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  • Un antiracisme coupable du délit de bêtise…, par Philippe Bilger

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    Des étudiants et des militants de la cause noire ont empêché par la force la tenue d’une pièce d’Eschyle, Les Suppliantes, au motif que des acteurs blancs portaient des masques sombres ou étaient grimés en noir” (Le Monde).

    Ces étudiants appuyés et soutenus par le CRAN jamais en retard d’un combat absurde dénonçaient le “blackface”, un procédé qui consistait à exhiber et à ridiculiser des Noirs pour amuser les Blancs.

    Pour le metteur en scène Philippe Brunet, helléniste passionné, il s’agit “d’une forme d’ordre moral imposé de force“. Il récuse à juste titre l’accusation d’avoir voulu tourner en dérision les Noirs alors que dans le théâtre antique, le masque est constamment utilisé et que faute de budget et de temps, il n’a pu faire porter aux comédiens les masques dorés initialement prévus.

    Par ailleurs, la tragédie d’Eschyle est aux antipodes du sarcasme et de la discrimination : elle se contente d’être une grande oeuvre universelle.

    Philippe Brunet, la pièce ayant dû être annulée, s’interroge sur un dépôt de plainte ou non. Ces censeurs se rengorgeant face au succès de leur intervention, la plainte marquerait un coup d’arrêt et l’expression du refus de céder à cette scandaleuse intimidation (Le Figaro).

    Que tirer de cette lamentable péripétie ?

    D’abord l’absence de culture, radicale, de ces étudiants et militants. Ils ignorent tout et ont remplacé le savoir par un esprit vindicatif compulsif mettant sur le même plan des démarches douteuses et racistes qui ont existé et des manifestations honorant le théâtre et n’offensant en aucun cas ce qu’ils sont.

    C’est de la bêtise dans sa quintessence.

    Mais, comme ce groupuscule et le CRAN sont prétendus progressistes, de gauche et forcément admirables puisqu’ils mettent en cause un racisme, aussi imaginaire soit-il, ils ne sont pas traités comme ils le mériteraient : pour des ignares que l’idéologie a rendu délirants. Il y a encore un zeste de révérence pour ces obsessionnels de la race. Au point de faire ressembler leur antiracisme à une lamentable pantalonnade tristement contre-productive.

    Tentons de deviner quelles seraient les réactions si l’extrême droite ou le catholicisme conservateur, face à d’authentiques indignités, se révoltaient et faisaient annuler une pièce emplie de toutes les nauséabondes audaces que l’air du temps adore : la prévision est facile, ce serait un lynchage politique et médiatique contre ces rustres incapables d’apprécier les vrais, les grands spectacles.

    Deux poids deux mesures à l’évidence.

    Cessons de gratifier en l’occurrence ces étudiants et le CRAN de quoi que ce soit d’autre que de bêtise !

    Il faudrait inventer ce délit pour eux.

    Philippe Bilger

    Texte repris du site Philippebilger.com

    https://fr.novopress.info/

  • Samedi dernier à Rungis : Synthèse nationale à la Fête du Pays réel organisée par Civitas

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    Belle affluence samedi dernier au stand de Synthèse nationale, qui jouxtait celui de Francephi, lors de la Fête du Pays réel organisée par Civitas à Rungis. Parmi les auteurs venus dédicacer leurs livres, on reconnait ici Kakou Ernest Tigori, auteur de "L'Afrique à désintoxiquer"(Éditions Dualpha, cliquez ici).

    Quant à Docteur Merlin, il remporta aussi un franc succès avec son livre "Corneliu Zelea Codreanu, Capitaine de la Garde de fer" (Les Cahiers d'Histoire du nationalismen°16, cliquez ici).

    Merci à Alain Escada et à son équipe pour leur aimable accueil.

  • « Désormais, avec les gilets jaunes, la France ne sera plus jamais comme avant! »

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    Boulevard Voltaire s’est rendu à l’Assemblée nationale pour l’ouverture du grand débat des députés. Des gilets jaunes dits « constituants » s’en sont fait déloger alors qu’ils tentaient d’interpeller leurs députés. Explications en image.

