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02/05/2018

Gouvernants de la République ou Rois de l’esbroufe

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Bernard Plouvier

Notre distingué Président et sa souriante épouse voyagent beaucoup. Après tout, pourquoi pas ? Il paraît que les voyages forment la jeunesse. Et si le chef de l’État en profite pour ramasser des commandes qui profitent à l’industrie ou aux services du pays, c’est une excellente chose.

Notre fringant Président continue les actions de guerre à l’encontre de l’État syrien, débutées par son lamentable prédécesseur. C’est déjà plus gênant. Nul ne sait sur quoi pourrait déboucher l’imbroglio syrien. L’on a déjà connu quelques expériences malheureuses en Libye, en Irak, en Afghanistan. Avant de guerroyer dans un autre continent, sans intérêt ni profit pour l’État français, notre demi-dieu pourrait prendre l’avis du Bon Peuple, qui règle la facture.

En outre, Superman joue des muscles face à la Russie de Poutine et, là, ça devient sinon inquiétant, du moins grotesque. La colossale puissance militaire russe n’a que faire du moucheron français, qui a bien du mal à tirer une bordée de missiles sans connaître le ridicule de ratés. Alors, Seigneur-Macron pourrait peut-être cesser de se conduire en jeune arrogant et réfléchir quelques secondes à une constante universelle : le sens des proportions.

À moins que notre sémillant Président n’aboie que sur ordre des affairistes de Wall Street et des faucons (voire de vrais c…) de Washington. Dans ce cas, cela sent fâcheusement la forfaiture. L’Armée française n’est au service que de la seule Nation française. Le Droit constitutionnel n’a que faire de la Finance cosmopolite et de ses ukases. Notre force armée n’est pas un outil de la mondialisation de la vie politique. C’est un « objet régalien », dépendant exclusivement de l’intérêt de la Nation. Pas besoin de sortir d’une grande école pour le savoir : il suffit de jeter un œil sur nos Lois Fondamentales.

On nous présente le Président, jeune et dynamique, comme « un homme autoritaire ». Excellent ! Après mollasson Ier, ce ne peut être qu’une fort bonne chose. Notre Premier ministre est un boxeur amateur ; encore mieux ! Il ne devrait pas se laisser marcher sur les pieds, comme la Mollasse sus-citée. Certes, le ministre de l’Intérieur est un vieillard chenu, qui tremblote et bafouille parfois, mais il ne doit pas manquer d’éminences grises, maçonniques ou non, pour prendre les décisions à la place de papounet.

Vient le 1er mai et ses cortèges syndicaux. Et là, on tique derechef. Car l’on voit Paris en proie aux émeutes gaucho-anarcho-mélanchonniennes… à moins que le millionnaire en euros, qui joue les gros bras, ne soit aussi dépassé que nos excellences. Car à l’évidence, personne n’a réagi lorsqu’au cours de la matinée, l’on a signalé deux centaines de cagoulés au milieu des forts-en-gueule syndicaux. Il est évident qu’ils n’avaient pas mis leurs cache-nez et passe-montagne par peur du froid (d’ailleurs, Macron, le roi des Fake News, nous parle en permanence du « réchauffement climatique », donc, pas besoin d’une protection spéciale contre rhumes et autres états viraux).

Dès la fin de matinée, on savait que deux centaines de voyous étaient là pour casser du flic et des vitrines. Et nul n’a envoyé de renforts de police anti-émeute, ni de camions à eau en grand nombre.

Alors une question grave se pose. A-t-on affaire à d’authentiques gouvernants ou à des charlots qui donnent des leçons à l’extérieur et font preuve d’une coupable inertie dans leurs devoirs intérieurs ? En clair, Macron and Cy (marque mondiale déposée) serait-elle une simple association d’esbroufeurs ?

Dans ce cas, effectivement, les gosses de riches qui forment l’essentiel des gaucho-anarcho-trotskistes vont pouvoir rejouer « Mai 68 », soit la farce alcoolo-sexuelle qui a détruit l’État napoléonien et l’a remplacé par la bouillie actuelle. On peut penser ce que l’on veut de Maurice Papon, mais ce grand préfet de police n’était pas le minus Grimaud. Avec un Papon, pas de mai 68. Pour une raison simple : Papon, gaulliste après avoir été pétainiste, avait le sens de l’État.

Nos excellences actuelles, de quoi ont-elles le sens, pour qui et pour quoi roulent-elles ? Est-ce la politique du laissez-faire & du laissez-passer, la prosternation devant le veau d’or multinational ? Ou bien, est-on en présence d’une équipe décidée à faire appliquer les Lois de la République ? On le saura bientôt.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Rejoindre l'appel d'Angers pour l'unité de la droite

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : L’homme de la cité par Jean-Baptiste Donnier

Jean-Baptiste Donnier, Hilaire de Crémiers

Simplement deux mots de présentation de de cette troisième vidéo de notre colloque Maurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi 21 avril dernier. Et maintenu, comme on le sait, contre vents et marées, soulevés par la gauche et l'ultra-gauche. Colloque ouvert par Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale  - qui, regroupe les royalistes d'Action française de Provence désormais réunis. Et animé par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle.

Voici une autre des sept interventions de la journée : Maurras, l’homme de la cité par Jean-Baptiste Donnier, professeur des universités. Les quatre autres interventions seront mises en ligne dans les jours qui viennent. L'ensemble sera consultable en suivant les liens ci-dessous relatifs au colloque. Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFAR 

Le blog de Jean-Philippe Chauvin

Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti

colloque Maurras - l'homme de la cité from Lafautearousseau on Vimeo. 

Lire aussi dans LAFAUTEAROUSSEAU la série d'articles consacrés à ce colloque ...

Un colloque maintenu malgré l'ultra-gauche ...

Merci à l'ultra-gauche violente et aux médias qui l'ont relayée : notre «Colloque Maurras» s'est tenu, bien tenu, et a «fait le buzz» comme jamais !

Impressions d'une participante au colloque « Charles Maurras, l'homme de la politique »

« Colloque Maurras » : Quelques images supplémentaires ...

Très bonne nouvelle : L'unité des royalistes refaite en Provence

Vidéo : bref reportage de TV Libertés sur notre colloque « Maurras, l'homme de la politique »

Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : Au-delà de la caricature, l’homme, par Christian Franchet d'Espérey

Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : L’homme de la liberté par Jean-Philippe Chauvin

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/04/30...

Conquête des droits : le droit à la dignité

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Ex: http://www.autochtonisme.com

Principe ou postulat : la dignité est une norme impérative. Elle est accordée à chaque être humain et constitue de ce fait une base du droit international. Depuis Kant, on admet que la dignité d’une personne impose de ne pas traiter celle-ci seulement comme un moyen, mais comme une fin en soi. Autrement dit, une personne n’est pas un objet dont on peut se servir, c’est une entité intrinsèque, autonome et libre de réaliser le plein épanouissement de ses facultés. On lui doit un respect inconditionnel.

Comme il existe une dignité individuelle, il existe aussi une dignité collective propre à chaque peuple, dignité reconnue elle-aussi par le droit international. La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones accorde ainsi aux peuples autochtones le droit à vivre dans la dignité. Cette dignité doit être protégée de toute forme de violence et la Déclaration demande aux « moyens d’informations » de refléter fidèlement la « dignité » de la culture, des traditions, de l’histoire et des aspirations autochtones (art. 15).

Ramené aux peuples, le droit à la dignité signifie que ceux-ci ne doivent jamais être traités comme des moyens ou des objets mais doivent être respectés en tant qu’entités libres et en capacité de réaliser en toute autonomie le plein épanouissement de leurs cultures, de leurs traditions, de leurs histoires et de leurs aspirations. De ce point de vue, le peuple des Autochtones européens de France est-il traité par la République étrangère de France plutôt comme un moyen ou plutôt comme une entité autonome et respectable ?

L’histoire de ces deux derniers siècles apportent une réponse catégorique et sans ambigüité. Tout d’abord, soulignons que l’existence du peuple autochtone est niée par la République. Comment, dans ces conditions, celle-ci pourrait-elle lui reconnaître une quelconque dignité ? La négation d’existence est le pire que l’on puisse faire à un individu comme à un peuple. Il faut y voir non seulement un manque total de respect mais aussi un désir d’effacement qui peut s’assimiler à un meurtre ou à un génocide symbolique.

 Indubitablement, ce peuple autochtone de France, peuple « qui n’existe pas », a été le moyen de l’expansionnisme républicain. La République s’en est servie comme d’un vulgaire outil lui servant à propager ses idéaux en Europe, tout d’abord, puis dans ses colonies et finalement dans le monde entier. D’un point de vue républicain, l’instrumentalisation du peuple autochtone a été bénéfique, puisque les « principes » et les « valeurs » de 1789 structurent aujourd’hui le Système et donnent la norme à l’ensemble du monde occidental. Du point de vue du peuple instrumentalisé, le bilan et autrement plus négatif puisqu’il a payé de son sang l’expansionnisme de cette « matrice ». Nous parlons ici de plusieurs millions de morts, des bocages vendéens à la conquête du Tonkin, sans oublier Verdun ou Diên Biên Phu. Rappelons, pour faire court, que la France était en 1789 le troisième pays le plus peuplé du monde après la Chine et l’Inde... et que cela n’était déjà plus vrai en 1795.  

Utilisé dans un premier temps pour propager le républicanisme, le peuple autochtone a ensuite servi de laboratoire au modèle mondialiste de société ouverte. En devenant « creuset » (le « creuset républicain »), c’est-à-dire récipient servant à fabriquer la « mixité » et la « diversité », son statut de simple « moyen », voire d’objet, s’est confirmé. C’est en effet « au milieu de lui » (une expression biblique qu’il faut retenir) et pas dans quelque contrée inoccupée, que les expérimentateurs et ingénieurs sociaux républicains ont choisi de déverser progressivement et avec méthode des flots d’immigrés de toutes provenances. Sans égard pour ses souffrances, la mise en danger de son avenir ou l’insécurité culturelle ainsi générée, les ingénieurs sociaux républicains se sont servis de lui pour expérimenter un nouveau modèle de société. Le projet a entièrement reposé sur la créativité, la puissance de travail et le capital matériel que le peuple souche a su accumuler durant des siècles à force de sueur et de sang. C’est sur l’exploitation du labeur autochtone que repose encore la paix sociale. Que les Autochtones cessent de payer leurs impôts ou de travailler quelques jours et le modèle républicain explose instantanément. Le peuple autochtone est un peuple réduit en esclavage pour que dure le « vivre-ensemble ». Or aucun maître ne reconnaîtra la dignité de son esclave.

