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16/04/2018

L'économie monastique, une alternative au modèle capitaliste

Ingénieur et chef d’entreprise à la retraite, Benoît-Joseph Pons a soutenu en 2016 une thèse sur l’économie monastique, qui vient d’être publiée aux éditions Peuple libre. Il nous explique en quoi l’économie monastique peut aider à fonder une économie alternative pour notre temps. 
Vous avez commencé ce travail de recherche après votre retraite. Comment ce projet est-il né ? 
J’ai exercé des fonctions d’ingénieur de chef d’entreprise. À la retraite, je me suis intéressé en même temps aux questions d’œcuménisme, d’économie sociale et de commerce équitable. Cela m’a conduit à entreprendre des études de théologie et, en raison de mon expérience professionnelle, j’ai été appelé à diriger un master de développement durable à la Catho de Paris. Comme j’avais également des liens avec le milieu monastique, ce sujet m’a permis d’associer tous mes centres d’intérêt. Elena Lasida était intéressée par mes thématiques de recherche et elle a accepté de diriger cette thèse, qui est aussi un regard critique sur quarante ans de ma vie. 
Pourquoi vous avez-vous limité votre étude aux monastères suivant la règle de saint Benoît ? 
L’approche de la vie et la relation aux biens matériels sont très différentes entre les ordres inspirés par la règle de saint Benoît et les ordres mendiants. Les bénédictins et les cisterciens veulent vivre de leur travail, les ordres mendiants et prêcheurs veulent être libérés de ces contraintes pour pouvoir porter la parole de Dieu. Pour des raisons d’unité du corpus, je me suis concentré sur les premiers. Ce n’est pas du tout un jugement de valeur ou l’affirmation d’une éventuelle supériorité de la règle de saint Benoît. 
Quelles sont les principales caractéristiques de l’économie monastique dont pourrait s’inspirer une économie alternative ? 
L’économie monastique repose deux aspects fondamentaux : la désappropriation et l’économie des besoins. La désappropriation consiste à dire qu’on n’est propriétaire de rien personnellement. Par exemple, il y a certain nombre de monastères où un moine ou une moniale ne dira pas « mon stylo » mais « notre stylo ». Elle concerne aussi le pouvoir et la gouvernance. Théoriquement, un moine considère qu’il n’a de pouvoir sur personne, même s’il est abbé. Mais il y a les objectifs vers lesquels les moines tendent, et la réalité de leur vie. Cela dit, dans les monastères, il y a des structures de pouvoir bien organisées : en plus de l’abbé ou de l’abbesse, il y a le conseil et le chapitre, sans oublier les abbés visiteurs. Tout cela rend très difficile la transformation de l’abbé en gourou. 
Quant à l’économie des besoins, de quoi s’agit-il ? 
Elle est basée sur l’altérité : elle considère que vous n’êtes pas moi et que dans certains domaines vous avez besoin de plus que moi, et moi de plus que vous. Les moyens accordés à chaque moine pour faire son travail peuvent être très simplistes ou très sophistiqués. Une moniale céramiste de talent a ainsi obtenu le meilleur modèle de four pour cuire les céramiques qu’elle fabrique pour le monastère. Pendant ce temps, la maîtresse des novices de Solesmes utilise pour préparer ses textes un ordinateur qui a plus de vingt ans. Pour reprendre les termes d’Amartya Sen, prix Nobel d’économie, il s’agit de donner à chacun ce dont il a besoin pour réaliser ses « capabilités ». 
Votre recherche s’intéresse aussi au travail. Qu’apporte l’économie monastique sur ce sujet ? 
L’élément essentiel est la dissociation du travail et de la rémunération. C’est une forme de mise en pratique du revenu universel dont il a été question depuis quelques temps. Les moines sont rémunérés selon leurs besoins, sans prise en compte du niveau d’études. Ce mode de rémunération élimine la compétition pour les postes : être abbé ou cellérier n’apporte aucun avantage matériel. Le travail monastique interroge aussi les écarts de salaires. Un coefficient de 1 à 10 ou 1 à 20 peut aller. Un coefficient de 250 est anormal. Ce que peut dire aussi l’économie monastique, c’est qu’il n’y a pas besoin de fixer des rémunérations immenses pour attirer de bons managers. Mais il faut alors se demander qui fixe la barre des besoins dont dépend la rémunération dans l’économie des besoins. Au monastère, il y a une référence supérieure qui est la règle. Pour que cela marche dans le monde laïc, il faut que la société se dote de références supérieures. 
Le rapport à autrui est aussi une caractéristique de l’économie monastique. 
Oui. Il est basé sur la reconnaissance de l’altérité : chaque personne est une personne différente, qui a sa valeur et mérite d’être considérée comme telle. À partir du moment où cette reconnaissance de base est admise, cela évite la recherche de personnalisation : il n’y a pas de personnalisation par l’habit pour dire quelque chose de nous-mêmes, comme cela peut se faire dans le monde laïcs. Dans ma recherche, je me suis intéressé aux artistes, qui sont des personnes souvent originales. L’habit monastique n’étouffe pas leur personnalité. 
Par rapport à ce principe, comment se passe l’affectation d’un moine à une tâche dans un monastère ?  
Il est de la responsabilité de l’abbé de confier un travail à chaque moine, mais aussi de trouver un moine pour chaque fonction nécessaire au monastère. Mais comme le travail et la rémunération ne sont pas liés, on peut donner à un moine un travail qui n’est pas justifié par sa rentabilité. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a des travaux inutiles. Le rapport à autrui a aussi des conséquences sur le rapport au travail : il permet de considérer au même niveau le travail d’autoproduction et le travail salarié. Si une mère de famille s’occupe de ses enfants, ce n’est pas pris en compte dans le PIB de la nation. Si elle paie une nounou pour le faire, cela rentre dans le PIB. L’économie monastique sort de ce système. 
La dernière dimension à laquelle vous avez voulu accorder de l’importance est l’écologie… 
Au départ, c’était même mon axe principal. Et puis je me suis rendu compte que dans les monastères, l’écologie était prise en compte avec des aspects méritant d’être approfondis y compris par les moines eux-mêmes. Du coup, j’ai trouvé que ce qu’ils avaient à dire sur le travail était plus important. Cela dit, je suis arrivé à la conclusion que les monastères avaient des pratiques écologiques informelles qui ne se perçoivent pas comme telles. Ainsi, l’abbaye de La Pierre-qui-Vire a abandonné l’agriculture productiviste, non par conviction mais parce que cette approche les conduisait à la faillite. Autre exemple : le monastère de Randol fait des fromages qui n’ont pas de certification bio, parce que cela ne leur apporte rien de plus sur le plan marketing, même si dans la pratique, ils sont bio. 
Un autre aspect de la dimension écologique de la vie monastique est que, dans la plupart des monastères, le psautier est chanté entièrement une fois par semaine. Quand vous dites « caeli enarrant gloriam Dei » (« les cieux racontent la gloire de Dieu »), de manière régulière, cela finit par avoir des conséquences sur vous. Un adage dit : lex orandi lex credendi (« c’est la loi de la prière qui est la loi de la foi », autrement dit : « ce qu’on dit dans la prière génère ce qu’on croit »). Même s’il ne s’en rend pas compte, un moine qui prie le psautier toutes les semaines et qui croit ce qu’il dit est forcément écologiste. 
Les moines et moniales qui vivent selon ces principes se voient-ils eux-mêmes comme un modèle alternatif ? 
Ils voient leur rapport aux biens, au monde et à autrui comme un témoignage évangélique reposant sur l'hospitalité : « venez voir comment nous vivons ». La notion d'« économie alternative » est une construction académique d'économistes et de sociologues qui n'entre pas dans le discours monastique typique. Mais on trouve dans le discours monastique une critique de l'approche mondaine de l'économie : critique de l'appât du gain, critique de l'individualisme, critique de l'immédiateté, critique du manque d'ouverture sur le spirituel… 
Est-ce que la règle de saint Benoît a quelque chose à apporter au monde non-chrétien aujourd’hui ? 
Ce que montrent les monastères, c’est qu’en suivant la règle de saint Benoît, on peut être heureux sur terre. Les moines et moniales sont heureux. Bien sûr, on ne peut pas dire que leur bonheur n’a rien à voir de leur spiritualité. Mais leur mode de vie aide à se satisfaire de ce qu’on a et montre qu’on peut vivre hors de l’idée que, pour être plus heureux, il faut avoir plus de biens. Un certain nombre d’organisations tout à fait laïques essayent de s’inspirer d’une approche monastique de l’économie et du management. Le père Hugues Minguet, qui est maintenant à Sereyx (Haute-Loire), assure ainsi des formations de master à HEC à partir de la règle de saint Benoît. De même, de plus en plus de consultants en management s’inspirent de cette règle. L’organisation monastique n'est pas généralisable à l'ensemble de la population, mais elle montre que d'autres prémisses peuvent être posées et suggérer une mise en mouvement dans une direction donnée, susceptible de générer du nouveau et de l'inattendu. On est en plein dans Laudato Si’.