    On est en train de se diriger à l’entrée du métro, à quelques pas de l’Assemblée nationale d’où vous avez été délogés. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

    Nous, gilets jaunes constituants, nous nous sommes dirigés vers l’Assemblée nationale parce que nous voulions interpeller quelques députés pour leur demander de manière légitime quelle production il y a eu par rapport à trois mois de débat national intense. Va-t-on, enfin, déboucher sur une réelle solution ?
    Vous savez très bien, comme moi, que la France ne sera plus jamais comme avant depuis l’arrivée des gilets jaunes.
    Depuis peu de temps, on a découvert que, chaque année, des subventions étaient allouées aux médias, et notamment à la presse écrite. Le problème n’est pas là, il faut, bien sûr, financer la presse. Le problème, c’est que ces subventions sont de l’ordre de six millions d’euros, versés à des journaux comme LibérationLe Figaro ou Dassault. Ces journaux appartiennent à des oligarques et à des vendeurs d’armes. Ce sont des gens qui traînent des casseroles.
    Monsieur Drahi est responsable du groupe Altice et propriétaire du journal Libération. Il ne paye pas ses impôts en France et est fiscalisé en Suisse. Tout cela pose, évidemment, problème.
    Vers qui va-t-on se tourner ? Nous allons nous tourner vers nos élus et nos députés. Malheureusement, ils ne sont pas en circonscription, c’est pourquoi nous nous sommes rendus à l’Assemblée nationale.

    Quelle réforme principale demandez-vous ?

    La réforme principale que nous demandons est l’abolition de la République et l’instauration d’une démocratie première. On va arrêter avec le pouvoir vertical, mais essayer de construire quelque chose au niveau horizontal. On veut une Constituante, c’est-à-dire une nouvelle Constitution pour notre pays et les Français. Ainsi que l’instauration d’un gouvernement de transition, c’est-à-dire, au préalable, la destitution du président de la République par l’article 68. Si on a tout cela, on peut réécrire avec tous les citoyens volontaires notre Constitution. Les Français décideront de leur avenir.
    Que veut-on comme système politique ? Nous proposons la démocratie première.

    Pensez-vous que promouvoir ce genre d’idées, c’est faire un pas vers de grands troubles et inciter à la violence ?

    Nous sommes pacifiques et bienveillants. La violence est un problème. Je n’ai jamais vu, dans l’histoire de l’humanité, un changement sans troubles et sans violences. On va essayer de faire en sorte que tout se passe au mieux. Le but, c’est qu’il n’y ait pas de violence et qu’il y ait le moins de troubles possible. Il faut être prêts et que les citoyens comprennent que si on veut changer, cela va demander des sacrifices. Par exemple, arrêter de consommer, arrêter de jouer à la PlayStation à l’âge de 45 ans, arrêter de faire du shopping inutilement. La surconsommation n’est plus possible. Si on veut un éveil citoyen, il faut un éveil politique. C’est-à-dire demander aux citoyens de lire, de s’intéresser et de travailler pour l’avenir du pays.
    Dans notre projet, tous les citoyens sont appelés à faire réfléchir leurs neurones, à aller de l’avant, à s’élever et à arrêter d’attendre un leader prophétique qui va tout changer. On va responsabiliser les gens ! Les gens ont des droits, mais aussi des devoirs.

    Pensez-vous que les gens soient prêts à adopter ce que vous proposez ?

    Actuellement, je ne pense pas. Beaucoup d’ignorance et de fausses informations circulent. La propagande médiatique bat son plein. On sait que c’est un combat à long terme, mais pour l’instant, on patiente. Le mouvement des gilets jaunes est parti pour quelques années. Il ne faut pas se leurrer, nous ne sommes pas sur deux mois.
    Je pense que de plus en plus de gens commencent à prendre conscience et à comprendre d’où vient le problème. Pour nous, le problème, c’est le pouvoir profond. C’est l’oligarchie qui nous dirige.
    Sur un de nos ronds-points, dans l’Essonne, Georges, qui a travaillé toute sa vie et maintenant à la retraite, doit attendre six mois pour faire traiter son diabète. Cette violence-là, on n’en parle pas.
    On ne parle pas des mères de famille qui, le 15 du mois, pètent des câbles et n’arrivent même plus à mettre du gazole dans leur voiture avec deux enfants à charge.
    On ne parle pas, non plus, de tous ces suicides et de toute cette misère.
    En revanche, les vitrines assurées par les assurances, ça, on en parle. C’est visuel et ça fait vendre.
    La violence sociale existe. La précarisation des handicapés, la précarisation de nos plus anciens. Ils ont travaillé toute leur vie et sont au minimum vieillesse. Ce n’est pas de la violence, cela ?

    https://www.bvoltaire.fr/desormais-avec-les-gilets-jaunes-la-france-ne-sera-plus-jamais-comme-avant/

  • Algérie : quel avenir après Bouteflika ? – Journal du mercredi 3 avril 2019

     
    Algérie : quel avenir après Bouteflika ?