Moyen de propagation d’une idéologie mais aussi moyen d’expérimentation d’un modèle de société, le peuple autochtone a aussi été considéré par les instances républicaines comme un moyen commode d’explication des échecs de ce modèle de société. En effet, le modèle républicain de « vivre-ensemble » ne fonctionnant pas, il était important de trouver un bouc émissaire afin de disculper le régime et innocenter les valeurs et principes « universels » qui légitiment l’entreprise d’ingénierie sociale. Le peuple bouc émissaire parfait a été (et reste) le peuple autochtone réduit au racisme récurrent et historique qui serait le sien. Tout un système d’avilissement (antijaphétisme) va donc être construit à seule fin de « prouver » ce racisme irréductible, racisme qui, bien entendu, est la cause toute trouvée d’un « vivre-ensemble » impossible. CQFD !

On le voit, la République a seulement et toujours considéré le peuple autochtone comme un moyen. Moyen d’expansion idéologique, moyen d’expérimentation de la société ouverte, moyen d’explication des échecs politiques : la République n’a jamais reconnu l’autonomie du peuple français de souche européenne, elle n’a jamais reconnu son droit à organiser le fonctionnement de sa société selon son identité spécifique, elle n’a même jamais reconnu son existence ! Dans ces conditions, comment pourrait-elle reconnaître sa dignité ?

Un droit ne se mendie pas, il se prend. Ainsi du droit à la dignité.  Il ne tient qu’à nous d’imposer une histoire qui ne soit pas qu’une succession de méfaits. Il ne tient qu’à nous d’exiger de la République une repentance pour les crimes qu’elle a commis envers notre peuple et il ne tient qu’à nous de montrer que nous existons, non en tant qu’individus ou en tant que « citoyens », mais en tant que peuple millénaire ! La République reconnaît volontiers la dignité des Autochtones, mais en tant qu’individus abstraits. Or notre dignité ne s’inscrit pas dans une abstraction (l’Homme) mais dans une réalité concrète : celle de notre appartenance généalogique et identitaire. Nous devons exiger un respect inconditionnel, non en tant que citoyens calibrés, « sans distinction » et interchangeables, mais en tant que membres d’un peuple particulier.

Mais comment avoir de telles exigences quand on est un peuple dispersé ? Si la République joue avec notre peuple, c’est que notre peuple n’est pas organisé. Si elle traite le peuple autochtone comme un moyen, un objet ou un outil, c’est que le peuple autochtone accepte de l’être. Le droit à la dignité ne pourra être reconquis avant que nous ayons psychologiquement intégré à la fois notre condition subalterne, notre exploitation sociale et politique, et les responsabilités de la puissance étrangère républicaine. Il revient au Grand Rassemblement autochtone et à la lutte pour les droits, dont le droit à la dignité, de laver nos esprits de cette propagande deux fois séculaires qui nous amoindrit à nos propres yeux.

Antonin Campana

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19:42 Écrit par pat dans actualité, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

ÉOLIEN : DÉTRUIRE LA NATURE POUR PROTÉGER LA NATURE ?

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Le Lévézou est un haut plateau situé en plein cœur de l’Aveyron. Une terre qui culmine à plus de 1.000 mètres d’altitude. De nombreuses rivières alimentent des barrages hydroélectriques construits dans les années 50. Ces barrages avaient englouti des vallées entières, souvent les meilleures terres, recouvrant quelques hameaux et détruisant des écosystèmes. Mais la production d’électricité était une priorité nationale à l’époque, un projet d’intérêt public.

Les habitants avaient dû l’accepter et ceux dont les terres avaient été noyées furent indemnisés ou relocalisés. Par ailleurs, de nouvelles activités, touristiques étaient nées grâce à ces lacs.

Terre ventée, également, ce qui a attiré l’avidité des promoteurs de centrales éoliennes. Dès le début des années 2000, les premiers mâts se sont dressés. Au début, personne ne s’est opposé. Ces éoliennes amenaient des revenus à quelques agriculteurs, des rentrées fiscales aux communes, et l’image de ces machines était positive.

Mais dès qu’elles furent dressées, les nuisances apparurent. Vrombissement permanent certains jours, effet stroboscopique, malaises peut-être dus aux infrasons, hécatombe d’oiseaux et de chauves-souris, flashs lumineux qui transforment le plateau en boîte de nuit, etc. Surtout, modification profonde du paysage. Aujourd’hui, c’est une centaine de mâts qui se dressent et certains villages, comme Bouloc, sont cernés, installés sur d’autres communes, qui n’en subissent pas les nuisances mais en perçoivent les revenus.

Mais l’appétit des promoteurs n’est pas rassasiée pour autant et de nouvelles centrales sont en construction. Par exemple à Arques. Pour installer ses machines, le promoteur a décapé une zone humide de 5.000 m2. La police de l’eau appelée pour constater sa présence « omise » par l’étude d’impact est arrivée trop tard. La couche superficielle qui aurait permis de juger de la présence d’une zone à protéger a disparu et la tourbe vendue. Il n’y a pas de petit profit.

Un peu plus loin, dans la commune de Ségur, les travaux d’une autre centrale nécessiteront de drainer le terrain. La tourbière, vieille de 5.000 ans, située en aval ne serait donc plus alimentée et mourra petit à petit. On attend une réaction de la préfecture pour protéger ce qui peut l’être encore.

Ces zones humides, on le sait, sont des pièges à carbone. Elles accueillent une faune et une flore endémique exceptionnelle, rare et fragile. Elles ont mis des milliers d’années à se former. Et l’avidité de groupes financiers et industriels, soutenus par l’État, vient les détruire en une journée.

Au prétexte de lutter contre les gaz à effet de serre, on détruit des zones de stockage de ces gaz, alors même que, lorsqu’elles fonctionnent, ces machines remplacent l’électricité produite par des centrales nucléaires qui n’émettent pas de gaz à effet de serre… Et quand le vent s’arrête (le facteur de charge peine à dépasser les 20 % en 2017), ce sont des centrales thermiques, émettrices de gaz carbonique, qui doivent prendre le relais.

Au nom de l’écologie on injecte des tonnes de béton dans le sol, on défigure les paysages de France, on permet le massacre d’oiseaux et de chiroptères, et maintenant on détruit des tourbières.

Allô, Nicolas, pourquoi tu tousses ?

http://www.bvoltaire.fr/eolien-detruire-nature-proteger-n...

1er mai 2018 : Le Front National rend hommage à Jeanne d’Arc.

Conquête des droits : le droit à l’existence

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par Antonin Campana

Ex: http://www;autochtonisme.com

Légalement, en République, le concept de « Français de souche » n’existe pas. Les « Français blancs dits de souche » ne constituent pas un « groupe de personne » au sens de la loi. Cette notion « ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique», et «la “blancheur” ou la “race blanche”» n'est «en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français» (Tribunal Correctionnel de Paris, mars 2015). Par contre, le concept de néocalédonien de souche existe juridiquement et les néocalédoniens de souche constituent bien un « groupe de personnes », et même un « peuple », au sens de la loi (Accord de Nouméa, loi organique 99-209…). Le refus de reconnaître juridiquement le peuple souche de France est à la base d’un système profondément inégalitaire, discriminant et lourd de menaces pour celui-ci (système qui permet par exemple d’insulter en toute impunité les « Français blancs » et d’appeler contre eux à la violence. Cf. le jugement du Tribunal cité plus haut, qui ne trouve aucune objection au fait d’inciter à « niquer » les « petits Gaulois de souche »).

Nous avons montré (ici) que le peuple autochtone de souche européenne, c’est-à-dire le peuple français historiquement « blanc », avait été juridiquement transféré en 1790 dans une nation civique. Cette nation civique a pris le nom de « peuple français » ce qui était un détournement manifeste de nom, voire un vol, puisque cette nation était en fait un « creuset » destiné à intégrer les hommes de toutes les origines.

Dans ce creuset, le peuple français de souche subit aujourd’hui une relation de domination, puisque le régime en place le nie et se refuse à considérer autre chose qu’une nation civique « sans distinction ». Pour la République, il n’y a que le corps d’associés indifférenciés et pas de « corps intermédiaires » ou de « sections du peuple » dans ce corps : pas de peuple souche donc. Celui-ci s’est évaporé et n’est même pas une composante parmi d’autres de la société multiraciale et multiculturelle : il n’existe tout simplement pas !

 La question qui se pose est donc celle-ci : le peuple souche existe-t-il encore, ou a-t-il disparu le 14 juillet 1790 après son transfert dans la nation civique ? Il n’y a que deux réponses possibles à cette question :

  • Oui, il a disparu : il faut donc reconnaître juridiquement son génocide (rappelons que la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) considère que la « soumission intentionnelle d’un groupe [national, ethnique, racial ou religieux] à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle » est un acte de génocide).
  • Non, il existe toujours : il faut par conséquent reconnaître juridiquement son existence.

Bien sûr, la seconde réponse est la seule réponse acceptable, puisque des Français de souche se revendiquent toujours comme tels. Néanmoins, le peuple souche a bien a été victime d’une tentative de génocide, tentative toujours en cours, d’ailleurs, avec le Grand Remplacement et la négation autistique de son existence (négation d’existence qui permet au passage de nier le Grand Remplacement : on ne saurait remplacer ce qui n’existe pas).

Or, non seulement l’existence du peuple souche n’est pas reconnue, mais son effacement est implicitement proclamé par la loi républicaine (sans que pour autant le génocide soit reconnu). Le Conseil Constitutionnel rappelle que le peuple français, défini comme un « concept juridique » (sic !), est une « catégorie unitaire insusceptible de toute subdivision en vertu de la loi », et que la Constitution de la Ve République « ne connaît que le peuple français composé de tous les citoyensfrançais sans distinction d’origine, de race ou de religion » (décision n°91-290DC du 09 mai 1991). Exit donc le peuple souche comme catégorie à part entière.

