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  • Pression de SOS Homophobie sur Le Salon Beige

    Mercredi en fin d'après-midi, nous avons reçu un courrier de SOS Homophobie nous demandant de supprimer deux commentaires qualifiés d'"homophobes" sur ce post. Il s'agit des commentaires de "paulau" :

    "Le lobby gay use d'un procédé stalinien."

    et de "Jean Delaforest" :

    "L'homophobie n'existe pas. Ce terme dialecticien a été inventé par la gaystapo pour sidérer tout opposant éventuel".

    Nous ne le ferons pas. Après avoir consulté nos avocats, nous maintenons notre première analyse: ces propos n'ont rien de répréhensible.

    Mais ce courrier nous montre que le lobby LGBT cherche à abattre (ou à faire taire, ce qui revient au même) les sites internet qui, comme votre blog préféré, se sont opposés à la loi Taubira. Nous ne nous laisserons pas faire. Non seulement notre combat continue contre la loi Taubira, mais, désormais, il va se doubler d'un combat pour notre liberté d'expression. A vrai dire, c'est d'ailleurs un seul et même combat: défendre la vérité sur le mariage, c'est aussi défendre notre droit à exprimer publiquement cette vérité.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • ALBERT SOREL : Un des plus grands historiens de son siècle

    Passionné de littérature, cet enfant de Honfleur se crut d' abord romancier avant de devenir célèbre par l'ampleur de ses travaux historiques. 