    Alors que le président algérien a annoncé sa démission, plusieurs scénarii se dégagent pour l’après Bouteflika. En cas de transition douloureuse ou de désordre généralisé, la France pourrait être la première victime d’un effondrement de l’Etat algérien.

    Actes anti-chrétiens : la déferlante

    Le nombre d’actes anti-chrétiens explose en France dans une relative indifférence. Alors que certains politiques commencent à s’intéresser à la question, les causes du mal semblent profondes et la réponse politique complexe.

    Surpopulation carcérale : La France, championne d’Europe

    Avec plus de 71 000 prisonniers au 1er mars, la France est toujours championne d’Europe de la surpopulation carcérale. Alors que le gouvernement a promis de s’attaquer à ce fléau, le nombre de détenus affole une nouvelle fois les compteurs et la réforme de la justice ne devrait pas changer la donne.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/algerie-quel-avenir-apres-bouteflika-journal-du-mercredi-3-avril-2019

  • Souverainistes : un rideau de frères peut s’abattre sur l’Europe

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    Sans être encore en mesure de la révolutionner, l’alliance des partis souverainistes européens pourrait peser sur la politique menée par le Parlement européen qui sera renouvelé du 23 au 26 mai 2019.

    À l’heure du réveil identitaire des peuples européens, les partis souverainistes parviendront-ils à changer de l’intérieur la politique de l’Union européenne (UE) ? L’optimisme semble plus que jamais de rigueur. Entraînée par l’effervescence actuelle, Marine Le Pen affirme que les prochaines élections européennes seront historiques. Rêvant de voir émerger une majorité souverainiste au Parlement européen, la présidente du Rassemblement national imagine déjà réaliser « le sauvetage de l’Europe ». Mais cet enthousiasme correspond-il à la réalité politique ? L’heure de la recomposition du Parlement européen est-elle vraiment arrivée ? C’est peut-être un peu exagéré. Mais les élus souverainistes auront entre leurs mains bon nombre d’instruments juridiques pour bousculer l’actuelle politique de l’UE.

    Le souverainisme, une valeur en hausse

    Alors que les deux principaux groupes pourraient perdre un nombre considérable de sièges (le Parti populaire européen chutant, selon des estimations, de 217 à environ 174 et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates de 186 à 141), le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL), dans lequel figurent les élus du RN et de la Lega, pourrait gagner 30 sièges (passant de 37 à 67). Le deuxième groupe parlementaire eurosceptique, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens (ECR), comprenant notamment les Polonais du PiS, les Tchèques du Parti démocrate civique et les Anglais du Parti conservateur, pourrait obtenir jusqu’à 58 sièges. Actuellement composé de 75 eurodéputés, l’ECR ferait les frais du départ des conservateurs britanniques. Enfin, l’Europe pour la liberté et la démocratie directe (ELDD), regroupant le M5S, l’UKIP et les élus français Les Patriotes et Debout La France, pourrait rassembler 47 membres contre 41 aujourd’hui. Un de ces groupes eurosceptiques peut également envisager un ralliement du Fidesz, suspendu du PPE depuis le 20 mars. Les souverainistes dénombreraient alors près de 180 représentants, soit 26 % des membres du Parlement.

    Debout les damnés de l’Europe

    La réunion des souverainistes en un seul groupe parlementaire est-elle envisageable ? C’est le projet porté par Matteo Salvini, prêt à saisir l’opportunité de créer, à l’issue des élections européennes, un groupe « réformiste » déterminé à transformer les institutions européennes. Les pro-européens tentent de se rassurer en rappelant que les souverainistes des différents pays ne sont jamais parvenus à former une coalition. Ils se réjouissent ainsi que la russophilie des dirigeants souverainistes les éloigne des Polonais. Alors que Matteo Salvini envisageait une récupération du PiS au sein de l’ENL, la défiance de la Pologne à l’égard de la Russie aurait entraîné un statu quo. La réalité rattrape cependant les commentateurs europhiles. Ces derniers mois, alors que la Pologne, puis la Hongrie, subissaient les attaques des institutions européennes, la question russe ne fit jamais obstacle à un soutien mutuel. La récente rencontre entre les dirigeants italiens et polonais s’est révélée si fructueuse que Matteo Salvini déclarait en janvier : « La Pologne et l’Italie seront absolument les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes ».

