque apparemment il en faut pour proclamer la vérité.        
    En fait, il s'agit bien de provocations israéliennes : devant l'impuissance des insurgés (une bande de mercenaires voyous surarmés par le Qatar avec l'appui marqué des USA et d'Israël) à renverser le gouvernement syrien, l'état israélien, tout en cachant ses provocations par la mainmise qu'il a sur toute la presse, tente de provoquer une riposte syrienne, qui aurait, elle, toute la publicité qui convient. Mais le pouvoir syrien se garde bien de marcher dans la combine, et n'offre aucun prétexte aux appétits guerriers de Tel-Aviv, préférant en appeler aux instances internationales pour faire cesser l'agression (sans grand écho d'ailleurs, car il y a longtemps que l'ONU a choisi son camp). Obama, pour sa part, semble bien embêté, et semble craindre qu'Isrël ne lui force la main, ce en quoi il n'a pas tort :  http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/06/01003-20130506ARTFIG00791-barack-obama-tente-de-calmerlejeu.php                                                                          
     
    Extrait : "Devant la crainte d'une contagion régionale, Washington résiste aux pressions pour intervenir dans le conflit. Avec la stupéfiante affirmation de Carla Del Ponte, selon laquelle l'utilisation de gaz sarin en Syrie pourrait avoir été le fait des rebelles et non du régime d'Assad, la confusion redouble à Washington sur la marche à suivre, même si la Maison-Blanche s'est dite hier « hautement sceptique » sur l'hypothèse d'une utilisation d'armes chimiques par les insurgés, pointant du doigt le pouvoir. Dans le brouillard de la guerre syrienne, l'appel à la prudence d'Obama s'en trouve renforcé, lui permettant de gagner du temps."             
     
    L'ONU a par ailleurs immédiatement réagi aux propos de Carla Del Ponte pour en minimiser l'importance, parce qu'évidemment c'est la version "armes chimiques gouvernementales syriennes" qui doit prévaloir....Il faut retenir de tout cela qu'il ne faut pas compter sur nos média aux ordres pour nous tenir informés d'autre chose que des âneries et des choses sans importance, et que les événements les plus dramatiques, avant-coureurs d'un conflit mondial, nous sont soigneusement cachés. 
  • Jean Claude Werrebrouck sur Radio Ici et Maintenant

    Jean Claude Werrebrouck était l’invité de Lisandre sur la radio Ici et Maintenant afin d’évoquer son livre Banques Centrales : Independance Ou Soumission ? A l’occasion de cet entretien Jean-Claude Werrebrouck s’exprime sur la monnaie, la dette publique, les banques centrales, sur le pourquoi et comment la dette publique est volontairement maintenue et non pas combattue, sur pourquoi les banques centrales financent le système bancaire et pas directement les états, sur la planche à billets (et singulièrement sur le cas à part de la planche à billets américaine) et sur le cas du Japon.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Paradoxes printaniers par Georges FELTIN-TRACOL

     

    Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs du site,

     

    • Le Cercle Eurasia organise une conférence consacrée à « La voie eurasiste » avec les interventions d’Alexandre Douguine, « L’eurasisme hier et aujourd’hui », et d’Alain de Benoist, « L’eurasisme contre le libéralisme », le samedi 25 mai à partir de 16 h 00, 4, place Saint-Germain, Salle Lumière, 75006 Paris (7 €; 5 € pour les étudiants et les chômeurs).

     

    • Le même jour, à Lyon, à 14 h 00, Tomislav Sunic fera une conférence sur « L’occidentalisme contre l’Europe » à l’invitation du G.U.D. – Lyon et d’Europe Identité. P.A.F. : 3 € et pour les informations et l’inscription obligatoire :

     

    CONFERENCE.SUNIC@YAHOO.FR

     

    • Nous vous rappelons la parution aux « Bouquins de Synthèse nationale » du nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, Bardèche et l’Europe. Son combat pour une Europe « nationale, libérée et indépendante », 2013, 18 € + 3 €. À commander au :

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/media/00/02/2350097485.pdf

     

    • Le 10 mai dernier, de 21 h 00 à 23 h 00, Georges Feltin-Tracol était l’invité de M. P.G.L. sur « Méridien Zéro » afin de parler des « Enfants terribles de la Grande Europe : Viktor Orban – Alexandre Loukachenko ». L’émission peut être écoutée à la demande sur le site de M.Z.