    Albert Sorel nait à Honfleur le 13 août 1842. Il va devenir une des gloires de son pays natal, compatriote de Lucie Delarue-Mardrus, d'Alphonse Allais ou d'Erik Satie, Mais, lui, il fera dans le genre sérieux, même s'il s'est cru d'abord poète et romancier.
    Après le collège d'Honlleur et quelques vers dans des revues locales, ce qui ne plaît guère à sa riche famille d'industriels, il quitte l'Estuaire pour partir étudier à Paris.
    Il se sent alors attiré avant tout par la littérature. Il considérera toujours comme son meilleur livre La grande falaise, récit épique dans lequel il mettait en scène d'anciens officiers révolutionnaires de la Grande Armée, nostalgiques des temps héroïques. Dans un paysage grandiose se nouent des complots dignes du Georges d'Esparbès des Demi-soldes. C'est aussi de sa jeunesse que date un autre roman, Le docteur Egra, et que fut esquissé, dès 1865, alors qu'il n'a que 23 ans, le joli proverbe L'eau qui dort, publié plus tard dans la célèbre Revue des Deux Mondes.
    Pourtant, il avait été un étudiant sérieux, suivant avec assiduité les cours de la faculté de Droit. Pour complaire à sa famille, il entre en 1866, grâce à la protection de François Guizot, aux Affaires étrangères. La guerre de 1870 va bouleverser sa carrière et il se retrouve à la délégation de Tours, vite accablé sous des tâches écrasantes. II en tirera plus tard la matière du premier livre qui va le classer parmi les meilleurs érudits: Histoire diplomatique de la guerre franco-allemande. Ayant épousé une Allemande après avoir participé aux négociations, il se rend bien compte qu'il n'est plus tout à fait à sa place au poste qu'il occupe.
    Tout, finalement, va commencer pour lui à trente ans par sa rencontre avec Emile Boutmy, son aîné d'une demi-douzaine d'années. Professeur à l'Ecole spéciale d'architecture, celui-ci bifurque vers une toute autre voie et fonde en 1872 l'Ecole libre des Sciences Politiques. II demande alors à Sorel de le rejoindre pour y assurer le cours d'histoire diplomatique, alors qu'il n'est pas véritablement historien et n'a encore jamais parlé en public.
    Fort préoccupé par la parution de ses romans, il ne prévoit pas alors que l'enseignement et l'histoire vont transformer sa vie, l'obligeant à s'intéresser aux opérations militaires, aux réformes législatives, aux querelles religieuses, aux traités commerciaux. Au fur et à mesure qu'il l'enseigne à de jeunes étudiants, vite subjugués par l'ampleur de ses horizons, il découvre les multiples aspects de la science dont il est en train de devenir le plus incontestable ses spécialistes.
    Ce poète va se révéler un homme du concret tout autant que du rêve, persuadé que les peuples demeurent dans une large mesure les artisans de leurs destinées, parce qu'il se refuse à voir dans ces peuples des abstractions. Sa philosophie, basée sur l'expérience, est simple : « En histoire, c'est l'homme qu'il faut rechercher partout et partout remettre à son rang. » 
    Reliant sans cesse le présent au passé, il voit dans la race « l'ensemble des caractères imprimés aux générations par la famille. »
    Disciple d'Hippolyte Taine, il n'est pas très loin non plus des idées de Frédéric Le Play, lui aussi originaire d'Honfleur et considéré comme le grand pionnier de la sociologie.
    Quatre ans après son entrée à l'Ecole des Sciences Politiques, Albert Sorel devient aussi secrétaire général de la présidence du Sénat, ce qui confirme la confiance qu'on lui témoigne en hautlieu.
    Ses diverses charges sont loin d'interrompre ses recherches et ses publications. En 1878, il publie La question d'Orient au XVIIl" siècle, qui sera suivi, quelques années plus tard, par L'origine de la Triple-Alliance. Son enseignement fait de lui un des guides de la jeune génération, celle de l' entre-deux-guerres, qui de 1870 à 1914 va vivre une sorte de veillée d'armes. Le professeur apprend d'abord à ses étudiants quel est l'essentiel de la vie d'un homme politique : « Il est comme le capitaine d'un voilier: les vents contraires l' obligent souvent à louvoyer, mais, s'il est vraiment digne de sa mission, il ne doit pas perdre de vue la boussole ou l'étoile qui fixe sa direction générale et le convie sans cesse à y revenir. » 
    Marqué par les épreuves de l'année terrible, il ne se cache guère d'être un partisan de la « Revanche ».
    Son grand souci est de bâtir une œuvre qui marquera les générations futures. Il y travaille avec acharnement. On le verra bien quand paraissent, entre 1885 et 1904, les huit volumes de sa gigantesque fresque: L'Europe et la Révolution française, qui en fera un des très grands historiens de son siècle.
    Il a trouvé son fil conducteur : « Les institutions politiques, dans leur variété et leur mobilité, ne sont qu'un décor superficiel, derrière lequel il faut découvrir les lois permanentes - géographie, génie de la race, circonstances extérieures - qui déterminent le cours constant de la nation vers ses destinées. C' est ainsi qu'aussitôt aux prises avec les difficultés pratiques, les révolutionnaires de 1793 ont fait litière de leur bagage théorique pour aller chercher dans les traditions de l'Etat monarchique et les buts nationaux qu'ils devaient s'assigner et jusqu'aux moyens de les atteindre. »
    Il s'attache particulièrement, dans le quatrième tome de sa grande fresque historique au problème des Limites naturelies, montrant que les Jacobins de « la patrie en danger » ont parfois repris quelques unes des grandes idées du Roi soleil; la Révolution, selon lui, voulant exercer sur les peuples la domination que la monarchie s'attribuait sur les Etats, Napoléon, à son tour, sera l'héritier de Louis XIV et du Comité de salut public.
    Cette continuité est une idée essentielle qui vient corriger les brutales ruptures d'une histoire chaotique et partisane,
    En bon Normand qui croit que « la vérité n'est pas toute entière d'un seul côté », comme le dira un jour un des successeurs à Sciences Po, son compatriote André Siegfried, il ne peut être que tolérant, citant souvent le principe du roi de Prusse selon lequel « Chacun est libre de faire son salut à sa façon, »
    Il est aussi journaliste et donne des chroniques au Temps ou au Gaulois, apparaissant comme un véritable maitre à penser de la fin du XIX" siècle. Nationaliste français, il n' en reste pas moins régionaliste normand et un de ses principes d'éducation restera intangible pour tirer le maximum de chacun de ses étudiants : « Ramenez-le à son sol natal, à la province dont vous l'avez déraciné, - en l'espèce notre glorieuse et généreuse terre normande; - la voix de ses pères le soustraira aux sollicitations dissolvantes et le remettra dans le bon chemin ... »
    Il ne faut donc pas s'étonner s'il publie un fort beau recueil de nouvelles Vieux habits, vieux galons, où revit l'épopée impériale, et surtout, un recueil d'articles particulièrement enracinés: Pages normandes qui paraîtra en 1907, quelques, mois après sa mort, C'est tout son pays natal et ses grands hommes, de Corneille à Flaubert et du peintre Boudin à  Maupassant, qui revit, avec les paysans et les pêcheurs qui furent les compagnons de sa jeunesse augeronne et honfleuraise.
    Par ailleurs, il fut un très proche parent de Georges Sorel, le plus singulier des socialistes révolutionnaires, Mais ceci est une autre histoire, comme dirait Kipling,
    Jean MABIRE

