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05/01/2018

Immigration : nouvelle mise en garde d’un ancien chef du service de renseignement allemand

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Allemagne – August Hanning, ancien chef du service de renseignement fédéral allemand (BND), met en garde le gouvernement au sujet de l’accueil laxiste des immigrés.

Dans une interview publiée par le journal Bild, August Hanning avertit :

« Comme l’ont montré les attaques terroristes et les tentatives d’attentats ces deux dernières années, la situation sécuritaire en Allemagne est très tendue. »

« Notre architecture sécuritaire doit être améliorée de toute urgence afin de relever les nouveaux défis. Sinon, cela risque de devenir très inconfortable pour nous en Allemagne. »

August Hanning critique depuis des années la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel et souligne le « lien entre la sécurité intérieure et un contrôle efficace des frontières ».
« Tant que nous laisserons les gens entrer dans le pays sans papiers d’identité, sans des contrôles d’identité clairs, nous ferons face à un gros problème de sécurité. »

« En Europe, l’Allemagne est la terre promise pour les demandeurs d’asile et les migrants. Et je me demande combien de temps nous pouvons continuer dans cette voie sans affronter d’importants bouleversements sociaux. »

Des propos de simple bon sens.

http://www.medias-presse.info/immigration-nouvelle-mise-e...

Wauquiez, joue-la comme Trump! Le président américain cartonne

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Pour l’analyste, il y a de bien tentantes analogies à proposer entre Donald Trump et Laurent Wauquiez. L’un comme l’autre sont assaillis par les médias mainstream qui tentent de les ridiculiser, l’un comme l’autre ont maille à partir avec les hiérarques de leurs partis; l’un comme l’autre sont sceptiques sur les accords multilatéraux; et les deux défendent une ligne politique et économique social-souverainiste et affirment œuvrer dans l »intérêt de leurs nations. L’un est issu de l’entreprise industrielle, l’autre de la province, ce qui les enracine dans le pays profond; celui, très largement majoritaire, qui travaille et qui souffre. Et prend en grippe l’establishment.

Trump réussit tout ce qu’il annonce

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Têtes à clash n°19 : les valeurs de la droite et des chrétiens, le portable à l'école, voeux 2018

Où est le peuple ?

Emmanuel Macron, dans ses vœux à la nation, a fait part d’une volonté (il l’avait déjà exprimée durant sa campagne) : « Je veux que nous puisions apporter un toit à toutes celles et ceux sans abri. Il y a encore beaucoup de situations que je n’accepte pas plus que vous. Comptez sur ma détermination entière. » Mais de l’expression d’une volonté à la solution d’une difficulté pratique il y a une certaine distance, d’autant qu’il faut reconnaître cette contradiction constante qui consiste à demander simultanément à l’État un surcroît d’aides sociales et une baisse drastique de ses dépenses. Mais que deviendrait la politique si elle perdait le souci de la justice et de la solidarité ? Ne risquerait-elle pas de perdre aussi le peuple, dont elle entend suivre les vœux, puisqu’elle entend se fonder sur son pouvoir ?

Il est vrai qu’il y a, depuis un certain temps, une crise de la démocratie, qui tient à l’éloignement graduel d’une bonne partie de la population avec ses élites dirigeantes. Un certain nombre de scrutins en Europe ont révélé au grand jour un divorce qui n’a fait que s’accroître. La victoire d’Emmanuel Macron souffre quand même d’une grave faiblesse. Elle n’a pas bénéficié, notamment aux élections législatives, d’un large soutien populaire. La France périphérique, décrite par Christophe Guilluy, n’a pas du tout participé à l’enthousiasme qui a accompagné le triomphe du jeune président. Les témoignages sur le terrain font le bilan de la désertification industrielle qui a ravagé certaines régions, alors que la mondialisation favorisait les grandes concentrations urbaines. Gérald Andrieu, enquêteur pugnace, a visité les régions frontalières. Il constate : « Plus on veut effacer nos frontières nationales, plus en apparaissent de nouvelles, peut-être plus hermétiques encore. Frontières nulles part, séparatisme partout. » [1]

Mais il n’y a pas que le macronisme, si j’ose dire, qui supporte le procès d’une classe politique en rupture de peuple. Il y a aussi une bonne partie de la gauche. Dans son dernier livre [2], Jacques Julliard est sévère à l’égard « de l’intelligentsia, des apparatchiks du socialisme et des théoriciens du capitalisme qui considèrent le peuple comme une masse inerte, entièrement déterminée par sa place dans la production ». Le peuple, proteste-t-il, « a sa propre intelligence de l’Histoire et sa propre conscience morale. » Serait-il le grand oublié d’aujourd’hui ?  

[1Gérald Andrieu, Le peuple de la frontière : 2000 km de marche à la rencontre des Français qui n’attendaient pas Macron, Éditions du Cerf.

[2Jacques Julliard, L’esprit du peuple, Bouquins, Robert Laffont.

Gérard Leclerc

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 3 janvier 2018

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

L'émission Synthèse de jeudi avec Philippe de Parseval

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19:18 Écrit par pat dans culture et histoire, divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L'Histoire des Arts Martiaux - Les Chroniques d'Arcana #13

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L’islam ressemble au colosse aux pieds d’argile

Dans L'Incorrect, on apprend que le frère de Joseph Fadelle s'est converti à son tour :

6a00d83451619c69e201bb09e5866c970d-250wi.png"[...] Installé en France et sans nouvelles de sa famille depuis deux ans, Joseph reprend contact avec Hassan, lequel est tombé malade. Joseph prend un risque incroyable en retournant l’aider en Irak. Touché par ce courage et cette confiance, Hassan décide de se convertir à son tour, submergé par l’amour de Dieu agissant à travers son frère. Il sera baptisé à Noël 2017. Et il ne comprend toujours pas comment il a pu rater son frère à bout portant dans cette vallée jordanienne. [...]