    De même, les divergences annoncées comme insurmontables entre les catholiques polonais et des nationalistes laïques (RN, PVV, Parti des Vrais Finlandais) pourraient se révéler secondaires, les intéressés partageant avant tout la même volonté de résister au libéralisme culturel et à l’islamisation de la société. Leur intérêt commun face aux périls de l’immigration de masse et de la déculturation des nations pourrait unir les souverainistes à travers toute l’Europe. Ainsi, à l’initiative de Matteo Salvini, les différents partis eurosceptiques pourraient tenir un congrès à Rome au cours du mois d’avril. Néanmoins, les groupes parlementaires resteront a priori inchangés pour la législature à venir. Cette répartition ne saurait pourtant entraîner des votes divergents dans les rangs souverainistes, les eurodéputés étant détachés de la logique partisane qui préside souvent dans les parlements nationaux.

    Pour lire la suite, c’est ici !

    Alexandre Moreau

    Article paru sur Causeur daté du 2 avril 2019

    https://fr.novopress.info/

  • Jean-Yves Le Gallou s'entretient avec Daniel Conversano (Vive L'Europe, mars 2019)

  • Une solution pour compenser la suppression de la redevance : supprimer le service audiovisuel public !

    Une solution pour compenser la suppression de la redevance : supprimer le service audiovisuel public !

    Beaucoup de Français en ont assez de payer une redevance audiovisuelle soit pour des programmes TV ou radio sans aucun intérêt, soit pour financer la propagande politique de l’Etat. Chacun est libre de se divertir et de s’informer où il veut.

    La proposition de Gérald Darmanin va donc dans le bon sens sauf s’il envisage de compenser cette perte par un nouvel impôt ou une augmentation ailleurs :

    Encore un ballon d’essai lancé par un membre du gouvernement pour alléger la fiscalité à la suite de la crise des « gilets jaunes » : le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a proposé, vendredi 29 mars, de supprimer la contribution à l’audiovisuel public (CAP), plus connue sous le nom de redevance (…)

    Contrairement aux impôts ou taxes, dont le montant est utilisé librement par l’Etat ou les collectivités, la contribution à l’audiovisuel public est affectée pour un seul usage : le financement de la radio, depuis 1933, puis de la télévision depuis 1949. C’est la source principale de revenus de France Télévisions (88 %) et de Radio France (près de 100 %), mais aussi indirectement des producteurs audiovisuels qui travaillent pour les chaînes publiques et d’une partie du cinéma français (…)

    Si la redevance était supprimée, Gérald Darmanin n’a pas précisé par quel biais ces montants seraient compensés, ce qui inquiète vivement les syndicats et organisations professionnelles du secteur. Le ministre de la culture, Franck Riester, a d’ailleurs rappelé dimanche sur France 3 que l’audiovisuel public était un enjeu important et qu’il fallait « un financement qui soit à la hauteur des besoins, qui soit pérenne et qui garantisse l’indépendance de l’audiovisuel public vis-à-vis du pouvoir politique » (…)

    Alors, si le financement ne se fait pas par la publicité,  pourquoi ne pas se passer du service audiovisuel public ? Éléments de réponse avec Francis Balle (Atlantico) :

    Un système dans lequel on utiliserait l’argent public non plus pour financer des chaînes de télévisions publiques mais plutôt des programmes pourrait être intéressant (…) Nous allons donc de plus en plus devoir nous interroger sur la possibilité de réserver l’argent public à des programmes qui répondent véritablement à des missions de service public. C’est-à-dire que nous allons devoir définir exactement le périmètre et le contenu de programmes qui répondent à une logique qui n’est pas celle du marché, à une logique où les annonceurs ne sont pas les commanditaires (…)

    L’idée de construire une BBC à la française n’est pas nouvelle et est incontestablement heureuse puisqu’elle répond à la mise-en-commun de certains moyens qui sont ceux du secteur public afin de proposer des programmes qui correspondent mieux aux exigences et aux attentes du public.

