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13/02/2018

La sagesse biblique de Montaigne et notre actualité

par Nicolas Bonnal

Ex: http://www.dedefensa.org

Fatigué des nouvelles du jour, je me remets à glaner dans tout Montaigne. Sur nos guerres protestantes, américaines, notre choc des civilisations, j’y trouve ceci :

3962840158.jpg«… je trouve mauvais ce que je vois en usage aujourd’hui, c’est-à-dire de chercher à affermir et imposer notre religion par la prospérité de nos entreprises.

Notre foi a suffisamment d’autres fondements pour qu’il ne soit pas nécessaire de fonder son autorité sur les événements. Car il y a danger quand le peuple, habitué à ces arguments plausibles et bien de son goût, voit sa foi ébranlée par des événements qui lui sont contraires et défavorables. Ainsi en est-il des guerres de religion dans lesquelles nous sommes plongés. »

Sur la société d’abondance et de consommation qui produit satiété et dépression, j’y trouve cela :

« Pensons-nous que les enfants de chœur prennent vraiment du plaisir à la musique ? La satiété la leur rend plutôt ennuyeuse. Les festins, les danses, les mascarades, les tournois réjouissent ceux qui ne les voient pas souvent, et qui désirent depuis longtemps les voir ; mais pour celui dont ils forment l’ordinaire, le goût en devient fade et même déplaisant : les femmes n’excitent plus celui qui en jouit autant qu’il veut… Celui qui n’a pas l’occasion d’avoir soif ne saurait avoir grand plaisir à boire. »

Montaigne ajoute, comme s’il pensait à nos comiques :

 “Les farces des bateleurs nous amusent, mais pour eux, c’est une vraie corvée. »

La société d’abondance ? Il la définit ainsi Montaigne :

« Il n’est rien de si ennuyeux, d’aussi écœurant que l’abondance. Quel désir ne s’émousserait d’avoir trois cent femmes à sa disposition, comme le Grand Turc dans son sérail ?

Quel désir et quelle sorte de chasse pouvait bien avoir celui de ses ancêtres qui n’y allait jamais qu’avec au moins sept mille fauconniers ? »

Sur l’espionnage par l’Etat profond, Montaigne nous rappelle tout simplement que les Grands sont plus espionnés que les petits, mais qu’ils y ont pris goût (pensez à son pessimiste ami La Boétie):

« Tout le monde redoute d’être contrôlé et épié ; les grands le sont jusque dans leurs comportements et leurs pensées, le peuple estimant avoir le droit d’en juger et intérêt à le faire. »

Pensons au harcèlement de nos pauvres peoples. A son époque c’est pire :

« Et il ne m’est jamais venu à l’idée que cela puisse constituer un quelconque avantage, dans la vie d’un homme cultivé, que d’avoir une vingtaine d’observateurs quand il est sur sa chaise percée… »

Deux siècles avant Montesquieu, Montaigne dénonce les caprices de la mode :

« La façon dont nos lois tentent de régler les folles et vaines dépenses de table et de vêtements semble avoir un effet contraire à son objet. Le vrai moyen, ce serait de susciter chez les hommes le mépris de l’or et de la soie, considérés comme des choses vaines et inutiles. Au lieu de cela, nous en augmentons la considération et la valeur qu’on leur attache, ce qui est bien une façon stupide de procéder si l’on veut en dégoûter les gens. »

La mode va vite comme la télé (cf. Virgile-Ovide) :

« Il est étonnant de voir comment la coutume, dans ces choses de peu d’importance, impose si facilement et si vite son autorité. À peine avions-nous porté du drap pendant un an à la cour, pour le deuil du roi Henri II, que déjà dans l’opinion de tous, la soie était devenue si vulgaire, que si l’on en voyait quelqu’un vêtu, on le prenait aussitôt pour un bourgeois. »

La Fontaine dira que le courtisan est un ressort. Montaigne :

« Le reste de la France prend pour règle celle de la cour.

Que les rois renoncent à cette vilaine pièce de vêtement qui montre si ostensiblement nos membres intimes, à ce balourd grossissement des pourpoints qui nous fait si différents de ce que nous sommes et si incommode pour s’armer, à ces longues tresses efféminées de cheveux… »

Montaigne vit au présent perpétuel, les ridicules qu’ils dénoncent sont donc ceux de la cité grecque d’Alan Bloom et Platon :

« Dans ses Lois, Platon estime que rien n’est plus dommageable à sa cité que de permettre à la jeunesse de changer ses accoutrements, ses gestes, ses danses, ses exercices et ses chansons, en passant d’une mode à l’autre, adoptant tantôt tel jugement, tantôt tel autre, et de courir après les nouveautés, adulant leurs inventeurs. C’est ainsi en effet que les mœurs se corrompent, et que les anciennes institutions se voient dédaignées, voire méprisées. »

Oui, il n’est pas trop réformateur, Montaigne.

Parfois il divague gentiment et il nous fait rêver avec ce qu’il a lu dans sa bibliothèque digne de Borges (voyez Guénon, Règne de la Quantité, les limites de l’histoire et de la géographie) :

« On lit dans Hérodote qu’il y a des peuples chez qui les hommes dorment et veillent par demi années. Et ceux qui ont écrit la vie du sage Épiménide disent qu’il dormit cinquante-sept ans de suite. »

Bon catholique, homme raisonnable surtout, Montaigne tape sur la Réforme, rappelant que deux siècles avant la révolution on a voulu changer les noms :

« La postérité ne dira pas que notre Réforme d’aujourd’hui a été subtile et judicieuse ; car elle n’a pas seulement combattu les erreurs et les vices, et rempli le monde de dévotion, d’humilité, d’obéissance, de paix et de toutes les vertus. Elle est aussi allée jusqu’à combattre ces anciens noms de baptême tels que Charles, Louis, François, pour peupler le monde de Mathusalem, Ézéchiel, Malachie, supposés plus imprégnés par la foi ! »

Sur ce sujet lisez son disciple Rothbard et son texte sur l’idéal communisme-millénariste des protestants, en particulier des anabaptistes.

Lire Montaigne (il dénonce le rustre son temps et sa mode efféminées !), qui nourrit Pascal, Cervantès et Shakespeare, c’est retomber dans l’enfance de la sagesse de la grande civilisation européenne aujourd’hui engloutie. Une sagesse biblique un rien sceptique, héritée de Salomon, plus sympathique que celle du sinistre Francis Bacon, qui triompha avec son Atlantide scientiste et son collège d’experts en folles manipulations psychologiques, génétiques et même agronomiques (lisez-le pour ne pas rire). Montaigne a moins voulu nous prévenir contre la tradition que contre cette folle quantité de coutumes, de modes et de snobismes qui s’imposeraient dans notre monde moderne déraciné.

On le laisse nous remettre chrétiennement à notre place (apologie de Raymond Sebond) :

« Le moyen que j’utilise pour combattre cette frénésie, celui qui me semble le plus propre à cela, c’est de froisser et fouler aux pieds l’orgueil et la fierté humaine. Il faut faire sentir à ces gens-là l’inanité, la vanité, et le néant de l’homme, leur arracher des mains les faibles armes de la raison, leur faire courber la tête et mordre la poussière sous le poids de l’autorité et du respect de la majesté divine. Car c’est à elle, et à elle seule qu’appartiennent la connaissance et la sagesse… »

Voilà pour le paganisme aseptisé de nos couillons de nos manuels scolaires !

Ou bien (Essais, I, L) :

« Je ne pense pas qu’il y ait en nous autant de malheur que de frivolité, autant de méchanceté que de bêtise ; nous sommes moins remplis de mal que d’inanité, nous sommes moins malheureux que vils. »

A transmettre à Davos. Et comme on parlait du roi Salomon, on citera ses proverbes :

« La gloire de Dieu est de cacher une chose, et la gloire des rois est de sonder une chose. »

Enfin pour  faire lire et relire Montaigne je prends plaisir à recommander l’édition-traduction de Guy de Pernon, que j’ai trouvée juteuse et agréable, presque autant que le légendaire texte original (ebooksgratuits.com).

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2018/02/12/l...

Réforme de l’islam: le passif d’une illusion

par Jérôme Blanchet-Gravel

Malgré toute sa bonne volonté, Emmanuel Macron ne parviendra pas à réformer véritablement l’islam de France. Sauf s’il parvient à lui faire accepter trois importantes concessions. 

La violence commise au nom de l’islam est l’un des plus graves problèmes dans le monde. Non seulement la religion musulmane est liée à la guerre et au terrorisme, mais elle favorise la montée de tensions intercommunautaires un peu partout en Occident. En annonçant qu’il travaillait activement à la structuration d’un islam de France réformé, le président Emmanuel Macron semble reconnaître cette réalité.

Les trois piliers de l’islam républicain

Mais quelle forme pourrait-elle prendre cette réforme tant attendue ? Comment faire pour fonder un islam plus spirituel et culturel que politique et idéologique ?

Lire la suite sur Causeur

La politique de M. Blanquer. Partie 1 : Une inquiétude chez les lycéens ?

Sous la neige, les pavés ? Les conditions climatiques de la semaine en cours d'achèvement ont, il est vrai, occulté nombre d'autres informations et quelques débats que, pourtant, il ne serait pas inutile d'ouvrir et de mener. Ainsi, celui sur le baccalauréat et sur les réformes en préparation, autant sur le lycée que sur l'entrée en université, en attendant ceux sur l'Université elle-même et sur le système et l'organisation de l’École au sens large du terme. Car si quelques entrées seulement de lycées ou d'amphithéâtres ont été bloquées ces jours derniers, il n'en est pas moins vrai qu'une partie des lycéens, peut-être pas si minime que cela, s'inquiète des conséquences d'un changement des « règles » du baccalauréat et d'une possible sélection à l'entrée de l'université : après tout, l'on peut entendre ces craintes sans céder à la facilité de hausser les épaules ou, au contraire, de hurler avec les loups d'une certaine extrémité politique, plus prompts à dénoncer qu'à proposer ou à fonder.