23:04 Écrit par pat dans économie et finance, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

« Quand nos mamans portaient le voile catholique » : le mensonge de Castaner

Invité ce lundi 16 avril de RTL Matin pour faire le service après-vente de la prestation de son patron la veille, le délégué général (LREM) est revenu sur plusieurs passages de l’interview d’Emmanuel Macron dimanche soir par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Notamment celui sur le voile islamique, au sujet duquel le président de la République a déclaré que « dans la République, nous devons le tolérer », tout en critiquant l’inégalité entre les sexes qu’il induit : « Ce n’est pas conforme à la civilité dans notre pays, c’est-à-dire au rapport qu’il y a entre les hommes et les femmes ».
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Les Turcs «séparés» des Russes par l’Occident sur le dossier syrien ? Ankara répond à Macron

En évoquant les frappes occidentales en Syrie, Emmanuel Macron a assuré ce 15 avril que l’Occident avait «séparé les Russes des Turcs» sur ce dossier. Le lendemain, la Turquie a fait savoir qu’elle ne prenait pas parti «pour qui que ce soit».

«La politique de la Turquie en Syrie n’est pas d’être avec ou contre qui que ce soit. Notre politique est claire, il s’agit d’être du côté du droit et de ce qui est juste», a expliqué le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag, dans des déclarations retransmises par les télévisions turques depuis Doha, le 16 avril.

Bekir Bozdag était interrogé au sujet de déclarations du président français, qui a affirmé lors de son interview du 15 avril que les frappes en Syrie menées la veille par Paris, Washington et Londres, en réponse à une attaque chimique présumée imputée par l’Occident au gouvernement syrien, avaient «séparé» la Turquie de la Russie, qui coordonnent étroitement leurs efforts sur le dossier syrien.

Une réponse «appropriée» aux «attaques inhumaines», avait estimé la Turquie

Bekir Bozdag a en outre souligné que la Turquie était opposée «aux soutiens apportés au régime» par des pays comme la Russie, mais aussi «aux soutiens apportés aux organisation terroristes», citant notamment la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), appuyée par Washington et d’autres pays occidentaux dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique.

«Ceux qui défendent ce qui est juste peuvent avoir leurs divergences mais les principes de la Turquie sont clairs», a continué le porte-parole.

Lors de son interview par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, Emannuel Macron avait assuré : «Par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet, les Russes des Turcs […] les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l’opération que nous avons conduite.»

L’Elysée avait en outre souligné le 14 avril qu’Emmanuel Macron souhaitait «intensifier» dans les prochains jours la «concertation» avec la Turquie en vue de trouver une «solution politique inclusive en Syrie». Le président français s’était entretenu le même jour au téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et l’avait «remercié» pour les déclarations turques de soutien aux frappes occidentales en Syrie.

Le président turc, dont le pays soutient des groupes rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad, avait salué ces frappes contres des cibles des autorités syriennes, estimant qu’il s’agissait d’une réponse «appropriée» aux «attaques inhumaines» menées selon lui par Damas.