Pourquoi cette discrimination et ce rejet, si l’on considère que le peuple des Autochtones mélanésiens est quant à lui respectueusement reconnu par les mêmes instances républicaines ? L’interrogation est d’autant plus légitime que le peuple des Autochtones mélanésiens de Nouvelle-Calédonie et le peuple des Autochtones européens de France, peuples vivant sur le même « Territoire de la République », peuvent présenter des titres similaires justifiant leur droit à être tous deux juridiquement reconnus comme peuples à part entière.

Si les premiers Lapitas, ancêtres des kanaks, arrivent dans l’archipel vers 1000 avant notre ère. Les ancêtres des Européens, quant à eux, peuplent l’Europe depuis la nuit des temps. Les peintures de Lascaux ont 20 000 ans, celles de la grotte Chauvet, en Ardèche, ont 35 000 ans. Depuis, le peuplement européen de l’Europe a été ininterrompu jusqu’à aujourd’hui. Est-il besoin de le rappeler ? Faut-il énumérer toutes les empreintes laissées en Europe par ce peuplement européen ?

Pour le reste, le peuple autochtone de France pourrait quasiment s’approprier mot à mot le préambule de l’accord de Nouméa :

« [Lorsque la République] prend possession  [de la France], elle s'approprie un territoire et n'établit pas des relations de droit avec la population autochtone. Les traités passés constituent  des actes unilatéraux.

Or, ce territoire n'était pas vide.

Il était habité par des hommes et des femmes qui se dénommaient [Français]Ils avaient développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, ses coutumes qui organisaient le champ social et politique. Leur culture et leur imaginaire s'exprimaient dans diverses formes de création.

Des hommes et des femmes sont venus en grand nombre, [à la fin du XX siècle], animés par leur foi religieuse, venus contre leur gré ou cherchant une seconde chance [en France]. Ils se sont installés. Ils ont apporté avec eux leurs idéaux, leurs connaissances, leurs espoirs, leurs ambitions, leurs illusions et leurs contradictions.

[La relation de la France avec la République] demeure marquée par la dépendance coloniale, un lien univoque, un refus de reconnaître les spécificités, dont les populations nouvelles ont aussi souffert dans leurs aspirations.

Le choc de la colonisation  [républicaine et migratoire] a constitué un traumatisme durable pour la population d'origine.

Les [Français] ont été privés de leur nom en même temps que de leur terre. Une importante immigration a entraîné des déplacements considérables de populations[françaises], dans lesquels [les familles françaises] ont vu leurs moyens de subsistance réduits et leurs lieux de mémoire perdus. Cette dépossession a conduit à une perte des repères identitaires.

L'organisation sociale française s'en est trouvée bouleversée. Les mouvements de population l'ont déstructurée, la méconnaissance ou des stratégies de pouvoir ont conduit trop souvent à nier les autorités légitimes [NDLR : identitaires] et à mettre en place des autorités dépourvues de légitimité [NDLR : républicaines], ce qui a accentué le traumatisme identitaire.

Simultanément, le patrimoine culturel français était nié ou pillé.

A cette négation des éléments fondamentaux de l'identité française se sont ajoutées des limitations aux libertés publiques et une absence de droits politiques, alors même que les [Français de souche] avaient payé un lourd tribut à la défense de la [République], notamment lors de la Première Guerre mondiale.

Les [Autochtones sont] repoussés aux marges géographiqueséconomiques et politiques de leur propre pays, ce qui pourrait, chez un peuple fier et non dépourvu de traditions guerrières, provoquer des révoltes.

La colonisation [républicaine] a porté atteinte à la dignité du [peuple autochtone de France] [qu’elle prive] de son identité. Des hommes et des femmes ont perdu dans cette confrontation leur vie ou leurs raisons de vivre. De grandes souffrances en sont résultées. Il convient de faire mémoire de ces moments difficiles, de reconnaître les fautes, de restituer [au peuple autochtone de France] son identité confisquée, ce qui équivaut pour lui à une reconnaissance de sa souveraineté, préalable à la fondation d'une nouvelle souveraineté

Il est aujourd'hui nécessaire de poser les bases d'une citoyenneté [autochtone de France], permettant au peuple d'origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun.

La taille [de la France] et ses équilibres économiques et sociaux ne permettent pas d'ouvrir largement le marché du travail et justifient des mesures de protection de l'emploi local.

Il convient d'ouvrir une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l'identité [autochtone].

Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du  rééquilibrage. L'avenir doit être le temps de l'identité, dans un destin commun.

La République est prête à accompagner le peuple autochtone de France dans cette voie ».

Dans l’accord de Nouméa, la République reconnaît que les Autochtones mélanésiens de Nouvelle-Calédonie forment un « peuple » : le « peuple kanak » (point 3 par exemple). Obliger la République à reconnaître que les Autochtones européens de France forment eux-aussi un peuple, tant par leur lignée particulière, leur culture spécifique, que leur lien à la terre ancestrale, revient à faire acte de justice, au nom de l’égalité entre les peuples.

La reconnaissance du droit à l’existence juridique entraînera mécaniquement l’octroi de droits collectifs jusqu’au droit du peuple autochtone à disposer de lui-même. N’allons pas croire que la reconnaissance de ce droit sera offerte sur un plateau. Il devra être conquis de haute lutte, comme il l’a été en Nouvelle-Calédonie. Un Avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme(CNCDH) du 23 février 2017, observe qu’« aucune définition formelle de la notion d' "autochtone ", pas plus que celle d' "indigenous " en anglais, n'a été arrêtée en droit international ». Pourtant, cette Commission décrète arbitrairement que « seuls les Kanak de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane sont des peuples autochtones de la République française ». C’est que la CNCDH a parfaitement compris que le régime en place ne tiendrait pas longtemps si le droit des peuples autochtones était appliqué aux Français de souche européenne. Du point de vue républicain, il est vital que le peuple souche de France ne soit absolument pas conscient de son assujettissement à une République trop universelle pour être française, trop absolue pour être démocratique, trop ouverte pour ne pas être remplaciste.

Le peuple autochtone de France ne doit jamais être reconnu en tant que tel : de son point de vue, la CNCDH a raison !  Mais ce déni d’existence et cette crispation ne montrent-t-elles pas aux Autochtones le point faible du Système et par conséquent la direction de leur combat ? Dans cette conquête du droit à exister juridiquement, conquête mobilisatrice s’il en est, les Autochtones ne manqueront pas d’arguments. Ils disposent de tous les atouts nécessaires pour montrer et démontrer autant qu’il faudra qu’ils ne sont ni un sous-peuple, ni un peuple fantôme, mais un peuple historique et un grand peuple : qui pourra soutenir longtemps le contraire sans passer pour un imbécile ou un antijaphite ?

Antonin Campana

http://euro-synergies.hautetfort.com/

Le holisme comme réponse au monde moderne

177969707.jpgGeorges Feltin-Tracol

Du grec holos, « entier », le holisme est un terme inventé en 1926 par le général Jan Christiaan Smuts, Premier ministre d’Afrique du Sud, pour désigner un ensemble supérieur à la somme de ses parties. L’écrivain britannique Arthur Koestler vulgarisa la notion dans Le cheval dans la locomotive(1967) et Janus(1978). L’anthropologue français Louis Dumont s’y référait déjà en 1966 dans Homo hierarchicus.

Bien connu pour son action permanente envers les plus démunis des nôtres, le pasteur Jean-Pierre Blanchard reprend à son compte le concept dans son nouvel essai L’Alternative holiste ou la grande révolte antimoderne(Dualpha, coll. « Patrimoine des héritages », préface de Patrick Gofman, 2017, 156 p., 21 €). Il y développe une thèse qui risque d’agacer tous ceux qui gardent un mur de Berlin dans leur tête.

Si le monde moderne se caractérise par le triomphe de l’individu et l’extension illimitée de ses droits considérés comme des désirs inaliénables à assouvir, l’univers traditionnel préfère accorder la primauté au collectif, au groupe, à la communauté. Certes, chacune de ces visions du monde antagonistes comporte une part de l’autre. La domination de la Modernité demeure toutefois écrasante, d’où des réactions parfois violentes. Ainsi le pasteur Blanchard voit-il dans la longue révolte des paysans mexicains entre 1911 et 1929 la première manifestation du holisme. Ensuite surgiront tour à tour les révolutions communiste, fasciste et nationale-socialiste. L’auteur insiste longuement sur le paradoxe bolchevique : le progressisme revendiqué se transforma en un conservatoire des traditions nationales et populaires. Le communisme réel est en fait un holisme contrarié par le matérialisme historique. On sait maintenant que la République populaire démocratique de Corée a une société plus communautaire, plus holiste, que cet agrégat bancal d’atomes individualistes déréglés qu’est le Canada.

Aujourd’hui, la vision holistique des rapports collectifs humains prend la forme de l’idéologie islamiste. Le choc frontal entre la modernité occidentale et cet autre holisme est brutal. L’incantation lacrymale et victimaire aux droits de l’homme, au « vivre ensemble » et à l’individu-tyran n’écartera pas la menace islamiste; elle la fortifiera au contraire. La civilisation européenne ne survivra que si elle renoue avec « la transcendance, ce retour qui combat le monde occidental bourgeois issu de la philosophie des Lumières [qui] offre de nouvelles perspectives pour l’avenir (p. 156) », un avenir holistique, communautaire et organique pour les peuples autochtones d’Europe.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°76, diffusée sur Radio-Libertés, le 27 avril 2018.

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Dossier spécial Mai 68 : Présentation

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafauteàrousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Si, lorsquʼil sʼagit de donner un sens à cet événement, Mai 68 est lʼobjet dʼune controverse féroce – tant à propos de la cause de lʼirruption de la crise que de lʼimpact quʼelle a produit sur la société française –, ses laudateurs et ses contempteurs sʼaccordent pour en souligner lʼimportance décisive. Tous partagent le point de vue selon lequel ce moment de « communication explosive »[1] fut un « événement matriciel »[2], cʼest-à-dire fondateur, initiateur de quelque chose de nouveau, une rupture en somme. Pour Régis Debray, cʼest le « renaissance » de la « République bourgeoise »[3], quand Jean-Claude Michéa la qualifie de « Grande Révolution libérale-libertaire »[4]. Ces deux figures de la gauche intellectuelle rejoignent ainsi le camp de ceux qui, issus de la droite, font le procès de Mai 68. 