J'ai été longtemps étudiant et, en ces temps qui s'éloignent de plus en plus, j'ai pu observer de l'intérieur le fonctionnement de l'Université, non seulement en tant que simple auditeur mais aussi au sein de quelques Conseils (de gestion en Droit, d'administration à Rennes-2, d'UFR en département d'histoire), et il m'est arrivé de participer à nombre de débats, y compris dans des amphis surchauffés lors de mouvements estudiantins de contestation : j'en ai retiré l'impression que l'Université, petit monde passionnant et plein de contradictions, ne jouait pas forcément le rôle qui devrait être le sien, celui de « la recherche et la discussion », se contentant parfois du conformisme et de « l'émeute » dérisoire de quelques uns, brandissant le drapeau d'une révolution dont, pour la plupart, ils ne souhaitaient pas vraiment autre chose que l'apparence, bien plutôt que la réalisation... Bien sûr, il y avait des idéalistes, de vrais révolutionnaires, et nombre de jeunes, au moins pour quelques années, s'engageaient de bon cœur et de bonne foi (et ce dernier terme n'est pas de trop) dans des causes qui, parfois, peuvent faire sourire aujourd'hui. Il y eut des espérances certaines et le film-témoignage « Mourir à trente ans » nous le rappelle utilement, à travers l'histoire de Michel Recanati, ce militant d'une extrême-gauche qui voulait « faire la révolution » et, au-delà, la « vivre », passionnément. Je ne m'en moque pas, et je les prends même au sérieux, les ayant beaucoup combattues mais me reconnaissant une certaine nostalgie de ces confrontations de jeunesse...

Mais il y avait, et il y a toujours, beaucoup de naïveté chez les manifestants étudiants et de sournoiserie chez ceux qui, disons-le crûment, les manipulaient sans vergogne pour consolider leur propre carrière politique. Une naïveté qui ne peut tout excuser, néanmoins, et en particulier une certaine paresse intellectuelle pour nombre de ceux qui criaient fort dans les rues tout en se contentant de quelques arguments souvent trop peu réfléchis pour être crédibles, mais néanmoins écoutés parce que déclamés par une « jeunesse » dont tous les gouvernements (surtout de Droite, d'ailleurs), depuis les années 1970, craignent la « révolte ».

Qu'en est-il aujourd'hui ? Les projets encore incertains du gouvernement (tous les arbitrages ne semblent pas être encore rendus en haut lieu) sont-ils les marques d'une politique « réactionnaire » (« maurrassienne » peut-être, puisque c'est l'épouvantail du moment...) et de la nostalgie d'une « école du temps jadis » dans laquelle régnaient, dit-on, l'autorité et le mérite, forcément républicains, façon (Jules) Ferry ? Je n'en suis pas totalement sûr : s'il y a des velléités de remise en ordre de l’École qui peuvent m'être sympathiques, je crains que l'approche purement comptable de Bercy ne les remette rapidement en cause, au risque d'en ruiner tout le sens et la portée et, a contrario, de favoriser une logique libérale peu compatible avec la promotion d'une justice sociale scolaire pourtant éminemment nécessaire. Or, la politique de M. Blanquer, ministre de l'Education nationale, appelle des investissements financiers non négligeables et une confiance renouvelée des personnels éducatifs pour pouvoir réussir : sans l'une ou l'autre de ces conditions, il est à craindre que rien de bon ne pourra se faire et, surtout, s'inscrire dans la durée, cette dernière toujours nécessaire à toute politique digne de ce nom.

Pour l'heure, l'idée d'une « sélection » (1) à l'entrée de l'Université ne me semble pas choquante en soi, et elle est toujours préférable à l'injuste égalité du tirage au sort ! Si le mot de sélection a mauvaise presse près de quelques lycéens de Terminale, c'est sans doute parce que certains (2) en donnent un sens trop restrictif et purement « éliminatoire » quand elle doit se penser plutôt comme une juste orientation, l'ouverture vers des voies possibles plutôt que l'engagement en des impasses. Qu'y a-t-il de scandaleux à considérer que tout le monde ne peut pas être médecin ou professeur, et que les souhaits d'un lycéen doivent parfois être, sinon contrariés, du moins raisonnés en fonction de ses compétences et aptitudes, mais aussi de son investissement dans le travail et dans la réflexion ?

(à suivre) 

Notes : (1) : Le mot de « sélection » n'a pas, à ma connaissance, était prononcé par le ministre dont l'intention, néanmoins, est transparente et, sur ce point, tout à fait, louable. 

(2) : Quelques syndicats, aussi bien d'usagers de l’École que de personnels de celle-ci, s'insurgent contre une sélection qu'ils définissent, à tort ou malhonnêtement, comme une forme de discrimination : abus de langage évident, et impossibilité à penser le processus d'éducation autrement qu'à travers une grille de lecture idéologique qui fait de l'éducation une matrice de l'égalité obligatoire, y compris par le discrédit de l'excellence, inégalitaire par essence...

Jean-Philippe CHAUVIN

http://nouvelle-chouannerie.com/

Mennel : ce que révèle le clash sur CNews, par Ivan Rioufol

En France, l’islam politique se comporte comme en terrain conquis. Il n’est déjà plus possible de dénoncer son essence totalitaire sans que l’islamosphère, ses idiots utiles, la rhinocérite bien-pensante (ce qui fait du monde) ne fassent front. A tour de rôle, ceux-là sont prêts à hurler à l’islamophobie, au racisme, à la haine de l’autre, au retour des années trente, etc. Les réactions suscitées par mon intervention, vendredi matin sur CNews (L’heure des pros), à propos de la jeune chanteuse Mennel Ibtissem, ont été révélatrices de la puissance prise par cette idéologie liberticide sur les réseaux sociaux, même si les messages pataugent dans la vulgarité la plus sommaire. Mennel est cette talentueuse jeune femme apparue le 3 février sur TF1 dans l’émission The Voice. Elle s’est retirée depuis de ce concours de variétés, sous le poids des révélations sur ses engagements islamistes que laissaient déjà voir son port du turban. Pour avoir justement soutenu, sur CNews, que son turban était “un signe politique” et que l’islam n’était pas seulement “une religion” mais également “un corpus politique, une idéologie totalitaire”, mon opinion a suscité, dans un premier temps, l’hystérisation d’une confrontation sur le plateau. Mon indignation devant le raisonnement d’un de mes interlocuteurs a été par la suite l’occasion de petits montages vidéo destinés à me faire paraître comme le fauteur du clash. Jusqu’ici, rien de grave, sinon des procédés déloyaux. Nombreux sont ceux qui n’ont pas été dupes. Le plus navrant est venu ensuite.

Une “journaliste”, Feïza Ben Mohamed, a lancé sur Twitter un “appel” à signaler mes propos au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour “incitation à la haine”, appel relayé par le “confrère” Jean-Michel Aphatie. Ces délateurs décomplexés, qui semblent assurés de rencontrer l’écoute bienveillante du CSA, cautionnent ainsi l’intolérance islamique sur laquelle précisément je mets en garde. Ces nouveaux “collabos” donnent une idée de la perméabilité de la presse à l’islam radical. Dans le même temps, je me faisais, m’a-t-on-dit (mais je n’ai pas vu l’extrait), insulter sur C8 par le réalisateur Dominique Farrugia ; il se serait inspiré, dans ses injures contre moi, de l’indigne comparaison entre le sort des juifs dans les années trente et celui des musulmans aujourd’hui. J’ai pu remarquer, chez d’autres commentateurs soucieux de préserver leur confort intellectuel, leur empressement à excuser les prises de position de Mennel en avançant sa “jeunesse” et son “droit à l’erreur”.

Je ne me souviens pas avoir entendu de telles compréhensions lorsqu’un enfant avait traité Christiane Taubira de “guenon” en 2013 ; mais passons. Reste de cet épisode, certes anecdotique, la photo assez ressemblante d’une société fragilisée, fracturée, par l’emprise du sectarisme coranique et par la veulerie de ceux qui sont prêts à se soumettre. Dimanche, épuisée par la violence des injures déversées, la militante anti-islamiste Henda Ayari a lancé un tweet désespéré : “Je suis fatiguée, démoralisée de lire toutes ces horreurs qu’on dit sur moi. C’est un combat très dur, bien trop dur (…)” Merci à tous ceux qui la soutiendront, et qui soutiendront plus généralement ces femmes qui osent, seules, affronter l’islam totalitaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

https://fr.novopress.info/

Macron : des élections européennes taillées sur mesure - Journal du Mardi 13 Février 2018

Le Bastion social part en campagne pour "la préférence nationale"