Source RT

Zoom - Olivier Babeau : éloge de l'hypocrisie

La Russie et les forces américaines se préparent à une confrontation colossale dans l’est de Deir Ezzor

Il n’y aura pas d’issue possible, la Russie et les USA devront s’affronter à sur les rives de l’Euphrate

By Leith Aboufadel

BEYROUTH, LIBAN, 15h30 – Les forces soutenues par les Etats-Unis et la Russie en Syrie se préparent à une bataille majeure pour les champs de pétrole stratégiques dans la campagne orientale de Deir Ezzor, a déclaré une source militaire à Al-Masdar News lundi.

Selon la source militaire, l’armée arabe syrienne SAA et ses alliés amassent leurs forces le long de la rive ouest de l’Euphrate depuis près de deux semaines.

La source a ajouté que les forces gouvernementales prévoient de traverser le pont récemment construit par l’armée russe près de la ville clé de Khasham, dans l’est de Deir Ezzor.

Si les militaires syriens traversent ce pont, ils se trouveront à une distance de frappe des champs de pétrole d’Al-‘Umar.

Ce site possède les plus grands gisements de pétrole de Deir Ezzor, ce qui rend sa capture d’autant plus importante pour le gouvernement syrien.

Cependant, les forces soutenues par les Etats-Unis ne sont pas susceptibles de l’abandonner sans combat, malgré le fait qu’ils sont largement surpassés en nombre par l’armée syrienne.

Alors que la Russie et les Etats-Unis apporteront un soutien militaire à leurs parties respectives, ce sont ces dernières qui devront peut-être intervenir militairement.

La coalition américaine a déjà bombardé les militaires syriens et, compte tenu de leur dernière attaque, ils pourraient choisir de le faire à nouveau.

almasdarnews.com

Adaptation Yandex

https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/04/16/la-russie-et...

ZADISTES : UN AUTRE MONDE. BEN VOYONS…

zadistes.jpg

Étonnantes interviewes de zadistes du dernier carré.

Éternellement à visages cachés, ces gens que l’on devine jeunes, d’assez bonne famille, souvent étudiants, donc arrivés à un niveau d’après-bac, ne veulent pas des règles de l’État, en apparence seulement. En fait, ils ne veulent pas de l’autorité de l’État quand elle ne les arrange pas, quand elle leur interdit de s’installer sur une terre qui n’est pas la leur, quand elle leur demande de décliner une identité sur un papier administratif, quand elle leur impose de se plier aux règles sanitaires pour leurs produits agricoles, quand elle leur demande de payer l’impôt ordinaire sur le travail et l’exploitation de la terre.

En revanche, ils expliquent très savamment quelles sont les règles auxquelles les gendarmes doivent se plier, quelles sont les limites de leur action. Ils expliquent aussi doctement quelles devraient être les postures de la préfète de Loire-Atlantique et à quelles entorses à la loi générale elle devrait se plier pour leur faire plaisir et satisfaire leurs revendications. Ils argumentent encore sur le fait que l’État parle de « loi, de conformité », quand eux parleraient « de cœur, de projet, d’amour, de paix et d’une autre société ».

Gageons tout de même que ces gens vivent avec de l’électricité, qu’ils payent ou pas, qu’ils volent peut-être sur les lignes qui traversent leur territoire devenu tribal, qu’ils entendent mener leurs beaux projets sur une terre qui appartient à l’État, donc à nous tous, sans que cela ne leur occasionne la moindre gêne aux entournures, et qu’ils préfèrent, tout en prônant la paix et l’amour, affronter violemment les policiers, dont certains seraient assurément morts sans leurs protections personnelles de combat. Quand leurs femmes accoucheront, ils tiendront à bénéficier des services de la maternité d’une société à laquelle ils refusent de contribuer.

Ils occupent exactement la même posture que ces enfants de trois ans, arrivés au stade du « non » bien connu des parents et des psychologues, qui acceptent en apparence les règles qui les arrangent et refusent celles qui les frustrent. Ils ne supportent pas la loi de l’État, perçu comme paternaliste, comme ils n’ont vraisemblablement pas supporté celle du père, avec un fonds de pulsions liées au stade anal qui les a poussés, détail révélateur, à bombarder les forces de l’ordre avec leurs propres excréments, méticuleusement mélangés dans des cocktails de type Molotov. On les devine aisément ex-enfants très gâtés, ou éventuellement très abandonnés, au point de n’avoir jamais subi la moindre autorité frustrante dans une trop bonne famille, ou de n’avoir jamais rencontré les moindres limites lors d’une enfance ballottée.

« Vivre autrement », allons donc : les vrais artisans du vivre « autrement » sont des gens intelligents, charismatiques et travailleurs qui s’insèrent dans la société et contribuent, par leur génie, à la transformer. Les autres déguisent leur asociabilité, leur incompétence, dissimulent leur violence et leurs pulsions avec du discours humanitaire.

http://www.bvoltaire.fr/zadistes-monde-ben-voyons/

Programme du Front Radical.

Emeute à Toulouse à l’appel d’une porteuse de niqab

Le rapport ci-dessus explique comment le simple contrôle d’identité d’une femme porteuse d’un niqab s’est transformé en émeute dans le quartier Bellefontaine à Toulouse. Refusant de se soumettre au contrôle d’identité, la porteuse de niqab a hurlé pour demander de s’en prendre aux policiers, ce qu’ont fait des racailles accourues aussitôt.
Onze véhicules ont été incendiés dans les quartiers Reynerie et Bellefontaine ainsi que plusieurs containers à ordures.
La police a envoyé d’importants renforts sur place et a totalement bouclé le quartier. Près de 300 grenades lacrymogènes ont été tirées pendant cette soirée. « Les affrontements ont été extrêmement violentsLes collègues ont été très choqués. Les événements ont été très compliqués à gérer mais ils ont fait preuve de beaucoup de sang-froid »,indique Didier Martinez du syndicat de gardiens de la paix SGP-FO.
Près de 200 policiers, gendarmes et CRS se sont opposés aux émeutiers et ont protégé différents biens publics et privés dont le commissariat du Mirail qui a été pris pour cible.

Syrie : la Maison Blanche contredit Emmanuel Macron

Lors de son entretien télévisé, Emmanuel Macron a affirmé que la France avait convaincu Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie :

"Il y a 10 jours, le président Trump disait : les États-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (...), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée". 

La Maison-Blanc a répondu par un communiqué de la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders:

"la mission américaine n'a pas changé". "Le président a dit clairement qu'il veut que les forces américaines rentrent dès que possible".

