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actualité - Page 1613

  • François Bousquet « Notre modèle stratégique doit être la guérilla du faible au fort. »

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    François Patrick Lusinci

    Les jugements de cours vous feront blancs ou noirs%22%22 1.jpegAvec Courage ! (La Nouvelle Librairie Éditions, 12 €), François Bousquet signe un livre de combat qui, au-delà de la notion de courage, nous appelle en première ligne. Nous avons posé quelques questions à l'auteur de ce manifeste revigorant.

    Le constat est sévère mais juste. Vous prenez exemple sur Homère (« le premier mot de l'Europe », le début de notre épopée) et la Grèce antique qui ont valeur d'exemple pour nous aujourd'hui. Vous précisez que « le courage est partout dans la société grecque comme le confort est partout dans la nôtre »...

    La Grèce se caractérise par son aptitude à transformer en logos, autrement dit en discours, le réel, à travers non pas seulement la raison, à l'instar de Socrate, mais aussi du mythe, comme les présocratiques (car il y a une raison du mythe), dans un élan unique de clarification et de verbalisation du monde. Ce geste inaugural, la Grèce l'a accompli en amont de son histoire, dans les deux poèmes homériques qui ont fixé les traits du courage, indifféremment physique et civique, parce qu'indivisible. L'Iliade et l'Odyssée constituent des exempta, comme les « vies » de Plutarque ou le théâtre de Corneille, qui nous font tant défaut aujourd'hui. Peut-être est-ce là la fatalité propre aux sociétés d'abondance, de longévité et de confort qui les conduit à produire de tout en excédent, sauf de la bravoure. Quand plus personne ne risque rien, plus personne ne prend de risques.

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  • Qu’est-ce qui ne va pas avec la diversité ?

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    Greg Johnson

    Il y a des contextes dans lesquels la diversité est une bonne chose. Par exemple, la diversité des produits sur le marché, la diversité des choix dans la vie, la diversité des opinions dans la politique et le milieu universitaire, et une diversité de points de vue dans les jurys pour décerner des prix ou rendre un jugement.

    Mais dans le contexte de la politique contemporaine, la diversité signifie quelque chose de très spécifique, c’est-à-dire intégrer une variété de races et de groupes ethniques différents dans la même société ou institution. La diversité signifie aussi l’intégration des femmes et des minorités sexuelles dans des institutions qui les excluaient traditionnellement, comme l’armée. Evidemment, on peut imaginer une société sans diversité raciale et ethnique, mais on ne peut pas imaginer une société sans des hommes et des femmes. On peut cependant imaginer une société dans laquelle les hommes et les femmes ont des domaines et des rôles sociaux assez distincts.

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  • Michel Onfray et Rafik Smati : entretien croisé.

    À l'occasion de leur rencontre, Michel Onfray et Rafik Smati, chef d'entreprise et fondateur du Mouvement "Objectif France", ont échangé sur les faits marquants de l'actualité et de grands thèmes comme l'Europe ou le capitalisme.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2020/08/08/michel-onfray-et-rafik-smati-entretien-croise-6256379.html
  • Lyon : un milicien des « Loups Gris » demande au gouvernement turc de l’argent et des armes afin de « faire ce qu’il y a à faire, où que ce soit en France »

    France 2020 (depuis Décines-Charpieu, dans le Rhône)
    Des miliciens des "Loups Gris" (identifiables à leur signe de ralliement) réclament de l'argent et des armes au gouvernement turc afin de... "
  • Louise, 5 ans, atteinte de trisomie 21, refusée par un club de vacances

    Louise, 5 ans, atteinte de trisomie 21, refusée par un club de vacances

    Un couple de parents a raconté sa mésaventure sur Facebook. Ils ont reçu des milliers de réactions à leur histoire.

    Pourtant, lorsqu’on indique que 95% des enfants porteurs de la trisomie 21 sont exterminés avant la naissance (et que c’est remboursé par la Sécu), il n’y a pas autant de réactions.

    https://www.lesalonbeige.fr/louise-5-ans-atteinte-de-trisomie-21-refusee-par-un-club-de-vacances/

  • Sondages caniculaires : la personnalité politique préférée des Français n’est ni Castex ni Macron mais…

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    Un mois après le remaniement, les sondeurs ont dû réaligner leurs petits chevaux – et quelques juments, aussi – sur la ligne de départ. De nouvelles têtes dont il s’agit de mesurer la popularité toute fraîche : Dupond-Moretti, Bachelot et, bien sûr, le nouveau Premier ministre . Dans ce style de configurations, il y a toujours un effet « tout nouveau tout beau ».

    Curieusement, Jean Castex, un parfait inconnu avant que son poste de M. Déconfinement ne le déconfine de son territoire pradois, ne produit pas un grand effet sur les Français : pour sa première participation au baromètre YouGov pour Le HuffPost, le nouveau Premier ministre Jean Castex enregistre 31 %. Quasiment le niveau d’, qui ne gagne qu’un point (à 30 %). L’effet remaniement semble avoir été très limité, sans doute neutralisé par les inquiétudes sur la seconde vague, la crise économique et les attaques au couteau qui deviennent quasi quotidiennes.

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  • « Les jugements de Cours vous feront blancs ou noirs »

    Maître Frédéric Pichon avocat au Barreau de Paris, a été l’un des défenseurs qui a le plus souvent plaidé en faveur des manifestants anti-mariage pour tous. Il a bien voulu répondre à nos questions sur l'étrange pouvoir des juges.