Vu d’Occident, l’islam est un bloc. Comme si l’Oumma était un universalisme suffisamment puissant pour absorber toute notion de culture, de rivalité, et in fine de contestation. Mais l’islam que nous décrit Joseph Fadelle ressemble au colosse aux pieds d’argile de la Bible : « Les populations sont fatiguées de ce système politico-religieux qui prend en main toute leur vie. Les gens en ont ras-le-bol de l’islam. » L’Oumma ne passe pas le cap de la mondialisation. Le Moyen-Orient, qui est quasiment totalement musulman, est largement fissuré de conflits de différentes natures, dont l’antagonisme chiite-sunnite est l’exemple parfait. Marie Fadelle trouve un mérite à l’État islamique : « Dae’ch nous a rendu un grand service, celui de montrer le vrai visage de l’islam. En appliquant tout simplement le Coran à la lettre. » À l’entendre, il a joué un rôle de repoussoir qui va travailler durablement les consciences musulmanes. Le mot de « converti » est très peu utilisé par les chrétiens d’Orient. Pas seulement à cause de son origine latine : ils lui préfèrent le mot de « libéré ». Libéré parce que l’islam est perçu par ceux qui réussissent à s’en évader comme une prison mentale [...].

Cette situation d’immense lassitude est supportée par l’autocensure intellectuelle consubstantielle à l’islam. En imaginant Hassan tirer sur son frère, on pense aux soldats perses (qui venaient des actuels Irak et Iran) chargeant les Spartiates dans le défilé des Thermopyles : ils étaient poussés par des gardes armés de fouets. Les Grecs se fixaient un objectif: leur faire prendre conscience qu’ils pourraient aussi se débarrasser d’eux et choisir de vivre en hommes libres.

Cette dynamique de prise de conscience est visible dans des initiatives comme celle des «Ahmadis», explique Joseph Fadelle. Il est très sceptique quant à leur impact sur la masse des musulmans, mais considère leur existence comme un bon signe: les adeptes de ce courant récemment ressurgi dans des cercles musulmans érudits « prennent le parti d’interpréter le Coran, et d’en tirer des préceptes plus humains». L’indice d’une prise de distance vis-à-vis de commandements autrefois tabous comme l’ininterprétabilité des textes. « Il y a deux ans, un mufti égyptien a déclaré qu’il était possible de changer la religion mentionnée sur la carte d’identité, et donc de quitter l’islam. En moins de deux heures, le ministère concerné a reçu 5000 demandes et n’arrivait pas à gérer le fluxLe même mufti a dû faire une déclaration contradictoire très vite à la télévision pour faire cesser les appels. » Marie Fadelle nous livre une dernière anecdote: elle se rend régulièrement au marché. Elle y rencontre un certain nombre de femmes arabes voilées. Voyant la croix qu’elle porte autour du coup, ces dernières la traitaient de kouffar (infidèle) jusqu’à récemment. Mais depuis quelques temps, certaines désignent sa croix en disant: «Voilà la vérité, tu as raison.» Mais devant le risque de la répudiation qui leur ferait tout perdre, elles se tiennent coites. Pour le moment. [...]"

Michel Janva

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Greenpeace : ses conflits d’intérêt

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Par André Posokhow, consultant 

1_chroniques_de_la_guerre_economique_ed._terrenoire.pngL’École de guerre économique (EGE) a été créée en octobre 1997 par le général Jean Pichot-Duclos et Christian Harbulot. Elle propose un troisième cycle spécialisé en « Stratégie d’intelligence économique » pour des étudiants issus de grandes écoles et universités. Elle offre également, à des cadres supérieurs déjà en activité, la possibilité de suivre des formations professionnelles d’un an.

Son savoir-faire et sa position de leader sur le marché de la formation en intelligence économique sont reconnus dans le milieu.

La filière énergétique de la France est en danger et plus particulièrement son système de production d’électricité, ce qui pourrait entraîner la faillite d’EDF et son découpage industriel.

Certaines ONG influentes sont les sous-marins de groupes industriels ou de pays dont les intérêts ne coïncident pas avec ceux de la France et poussent dans le sens de cette dérive dans le cadre d’une guerre économique majeure. C’est particulièrement le cas de Greenpeace, ONG mondialiste de renom, qui a déclaré une guerre médiatique et judiciaire à EDF, pilier de la production et de l’indépendance énergétique de notre pays.

C’est le thème du rapport pénétrant et passionnant de Thibault Kerlirzin, titulaire d’un MBA en stratégie d’intelligence économique de l’École de guerre économique, qui met en relief, entre plusieurs études de cas, celui des conflits d’intérêt de Greenpeace, notamment avec Vestas, numéro un mondial de l’éolien industriel.

1) La guerre déclarée au nucléaire et à EDF

L’un des objectifs fondamentaux de Greenpeace est la lutte contre le nucléaire, aussi bien militaire, souvenons-nous du Rainbow Warrior, que civil, en référence à Tchernobyl et Fukushima.