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Syrie: les gros mensonges d’Emmanuel Macron…et « les valeurs de l’occident »

Syrie-bis.jpgPour son second entretien médiatique de la semaine, après Jean-Pierre Pernaut sur TF1, Emmanuel Macron était hier soir en direct sur BFMTV,  RMC et le site Mediapart, pour répondre depuis le Théâtre national de Chaillot à Paris  aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Un débat pugnace, dans lequel le chef de l’Etat,   visiblement toujours aussi pénétré de sa croyance en son talent, a fait  l’étalage de son agilité intellectuelle. Face à lui,  les  deux journalistes  ont  été parfois  assez vindicatifs, sur le  mode de ce qui pratique dans les pays anglo-saxons, la déférence étant traditionnellement plus de mise sous nos latitudes vis-à-vis de notre monarque républicain… Sur le plan symbolique il n’est pas anodin que MM.  Bourdin et Plenel aient entamé  chacune de  leurs questions par « Emmanuel Macron » et non « Monsieur le président » contrairement à l’usage établi. Une nouvelle dégradation faite  à la fonction présidentielle,  déjà abîmée par  MM. Sarkozy et Hollande ?  Reste à savoir, au-delà de l’exercice plutôt maîtrisé dans le forme par le chef de l’Etat,  si ce dernier  a convaincu nos compatriotes en colère, tous ceux  déjà déçus par le  macronisme, qui doutent des réformes  en cours, sont opposés aux  évolutions voulues et actées par la majorité présidentielle.  Car convaincre était bien  le but que c’était fixé Emmanuel Macron à travers ce grand oral, bien conscient, quoi qu’il en  dise, et comme a tenu à lui rappeler le grand démocrate Plenel, notamment sur Mediapart,   que   83% des Français n’ont pas voté pour lui  au premier tour et qu’il  a été élu au second par moins de 40% des Français de plus de 18 ans.

 Emmanuel Macron,   chef des Armées de par notre constitution,  n’était  certes pas tenu  d’organiser  un débat  préalable  avec le Parlement pour  frapper militairement  samedi la Syrie  (conjointement avec les   Etats-Unis  et le Royaume-Uni), mais cette opération militaire peut-elle se justifier, son bien fondé est-il recevable  Pour  tous ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez? Bruno Gollnisch, à l’instar des autres dirigeants du FN,  ne le pense pas.

M.  Macron a tenté de justifier la légalité internationale de cette agression… en critiquant au passages les  interventions militaires faites dans le passé  par  les neoconservateurs.  «C’est la communauté internationale qui est intervenue » le 14 avril  a-t-il affirmé sans rire malgré l’absence de mandat de l’ONU,    arguant de  la  résolution 2118 du Conseil de sécurité de l’ONU.  Celle-ci avait été  adoptée le 21 septembre 2013 , après une attaque chimique qui s’était déroulée un mois auparavant,  attribuée  (apparemment faussement)   aux forces  fidèles  la République arabe  syrienne.  A l’unanimité de ses 15 membres,  le Conseil de sécurité ,  au terme d’une décision   qui figurait en annexe de ladite résolution,  expliquait que  la Syrie était notamment  tenue d’achever l’élimination de « tous les équipements et matières liés aux armes chimiques » au cours du premier semestre 2014. Les membres du Conseil, commentant  la décision, avaient prévenu qu’en cas de non-respect par Damas  de ses obligations, des mesures pourraient être prises en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies.  Son article 42 prévoit que   le Conseil de sécurité « peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales.»

Ce 14 avril,Washington, Paris et  Londres   ont expliqué que leurs   frappes  étaient des  mesures de représailles   après l’attaque chimique au chlore  imputée  à l’armée  syrienne dans la ville de Douma (Ghouta orientale).  Hier soir,  le chef de l’Etat   a  précisé  que la  France n’a  « pas déclaré la guerre au régime de Bachar el-Assad »  mais qu’il avait   « obtenu des preuves – il n’a donné aucun détail sur la réalité de celles-ci, NDLR-  que des armes chimiques (avaient) été utilisées » par le gouvernement syrien. » En conséquence  de quoi « trois sites de production d’armes chimiques – désaffectés depuis longtemps, NDLR -  ont été visés par ces attaques (…). Les capacités de production d’armes chimiques ont été atteintes et détruites. Il n’y a eu aucune victime selon les dires des Syriens et des Russes. »

La porte des  discussions  est cependant  toujours ouverte a précisé la président de la république,  le dialogue  n’est pas rompu avec le Kremlin  pour  préparer «une transition durable en Syrie, en accord avec Vladimir Poutine. » « Pour construire une solution durable, il nous faut parler avec l’Iran, la Russie et la Turquie»,  a-t-il ajouté,  se félicitant au passage d’avoir « séparé les Russes des Turcs sur cette question» des frappes qui ont été approuvés par le président turc Recep Tayyip Erdogan, lequel  se souvient parfois que son pays est toujours membre de l’Otan et candidat à l’adhésion à l’Union européenne…

Le chef de l’Etat a aussi  martelé que la Russie était « complice » de Damas du fait qu’elle aurait  « construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation des armes chimiques ». Accusation relevée comme c’était à  prévoir par le site RT  qui souligne que si Emmanuel Macron  « a encore accusé Moscou d’avoir impuissanté la communauté internationale», il est pourtant établi que  « le projet de résolution russe affirmant un plein soutien à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), organisme neutre de l’ONU, dans l’enquête sur le terrain, a été rejeté le 10 avril par le Conseil de sécurité. »

Moscou n’a pas manqué de souligner que ces frappes ont eu lieu quelques heures seulement avant que les inspecteurs de l’OIAC ne commencent leur travail sur le terrain. OIAC  que l’ONU fait intervenir dans les cas de suspicion d’utilisation d’armes chimiques et dont les inspecteurs sont arrivés  seulement hier  à Douma. Mais  l’OAIC était déjà en Syrie!  Et sur son site a été publié en mars 2018 le résultat de son enquête qui précise notamment que sur un des lieux attaqués le 14 avril, « il n’a pas été relevé  dans les échantillons prélevés  la présence de produits chimiques ni  observé d’activités contradictoires  avec des obligations (d’arrêt de fabrication d’armes chimiques). »