    Entretien par l'abbé G. de Tanoüarn

    En tant qu'avocat de toutes les causes et parce que, comme chrétien, vous acceptez de défendre les clients les plus compromettants, je veux dire par exemple ceux qui sont politiquement incorrects, pensez-vous, cher Maître, que, dans certains domaines idéologiquement sensibles, la même loi puisse être appliquée de différentes manières selon les justiciables ? Auriez-vous des exemples à proposer ?

    La question n'est pas nouvelle. En son temps La Fontaine pouvait déjà dire « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cours vous feront blancs ou noirs ». Ces cours, ce ne sont pas des cours princières, ce sont des cours de justice, ce sont les tribunaux de l'époque que vise le fabuliste. Certes les juges sont impartiaux, par définition. Mais dans la réalité, tout dépend de quel côté vous vous trouvez. Aujourd'hui qu'ils soient de gauche ou de droite, les gouvernements subissent la pression du politiquement correct notamment par la voie de lobbies puissants (féministes, antiracistes, LGBT, etc.) Lorsque je soutenais il y a plus de 20 ans mon mémoire à l'école du Barreau sur le thème « La liberté d'expression et le respect des croyances religieuses », je relevais déjà l'incroyable inéquité entre les atteintes aux symboles chrétiens tolérés au nom de la laïcité, et la répression qui frappe les atteintes aux autres religions. Les choses n'ont pas changé depuis. Ainsi les Femen ont-elles été relaxées, alors qu'elles ont volontairement dégradé l'une des cloches de Notre Dame (photo) et dans le même temps un agent de sécurité de la cathédrale a été condamné pour violences, simplement parce qu'il a tenté de les expulser ! Dans le même registre, on a vu ces jeunes identitaires qui étaient montés sur le chantier en construction de la mosquée de Poitiers -mosquée appartenant à l'UOIF branche française des frères musulmans - condamnés, pour cela, à des peines de prison avec sursis, à une amende incroyablement élevée ainsi qu'à 5 ans d'interdiction civique. Je crains que les choses n'aillent en s'aggravant.

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  • Identité française : un sursaut est-il encore possible ?, par Nicolas Lévine.

    Incendie de Notre-Dame le 15 avril 2019 © Diana Ayanna/AP/SIPA Numéro de reportage: AP22325038_000006

    Source : https://www.causeur.fr/

    Il y a coïncidence entre l’écroulement de notre culture et celui de l’Église.

    A un an d’intervalle, des incendies ont ravagé Notre-Dame de Paris puis la cathédrale de Nantes. Les réactions à ces drames ont démontré notre profond malaise identitaire. Alors qu’un changement de peuple est en train de s’opérer, le catholicisme peut-il renaître de ses cendres?

    Qu’est-ce que la République en France ? C’est la IIIème. Qu’est-ce que la IIIème République ? Une alliance des minorités franc-maçonne, protestante et, dans une moindre mesure, juive contre les masses catholiques qui étaient aussi, du moins jusque dans les années 1880, monarchistes. Pour les hommes qui ont bâti ce régime, la laïcité devait rompre définitivement le lien qui unissait la nation à l’Eglise ; la loi de 1905, promulguée dans un climat délétère, contre la volonté d’un peuple encore très majoritairement attaché à sa religion, fit du catholicisme un culte parmi d’autres dans la désormais « patrie des droits de l’homme » issue d’une déclaration abstraite et léguée par le Grand Architecte.

    Disons-le tout net : l’Eglise en France n’a pas volé le triste destin qui est le sien aujourd’hui. En tant qu’institution, elle œuvre sans relâche, avec une admirable constance, à sa propre destruction.

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  • La question scolaire : L'enseignement, une affaire privée ? 3/5

    La mère aime son enfant au point de lui sacrifier sa vie, elle l'aime en se rapportant à lui et non en le rapportant à elle, elle ne fait pas de lui l'instrument de sa jouissance privée, elle se subordonne à son épanouissement; mais cela n'empêche pas qu'elle trouve son propre épanouissement, ainsi son bien - et son bien le plus propre -, dans le service de son enfant, dans l'exercice de son dévouement, aimer l'autre d'un amour d'amitié c'est l'aimer comme un autre soi même, c'est l'aimer non en se voulant du bien, mais en lui voulant du bien, mais cela n'empêche pas que l'être aimé soit lui-même un bien appétible, et qu'il soit aimable de l'aimer, épanouissant pour celui qui aime - ainsi appétible de vouloir le bien de l'autre; le rigorisme apparent du kantisme cèle un individualisme honteux, parce qu'il ne conçoit la recherche du bien que sur le mode de l'égoïsme, et c'est pourquoi il en appelle, pour fonder la morale, à un principe axé non sur la recherche du bien objectif (il est en effet immoral d'être égoïste), mais sur celle de la « bonne volonté », ou volonté d'agir par devoir, c'est-à-dire volonté capable de s'autodéterminer sans référence au bien, en vertu de sa seule liberté; qu'est-ce à dire, sinon que la liberté de la volonté devient une fin en soi, et que la fin du politique est la pure liberté ? Mais le politique peut-il encore longtemps demeurer politique s'il est finalisé par la liberté qui aura tôt fait de s'émanciper de la norme du politique pour s'éprouver en son absoluité ? La morale kantienne, en son austérité de surface, rendant impossible l'amitié, n'est qu'une modalité grandiloquente (nos contemporains libertaires et « philosophes républicains » patentés ne s'y sont pas trompés) de l'anarchisme individualiste.

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