  • M. Valls, 500 criminels sont en liberté ! par Manuel Gomez

    Nous apprenons (de source officielle : ministère de l’Intérieur) que 500 fugitifs, aussi dangereux que Redoine Faïd, sont actuellement recherchés par toutes les polices du territoire.

     

    Nous apprenons également que tous ces fugitifs commettent, parait-il, tôt ou tard des erreurs qui permettent aux forces de l’ordre de les récupérer. Mais ce n’est pas toujours le cas puisque ces 500 fugitifs sont toujours en cavale.¢

     

     
    Mais surtout ce qui est  très étonnant, c’est d’apprendre que le seul service spécialisé doté de moyens techniques et scientifiques très sophistiqués se compose de seulement 20 policiers.

     

     

    N’est-il pas surprenant qu’un service aussi important pour notre sécurité soit si ridiculement constitué,  puisqu’il recherche exclusivement des individus appartenant au grand banditisme, des criminels de droit commun !

     

     

    La droite comme la gauche est responsable de ce manquement grave qui porte atteinte à notre sécurité.

     

     

    Monsieur Valls nous attendons que vous fassiez mieux que vos prédécesseurs et que vous dotiez ce service indispensable à la Nation de tous les spécialistes dont vous pouvez disposer et qui sont, sans aucun doute, mal employés ailleurs.

     

     

    Intervenez, avec l’énergie dont vous savez faire preuve dans d’autres circonstances, pour que les services en charge de la sécurité des Français soient dotés des moyens physiques et matériels afin d’atteindre cet objectif : permettre aux citoyens de ne plus avoir peur !

     

     

    Le gouvernement auquel vous appartenez veut recruter 1000 fonctionnaires afin de remplacer ceux qui, dans l’enseignement en particulier, souffrent d’absentéisme chronique ou sont planqués dans les méandres de leur administration.

     

    Si malgré la crise il est nécessaire de recruter que ce soit à bon escient et dans l’intérêt général.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Manifestation à Beaune jeudi 25 avril à 18h30

    cliquez sur la photo pour l'agrandir !

  • François Hollande court à l’échec en désespérant le peuple qui l’a élu

    François Hollande et son gouvernement ont capitulé face à toute perspective de transformation sociale et de refondation démocratique. Tel est le constat que dresse Laurent Mauduit, journaliste et fondateur de Médiapart dans son livre L’étrange capitulation. Pire, il trace un parallèle entre les abdications d’aujourd’hui et les renoncements des élites avant-guerre, qui ont mené à l’effondrement de la République. Que reste-t-il du socialisme et de la gauche?

    Nous vivons une crise politique, sociale, économique, éthique sans qu’il n’y ait vraiment de débat, à gauche, notamment sur la réorientation de l’économie. Aucune grande voix ne s’élève pour proposer d’autres solutions.