Que dire des explications de M.  Macron sinon  qu’elles s’illustrent par un grand  accommodement avec la vérité?  Hier, non sans orgueil, il  plastronnait en affirmant: «Il y a 10 jours, le président Trump disait que les Etats-Unis ont vocation à se désengager de la Syrie. Nous avons convaincu Donald Trump que c’était important de rester sur le terrain de la Syrie et nous avons réussi à la convaincre de limiter l’intervention aux armes chimiques. » Or est-il rapporté ce matin, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders,  a infligé un camouflet au  président français: « la mission américaine n’a pas changé : le président a été clair sur le fait qu’il veut que les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible. »

Xavier Moreau,  directeur de Stratpol, notait le 14 avril sur l’antenne de RT que  les frappes  menées par la coalition occidentale,  de type One time shot, signaient en fait  «le début et la fin de l’intervention occidentale contre l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés russes  et iraniens, dixit le général James Mattis », secrétaire à la Défense des Etats-Unis. « C’est surtout le signe de la victoire définitive de Bachar el-Assad et de ses alliés.»

« On ne sait rien des cibles  visées.  Si  la coalition savait qu’il y avait un programme chimique clandestin syrien pourquoi l’apprend-t-on seulement aujourd’hui ? Et les sites qu’ils ont bombardé quand ont-ils été identifiés?  Dans la nuit ? On est dans le grotesque, le ridicule, cela rappelle l’opération  menée seule par Trump qui a consisté à envoyer une cinquantaine de missiles tomahawk.» M. Moreau évoque ici l’action menée en avril 2017 contre une base aérienne de l’armée syrienne à Chayrat. Une attaque annoncée comme les représailles yankees au bombardement aérien chimique imputé, là aussi sans aucune preuve aux forces gouvernementales dans la localité de Khan Cheikhoun, non encore  libérée à l’époque  de l’emprise des milices islamistes.  La preuve des attaques chimiques n’a pas apportée par la France disait encore Xavier Moreau et M. Macron a été bien incapable d’en dire plus hier soir . Nos services secrets en auraient la preuve?

 «Mais quels services secrets ? La direction du renseignement militaire ? La DGSE ? Là, en plus, on apprend que ce sont des renseignements issus des réseaux sociaux. Bien sûr que ce ne sont pas des services de renseignement. Ni la DGSE, ni la DRM [la Direction du renseignement militaire] ne se commettraient dans des choses pareilles (…).  Ce qui  a précipité la frappe,  cela a  été la révélation par Russia Today de la manipulation de la vidéo des Casques blancs -islamistes opposants à Bachar  téléguidés par  les services de renseignements britanniques, NDLR- ,  avec le témoignage des deux personnes qui ont participé malgré elles à cette vidéo. » Ce qui fait  indique-t-il, qu’il fallait agir ( rapidement militairement le 14 avril) avant que ledit  témoignage ne circule  ce qui aurait  embarrassé Emmanuel Macron  alors qu’il allait  être interrogé  le lendemain  par MM Bourdin et Plenel.

Laissons le mot de la fin à Michel Raimbaud, ex  ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie,  spécialiste reconnu du  Levant:
« Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salmane, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement (…).  Macron (…)  ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de  devoir moral . Devons- nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon (…)  pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que  le respect de l’autre  est une  valeur de l’Occident » ?

https://gollnisch.com/2018/04/16/syrie-les-gros-mensonges...

Frappes en Syrie : «Chaque président veut sa petite guerre» rappelle Marine Le Pen

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Marine Le Pen, présidente du Front national a répondu aux questions de RT France au sujet des frappes occidentales en Syrie qui ont eu lieu dans la nuit du 13 au 14 avril.

https://fr.novopress.info/210430/frappes-en-syrie-chaque-...

Les Brigandes - Alexandre & les Brahmanes (live mars 2018)

12:20 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Vive l'Europe - Bruno Gollnisch, Daniel Conversano : une vie au service de la cause nationale

Le niveau des écoliers français est catastrophique

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Une enquête du conseil d’évaluation du système scolaire (Cnesco) a rapporté une baisse du niveau de français des écoliers. Par exemple en CM2 pour une dictée de 5 lignes, un tiers des élèves faisait moins de 5 fautes et une minorité de copies étaient remplies de fautes dans les années 80. Aujourd’hui seuls 8% des élèves ne font pas de fautes. L’étude porte également sur la capacité des élèves à écrire rapidement en formant correctement les lettres, à rédiger un texte cohérent mais également à formuler une réponse orale à une question ouverte : partout les résultats sont préoccupants.

En cause, selon l’organisme : l’impasse des enseignants sur la rédaction au profit d’exercices aux réponses plus courtes mais également la prolifération des écrans dans des classes d’âge toujours plus jeunes. Le journal Libération a de son côté pris parti en faveur de l’outil numérique en publiant une étude selon laquelle les jeunes qui passent leurs soirées à échanger des messages électroniques sont justement ceux qui réussissent le mieux en orthographe.

https://fr.novopress.info/210419/le-niveau-des-ecoliers-f...

Nouvelles sanctions contre la Russie: Maria Zakharova explique ce qui tracasse les USA

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Si les États-Unis imposent de nouvelles sanctions contre la Russie, comme l’a annoncé l'ambassadrice américaine à l’Onu Nikki Haley ce dimanche, ça sera seulement à cause de la présence russe sur la scène internationale, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

 
Ces derniers temps, les sanctions contre la Russie sont « introduites sans rapport à la moindre réalité », a indiqué la porte-parole du ministre russe des Affaires étrangères Maria Zakharova dans une émission sur la chaîne russe Rossiya 1, commentant les informations sur de nouvelles sanctions à l'égard de la Russie.

« Si avant on nous disait que nous étions punis pour l'Ukraine, maintenant les déclarations ont sensiblement changé. Ils nous punissent, en principe, parce que nous sommes présents sur la scène internationale. C'est formulée comme ça : à cause du rôle que la Russie joue dans les affaires internationales. C'est tout », a indiqué Mme Zakharova.