C’est au premier chef à ce titre que l’ONG s’en prend à EDF devenue l’un des premiers producteurs mondiaux d’électricité nucléaire par décision politique de la France des années 1960 et 1970. Cette décision avait pour objectif de pallier la hausse du coût du pétrole et d’assurer l’indépendance énergétique de notre pays.

On peut, à la lecture du rapport et au-delà des intrusions dans les centrales nucléaires contre EDF et des actions judiciaires, déceler trois axes d’attaque :

– la contestation des chiffres du coût de production du nucléaire avancé par EDF et les autorités françaises afin de démontrer que les ENR sont plus rentables ;

– la dénonciation de « l’impasse financière » d’EDF et de son endettement ;

– le rappel de la dégradation de la note d’EDF par Standard & Poors et Moody’s, agences de notation dont le rapport souligne à quel point elles sont loin d’être fiables et indépendantes. En 2015 un rapport de la SEC a souligné la rigueur à géométrie variable des études de ces agences de notation financière.

Il s’agit bien d’une entreprise de destruction d’EDF et de notre système électrique jugé comme l’un des plus efficaces et les moins polluants de la planète.

2) Le scénario de transition énergétique de Greenpeace

En 2013, Greenpeace a mis au point un « scénario de transition énergétique » qui est le document de référence vers lequel renvoie Greenpeace France. Il n’est pas question de détailler ce scénario mais seulement d’en rappeler les points essentiels.

– La voiture électrique. Le rapport de T. Kerlirzin souligne les sévères impacts environnementaux des batteries de ces machines qui contiennent une terre rare : le lithium, dangereusement toxique pour l’homme, dont le recyclage, qui pose autant de problèmes que les déchets nucléaires, n’est pas mentionné par l’ONG.

– Il en va de même des écrans à cristaux liquides. L’étude de Greenpeace s’abstient de préciser que ces écrans sont produits via le trifluorure d’azote qui serait potentiellement 17.200 fois plus négatif pour le réchauffement climatique que le CO2.

– Greenpeace préconise, à juste titre, l’installation de panneaux solaires, énergie cependant intermittente et aléatoire, mais ne fait pas mention des risques environnementaux liés au silicium (« Il faudrait 280 kg de produits chimiques par kg de silicium produit » selon le rapport) et sanitaires.

– Enfin l’éolien industriel est la vache sacrée de Greenpeace depuis de nombreuses années. Le rapport souligne que le manque de rigueur de Greenpeace sur cette question remet en cause le principe de précaution au bénéfice de l’environnement dont cette ONG se réclame, notamment quant aux effets néfastes des éoliennes sur la santé humaine.

Greenpeace passe allégrement sur la problématique de cette source d’énergie : le saccage des paysages, le nombre astronomique de machines nécessaires pour remplacer le nucléaire, le coût de l’éolien qui ne baisse pas et même augmente légèrement, le subventionnement imposé aux consommateurs au travers de la CSPE, l’intermittence de la production, avec un facteur de charge moyen de 23% en l’absence de stockage de l’énergie.

C’est cette dernière raison qui explique que l’éolien augmente les émissions de CO2 et la pollution puisqu’il faut avoir recours à des centrales thermiques de complément.

Si Greenpeace occulte le fait que le charbon (le lignite en Allemagne) et le gaz sont nécessaires aux centrales thermiques qui pallient les éoliennes à l’arrêt, son principal mensonge par omission porte sur la question du néodyme. Il s’agit d’une terre rare présente à raison de plusieurs centaines de kg dans les aimants des éoliennes, extraite dans la province chinoise de Mongolie intérieure qui est pour cette raison une des régions les plus polluées du monde. Son extraction diffuse de la poussière radioactive, des vapeurs d’acide sulfurique et entraîne des déversements de déchets toxiques dans les sols et les nappes phréatiques.

Enfin l’éolien est vecteur de corruption, comme l’a souligné en 2014 le Service central de prévention de la corruption.

Mais pour Greenpeace : motus !

3) Le « double-fond » : Greenpeace et ses partenaires, parties prenantes du business écologique. Les liens avec les groupes de pression énergétiques

Greenpeace a coécrit en 2012 un rapport de 340 pages sur la révolution énergétique avec Global Wind Energy Council (GWEC) qui se présente comme « la voix du secteur de l’énergie éolienne mondiale » et l’European Renewable Energy Council (EREC), qui est une organisation parapluie de l’industrie européenne des énergies renouvelables qui emploie 550.000 personnes et dont les retombées financières se chiffraient en 2012 à 70 milliards€.

LES LIENS AVEC LE BUSINESS ÉNERGÉTIQUE

– Greenpeace possède des intérêts économiques dans le business énergétique avec sa structure allemande Greenpeace Energy. Depuis 1999, Greenpeace Energy, profitant de la libéralisation du marché de l’énergie, est un fournisseur d’électricité verte, sous la forme d’une coopérative avec une part « toujours plus grande » d’énergie éolienne.

– Greenpeace Energy a une filiale, Planet Energy GmbH, qui a construit dix parcs éoliens, trois centrales photovoltaïques, et s’implique dans trois parcs éoliens. Planet Energy aurait déjà investi plus de 140 millions d’euros dans les centrales électriques « propres », et planifierait d’autres projets. Greenpeace Energy dispose d’autres filiales : Planet energy Verwaltungsgesellschaft I mbH, Planet energy Verwaltungsgesellschaft II mbH…

– Greenpeace Energy propose également d’installer des stations de recharge pour voiture électrique, en partenariat avec Wallbe, fournisseur de stations de charge à usage privé, semi-public et public. La question de la recharge des voitures électriques est un enjeu stratégique, au vu du développement que connaît ce secteur où le nucléaire représente un acteur et donc un concurrent de poids.

