
Le calme avant la tempête ? Tout est là pour enflammer les colères françaises. Or la société, bloquée à son sommet, donne le sentiment d’être gagnée par la torpeur à sa base. En 2018, le gasoil à 1,50 euro avait lancé le mouvement des Gilets jaunes et l’occupation des ronds-points par la France périphérique. Cette fois le carburant a dépassé les 2 euros et… Et rien. Le gouvernement en profite même pour tenter de relancer, via un amendement, son projet de Zones à faibles émissions (ZFE) qui rendraient certaines villes inaccessibles aux voitures trop polluantes, dans une discrimination sociale refusée hier par les députés. La violence, elle, se répand jusque dans les petites villes. Parallèlement le bloc central n’en finit pas, Emmanuel Macron en tête, d’ériger le populisme en ennemi à abattre.
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