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Et Maintenant, on fait quoi ? Analyse du dernier ouvrage du Comité invisible

couv_3063.jpgAprès L’insurrection qui vient et A nos amis, nous attendions le dernier ouvrage du Comité invisible avec intérêt. Vous pouvez dès à présent vous procurer ce nouvel ouvrage, Maintenant, chez votre libraire. 
Est-ce parce que le premier ouvrage était un chef d’œuvre d’analyse, et le second un retour d’analyse très pertinent sur leur vision et la pratique souhaitée dans le premier livre, que vous appréhendiez ce troisième opus ? Cela est certain. Malheureusement, Maintenant n’est pas la hauteur d’hier. Cependant, des éléments d’analyse forts et judicieux ont été imprimés et méritent d’être relevés. 
Des éléments d’analyse apparaissent ici ou là, mais les auteurs, qui ne sont pas juristes pour un sou, se sont essayés à l’étude juridique, sans pour autant convaincre personne. Nous analyserons leur ouvrage à l’aide du raisonnement juridique lambda, avec pour toile de fond, le « oui, mais ». Cet ouvrage est bien, pertinent, mais il pêche par des éléments qui ne ressortent pas de l’analyse, mais plutôt d’une vision partisane obsolète et ridicule. 
De leur ouvrage, il ressort une étude sur l’action menée par la contestation de la Loi travail, en mai 2016. Lors des manifestations qui ont un peu secoué la France, et surtout quelques grandes agglomérations comme Nantes et Paris, les fonctionnaires et les syndicalistes étaient descendus en masse – par rapport à leurs précédentes manifestations. Mais très peu de Français du secteur privé étaient présents, alors même qu’ils étaient les premiers concernés. Cela s’explique par le fait qu’il est difficile aujourd’hui pour des acteurs du secteur privé de multiplier les manifestations en pleine semaine, mais encore, par le fait, bien analysé dans l’ouvrage, que nous nous trouvons dans une situation de précariat du travail de plus en plus visible malheureusement, où la situation professionnelle n’étant pas stable, les Français sont réduits à une forme d’esclavagisme de plus en plus prononcé. Dans ces conditions, un Français qui doit faire 50 heures par semaine pour espérer un Smic, ou cumuler plusieurs petits boulots, ne peut se permettre de descendre dans la rue pour manifester. La situation horrible du précariat montre la difficulté extrême aujourd’hui, pour de nombreux Français, à jouir d’une position stable dans le salariat, et amène, par opposition, à dire que les manifestants « professionnels », sont des petits-bourgeois protégés par la fonction publique pour tenter d’apporter une contestation au système actuel, mais surtout à leurs acquis. A tort ou à raison, car il faut effectivement voir que la Loi travail n’était que la première étape d’une libéralisation poussée du travail, dont le nouveau Président de la République va accroître la souplesse, au détriment des travailleurs. 
A cela doit s’ajouter la quasi-absence de discussion sur le travail dans ces manifestations, aucun débat de fond n’eut lieu sur le lien entre travail et capital, alors que d’autres sujets étaient abordés. Aucune réflexion nourrie sur le sujet ne fut développée. La pauvreté du débat a été confortée par le sectarisme de Nuit Debout qui n’a « absolument » rien apporté dans le domaine, hormis l’idée de croire que créer des ministères de l’Amour temporaires et agiter les bras en l’air changerait le système. D’un côté, une velléité de discussion politique et sociale minée par une ambiance stalinienne et utopiste, d’un autre côté, comme le relève le Comité invisible, une apathie totale de la population à un sujet d’importance majeure, une apathie qui se verra de plus en plus chaque jour, qui doit être attribuée à de nombreuses raisons : technicité du sujet, dégoût de la politique et des politiciens comme l’attestent les élections législatives, mais encore impossibilité de se faire représenter auprès des syndicats qui ne laissent que leur voix sortir des mégaphones, et enfin, volonté de se départir de la politique, pour mieux s’engager sur la voie du progressisme, des nouvelles dépendances électroniques et de tout ce qui est ludique et connecté, au détriment d’une action, même mineure, pour la vie de la Cité. 
Pour ces éléments-là, Maintenant mérite d’être salué, afin d’avoir mis en surbrillance des éléments déjà connus, déjà connus, mais mis à jour à l’aune des dernières manifestations sociales de mai 2016, avec le regret de l’autosatisfaction par les auteurs, sur la qualité des têtes de cortèges. Se passer un peu de baume fait toujours du bien, mais quand même. 
Pour le reste, c’est une vision très amère qui est apportée dans cet ouvrage, à tort ou à raison. Mettre en avant le fait que l’espoir est chose vaine, aussi bien pour eux que pour tous les Français est inacceptable. A quoi bon continuer militer s’il n’y a plus d’espoir. Comme le rappelait Charles Maurras, « le désespoir en politique est sottise absolue ». C’est pourtant sur cette antienne que s’inscrit le Comité invisible, sans trop savoir leur réponse à proposer face à une vision cynique du désespoir en politique. 
Dans le même ordre d’idées, les auteurs critiquent le fait que tout n’est pas politique. Pourtant, « Politique d’abord » ne fait que rappeler que tout est absolument politique, quoi qu’ils en disent, quoi qu’ils en pensent. Cette première contradiction s’observe par la rédaction même de trois ouvrages, où tout ce qu’ils ont abordé est nécessairement politique. C’est d’ailleurs pour cette raison que leur analyse est pertinente. 
L’un des éléments les plus regrettables est le maintien d’un antifascime primaire, qui tient plus de la paranoïa viscérale que de toute autre forme de constat. Attribuer la politique sécuritaire des Gouvernements des trente dernières années au Front national est d’une bêtise absolue, tout autant qu’attribuer au fascisme le reste des fautes, pourrait disqualifier l’immense travail réalisé dans l’ouvrage réalisé, à cause d’une phobie, tendant plus à la paranoïa qu’à une menace actuelle. 
De même, le Comité invisible rend des comptes aux marxistes, léninistes et autres tenants de la ligne de Tony Negri, à tort ou à raison, car nous ne sommes pas là pour traiter de la dialectique. Cependant, il reste de l’analyse des auteurs une vision utopique et hystérique du casseur comme moment révolutionnaire et anarcho-autonome. Attention, il ne s’agit pas ici de défendre la police, mais faire l’éloge du casseur, juste pour casser, et y voir un probable lendemain qui chante révolutionnaire est absurde. Tandis que le sabotage des Autolib ou des vitrines de banques ou d’agences immobilières exploitant les Français sont des moments politiques qui ont un intérêt politique, quoique minime, mais pertinent
Maintenant doit être appréhendé comme une réussite en demi-teinte : réussite sur l’analyse économique et sociale pour ce qui a trait au travail, à la robotisation et l’usage des nouvelles technologies, nécessité d’un réveil de la population. De l’autre côté, des analyses qui restent bloquées par des a priori politiques, dialectiques confinant à la bêtise. Nous vous invitons cependant à acheter et lire cet ouvrage important, tout comme acheter et lire leurs deux premiers opus, salutaires d’avoir apporté et nourri une réflexion sur le capitalisme, et les solutions et essais pratiques de refus d’un monde globalisé, ouvert, libéralisé, conforté par la surveillance généralisée. 
L'équipe Orages d'acier

MAISON SQUATTÉE À GARGES : POURQUOI LE DROIT MODERNE EST INJUSTE

La République et la Nation sont en danger

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Par Serge Grass, ancien conseiller régional de Franche-Comté et président de l’Union Civique des contribuables Citoyens (U3C) 

Selon les médias et nos politiciens, les Français sont des privilégiés. Ils vivent dans une « République exemplaire » administrée de belle façon grâce au « pacte républicain » qu’ont scellé nos grands partis qui défendent « nos valeurs ». Nous bénéficions d’un « Etat de Droit » garanti par une fonction publique que « le monde entier nous envie ». La réalité est hélas bien loin de ces rodomontades. Alors que personne au monde n’envie notre fiscalité, tous ces bons apôtres n’hésitent pas à nous spolier en trichant sur les comptes que nous leurs confions et en manipulant la démocratie.

Coup d’état institutionnel

En 2012, le candidat naturel des socialistes étaient Dominique Strauss Khan. Quelques mois avant les élections il a été éliminé suite à un comportement « inapproprié » avec une femme de ménage alors que ce comportement n’avait jamais ému personne. Cette élimination a permis à l’oligarchie financière de mettre en avant un ectoplasme. Pour s’assurer de sa servilité un « conseiller », spécialisé en transactions spéculatives lui a été imposé, un certain Macron. Nommé ministre, en plus d’être mis sur orbite présidentiel, il a profité de son pouvoir pour permettre à des amis de s’approprier des fleurons de notre économie.

En 2017, au nom de « l’État de Droit », une campagne de dénigrement a été engagée contre le candidat potentiellement éligible. Afin de justifier des enquêtes, le pouvoir socialiste ne disposant pas d’arguments politiques valables à l’encontre de François Fillon, a orchestré une campagne calomnieuse dénonçant sur un registre moral des pratiques légales pratiquées par une majorité d’élus. Cette situation rappelle, de sinistre mémoire, les procès staliniens ou les magistrats et les journalistes étaient des commissaires politiques qui ont fait la grandeur des Républiques socialistes soviétiques, démocraties dites populaires qui n’étaient ni démocratiques ni populaires.

Parallèlement les déclarations de patrimoine de M Macron, étrangement incomplètes, n’ont pas fait l’objet d’enquêtes de la part de la Haute Autorité pour le Transparence de la vie Publique dont la mission est : « s’assurer de la cohérence des éléments déclarés ; rechercher des omissions importantes ou variations inexpliquées du patrimoine ; » … « Le code pénal punit d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende le fait d’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou de fournir une évaluation mensongère de son patrimoine…

Peuvent être prononcées à titre complémentaire de la première de ces peines l’interdiction des droits civiques… »

Malgré plusieurs courriers dûment argumentés, s’appuyant sur des documents officiels, qui mettent en évidence des « omissions importantes et des variations inexpliquées de patrimoine », et la HATVP, et le Parquet financier, et le parquet général ont refusé de procéder à des enquêtes.

Monsieur Macron, qui a déclaré avoir perçu plus de 3 000 000 € de revenus en 2010-2013, faisait état d’une fortune nette de 65 000 € en 2016. Son patrimoine boursier et son appartement ont disparu sans que n’apparaisse le montant des cessions.

Voilà une situation extraordinaire : un candidat est éliminé pour des « péchés véniels » et un autre, pour des « péchés mortels », est adoubé au nom de « l’Etat de Droit » !

Si la loi était appliquée, compte tenu de l’importance des carences de ses déclarations, Monsieur Macron devrait perdre ses droits civiques et être inéligible !