     

    Très bonne écoute !

     

    *

    **

     

    Quel paradoxe ce printemps 2013 ! De fraîches températures avec parfois encore de la neige fin avril et une pluie abondante. Mais oublions ces mauvaises conditions météorologiques et attachons-nous plutôt à percevoir les incidences politiques de la loi Taubira sur le « mariage » homosexuel. Copieux paradoxes d’ailleurs !

     

    Le premier, lexical, touche au « mariage » homosexuel qui devient selon les méthodes éprouvées de la novlangue un « mariage pour tous ». Grossier mensonge ! En effet, tout le monde souhaite-t-il convoler en justes noces ? Les enquêtes sociologiques démontrent au contraire une proportion croissante de célibataires jamais mariés ou plus ou moins récemment divorcés. L’expression fallacieuse propagée par les médiats signifierait la fin des ultimes discriminations. Or il persiste des ségrégations durables dans le droit hexagonal, ce qui témoigne finalement de la mentalité rétrograde des gouvernants. Voté en avril 2006 (article 144 du Code civil) au nom d’un féminisme exacerbé, l’âge légal du mariage est passé à 18 ans pour les filles au lieu de 15 ans. Et puis, le mariage demeure une dualité, y compris avec des personnes de même sexe. On est déjà en droit d’imaginer dans quelques années la revendication du « mariage avec tous »… Des inégalités indubitables demeurent donc dans la loi avec l’assentiment tacite de Christiane Taubira et de Najat Vallaud-Belkacem.

     

    Conscient de l’existence de ces restrictions, le facétieux député Ligue du Sud du Vaucluse, Jacques Bompard, avait ironiquement déposé quelques amendements provocateurs tendant à prendre en compte toutes les situations conjugales possibles et imaginables. Il les avait retirés avant leur discussion, mais il faut se souvenir que l’un aurait permis le mariage pour et avec les mineurs, qu’un autre, « pour supprimer toute forme de discrimination, […] conviendrait [d’étendre le mariage] à toutes les formes de famille, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de nombre, d’âge ou de lien de parenté » et qu’un troisième légaliserait la polygamie puisqu’il faut « étendre à toutes formes de couples et à toutes formes d’amour la possibilité de contracter mariage (1) ». Sur ce dernier point, la polygamie est loin d’être une incongruité socio-historique, surtout si elle se présente en polygynie (un homme et plusieurs femmes). La question du « mariage » gay secoue aussi les États-Unis. Des groupes inattendus suivent avec un grand intérêt le débat. Entrepreneur dans l’Utah, Joe Darger est un mormon fondamentaliste. À l’encontre du mormonisme officiel qui l’a interdit, il vit avec trois femmes et a eu vingt-cinq enfants. Il approuve qu’Obama soit favorable au « mariage » homosexuel, car s’il est adopté, « alors on pourra se battre encore un peu plus pour rétablir la polygamie. Après tout, ce ne sont que deux modes de vie différents et le gouvernement ne devrait pas nous dicter ce que l’on peut faire dans nos chambres à coucher (2) ».

     

    La polygynie serait un excellent moyen de relancer la démographie autochtone à la condition impérative que seules les familles de racines européennes bénéficient de l’exclusivité des allocations familiales. Bien entendu, socialistes et droitards restent hostiles à cette solution jugée trop « patriarcale ».