    Voici également un exemple d’argumentation pour privatiser l’audiovisuelle public, davantage axé sur la gabegie actuelle. c’est d’ailleurs amusant de constater que les autoroutes ont été privatisée, qu’Aéroport De Paris va sans doute l’être mais que personne ne pense à se débarrasser de cette audiovisuelle si coûteuse :

    “(…) la gestion de France Télévisions a été relativement inefficace dans les années récentes, puisque les charges de personnel représentaient 34,12% du chiffre d’affaires en 2014, contre 18,76% pour M6, 21,1% pour TF1 et 24,17% pour la BBC.

    Avec des pertes d’exploitation d’environ 30 M€ sur 2015, malgré un résultat net positif d’environ 200 K€, France Télévisions, dont le statut est celui d’une société d’anonyme au conseil d’administration public, ainsi que les contribuables français, pourraient amplement bénéficier d’une privatisation de la propriété et de la gestion. Il s’agit d’un groupe médiatique.

    À l’heure de la concurrence des chaînes, de la multiplication des offres médiatiques concurrentielles, la gestion et la propriété publique d’un groupe de télévision n’a plus de sens.

    Selon le rapport de la Cour des comptes cité plus haut, l’EBE du secteur de l’audiovisuel public a d’ailleurs chuté de 25% entre 2010 et 2015, tandis que les résultats combinés des entreprises sont négatifs dans leur globalité depuis 2013.

    Il est urgent de prendre en compte la réalité de la transformation des habitudes de consommation des Français et d’accepter le passage d’une société fondée sur l’existence de chaînes de télévision publiques et nationalisées à une société où existe une pluralité d’offre de chaînes concurrentes.

    https://www.lesalonbeige.fr/une-solution-pour-compenser-la-suppression-de-la-redevance-supprimer-le-service-audiovisuel-public/

  • Un Brexit « dur » pour le 12 avril ?

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    En ce début de semaine tout restait possible en matière de Brexit alors que le Premier ministre Theresa May envisageait un quatrième vote sur son accord avec l’UE déjà rejeté trois fois par la Chambre des communes. La troisième fois, c’était le 29 mars, c’est-à-dire à la date initialement prévue pour le Brexit. Si l’écart s’est resserré avec la promesse de Mme May de démissionner après l’approbation de son accord avec les 27 par le Parlement, il reste important : 344 députés ont voté contre et 286 pour, malgré le ralliement en faveur de l’accord, pour ce troisième vote, de poids lourds pro-Brexit : l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, l’ancien ministre pour le Brexit Dominic Raab (tous deux démissionnaires du gouvernement de Mme May en raison de leur refus de la forme que prenait l’accord sur le Brexit) et Jacob Rees-Mogg le chef du groupe conservateur pro-Brexit European Research Group à la Chambre des communes.

    La date prévue pour le Brexit, conformément à ce qui avait été annoncé par l’UE, est donc désormais fixée au 12 avril puisque le report au 22 mai n’était valide qu’en cas d’adoption de cet accord. Après l’annonce du résultat du vote à Westminster, le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué un sommet urgent des 27 pour le 10 avril.

    Toutes les options restaient donc sur la table lundi, alors que la Chambre des communes s’apprêtait à procéder à une série de votes « indicatifs » pour faire connaître sa préférence au gouvernement. Une sortie sans accord reste toujours possible. L’adoption de l’accord signé en novembre par Theresa May est toujours improbable. Une autre option sur la table, qui pourrait peut-être obtenir une majorité au Parlement britannique où dominent les partisans de l’UE, c’est celle proposée depuis le début par Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste : que le Royaume-Uni reste dans l’union douanière avec l’UE, comme c’est déjà le cas de la Norvège. Le problème, c’est que cela forcerait le pays à appliquer la législation européenne, à reconnaître la juridiction de la Cour de justice de l’UE et à respecter les quatre libertés du Marché unique, y compris la liberté de mouvement des travailleurs. Ce n’est de toute évidence pas ce pour quoi les Britanniques ont voté lors du référendum de juin 2016.