– Greenpeace Energy intervient dans l’hôtellerie en collaborant avec l’association des Bio Hotels qui comprend 90 hôtels (dont cinquante en Allemagne) dans sept pays européens, et ses bâtiments « éco-certifiés ».

– Greenpeace Energy travaille également avec Simon Energy qui est un fournisseur de panneaux solaires photovoltaïques.

LES PARTENARIATS DE PLANET ENERGY AVEC DES ACTEURS DU BUSINESS ÉOLIEN

Greenpeace Energy ne se limite pas à l’Allemagne. La coopérative cherche à étendre son activité et à construire des centrales électriques « propres ». Sa filiale Planet Energy souhaite s’implanter au sein d’autres pays européens dans le domaine de l’éolien ou de la cogénération de centrales alimentées au gaz naturel.

En Allemagne et à l’étranger, Planet Energy travaille avec plusieurs partenaires verts comme Senvion Germany qui est une multinationale de l’éolien présente dans plusieurs pays d’Europe : Pologne, Allemagne, Autriche, Italie, mais aussi Royaume-Uni.

C’est surtout avec Vestas Wind Systems A/S, société danoise qui est l’un des principaux fabricants mondiaux d’éoliennes (Vestas a construit près de 60.000 turbines éoliennes dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 10,3 milliards d’euros en 2016) que le groupe Greenpeace a partie liée.

En Allemagne, Greenpeace Energy est opératrice de quatre parcs éoliens construits par Vestas.

Greenpeace a milité pour le redressement de Vestas qui a connu des difficultés économiques de 2009 à 2012. Dans ce contexte le nucléaire et les projets d’EPR au Royaume-Uni constituent une concurrence inquiétante pour les projets éoliens off-shore de Vestas, inquiétude qui peut être corrélée avec les attaques de Greenpeace contre le projet d’Hinkley Point.

LES LIENS AVEC TRIODOS, BAILLEUR DE FONDS DE L’ÉOLIEN

Depuis 2004, Greenpeace Pays-Bas est un actionnaire de la Triodos Bank. Cette banque, fondée par un mouvement nommé Anthroposophical Society, finance l’économie durable. En 2015 en Espagne, la Fondation Triodos a financé Greenpeace. En France, la Triodos finance plusieurs parcs éoliens comme Lamballe dans les Côtes-d’Armor. En outre, la banque a créé un fonds européen pour les énergies renouvelables.

Conclusion

En définitive, même si l’ONG reste discrète sur la rivalité économique que représente le nucléaire pour le chiffre d’affaires de sa filiale allemande, Greenpeace se trouve en réalité en plein conflit d’intérêts, sa main droite constituant son versant ONG, tandis que sa main gauche agit en acteur purement économique. Comme le dit T. Kerlirzin, nous sommes dans tous les cas très éloignés de l’image de David contre Goliath que se donne Greenpeace.

Ce sont les raisons pour lesquelles l’auteur de l’étude suggère, entre autres recommandations, de retirer à Greenpeace France sa qualité d’association d’intérêt général comme ce fut le cas au Canada et en Nouvelle-Zélande.

André Posokhow 24/12/2017

https://www.polemia.com/greenpeace-ses-conflits-dinteret/

Pourront-ils empêcher le réveil des peuples européens?

europe-tableau-Delecluze.jpgEn  annonçant avant-hier sa volonté de restreindre les libertés sur internet au nom de la lutte contre les fausses nouvelles, Emmanuel Macron n’innove en rien constate Bruno Gollnisch, mais place ses pas dans ceux des commissaires bruxellois. A terme,  il s’agit de criminaliser encore plus avant les rétifs à l’idéologie libérale-libertaire, au cosmopolitisme  et au mondialisme laïque et  obligatoire, tout en désignant la Russie comme le Grand Satan chargé  de tous  les maux,  responsable  de toutes les basses manœuvres contre  nos sociétés si impeccablement démocratiques….  Dans les faits, toute critique  de l’Europe actuelle sera ainsi supposée appartenir au registre  des fausses nouvelles. Nous évoquions en septembre dernier l’action de  Mariya Gabriel membre du PPE (Parti populaire européen),  nouvelle commissaire au numérique qui  est saisie  de ce dossier.  « Il est évident, disait-elle,   que nous avons besoin d’une approche européenne, en plus des pratiques et lois nationales. » « Si nous ne mettons rien en place, les exemples d’abus ne feront que se multiplier. Il est réellement important d’assurer ce type de cohérence au niveau européen. » Et nous citions aussi  Jean-Claude Juncker,  président de la Commission européenne  « qui avait demandé à sa nouvelle commissaire de se pencher sur la question des  fake news (fausses nouvelles)  dans la lettre de mission qu’il lui a adressée en mai ( …) :  La Commission doit examiner les défis que créent les plateformes en ligne pour nos démocraties en ce qui concerne la dissémination d’informations fausses et initier une réflexion sur ce qui pourrait être fait au niveau européen pour protéger les citoyens » (sic).  