     

    Le deuxième paradoxe se rapporte aux nombreuses manifestations. Vivant dans leur bulle ouatée, journalistes et politiciens ont été surpris par l’ampleur gigantesque de l’opposition au « mariage » homo en dépit de leurs vaines tentatives de falsifier la participation. Lancé au départ par une « fille de pub » assez loufoque, plus habituée des boîtes de nuit que des tribunes publiques, le mouvement a été largement soutenu, relayé, financé par des laïcs, des paroisses et des diocèses de l’Église catholique. Le Système a vu surgir sur les boulevards des grandes villes une vague de jeunes gens calmes et déterminés. Les enfants spirituels de Jean-Paul II et de Benoît XVI venaient de se dresser contre un péril majeur d’ordre moral aux répercussions sociologiques profondes. Cette incroyable mobilisation se prolongera-t-elle ? Arrivera-t-elle à mobiliser avec une ardeur identique la révision prochaine des lois bio-éthiques et/ou la légalisation de l’euthanasie (qui sera bientôt considéré par le Régime comme le meilleur moyen de régler les retraites) ? Parviendra-t-elle à contester la réforme inique du quotidien familial et la fin de l’universalité des prestations familiales ? On le souhaite.

     

    Le paradoxe tient ici à la défense du mariage dit traditionnel qui est, en réalité, une union laïcisée. En septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante n’en fait plus l’un des sept sacrements du catholicisme (et de l’Orthodoxie) mais un « contrat civil ». Ainsi des centaines de milliers de manifestants ont-ils défendu un acquis de la Révolution française… Cela confirme que, loin d’être des réactionnaires acharnés, ce ne sont que des conservateurs. N’en déplaise à certains qui voudraient abroger la loi Taubira, celle-ci demeurera et, dans quelques décennies, les mêmes défendront la « normalité homoconjugale » contre la reconnaissance polyconjugale. En revanche s’imposera une évidente transgression éthique à la législation de la Ripoublique hexagonale pour ceux qui voudraient convoler en ignorant sciemment la loi du 8 avril 1802 qui contraint à se marier civilement avant de passer devant un religieux. L’insoumission débute toujours par de petits détails qui, répétés des milliers de fois, troublent enfin le pseudo-ordre public…

     

    Assisterait-on à une effervescence populaire similaire sur d’autres sujets comme le droit de vote des étrangers ? Probablement pas, car, sur ce thème, l’Église donne des gages au Régime. Dans le diocèse de Lyon du cardinal Barbarin, très en pointe contre la loi Taubira, les Roms sont hébergés dans les locaux de l’évêché et sont aidés par des ecclésiastiques. La Conférence des évêques de France vient de se donner comme nouveau président Georges Pontier, l’archevêque de Marseille, qui n’a jamais caché sa position en faveur de l’immigration, y compris clandestine (3). Pour l’Église conciliaire, l’identité ethnique n’est pas une priorité.

     

    Le troisième paradoxe révèle la naïveté et l’attitude impolitique des responsables de cette lame de fond populaire. Il est symbolique que sa fondatrice se surnomme Frigide Barjot. Pour la circonstance, la folie a laissé la place à la frigidité politique d’une égérie médiagogue (4) qui, au lieu de franchir le Rubicon, a préféré complaire aux médiats dominants et camper sur la berge.

     

    Avec une telle masse et un vibrant désir d’action, des conducteurs avisés de foules auraient pu transformer ce légitime mécontentement en menées déstabilisatrices pour le Pouvoir. Au contraire, la « Déjantée des Bisounours » a exprimé sa complicité objective avec le Système en appelant à la délation, à la dénonciation et même à l’incarcération des manifestants les plus organisés, les plus actifs et les plus déterminés. Virginie Merle (épouse Tellenne) aurait pu être une remarquable pétroleuse anti-gouvernementale. Elle n’est qu’une petite dame patronnesse effrayée par la moindre incorrection à la bien-pensance. Il lui a manqué le sens de l’opportunité historique, la saisie du Kairos. Avec de pareils personnages, la Ripoublique peut dormir tranquille.

     