La Nation

Il est aujourd’hui malvenu de parler de la Nation, seule la République est citée. Or, la République, comme la monarchie, est un système politique qui est au service de la Nation. Nation qui figure toujours fièrement sur les frontons de nos édifices publics :La Nation, la Loi. Nos politiciens ne la font subsister qu’au travers des impôts nationaux qui aujourd’hui servent surtout à financer la défense des intérêts de ceux qui veulent la détruire ! Il est utile de rappeler que sans Nation, pas d’État, pas de République, pas de Démocratie, pas de Citoyens, pas de Solidarité, pas d’Électeurs et pas d’élus …

Macron : la stratégie du chaos

Au nom du monde libre, celui du bien, forcément démocratique … comme les monarchies du golf, Macron permettra aux spéculateurs internationaux de piller l’économie de la France, comme il l’a déjà fait lors de son passage comme ministre.

Pour éviter la rébellion, avec les « élites » il poursuivra la déstructuration de la cohésion du peuple et de la Nation pour créer le chaos en accélérant :

– L’immigration massive et incontrôlée qui a pour objet de détruire la cohésion du peuple et de la nation de l’intérieur par la création d’une société multiculturelle. Présentée comme tolérante et généreuse cette stratégie pernicieuse et perverse a pour objet de diviser pour régner.

– Le laisser faire de la délinquance qui marginalise les nouveaux arrivants qui ne pourront jamais s’intégrer et moins encore s’assimiler.

– Le terrorisme psychologique, qui interdit toute velléité de rébellion du peuple si peu souverain, nie l’existence d’une identité nationale qui ne serait que le fait de « beaufs » racistes, esclavagistes, colonisateurs, franchouillards, incultes et picoleurs. Cette image n’incite pas les nouveaux arrivants à prendre une telle identité. Pourtant la Nation est par excellence l’espace dans lequel s’expriment l’identité et la culture fondées sur une Histoire bases du vivre ensemble.

– L’acharnement policier, juridique, fiscal et administratif vis à vis des Citoyens laborieux.

La République et la Nation sont en danger

La poursuite de l’endettement public justifiera la nécessité de vendre le patrimoine, y compris stratégique, aux « copains ».

L’Homme est d’une espèce grégaire. Il a un besoin d’appartenir à un groupe qu’il soit religieux, ethnique, tribal ou national. Sans identité, que la nation française n’a bientôt plus, et sans repères, des jeunes en recherche vont se réfugier dans des extrémismes qui leur donnent une illusion d’être. Cette stratégie du chaos est au service d’une gouvernance mondiale qui ne pourra plus être contrée par des nations et des peuples déstructurés.

Cette stratégie mortifère a déjà été engagée avec les révolutions colorées qui aujourd’hui ensanglantent le moyen orient. Elles n’ont pas été spontanées comme nos politiques et nos médias voudraient nous le faire croire. Les musulmans, dont on stimule le fanatisme, sont utilisés pour « faire le boulot » pour reprendre la formule de notre ex ministre des affaires très « étrangères ».

Stop au vol et au viol de la démocratie !

La justice et la presse sont en principe des piliers de la démocratie. Ils devraient être les ultimes remparts contre les coups d’état et non pas les organisateurs. Nous constatons que des juges et des journalistes, enfermés dans leurs certitudes, abusent de leur indépendance pour nous imposer leurs dogmes, oubliant leurs devoirs de servitude vis à vis de la démocratie.

Il devient urgent de mettre en place des moyens démocratiques pour que le peuple puisse mettre un terme à ces dérives.

– Les juges, qui décident au nom du Peuple français, doivent pouvoir être jugés par ce Peuple au nom duquel ils décident : Dans des conditions qui demandent à être définies, les magistrats pourraient être jugés par un jury populaire.

– Il faut mettre en place un contrôle citoyen de la presse afin de veiller à l’application de la loi de 1881 sur la presse, notamment la diffusion de fausses nouvelles. Les sondages devant aussi être concernés.

– Dès qu’une pièce d’un dossier d’instruction « fuite » dans les médias, celui qui la reçoit et la publie doit perdre le bénéficie de la protection de ses sources.

Il nous faut faire respecter les principes de notre Constitution qui précise que la République c’est :

– Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
– La souveraineté nationale appartient au peuple … Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. 

Serge Grass 07/02/2018

Source : Délit d’images via Minurne Résistance

https://www.polemia.com/la-republique-et-la-nation-sont-e...

Au pire des escrocs, au mieux des imbéciles: Céline n’a rien compris ?

Invité de l’émission Les Grandes gueules sur RMC vendredi dernier, le député LREM Bruno Bonnell – le tombeur de Najat Vallaud-Belkacem  dans la 6e circonscription du Rhône, c’est déjà ça! – expliquait que les Français, notamment les plus modestes,  avaient tort de se plaindre de la baisse de leurs revenus. « On entend que ça le pouvoir d’achat! (…). Vous oubliez quelque chose d’autre, qui est la qualité de la vie qu’on a en France » (partout et pour tous ?)  argumentait  le député macroniste, à l’adresse de tous ces salauds de pauvres qui ont l’audace de ne pas communier dans le « penser printemps » des élus de LREM, épinglés actuellement pour leur absentéisme et leur fainéantise.  De l’argent il y en a en  tout cas pour indemniser les Algériens et autres fellagas victimes de la guerre d’Algérie, ont jugé la veille de la prestation de M. Bonnell, les membres du conseil constitutionnel. Une mesure d’équanimité et de justice au nom du refus de toute discrimination découlant de la préférence nationale,  selon les sages de la rue de Montpensier,  que nos compatriotes, notamment Pieds-Noirs  et Harkis,  apprécieront comme il se doit…

Dans  la rubrique de la fausse symétrie et du masochisme (culturel) véhiculé bien souvent par de parfaits humanistes laïcards,  nos compatriotes, croyants ou non, ne manqueront  pas aussi de s’interroger sur cette  décision prise à l’encontre de Matthieu Faucher. Un  professeur des écoles dans l’Indre, qui, rappelait Le Figaro la semaine dernière, «  a fait l’objet d’un déplacement contraint et d’une sanction pour faute grave professionnelle  en juin 2017. Son erreur? Il faisait lire des textes de la Bible en trop grande quantité. Depuis, il se bat à visage découvert et espère une réhabilitation du ministère. Ce cas, qui dépasse celui du village de Malicornay, au cœur du Berry, pose le problème de la laïcité et de l’enseignement du fait religieux. »

Problème de la laïcité qui réside surtout dans l’égalité (biaisée ) de traitement que veulent établir certains entre la religion chrétienne  autochtone de la France, au moins depuis le baptême de Clovis, avec une religion musulmane  qui elle ne reconnait pas  de séparation  entre domaine spirituel et temporel.

J. d’Antraigues  le rappelait, sur le site Polemia , « le catholicisme romain structure toujours profondément la France, il fait partie de ses racines, et la notion de  laïcité  dans la vie publique n’a jamais signifié, comme on voudrait nous le faire croire, que devait disparaître tout ce qui en résulte dans l’espace public et dans la vie sociale. Cette notion signifie simplement que, comme cela était depuis des siècles la situation en France, ce qui y a permis la paix religieuse, tout le monde doit individuellement se comporter dans la vie publique de la même façon quelle que soit sa religion (à l’exception évidemment, éventuellement, de ministres du culte et de religieux dûment identifiés). Eviter d’afficher par son comportement en public ses opinions, surtout si elles sont susceptibles d’être clivantes, n’est au demeurant qu’une règle élémentaire de vie en société. Mais que peut bien être le  vivre ensemble , sinon le respect de telles règles ?»

Mais aujourd’hui, « le problème de l’islam explose en France, ainsi d’ailleurs que dans l’ensemble du monde occidental. Par les attentats islamistes, certes, mais aussi par un phénomène beaucoup plus profond, parce qu’il met en péril l’unité même des nations et leur civilisation: une communautarisation de la vie publique de plus en plus envahissante, qui d’ores et déjà en France a fait littéralement changer de civilisation des quartiers entiers, et perturbe profondément toutes les composantes de la vie sociale partout où une population musulmane est significativement présente. »

Un prosélytisme islamique dont  laffaire Mennel Ibtissem  que nous évoquions hier,  serait un  nouveau révélateur vue par ses soutiens comme une victime de l‘islamophobie mais appréhendée par ses détracteurs comme une militante de l’islam politique,  sous ouverture, proche des Frères musulmans qui cherchent à tester la capacité de résistance de la société française.

Le Figaro a publié hier une longue tribune de l’ex conseillère régionale PS d’Ile-de-France, Cécile Pina,qui  s’est fait connaître en 2015 lorsqu’elle  avait dénoncé  « le salon de la femme musulmane de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable. Avec Fatiha Boutjalhat, elle est la fondatrice deViv(r)e la République, mouvement citoyen laïque et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l’indispensable universalité de nos valeurs républicaines.»

Mme Pina, réputée proche de Manuel Valls,  estime comme beaucoup d’observateurs qui ne sont pas forcément de son bord politique que la jeune Mennel est proche des islamistes ou  instrumentalisée par eux. Elle éclaire son propos par la comparaison suivante: « Imaginez qu’une jeune candidate de The Voicepartage du Henry de Lesquen, du Marion Maréchal Le Pen et du Bruno Gollnisch, qu’elle participe à des opérations saucissons-pinards, soutienne Alain Soral et diffuse sur instagram les œuvres d’Alain de Benoist, vous poseriez-vous vraiment la question de savoir si elle est proche du FN? Non. Et bien c’est pareil. »

Il est aussi loisible d’imaginer  qu’une femme qui a milité de longues années au PS  partage au  moins une responsabilité morale dans  une montée d’un prosélytisme et d’un  communautarisme dont  seul le Front National pressentait les dangers et dont il avertissait nos compatriotes. Certes,  à une époque ou les dangers étaient moins  nettement visibles qu’aujourd’hui mais aussi ou tous les acteurs des partis du Système préféraient se voiler la face par intérêt, lâcheté, commodité ou clientélisme. Mais la situation a-t-elle vraiment changé?