    Votre livre a pour fil conducteur « L’étrange défaite  », rédigé par l’historien Marc Bloch pendant la seconde guerre mondiale. Il y dénonce la trahison des dirigeants français dans la débâcle. Pourquoi tracer un tel parallèle ?

    Laurent Mauduit : Dans « L’étrange défaite », Marc Bloch établit que la débâcle de juin 40 n’est pas une victoire des armées allemandes mais d’abord une défaite des Français sur eux-mêmes. C’est la nullité et l’arrogance de l’état-major. Surtout, les élites françaises et la bourgeoisie d’affaires sont idéologiquement du côté des vainqueurs avant même la défaite.

    C’est une capitulation anticipée : « Non seulement ils se sont laissé battre mais ils ont trouvé très naturel d’être battus », écrit Marc Bloch. « Le pis fut que nos ennemis y furent pour peu de choses. » Bien qu’il faille toujours se méfier des parallèles historiques, cette comparaison a une force terrible. Les années 1930 sont marquées par une crise économique aux causes assez similaires à la situation actuelle.[...]

    « Les socialistes sont-ils demeurés… des socialistes ? », interrogez-vous. Poser la question n’est-ce pas y répondre ?

    Nous arrivons à la fin d’une histoire du socialisme. Malgré ses reniements à différentes époques, le socialisme avait toujours incarné un souffle, une espérance. Le poids de la fatalité peut être renversé par la volonté des hommes : tel était son fondement.

    Où est Marceau Pivert (dirigeant socialiste avant-guerre, ndlr) et son « tout est possible » ? Marceau Pivert qui, en 1937, disait au gouvernement socialiste : « Non, je n’accepte pas de capituler devant le capitalisme et les banques. » Malgré sa gravité, la crise peut générer des outils intellectuels pour la surmonter.

    Des personnalités incarnent cela dans l’histoire : les révolutions de 1848 génèrent Marx, la crise de 1929 génère Keynes. Aujourd’hui, nous n’entendons aucune grande voix. Les socialistes ont l’apparence de notaires tristes.

    Vous revenez dans votre livre sur les grandes dates de la gauche du siècle passé : 1936 et le Front populaire, 1981 et l’élection de François Mitterrand, 1997 et le gouvernement « de la gauche plurielle ». Des conquêtes sociales (congés payés, 39h puis 35h, CMU…) ont suivi ces victoires, avant les renoncements. Quelles sont les conquêtes sociales de 2012 ?

    Aucune. C’est un rouleau compresseur de mesures réactionnaires : la politique budgétaire d’austérité, l’austérité salariale, les 20 milliards d’euros aux entreprises sans contrepartie qui vont gonfler les dividendes des actionnaires, la réforme du code du travail avec la destruction du droit du licenciement.

    Or le droit du licenciement ne protège pas du licenciement, c’est une possibilité de recours contre l’arbitraire ! On peut m’objecter un procès à charge, inéquitable. Le tableau peut paraître plus nuancé. Mais prenons le mariage pour tous : c’est une importante avancée du droit. Or, réaliser cette avancée sans, dans le même temps, s’atteler à la question sociale comporte un effet pervers terrible.

    Cela ouvre la voie à la droite et à l’extrême droite, pour dresser une partie de l’électorat avec des slogans tels que « le chômage pas le mariage ». C’est faire en sorte que cet acquis puisse devenir socialement insupportable à certains. On ruine idéologiquement l’avancée du droit en ne tenant pas compte de la question sociale.[...]

    Comment expliquer cette attitude ?

    Elle est liée aux entourages de ceux qui gouvernent, à l’imbrication avec les milieux d’affaires. C’est ce que révèle l’affaire Cahuzac : un système de consanguinité avec le monde des banquiers. Cela renvoie au système oligarchique français. L’oligarchie est une couche sociale insubmersible, qui résiste à toutes les alternances. Elle édicte les mêmes recommandations conformes à ses intérêts, quel que soit le gouvernement.