En janvier dernier, dans un éditorial au ton très polémique, le directeur de Libération, Laurent Joffrin, sʼattaquait à une certaine gauche, coupable selon lui dʼêtre à lʼorigine dʼun « réquisitoire oblique qui impute à 68, sous des oripeaux révolutionnaires, le triomphe du marché, lʼouverture des frontières au libre-échange, qui aurait livré le pays aux grands vents de la mondialisation américanisée, sapé la souveraineté nationale pour le compte des multinationales. »[5]Or comme eux il considère que Mai 68 était une « fausse révolution, […] une révolte contre les traditions qui contestaient la liberté individuelle »[6]. Dans un autre périodique typiquement bobo, lʼhebdomadaire Télérama, Olivier Pascal-Mousselard et Vincent Rémy insistent sur le rôle joué par « une jeunesse en plein boom » qui provoqua un « séisme » sans précédent, faisant entre la France dans une « pétillante modernité »[7]. Dans leur texte ces deux derniers comparent, comme le premier dans son éditorial, Mai 68 à 1789. 

Tel est donc le postulat de départ de ce dossier : comme lʼaffirment aussi Henri Mendras et Patrick Buisson, Mai 68 est peu ou prou assimilable à une seconde révolution française, qui transforma profondément les structures anthropologiques, culturelles, morales, économiques et politiques de la France contemporaine. Une nouvelle phase, au fond, du « Grand remplacement », le vrai : la substitution du culte ancestral – catholique, apostolique et romain – par celui des droits de lʼhomme, la laïcité.   

[1]  Maurice Bantigny, La Communauté inavouable, Paris, Éd. du Minuit, 1983, p. 135.

[2]  Ludivine Bantigny, « Assignés à hériter : quelques mouvements étudiants en miroir (1968-2006), inLudivine Bantigny et Arnaud Baubérot (dir.), Hériter en politique : filiations, générations et transmissions politiques (Allemagne, France et Italie, XIXe – XXIe siècle), Paris, PUF, 2011, p. 296.

[3]  Modeste contribution aux discours et cérémonies officielles du dixième anniversaire, Maspero, Paris, 1978, p. 10.

[4]  LʼEnseignement de lʼignorance et ses conditions modernes, Castelnau-le-Lez, Climats, 1999, p. 46.

[5]  Libération, 20-21 janvier 2018.

[6]  Idem.

[7]  Télérama, 23 décembre 2017-5 janvier 2018.

Après la moralisation de la politique française, à quand celle des syndicats français ?

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Entretien avec Philippe Randa

Propos recueillis par Guirec Sèvres, publiés sur le site Synthèse nationale

Directeur du site EuroLibertés. Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, chroniqueur politique, éditeur (éditions Dualpha, Déterna et L’Æncre) et auteur de plus d’une centaine de livres. Sociétaire de l’émission « Bistrot Liberté » sur TVLibertés. Il écrit également des billets pour le quotidien Présent et co-anime chaque jeudi l’émission « Synthèse » avec Roland Hélie sur Radio Libertés. Ses chroniques politiques sont publiées chaque année en recueil sous le titre : « Chroniques barbares ». Dernier livre paru Une démocratie hors de prix, préface d’Aristide Leucate.

Que vous inspire les mouvements sociaux qui ébranlent la France depuis le début de l’année, soit les difficultés à évacuer des zadistes déterminés à Notre-Dame-des-Landes (NDLL), les grèves à la SNCF et les facs occupés

D’abord, la ZAD de NDLL n’est pas un mouvement social, seulement un squat ultra-politisé et pseudo-écologiste : le laxisme du précédent  quinquennat a laissé s’envenimer une situation qui aurait dû être réglée en deux heures par l’intervention d’une poignée de gendarmes déterminés : pour cela, il aurait fallu imposer l’autorité de l’État par la force, au risque, effectivement, de quelques horions distribués sur ces fameux « punks à chiens » qui n’ont jamais été de gentils cultivateurs écologistes refusant l’abomination du capitalisme… Devant l’inertie du gouvernement Ayrault, l’extrême gauche a vu l’occasion inespérée d’en découdre et le nouveau président Emmanuel Macron a non seulement renié une de ses promesses électorales en abandonnant le projet d’aéroport, mais montre qu’il est terrorisé à l’idée qu’il y ait des « victimes » parmi les zadistes dégagés… À près d’un mois du début de l’évacuation, on lit ainsi dans Le Mondequ’« après avoir concouru à l’éviction de 29 squats sur les 97 recensés à Notre-Dame-des-Landes, la gendarmerie nationale est désormais dans l’attente de pouvoir poursuivre ses opérations », tandis qu’« un cadre de la place Beauvau » s’autosatisfait que « la mission (ait) été remplie »… Des esprits chagrins pourraient toutefois considérer qu’il aura fallu près d’un mois à 2 500 gendarmes opposés à 100 crasseux pour conquérir un tiers seulement d’une déchetterie… Dans le même temps, certains responsables politiques réclamaient d’aller faire la guerre à Bachar al-Assad à l’autre bout du monde. On revient donc de loin… à être resté chez nous !

Et les grèves à la SNCF ?

Une grève n’a de sens que si elle est ponctuelle et massive : avant même qu’elles ne débutent, celles-ci ont été annoncés comme « perlées » sur plusieurs mois, seul un tiers des employés ont suivi le mouvement et leur nombre ne cesse de fondre de semaine en semaine… Constater que ces grèves sont un échec ne semble pas péremptoire, même si les responsables syndicaux sont adeptes de la Méthode Coué en rabâchant que les chiffres sont faussés… Néanmoins, et c’est là une preuve supplémentaire, les cinq centrales syndicales auto-proclamées « représentatives » se sont chacune rassemblées de leur côté le 1er Mai ; incapables de s’entendre pour un simple défilé symbolique, comment peut-on imaginer qu’elles puissent convaincre les Français de les soutenir ? D’autant qu’avant même que ne débute le conflit, tout le monde affirmait que le gouvernement d’Edouard Philippe jouerait sa crédibilité sur la réforme de la SNCF : s’il reculait, il était mort… Ce qui n’est pas le cas des centrales syndicales qui depuis longtemps ne comptent plus sur les cotisations de leurs adhérents pour survivre, mais sur les largesses d’un État dont il n’est pas impossible, et même très probable, qu’il les tienne toutes à sa merci : après la moralisation de la politique française, il ne tient qu’à lui de faire de même des syndicats français. Leurs responsabes le savent parfaitement.

Reste donc le blocage des facs…

Un blocage qui n’a pas touché l’ensemble des facs et qui, à l’évidence, s’essouffle, dont tout le monde s’est accordé à prévoir l’arrêt dès les vacances d’été et dont il ne restera probablement dans les esprits que les dégradations et les vols pour près d’un million d’euros dans certaines universités françaises… Notez que c’est 5 fois moins que les dégâts de Notre-Dame-des-Landes et  une « plaisanterie » par rapport aux 20 millions que la SNCF perd chaque jour de grève… Rappelons-nous que c’est en 2008 que le Premier ministre d’alors François Fillon avait déclaré que « les caisses de l’État français » étaient vides… Une décennie plus tard, elles avaient donc été sacrément remplies et ne demandaient qu’à être vidées… Sans doute une exception française, là encore !

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Les hommes libres (Frédéric Lynn)

Petit rappel de 2014 : Le premier marié gay de l’Oise mis en examen

Suite au dépôt de plusieurs plaintes, Daniel Thibaut, 64 ans et originaire de Compiègne (Oise), a été mis en examen pour actes de pédophilie et placé en détention provisoire à Liancourt, jeudi 17 avril. Le parquet de Senlis est chargé de l’affaire. Le procureur se refuse cependant à donner toute information complémentaire concernant les faits reprochés au Compiégnois. 
Une enquête a été ouverte et risque d’être complexe à mener. 
Le sexagénaire avait accédé à une petite notoriété l’an dernier : il avait été le premier marié gay de l’Oise. Le mariage avait été célébré le 6 juillet 2013 à l’hôtel de ville de Compiègne. Depuis, lui et son compagnon avaient déménagé à Soissons, dans l’Aisne. 
Cette mise en examen survient alors que la loi sur le mariage pour tous s’apprête à fêter son premier anniversaire. En début d’année dernière, les débats qui avaient précédé son vote avaient été pour le moins vifs, faisant descendre des milliers d’opposants dans les rues. Opposants qui, pour certains, continuent à se mobiliser contre le « mariage pour tous ». 
"Marié gay, et alors ?" 
Suite à la parution de cette information, les débats la dépassent, notamment sur les réseaux sociaux. Avec des dérapages prévisibles qu'il est évidemment difficile de contrôler, sauf à censurer l'information. Ce n'est pas notre conception du journalisme indépendant, au Courrier picard. Oui, le fait qu'il s'agisse du premier marié gay de l'Oise est une information, car lui-même avait suscité cette notoriété dans ce cadre public, il y a un an. Et oui, quand il s'agit d'un prêtre, d'un instituteur, d'un élu ou de toute autre qualification de nature à préciser l'information, nous la donnons. Sans discrimination ni amalgame. Sans interprétation non plus. Les faits, rien que les faits.
Source

Mise au point sur la chaîne et remerciements

La seule révolution qui vaille

Horace_Vernet-Barricade_rue_Soufflot-300x234.jpgLa convergence des luttes?  Ce 1er mai s’est signalé par la faiblesse  numérique des différents défilés syndicaux,  démobilisation qui s’accentue chaque année davantage. A Paris même, le chiffre très faiblard de 20 000 manifestants a été avancé, les syndicats s’étant de toute façon fait voler la vedette par les 1200 black blocks et autres antifas qui se sont livrés à des dégradations de magasins et du mobilier urbain d’une ampleur jamais atteinte ces dernières années. C’est heureux,  une toute petite poignée de blessés légers est à déplorer  mais seulement une centaine de casseurs ont été placés en garde à vue. Ce qui ne manque pas  d’interroger sur les consignes qui ont été données aux forces de l’ordre qui ont largement laissé faire selon les témoignages de certains manifestants pacifiques.

Jean-Marie Le Pen, invité hier soir de cnews, évoquait si ce n’est une connivence – discréditer des revendications en les amalgamant avec des violences insurrectionnelles est une technique utilisée de longue date par tous les pouvoirs- du moins une complaisance. Celle dont bénéficie traditionnellement l’extrême gauche sous nos latitudes. A cette aune il fallait vraiment une mauvaise foi typiquement trotskiste pour affirmer comme l’a fait hier Jean-Luc Mélenchon que les casseurs qui ont sévi hier appartenaient à des bandes d’extrême droite.