Il faut se réjouir bien évidemment  que Mme Pina,  comme d’autres , ouvre enfin les yeux et reprenne certaines analyses de l’opposition nationale,  fustige l’attitude  des dirigeants et élus de son ancien parti. Mais cette lucidité (partielle) s’accompagne d’une hostilité vigilante à l’égard du FN qui ne manque pas d’interroger sur la pureté de ses intentions.

Interrogée par le magazine Marianne en avril 2016 elle déclarait : « je perds souvent mes combats avec les gens qui me disent qu’ils vont voter FN en arguant que la seule qui est claire sur la laïcité, c’est Marine Le Pen. Déjà, quand vous écoutez ce que dit Marion Maréchal-Le Pen, vous réalisez que ce n’est pas exactement le même discours » -une remarque qui semble indiquer que Mme Pina n’opérerait  pas de distinction dans sa défense de la laïcité  entre attachement à nos racines helléno-chrétiennes et prosélytisme islamiste?, NDLR . «  Ensuite, poursuit-elle,  le FN n’a pas plus de rapport à la vérité que les islamistes. Ce sont des tacticiens purs. Ils voient que la laïcité et la République sont des mots porteurs, donc ils les utilisent. Mais ce discours ne les engage à rien. Quelque part, ils sont aussi absolutistes dans l’identité que les islamistes. Le rêve de ces derniers est un monde immanent et figé. C’est pareil pour le FN, qui a une vision d’une France presque mythifiée, figée dans ses représentations. Pour moi, l’un comme l’autre pue la mort. »

Questionnée également à la même période par le site Atlantico, Cécile Pina creusait la même veine: « les islamistes utilisent la religion pour conquérir le pouvoir politique (…). Comme le FN, ils ont un projet de société, une vision du monde et une stratégie de conquête du pouvoir – les islamistes et les nationaux seraient les seuls dans ce cas là?, NDLR. Ils semblent comprendre mieux que nos élites ce que nous sommes et ils ne se trompent pas dans leurs attaques. »

Un amalgame visant à établir un signe égal entre islamistes (auxquels tous les musulmans, très loin s’en faut ne sont pas réductibles), et défenseurs de l’identité française qui est le cœur du discours de sa (très petite) association Viv(r)e la République qui est peu ou prou celui des frères du Grand Orient et des partis ripoublicainsde Jean-Luc Mélenchon à Laurent Wauquiez. Celle-ci  affirme dans son manifeste  vouloir «  regrouper toutes celles et ceux qui veulent combattre l’islamisme sans nourrir l’hydre de l’extrême droite. » « Nous affrontons deux dangers aussi mortifères l’un que l’autre : le danger islamiste, et celui de l’extrême-droite qui est aux portes du pouvoir…».

Il y a en fait un moyen imparable pour  juger de la sincérité, ou à tout le moins de l’efficacité  des défenseurs de la laïcité à la sauce Pina, c’est leur rapport à la question migratoire. Il est en effet révélateur que pas plus l’association de cette dernière que le PS, LREM, LR ou LFI ne prônent des mesures concrètes pour tarir la source principale  du communautarisme (musulman mais pas seulement) et de l’islamisme, à savoir l’immigration-invasion. Tous ces pseudos indignés républicains qui ne prônent pas l’inversion des flux migratoires, une réforme de notre code de la nationalité, la réhabilitation des valeurs qui forment l’ossature de notre civilisation, sont au pire des escrocs intellectuels et des imposteurs,  au mieux des imbéciles et des naïfs. 

https://gollnisch.com/2018/02/13/pire-escrocs-mieux-imbec...

Samedi 24 mars : DINER ANNUEL DES AMIS DE SYNTHÈSE NATIONALE AVEC JEAN-MARIE LE PEN

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Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [III]

Chute du mur de Berlin

Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

1ère partie : l’Homme Masse

3906289864.jpgLe communisme en Europe : fatalité d'un déclin

En tous cas, un signe atteste que le processus de « démassification » est bel et bien engagé, du moins au niveau de la production. Les politologues s'interrogent sur le « déclin » du parti communiste. Celui-ci a certainement pâti de la dégradation de l'image de marque de l'U.R.S.S., du lait des événements de Pologne et de la guerre d'Afghanistan.

« L’archipel du Goulag » de Soljenitsyne a désabusé les intellectuels mais bien d'autres livres avaient révélé l'existence des camps soviétiques, sans que les belles âmes s'émeuvent. Ce qui s'est passé en Hongrie et en Tchécoslovaquie l'emporte de beaucoup, en horreur, sur la répression, après tout timide, qui frappe Solidarnosc. Pourquoi ce brutal effondrement du mythe soviétique aujourd'hui et non il y a dix ans ou cinquante ? Ce n'est pas du communisme dont se détournent les intellectuels mais de la démocratie dont il constitue l'expression achevée. A preuve le repli peureux des « nouveaux philosophes « sur le libéralisme et le parlementarisme, donc sur une variété de féodalisme. Ils ont renoncé à changer le monde. Seuls leur importent désormais leurs intérêts de classe, la défense de leurs privilèges. Les « droits de l'homme « fournissent un alibi fort convenable à la lâcheté des intellectuels.

Pourquoi étaient-ils communistes, communisants, compagnons de route, porteurs de valises ? Parce que, d'instinct, ils ne rêvèrent que la force. Ils sentent confusément que la force a quitté le communisme. Il la tenait de la masse et celle-ci se dissout. Lénine, en effet, a conçu les partis communistes comme des organisations militaires, dont les of­ficiers et les sous-officiers étaient chargés d'encadrer les O.S. Il avait mieux que ses rivaux, empêtrés dans le dogmatisme marxiste, analysé la situation sociale de la Russie du début du siècle. Au contraire de ce que l'on prétend d'ordinaire, elle disposait d'une industrie moins puissante, sans doute, que celle de la Grande Bretagne, de l'Allemagne et même de la France mais beaucoup plus moderne. Quand elle avait commencé à &industrialiser, elle s'était heurtée à une difficulté considérable. Elle ne possédait pas de tradition ouvrière. Faute de spécialistes, elle adopta le travail à la chaîne, qui permettait d'utiliser les moujiks, chassés de la terre par l'abolition du servage et la modernisation de l'agriculture sous l'impulsion des koulaks, ces petits propriétaires, nés de la dissolution du « mir « la communauté agraire. Grâce aux capitaux étrangers, surtout français, attirés par une main d'œuvre à bon marché : les usines se multipliaient. Entre 1900 et 1913 la production doubla. Le coup de génie de Lénine fut de comprendre que le prolétaire, tel que l'avait conçu Marx n'était qu'une catégorie hégélienne, audacieusement transposée dans l'histoire sociale, le concept de négativité absolue qui, par un renversement dialectique, devient tout à force de n'être rien. Marx, à la suite de Hegel, associait négativité et conscience de soi. Il imaginait donc le prolétaire porteur d'une conscience de classe qui lui permettait de changer le monde. Dans l'Allemagne du XIXème siècle, il existait sans doute une classe ouvrière, nombreuse et puissante mais elle n'était prolétarisée que sur les marges. Rien de semblable dans la Russie de Lénine. Le concept avait pris chair. Il existait bel et bien un prolétariat, composé de moujiks analphabètes et grossiers dont la résignation de bêtes de somme ne s'interrompait que pour de brèves et brutales révoltes. L'idée que ces misérables puissent d'eux-mêmes acquérir quelque conscience que ce soit relevait de la bouffonnerie intellectuelle. La masse que découvrait Lénine n'était nullement révolutionnaire par essence. Tout au plus aspirait-elle à être mieux payée et à travailler moins. Il convenait, pour qu'elle devienne une force, de l'encadrer de révolutionnaires professionnels, qui la dirigeraient dans le sens qu'ils voudraient.

On s'est souvent demandé pourquoi le communisme n'avait pu s'implanter dans les pays anglo-saxons. La raison en est simple : la place était prise. La Grande Bretagne et les Etats-Unis avaient introduit le travail à la chaîne dès les premières années du siècle. Ce qui avait donné aux syndicats le temps de s'adapter. Quand éclata la révolution bolchevique, ils avaient déjà encadré la masse. Il n'en allait pas de même en France, où le travail à la chaîne n'apparaît qu'à la veille de la première guerre mondiale, qui devait le généraliser. Notre syndicalisme de métier, animé par des travailleurs hautement qualifiés, fiers de leur savoir-faire, trop individualistes pour accepter un appareil bureaucratique, était incapable, sans une profonde mutation, d'intégrer la masse. Il commençait à peine à s'adapter, quand éclata la révolution bolchevique. Les communistes avaient le champ libre. Ils en profitèrent.

Aujourd'hui leurs bastions traditionnels s'effondrent. Mineurs ou sidérurgistes fondent, comme neige au soleil. Le P.C. poursuit depuis dix ans des combats de retardement, qui se retournent contre lui. Les compressions de personnel, faute d'être réalisées à temps, n'en deviennent que plus douloureuses. La rupture avec les socialistes est intervenue lorsque ceux-ci, le dos au mur, durent se résigner à renoncer à soutenir artificiellement des secteurs en déclin, qui avaient cessé, depuis des années d'être compétitifs. Le P.C. pouvait accepter bien des choses, pas de perdre sa base sociale.