    Inversement, les partisans d’un deuxième référendum se demandent, si le Parlement peut voter trois fois sur le même accord, voire quatre si Mme May propose à nouveau son accord aux Communes cette semaine, pourquoi les citoyens ne pourraient pas eux aussi voter plusieurs fois sur la question du Brexit. Theresa May menaçait la semaine dernière, en cas de troisième rejet de son accord avec l’UE, d’avoir à demander un report bien plus long du Brexit. Si elle met sa menace à exécution, il faudra bien, pour que les 27 acceptent, que Londres propose une porte de sortie. Des élections anticipées sont fort possibles dans la situation actuelle, mais elles risqueraient de ne rien résoudre. Reste donc la possibilité d’un deuxième référendum, à l’issue par ailleurs certaine. Certains proposent d’annuler purement et simplement le Brexit.

    On ne sait donc même pas à ce stade si les Britanniques vont prendre part ou non aux prochaines élections européennes, ce qui veut dire qu’on ne sait pas non plus combien chaque pays aura de sièges au Parlement européen après le 26 mai.

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent daté du 1er avril 2019

    https://fr.novopress.info/214149/un-brexit-dur-pour-le-12-avril/

  • La France Insoumise s’inquiète de l’extrême-droite et de l’armée… mais pas des black-blocs. Ça vous étonne ?

    La France Insoumise est avant tout, il faut le savoir, une mère la vertu, une redresseuse de tort, une douairière collet montet qui fustige et dénonce les voyous
    C’est elle, par exemple, qui est à l’origine, à l’assemblée, de la commission d’enquête sur les violences d’extrême-droite. 
    Une enquête si fouillée qu’il y a même été question des scouts unitaires de France. 
    On a évité de peu les petits chanteurs à la croix de bois.
    C’est encore elle, par la voix de l’un de ses députés, Bastien Lachaud – coauteur du rapport parlementaire qui a été  présenté ces derniers jours sur la discrimination dans les armées – qui s’indigne du climat sexiste régnant à Saint-Cyr-l’École et s’inquiète que  tant de fêtes religieuses – Sainte-Barbe, Saint-Georges, Saint-Michel, Saint-Éloi… – soient intimement mêlées aux traditions militaires : « Une meilleure séparation entre les activités religieuses et les activités de cohésion doit notamment être assurée. Les moyens généraux sont en effet trop souvent utilisés pour envoyer des invitations à des cérémonies catholiques. »
    Il est vrai qu’à l’heure de la montée de la violence sous toutes ses formes, du communautarisme galopant devenant sourde guerre de tranchée, de l’atomisation de la société, de la disparition de la notion même d’intérêt général, de la défiance absolue du peuple envers ses institutions, il serait dommage de ne pas détruire deux des derniers lieux – sans doute pas parfaits, mais qui ont le mérite d’exister – où l’on inculque encore à la jeunesse française  le sens du service, du bien commun, du sacrifice, de l’amour de la patrie et de la défense du prochain que sont le scoutisme et l’armée (plébiscitée dans les sondages). 
    Allez hop, un bon coup de pelleteuse sur ces rares  édifices encore vaillants pour élargir un peu plus le champ de ruines.  
    On remarquera en revanche, la discrétion de violette et la patience remarquable de nos justiciers dans la ville, de nos Torquemada d’hémicycle, quand il s’agit des black-blocs qui viennent chaque week-end squatter et s’approprier les manifs de Gilets jaunes, fracasser le mobilier urbain, provoquer les policiers, briser les vitrines, mettre le feu aux voitures, aux scooters et aux poubelles. 
    Peut-être parce que les slogans anti-capitalistes, antifas, anti-cléricaux, anarchistes, ou pro intifada qu’ils taguent sur les murs, les autocollants dont ils constellent les bâtiments, souillant jusqu’à la plaque commémorative de Xavier Jugelé, ce policier assassiné par des terroristes islamistes, ressemblent singulièrement aux leurs ? 
    Et que si l’on se donnait la peine d’enquêter dans les associations proches de leurs idées œuvrant dans nombre d’universités – qui sont leurs bastions protégés – avec moitié moins d’énergie que l’on traque la remarque à connotation misogyne dans les écoles militaires, il y a longtemps que l’on aurait remonté les réseaux, compris les affinités, les indulgences, les liens, et les accointances et, de ce fait, tirant le fil, neutralisé les meneurs, cessant enfin de présenter ces casseurs comme une nébuleuse sur laquelle, que-voulez-vous-ma-brave-dame, personne n’a prise.
    Mais encore faut-il en avoir la volonté, et peut-être entre la France Insoumise et cette France “toutpermise”, y a-t-il trop d’idéologie partagée et de solidarité inavouée. 
    C’est l’éternelle parabole de la paille et de la poutre, mais l’Évangile, pas de bol, n’est visiblement pas leur livre de chevet.  
    Gabrielle Cluzel

  • Du communisme de bistrot à la chouannerie populaire ?