    L’imbrication entre les élites politiques et ces milieux-là est fascinante. Qui conseille aujourd’hui le ministre de l’Économie Pierre Moscovici ? Ce ne sont que des militants UMP qui sont à la direction du Trésor. Qui a rédigé le rapport Gallois sur la compétitivité ? C’est un cadre de l’UMP. Qui conseille Hollande en économie ? C’est la banque Rothschild.

    Il n’y a plus d’irrigation intellectuelle autre que cette sphère, dont les sources idéologiques sont le libéralisme, les milieux d’affaires. Que les socialistes n’aient pas eux-mêmes l’énergie de construire une vision du monde, de s’appuyer sur leurs propres experts, est très inquiétant.

    « Si la France s’est écroulée sous elle-même, c’est parce que la démocratie y était anémiée », écrivait Marc Bloch. Les symptômes sont-ils les mêmes aujourd’hui ?

    Le présidentialisme exacerbé, ce néo-bonapartisme, est un coup d’état permanent. Hollande fait partie d’une génération particulière : conseiller de l’Élysée dès 1981, il occupe un poste où il a tout observé. Il est ensuite député sous le second septennat. Et il a tout vu, les dérives éthiques du mitterrandisme, les scandales, les affaires, les corrupteurs autour de Mitterrand.

    Comme Jospin, il a revendiqué un droit d’inventaire. Sur le débat institutionnel et l’indispensable refondation démocratique, il n’avait pas le droit d’échouer. Or, il ne se passe rien. Il y a l’austérité, mais sur le plan démocratique, rien ! Le cumul des mandats est reporté à 2017.

    La violence de la crise liée à l’affaire Cahuzac fait que d’un seul coup, ce débat redevient d’actualité. Il a fallu une crise morale, une crise éthique pour arriver à de microscopiques mesures démocratiques. C’est pathétique.

    Plutôt qu’une capitulation, n’est-ce pas davantage une duperie, une politique économique libérale maquillée pendant la campagne électorale, comme vous l’évoquez ?

    A la fin du gouvernement Jospin, et sa longue suite de renoncements avec les politiques menées par DSK puis Laurent Fabius, Hollande avait un rôle plutôt modérateur vis-à-vis de ces volontés dérégulatrices. J’ai donc été surpris qu’il tombe d’emblée dans une politique aussi clairement social-libérale. Admettons que le rapport de force économique soit compliqué.

    Si ce gouvernement se considérait sous contrainte – ce qui n’est pas mon analyse –, pourquoi François Hollande n’a-il pas immédiatement commencé son mandat par une refondation démocratique ? Pourquoi est-il retombé dans ces systèmes de consanguinité entre politiques, gouvernement et milieux d’affaires, en s’entourant de conseillers issus des grandes banques françaises ?

    C’est vrai à Élysée avec Emmanuel Macron (ancien de la banque Rothschild, ndlr), à Bercy avec Matthieu Pigasse (banque Lazard, ndlr) sur la Banque publique d’investissement, ou avec Gilles Finchelstien qui vient d’Euro RSCG (agence spécialisée dans le marketing et la communication d’entreprise, groupe Havas, ndlr) et a son bureau au même étage que Pierre Moscovici [1]. Parfois l’histoire révèle des gens. La fin n’est évidemment pas écrite.

    Vous regrettez la faiblesse du débat à gauche. La culture du consensus, que pratique Hollande avec aisance, niant les divergences d’intérêts, n’interdit-elle pas tout débat ?

    Il y a une belle formule de Marc Bloch sur la « stupidité qu’il y a à nier la lutte des classes ». Celle-ci existe. Elle est inhérente à la démocratie. La démocratie, ce n’est pas le consensus, c’est le dissensus. Son mode de règlement, c’est de trouver l’intérêt général à travers des intérêts divergents. Or, quelle est la légitimité, aujourd’hui, de politiques qui piétinent méthodiquement les électeurs qui les ont portés au pouvoir ?