Une extrême droite dont le maire de Nice, Christian Estrosi  voit la réincarnation dans le Front National et ses alliés européens – la Ligue (Italie), le FPÖ (Autriche) , le PVV (Pays-Bas) , le  KNP (Pologne),SPD (République tchèque), Volya (Bulgarie)  Nea Dexia (Grèce)… qui étaient dans sa ville  hier autour de Marine. Occasion de  célébrer non seulement  le 1er mai mais aussi  une Europe des nations et du réveil des peuples libres qui, au vu des dernières élections chez nos voisins, a plus que jamais le vent en poupe.  Faut-il rappeler que M. Estrosi était partisan en 1998  d’une alliance entre la droite et le Front National?  Il verse  aujourd’hui dans l’antifrontisme rabique et atrabilaire que d’autres macrono-compatibles ou constructifs expriment souvent sur un mode moins hystérique et moins con…venu.

Une Front National dont l’émergence doit aussi beaucoup aux trahisons et aux échecs des partis du Système et qui ont  conduit notamment une très large fraction du monde ouvrier,  celui là même qui votait (assez)  massivement RPR  ou PC dans les années  70-80,  à se tourner vers l’opposition nationale, populaire et sociale. 

Quelques jours avant le 1er mai,  le site atlantico publiait un extrait du dernier livre de Jérôme FourquetLe nouveau clivage, témoignant du basculement des catégories populaires vers le vote national. Il note ainsi, s’arrêtant sur les  résultats de la présidentielle de 2017, qu’Emmanuel Macron ” est loin de rivaliser avec Marine Le Pen, qui domine  (chez les ouvriers)  avec 4 électeurs sur dix (39 %). Alors que son père obtenait déjà ses meilleurs scores parmi les ouvriers et que cette catégorie lui resta relativement fidèle en 2007, quand Nicolas Sarkozy réalisa une OPA sur l’électorat frontiste, Marine Le Pen a considérablement renforcé et étendu l’assise du frontisme dans le monde ouvrier. Elle avait ainsi obtenu 33 % en 2012 et elle a progressé de 6 points en 2017.”

M. Fourquet  relève  que ” l’audience électorale et l’influence idéologique frontistes sont du même ordre de grandeur que celles qui firent la puissance du PC des années 1950 à la fin des années 1970 dans les milieux ouvriers. Et à l’instar de ce que l’on observe dans les autres pays industrialisés, une bonne partie des ouvriers rejettent les orientations économiques et idéologiques dominantes, comme le faisaient les ouvriers communistes dans les années 1950 à 1970. La dissidence des ouvriers les porte aujourd’hui à voter pour l’extrême droite populiste et à abandonner l’extrême gauche communiste.”

Extrême gauche qui s’interroge donc au lendemain de ce 1er mai sur les raisons de ses échecs électoraux, de la déliquescence du nombre de syndiqués dans notre pays – le plus faible taux des pays industrialisés. Toutes choses qui traduisent  son incapacité à fédérer les adversaires de l’Europe libérale, de l‘impérialisme atlantiste, des multinationales apatrides et  des dérives du capitalisme spéculatif.

Bien sûr, constate Bruno Gollnisch,   les recettes économiques prônées par la gauche de la gauche  sont un repoussoir pour une large fraction du monde ouvrier structurellement de droite. Mais  c’est aussi  la  promotion – portée également par  des  cénacles euromondialistes - des minorités, du transfrontiérisme  et de l’immigration massive  qui est rejetée  par les catégories populaires en prise avec le réel. On l’aura compris ce n’est pas en faisant défiler en  début de cortège le 1er mai  des collectifs de sans-papiers, des migrants clandestins que nos syndicalistes et autres  révolutionnaires transgenres  s’attireront  les faveurs  de la France qui se lève tôt attachée à son identité et à sa souveraineté. Marine en avait fait un mot d’ordre, la seule révolution qui  vaille est la Révolution patriotique. Nationaux de tous les pays unissez-vous! 

https://gollnisch.com/2018/05/02/la-seule-revolution-qui-...

Defend Europe. La traque des opposants à l’invasion ?

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Par Camille Galic, journaliste, essayiste 

Le 8 mai, la République française célébrera, avec la solennité qui s’impose, la victoire des démocraties sur le nazisme, après s’être associée le 29 avril à la Journée de la Déportation, précédée dans tous les établissements scolaires de France par le rappel des heures les plus sombres de notre histoire, marquées par le haine et la délation. Mais, sur les réseaux sociaux, c’est justement la délation qui fait rage contre Romain Espino, cible de la vindicte de toutes les ultra-gauches en tant que porte-parole des Identitaires organisateurs le 21 avril au col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, de l’opération « Stop Migrants Alpes » consistant à intercepter, « sous la supervision d’un officier de police judiciaire », des clandestins passant illégalement la frontière française et à les remettre aux gendarmes.

Une initiative de Génération Identitaire aussitôt condamnée par le procureur de Gap, Raphaël Balland, qui, après avoir ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire, à dû se résoudre… à rendre le 28 avril une ordonnance de non-lieu ! Mangeant son chapeau, le magistrat admet que les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir « aucune plainte » pour violences, ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque ». Ce qu’avait déjà reconnu la préfecture des Hautes-Alpes, selon laquelle le coup d’éclat des Identitaires, épaulés par bon nombre de camarades européens confrontés à la même menace, s’était déroulé « dans le calme ». Ce qui n’aura pas été le cas de la contre-manifestation organisée le 22 avril par les « antifas » transalpins et français qui, regroupés du côté italien pour escorter une trentaine de clandestins, avaient violemment forcé un barrage de la gendarmerie au col de Montgenèvre, faisant deux blessés parmi les forces de l’ordre. Et la veille, sous prétexte de « défense des migrants », déjà, les mêmes ou leurs congénères  avaient saccagé le centre-ville de Gap, brisant vitrines et mobilier urbain.

Nonobstant, la campagne continue à l’encontre de Romain Espino, cet horrible « chasseur de migrants  le week-end » mais selon la dénonciation sur Twitter de Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de Gauche de Saint-Denis, « en semaine conseiller en assurance au Crédit Agricole ». Celui-ci sommé de ce débarrasser au plus vite d’un tel individu. La Ligue de défense noire africaine (LDNA) s’est d’ailleurs rendue sur le lieu de travail du « criminel » pour exiger son licenciement et, a relaté Caroline Parmentier dans le quotidien Présent« un de leurs activistes à la dégaine de gros gangsta-rappeur, répondant au nom de Gucci IG, a vociféré au siège du Crédit Agricole, à Montrouge, terrorisant et injuriant les guichetières. “La Blanche à l’accueil doit aussi faire partie de l’extrême droite”, a-t-il éructé, l’accusant de lui avoir “mal parlé”. La vidéo prise par lui-même sur Facebook est ahurissante, le personnel et les vigiles du Crédit Agricole dans leurs petits souliers tandis que le raciste anti-Blanc (le seul racisme toléré et approuvé par les bobos et les médias) multiplie les provocations et les menaces. »

Est-il besoin de préciser que, parmi toutes les organisations et partis de gauche qui, à l’instar d’Eric Coquerel, député de La France insoumise, et de Jean-Luc Mélenchon lui-même, avaient réclamé en pleine Assemblée nationale la dissolution de Génération Identitaire et les plus lourdes sanctions judiciaires contre les participants à « Stop migrants », pas un(e) n’a dénoncé les tentatives d’intimidation sur le Crédit Agricole pour le pousser à virer Romain Espino ? Quant à l’évêque de Gapet d’Embrun, Mgr Xavier Malle, qui, « au nom de l’Evangile » et porte-voix du pape François pour qui « les migrants sont la chair de l’Eglise », avait stigmatisé les Identitaires et appelé à l’accueil des clandestins qui « ont tellement souffert » et chez lesquels, assure-t-il, « il n’y a aucune délinquance », il ne voit pas malice à la campagne de délation et d’exclusion menée contre Romain Espino.

A croire que, du moment qu’il s’agit de neutraliser un fasciste ou présumé tel, tous les moyens sont bons pour obtenir sa mort civile et professionnelle. Cette exclusion porte un nom : le Berufsverbot ou bannissement professionnel, institué en 1933 dans l’Allemagne devenue nationale-socialiste, pour fermer aux juifs, aux artistes « dégénérés » et aux opposants politiques l’accès à certaines professions. Ressuscité en 1979 par la République fédérale contre les membres et sympathisants de la Fraction Armée Rouge, ce Berufsverbot d’essence totalitaire frappe aujourd’hui essentiellement des militants nationalistes, systématiquement qualifiés de néo-nazis ou de négationnistes pour faire passer la pilule aux yeux de l’opinion.

Evoquant voici un demi-siècle tout juste l’invasion menaçant l’Europe, le grand universitaire et grand politique Enoch Powell déclarait que « se taire devant cette situation serait une trahison majeure » et en appelait à « la volonté populaire » **. Exprimant cette volonté, les Identitaires ne se contentent pas de parler, ils agissent — à leurs risques et périls. Tout est donc bon pour les abattre.

Camille Galic 01/05/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Génération Identitaire / Defend Europe

camille-marie-galic.jpgCamille Galic 

Diplômée des Langues orientales, directeur de l’hebdomadaire Rivarol de 1983 à 2010, Camille Galic a aussi collaboré à des publications comme Le Spectacle du monde et Le Crapouillot. Sous son pseudonyme Claude Lorne, elle a rédigé en 2012 Les Médias en servitude pour la Fondation Polémia, dont elle est une contributrice régulière depuis 2011. Chroniqueuse au quotidien Présent, elle a publié en 2013 un Agatha Christie (éd. Pardès, coll. « Qui suis-je ? »).

La Loi Asile et Immigration sera peut-être la pompe aspirante à immigration la plus puissante de notre histoire

6a00d83451619c69e20223c8476bc5200c-250wi.pngDans L'Incorrect, Gabriel Robin montre que la loi Asile et immigration est non seulement insuffisante, mais aussi qu'elle aggrave la situation :

"[...] la loi comprend aussi de nombreuses mesures visant à « sécuriser le droit au séjour » des étrangers en situation irrégulière, ou plus précisément leur faciliter l’installation sur le territoire, et ne prévoit rien pour réduire l’immigration légale.