    La quatrième et dernière invraisemblance porte sur la récupération éhontée de la « Manif pour tous » par la pitoyable U.M.P. Voulant se refaire une unité facile après la pantalonnade de l’élection de son président en novembre 2012, ce parti sécuritaire-mondialiste soutient les manifestants alors que, d’après des sources bien informées, Frigide Barjot aurait voté lors du second tour des deux dernières présidentielles contre Nicolas Sarközy. Bientôt, Jean-François Copé lui offrira une sinécure électorale soit dans un arrondissement parisien ou lyonnais, soit au Parlement européen. La compromission avec l’U.M.P. a provoqué une scission et la constitution du Printemps français animé par Béatrice Bourges. Cette politisation partisane a néanmoins révélé de vives contradictions inhérentes. Maints manifestants dénoncent le « mariage » inverti, l’homoparentalité, la P.M.A. (procréation médicalement assistée) et la G.P.A. (gestation pour autrui). Ils perçoivent dans cette dernière une marchandisation du corps humain. En s’opposant à l’idéologie déclinante de Mai 68, « Veilleurs » et autres protestataires pacifiques récusent le libéralisme sociétal propagé par la société politicienne. Une minorité élargit ce rejet et récuse le libéralisme dans sa version économique. Le Printemps français « est la première insurrection pacifique de la France d’en bas contre la pensée unique d’une oligarchie politique, financière et médiatique. [… Ce mouvement représente] tout ce que le pouvoir actuel, asservi à l’hédonisme ultra-individualiste et à l’idolâtrie des marchés boursiers, ne comprend plus (5) ». Cette affirmation va à l’encontre des incantations du néo-conservateur occidentaliste Ivan Rioufol qui s’enthousiasme un peu vite de la « droitisation de la jeunesse, victime des déconstructeurs “ progressistes ”. […] Les jeunes Européens se disent certes fidèles à la famille, au couple, à la propriété, mais ils soutiennent aussi l’initiative privée, le libre marché, la globalisation. Conservateurs et libéraux, ils sont une aubaine pour la France (6) ». Est-ce certain ? Ce propagandiste sarköziste perd la mémoire, le pauvre !, car l’U.M.P., en la personne de Luc Chatel, ministre de l’Ignorance hexagonale, a introduit dans l’enseignement l’aberrante théorie du genre et qu’en 2007, son champion venu de Neuilly envisageait le « mariage » homosexuel…

     

    Ceux qui manifestent dans les rues n’ont pas l’intention de déserter leur pays pour mener une vie de dingue hyper-friqué à l’étranger. Leurs critiques sociétales prendraient une toute autre consistance si elles s’élargissaient à des préoccupations écologiques et socio-économiques et si elles adoptaient une cohérence anti-libérale résolue. Il existe en effet à droite un potentiel anti-libéral latent, y compris parmi les sympathisants de l’U.M.P. Réalisé auprès de 523 d’entre eux entre le 27 septembre et le 1er octobre 2012, un sondage d’Opinion Way met en évidence l’existence de quatre familles de pensée antagonistes au sein de cette formation politique quand sont abordées es problématiques économiques et sociales. À part les « progressistes » (24 %) qui combinent libéralisme économique et libéralisme sociétal (« mariage » contre-nature, dépénalisation des drogues, etc.) et les « libéraux » (21 %) qui restent plutôt conservateurs en matière de mœurs, on recense les gaullistes (31 %) qui défendent l’intervention de l’État en économie, et les « conservateurs antilibéraux » (24 %) qui « nourrissent […] une grande défiance envers le marché (7) ». Plus conscient de cette alliance possible – sous le coup d’événements imprévisibles – entre les gaullistes et les « conservateurs antilibéraux » « dont le profil est plus populaire que les autres composantes de l’électorat U.M.P. Ils sont sur des valeurs sociétales d’ordre, d’autorité et sur des positions sociales assez éloignées du libéralisme (8) », François Darras prévient que « l’opinion se droitise, ou se raidit, sur les questions sociétales – immigration, sécurité, mœurs -, et la gauche en est pour partie responsable. Mais elle se gauchit aussitôt qu’on aborde les problèmes économiques et sociaux. Le rejet de la mondialisation néo-libérale et de la société de marché est au moins aussi massif que le rejet d’un supposé laxisme sociétal (9) ».

     

    Si le Système tient encore debout, faute de réels « factieux », c’est aussi parce que « “ Personne n’arrive à tenir un discours à la fois sur la question sociale et sur la question identitaire ”, explique Guilluy. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dénoncent chacun l’un ou l’autre. Mélenchon s’en prend à l’économie sans frontière, et Le Pen dénonce l’invasion des migrants. Elle tente, aussi, de dénoncer l’ultra-libéralisme, mais elle ne paraît pas crédible sur le terrain économique (10) ».