Euractiv précise encore  dans un article publié ce matin que si proposition préparée par la Commission européenne sera a priori « moins radicale » que celle évoquée par  Emmanuel Macron,  Mariya Gabriel,   lors « d’une conférence de presse en novembre,   a annoncé que sa stratégie couvrirait divers secteurs, puisque les fake news menacent autant les médias audiovisuels que la presse écrite ou en ligne.  La désinformation évolue en même temps que la technologie  (…).  Les  fake news  sont une maladie contre laquelle l’Europe doit se  vacciner » a encore déclaré Mme Gabriel.

« Emmanuel Macron n’est pas le seul dirigeant européen désireux d’accélérer la mise en place de mesures réglementaires contre les fake news. En octobre, les chefs d’État des 27 États membres – seul Mariano Rajoy n’a pas participé au sommet – ont approuvé un document appelant à accélérer les efforts pour  renforcer l’intégrité de nos sociétés libres et démocratiques à l’ère du numérique  (…) L’Allemagne a adopté une loi controversée l’année dernière imposant de lourdes amendes aux entreprises de médias sociaux si celles-ci ne suppriment pas rapidement les contenus illégaux, y compris les discours de haine. Cette loi a poussé Facebook a embauché l’année dernière des centaines de personnes en Allemagne pour surveiller les publications des utilisateurs, repérer les informations illégales et les supprimer.»

 Derrière les nobles intentions humanistes affichées, nous assistons à un nouvel épisode de cette  course contre la montre engagée  entre les tenants d’un vieux Système européiste  qui fait eau de toute part,  et le souhait  des peuples européens  d’une prise en compte de leurs  aspirations nationales,  souverainistes et identitaires. Cette crainte d’une réveil des nations libres  était perceptible dans le discours d’Emmanuel Macron le 3 janvier. Il a ainsi qualifié de « propagande »  toute contestation de la doxa dominante, propagande at-il ajouté,   « parfois même financée par certaines démocraties illibérales. » 

Cette notion de  démocraties illibérales  n’est bien sûr pas neutre et renvoi à l’alternative à cette construction européiste… foncièrement  antireuropéenne dans  son essence,  qui est aujourd’hui battue en brèche  par des exécutifs nationaux à la tête d’Etats membres de l’UE. Sur son blogue, (article repris sur le site d‘E&R), Alain de Benoist indique que cette  « notion d’ illibéralisme »,  «qui n’est pas antérieure à la fin des années 1990», «est extrêmement intéressante». «(Le président hongrois)  Viktor Orbán s’y est référé en 2014 pour défendre l’idée que l’idéologie ne doit pas être l’élément central des jugements que l’on porte sur l’organisation de l’État. Les médias en ont conclu que le Premier ministre hongrois voulait justifier la  dérive autoritaire  de son régime (…)  Je pense pour ma part qu’on devrait plutôt se référer au populisme : une démocratie illibérale est une démocratie qui prend la souveraineté du peuple au sérieux.»

«Depuis des décennies, on cherche à nous faire croire que libéralisme et démocratie sont une seule et même chose. La démocratie libérale serait donc la seule forme possible de démocratie. Mais en réalité, c’est exactement le contraire (…). Lorsque le peuple comprend que ceux qui prétendent les représenter ne représentent plus rien, et que la représentation équivaut à une captation de la souveraineté populaire par la souveraineté parlementaire, il cherche à décider par lui-même de ce qui le concerne. Sonne alors l’heure de la démocratie illibérale. »

«Ce qui se passe actuellement en Autriche (la coalition gouvernementale  entre conservateurs de l’ÖVP et nos amis nationaux du FPÖ, NDLR) va bien sûr dans le sens de l’ illibéralisme et je pense qu’il y a tout lieu de s’en réjouir» ajoute encore M. de Benoist . (…) La grande question qui se pose est de savoir si l’Autriche va s’intégrer au groupe de Visegrád, qui associe déjà la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. On verrait alors resurgir quelque chose qui ressemblerait à une nouvelle mouture de l’empire austro-hongrois et qui, surtout, pourrait constituer à terme l’embryon d’une Europe illibérale, en tous points opposée par ses valeurs et ses principes à l’actuelle Europe de Bruxelles. Le conflit entre les deux entités est déjà perceptible. Une autre question fondamentale, maintenant que l’après-Merkel a commencé, étant de savoir si l’évolution présente de l’Autriche n’annonce pas d’une certaine manière ce qui pourrait se passer dans l’avenir en Allemagne.»  Une application de la  théorie des dominos en quelque sorte,  qui verrait la mitteleuropa basculer à terme dans le camp d’une franche alternative politique au suicide de l’Europe européenne auquel nous conduisent les forces obscures du mondialisme. Dans ce combat là, la France, le peuple français sont  amenés, nous le croyons,  à jouer un rôle essentiel, c’est  la raison d’être du Front National d’y prendre toute sa part.

https://gollnisch.com/2018/01/05/pourront-empecher-reveil...

14:50 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Zoom - Michel Le Net : « La France est une république bananière »

Agnès Marion (FN) est persuadée qu'une alliance finira par s’imposer à l’échelon local

Agnès Marion, conseiller régional (FN) du Rhône, préside le Cercle Fraternité, a été interrogée dans le dernier numéro de L'Incorrect. Extrait :

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Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

FAKE NEWS de MACRON sur les fichés S parmi les terroristes

LE MATIN, LE PREMIER MINISTRE REFUSE UNE LOI POUR LES POLICIERS. LE SOIR, LE PRÉSIDENT VEUT UNE LOI POUR CONTRÔLER L’INFORMATION

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Mercredi, le Premier ministre Édouard Philippe est l’invité d’une émission matinale, « Les 4 vérités », sur France 2. Il balaie tous les sujets de son ton posé sans jamais se départir de sa grisaille habituelle. Certes, pour évoquer Champigny, il a préparé son effet et il se dit « horrifié ». Très bien, mais ensuite ? Devant le sentiment d’impunité des agresseurs ? Devant les attaques à répétition contre les forces de l’ordre ? Devant le petit jeu médiatique des Kassovitz et autres princes des médias déversant leurs insultes sur la police à longueur de tweets ?