Les amendements soutenus et votés par les députés macroniens dévoilent un tropisme sans-frontiériste naïf, sinon inconséquent en pareil moment historique, où l’immigration massive menace l’existence même de nos sociétés, leur pérennité, comme nous l’avions démontré dans un long format. Ainsi, les marcheurs ont obtenu que l’ouverture du marché du travail aux demandeurs d’asile se fasse au terme d’une période de 6 mois, contre 9 mois auparavant. De la même manière, le « délit de solidarité », expression de novlangue qualifiant l’aide à l’entrée et au séjour illégal sur le territoire français, a été quasiment supprimé. Tant d’amendements votés avec l’aide des parlementaires de la gauche, socialistes et insoumis inclus. Une liste qui ne s’arrête pas là, intégrant des dispositions qui devraient faire bondir de joie les immigrationnistes les plus forcenés.

En dehors de quelques mesures techniques pragmatiques qui faciliteront le traitement des demandes d’asile et l’expulsion de certains déboutés, la Loi Asile et Immigration sera peut-être la pompe aspirante à immigration la plus puissante de notre histoire, ce qui n’est pas peu dire. Que signifie d’ailleurs, maintenant, la liste des pays dits « sûrs » ? Ne seront plus considérés comme sûrs les pays « persécutant les homosexuels », soit l’ultra majorité des pays d’origine des clandestins. C’est terrible, mais chaque exception constitue un nouvel appel d’air, une nouvelle faille juridique dans laquelle s’engouffreront les migrants, qui usent déjà de nombreux stratagèmes pour s’installer en Europe (faux papiers, fausses persécutions, etc). Philosophiquement, l’amendement le plus dangereux est bien celui prévoyant l’extension de la « réunification familiale » aux frères et sœurs de « mineurs », à considérer que ces derniers le soient vraiment… Tout mineur ayant bénéficié du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire pourra ainsi faire venir ses parents et ses frères et sœurs. En 2016, la réunification familiale avait bénéficié à 4319 personnes. Des chiffres qui augmenteront de manière exponentielle à l’avenir. [...]"

Ajoutons à cela que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb enfume la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale avec des chiffres dénués de toute réalité, comme l'écrit Michèle Tribalat :

"[...] Clémentine Autain, députée de la France insoumise en Seine-Saint-Denis explique au ministre qu’elle a été reçue avec des associations par le préfet, lequel aurait déclaré être débordé et avoir du mal à faire face, la Seine-Saint-Denis recevant 310 000 demandes d’asile par an. Dans sa réponse, le ministre de l’Intérieur s’étonne à bon droit d’un pareil chiffre :

« Le préfet, madame Autain, ne vous a pas dit qu’il y avait 310 000 demandeurs d’asile en Ile-de-France [Le ministre n’a pas retenu qu’il s’agissait en fait seulement de la Seine-Saint-Denis, ce qui rendait les paroles de Mme Autain encore plus extravagantes], car nous avons eu 100 000 demandes en France l’an dernier. »

Bien imprudemment, le ministre a alors cherché ce qu’avait bien pu vouloir dire le préfet avec ses 310 000 : « Ce qu’il vous a dit, sans doute, c’est que les gens d’origine étrangère sur le territoire de l’Ile-de-France étaient, non pas, d’ailleurs, de 300 000, mais de 200 000, ce qui est déjà important. »

Si la bévue de Clémentine Autain était évidente, celle de Gérard Collomb était plus magistrale encore. Voilà un ministre de l’Intérieur qui n’a aucune idée des ordres de grandeur de ce dont il parle : 200 000 personnes d’origine étrangère en Ile-de-France, ça lui paraît déjà très important ! Or la population de l’Ile-de-France au 1er janvier 2015 était de 12,1 millions.  Si l’on en croît donc le ministre de l’Intérieur, la population d’origine étrangère aurait représenté à cette date 1,7 % de la population d’Ile-de-France ! Et ce serait déjà beaucoup, nous dit-il ! [...]

Le dernier chiffre connu de l’Insee est celui de 2015 : 20,5 % en France métropolitaine (à partir de l’enquête Emploi et de l’enquête annuelle de recensement). Même si l’on ne dispose pas du même chiffre pour la région Ile-de-France, c’est forcément plus.  En 2015, pour les moins de 18 ans, la proportion de jeunes d’origine étrangère en France métropolitaine était de 21,2 %. En Ile-de-France, à la même date, elle était de 42,1 %, c’est-à-dire à peu près le double. Si l’on ne s’intéresse qu’aux jeunes de moins de 18 ans, pour lesquels on peut travailler à partir des enquêtes annuelles de recensement – ce que nous faisons, Bernard Aubry et moi depuis un bon nombre d’années -, on dénombre près de 3 millions de personnes âgées de moins de 18 ans en 2015. Si 42,1 % étaient d’origine étrangère comme l’indique l’exploitation des enquêtes annuelles, cela représenterait près de 1,3 million de jeunes. On est loin des 200 000, tous âges réunis. D’ailleurs, si le ministre avait eu en tête le seul chiffre sur le nombre d’immigrés en Ile-de-France (2,25 millions au 1er janvier 2014), il aurait pu s’éviter cette bourde. C’est forcément beaucoup plus si l’on veut y ajouter, comme c’est son cas, le nombre de personnes nées en France d’au moins un parent immigré. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Retour sur la couverture médiatique de la défense des frontières par Génération identitaire

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Les 21 et 22 avril 2018, une centaine de militants de Génération identitaire ont bloqué le Col de l’Échelle dans les Alpes, près de Briançon. Une indéniable réussite tant militante que sur le plan de la communication, d’autant que des membres de l’organisation ont continué à agir sur place la semaine suivante. Avec un peu de recul, l’OJIM a regardé ce qu’en ont dit les médias officiels.

L’OJIM a déjà jeté un premier regard sur l’événement, juste après l’action menée par Génération identitaire dans les Alpes : on retrouvera ce premier article ici. Pour un reportage de type « vu de l’intérieur », écrit par un journaliste présent sur place, le lecteur peut se rendre sur le site du magazine L’Incorrect. L’émission I-Média de TV Libertés présente aussi une analyse intéressante de la réaction des médias officiels, de la part de Jean-Yves Le Gallou ici. Porter un regard avec un peu de recul est d’autant plus intéressant que l’hebdomadaire Valeurs Actuelles publiait le 26 avril un intéressant sondage : 76 % des Français souhaitent être consultés par référendum au sujet de la politique migratoire de la France. Un pourcentage qui vient confirmer le décalage entre la réalité du pays et celle de ses décideurs médiatiques. Les réactions de la presse quotidienne mais aussi celles des hebdomadaires viennent, dans leur écrasante majorité, confirmer ce malaise : l’image que les médias officiels donnent du monde au sujet des migrations en général, et de l’opération de Génération identitaire en particulier, est à mille lieux de ce qui est concrètement vécu par les populations.

La presse quotidienne : les jours d’après

Aux lendemains de l’action menée par Génération identitaire, les différents organes de presse quotidienne réagissent. Trois exemples.

Le Figaro signale l’action de Génération identitaire dès le samedi 22 avril, titrant : « Migrants : des militants d’extrême-droite bloquent un col alpin ». L’article insiste sur la qualification « d’extrême droite » du mouvement identitaire, qualification qui apparaît ici comme ailleurs en tant qu’argument d’autorité. L’article donne cependant largement la parole à Génération identitaire, ses militants indiquant pourquoi ils mènent cette opération. Le quotidien publie aussi le communiqué de presse de l’organisation politique. Dans la semaine, Le Figaro reviendra sur cette action, mais moins que des quotidiens comme Le Monde ou Libération, pour indiquer l’ouverture puis la fermeture d’une procédure judiciaire contre Génération identitaire.

Libération publie un article, le lundi 23 avril 2018, titré « Chasse aux migrants dans les Alpes : les xénophobes au sommet ». Dès ce titre, le quotidien se caractérise par son éloignement de toute pratique journalistique : il n’y a pas eu de « chasse » aux migrants, l’expression étant employée ici en référence aux rafles de la dernière guerre mondiale, et la « xénophobie » de Génération identitaire est là aussi imposée comme argument d‘autorité. L’orientation de l’article est accentuée par l’emploi du mot « milice », tandis que les personnes qui aident les migrants sont des « citoyens » organisés en réseau de « secours ». L’article raconte les événements du col de l’échelle puis s’intéresse à ceux du col de Montgenèvre où des « militants promigrants » (qui pour le coup ne sont qualifiés ni d’extrême gauche ni d’être une milice…) « passent la frontière en cortège », et « débordent » un cordon de gendarmes, « sans violence » indique l’article. Les jours suivants montreront cependant que violence il y a eu, bien que « l’envoyé spécial à Briançon » de Libération n’ait rien vu. Aucune réflexion sur les caractérisations « d’extrême droite », de « xénophobie » ou de « milices » qui apparaissent comme des évidences et faisant référence aux fameuses heures sombres de notre histoire. Mais Libération, persuadé que l’action menée par Génération identitaire est la face cachée du matin brun qui approcherait, va plus loin dans la semaine en faisant sa couverture, le samedi 28 avril 2018, sur cette « ultra droite qui inquiète les services secrets ». Quatre pages pour montrer que si un danger de violence et d’illégalité pèse sur la France ce serait celui de « l’ultra droite ». En une époque où la violence meurtrière est le fait des islamistes, où la violence militante est le fait de l’ultra gauche (NDDL, zadistes, manifestations avec violences sur les policiers) et où la violence quotidienne est celle des quartiers, l’observateur est surpris d’apprendre que la France s’inquiéterait de la violence d’une « ultra droite », violence qui ne paraît guère préoccuper la population au quotidien. Outre le fait de recenser les organisations dont Libération pense qu’elles pourraient passer à l’acte, et peinant à trouver une bribe de cette violence, le quotidien revient sur l’action de Génération identitaire en page 4 et 5, expliquant ce que serait ce mouvement : « Europe blanche et papier glacé », dangereux puisque ayant des « racines » du côté d’Unité Radicale dont un (plus ou moins membre) a tiré sur Chirac en 2002, néopaïen devenu « identitaire chrétien », « bien représenté au sein du FN »… Viennent ensuite les actions menées, dont l’aide apportée aux « sans-abris européens », le tout sans aucune mise en perspective. Un autre article revient sur les événements de la semaine précédente dans les Alpes, insistant sur l’aspect « communication », considérant que les Identitaires seraient montés au Col de l’échelle avant tout pour tourner des images et relevant « la vague d’indignation » ayant « tourné à la mise en cause des pouvoirs publics ». Il est intéressant de noter qu’à aucun moment Libération n’évoque le caractère volontairement légal de l’opération de Génération identitaire, dont les militants n’ont fait que repérer des « délits » et les signaler aux autorités, ainsi que le veut la loi ; ce qui n’est pas le cas de l’action menée par les militants « antifas » qui, en riposte à Génération identitaire, ont fait franchir le Col de Montgenèvre à un groupe de migrants, ainsi que la frontière, en toute illégalité… Ce que Libération ne signale du reste pas plus.