Le 15 avril, l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley a déclaré, dans un entretien accordé à la chaîne CBS, que le secrétaire américain du Trésor Steven Mnuchin allait annoncer le 16 avril de nouvelles sanctions qui seraient imposées directement à l'encontre de toute entreprise russe « qui a travaillé à l'équipement de Bachar el-Assad et à l'utilisation d'armes chimiques ».

Cette déclaration de Nikki Haley intervient le lendemain des frappes effectuées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France dans la nuit du 13 au 14 avril contre la Syrie. Le bombardement a été mené sous couvert d'une opération visant à éliminer de prétendues armes chimiques de cet État suite à l'attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.

La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, publiées par les Casques blancs sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces informations mensongères est de protéger les terroristes et de justifier d'éventuelles actions extérieures.

Une mission de l'OIAC est arrivée le 14 avril à Damas pour enquêter sur l'attaque chimique prétendue à Douma, c'est-à-dire après le bombardement des pays occidentaux.

https://fr.sputniknews.com/international/2018041510359619...

Sectes ? par Xavier EMAN

Sectes.jpg« Secte », le mot qui dénigre, qui stigmatise, qui terrorise et qui criminalise… Qu’est-ce qu’une secte ? On ne sait trop car aucune définition juridique n’en est donnée en France à cause du sacro-saint principe de laïcité… De ce fait, c’est un terme-valise utilisé aujourd’hui de façon exponentielle pour qualifier tout groupe humain qui – à tort ou à raison, pour le meilleur ou pour le pire… – refuse les normes de l’époque, ses règles et ses conditionnements, toute structure qui vise à s’affranchir des  injonctions de la société, à mettre en pratique des modes d’existence alternatifs, divergents…

L’école à la maison ? Soupçons de sectarisme…

Manque d’enthousiasme face aux 98 vaccins imposés aux nourrissons avant deux mois ? Obscurantisme sectaire…

Écologisme radicale ? Soupçons de dérive sectaire…

Communautarisme religieux ? Flagrante dérive sectaire…

Médecines naturelles ? Suicide sectaire…

Retour à la terre ? Soupçons d’enfermement sectaire…

Anti-consumérisme et anti-productivisme ? Délire sectaire…

La « secte » est devenue le concept magique permettant de transformer tout dissident en cinglé extrémiste, pathétique paumé à entonnoir sur la tête, dangereux à la fois pour lui-même et pour son entourage… C’est aussi l’épouvantail facile et idéal pour une société qui, quotidiennement, structurellement, volontairement, empoisonne, acculture, aliène et lobotomise sa population mais qui pousse l’indécence jusqu’à présenter toute tentative d’évasion de cette matrice comme l’expression d’une terrible pathologie mentale.

L’individu lambda, sous Prozac, qui regarde tous les soirs Cyril Hanouna et consulte un psy, qui joue au Loto et se fait poliment marcher dessus dans le métro et agresser dans la rue, n’est pas membre d’une « secte », c’est un individu libre et égal, un bon citoyen et un électeur précieux.

Par contre, celui qui décide d’exploiter un bout de terrain agricole sans le bourrer de saloperies chimiques, qui casse sa télévision, refuse les médocs en séries et les poulets en batterie, préfère l’autonomie au salariat et envoie chier les règlements ineptes pondus par des technocrates bruxellois, lui est un dangereux psychopathe qu’il convient d’éradiquer au plus vite… Pour peu qu’il possède un vieux fusil pour défendre sa maison et sa famille et l’on sombre alors dans le terrorisme potentiel ! Péril national, menace code rouge triple priorité…

Faites confiance à l’État et méfiez-vous des sectes !

Xavier Eman

• D’abord mis en ligne sur A moy que chault !, le 14 mars 2018.

http://www.europemaxima.com/sectes-par-xavier-eman/

Pas de nouvel impôt mais une nouvelle journée non payée

6a00d83451619c69e201b8d2eb6684970c-250wi.pngAdmirez la contradiction d'Emmanuel Macron, interrogé hier par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel :

« Il n'y aura pas de création d'un nouvel impôt, ni local ni national. Il n'y aura pas d'augmentation» de la fiscalité d'ici 2022.  Il faut recomposer dans le cadre d'un dialogue la fiscalité locale pour la répartir entre les communes les départements et les régions. Mais il n'y aura aucune augmentation. »

Interrogé ensuite sur le financement de la dépendance, il a qualifié l'instauration d'une deuxième journée de solidarité de «piste intéressante».

Une journée de travail supplémentaire sans augmentation de salaire, c'est comme un nouvel impôt...

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Journal du chaos

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Pour télécharger, cliquez ICI

 http://synthesenationale.hautetfort.com/

Maurras en son mystère

Cet article comme les précédents en lien ci-dessous sont préparatoires à notre colloque Charles Maurras, l'homme de la politique, qui se tiendra à Marseille samedi 21 avril [voir plus loin].   LFAR

Serait-il possible un jour de comprendre Maurras à sa vraie lumière ? Cette lumière dont il a dit, dès 1894, qu’il lui avait confié ses mystères, à vrai dire, son mystère. 

Comment le comprendre ? S’intéresser à l’homme et à son œuvre seulement en passant ne suffit pas. Aujourd’hui, d’ailleurs, il en est fort peu qui peuvent prétendre en avoir une connaissance certaine. Qui, en vérité ?

Une démonstration claire

Et pourtant, l’œuvre est là, considérable, de même que parle, au-delà de la mort, la vie de l’homme, d’une intégrité exemplaire, totalement donnée et « sans retour », comme il le dira lui-même, au combat d’intelligence politique qu’il a mené plus de cinquante ans durant pour son pays, pour la seule France.

1945700053.jpgQue voulait-il ? Persuader les Français du caractère néfaste des institutions dont ils étaient censés s’être dotés en libres citoyens pour, paraît-il, l’édification des peuples et l’admiration éternelle des siècles, à la suite d’une mirifique révolution qui aurait changé tous les paradigmes politiques. Voilà ce qu’il a contesté de manière continue et invariable. Il a poursuivi sans se lasser sa démonstration qu’il réitérait chaque jour dans une actualité aussi rigoureuse que parfaitement didactique et qui venait renforcer son appareil de preuves par autant d’évènements nouveaux. Son argumentaire était simple, direct, quoiqu’abondamment fourni de vues tant philosophiques et littéraires que politiques, historiques et sociales.