Il se trouve d'ailleurs enfermé dans une contradiction. Les immigrés lui fournissent ses dernières troupes de choc. S'appuyer sur eux, c'est pousser les ouvriers français vers le Front National. Essayer de rivaliser avec Le Pen, comme le firent quelques maires de banlieue, afin de retenir son électorat, non seulement risque de le couper des O.S. maghrébins mais le fait traiter de raciste par la cléricature religieuse ou laïque. Donc le P.C. se transforme en parti résiduel, qui ne se maintiendra que là où il parviendra à conserver le pouvoir municipal. Le poids des traditions l'empêchera sans doute de tomber aussi bas que son homologue allemand. Il conservera une audience marginale en tant que conservatoire des archaïsmes français.  •  (A suivre - A venir : « De Caillaux à Giscard : Le système libéral »)

Illustration ci-dessus : Pierre Debray au rassemblement royaliste des Baux de Provence [1973-2005]

Lire les articles précédents ...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [I]

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [II]

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Il faut détruire les 200 bateaux qui servent à l’esclavage humain

6a00d83451619c69e201b8d2d99f3a970c-800wi.jpgPropos de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, rapportés dans Présent :

« On ne va pas me dire que nous ne sommes pas capables de détruire les 200 bateaux qui servent aujourd’hui à l’esclavage humain sur les côtes libyennes… » « Il faut couler ces bateaux, une fois qu’ils sont vides bien sûr, pour en finir avec les passeurs. » 

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Macron, no future ? (Méridien Zéro, février 2018)

La région Île-de-France finance le cinéma de propagande

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Le bulletin de réinformation du 31 janvier en avait déjà parlé : ce jour là est sorti en salles le film de Mahamat-Saleh Hanoun : « Une saison en France ». Il nous dresse le portrait d’un parfait immigrant, courageux, bien éduqué, travailleur, respectueux des règles et de la famille. Il lutte contre l’administration française pour obtenir le droit d’asile après avoir fui la guerre en République Centrafricaine.

Et l’on apprend que la Région de Valérie Pécresse, a subventionné la production du film à hauteur de 335 000 € en 2016. A cette somme s’ajoute le financement par certaines chaînes publiques de télévision dont ARTE ainsi que par le Centre National du Cinéma.

Au total : 1,2 million d’euros d’argent public (soit plus d’un tiers du budget du film) investis pour une production qui dénonce le supposé manque de générosité de la France et transforme l’invasion migratoire en un beau roman d’amour…

https://fr.novopress.info/

LE GOUVERNEMENT PRÊTE-T-IL PLUS D’ATTENTION AUX CLANDESTINS QU’AUX SDF ?

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Sont-ils une « cinquantaine » de SDF à Paris, comme l’a prétendu, le 30 janvier, sur France Inter, Julien Denormandie, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, ou « 2.000 à 3.000 », comme l’assure Louis Gallois, l’ancien patron de la SNCF, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, dans un entretien au JDD ? C’est, en effet, le chiffre avancé par le SAMU social.

Sans doute faut-il officiellement faire comme si la promesse d’Emmanuel Macron que plus personne ne vive dans la rue, fin 2017, était tenue. Le président de la Fédération déplore « une volonté politique » de minorer le nombre de sans-abri et demande au président de la République « d’entreprendre un travail de fond » plutôt que de « fixer un délai irréaliste ». Une opération de comptage devrait être effectuée, le 15 février, pour mieux cerner le profil de ces SDF. Peut-être y verra-t-on alors un peu plus clair.

Quant à notre secrétaire d’État, sans vouloir lui manquer de respect, il ne doit pas souvent se promener, le soir, dans la capitale. Il a, d’ailleurs, reconnu son erreur, ce dimanche, lors de l’émission du « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro« , dans un raisonnement digne des meilleurs casuistes : il parlait du nombre de personnes qui appellent le SAMU social et à qui on n’arrive pas à trouver un hébergement : em> »Ce chiffre, évidemment, ne correspond pas au nombre des personnes qui dorment dans la rue. Ils sont certainement plusieurs milliers. »

Il s’est même désolidarisé – l’ingrat ! – d’un député LREM qui pensait lui venir en aide en expliquant que la plupart des SDF dormaient dans la rue par choix : « Être à la rue n’est jamais une situation choisie, mais subie », a-t-il répliqué, plus royaliste que le roi – et pourtant, il est vrai que certains SDF refusent des hébergements collectifs où ils se font agresser ou voler.

Julien Denormandie – on croyait qu’être ministre, c’était être un serviteur de l’État, non un flagorneur du gouvernement – a vanté les « efforts sans précédent » dudit gouvernement en matière d’hébergement d’urgence : « Plus de 13.000 places ont été créées depuis le 1er novembre, 1.600 la semaine dernière. » Avec les intempéries, le froid et la neige, c’est la moindre des choses !

Il a même admis que la « pression sur les hébergements d’urgence est de plus en plus forte avec la crise migratoire ». Tiens, donc ! Mais attention ! Pas question d’appliquer la circulaire Collomb qui demande aux préfets de « recenser » les clandestins dans les centres d’accueil et de « procéder à [leur] évacuation administrative » s’ils ne répondent pas aux critères de demandeur d’asile. Il s’agit de « leur apporter à chacun une solution » et de « les accompagner pour, à terme, retourner dans leur pays d’origine ».

Il a également ajouté, au cas où l’on n’aurait pas compris : « Quand vous êtes réfugié et qu’on vous met dans un hébergement d’urgence, vous n’avez rien à y faire, vous avez droit à un logement. » Aurait-il plus de compassion pour les réfugiés, fussent-ils clandestins, que pour les SDF ?

http://www.bvoltaire.fr/gouvernement-prete-t-plus-dattent...

Après le « mariage » homosexuel, la franc-maçonnerie veut la PMA

godf-mariage-homo-pma.jpgLe 21 février, le temple maçonnique du Grand Orient de France accueillera une conférence « publique » sur le thème « Du mariage pour tous à la PMA ».

L’un des deux intervenants sera Erwann Binet, cet ancien député socialiste qui fut rapporteur du projet de loi Taubira légalisant le mariage entre personnes de même sexe.

Il avait également été rapporteur d’un projet de loi sur le droit des étrangers en France permettant la création d’un titre de séjour pluriannuel.

En janvier 2013, Erwann Binet avait déclaré au Dauphiné à propos de Civitas, en pointe dans la bataille contre la dénaturation du mariage, cette phrase typique de l’antichristianisme maçonnique : « Le Dieu qu’ils prient est un Dieu de haine« .

En attendant, Civitas avait raison en répétant à l’époque que cette loi Taubira était une boîte de Pandore et que suivraient en phases successives PMA, GPA, utérus artificiel, etc, etc.

Cette réunion maçonnique confirme que la stratégie du saucissonnage est toujours en vigueur parmi les forces occultes.

http://www.medias-presse.info/apres-le-mariage-homosexuel...

Joli coup de nos amis d'EuroLibertés : un entretien avec Patrick Buisson

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Entretien avec Lionel Baland EuroLibertés cliquez ici

Patrick Buisson, journaliste, écrivain, directeur de la chaîne de télévision Histoire et stratège politique, a été durant plusieurs années le conseiller de Nicolas Sarkozy. Lionel Baland l’a interrogé pour EuroLibertés.

Vous estimez au sein de l’ouvrage La grande histoire des guerres de Vendée paru en 2017 qu’un génocide a eu lieu en Vendée à l’époque de la Révolution française. Ce phénomène est-il limité à la Vendée ou d’autres régions ont-elles été touchées ?

Non, ce phénomène a été limité à la Vendée car la résistance la plus forte venait de cet endroit et la répression dans les autres départements n’a pas eu ce caractère systématique de projet d’extermination.

L’aristocratie française a-t-elle été victime d’un génocide ?

Non, on ne peut pas parler de génocide. Il y a eu une répression politique et sociale qui a touché les aristocrates. Il y a eu environ 20 ou 25 mille personnes guillotinées ou éliminées. Certes, parce qu’elles représentaient l’ancienne forme de pouvoir politique, mais des aristocrates servaient dans les armées de la République et d’autres se sont ralliés aux idées nouvelles et à la forme républicaine du pouvoir. Donc, on ne peut pas dire que l’aristocratie a formé un bloc totalement homogène. La plupart étaient certes restés fidèles au Roi, mais une partie non négligeable s’est ralliée au nouveau régime.

Au sein de la trilogie 1940-1945 : Années érotiques, vous estimez que la Libération, en 1944, a été une revanche des hommes alors que la guerre a été une période de libération des mœurs ? Estimez-vous que le régime de Vichy a représenté une libération des mœurs ?

Pas le régime de Vichy ! Le simple fait de l’Occupation. Il y avait près de deux millions de prisonniers et donc beaucoup de femmes sans mari et par conséquent le rapport entre la population masculine et féminine s’est trouvé très déséquilibré. C’est une question anthropologique, une question de mœurs. Les périodes de guerre, d’anomie sociale, sont toujours des périodes de grand désordre sexuel. Et la sexualité est le révélateur optimal de l’état de la société et de l’évolution politique. On a eu durant cette période d’occupation, mais ce n’est pas propre à la France et cela s’est passé aussi en Belgique, beaucoup de femmes qui, séparées de leur mari, s’émancipaient du contrôle masculin et effectivement menaient une vie sexuelle beaucoup plus libre, beaucoup plus autonome que ce n’était le cas avant. D’où le phénomène de la collaboration horizontale qui a touché des dizaines de milliers de femmes en France qui se sont jetées dans les bras de l’armée allemande parce qu’elles en avaient envie sans doute, mais aussi pour des raisons matérielles. Ce n’est pas la solde de prisonnier que versait Vichy qui leur permettait de survivre en tant que femmes de prisonnier. Donc, il fallait bien subsister dans un contexte de guerre extrêmement difficile. Donc, une telle période bouleverse de fait les mœurs. C’est une constante dans l’histoire de l’humanité, ce n’est propre ni à la période 1940-1945 ni à la France.

Comment expliquez-vous que les femmes en général, à l’heure actuelle, votent moins pour les partis patriotiques que les hommes ?