     

    Le printemps est toujours une période de mûrissement. Force est de constater l’absence tangible de maturation auprès de la population d’une conception globale radicalement identitaire hostile à toutes les formes de libéralisme, idéologie par excellence du Progrès, et à leurs déclinaisons modernes (multiculturalisme, extrême féminisme, ultra-individualisme, productivisme, réductionnisme, « communautarisme » marchand, consumérisme, mondialisme…). Tant qu’il n’y aura pas de convergence entre tous les anti-libéralismes, le Système résistera à leurs assauts éparpillés, solitaires et désordonnés. Le printemps est donc prématuré. Attendons donc la saison salvatrice des orages désirés.

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

     

    Notes

     

    1 : dans Le Monde, 30 janvier 2013.

     

    2 : dans Libération, 13 – 14 octobre 2012.

     

    3 : dans Emmanuel Ratier, Faits et Documents, n° 356, 1er – 15 mai 2013.

     

    4 : Selon l’excellente expression de Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique. Les assassins de l’information, Via Romana, Versailles, 2013.

     

    5 : Béatrice Bourges, « Une révolte d’avant-garde. Insurrection des consciences », dans Le Monde, 19 avril 2013.

     

    6 : dans Le Figaro, 26 avril 2013.

     

    7 : Guillaume Perrault, dans Le Figaro, 4 octobre 2012.

     

    8 : Pascal Perrineau, dans Le Monde, 23 novembre 2012.

     

    9 : dans Marianne, 1er – 7 décembre 2012.

     

    10 : Charles Jaigu, dans Le Figaro, 19 mars 2012.

  • Lille : opération ” Hollande m’a bâillonné “

    Les Enfants des Géants, pour symboliser le mépris d’Hollande pour le peuple français on décidé de bâillonner toutes les statues de leur ville, LILLE, et d’inscrire dessus "Les Lillois bâillonnés", ou "Hollande m’a tué"

    Le Printemps français

  • Pour un rapprochement UMP-FN

    De Christian Vanneste :

    "L’UMP continue à vouloir obtenir les voix du Front national, mais repousse avec horreur tout rapprochement. Ensuite, dans le vide sidéral de cette agence de placement électoral, les calculs personnels font jouer le curseur de la distance.

    [...] La droite continue mécaniquement à attendre de l’échec de la gauche, c’est-à-dire celui du pays, la reconquête des territoires perdus et l’installation de nouvelles baronnies sur les fiefs déchus du PS, sans parler des palais de la République. Une fois encore, on parle de remettre en cause les 35 heures, de rétablir la sécurité, et même de revoir la loi sur le mariage pour n’importe qui. Comme le PACS, sans doute ? Après dix ans de pouvoir, le même discours qu’en 2002 ! Voilà un canard qui cherche sa tête, et elles sont nombreuses à revendiquer cet honneur inutile.

    À gauche, le canard a deux têtes : celle du P comme protectionniste et celle du S comme social-démocrate, celle qui pourfend la finance et taxe à tout va le matin, et celle qui privatise et chouchoute les patrons le soir. Cet animal-là continue à cancaner un discours de plus en plus distant de la réalité, prétendant améliorer une situation qui se dégrade de jour en jour par le respect d’un programme qu’il respecte de moins en moins.

    Reste le vilain petit canard noir que la gauche juge infréquentable, elle qui fréquente les admirateurs de Castro et de Chávez, et que la droite fait semblant d’ignorer alors qu’il l’obsède. Lui persiste à penser qu’il peut gagner tout seul. Où a-t-il donc la tête ? Seul, il fera perdurer la maison familiale. Avec d’autres, il pourrait contribuer au changement radical dont la France a besoin. Les centaines de milliers de manifestants qui ont lancé un grand mouvement de résistance contre la décadence de la civilisation et le déclin du pays ne souhaitent ni que leur élan soit récupéré, ni qu’il se réduise à une revendication mi-chèvre mi-chou. Ils veulent que leur appel au redressement soit entendu. Pour cela, il faut que les politiques retrouvent leur tête et cessent de prendre leurs électeurs et enfants du bon Dieu pour des canards sauvages."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/