L’établissement d’une République au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, d’ailleurs toujours à reconstruire dans son idéal supposé parce que constamment déconstruite en raison de son inadaptation aux faits et aux nécessités du moment, relève, selon sa claire logique, d’un marché de dupes. Le pouvoir suprême, autrefois réservé et garanti par une institution permanente, historique, nationale et naturelle – ce qui n’empêchait pas les faiblesses et les désordres, mais ne les rendait pas inéluctables – est devenu, depuis, un lieu de conflits perpétuels aussi bien d’ambitions que d’idéologies dont les méfaits se répercutent à tous les autres niveaux de pouvoir et polluent la représentation du corps social. Il ne s’agit plus, partout, et à tous les degrés, que d’un pouvoir à prendre, à garder et, enfin pour tout dire, constamment à conquérir et reconquérir. Ce qui était et est encore présenté aujourd’hui comme une œuvre de libération n’a jamais été concrètement, au-delà des recompositions imaginatives en récits lyriques, qu’une lutte malsaine et souvent sordide pour le pouvoir. Toujours au détriment du peuple, malgré le discours officiel. Depuis la Constituante, les Français sont entrés dans cette lutte continuelle et institutionnalisée des partis dont ils n’échappent que par le césarisme ou par ce qui en tient lieu, la constitution d’un amas d’institutions bureaucratiques qui encadrent le citoyen de sa naissance à sa mort. Les libertés réelles, naturelles, familiales, régionales, professionnelles, éducatives, sociales ont toutes été confisquées au profit d’un État ou d’un para-État omnipotent et, en vérité, impotent. Cependant que ce même État qui s’occupe de former et de façonner l’électeur, remplit mal les hautes fonctions dont il devrait avoir en priorité la charge : la justice, l’ordre intérieur et la sécurité, la défense, la diplomatie.

Plus qu’une raison, une sagesse

Voilà ce que Maurras montre et démontre depuis son Enquête sur la monarchieen 1900, à l’orée du XXe siècle, jusqu’aux années 1950. Qui pourrait nier que cette dialectique reste vraie et plus que jamais d’une puissante actualité ? Le problème politique français est posé dans ses justes termes. Il convient de noter que Maurras se bat, d’abord, pour la liberté ; il préférait dire les libertés, lui le martégal, le provençal qui aurait tant voulu donner tout son essor au mouvement mistralien. L’autorité dans son esprit est la garantie effective des libertés ; elle n’a de sens que par rapport au bien commun ; l’État est le premier serviteur de la société. Bref, c’est exactement le contraire du mauvais portrait que ses adversaires – de toutes catégories – ont dressé de lui. Son nationalisme qui lui est tant reproché, ne se justifie que par le défaut de l’État qui ne remplit plus son devoir national.

Avant guerre, il annonce la guerre qui vient, et dénonce l’impéritie d’un État républicain sans constance, livré à la démagogie, qui ne prépare pas la France à l’épreuve du feu. Après guerre, il dénonce le mauvais traité et voit se profiler une nouvelle guerre plus catastrophique encore… Des articles par milliers, des livres par centaines qui souvent reprennent les articles, le tout d’une pertinence toujours exacte et précise au point qu’elle exaspérait ses adversaires ; et dans le même temps, un combat intellectuel d’une étonnante vivacité contre les idées fausses qui détournent les esprits de l’appréhension des simples vérités politiques dont la France a un criant besoin ; car tel est son but, libérer les intelligences du carcan des idées toutes faites qui servent d’armature au régime. De L’Avenir de l’Intelligence au Dilemme de Marc Sangnier, du Voyage d’Athènes aux Amants de Venise, jusqu’aux mémoriaux de l’entre-deux guerres et de l’après-guerre, Au signe de Flore, Pour un jeune Français, c’est toujours dans ce même registre d’une limpide clarté et d’une haute tenue qu’il tente d’établir une sorte de doctrine de salut, face au triomphe « du Pire et des pires ».

Plus qu’une sagesse, un mystère

Parcourir cette œuvre en vérité, en comprendre le sens et la portée ne peut que susciter une profonde admiration. Et le mystère, dira-t-on ? Il réside dans le secret de cet homme qui est venu comme pour remplir une mission dans laquelle il s’est volontairement limité et comme enfermé, et qui laisse naturellement et surnaturellement un sentiment d’incomplétude et d’espérance déçue. De telle sorte que beaucoup l’en ont critiqué et certains se sont évertués à y ajouter leur synthèse ou leur correction. Ne fallait-il pas sortir de l’échec répété ? Puisque malgré le prestige de l’homme et le rayonnement de l’œuvre, une sorte de fatalité les a condamnés à ne pas réussir. À jamais ? C’est une grave question à laquelle l’homme a répondu, mais à sa manière. Étonnante, mystérieuse !

C’est qu’un autre Maurras – autre et pourtant le même – apparaît et apparaîtra de plus en plus au fur et à mesure qu’il sera étudié et compris. En effet, à côté de son registre clair, Maurras a tenu, par ailleurs et simultanément, en registre caché, à proprement parler crypté, une « fabuleuse » partition – car il s’agit de fables – où le mystère de sa vie et de son œuvre se trouve recelé. Le commencement en fut écrit dès 1892 ; il dira dès 1889 – pour le centenaire de la révolution française – ; alors, il s’ingénie à écrire et publier des contes allégoriques, rassemblés en un premier livre Le Chemin de Paradis, dont la forme symbolique d’allure païenne répondait au christianisme dévoyé au nom duquel une certaine cléricature et tout un courant pseudo-spirituel prétendaient, à l’époque, animer la démocratie en invoquant l’esprit des évangiles, à la suite de ce qu’on appelle le ralliement à la République, ordonné par Léon XIII ; et dans ces contes dits païens, ces mythes, ces fabliaux, Maurras révéla en quelque sorte à l’avance le sort d’une telle politique et les conséquences désastreuses qu’elle entraînera pour la France et pour l’Église. Mais qui pouvait comprendre ? Il s’arrangeait même pour qu’on ne le comprît pas. Il y mit tout son art.