L’interviewer de France 2 n’est pas Laurent Delahousse. Il s’appelle Guillaume Daret, mais il a brillamment franchi l’examen de l’interviewer complaisant avec Édouard Philippe. Il a gagné son ticket 1re classe pour aller déambuler avec Jupiter sous les ors de l’Élysée en toute quiétude. Ou poursuivre tranquillement son dialogue avec le Premier ministre, par exemple en avion privé Tokyo-Paris, histoire que M. Philippe ne s’ennuie pas trop dans son avion vide.

Car devant ces agressions violentes et répétées contre la police, le rôle du Premier ministre aurait été d’examiner ce que le gouvernement pouvait proposer comme loi pour mieux protéger, mieux punir, mieux dissuader. Et celui du journaliste de stimuler un peu son invité en manque d’idées. Eh bien, voilà la réponse qui, visiblement, n’a secoué personne :

« Les peines plancher ont été introduites dans le droit français en 2007 pour tous les crimes et délits en cas de récidive. Elles ont été supprimées en 2014. Je me méfie des réactions face à des événements qui passeraient par des éléments législatifs. »

En substance : pas de loi. Braves policiers, on continue comme ça. Les uns à appeler à vous tabasser sur les réseaux sociaux. Les autres à le faire dans les cités. Et moi à ne rien faire. Circulez, y a rien à voir, le gouvernement ne légiférera pas. Vous comprenez, toucher à la loi, c’est quelque chose de grave qui demande beaucoup de sérieux, beaucoup de grisaille, beaucoup de réflexion. Et, surtout, on ne légifère pas sous le coup des passions, des pressions, des « événements ». C’est bien connu. C’est même écrit en grosses lettres dans le Manuel de l’immobilisme que tout bon Premier ministre a en permanence sur son bureau.

Les « événements »… Les policiers apprécieront l’euphémisme. Mais le plus révélateur de cet immobilisme tranquille de notre Premier ministre, c’est son « Je me méfie des réactions… »

Avec Édouard Philippe, nous n’avons décidément pas les mêmes méfiances : dans ma petite ville de province (et malheureusement dans la France entière), l’insécurité explose ces dernières semaines (braquages, cambriolages, agressions, voitures incendiées, violences contre les policiers) mais lui, ce n’est pas de cela qu’il se méfie, non, il se méfie des réactions d’indignation et de colère… À bien y réfléchir, il a peut-être raison. De là à vouloir légiférer pour maîtriser ces « réactions à des événements »… Non, mon esprit méfiant va trop loin.

Trop loin ? Le soir même, le président de la République annonce à la (bonne) presse rassemblée à ses pieds qu’il veut « une loi contre les fake news » pendant les campagnes électorales… Il y a de la suite dans les idées entre notre Premier ministre si réticent à légiférer du matin et notre Président législateur du soir. Car, finalement, ces « réactions » de colère, ce sont peut-être des fake news, non ? Et puis, ça ferait désordre pendant une campagne électorale… Donc, il faut légiférer d’urgence, Jupiter l’a dit.

Une chose est sûre : ils se méfient des réactions, donc ils vont davantage contrôler l’information. Édouard Philippe s’est, une fois de plus, comparé à un chef d’orchestre. En tout cas, on a bien compris quelle serait la musique, et qu’il faudrait la suivre à la baguette.

Ainsi va la démocratie au pays des Lumières et de la liberté d’expression, en 2018, sous la présidence de M. Macron…

http://www.bvoltaire.fr/matin-premier-ministre-refuse-loi...

SPES CONTRA SPEM

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PAR HILAIRE DE CRÉMIERS

4170074262.jpgAnalyse de l'actualité à cheval sur deux années et présentation du dernierPolitique magazine vont ici de pair. Les lecteurs de Lafautearousseau seront intéressés par ce double aspect de cet éditorial.  LFAR 

Nous voici à là fin de l'année 2017 qui a vu beaucoup de changements en France, et au début de l'année 2018 qui est grosse d'incertitudes. Amis lecteurs, vous aimez votre journalPolitique magazine : il traite des questions d'actualités comme aucun autre journal. Dans ce numéro, comme dans les précédents, une vaste étendue d'informations mais aussi d'explications est abordée : l'Europe, la Défense, la décentralisation et l'organisation territoriale, les risques monétaires, les dangers économiques, l'actualité culturelle. Tous ceux qui sont habitués à lire nos chroniques et nos articles, savent qu'il y a là une ligne éditoriale pour ainsi dire unique dans la presse française : les actualités y sont analysées en profondeur dans le cadre d'une réflexion historique et, à sa manière, philosophique qui n'hésite pas à rappeler quelques vérités fondamentales dont les constructeurs d'abstractions et les politiciens en mal de domination prétendent se soustraire.