    L’événement télévisuel marquant en 2012, ce sont les sanglots du syndicaliste sidérurgiste Édouard Martin. La trahison de Florange fait terriblement réfléchir : c’est une filiale rentable, le secteur de pointe de la technologie de l’acier en France. C’est pour cela que Lakshmi Mittal (PDG d’ArcelorMittal, ndlr) en avait besoin : il voulait piquer la technologie pour ensuite la délocaliser.

    Côté gouvernement, pourquoi bafouer à ce point l’engagement pris par le candidat Hollande devant les salariés, lors de la campagne présidentielle ?

    Le gouvernement conduit une politique sans rationalité économique. La pression idéologique autour des déficits publics et de la dette, je peux la comprendre – cela ne signifie pas que je la partage. Il y a une rationalité dans la construction intellectuelle qui présente la dette comme un problème. Mais pour ArcelorMittal, c’est une trahison pure et simple. Ils sont passés dans le camp d’en face, contre les ouvriers.

    Quel rôle joue la presse dans cette « capitulation » ?

    [...] Nous avons aujourd’hui une presse de connivences, une presse de bas étage y compris dans le débat public où elle ne fait pas son office.

    Elle a accompagné l’affaissement du PS. La presse des années 30, c’était la corruption et l’affairisme. L’une des premières mesures du programme du Conseil national de la résistance a été de « refonder une presse indépendante des puissances financières ».

    C’est donc une capitulation des élites actuelles face à la finance…

    Ce sont les émigrés de Coblence [2], ils sont déjà ailleurs. Depuis Jean-Marie Messier (ancien PDG de Vivendi, ndlr) qui menaçait de partir à l’étranger, cela n’a plus cessé. Les plus riches ont récupéré ce qu’il y a de pire dans le capitalisme anglo-saxon, à savoir l’enrichissement des mandataires sociaux, plus l’opacité. Nous ne sommes plus dans une relation républicaine.

    Il y a quelques années Michel Pébereau (Président de BNP Paribas jusqu’en 2011, ndlr) était banquier mais donnait dans le même temps des cours à l’université, tout en estimant normal d’être payé modérément.

    Or, nous assistons aujourd’hui à un déchirement violent de la société, à un accaparement de la richesse par le haut. Cela génère un égoïsme social radical dans les classes dominantes, et une détestation du pays. Ils ont accaparé tant de richesses que la grogne sociale « d’en bas » les insupporte.[...]

    Dans ces conditions, quelles perspectives politiques entrevoyez-vous ?

    Le danger qui menace l’Europe, et au premier chef la France, c’est le danger du populisme radical. Le danger en France est toujours venu, non pas de l’extrême droite, mais d’époques troubles où la droite a perdu le sens républicain et a siphonné les idées de l’extrême droite. Un gouvernement UMP-FN « relooké » est une menace gravissime qui se profile. L’urgence est à relancer des passerelles entre la gauche de gouvernement et celle d’opposition.

    Il y a d’autant plus d’importance à débattre des politiques économiques et sociales, des politiques démocratiques. A refuser de le faire, les socialistes préparent le terrain à cette droite de combat, à cette droite extrême. « Si le peuple ne trouve pas de solution dans l’espoir révolutionnaire, il peut être tenté de le chercher dans le désespoir contre-révolutionnaire », analysait Trotsky dans « Où va la France ? ».[...]

    Basta Mag

    Notes

    [1] Stéphane Fouks, patron d’Euro-RSCG, conseillait personnellement Jérôme Cahuzac. Lire ici.

    [2] Coblence, en Allemagne, servi de refuge pour nombre de nobles fuyant la France lors de la Révolution de 1789.

    http://fortune.fdesouche.com

  • Communiqué de l'Action française sur la légalisation de la parodie du mariage homosexuel

    Quelle égalité ?