    « Le comptoir du café est le parlement du peuple», affirmait Balzac, et je fais souvent mienne cette célèbre citation du non moins célèbre royaliste, en entretenant discussions et parfois querelles dans les estaminets et restaurants des villes et villages de France que je traverse ou dans lesquels j’habite et vis. Ainsi, il y a quelques jours à Versailles : alors que je me régalais d’un mille feuilles aux framboises fait maison (c’est tellement meilleur qu’un surgelé décongelé), deux « communistes » sont arrivés, forte carrure et blouse de travail sur le dos, salués de leur présumée étiquette par le patron des lieux. Aussitôt, évidemment, la discussion, brève et cordiale, s’engagea, m’étant moi-présenté comme royaliste. 

    Le plus virulent, sorte de Peppone sans moustache, s’engagea dans un discours sur les congés payés, les 35 heures, et les progrès sociaux du XXe siècle, avec le ton déclamatoire d’un Georges Marchais façon Thierry Le Luron, tandis que l’autre me soufflait, d’un air amusé, qu’ils n’étaient pas vraiment communistes… Mais, au travers de sa harangue, le premier évoquait une sorte de nostalgie d’un temps apparemment révolu, celui des « conquêtes sociales » devenus, pour le meilleur mais parfois aussi pour le moins bon, des « acquis sociaux ». Il est vrai que, depuis une quarantaine d’années, notre société est entrée dans une période et un climat d’insécurité sociale, entre chômage structurel et crainte du déclassement. Pendant longtemps, les économistes et les politiques ont, pour la plupart, minimisé ces phénomènes et raillé les sentiments des classes populaires, puis des classes moyennes, arguant que la mondialisation était heureuse, forcément heureuse parce que l’on n’avait jamais autant consommé depuis les débuts de l’humanité. De l’ouvrier producteur et exploité des temps de l’industrialisation, on était passé au consommateur qu’il s’agissait de contenter et d’inciter, toujours et encore, à consommer, non seulement pour son plaisir mais pour le plus grand profit de la Grande distribution et d’un système de « désir infini dans un monde fini », selon l’expression de Daniel Cohen, dont, justement, il s’agissait d’oublier la seconde partie de la formule pour que ce système perdure et garde sa « profitabilité ».

    Aujourd’hui, la France est en fin de désindustrialisation, et les délocalisations spéculatives continuent, pour le plus grand bonheur des actionnaires souvent peu intéressés par les conditions de leurs gains, et notre nation a perdu, dans le même mouvement, son fin maillage de services publics et de cafés, renouant avec un « désert français » que Jean-François Gravier dénonçait à l’orée des années Cinquante et que l’action de la gaullienne DATAR avait cherché à éviter, ou à ordonner pour en limiter les effets délétères. En fait, la répartition des habitants de notre pays était moins déséquilibrée du temps de la rédaction du livre de Gravier, et la « déconcentration » des années de Gaulle puis la « décentralisation » des lois Defferre et des politiques Pasqua et Raffarin n’ont, en définitive, abouti qu’à rendre « plus acceptable » un processus de métropolisation qui a littéralement asséché les territoires ruraux de France et concentré les populations actives autour des grandes cités et au sein des grandes aires métropolitaines. Non que les intentions des uns et des autres fussent mauvaises, mais la République et les féodalités qu’elle préserve et dont elle dépend ont dévoyé le noble mouvement de « retour au local » qui s’ébauchait par la Loi et l’ont transformé en nouvel âge féodal, libéral en principe et égoïste en fait, au profit d’une nouvelle classe dominante globale, mondialisée et nomade tout autant qu’intéressée et hypocrite, peu soucieuse du Bien commun. Suis-je trop sévère dans mes appréciations ? Peut-être est-ce un moyen d’éviter d’être cruel dans la pratique, préférant toujours la juste colère à l’injuste violence…