Le Monde réagit dès le samedi 21 avril. Le titre : « Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’échelle, lieu de passage de migrants ». Extrême droite et blocage. Le quotidien répercute l’intervention de Mélenchon à l’Assemblée Nationale, le député ayant demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». Puis, le journaliste raconte les faits en donnant la parole aux représentants de Génération identitaire. Vient ensuite la masse des « réactions indignées », à commencer par une ancienne ministre qui évoque une « milice ». Le Monde publie d’autres réactions qui tiennent de l’insulte, « connards », « saloperie », par exemple. Le journal suit les évolutions de l’affaire toute la semaine, indiquant par exemple qu’une enquête judiciaire était ouverte puis « classée sans suite » contre l’organisation identitaire. Le ton général vise à montrer que l’action de cette dernière est inutile, les forces de l’ordre procédant « quotidiennement à des interpellations dans les Alpes ». Le 27 avril 2018, Le Monde publie une enquête consacrée à l’action menée dans les Alpes et à Génération identitaire. L’idée est d’accuser cette organisation de « faire sa publicité sur le dos des migrants ». L’enquête insiste sur le côté décomplexé de ces militants de droite qui sont contre « l’islamisation » et « l’africanisation » de l’Europe, et fait un lien hasardeux avec la venue de Steve Bannon, « ancien conseiller de Trump, au récent congrès du FN ». Autant tout amalgamer. L’article donne aussi les noms et l’origine géographique des militants, parvient à placer le mot « néonazi » et revient sur la « marche » ou « passage en force » (selon les sources) quand « quelques 120 militants entourant une vingtaine de migrants ont franchi le col de Montgenèvre. Trois personnes ont depuis été placées en détention provisoire. « Contre-productif », juge un militant tout en dénonçant « le deux poids deux mesures » de la part de l’État ». L’article n’interroge pas le caractère illégal de ce passage de frontière, ce qui étonne après deux colonnes consacrées à interroger la légalité de l’action de Génération identitaire.

Du traitement des faits par ces trois quotidiens, il ressort que l’action des identitaires référerait à l’extrême droite, avec tout ce que cela induit dans l’imaginaire collectif, traduirait un repli sur soi auquel s’opposerait la générosité des promigrants, et poserait la question de l’action de l’État face aux violences d’une ultra droite de plus en plus menaçante. Deux points ne peuvent qu’étonner :

la presse officielle ne tient guère compte dans ses analyses de ce qui est ou non légal.

les raisons profondes de l’action de Génération identitaire ne sont pas interrogées, elles sont ramenées à un argument d’autorité : en gros, ce sont les méchants xénophobes de l’extrême droite qui, du coup, seraient la menace principale pesant sur la stabilité de la France. Ces quotidiens ont pourtant tous rendu compte de La ruée vers l’Europe, essai de Stephen Smith, ancien « monsieur Afrique » de Libération puis du Monde, paru en mars 2018, et montrant que cette « africanisation de l’Europe » dénoncée par les identitaires est un fait et non une élucubration xénophobe. Cela ne conduit pourtant pas les journalistes de ces organes de presse à expliquer les causes des faits.

La presse hebdomadaire

Cinq jours après les faits, deux exemples.

Marianne paraît le 27 avril, avec un numéro spécial consacré à Mai 68, et donc laissant peu de place pour l’actualité immédiate. La radicalisation des « groupuscules »? L’hebdomadaire y a consacré tout son numéro de la semaine précédente, un numéro d’anthologie prétendant démontrer, un peu comme Libération, que la violence qui menace la France est celle de l’ultra droite. Du coup, le col de l’échelle… est traité par la seule chronique de Caroline Fourest titrée « Génération rejet ». Le mot « facho » fuse d’emblée, comme une évidence mais sans aucune réflexion sur ce que le mot « fascisme » signifie réellement dans le domaine des sciences politiques. Puis, Caroline Fourest minimise : il n’y avait pas de migrants à rejeter, et les seuls « barbares » étaient les comparses hongrois, autrichiens etc venus épauler Génération identitaire. « Ce qui a choqué est ailleurs. La France, qui a de la mémoire, se méfie des milices. Elle n’aime pas beaucoup voir les militants d’extrême droite jouer aux gendarmes ». Puis, la chroniqueuse évoque un jour de 1996 (il y a donc 20 ans) où des membres du FN auraient « cassé du gaucho à Montceau-les-Mînes ». Du reste, elle pense que c’est lié : l’immaturité politique et les échecs du FN seraient la cause d’une radicalisation de ces jeunes. On en revient toujours à la cause première de tous les maux : l’existence du FN. Chose notable, Caroline Fourest n’écrit jamais le mot « migrant ». On se demande donc ce que faisaient ces « schtroumpfs », mot qu’elle écrit par contre, en haut du col. La chronique paraît dans une rubrique intitulée « débattons », rubrique qui ne comporte cependant pas d’avis contradictoire.

Marianne avait déjà traité l’événement auparavant, sur son site internet. Le 22 avril 2018, la question est « Où est le problème ? ». La réponse est simple, c’est « l’incroyable mollesse de Gérard Collomb et de la préfecture ». Les mots sont rudes : « l’extrême droite investit les Alpes et les autorités trouvent peu de choses à y redire », la réponse est trop « minimale » comparativement à la « politique répressive » menée à NDDL et à Tolbiac. La question de la « dissolution de ce groupuscule » devrait être posée. On retrouve le même type d’argumentaire que dans les quotidiens ainsi que le mépris étonnant de la législation : rappelons que de l’avis de la justice elle-même Génération identitaire n’a rien commis de répréhensible.

L’Obs, le 21 avril 2018, publie un article sur l’action en cours, avec le même titre que Le Monde, AFP oblige. Rien de très différent de ce qui peut être lu par ailleurs, L’Obs recopiant globalement les éléments de langage fournis par l’AFP. De même, l’hebdomadaire revient sur les événements le 27 avril 2018, au sujet de l’absence de « poursuites pour les identitaires ». L’hebdomadaire indique que « certains demandent la dissolution de Génération identitaire » et que tandis que ses militants ne sont pas poursuivis ceux de « l’ultra gauche » le sont. Un service minimum fortement indexé sur l’AFP pour un hebdomadaire centré cette semaine là sur le monde des macroniens.

Quotidiens et hebdomadaires sont en règle générale sur la même longueur d’ondes, même si les seconds ne font guère de zèle, sauf Marianne, parlant peu des faits ou se contentant de répéter ce qui est écrit dans les dépêches : répétition du mantra de départ fourni par l’AFP et présentation identique tant des faits que de ce que serait Génération identitaire. À cela s’ajoute la présentation positive de l’action promigrant (a contrario de celle de Génération identitaire) et le sous-entendu qu’il y aurait injustice à ce que les identitaires ne soient pas inquiétés ou dissous, quand bien même ils n’auraient rien fait d’illégal.

Inquiétés, ils le sont pourtant, les médias officiels ayant amplement diffusé leurs noms et origines géographiques. Ainsi, à compter du 26 avril un membre de l’opération de Génération identitaire, porte-parole de l’organisation, a été harcelé sur les réseaux sociaux, lesquels ont, à l’instar de Twitter, parfois fermé des comptes, puis pourchassé sur son lieu de travail par un membre de « la ligue de défense noire africaine ». La vidéo de ce harcèlement violent a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit la réalité de la violence et de la situation dénoncées par Génération identitaire. Les adversaires des militants identitaires réclamant par exemple qu’ils soient licenciés par leurs employeurs, au nom… de quoi ? D’un délit d’opinion ?

De cela, seul Valeurs Actuelles, parmi les médias fortement diffusés, s’est fait l’écho… Tout aussi notable ce fait : aucun média officiel ne relaie le soutien dont à bénéficié Génération identitaire dans le pays réel, soutien assourdissant sur les réseaux sociaux.

Tribune reprise du site OJIM

La Fête des Nations ne permet pas à Marine Le Pen de retrouver la dynamique perdue

En ce 1er mai 2018, Jean-Marie Le Pen a déposé ce matin une gerbe de fleurs aux pieds de la statue équestre de sainte Jeanne d’Arc située place des Pyramides à Paris. Ce geste qu’il fait chaque 1er mai depuis trente ans n’était pour la première fois accompagné d’aucun discours. Jean-Marie Le Pen a simplement répondu à quelques questions de journalistes.

A Nice, Marine Le Pen, qui avait déjà supprimé le défilé parisien du FN organisé autrefois ce jour-là, a préféré organiser une « Fête des Nations » sous la coupe du Mouvement Europe des nations et des libertés (MENL). L’objectif est bien sûr de lancer la campagne pour les élections européennes et de tenter de bénéficier d’une certaine dynamique observée parmi ses partenaires européens. En somme, pour compenser le malaise intra-FN, il s’agissait d’apparaître avec des leaders d’autres partis tels que Matteo Salvini dont la Ligue obtient des résultats électoraux qui laisse Marine envieuse.

Mais au final, Matteo Salvini et Geert Wilders (leader du PVV néerlandais) étaient absents, préférant l’un et l’autre s’occuper de leurs dossiers nationaux, à savoir la constitution du gouvernement pour Salvini et un procès pour Wilders. C’est donc Gerolf Annemans, du Vlaams Belang qui a fait figure de « vedette » étrangère à Nice. Mais le sympathique Gerolf Annemans, président du MENL, est l’eurodéputé d’un Vlaams Belang également très affaibli.

Du point de vue des intervenants nationaux, Nicolas Bay a tenté de s’imposer comme le meneur naturel pour les élections européennes, hypothèse contestée à la fois par Louis Aliot et Gilbert Collard, pour ne citer qu’eux.