Cela reste à prouver. Cela dépend des pays et des circonstances. Jusqu’à présent, oui, par exemple en France, le vote Front National était un vote très masculin. Il était populaire et d’affirmation virile venant de l’ancien prolétariat, des gens qui se sentaient dévalorisés parce que les métiers manuels et les valeurs viriles qu’ils portaient n’étaient plus en harmonie avec la société contemporaine qui baigne plutôt dans des valeurs féminines : harmonie, pacification, dialogue, etc. Cela a un peu changé avec l’arrivée à la tête du Front National de Marine Le Pen. Il y a un vote féminin en faveur du Front National. Certes, cela reste pour partie un vote masculin, mais dans les catégories populaires, il s’est beaucoup féminisé. C’est le constat qui a pu être fait dans les derniers scrutins, y compris à la présidentielle. L’électorat populaire féminin vote assez facilement Front National car c’est aussi celui qui est le plus précarisé, celui qui se trouve dans les emplois à temps partiel, peu qualifiés et sur lesquels la fracture entre la France urbaine et la France périphérique, c’est-à-dire la France des classes populaires marginalisées, est la plus béante et la plus ouverte. Cet électorat populaire féminin vote plutôt pour le Front National.

L’abstention monte de plus en plus. Comment voyez-vous l’avenir politique à partir du moment où le système ne représente plus la population ? Pourquoi la population ne se révolte-t-elle pas, surtout les personnes les plus précarisées ?

Il y a incontestablement dans cette partie de la France que vous évoquez la France des invisibles, la France des laissés-pour-compte, un sentiment de rejet, de dégoût à l’égard de la politique. Maintenant pourquoi ne se révolte-t-elle pas ? Parce que les formes de protestation politique ne sont plus des formes violentes. Elles l’ont été longtemps.

La rue a été une des actrices, une des composantes de la vie politique en France. Elle l’est de moins en moinsElle peut l’être lors de manifestations de masse, mais qui sont des manifestations liées à un événement particulier. Je pense à « La manif pour tous » sur le mariage « gay » ou je pense à ce qui s’est passé au moment de l’attentat en 2015 à Paris contre l’équipe de l’hebdomadaire Charlie. Les foules descendent dans la rue. Certes, il s’agit de contestations, mais ce sont des manifestations pacifiques qui ne correspondent pas à des révoltes sociales. La France a connu pendant des siècles des jacqueries, des émeutes qui étaient des actions violentes et même dans l’après-guerre. Cette forme d’action politique qu’est l’action violente est sortie des mœurs. Il faut bien le constater. Cette population se retranche dans le dégoût et sort du jeu politique, sort du spectre politiqueLes Français, pas plus que les autres peuples européens, ne sont des peuples révolutionnairesCe sont des peuples qui ne remettent pas en cause leur standard de vie pour quelque cause que ce soit. Et on ne se sacrifie plus pour un être collectif : le prolétariat, la nation, la patrie, la communauté, etc. La poussée individualiste fait que les grands mouvements collectifs, les grandes révoltes populaires, ne sont plus dans le tempérament des Français, ni même des Européens d’ailleurs.

Le président Emmanuel Macron représente-t-il un changement ou une continuité ?

Incontestablement un changement, une rupture. Ça, c’est sûr. Il me paraît beaucoup plus libre. Je ne sais pas ce qu’il fera. Il n’est pas tenu par les appareils partisans. Il s’est affranchi à la fois de la gauche et de la droite. Les deux appareils partisans en voie de déliquescence que sont le Parti socialiste et Les Républicains n’exercent plus la moindre influence sur l’exécutif. Et donc venant de la gauche et élu plutôt par la gauche et quelques voix de droite, Emmanuel Macron est en train de faire le chemin inverse de celui des élus de droite. Il y a beaucoup d’électeurs de droite qui se disent aujourd’hui : mais finalement, on a élu des présidents de droite qui ont pratiqué une politique de gauche et Macron, élu par la gauche, réalise une politique qui n’est pas encore de droite, mais qui n’est plus de gauche.

Le phénomène est intéressant car il ne pèse sur lui ni les pressions des partis ni les inhibiteurs qui généralement paralysaient l’action des élus à droite. Par exemple, la politique en matière d’Éducation nationale du ministre Jean-Michel Blanquer, aucun ministre de droite n’aurait pris le risque politique d’assumer de telles options. Il aurait eu trop peur du syndicat et de l’environnement médiatique. C’est une forme de liberté qui est intéressante car elle fait bouger les limites, elle fait bouger les choses.

Jean-Luc Mélenchon a-t-il un côté nationaliste ?

Il a une dimension patriotique qui est d’ailleurs celle des révolutionnaires et se réclame en cela de la mémoire robespierriste et jacobine. Il a mis en sourdine les questions migratoires. En 2012, il avait fait campagne sur la France métissée. Il a maintenant évacué ce thème car il sait que c’est un frein au vote populaire. Le vote qu’il a obtenu est un vote à la fois de gauche traditionnelle, mais aussi un vote immigré très important ; il suffit de voir son succès à Marseille par exemple, et donc la dimension nationale et identitaire du mélenchonisme apparaît aujourd’hui plus diluée qu’elle pouvait être il y a quelques années bien qu’il y ait eu une évolution sur ces questions d’identité et d’immigration puisqu’il n’a pas fait en 2017 la campagne de 2012.

Lire le site de Lionel Baland cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

En Allemagne, de jeunes migrants fraudent pour 141 000 € de prestations familiales et on retrouve chez eux des drapeaux de l’État islamique…

A Hambourg, démantèlement d’un réseau de 43 familles qui ont détourné de l’argent des caisses familiales avec de fausses pièces administratives.

En prétendant à des prestations avec règlement rétroactif, c’est-à-dire en revenant 3 à 4 années en arrière sous prétexte qu’ils étaient en formation ou en recherche d’emploi durant ces périodes, les fraudeurs ont éveillé les soupçons de l’administration, notamment aussi en présentant des attestations falsifiées (fausses adresses, réponses négatives d’entreprises n’existant déjà plus depuis de nombreuses années…). Malgré cela, la caisse des allocations familiale a donné une suite favorable à 1/3 des dossiers et ainsi versé jusqu’à 141’000 €.

Les fraudeurs sont tous de jeunes migrants de moins de 25 ans. Les autorités ont découvert que des groupes WhatsApp et des bars à chicha servaient de cellules de recrutement pour élargir le réseau qui comptent 78 suspects et 2 auteurs principaux qui auraient à eux seuls encaissé la moitié des sommes ainsi détournées. Lors de perquisitions, en plus de documents falsifiés et de drogue, la police a trouvé des armes et des drapeaux du prétendu Etat islamique.

Bild.de via http://www.fdesouche.com/952037-allemagne-de-jeunes-migra...

Politique & Eco N° 158 avec Jean-Michel Vernochet : La guerre civile froide

Lancement de LaFranceLibre.tv

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LaFranceLibre.tv est un nouveau média de résistance, animée notamment par Gilles-William Goldnadel et André Bercoff.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

L’union de l’islam et de l’Etat, par Guy Rouvrais

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9049-20180213.jpgEmmanuel Macron a annoncé, dans le Journal du Dimanche, qu’il va structurer « toute l’organisation de l’islam de France » alors que, dans son programme présidentiel, il n’évoquait que la formation des imans, ce qui était déjà beaucoup que de se mêler ainsi de ce qui ne relève pas de la compétence du président d’un Etat laïc. L’obstacle à ce dessein présidentiel, c’est évidemment la loi de 1905, qui ne reconnaît ni ne finance aucun culte. Qu’à cela ne tienne, il la modifiera ! A propos d’un « nouveau concordat » avec l’islam, il répond : « Quelle que soit l’option retenue, mon objectif est de retrouver ce qui est le cœur de la laïcité, la possibilité de croire comme de ne pas croire. » La loi de 1905, ajoute-t-il, « n’a pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société comme il l’est aujourd’hui », d’où son projet de modification afin qu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat succède, de fait, l’union de l’islam et de l’Etat.

Son objectif est qu’il y ait des imans à la française, fidèles aux « valeurs de la République », et de leur donner, pour cela, une formation de haut niveau – il en aurait prévu le programme ! De même, il veut que les mosquées ne soient plus financées par l’étranger, en conséquence en s’attelant à « la structuration de l’islam de France » il va prévoir son financement. Mais comment font les autres religions pour former leurs ministres et bâtir leurs lieux de culte depuis 1905 ? Ce sont leurs fidèles qui mettent la main à la poche. Les cinq à sept millions de musulmans, en France, ne peuvent-ils pas faire de même ? Mais, évidemment, pour eux, il est plus facile et moins onéreux de recevoir subsides et imans de l’Algérie, du Maroc, de la Turquie, du Qatar ou de l’Arabie saoudite. Quant à l’éventuel concordat, avec qui le signerait-il ? Il n’y a pas d’interlocuteur représentatif de tous les musulmans, c’est là-dessus qu’ont échoué tous ses prédécesseurs, le CFCM (Conseil français du culte musulman) n’est connu que d’un tiers des musulmans et en proie à d’incessantes rivalités intestines. Un des « experts » consulté par Macron suggère la création ex nihilo d’un « grand imam de France », comme il existe un grand rabbin.

Au passage, le chef de l’Etat affirme que l’on ne doit pas mettre « tout le monde dans le même sac », ce qui est sans doute sa version du « pas d’amalgame ». Mais s’il entreprend de modifier la loi de 1905 pour subventionner l’islam, il faudra mettre toutes les religions « dans le même sac » et financer la construction de toutes les églises et synagogues, tout comme la formation des ministres du culte, des catholiques aux mormons, en passant par les adventistes du 7e jour et les protestants, et on ne voit pas pourquoi on en exclurait les Témoins de Jéhovah.

Il va consulter et « posera les jalons » de sa réforme de l’islam « au premier semestre », comme s’il s’agissait d’une réforme technique, fiscale ou sociale, alors que le sujet explosif n’entre pas dans le cadre de sa méthode de technocrate. Le plus dur restera à faire : trouver une majorité au Parlement réuni en congrès pour modifier la loi de 1905 ou consulter les Français par referendum. Ce n’est pas gagné.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 février 2018

https://fr.novopress.info/

La Pologne rétablit le repos dominical

6a00d83451619c69e201b7c94f3df4970b-800wi.jpgLu ici :

"Le présidant polonais Andrzej Duda a signé le 30 janvier 2018 le projet de loi restreignant l’ouverture des commerces le dimanche dans le but de donner plus de temps à la vie de famille.