    Le peuple des cafés ne prend pas toujours des précautions oratoires pour parler des princes sans principes qui nous gouvernent, et il n’est guère sensible aux appels médiatiques et politiques à la raison, considérant que celle-ci n’est plus que la tentative des puissants de se préserver d’une colère populaire qui, désormais, déborde en une crue anarchique mais qui pourrait, hors du Pays légal, s’avérer féconde pour le Pays réel. Est-il « communiste », ce peuple-là ? Non, mais il se sert du « mythe » d’un communisme des travailleurs qui, s’il n’a jamais été qu’un leurre ou une terrible illusion qui s’est payée de millions de morts plus à l’est que Strasbourg et que Calcutta, a permis, par son existence étatique et historique en Russie puis en Chine, d’équilibrer, par la peur qu’il suscitait pour les « capitalistes » occidentaux, le rapport de forces entre les travailleurs et les puissances financières et économiques du XXe siècle : c’était, d’une certaine manière, une « réaction » (et c’est Maurras qui, d’ailleurs, l’évoquera comme telle) à la création et à l’exploitation du Prolétariat permise par le triomphe du modèle anglo-saxon d’industrialisation, mais aussi par la destruction du modèle social corporatif français dans les années de la Révolution et de l’Empire au nom d’une drôle de « Liberté du Travail » qui s’émancipait, d’abord, des droits des travailleurs eux-mêmes.

    Aujourd’hui, la dérégulation voulue par la Commission européenne et la privatisation accélérée de pans entiers de l’appareil français d’encadrement et de services, mais aussi d’équipements et d’infrastructures que les Français pensaient « posséder » par leurs impôts (ce qui n’était pas tout à fait faux…), entretiennent ce fort sentiment de « dépossession » qui nourrit la colère des Gilets jaunes, une colère que nombre de Français « délèguent » aux manifestants fluorescents du samedi et qui anime les émissions et les débats télévisuels depuis plus de quatre mois sans que l’on sache vraiment ce qui pourrait épuiser totalement les troupes contestatrices. Que la République, en son gouvernement du moment, méprise à ce point ceux à qui, si l’on suivait les règles d’une démocratie équilibrée sans être toujours décisionnaire (car ce dernier cas de figure pourrait alors mener à la paralysie ou à la démagogie dictatoriale façon Pisistrate), elle devrait rendre des comptes autrement que par l’élection parlementaire (sans la remettre en cause pour autant, car elle a son utilité, en particulier « consultative » ou « représentative »), apparaît bien comme un affront à la justice civique qui n’est jamais très éloignée, en définitive, de la justice sociale. Les dernières annonces sur l’augmentation prévue du prix de l’électricité pour les mois prochains, sur la mise en place de 400 nouveaux radars destinés plus à rapporter de l’argent qu’à prévenir des comportements routiers dangereux, sur le report de l’âge (plutôt « pivot » que « légal ») de la retraite, sur les nouvelles taxes sur l’héritage ou sur la propriété privée des classes moyennes, etc., apparaissent comme la volonté de « passer en force » pour appliquer un programme « social » (« antisocial » serait sémantiquement plus approprié…)  décidé au-delà des frontières de notre pays, en des institutions qui se veulent « gouvernance » ou « européennes » (ou les deux à la fois), et pour complaire à des puissances qui sont d’abord celles de « l’Avoir » quand il serait préférable que « l’Etre » soit pris en compte avant elles… 

    La colère du peuple des comptoirs sera-t-elle suffisante pour remettre à l’endroit un monde politique qui pense à l’envers des classes populaires et moyennes ? Il y faudrait un caractère qui y soit politique sans être politicien ; révolutionnaire en stratégie et en pratique sans être nostalgique d’une Révolution française qui a installé les principes qui gouvernent désormais l’économie ; social sans être étatiste ou sectaire… La République ne craint pas vraiment, passés les premiers émois, les jacqueries qu’elle peut réprimer et discréditer en dressant les Français les uns contre les autres, en « classes ennemies » quand elles devraient être des classes complémentaires et fédérées dans le corps civique, mais elle pourrait bien craindre la cristallisation des mécontentements en chouanneries qui ne se contenteraient pas de contester mais seraient animées par un esprit de fondation et de service nécessaire pour le pays, et pour le pays d’abord, compris comme l’ensemble de ce qui vit et travaille au sein des territoires, de la métropole à l’Outre-mer, de l’usine à la ferme, de l’école à l’épicerie. Il n’est pas alors interdit de travailler dès maintenant à préparer cette alternative qui pourrait donner au peuple des cafés, mieux encore qu’un espoir fugace, une espérance pour longtemps et un débouché politique et institutionnel...

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/