Au final, avec ses 1.500 participants et l’absence des intervenants étrangers les plus attendus, ce meeting permet à Marine Le Pen de continuer à exister médiatiquement mais ne constitue pas un retour convaincant susceptible de reconquérir ses électeurs et militants perdus.

Les plus attentifs auront aussi remarqué que la bande des « mignons » sévit encore et toujours au sein de ce parti.

Desastre écologique : La France prête à ouvrir grand les vannes de l’huile de palme

Un document embarrassant prouve le double jeu du gouvernement dans la lutte contre la déforestation.

Greenpeace France et les Amis de la Terre se sont procuré un document émis par la préfecture des Bouches-du-Rhône, détaillant le plan d’approvisionnement de Total pour sa bio-raffinerie géante de La Mède. Le projet, qui fera bondir les importations françaises d’huile de palme de 64%, démontre l’incohérence totale du gouvernement français. Alors qu’il affiche sa volonté de mettre fin à la déforestation importée, il s’apprête à autoriser l’importation massive d’un produit destructeur pour les forêts d’Indonésie et de Malaisie notamment.

550 000 tonnes d’huile de palme seront importées chaque année pour alimenter la bio-raffinerie de Total à La Mède. A titre de comparaison, environ 136 000 tonnes d’huile de palme alimentaire sont consommées chaque année en France [1].

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Les Rostand [Au coeur de l'histoire]

La responsabilité de la justice dans le meurtre d'Angélique

6a00d83451619c69e20224df2ef103200b-800wi.jpgDisparue mercredi dernier à Wambrechies (Nord), la petite Angélique, 13 ans, a été retrouvée morte. Son assassin, David R., un ancien voisin de la famille, est inscrit depuis 2001 au fichier des délinquants sexuels pour de multiples agressions, et notamment un viol avec arme sur une adolescente de 13 ans qui lui a valu une condamnation à neuf ans de prison en 1996. Franck Delétraz écrit dans Présent :

"En attendant, il y avait de quoi rester bouche bée dimanche en écoutant Michel Sas, adjoint au maire de Wambrechies, nous expliquer tranquillement sur LCI que « ce monsieur était investi dans la vie de la commune et notamment des écoles que fréquentaient ses enfants » ! Ce qui aurait tout de même pu éveiller une certaine méfiance des autorités, quand on sait que cet individu était inscrit depuis 2001 au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles, après avoir été condamné en 1996 à neuf ans de prison pour quatre crimes et délits commis entre le 4 et le 18 janvier 1994 : un « attentat à la pudeur avec l’usage d’une arme », une « tentative d’atteinte à la pudeur », un « vol avec violence » et surtout un « un viol avec arme », commis le 7 janvier 1994 sur une fillette de 13 ans. Remis en circulation en juillet 2000, grâce aux habituelles remises de peines et après avoir passé seulement six ans derrière les barreaux, David R., bien conscient du laxisme judiciaire qui règne dans notre pays, n’avait même pas jugé nécessaire de signaler son changement d’adresse, ce qui lui avait valu un simple rappel à la loi en 2014…"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

« ON SE RÉJOUIT DU RETOUR DE CHARLES MAURRAS AU CŒUR DE L’ACTUALITÉ ! »

Vendredi 27 avril dernier, quatre des militants de l’Action française ont été mis en examen pour « attroupement armé » après avoir été pris à partie par un groupe antifasciste qui tentait d’empêcher la tenue d’un cercle d’étude sur Charles Maurras.
François Bel-Ker, secrétaire général de l’Action française, revient au micro de Boulevard Voltaire sur cet événement. Il se réjouit que l’exclusion de Charles Maurras des commémorations ait eu pour effet de remettre sa personne au cœur de l’actualité et dénonce le regain de violence dont sont victimes les membres de l’Action française.

Quatre des quatorze militants stéphanois de l’Action Française ont été mis en examen pour participation à un attroupement armé. Que s’est-il passé à Saint-Étienne ce vendredi soir ?

La presse a en effet évoqué l’interpellation de 14 personnes, dont quatre militants et une dizaine de sympathisants de l’Action Française.
Vendredi soir, un premier cercle de la section de Saint-Étienne devait réunir une cinquantaine de militants de Saint-Étienne Roanne et de Clermont-Ferrand. Il avait pour thème « Une première rencontre avec Maurras ». Une contre-manifestation a rassemblé, selon la presse, 110 anti-fascistes. Ils ont essayé de s’opposer physiquement à la tenue de ce cercle d’étude. Le cercle n’était pas encore commencé lorsqu’une attaque des militants anti-fascistes est survenue. Quatre adhérents et dix sympathisants de l’Action Française ont été interpellés alors que l’Action Française ne faisait qu’organiser ce cercle. Les anti-fascistes qui eux étaient les assaillants n’ont en revanche subi aucune interpellation.

La presse parle davantage de Charles Maurras et de l’Action Française ces temps-ci. Comment vivez-vous cette remédiatisation du mouvement ?

Nous nous réjouissons que la personne de Charles Maurras revienne au cœur de l’actualité. Nous nous réjouissons également de la décision de dix des douze membres du comité national des commémorations de se désolidariser des choix du ministre et de démissionner suite au retrait de Maurras des commémorations nationales. Emmanuel Macron, en marge du dîner du CRIF, a estimé qu’il était anormal que Maurras soit retiré des commémorations nationales. Maurras est réédité et des ouvrages sur Charles Maurras paraissent. Un volume de plus de 1300 pages est édité aux éditions Robert Laffont.
Quant à l’Action Française, elle se développe énormément depuis une dizaine d’années, sur l’ensemble du territoire. Et quand un député comme Coquerel s’en prend soit à l’intérêt national, soit à des symboles comme la Basilique de Saint-Denis, il est normal que l’Action Française réagisse comme elle l’a fait pour s’opposer à de telles menées anti-nationales.

Craignez-vous un regain de violence contre l’Action Française ?

Nous ne craignons pas un regain de violence contre l’Action Française, nous le constatons. L’année dernière, une bombe a explosé sur nos locaux à Marseille. Notre colloque sur le bien commun a lui aussi été attaqué par une cinquantaine de militants anti-fascistes. À ma connaissance, nos plaintes sont laissées sans suite.
À Saint-Étienne, nous constatons également un regain des actions contre l’Action Française sans que les auteurs de ces attaques contre nos colloques, nos points de vente à la criée, nos salles d’études, nos réunions et nos locaux soient interpellés et sanctionnés. Nous constatons donc en effet un regain des activités d’extrême gauche et anti-fascistes contre l’Action Française.
Nos premières occupations ne sont toutefois ni ces groupuscules anti-fascistes ni ces groupuscules d’extrême gauche. Notre préoccupation première est la question de l’intérêt national. Nous souhaitons surtout débattre sur la forme des institutions avec les partis en place. Nous ne souhaitons ni disperser nos actions ni les réduire à une simple lutte des royalistes contre les anti-fascistes.
Les militants anti-fascistes ne sont que les idiots d’un système qu’ils ne cessent de défendre. Ils feraient mieux de lutter contre l’ultra-libéralisme défendu par le président Macron.

http://www.bvoltaire.fr/on-se-rejouit-retour-de-charles-m...

NOUS VIVONS DANS UN GIGANTESQUE ASILE PSYCHIATRIQUE...

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Arnaud Malnuit

Les derniers blocages dans certaines facultés, ajoutés à une pléthore de publications hystériques sur les différents sociaux, montrent que désormais nous sommes en plein cœur de la nef des fous. Une nef des fous qui souhaite tout simplement notre disparition.

Entre les AG gauchistes interdites aux blancs, aux gauchistes européens proclamant qu’il n’y a pas de racisme anti-blancs (cf. la « célèbre » Juliette l’affirmant sans hésitation sur le plateau de LCI, une Juliette issue comme par hasard des Scouts de France…), une presse du système relayant sans honte des appels au meurtre contre les militants de Génération Identitaire ou en fantasmant sur un inepte terrorisme d’extrême droite pour masquer la violence des antifas ou des Zadistes, on pouvait que l’on avait déjà atteint le fond de la pire des logorrhées gauchistes, celle qui proclame que les Blancs sont par principe des oppresseurs. A tel point que le délire actuel est la folie autour de ce qu’ils appellent « l’appropriation culturelle », à savoir la reprise par les Blancs de codes culturels non-Blancs. Et pour ces obsédés de la soi-disant oppression par les Blancs, ce serait une forme du colonialisme. Rétorquons-leur qu’ils devraient alors cesser d’utiliser Internet, les téléphones, d’avoir recours aux greffes, aux vaccins et toutes autres créations des Blancs… 

Mais pour les gauchistes, déconstructeurs du genre et autres monomaniaques des minorités, ce pas assez. Désormais, y compris au sein de la mairie de Paris – une sacrée nefs des fous – l’on se doit de lutter contre la grossophobie. Si, si, vous avez bien lu, lutter contre l’obésité, faire comprendre, à l’instar de très nombreux médecins, que l’obésité morbide est une nécessité de santé publiqueserait tout aussi néfaste que le racisme… Et l’on assiste à une sorte de festival nous expliquant que les gros doivent leur place au sein de nos sociétés et toute leur place sans aucune forme de critique. Idem pour un autre concept tout aussi délirant : le validisme. Pour résumer, faire étalage par exemple de performances sportives en pleine possession de ses moyens physiques serait porter atteinte à la dignité des handicapés et des invalides…

Comme l’écrit Virgile, Jupiter a-t-il donc décidé de rendre fous ceux qu’il veut perdre ? 

En tout cas, voilà où nous ont menés cinquante ans de délire soixanthuitard : la civilisation du droit contre celle du devoir, celle du droit de toutes les minorités autoproclamées contre les peuples autochtones européens, peuples qui sont sommés de disparaître sans laisser de traces…

Il est amusant, pour finir, de noter que dans deux bastions du gauchisme étudiant rêvant de refaire Mai-68, les gauchistes européens ont été pris à leur propre piège. Ainsi à Nanterre s’est tenue une conférence contre « l’impérialismegay »… Et à Renens des féministes ont brûlé un livre de Wolinsky

Il est temps de retrouver la grande santé de notre esprit. Aucune complaisance pour ces délires !

Site du Parti de la France cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/