Cependant, c’était bien la France catholique qu’il voulait convaincre ; c’est elle, la belle Dame de ses contes et de ses poèmes, celle qui a tout pour comprendre et qui ne comprend pas, à cause de ses mauvais conseillers qui prennent des allures doucereuses pour la leurrer et aussi parce qu’elle est mal mariée par l’État et par l’Église à un goujat qui la pille et qui la trompe, comme il est écrit dans Le Mont de Saturne.

Alors quoi ? Il ne serait donc plus possible d’aller à Reims « en nom Dieu », au motif que ce serait interdit ? Eh bien, dira Maurras, qu’on y aille en nom « nature » et en nom « histoire » ! Autrement dit, s’il est interdit de faire le Roi en invoquant le Sacré-Cœur, faisons-le en invoquant Comte, Renan, Taine… Pourquoi pas ? Tel est le sens de ce petit conte de La Bonne Mort, publié en 1893 et republié, comme par hasard, en 1926…

Les poèmes de Maurras, cryptés de la même façon, expriment, eux aussi, ce lancinant débat qu’il est obligé de mener avec la France bien-aimée, ses morts et ses vivants, cette France qui est faite pour réaliser le mystère de « l’intellection dans l’amour » et qui, à cause des sophismes funestes et fumeux que des perfides ont jeté sur sa vision du monde et d’elle-même, se refuse à la lumière qui lui ouvrirait le salut, le vrai Chemin de Paradis.

« Je crois à la bonté des ombres éternelles.

Là, les silencieux persuadent un jour

Et, cendres du flambeau de tant d’heures fidèles,

Dans le lit du regret font couronner l’amour. »

Trop tard ?   

Hilaire de Crémiers

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07:15 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

CONTRE L’OLIGARCHIE, LA PLOUTOCRATIE : LEVONS-NOUS POUR FONDER UNE VRAIE DÉMOCRATIE

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La France a-t-elle déjà connu une vraie démocratie ? En apparence, mais pas en réalité. Si on compare nos régimes politiques successifs, dès l’origine en 1789, avec ceux de la Hollande, les nations scandinaves, le Canada, le Royaume-Uni et, a fortiori, la Suisse, qui oserait le prétendre ? Tous les Français le savent, le disent et en tirent les conséquences : ils ne vont plus voter, ils n’achètent plus la presse, ne regardent plus les informations à la télé, ils ne sont plus syndiqués, n’ont même plus recours à la Justice…

Beaucoup de jeunes quittent la France, qui ne leur laisse pas de place, et émigrent sans espoir de retour. Et il y a le matraquage à l’école, dans les médias, sur ce que l’on ne doit pas dire sur les femmes, les choix sexuels, la nation, l’immigration, la religion, l’islam, la différence hommes/femmes, l’Europe… La menace, c’est le lynchage médiatique, la réprobation sociale, la condamnation pénale. La mise au placard professionnel. Et ce système de régression est verrouillé. Impossible de le changer car le système des partis veille. Croyait-on que la IVe République en était l’exemple ? Mais qu’est devenue la Ve République, sitôt passé de Gaulle ? Un duopole où surnagent des politiciens de métier, des communicants ; le tout dans la soumission aux banques, à Bruxelles. Un théâtre d’ombres. Un seul parti à deux faces. Et cette ambiguïté a fini par s’incarner en 2017.

Les racines de cette idéologie cachée ? Une société européenne aristocratique chez Coudenhove-Kalergi en 1923 (Pan-Europa), puis 1945 : ses idées seront reprises par Monnet et Schuman. Sur le plan juridique, le droit de l’Union européenne prime sur les nations, y compris leurs Constitutions. CJUE, CEDH, Cour de cassation, Conseil d’État veillent au respect de l’ordre juridique et institutionnel. Un carcan non républicain. Les traités contiennent des références inutiles et donc malencontreuses (dans un texte juridique) à l’OMC et à l’OTAN, ce qui est une façon de ployer (pour toujours) la supranationalité européenne à d’autres supranationalités en matière de défense et d’économie. Sur le plan philosophique, l’idée est le déconstructivisme : rien n’est cohérent, tout est relatif ; les élèves de Heidegger (un nazi) ont tenu le haut du pavé : Sartre, Derrida, Bourdieu, Foucault… Les soixante-huitards qui prétendaient qu’il est interdit d’interdire quand ça les arrangeait entendent tout de même interdire les « fachos » : soit quiconque n’est pas de leur bande… Ils se sont taillé, par copinage, et non par talent, des fiefs, des sinécures, dans la politique, les médias, le CNRS.

Et pourtant, depuis Athènes, Aristote, Périclès, Rousseau, 1789, 1945, nous savons bien que les pays libres fonctionnent mieux, sont plus prospères, et que leurs citoyens sont plus dignes… Emmanuel Macron veut modifier la Constitution ? Craignons le pire : des demi-mesures, un acte manqué qui augmenteront encore l’anomie française. Un peu de proportionnelle, alors que les Allemands sont à 50 % ? Surtout pas trop, nous disent des chroniqueurs méprisants du « peuple » : ne revenons pas au systèmes des partis. Alors que nous y sommes depuis 45 ans. Et le référendum ? Là aussi, « danger » : régime « plébiscitaire », risque démagogique, « populisme ». Fi ! Tous les hérauts du système en place, qui en vivent, ne veulent pas courir le risque de perdre leurs prébendes, leurs réseaux et, pire, de rendre son pouvoir au vulgum pecus.

Il n’existe qu’un seul moyen de créer, enfin, en France, une vraie démocratie : le référendum d’initiative démocratique. Or, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, pas une seule fois ce mécanisme n’a été mis en œuvre. Et il ne le sera jamais tant que ses conditions sont aussi mesquines. Est-il de plus grande perversion que de créer des institutions démocratiques inapplicables ? Or, la phrase qui précède est une arme puissante. Qui osera défendre ce système et s’opposer à ce qu’il fasse sens ? Il suffira de modifier légèrement l’article 11 alinéa 3 de la Constitution et le cercle vertueux s’enclenchera : le peuple reprendra sa liberté, et donc sa dignité.

http://www.bvoltaire.fr/contre-loligarchie-ploutocratie-l...