Ce sont à la fois le gouvernement conservateur et le syndicat Solidarité qui ont permis à cette loi de voir le jour. Au 1er mars 2018, les commerces et les marchés devront, dans un premier temps, tenir leur rideau baissé au moins deux dimanches par mois. Le but est de faire cesser tout commerce dominical - sauf rares exceptions - à l’horizon 2020.

Pour le président polonais cette loi sera l’occasion de donner une chance aux parents de passer plus de temps avec leurs enfants, en permettant aussi aux employés de se reposer davantage : « notre stratégie de développement passe par le fait de consacrer du temps avec ceux que l’on aime », a déclaré Andrzej Duda à la presse.

« Il nous faut transmettre à nos enfants un beau pays, bien en ordre », a commenté de son côté le Premier ministre Mateusz Morawiecki. Et de conclure « ma priorité est de reconstruire ce que la guerre et le communisme nous ont fait perdre ».

Un exemple à imiter, à l'heure où la plupart des gouvernements européens ont libéralisé à outrance le travail du dimanche, obnubilés qu'ils sont par le commerce et l'activité économique, et oublieux du repos sacré du jour du Seigneur."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

L’ÉNÉIDE, VIRGILE & LES POÈTES LATINS | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1

06:02 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

MÊME LES MILITANTS PRO-MIGRANTS CONSTATENT QUE CE N’EST PLUS POSSIBLE !

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Sur les ravages de l’immigration en Europe, les yeux s’ouvrent les uns après les autres, les dominos tombent, et les forteresses que l’on croyait les plus inexpugnables s’effondrent. Devant la réalité des faits. Ainsi, la semaine dernière, dans deux pays européens, deux acteurs d’institutions ou d’associations « migrants-friendly » ont fait leur coming out pour dire différents aspects très concrets de l’impasse migratoire.

En Allemagne, c’est une militante engagée dans l’aide aux réfugiés qui a confié à la presse polonaise et allemande l’amer savoir de son expérience au plus près des migrants musulmans. Elle s’appelle Rebecca Sommer. Pensant d’abord que « les visions médiévales des Arabes changeraient avec le temps », elle s’est rendue à l’évidence et a déclaré qu’il était « presque trop tard pour l’Allemagne ». Elle analyse le problème ainsi :

« Les réfugiés musulmans ont grandi avec un système de valeurs complètement différent du nôtre, ont subi un lavage de cerveau religieux depuis l’enfance et n’ont aucun désir de s’adapter à la vie occidentale. »

Elle a constaté que l’aide que l’Allemagne leur a accordée était regardée avec « arrogance et mépris ». Elle affirme avoir été traitée de « stupide salope allemande ». Rebecca Sommer tire de son expérience personnelle, de ce qu’elle a vu sur le terrain, deux enseignements : d’une part, l’islam prend une importance croissante dans la culture allemande, dans les institutions et les écoles ; d’autre part, les cultures européennes, si elles veulent survivre, doivent s’affirmer et se défendre. Rebecca Sommer a, en particulier, encouragé les Polonais à rester « inflexibles » dans leur opposition à la politique de l’Union européenne :

« Aucun peuple, ni groupe, que ce soient les Italiens, les Français, les Allemands ou les Polonais, ne pourront subsister en tant que nation, s’ils ne défendent pas de façon raisonnable leurs intérêts. »

Rebecca Sommer : un nom à retenir.

En France, on ne compte plus les déclarations de personnalités ou d’institutions culturelles en faveur des migrants, depuis le ministre de la Culture qui, complètement irresponsable, veut leur offrir des places gratuites de ciné ou de théâtre…

Or, la semaine dernière, la présidence de l’université Paris VIII, dont un bâtiment est occupé par une trentaine de migrants, après les avoir accueillis, découvre que ce n’est plus possible.

D’abord, elle déplore le manque de dialogue de la part de ces migrants et de ceux qui les soutiennent. Ils perturbent le fonctionnement normal de l’université, pénalisent les étudiants et se mettent en danger. Eh oui, les universitaires découvrent que trente migrants, cela crée des problèmes d’intendance. Si cette petite expérience pouvait les aider à mieux réfléchir quand ils brasseront, dans leurs statistiques et leurs réflexions, non plus une trentaine mais des millions de migrants, qui sait, peut-être leur vision du monde, de l’Europe, de la démocratie, de la culture en sera-t-elle un peu modifiée…

Le communiqué de la présidence continue ainsi :

« Si nous nous efforçons de répondre systématiquement aux demandes formulées, force est de constater que la réciproque n’existe pas. »

Tiens, des migrants fermés au dialogue… Il y est même question d’« impasse ».

Bien sûr, elle rappelle qu’au début, elle a soutenu l’occupation « par humanité », mais déclare à présent :

« Nous en appelons à la raison à notre tour. Tout le monde sait qu’il n’est pas dans les pouvoirs d’une présidence d’université d’obtenir des titres de séjour. »

Un peu tard, non ?

Cette affaire d’une présidence d’université prise à son propre piège est emblématique du problème idéologique français face à l’immigration : la raison n’arrive qu’à la fin, quand c’est le chaos, quand ce n’est plus possible.

Cette idéologie de gauche irresponsable, tiers-mondiste par réflexe soixante-huitard et qui est toujours là, à la tête de nos institutions éducatives et culturelles, bêlante, pour appeler à l’ouverture à tous et partout, a été incapable d’inventer un humanisme de la raison et nous lègue une situation violemment déraisonnable. De deux choses l’une : qu’elle se taise enfin ou qu’elle se convertisse comme Rebecca Sommer.

http://www.bvoltaire.fr/meme-militants-pro-migrants-const...

« Ce mot hideux de province »*

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par Louis-Joseph Delanglade

On connaissait l’agacement de nombre de « continentaux » à l’égard de certaines exigences corses.

Aujourd’hui, c’est une large majorité des sondés (environ deux tiers d’après Le Figaro du 8 février) qui approuve la fermeté du discours du chef de l’Etat à Bastia. L’exaspération provoquée par la stratégie de la frange indépendantiste paraît certes légitime, toute avancée n’étant pour elle qu’une étape d’un processus dangereux. En revanche, et même si c’est vrai d’un point de vue purement comptable, faire grief à la Corse de bénéficier de la « solidarité nationale », c’est oublier et que les Corses ont largement payé le prix du sang dans les conflits où la France s’est engagée et que c’est sans doute la nature même de notre république qui génère cette situation. 

D’aucuns pensent que M. Macron, en l’occurrence plus politicien que politique, a voulu tirer profit de cette opinion publique. On peut en douter. Nous l’avions écrit ici même, M. Macron, tout simplement parce qu’il ne le pouvait pas, n’annoncerait pas en Corse une prise en compte des revendications de MM. Simeoni et Talamoni. Certes, avec bon sens et surtout habileté, il a reconnu la double spécificité corse, géographique et culturelle, envisageant même son inscription dans la constitution (article 72) mais pour mieux l’étouffer « dans le giron de la République ». Il est en effet avant tout le président d’une République fondée sur l’individualisme des Lumières. On décrète qu’il n’y a que des individus formant peuple (en l’occurrence formant plutôt masse) et que doit disparaître tout ce qui pourrait s’opposer à cette conception. Condamné, donc, le sentiment d’appartenance à ce que l’on a longtemps et joliment nommé la « petite patrie » provinciale. Pour mieux « émanciper » les nouveaux citoyens, on pratique la politique de la table rase. Etre « français » ce sera en fait être républicain, se reconnaître dans les « valeurs » de la République. Logique insensée qui, parce qu’elle nie toute racine, tout héritage, amène à considérer n’importe quel être humain comme un « Français » potentiel ; logique mortifère dans ses conséquences ultimes avec l’attribution du droit du sol à la progéniture de millions d’immigrantsdéracinés, devenus « enfants de la République ». 

Ce n’est donc pas nous qui reprocherons à certains Corses de vouloir maintenir une forme assumée d’identité, en demandant la co-officialité de la langue corse et le statut de résident. Evidemment, ces demandes ont une résonance « ethnique » : tout le monde n’est pas corse, c’est ainsi. Mais ceux qui nous expliquent qu’il faut pratiquer, sur l’ensemble du territoire national,  le « vivre ensemble » avec des communautés importées, fortement ethnicisées et identitaristes, sont les mêmes qui dénient à une population originale vivant chez elle la possibilité de rester elle-même. En Corse, les Corses sont bien évidemment chez eux et, qu’on le veuille ou non, un peu plus que les autres malgré tout - sauf à traiter l’île comme les Chinois traitent le Tibet. Si les mesures demandées avaient été appliquées ailleurs en France, par exemple en Provence, ladite Provence n’en serait pas réduite à n’être plus que le prête-nom d’un territoire climatique. La vraie Provence est moribonde et la Corse ne veut pas mourir. 

Peu ou prou, tout président de la République française est l’héritier des principes chers à Robespierre. Pour les établir, les « grands ancêtres » de 1789 ont inventé « la terreur ». Point de terreur aujourd’hui mais le résultat sera le même : après tant d’autres provinces de France, la Corse sera sacrifiée sur l’autel des valeurs d’une République radicalement hostile à tout ce qui ne serait pas elle.  L’Etat républicain est un Etat faible qui, confondant autoritarisme et autorité, craint et méprise les composantes provinciales historiques du pays. Seul un état naturellement « fort » pourrait s’accommoder d’une décentralisation de fait et de droit.  

* André Malraux, discours d’Amiens, 19 mars 1966

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