    Le texte, comme on s’y attendait, est passé.

    L’Assemblée vient de donner droit à la revendication d’un lobby puissant, quoique très minoritaire, prouvant par là même que cette institution n’est plus représentative que des « élites » du Marais, très présentes il est vrai dans les médias, comme dans le gratin politique.

    Qu’est-ce que l’égalité a à voir dans cette affaire ?

    Un homosexuel qui s’assume, sait qu’il est différent d’un hétero. Il le sait tout simplement parce qu’il a choisi cette différence. Ce choix, on dit aujourd’hui cette orientation sexuelle, l’amène à sacrifier un certain nombre de propriétés liées à la nature humaine, parmi lesquelles la fécondité qui ne peut exister qu’entre deux personnes de sexe opposé.

    Les faits sont têtus et aucune loi ne peut changer cela.

    C’est curieux, cette volonté de certains homosexuels de vouloir à tout prix ressembler aux hétéros. Faut-il y voir là l’expression d’un refoulement qui leur fait refuser en réalité ce particularisme que, par ailleurs, ils portent comme un drapeau ?

    En revanche une nouvelle inégalité, et de taille celle-là, sera celle des enfants adoptés (vendus sur catalogues ?) que l’on va priver arbitrairement de toute filiation biologique, par rapport à ceux qui auront un père et une mère.

    Le commerce des antidépresseurs a encore de beaux jours devant lui.

    Mais cet épisode aura le mérite de montrer le vrai visage d’une république capable d’imposer en pleine crise économique, politique et sociale une loi délirante destinée à ouvrir la voie à l’application du « gender » dans une société qui s’est construite pendant des siècles sur des valeurs de bon sens : les valeurs de la vie.

    Le peuple de France, cette France polie, honnie par un régime apatride, autoritaire et asexué, est descendu dans la rue. La fracture entre le pays réel et le pays légal est consommée.

    Ne nous y trompons pas, il s’agit bien d’une révolte profonde qui ne pourra pas être matée par des coups de matraque et des gaz lacrymogènes. Ce peuple enraciné à l’ombre des clochers est descendu dans la rue et il y retournera. Les familles qui sont l’avenir et l’espérance de ce pays comprennent de plus en plus qu’il n’y a rien à attendre d’un Etat qui les méprise profondément.

    L’Action française sera toujours à leurs côtés jusqu’à ce que ce régime totalitaire et répressif s’effondre. On ne lâchera rien.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net

  • Belgique : les Femen attaquent encore les catholiques

    IXELLES (NOVOpress) – Les évêques de Belgique ont dénoncé aujourd’hui l’action de quatre Femen qui ont attaqué le 23 avril l’archevêque André Léonard, primat de Belgique. Les quatre gauchistes ont fait irruption sur la scène d’une salle de conférence de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) où le chef de l’Eglise catholique belge participait à un débat sur le thème « Blasphème: offense ou liberté d’expression ? ». Le torse nu, barré de slogans tels que « God save the gouines » et avec une bannière frappée du slogan « Stop Homophobia », elles ont aspergé l’archevêque de Malines-Bruxelles avec des bouteilles d’eau en forme de Vierge Marie en scandant : « Léonard, y’en a marre! ».

    Le prélat est resté calme, croisant les mains comme s’il priait. Fin mars, Mgr Léonard avait prôné « une forme de célibat et d’abstinence » pour les homosexuels et salué le « panache » des opposants au mariage homosexuel en France. Présent lors de ce débat, le professeur de philosophie Guy Haarscher a dénoncé « un côté violent qu’on ne devrait pas permettre ». En février, d’autres Femen (photo) avaient profané cette fois la cathédrale Notre-Dame de Paris et attaqué également en novembre des défenseurs de la famille. Malgré ces actions violentes, les Femen jouissent d’une troublante impunité dans l’Hexagone.

    http://fr.novopress.info