Politique magazine n'a pas cédé aux charmes macroniens. L'homme a été assez habile pour se présenter à un de ces moments décisifs qui reviennent de manière récurrente dans l'histoire de notre pays et où les Français, lassés des luttes partisanes stériles, s'en remettent à un pouvoir venu « d'ailleurs » qui leur offre d'autres horizons que les perpétuelles et insanes querelles idéologiques et politiciennes. Macron a profité de la situation.

Cependant, il n'est pas venu réellement « d'ailleurs ». Loin d'être au-dessus du système, il en sort fort concrètement et il essaye d'en combiner les forces. Laissant, par exemple, un Blanquer mener sa juste réaction dans l'Éducation nationale dont il sait par son propre milieu familial à quel point les familles françaises y sont attachées, gardant un Hulot fébrile à ses côtés pour rassurer les écologistes, donnant à un Philippe adroit ses coudées franches pour gérer le quotidien de la France, menant par des ministres qui sont tout sauf socialistes, des réformes partielles autant que les circonstances le permettent, il se réserve le rôle de « patron ». Lui voit où il faut aller. Il se met en position et en scène, comme son dernier entretien à l'Élysée l'a suffisamment montré.

Mais ce qu'il voit, ce n'est pas la France, ce n'est plus la France en tant que telle ; c'est un rêve, son rêve, tel qu'il l'a forgé à l'écoute de ses professeurs, de ses inspirateurs et de ses instigateurs : la construction d'une Europe fédérale totalement intégrée qui aurait, de plus, dans son esprit, l'avantage de résoudre le problème français, car la France est pour lui un problème. Il n'en a pris la direction que pour la conduire vers l'Europe du seul salut. Il croit en sa mission : cette certitude ressort de tous ses discours. Son action n'est dictée que par cette conception qui est une sorte de foi laïque. Il n'envisage de règlement des difficultés que dans cette configuration. Il le dit à toutes occasions, en toutes circonstances, comme ce numéro de Politique magazine le montre encore. En cela il est le parfait élève de toute la génération précédente dont il prend la suite. Sauf que lui, il croit : il y croit et il se croit. Il se sert de sa foi comme d'un tremplin.

Il ne refaçonne le système que pour réussir dans son entreprise. Comprenons bien : il ne renie nullement le système ; il le transforme pour en améliorer l'efficacité à son service et pour son plan ; il joue des partis, bien sûr, en installant le sien qui doit absorber les autres ou les annihiler. Son intention est de renouveler au niveau européen ce qu'il considère comme son succès français. Demain Macron, chef charismatique d'abord, puis président d'une nouvelle Europe : oui, tel est le rêve !

Les Français sont floués. Une fois encore. Par une sorte de faux sauveur. Alors, que faire ? dira-t-on. Eh bien, expliquer et expliquer encore le pourquoi et le comment de cet invraisemblable et, cependant, perpétuel marché de dupes. Politique magazine s'attelle à cette tâche : aller au fond du problème politique.
Concluons : s'il faut désespérer, désespérons donc du système... Oui, parfaitement : ce désespoir-là est salutaire. Car si la France est susceptible d'espérance - et elle l'est -, elle doit l'attendre « d'ailleurs ». D'un véritable « ailleurs ». Comment ne pas y penser en ces jours de Noël et de Nouvel An ?   

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L'année commence bien : le 1er janvier, la tempête Carmen liquide une éolienne en Vendée

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Cette année là : Aristote au Mont Saint-Michel (2008) - Calmos (1976) - Le prisonnier (1957)

RETOUR DES DJIHADISTES : ON N’EN VEUT PAS ! QU’ÉMILIE KÖNIG RESTE LÀ OÙ ELLE EST !

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Émilie König n’est pas une victime. Elle a revendiqué ses choix devant les caméras. Pourquoi devrait-on l’exonérer de ses crimes ?

Arrêtée en Syrie, détenue par les forces kurdes avec d’autres Françaises, on nous a montré Émilie König en larmes, implorant l’État français de la récupérer avec sa progéniture. Enfin, quand je dis montrer, j’exagère, puisqu’elle était planquée sous sa burqa. Disons qu’on l’a entendue sangloter et demander pardon à sa mère, à ses concitoyens, à la France.

Il y a longtemps que les avocats connaissent la combine : l’accusé doit se tordre les mains, pleurer abondamment et se couvrir la tête de cendres devant les caméras. Il lui faut dénoncer d’affreuses conditions de détention, le viol et la torture, et battre sa coulpe en public pour arracher des sanglots à la ménagère puis aux jurés. Sur ce plan, les avocats d’Émilie König sont de grands professionnels. Ainsi Me Bruno Vinay a-t-il déclaré à l’AFP qu’il demande le rapatriement de sa cliente aux autorités françaises parce qu’elles « ont l’obligation de la juger ». Et puis, dit-il, elle « est la mère de trois enfants français » et « tout doit être mis en œuvre pour faciliter leur rapatriement, conformément aux engagements internationaux de la France ».

Pour ce qui est de la mère de famille exemplaire, on rappellera ici que lorsqu’elle est partie porter les armes en Syrie, en 2012, Émilie König a laissé ses deux premiers enfants au pays. Comme quoi l’amour maternel a des limites. On se demande, alors, ce qui fait du petit garçon âgé de quatre ans et de ses sœurs jumelles âgées de un an seulement des petits Français ! Qui est leur père ? Un barbu fanatique, sans doute, puisque la Lorientaise était, là-bas, l’égérie des fous d’Allah.

L’argument entendu de la bouche de son avocat dans un entretien télévisé ne manque pas de sel : sa cliente « se tient à la disposition de la justice […] dans un esprit de coopération ». Sans blague ?

Émilie König est l’une des pires furies que les islamistes aient pu produire, alors son « esprit de coopération », on s’assoit dessus. Radicalisée au sortir de l’adolescence, devenue propagandiste zélée puis recruteuse pour Daech, appelant à attaquer les institutions françaises et à s’en prendre aux épouses de nos soldats, elle a été placée en septembre 2014 par l’ONU sur la « liste noire des combattants les plus dangereux ». Et il faudrait, aujourd’hui, la sauver d’un sort qu’elle réservait aux autres ?

Le Figaro écrit aujourd’hui qu’une trentaine de djihadistes français ayant été arrêtés par les forces kurdes et les Irakiens, « le cas des femmes et de leurs enfants est le plus épineux ».

Pourquoi ? Est-ce parce qu’elles sont femmes, donc d’office présumées irresponsables et victimes, ou bien à cause de leurs enfants ? L’argument des avocats est, là aussi, connu : ces femmes, forcément abusées, ont servi de simples « génitrices », leurs ventres seulement recrutés pour fabriquer des combattants.

Émilie König n’est pas une victime. Elle a revendiqué ses choix devant les caméras, entraîné des adolescents dans sa folie meurtrière, porté les armes contre son pays. Pourquoi devrait-on l’exonérer de ses crimes ?

Emmanuel Macron a affirmé, en novembre dernier, que le sort des djihadistes françaises serait examiné au « cas par cas ». Alors, si je peux émettre un avis : qu’Émilie König reste là où elle est ! Tentée par l’exotisme, qu’elle en profite pleinement et croupisse chez les Kurdes. Je ne veux pas devoir débourser un centime pour elle et ses enfants.

Je finirai sur une anecdote qui date de quelques années. J’étais avec un ami à attendre le métro quand sont venues s’asseoir à côté de nous deux adolescentes fièrement voilées jusqu’aux pieds et gantées. On voyait encore leur visage : teint de porcelaine, yeux bleus qui fixaient avec arrogance le petit peuple ébahi.

Répondant à leur regard insistant, mon ami leur a alors lancé cette remarque : « Décidément, le costume breton a bien changé ! »

Il ne croyait pas si bien dire…

http://www.bvoltaire.fr/retour-djihadistes-on-nen-veut-qu...

Rejet global de l’universalisme des Lumières et du contrat social en Afrique

Selon Bernard Lugan :

"Dans les pays du nord où priment l’économique et l’idéologie, l’analyse de la situation africaine est désespérément simple, pour ne pas dire simpliste : si le continent est sinistré, c’est par manque de développement. Voilà pourquoi, durant plus d’un demi-siècle, des sommes considérables y furent déversées. En vain. L’échec des politiques de développement étant évident, le marasme africain fut ensuite attribué à l’absence de démocratie. Le continent se vit alors imposer la suppression du parti unique qui maintenait un semblant de cohésion des mosaïques ethniques locales. La conséquence d’une telle politique hors sol se lit aujourd’hui à travers l’émiettement politico-ethnique, l’ethno-mathématique et l’anarchie.

Toujours imbus de leurs principes démocratiques et porteurs de l’arrogant néo-colonialisme des « droits de l’homme » archétypiquement incarné par la CPI, les idéologues des pays du nord, ne voient pas qu’une révolution a commencé au sud du Sahara. Et qu’elle se fait précisément au nom de la contestation de leurs dogmes. Nous sommes en effet en présence de la première véritable tentative de décolonisation en profondeur du continent à travers le rejet global de l’universalisme des Lumières et du contrat social. Contrairement à ce que veulent nous faire croire la plupart des intellectuels africains installés en Europe ou aux Amériques et qui sont tout à la fois des déserteurs du développement et de modernes « Oncles Tom » n’ayant que les mots de démocratie et de développement à la bouche, leur continent d’origine n’accepte en effet plus la doxa occidentale.

Mais une fois la greffe politico-morale européo-américaine rejetée, les Afriques n’entreront pas pour autant dans le cycle des félicités. Les futures élites africaines devront en effet trouver des solutions urgentes au suicide démographique continental tout en définissant de nouveaux rapports politiques entre les diverses composantes ethniques de leurs pays respectifs.

A cet égard, la situation du Sahel résume les problèmes du continent. Ici, à partir de la révolution néolithique, les sédentaires sudistes ont vécu dans la terreur des raids lancés contre leurs villages par les nomades nordistes, qu’il s’agisse, d’ouest en est, des Maures, des Touareg, des Toubou ou encore des Zaghawa. La colonisation libéra les premiers, puis elle inversa le rapport des forces en leur faveur. Avec les indépendances, l’espace sahélo saharien fut ensuite cloisonné par des frontières artificielles. Pris au piège de l’Etat-nation, sudistes et nordistes furent alors forcés de vivre ensemble. Le traumatisme fut d’autant plus fort qu’après la fin du parti unique, la démocratie électorale ethno-mathématique donna le pouvoir aux plus nombreux, c’est-à-dire aux sudistes qui n’ont pas boudé leur revanche historique. Voilà qui explique d'abord les évènements actuels de cette région, et non le manque de développement ou le « déficit démocratique »."

Michel Janva

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06:14 Écrit par pat dans actualité, international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

LA RUÉE VERS L’OR EN CALIFORNIE (1848-1856) | 2000 ANS D’HISTOIRE | FRANCE INTER

06:11 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |